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Guinée – BIDC:  signature d’un protocole d’accord visant à soutenir les projets de développement prioritaires

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la République de Guinée ont officialisé un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans le financement de projets de développement prioritaires en Guinée. L’accord a été formalisé le 8 avril 2026 à Accra, en marge de la 24 me Assemblée Générale Annuelle du Conseil des Gouverneurs de la BIDC.

Le protocole d’accord a été signé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration et l’Honorable Ismael Nabé, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée.

Aux termes de cet accord, la BIDC appuiera le financement de six projets prioritaires, d’une valeur totale estimée à plus de 310,5 millions d’euros et 387,9 millions de dollars US, dans le cadre du Plan National de Développement de la Guinée – Simandou 2040. Ces projets couvrent des secteurs socio-économiques clés, notamment les infrastructures de transport, les énergies renouvelables, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’administration foncière et la modernisation de l’administration publique.

Parmi les initiatives figurent le développement d’importantes infrastructures routières à Conakry, des programmes de mécanisation agricole et de développement de la chaîne de valeur avicole, la modernisation du cadastre foncier ainsi que la construction de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 80 mégawatts dans quatre régions du pays.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Dr Donkor a réaffirmé l’engagement de la BIDC à soutenir la transformation économique de la Guinée à travers des investissements stratégiques et à fort impact, favorisant une croissance inclusive, la résilience et l’intégration régionale.

« Ce protocole d’accord marque une étape clé dans l’agenda de développement de la Guinée», a déclaré le Ministre Nabé. « Nous apprécions le partenariat solide avec la BIDC et nous nous réjouissons de la mise en œuvre rapide de ces projets prioritaires afin de produire des impacts tangibles pour les populations guinéennes »

Notons que ce partenariat constitue une étape significative dans le rôle de la BIDC en tant que partenaire de développement de confiance au service de ses États membres.

Rédaction 

Le Trafigura Group et le Gabon signent un accord stratégique de 600 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Trafigura Group Pte Ltd, reconnu comme un leader mondial dans le secteur des matières premières, a  franchi une étape significative en signant un accord de prépaiement d’un milliard de dollars américains, ce qui équivaut à près de 600 milliards de FCFA, avec la République du Gabon.

 Cet accord, qui a été conclu il y a quelques jours, marque un tournant dans la collaboration entre cette entreprise multinationale et le gouvernement gabonais, illustrant l’importance croissante des ressources naturelles dans l’économie mondiale.

À travers ce partenariat stratégique, Trafigura s’engage à verser ce prépaiement à la République du Gabon en échange de la livraison future de pétrole brut sur une période de sept ans. Ce contrat stipule que Trafigura sera l’acheteur exclusif du pétrole brut gabonais, également connu sous le nom de « profit oil », pendant toute la durée de l’accord. Le terme « profit oil » fait référence à la part de la production pétrolière qui revient au gouvernement après que les compagnies pétrolières ont récupéré leurs coûts d’exploitation. Cela signifie que le Gabon pourra bénéficier directement des revenus générés par cette ressource précieuse, renforçant ainsi sa capacité à investir dans des projets de développement et à améliorer le bien-être de sa population.

Dans une déclaration officielle, un représentant de Trafigura a exprimé sa satisfaction quant à la signature de cet accord, soulignant qu’il s’inscrit dans la continuité d’une relation commerciale de longue date entre l’entreprise et la République du Gabon. Ce premier versement important n’est pas seulement une transaction financière, mais également un symbole de l’engagement de Trafigura envers une collaboration durable avec les pays riches en ressources naturelles. En effet, cet accord pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives visant à promouvoir le développement économique et social du Gabon, tout en assurant une gestion responsable et durable de ses ressources pétrolières.

Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la dette  et des Participations,  chargé de la lutte contre la vie chère, souligne qu’à travers  l’opération avec Trafigura, la République Gabonaise « poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de gestion proactive de sa trésorerie, fondée sur la diversification des sources de financements, le renforcement de ses équilibres macroéconomiques, la mise en place de mécanismes innovants au service d’une gestion optimale et durable de ses ressources et la parfaite exécution de son programme d’investissement pour améliorer durablement le bien-être des populations Gabonaises ».

Thierry Minko a également tenu à exprimer sa profonde gratitude envers l’État, ainsi qu’à la Banque d’affaires Algest, qui joue un rôle crucial en tant que Conseil stratégique et financier de la République du Gabon. Il a souligné l’importance de leur accompagnement constant dans le financement de l’économie gabonaise, un soutien qui s’avère essentiel dans un contexte économique mondial en constante évolution. Minko a mis en avant le rôle déterminant de la Banque d’affaires Algest dans la structuration minutieuse des projets, la coordination des différentes parties prenantes, ainsi que dans la négociation des termes qui ont permis d’aboutir à un accord solide. La parfaite exécution de la convention entre le Gabon et Trafigura, fruit d’un travail acharné et d’une collaboration étroite, témoigne de l’engagement et du professionnalisme de toutes les équipes impliquées.

Notons que ce partenariat stratégique est non seulement un atout pour le développement économique du Gabon, mais il ouvre également la voie à de nouvelles opportunités d’investissement et de croissance pour l’avenir.

Moussa KONÉ

Burkina Faso: Coris Bank International affiche un total de 2 997 milliards de FCFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant s’est déroulé : l’Assemblée Générale Ordinaire des Actionnaires de Coris Bank International SA.

Cette réunion cruciale, qui a rassemblé un grand nombre d’acteurs clés du secteur bancaire, s’est tenue sous la présidence d’Emmanuel SAWADOGO, le Président du Conseil d’Administration. L’atmosphère dans la salle était empreinte d’une certaine gravité et d’anticipation, alors que les membres du Conseil, accompagnés de la Direction Générale, prenaient place pour discuter des enjeux stratégiques de l’institution.

Ainsi, les actionnaires, représentant une diversité d’intérêts et d’investissements, étaient également présents, témoignant de leur engagement envers l’avenir de la banque. Les discussions ont porté sur les performances de l’année écoulée, les perspectives de croissance et les initiatives à venir, tout en soulignant l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion de l’institution. L’Assemblée a été l’occasion pour les participants d’échanger des idées, de poser des questions et de renforcer les liens entre les différentes parties prenantes, consolidant ainsi la confiance et l’engagement envers Coris Bank International SA.

À l’issue des travaux, il ressort qu’en 2025, Coris Bank International Burkina Faso, en consolidation avec sa succursale Coris Bank International Niger, a confirmé sa solidité et son agilité, se distinguant par des performances en nette progression, et cela malgré un environnement économique exigeant et parfois tumultueux. Cette institution financière a su naviguer avec succès à travers les défis du marché, affichant des résultats impressionnants qui témoignent de sa résilience et de sa capacité d’adaptation. 

Le total bilan de la banque s’élève à 2997 milliards de francs CFA, marquant une progression significative de 11,7 %, ce qui démontre une gestion efficace de ses actifs et une confiance accrue de la part de ses clients. Les ressources clientèle, quant à elles, atteignent 2 015,3 milliards FCFA, avec une augmentation de 14,7 %, soulignant l’attractivité de ses produits et services auprès des consommateurs. Les financements nets, qui s’établissent à 1 327,0 milliards FCFA, ont également connu une hausse de 5,4 %, reflétant l’engagement de la banque à soutenir le développement économique à travers des prêts adaptés aux besoins de ses clients.

Par ailleurs, le produit net bancaire a enregistré une hausse de +6,1 %, ce qui témoigne de la capacité de Coris Bank à générer des revenus dans un contexte de concurrence accrue. Parallèlement, la base clientèle a connu une croissance de 11,6 %, illustrant l’expansion de son réseau et l’augmentation de sa part de marché. Le résultat net, quant à lui, a progressé de manière remarquable de 36 %, ce qui est un indicateur fort de la rentabilité et de la santé financière de l’institution.

Avec un réseau étendu à 74 agences, Coris Bank International démontre son engagement à être proche de ses clients, facilitant l’accès à ses services bancaires dans divers endroits stratégiques. Enfin, un destin commun unit 809 collaborateurs engagés, déterminés et professionnels, qui travaillent ensemble pour atteindre les objectifs de la banque et offrir un service de qualité à sa clientèle. Cette dynamique collective est essentielle pour maintenir la position de leader de Coris Bank dans le secteur bancaire en Afrique de l’Ouest.

Au-delà des chiffres, ces résultats traduisent de manière significative la capacité de la banque à accompagner les économies de l’UEMOA, une région dynamique et en pleine évolution, en finançant des projets structurants qui ont le potentiel de transformer le paysage économique local. Ces initiatives ne se limitent pas à des investissements ponctuels, mais visent à soutenir durablement les petites et moyennes entreprises (PME), véritables moteurs de croissance qui jouent un rôle crucial dans la création d’emplois et le développement des communautés. Les résultats obtenus reflètent également la confiance renouvelée des clients, témoignant de leur satisfaction et de leur fidélité envers les services offerts, ainsi que de la pertinence du modèle économique de la banque, qui s’adapte aux besoins spécifiques de ses clients. « Nous avons su établir des relations solides et durables », souligne Idrissa Nassa, président directeur général de la Coris Holding, mettant en avant l’importance de cette confiance dans la réussite de la banque.

« Je tiens à remercier l’ensemble des collaborateurs pour leur engagement indéfectible, qui a permis d’atteindre ces résultats, ainsi que les partenaires pour la qualité de leur collaboration, essentielle dans la mise en œuvre de nos projets. Je n’oublie pas les actionnaires pour leur confiance renouvelée, qui est un véritable moteur pour notre croissance, et particulièrement les autorités politiques pour l’amélioration continue du climat des affaires, qui favorise un environnement propice au développement économique », a-t-il affirmé avec conviction, soulignant l’importance d’une synergie entre tous les acteurs pour bâtir un avenir prospère.

Abdoulaye KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : les Etats membres prévoient d’emprunter 3 075,5 milliards de FCFA au 2ème trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Sur le marché financier régional de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine), un événement significatif se profile à l’horizon pour le deuxième trimestre de l’année 2026. Les États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) ont prévu d’emprunter un montant impressionnant de 3 075,5 milliards FCFA, ce qui équivaut à environ 5,53 milliards de dollars.

 Cette opération de financement sur le marché régional des titres publics témoigne d’une volonté collective des pays membres de renforcer leur position économique et d’assurer le financement de divers projets de développement. Dans un contexte où les besoins en infrastructures et en services publics sont croissants, cet emprunt pourrait jouer un rôle crucial dans la stimulation de la croissance économique, en permettant aux États de financer des initiatives essentielles telles que la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux. En outre, cette démarche pourrait également renforcer la confiance des investisseurs dans la stabilité financière de la région, tout en favorisant une intégration économique plus profonde entre les pays membres. 

Aussi, les implications de cette décision ne se limitent pas seulement aux aspects financiers, mais s’étendent également à des considérations sociales et politiques, car un financement adéquat peut contribuer à améliorer la qualité de vie des populations locales et à promouvoir une meilleure gouvernance. Ainsi, l’emprunt sur le marché régional des titres publics de l’UMOA représente une étape stratégique dans le parcours de développement des États membres, marquant une ambition commune vers un avenir économique plus prospère et durable.

Quant à la Côte d’Ivoire, fidèle à sa réputation d’acteur majeur sur la scène économique régionale, elle se positionnera une fois de plus comme le principal émetteur du marché régional. Avec un montant impressionnant de 980 milliards FCFA, elle représentera près d’un tiers du volume global des émissions, consolidant ainsi son rôle de leader incontesté. Ce dynamisme économique se reflète dans la diversité et la robustesse de ses secteurs d’activité, allant de l’agriculture à l’industrie, en passant par les services, qui contribuent tous à cette performance remarquable. 

Derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal se distingue également avec une contribution significative de 658 milliards FCFA, témoignant de sa croissance soutenue et de son engagement à renforcer sa position sur le marché régional. Le Niger, avec 420 milliards FCFA, suit de près, illustrant l’essor de son économie malgré les défis auxquels il fait face. Le Mali, quant à lui, avec 380 milliards FCFA, continue de démontrer sa résilience économique, tandis que le Burkina Faso, avec 272,5 milliards FCFA, affiche une dynamique prometteuse.

Notons que le Togo, avec 188 milliards FCFA, et la Guinée Bissau, qui émettra 95 milliards FCFA, complètent ce tableau régional, chacun apportant sa propre contribution à l’effort collectif. Enfin, le Bénin, avec un montant de 82 milliards FCFA, bien que plus modeste, participe également à cette dynamique régionale, soulignant l’importance de chaque pays dans le tissu économique de l’Afrique de l’Ouest. Ensemble, ces nations illustrent la vitalité et l’interconnexion croissante des économies de la région, chacune jouant un rôle clé dans le développement et la prospérité collective.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: l’OPAM se dote d’un budget prévisionnel de 33,105 milliards de FCFA pour 92 336 tonnes de céréales en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un cadre empreint de sérieux et de détermination, le Conseil d’administration de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) s’est réuni pour examiner en profondeur le bilan de l’année 2025. Cette réunion revêt une importance particulière, car elle marque la première session du conseil d’administration pour l’exercice de 2026.

A l’issue des travaux, il ressort que les ressources attendues pour cette période étaient estimées à un montant significatif de 33,105 milliards de FCFA, correspondant à une prévision de 92 336 tonnes. En revanche, les emplois prévus s’élevaient à 22,878 milliards de FCFA pour 105 367 tonnes, ce qui laissait entrevoir un solde prévisionnel excédentaire, un indicateur de performance qui aurait dû être prometteur.

Aussi, les travaux ont mis en lumière un exercice 2025 qui se révèle en deçà des prévisions initiales, suscitant des préoccupations quant à la gestion des ressources et à l’efficacité des opérations. Cependant, en termes d’exécution, les réalisations se sont établies à seulement 19,691 milliards de FCFA de ressources pour 65 383 tonnes, tandis que les emplois ont atteint 20,723 milliards de FCFA pour 101 515 tonnes, entraînant un déficit préoccupant de 1,032 milliard de FCFA. Ce contraste entre les prévisions et la réalité soulève des questions sur les stratégies mises en place et leur efficacité.

Par ailleurs, l’Office met en avant certains acquis notables, témoignant d’une résilience face aux défis, et cela malgré ces contre-performances. Parmi ces réussites, on note la mobilisation de 232,557 millions de FCFA provenant des opérations liées au blé et aux engrais russes, ce qui démontre une capacité à tirer parti des opportunités du marché international. De plus, l’acquisition de 1 800 tonnes de riz importé et de 500 tonnes de mil local a été rendue possible grâce à une aide financière chinoise estimée à 1,117 milliard de FCFA, soulignant l’importance des partenariats internationaux dans le soutien aux initiatives locales.

Ainsi, l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) a tenu, ce mardi à Bamako, la première session de son Conseil d’administration au titre de l’exercice 2026. Présidée par le président du Conseil d’administration, le Colonel-Major Abdoulaye Ibrahima Traoré, cette rencontre a été consacrée à l’examen du bilan de l’exercice 2025 et à la définition des perspectives stratégiques de l’institution dans un environnement marqué par des enjeux persistants de sécurité alimentaire. 

À l’ouverture des travaux, le président du Conseil d’administration a souligné l’importance cruciale de cette réunion, en mettant en lumière les défis auxquels l’OPAM a été confronté au cours de l’année précédente. Il a évoqué les difficultés financières qui ont entravé certaines initiatives, tout en reconnaissant les efforts déployés pour atteindre des résultats significatifs malgré ces obstacles. Le Colonel-Major Traoré a également insisté sur la nécessité d’une gouvernance renforcée, qui permettra non seulement d’améliorer l’efficacité des opérations de l’Office, mais aussi de garantir une transparence accrue dans la gestion des ressources. 

Les membres du Conseil ont discuté des nouvelles orientations stratégiques, mettant l’accent sur la nécessité d’adapter les politiques aux réalités du terrain, notamment en matière de production agricole et de sécurité alimentaire. Les débats ont été riches et animés, chacun des participants apportant des idées novatrices pour faire face aux défis de la souveraineté alimentaire au Mali. L’importance de la collaboration entre les différents acteurs du secteur agricole a été également mise en avant, soulignant que seul un effort collectif permettra de surmonter les obstacles et d’assurer un avenir durable pour l’agriculture malienne. 

Ainsi, cette première session a non seulement permis de faire le point sur les réalisations passées, mais a également ouvert la voie à une réflexion approfondie sur les actions futures à mener pour garantir la sécurité alimentaire et le développement durable au Mali.

Face à ces défis persistants, un programme de relance ambitieux a été engagé en 2025, visant à améliorer les performances de l’institution. Ce programme s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, incluant l’optimisation des ressources, la diversification des produits et l’amélioration des infrastructures, afin de garantir une meilleure réponse aux besoins du marché et de renforcer la position de l’Office dans un environnement économique en constante évolution.

Sur le plan institutionnel, plusieurs chantiers ambitieux et stratégiques sont actuellement en cours, chacun visant à transformer et à moderniser les structures existantes. Parmi ces initiatives, la relecture minutieuse de l’Accord d’établissement se distingue, car elle vise à adapter les engagements institutionnels aux réalités contemporaines. Parallèlement, la réalisation d’un audit organisationnel est en cours, un processus essentiel qui permettra d’évaluer l’efficacité des opérations et de proposer des améliorations significatives. L’élaboration d’un plan de relance est également une priorité, visant à revitaliser les activités et à stimuler la croissance, tandis que la mise en place d’un manuel de procédures a pour objectif de renforcer la transparence et d’assurer une qualité de gestion optimale au sein de l’institution.

En outre, le renforcement des ressources financières figure parmi les priorités stratégiques, avec une attention particulière portée à la recherche de nouvelles sources de revenus qui pourraient diversifier et stabiliser le financement. Cela inclut également la renégociation des contrats de location des magasins, une démarche qui pourrait améliorer les conditions financières et maximiser les bénéfices.

L’Office entend également consolider ses partenariats techniques et financiers, tant au niveau national qu’international, en particulier dans le cadre de la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette collaboration est envisagée avec la perspective de mettre en place une centrale d’achat, qui pourrait rationaliser les processus d’acquisition et réduire les coûts. Des échanges constructifs sont également engagés avec le Fonds de Solidarité Africaine (FSA), visant à soutenir le financement des importations stratégiques, ce qui représente une étape cruciale pour garantir la disponibilité des ressources essentielles et renforcer la résilience économique de la région.

Au terme des travaux, dans une atmosphère empreinte de sérieux et de détermination, le président du Conseil d’administration a pris la parole pour inviter les administrateurs à renforcer leur engagement autour des missions essentielles de service public et des activités commerciales de l’Office. Cette exhortation a résonné comme un appel à l’action, soulignant l’importance cruciale de leur rôle dans la mise en œuvre des objectifs stratégiques de l’institution.

Les discussions qui ont suivi devraient aboutir à des recommandations concrètes, soigneusement élaborées, visant à améliorer la gouvernance et la performance globale de l’OPAM. Dans un contexte où les autorités affichent leur ambition de consolider la sécurité et la souveraineté alimentaires du Mali, chaque proposition sera scrutée avec attention, car elle pourrait avoir des répercussions significatives sur la vie quotidienne des citoyens et sur la stabilité économique du pays.

En clôturant la session, le Colonel-Major Abdoulaye Ibrahima Traoré a insisté avec conviction sur la nécessité d’une gestion plus efficace, tout en appelant à une adaptation continue de l’institution aux défis actuels. Ses mots ont résonné dans la salle, rappelant à tous les participants que l’avenir de l’Office dépendait de leur capacité à innover et à répondre aux exigences d’un environnement en constante évolution. 

Notons que cette clôture a marqué non seulement la fin d’une réunion, mais aussi le début d’un engagement renouvelé envers une mission collective, essentielle pour le bien-être du Mali.

Korotoumou Sylla 

UMOA -TITRES : l’État du Mali mobilise 55 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’UMOA ce mercredi 15 avril 2026, en levant une somme impressionnante de 55 milliards FCFA. 

Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été orchestrée en collaboration avec UMOA-Titres, une entité clé dans le cadre de la gestion des titres publics dans la région.

Initialement, le montant mis en adjudication s’élevait à 50 milliards FCFA, mais l’intérêt manifesté par les investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant 112,586 milliards FCFA. Ce chiffre témoigne d’une forte confiance des investisseurs dans les titres émis par le trésor malien, bien que l’absence de soumissions pour les obligations de 7 ans ait été notable. Ce phénomène a conduit à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 225,17%, illustrant ainsi l’engouement du marché pour les bons et obligations à court et moyen terme.

Sur les 55 milliards de FCFA mobilisés par l’État du Mali, une somme impressionnante de 48 milliards de FCFA provient des banques maliennes, témoignant ainsi de l’engagement significatif du secteur bancaire dans le développement économique du pays. Ces fonds, qui représentent une part substantielle des ressources mobilisées, sont destinés à financer divers projets d’infrastructure, à soutenir les initiatives de croissance et à renforcer les services publics.

Les banques maliennes, en jouant un rôle crucial dans cette mobilisation financière, contribuent non seulement à la stabilité économique, mais aussi à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ce soutien financier est essentiel dans un contexte où le Mali cherche à surmonter des défis économiques et sociaux importants, et il souligne l’importance de la collaboration entre l’État et le secteur bancaire pour atteindre des objectifs de développement durable.

En ce qui concerne le montant des soumissions retenues par le trésor public malien, il s’élève à 55 milliards FCFA, tandis que 57,586 milliards FCFA ont été rejetés. Cela se traduit par un taux d’absorption de 48,85%, indiquant que, malgré un intérêt manifeste, une partie significative des soumissions n’a pas été acceptée, ce qui pourrait refléter des critères de sélection rigoureux ou des ajustements stratégiques dans la gestion de la dette publique. Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de gestion financière visant à optimiser les ressources publiques et à soutenir le développement économique du pays.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,43 % pour les bons, de 7,80 % pour les obligations de 3 ans et de 6,90 % pour celles de 5 ans, ce qui témoigne d’une stratégie d’investissement soigneusement élaborée. Ces rendements, bien que modestes, reflètent la stabilité et la sécurité que recherchent de nombreux investisseurs dans un environnement économique incertain. 

Par ailleurs, l’émetteur, conscient de l’importance de respecter ses engagements financiers, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 14 avril 2027. Ce remboursement anticipé, qui inclut le paiement des intérêts précomptés sur la valeur nominale de ces bons, vise à rassurer les investisseurs sur la liquidité de leur investissement et à maintenir la confiance dans le marché des titres publics.
En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien prévoit de procéder au remboursement le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, fixée au 16 avril 2029 pour les obligations de 3 ans et au 16 avril 2031 pour celles de 5 ans. Cette planification rigoureuse démontre l’engagement du gouvernement à honorer ses dettes et à assurer la continuité des flux financiers. Les intérêts, quant à eux, seront versés annuellement au taux de 6,00 % pour les obligations de 3 ans et de 6,20 % pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année. 


Notons que ce mécanisme de paiement des intérêts, qui garantit un retour sur investissement régulier, est essentiel pour attirer des investisseurs soucieux de la rentabilité de leur capital tout en maintenant une relation de confiance avec l’État malien.

 Daouda Bakary KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : le trésor public Bissau Guineen a obtenu 22 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, le lundi 13 avril 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’UMOA, où ma direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 22 milliards FCFA. 

Cette opération a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor, avec des maturités de 182 et 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans. Cette initiative a été orchestrée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, un acteur clé dans le domaine des titres publics de la région.

L’émetteur avait initialement proposé un montant de 20 milliards de FCFA pour cette adjudication, mais l’intérêt des investisseurs s’est révélé bien plus élevé que prévu. En effet, le montant total des soumissions des investisseurs a atteint 42,967 milliards FCFA, ce qui témoigne d’un vif engouement pour ces instruments financiers. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 214,84%, illustrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité et la stabilité financière de l’État.

Parmi les soumissions, le montant retenu s’est élevé à 22 milliards FCFA, tandis que 20,967 milliards FCFA ont été rejetés. Cela a conduit à un taux d’absorption de 51,20%, un indicateur clé de la capacité de l’État à mobiliser des ressources sur le marché financier.

Cette opération réussie souligne non seulement la vitalité du marché des titres publics en Guinée-Bissau, mais également la stratégie proactive de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique pour répondre aux besoins de financement tout en renforçant la confiance des investisseurs.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,76 % pour les bons de 182 jours, un rendement légèrement supérieur de 6,16 % pour ceux de 364 jours, et un rendement attractif de 8,22 % pour les obligations. Ces taux de rendement témoignent de la solidité de l’émission et de l’intérêt croissant des investisseurs pour ces instruments financiers.


L’émetteur s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 12 octobre 2026 pour les bons de 182 jours, et au 12 avril 2027 pour ceux de 364 jours. Ce remboursement sera effectué avec diligence, garantissant ainsi aux investisseurs une sécurité et une prévisibilité dans leurs investissements.

De plus, les intérêts seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier immédiatement d’un retour sur investissement, renforçant ainsi l’attrait de ces produits financiers.


En ce qui concerne les obligations, l’émetteur prévoit également de rembourser le capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 14 avril 2029. Ce remboursement est crucial pour maintenir la confiance des investisseurs. 


Notons qu’il procédera au paiement des intérêts à un taux de 6,25 % par an, dès la fin de la première année, offrant ainsi une source de revenu régulière et stable pour ceux qui choisissent d’investir dans ces obligations. Cette structure de paiement des intérêts, combinée à la sécurité du remboursement du capital, fait de ces obligations une option d’investissement particulièrement intéressante pour ceux qui recherchent à la fois rendement et sécurité


Mariam KONE 

Mali : au-delà de l’excédent commercial, l’urgence d’un nouveau paradigme de développement (TRIBUNE)

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Mali vient d’enregistrer un excédent commercial significatif de 418,9 milliards de FCFA, avec un taux de couverture des importations de 148,3 % au quatrième trimestre 2025 .

À première vue, ces résultats témoignent d’une amélioration appréciable de la situation macroéconomique. Mais à y regarder de plus près, cette performance soulève une question fondamentale : sommes-nous réellement en train de construire une économie solide, ou simplement de bénéficier d’une conjoncture favorable ?

Car derrière cet excédent se cache une réalité structurelle préoccupante : 91 % des exportations reposent sur l’or. Autrement dit, la performance commerciale du Mali dépend quasi exclusivement d’une seule ressource brute, dont les prix sont fixés à l’extérieur et dont la transformation locale reste marginale.

Le piège classique des économies extractives

Cette situation n’est pas propre au Mali. Elle caractérise de nombreuses économies africaines, riches en ressources naturelles mais pauvres en transformation locale.

À titre de comparaison :
• Le Botswana, longtemps dépendant du diamant, a engagé dès les années 2000 une stratégie de transformation locale (tri, taille, commercialisation), captant ainsi une part plus importante de la valeur ajoutée.
• Le Ghana a progressivement augmenté la part de cacao transformé localement, avec un objectif de 50 % de transformation domestique, contre moins de 20 % dans les années 1990.
• L’Indonesia a interdit l’exportation de minerai brut de nickel en 2014, imposant une transformation locale qui a permis d’attirer des milliards de dollars d’investissements industriels.

Ces exemples démontrent une chose essentielle :
les pays qui réussissent sont ceux qui transforment leurs ressources, et non ceux qui se contentent de les exporter.

Le paradoxe malien : excédent commercial mais dépendance structurelle

Le Mali illustre aujourd’hui un paradoxe économique bien connu :
• excédent commercial sur les biens
• mais déficit structurel des services

Ce déficit est alimenté par :
• le transport maritime (assuré à 100 % par des opérateurs étrangers)
• les assurances
• les services financiers

Ainsi, malgré l’excédent commercial, une part importante des devises générées repart à l’extérieur.

Ce déséquilibre limite l’impact réel de l’excédent sur le développement national.

Une liquidité bancaire sans transformation productive

Autre enseignement : le système bancaire malien est liquide, mais le financement du secteur privé reste insuffisant.

Ce phénomène, largement documenté en Afrique, s’explique par :
• le manque d’entreprises structurées
• l’insuffisance d’états financiers fiables
• l’absence de mécanismes de garantie efficaces

À titre comparatif :
• La South Korea a mis en place dès les années 1960 des banques de développement orientées vers l’industrie.
• La China a structuré un système financier aligné sur ses priorités industrielles, permettant un financement massif de la production.

Le Mali doit s’inspirer de ces modèles pour orienter sa liquidité vers l’investissement productif.

Changer de paradigme : partir du village pour transformer l’économie

Au-delà des réformes macroéconomiques, il est urgent de repenser le modèle de développement.

De la période coloniale à nos jours, le niveau villageois, où vit encore 60 à 70 % de la population, est resté marginalisé dans les politiques publiques.

Or, c’est là que se joue l’avenir économique du pays.

Transformer l’excédent en levier de souveraineté économique

L’excédent commercial actuel doit être utilisé comme un point d’appui stratégique, et non comme une fin en soi.

Trois priorités s’imposent :
1. Transformer localement les ressources
(or, coton, produits agricoles)
2. Financer l’économie productive
(PME, coopératives, industrie)
3. Rééquilibrer la structure économique
(réduction du déficit des services, développement logistique)

Conclusion : de la rente à la résilience

L’excédent commercial du Mali est une opportunité. Mais il peut aussi devenir un piège s’il nourrit une illusion de performance.

Le véritable défi n’est pas d’exporter plus, mais de produire mieux.

Autrement dit :

  • passer d’une économie de rente à une économie de production,
  • d’une croissance extravertie à un développement endogène,
  • et d’un modèle centré sur les ressources à un modèle centré sur les territoires, notamment les villages.

H. Niang
Économiste

RDC: le trésor public recherche 550 millions USD sur le marché domestique au 2eme trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La République démocratique du Congo, dans une démarche proactive visant à renforcer son économie et à optimiser la gestion de ses ressources financières, prévoit de mobiliser une somme impressionnante de 550 millions de dollars sur son marché intérieur au cours du deuxième trimestre de l’année 2026.

 Cette initiative sera réalisée à travers des émissions de bons et obligations du Trésor en devises, comme l’indique la note de conjoncture récemment publiée par la Banque centrale du Congo (BCC) le 15 avril 2026. En parallèle, les autorités congolaises ont également annoncé des adjudications en monnaie locale, visant à lever un montant colossal de 500 milliards de francs congolais, témoignant ainsi de leur engagement à diversifier les instruments financiers disponibles sur le marché.

Le document de la BCC précise que, pour le deuxième trimestre 2026, le calendrier indicatif des émissions des titres publics prévoit des adjudications des bons et obligations du Trésor indexés, s’élevant à 500,0 milliards de CDF. Ce plan ambitieux s’inscrit dans une stratégie plus large de développement économique, où le gouvernement congolais entend non seulement renforcer sa capacité à financer des projets d’infrastructure et de développement social, mais également à attirer des investisseurs étrangers et à stimuler la confiance des acteurs économiques locaux. À cette période, le gouvernement prévoit également de lever 550,0 millions de dollars via les bons et obligations du Trésor en devises, ce qui pourrait avoir des répercussions significatives sur la liquidité du marché et sur la stabilité économique du pays. Cette initiative, si elle est mise en œuvre avec succès, pourrait marquer un tournant dans la manière dont la République démocratique du Congo gère ses finances publiques et interagit avec les marchés internationaux.

Bien que les montants sollicités soient significatifs, le Trésor public congolais pourrait réussir à mobiliser les ressources attendues, ce qui témoigne d’une confiance croissante des investisseurs dans la stabilité économique du pays. Les premières opérations du premier trimestre donnent en effet un aperçu de l’appétit des investisseurs, qui semblent de plus en plus enclins à s’engager dans des projets à long terme. Lors de l’adjudication du 7 avril 2026, le Trésor a retenu l’intégralité des offres reçues, au-delà du montant initialement recherché, ce qui démontre une dynamique positive sur le marché des obligations. Sur un montant attendu de 50 millions de dollars au titre d’obligations du Trésor en devises à 18 mois de maturité, avec un taux d’intérêt de 9% l’an, le gouvernement a retenu la totalité des soumissions, chiffrées à 57,5 millions de dollars. Ce résultat impressionnant a conduit à un taux de couverture de cette opération de 115,0%, comme l’indique la Banque Centrale du Congo (BCC), soulignant ainsi l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres émis par l’État.

Cependant, les données du premier trimestre mettent en évidence des évolutions contrastées selon les supports. Les émissions en devises ont atteint un total de 364,6 millions de dollars sur les trois premiers mois de l’année, ce qui reflète une forte demande pour des instruments financiers libellés en devises étrangères, souvent perçus comme plus sûrs par les investisseurs. En revanche, les émissions libellées en francs congolais sont restées limitées à 20 milliards, ce qui pourrait indiquer une certaine prudence de la part des investisseurs locaux face à la volatilité de la monnaie nationale. Dans ce contexte, il est crucial pour le gouvernement de trouver des moyens d’encourager l’émission de titres en francs congolais afin de renforcer la confiance dans la monnaie locale et d’assurer une meilleure stabilité économique à long terme.

Dans ce contexte économique complexe et en constante évolution, l’objectif ambitieux de 550 millions de dollars pour le trimestre se présente non seulement comme un simple chiffre, mais comme un véritable test de la résilience et de la capacité du marché domestique à absorber des volumes accrus en devises. Cette situation est d’autant plus cruciale que les besoins de financement de l’État congolais demeurent élevés, nécessitant une attention particulière pour garantir la stabilité économique et la croissance. Les autorités doivent naviguer habilement entre l’augmentation des ressources financières et la gestion des fluctuations du marché, tout en veillant à ce que les investissements soient orientés vers des projets qui bénéficieront à la population.

En parallèle de cette stratégie domestique, les autorités congolaises ont déjà pris des mesures proactives pour sécuriser un volume significatif de ressources sur les marchés internationaux, témoignant d’une volonté d’optimiser leur situation financière. En effet, le pays a réussi à lever un impressionnant montant de 1,25 milliard de dollars lors de sa première émission d’eurobond, réalisée le 9 avril 2026. 

Notons que cet événement marquant a non seulement renforcé la crédibilité du Congo sur la scène internationale, mais a également élargi sa marge de manœuvre financière à court terme, lui permettant d’envisager des projets d’infrastructure et de développement avec plus de confiance. Cette démarche stratégique souligne l’importance d’une gestion financière prudente et d’une vision à long terme pour assurer la prospérité économique du pays.

Abdoulaye KONÉ 

Ghana: le gouvernement obtient  21,6 millions USD auprès l’UE pour moderniser sa ligne ferroviaire Tema-Mpakadan

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, les autorités s’apprêtent à franchir une nouvelle étape décisive dans la modernisation de son réseau ferroviaire, un projet d’une importance capitale pour le développement économique du pays.

Grâce à un financement substantiel de 21,6 millions de dollars, soit l’équivalent de 14,16 milliards FCFA, les responsables ghanéens s’engagent à déployer le système européen de contrôle des trains de niveau 1 (ETCS) sur la ligne ferroviaire Tema-Mpakadan. Ce corridor ferroviaire, long de 97,6 kilomètres, est considéré comme l’un des projets d’infrastructures les plus stratégiques du pays, promettant de transformer le paysage du transport ferroviaire au Ghana.

Cette modernisation ambitieuse vise à améliorer de manière significative la sécurité, la capacité et l’efficacité opérationnelle de cette infrastructure, qui a été inaugurée en 2024. Cependant, malgré son ouverture, la ligne n’a pas pu fonctionner à pleine capacité en raison de défaillances persistantes du système de signalisation, ce qui a limité son potentiel à répondre aux besoins croissants de transport. La construction de la ligne Tema-Mpakadan, dont le coût total est estimé à 449 millions de dollars, s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement ghanéen, qui vise à reconstruire un réseau ferroviaire moderne et efficace, capable de soutenir la croissance économique et de faciliter le commerce régional.

Cependant, cette initiative ne se limite pas à la simple modernisation des infrastructures. Elle représente également un engagement envers le développement durable et l’amélioration de la connectivité entre les différentes régions du pays. En renforçant le réseau ferroviaire, le Ghana espère non seulement stimuler son économie, mais aussi réduire la congestion routière, diminuer les émissions de carbone et offrir aux citoyens un moyen de transport plus sûr et plus fiable. Les autorités ghanéennes envisagent également d’étendre ce modèle à d’autres lignes ferroviaires, créant ainsi un réseau intégré qui pourrait jouer un rôle clé dans l’avenir économique du pays.

Ce programme ambitieux vise à établir un lien vital entre le principal port maritime du pays et les régions intérieures, tout en projetant à terme d’étendre ce réseau ferroviaire vers les pays enclavés de la sous-région, avec un accent particulier sur le Burkina Faso. L’objectif fondamental de cette initiative est de désengorger les routes existantes, de réduire considérablement les coûts logistiques et de faciliter le transport de marchandises entre les zones portuaires et l’hinterland, ce qui est crucial pour stimuler le commerce et le développement économique. En reliant ces zones stratégiques, le programme promet d’améliorer l’efficacité des échanges commerciaux et de renforcer les liens économiques entre les pays voisins.

Cependant, malgré son importance stratégique et son potentiel de transformation, le projet ferroviaire a rencontré plusieurs difficultés notables depuis son lancement. En plus des problèmes de signalisation qui ont entravé le bon fonctionnement du réseau, des défis liés à l’infrastructure vieillissante et à la fiabilité du matériel roulant ont été signalés, ce qui a mis en lumière la nécessité d’une modernisation urgente. Ces contraintes ont conduit à des travaux de réhabilitation intensifs, visant à préparer la reprise des services voyageurs, prévue pour octobre 2025. Cette étape est essentielle pour redonner au transport ferroviaire un rôle central dans la mobilité nationale, permettant ainsi aux citoyens de bénéficier d’un moyen de transport fiable et efficace.

De plus, ce financement intervient dans un contexte de réorientation de la politique de financement du Ghana, qui fait face à des contraintes budgétaires accrues ces dernières années. Cette situation a poussé le gouvernement à explorer de nouvelles avenues de financement et à prioriser les projets d’infrastructure qui peuvent véritablement catalyser la croissance économique et améliorer la qualité de vie des citoyens. 

Notons qu’en investissant dans le transport ferroviaire, le Ghana espère non seulement renforcer son réseau logistique, mais aussi stimuler l’emploi et favoriser le développement durable à long terme dans toute la région.

Zangouna KONÉ