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Hydrocarbures : la RDC envisage de s’approvisionner en carburants auprès de la raffinerie Dangote

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La République démocratique du Congo amorce un repositionnement stratégique significatif de son approche en matière d’approvisionnement en produits pétroliers raffinés, un secteur crucial pour son développement économique.

 Selon des sources bien informées proches de la Primature, une mission officielle, dirigée par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, a récemment effectué un voyage au Nigeria. Cette mission avait pour but d’engager des discussions approfondies avec les dirigeants du groupe Dangote, un acteur majeur dans le domaine pétrolier en Afrique.

Au cours de cette mission, une réunion clé a eu lieu avec Aliko Dangote lui-même, un homme d’affaires influent dont les investissements dans l’industrie pétrolière sont largement reconnus. L’objectif principal de cette rencontre était d’explorer la possibilité d’établir un approvisionnement direct pour le marché congolais, ce qui pourrait transformer la dynamique actuelle de l’approvisionnement en produits pétroliers. Le ministère de l’Économie a souligné que cette initiative vise à réduire la dépendance à un circuit unique d’approvisionnement, qui a souvent exposé le pays à des fluctuations de prix et à des pénuries.

En diversifiant les sources d’approvisionnement, la République démocratique du Congo cherche à sécuriser l’accès aux produits pétroliers, tout en renforçant sa capacité d’anticipation face aux évolutions du marché international. Cette démarche proactive est d’autant plus cruciale dans le contexte actuel, où la contraction des flux en provenance d’Europe et d’autres régions a mis en lumière la vulnérabilité du pays face aux crises économiques mondiales. En renforçant ses partenariats avec des acteurs régionaux comme le groupe Dangote, la RDC espère non seulement stabiliser son approvisionnement, mais aussi stimuler son économie locale en créant des opportunités d’emploi et en favorisant le développement d’infrastructures essentielles.

Dans ce contexte économique en pleine évolution, la proximité géographique et la réduction des délais d’acheminement se révèlent être des facteurs cruciaux pour les importateurs africains, qui cherchent à optimiser leur chaîne d’approvisionnement. Cette dynamique est d’autant plus significative avec l’ouverture vers la raffinerie Dangote, un acteur majeur du secteur, qui intensifie ses livraisons à travers le continent africain. Selon des données précises fournies par Kpler et rapportées par Reuters, les expéditions de produits raffinés ont connu une augmentation spectaculaire, atteignant environ 214 000 barils par jour depuis le début de mars 2026, en nette hausse par rapport aux près de 100 000 barils par jour enregistrés en février, ce qui représente une progression impressionnante de 114%. À l’échelle du continent africain, cette tendance se traduit par un doublement des livraisons en l’espace d’un mois, passant d’environ 38 000 à 90 000 barils par jour, un chiffre qui témoigne de la demande croissante pour des produits pétroliers raffinés. Dans cette dynamique, certains pays ont déjà pris des mesures proactives pour sécuriser leurs approvisionnements. Le Cameroun, par exemple, se distingue comme l’un des premiers clients de la raffinerie nigériane, illustrant ainsi l’importance stratégique de cette relation commerciale. En s’appuyant sur les données de Kpler et sur des sources fiables proches du marché, Reuters rapporte que douze cargaisons d’essence, représentant environ 456 000 tonnes métriques, ont été expédiées vers plusieurs pays africains, dont le Cameroun, soulignant l’impact croissant de la raffinerie sur le marché régional. Avant même d’explorer les implications de cette situation sur les relations commerciales et économiques entre les pays africains, il est essentiel de considérer les enjeux de sécurité énergétique et de développement durable qui en découlent.

Avant même d’explorer la piste nigériane, les autorités congolaises avaient engagé des mesures proactives et stratégiques pour prévenir toute tension sur le marché intérieur, conscient de l’importance cruciale de maintenir la stabilité économique. Dans un communiqué conjoint daté du 23 mars 2026, les ministères de l’Économie nationale et des Hydrocarbures ont annoncé la mise en place de dispositifs exceptionnels, visant à renforcer la résilience du secteur pétrolier. Parmi ces mesures, on trouve le renforcement du mécanisme d’avances aux sociétés pétrolières, une initiative essentielle pour soutenir leur trésorerie et garantir la continuité des importations de produits pétroliers, indispensables au bon fonctionnement de l’économie nationale. De plus, la levée des obstacles au dédouanement accéléré des produits pétroliers a été mise en œuvre pour faciliter l’entrée rapide de ces ressources vitales sur le territoire congolais.

Les opérateurs ont par ailleurs été instruits de renforcer le rythme des livraisons, de jour comme de nuit, afin d’assurer un approvisionnement constant et fiable sur le marché. Ces facilités de trésorerie visent à compenser les tensions de liquidité auxquelles font face les importateurs dans un contexte de prix élevés, qui pèse lourdement sur les budgets des entreprises. Selon un rapport de Bloomberg, les primes d’assurance maritime et les coûts du fret ont fortement augmenté, exacerbés par les tensions géopolitiques autour de l’Iran, ce qui a conduit à une volatilité accrue sur les marchés internationaux. 

Notons que dans ce climat incertain, les mesures congolaises visent non seulement à protéger les intérêts économiques nationaux, mais aussi à rassurer les acteurs du marché sur la capacité du pays à naviguer à travers ces tempêtes économiques.

Korotoumou Sylla 

UEMOA : 1,7 milliards de FCFA du FAD pour soutenir la compétitivité du secteur privé 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Fonds africain de développement (FAD), qui représente le guichet de la Banque africaine de développement, a récemment pris une décision significative en approuvant un don substantiel de 1,7 milliard FCFA.

 Ce financement est spécifiquement destiné à soutenir la compétitivité du secteur privé dans les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’objectif principal de cette enveloppe financière est de faciliter la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tout en renforçant l’intégration économique dans cette région dynamique.

Cette initiative ambitieuse concerne des pays clés tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. En visant à mieux positionner les économies de l’espace UEMOA, le FAD espère tirer parti des nouvelles opportunités de production et d’échanges que la ZLECAf offre. Parallèlement, ce projet vise à améliorer les mécanismes de coopération commerciale et à renforcer la coordination régionale, éléments essentiels pour un développement économique harmonieux et durable.

Dans le cadre de ce programme, des concertations nationales seront organisées entre les comités responsables de la mise en œuvre de la ZLECAf. Ces rencontres auront pour but d’évaluer l’état d’avancement des initiatives en cours et de définir des cadres d’application plus cohérents et adaptés aux réalités locales. Un tel processus collaboratif est crucial pour garantir que les bénéfices de la ZLECAf soient pleinement réalisés et que chaque pays puisse contribuer activement à la croissance économique régionale. En favorisant un dialogue constructif et en partageant les meilleures pratiques, cette initiative pourrait transformer le paysage économique de l’Afrique de l’Ouest, créant ainsi un environnement propice à l’innovation et à la prospérité pour tous.

Toutefois, au-delà des réformes institutionnelles, le projet ambitieux inclut un accompagnement direct et personnalisé du secteur privé, visant à dynamiser l’économie locale et à favoriser l’exportation. Quatre-vingts petites et moyennes entreprises, soigneusement sélectionnées pour leur potentiel à exporter, bénéficieront d’un programme de formation de formateurs, conçu pour leur fournir les outils nécessaires à leur succès sur les marchés internationaux. 

Par ailleurs, les modules de formation aborderont des thématiques essentielles telles que les procédures d’exportation, qui guideront les entreprises à travers les méandres des formalités douanières et des réglementations internationales. De plus, un accent particulier sera mis sur l’accès au financement, permettant aux entrepreneurs de découvrir les différentes sources de financement disponibles, y compris les subventions, les prêts et les investissements privés.

Les formations incluront également des sessions sur la conformité aux normes internationales, un aspect crucial pour garantir que les produits répondent aux exigences des marchés étrangers. L’usage des technologies émergentes sera un autre pilier de ces modules, car il est impératif que les entreprises adoptent des solutions innovantes pour rester compétitives. Enfin, les pratiques de production durables seront intégrées dans le programme, sensibilisant les participants à l’importance de la durabilité environnementale et sociale dans leurs processus de fabrication.

Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes, reconnaissant leur rôle vital dans le développement économique et l’innovation. Cette initiative vise non seulement à promouvoir l’égalité des genres dans le monde des affaires, mais aussi à encourager la créativité et l’esprit d’entreprise parmi les jeunes générations.

Pour Lamin Barrow, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest, cette opération s’inscrit dans une dynamique d’harmonisation des stratégies nationales et de consolidation des efforts régionaux. Il souligne que l’objectif est de renforcer la cohérence des actions engagées et d’améliorer l’efficacité des dispositifs déjà existants en matière d’intégration économique. Les retombées attendues de ce projet concernent à la fois les administrations publiques, qui bénéficieront d’une meilleure coordination dans leurs actions, et les entreprises privées, qui verront leurs capacités d’exportation renforcées, contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d’emplois dans la région. 

Notons qu’en favorisant un environnement propice à l’exportation, cette initiative pourrait transformer le paysage économique de l’Afrique de l’Ouest, en la rendant plus compétitive sur la scène mondiale.

Moussa KONÉ 

Côte d’Ivoire se prépare pour le 3e C2D d’une valeur de plus de 750 milliards FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement se trouve à un tournant décisif dans l’un des programmes de coopération financière les plus significatifs établis avec la France, un partenariat qui a vu le jour dans un contexte de développement économique et social crucial pour le pays. 

À l’occasion de la revue sectorielle 2025 des projets liés au Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), les autorités ivoiriennes ont annoncé avec enthousiasme que l’attention se dirige désormais vers le troisième et dernier C2D, qui s’étendra de 2021 à 2027, et qui est doté d’un financement impressionnant de 750,77 milliards FCFA. Cette annonce fait suite à l’achèvement réussi des deux premiers cycles du programme, qui ont permis de poser des bases solides pour le développement durable du pays.

La rencontre, qui s’est tenue dans l’auditorium de la Primature à Abidjan, a été présidée par la ministre ivoirienne des Affaires étrangères, Nialé Kaba, agissant en tant que représentante du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cet événement marque une phase stratégique et déterminante dans la mise en œuvre d’un dispositif ambitieux qui totalise un montant colossal de 1 902 milliards FCFA, mobilisés au cours des dix dernières années pour financer des projets structurants essentiels. Le C2D représente un mécanisme innovant de reconversion de la dette que la France doit à la Côte d’Ivoire, transformant ainsi des obligations financières en programmes de développement concrets et impactants. Ce processus a non seulement permis d’alléger le fardeau de la dette, mais a également ouvert la voie à des investissements dans des infrastructures vitales, l’éducation, la santé et d’autres secteurs clés, favorisant ainsi une croissance inclusive et durable pour la population ivoirienne.

Selon la coordinatrice du Secrétariat technique du C2D, Léa Djatti Diaté, les deux premiers programmes sont désormais entièrement achevés, marquant une étape significative dans le développement des infrastructures et des services en Côte d’Ivoire. Ces réalisations ouvrent la voie à la phase finale du partenariat, une phase qui promet d’apporter des changements encore plus profonds et durables. « Nous nous concentrons maintenant sur le troisième C2D », a-t-elle indiqué avec un enthousiasme palpable, précisant que 53 conventions de financement sont actuellement en cours d’exécution dans le cadre du programme, dont une vingtaine relevant encore du C2D 3. Cela témoigne de l’engagement continu et de la détermination des autorités à mener à bien ces projets cruciaux pour le pays.

Une mise en œuvre solide et des engagements financiers respectés sont au cœur de la réussite du C2D. Le fonctionnement du C2D repose sur une discipline budgétaire stricte, où la Côte d’Ivoire doit d’abord honorer ses remboursements de dette avant que les fonds ne soient réaffectés aux projets de développement. Sur ce point, les autorités se veulent rassurantes. L’État ivoirien a déjà remboursé 1 741 milliards FCFA sur les 1902 milliards prévus, avec 11,51 milliards FCFA en cours de règlement. Cela démontre une gestion rigoureuse et une volonté de respecter les engagements financiers pris. Il restera donc 148,7 milliards FCFA à rembourser sur la période 2026-2027, avant la clôture complète du mécanisme. 

Notons qu’à partir de 2027, la Côte d’Ivoire pourra ainsi envisager de nouvelles perspectives de développement, libérée des contraintes de remboursement, et se concentrer sur des projets innovants qui favoriseront la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens.

Abdoulaye KONÉ 

Au Sénégal, Oumou Kalsoum Diom prend la tête de TAIBA TITRISATION

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(CROISSANCE AFRIQUE)-TAIBA TITRISATION, la société de gestion de Fonds communs de titrisation de créances et fièrement filiale de la Banque islamique du Sénégal, a annoncé ce lundi 13 avril 2026, la nomination de sa nouvelle directrice générale, Oumou Kalsome DIOM. 

Cette nomination ne se limite pas à un simple changement de leadership ; elle symbolise l’ouverture d’une nouvelle phase stratégique pour TAIBA TITRISATION, avec une ambition claire et déterminée de renforcer son positionnement en tant qu’acteur de référence sur le financement structuré, tout en jouant un rôle catalyseur dans le développement de la finance islamique en Afrique de l’Ouest.

Pour Mme DIOM, cette nouvelle direction s’inscrit dans une démarche proactive de structuration de solutions de financement à forte valeur ajoutée, soigneusement adaptées aux besoins variés des États, des institutions publiques et des entreprises privées. « La finance islamique représente une opportunité stratégique majeure pour nos économies. À travers TAIBA TITRISATION, nous ambitionnons de proposer des solutions de financement performantes, éthiques et durables », a-t-elle réagi avec enthousiasme, soulignant l’importance d’une approche qui allie rentabilité et responsabilité sociale.

Forte de près de 20 années d’expérience dans le secteur financier, Oumou Kalsome DIOM a su se forger une réputation d’excellence et de compétence, ayant occupé divers postes de responsabilité au sein d’institutions financières de premier plan. Son parcours est jalonné de succès, notamment dans la mise en œuvre de projets innovants qui ont non seulement contribué à la croissance des entreprises, mais ont également eu un impact positif sur les communautés locales. Avec une vision claire et une passion pour le développement durable, elle est prête à guider TAIBA TITRISATION vers de nouveaux sommets, en intégrant des pratiques de financement qui respectent les principes de la finance islamique tout en répondant aux défis contemporains du marché.

Diplômée d’un Executive MBA et d’un Master en Management de l’Université Paris Dauphine, sa nomination au sein de TAIBA TITRISATION représente une avancée significative dans sa carrière, renforçant non seulement son expertise, mais aussi accélérant son développement professionnel tout en consolidant son rôle sur les marchés financiers régionaux. En effet, cette position lui permettra de mettre en œuvre des stratégies innovantes et d’apporter une vision éclairée sur les défis actuels du secteur. Dans cette perspective, TAIBA TITRISATION s’engage à jouer un rôle central dans le développement du marché des Sukuk au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), un domaine en pleine expansion qui offre de nouvelles opportunités de financement.

L’un des objectifs majeurs aux yeux de Mme DIOM est de contribuer de manière significative à la structuration de Sukuk qui soient non seulement adaptés aux besoins spécifiques des émetteurs publics et privés, mais qui répondent également aux exigences du marché en constante évolution. Elle aspire à accompagner les États et les entreprises dans la mobilisation de financements nécessaires à la réalisation de leurs projets, qu’il s’agisse d’infrastructures, de développement durable ou d’initiatives sociales. Parallèlement, elle vise à élargir la base d’investisseurs en attirant des capitaux islamiques, tant régionaux qu’internationaux, ce qui pourrait transformer le paysage financier de la région. 

Notons qu’en favorisant un environnement propice à l’investissement, elle espère non seulement dynamiser l’économie locale, mais aussi renforcer la position de TAIBA TITRISATION comme un acteur clé dans le domaine des financements islamiques, contribuant ainsi à une croissance inclusive et durable pour l’UEMOA.

Mariam KONE 

INCLUSION FINANCIERE: les Journées Nationales de la Microfinance annoncées pour les 25 et 26 Juin prochain à Abidjan

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 (CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un contexte marqué par la quête d’une croissance inclusive, le secteur de la microfinance en Côte d’Ivoire se prépare à franchir un nouveau cap.

 Face à la presse, ce mardi 14 avril 2026, au siège de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), le Directeur exécutif, Tanoé Cyrille, a levé le voile sur les Journées nationales de la microfinance (JNM), prévues les 25 et 26 juin 2026 à Abidjan. Un rendez-vous annoncé comme stratégique pour repenser le rôle de ces institutions dans le développement du pays.

Placées sous le thème « La contribution des institutions de microfinance à l’inclusion financière et au développement socio-économique de la Côte d’Ivoire », les JNM 2026 ambitionnent de réunir entre 3 000 et 5 000 participants. Après une première édition tenue en mars 2018, cette nouvelle rencontre entend offrir une plateforme d’échanges entre acteurs publics, privés et partenaires techniques.

« Il s’agit de créer un espace de dialogue constructif afin d’identifier des solutions concrètes pour renforcer l’impact de la microfinance », a indiqué Tanoé Cyrille, soulignant l’importance d’un tel cadre dans un environnement économique en constante évolution.

Des performances qui confirment le poids du secteur

Créée en 1998, l’APSFD-CI regroupe aujourd’hui 45 institutions de microfinance. À fin décembre 2025, celles-ci revendiquent plus de 2,6 millions de clients, avec un encours d’épargne estimé à plus de 600 milliards FCFA et un encours de crédit dépassant 722 milliards FCFA. « Ces chiffres traduisent clairement la montée en puissance de la microfinance dans le financement de notre économie », a fait savoir le Directeur exécutif. Une dynamique qui témoigne du rôle crucial joué par ces structures, notamment auprès des populations exclues du système bancaire classique.

Le digital, levier clé de l’inclusion financière

Au cœur des débats annoncés figure la transformation digitale, présentée comme un vecteur incontournable pour élargir l’accès aux services financiers. Conférence inaugurale et panels thématiques rythmeront les travaux, avec un accent particulier sur le financement des chaînes de valeur agricoles et l’innovation des produits financiers.

« Le digital constitue une opportunité majeure pour atteindre les zones rurales et améliorer significativement l’inclusion financière », a insisté Tanoé Cyrille. Les discussions porteront également sur les solutions adaptées aux PME, au secteur informel, ainsi qu’aux femmes et aux jeunes.

Des attentes fortes pour un impact durable

Au-delà des échanges, les organisateurs visent des retombées concrètes. Il est notamment attendu une meilleure compréhension des enjeux du secteur, l’identification d’innovations pertinentes et la formulation de recommandations opérationnelles.

En guise de conclusion, le Directeur exécutif a salué le rôle déterminant des médias dans la sensibilisation des populations. « Les institutions de microfinance sont régulées et pleinement intégrées au système financier. Il est essentiel de mieux faire connaître leur contribution », a-t-il rappelé. Un message fort, à l’image des ambitions portées par ces Journées nationales, appelées à redéfinir les contours de l’inclusion financière en Côte d’Ivoire.

Rédaction 

BIDC: le ministre Guineen Smaël Nabé élu Président du conseil des Gouverneurs de l’institution financière 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil des Gouverneurs de la Banque d’investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a procédé à l’élection, à l’unanimité, de l’Honorable smaël Nabé, ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement de la République de Guinée, en qualité de nouveau Président du Conseil des Gouverneurs.

Cette nomiration est intervenue le 8 avril 2026, à l’occasion de la 24ème Assemblée Générale Annuelle de la Banque, tenue à Accra, en République du Ghana. I succède à I Honorable Dr Cassiel Ato Baah Forson, ministre des Finances de la République du Ghana.

Ingénieur en télécommunications, expert en gouvernance et en partenariats public-privé, le ministre Ismaël Nabé est reconnu comme l’un des principaux artisans du renouveau économique de la Guinée depuis sa nomination en mars 2024. Il a notamment piloté le programme « Simandou 2040, feuille de route nationale comprenant 122 mégaprojets et 35 réformes majeures, et a obtenu la toute première notation de crédit souveraine de a Guinée (B+ avec perspective stable) auprès de Standard & Poor’s, laquelle a été révisée à B+ avec perspective positive en mars 2026.

Le Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, s’est felicité de cette nomination, soulignant que l’expertise cu ministre Nabé en matiere de plan fication économique, de développement et de coopération internationa e constituera un alout majeur pour la Banque dans un contexte mondial particulièrement exigeant.

<<< Sa capacté à conduire a BIDC vers de nouveaux horizons, où la croissance stratégique, l’efficacité opérationnelle et l’impact régional demeurent prioritaires, sera d’une valeur inestimable », a déclaré Dr Donkor.

Dans sa première allocution, M. Nabé a exprimé sa profonde reconnaissance aux Gouverneurs pour la confiance placée en sa personne et a réaffirmé son engagement à travailler avec l’ensemble des parties prerantes afin d’atteindre les objectifs fixés. Il a décliné quatre priorités stratégiques devant guider son mandat, notamment le renforcement de la mobilisation des ressources et du recouvrement du capital, la facilitation ce fadhésion de membres non régionaux afin d’élargir le rayonnement institutionnel de la Banque, ainsi que le positionnement de la BIDC comme la principale institution ce financement du développement en Afrique de l’Ouest.

M. Nabé a également rendu hommage à son prédécesseur, Dr Cassiel Ato Baah Forson, pour le leadership exemplaire dont il a fait preuve durant une période marquée par d’importants défis économiques, géopolitiques et sécuritaires. Il a, par ailleurs, salué Dr Donkor pour les progrès significatifs réalisés dans la mise en œuvre du mandat de la Banque et pour son rôle déterminant dans la promotion de l’intégration économique régionale.

À propos de la BIDC

La Banque d’investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’Institution de Financement du Développement des États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Basée à Lomé, en République togola se, la Banque s’engage à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses. initiatives dans les secteurs des infrastructures et des services sociaux de base, du développement rural et de l’environnement, de l’industrie ainsi que des services sociaux, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public. Les interventions de la BIDC se font sous forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de particpation, d’octroi de lignes de crédit et mise en place d’accords-cadres de refinancement, des opérations d’ingénierie financère et services connexes. www.bidc-ebd.org

Rédaction 

AGL ouvre un nouveau corridor multimodal entre Abidjan, Bobo-Dioulasso et Bamako pour fluidifier les approvisionnements vers le Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Dans un contexte de fortes tensions sur les chaines d’approvisionnement internationales et d’accélération des échanges intra-africains, Africa Global Logistics (AGL) annonce l’ouverture d’un nouveau corridor multimodal reliant Abidjan à Bamako via Bobo-Dioulasso, combinant transport ferroviaire et routier.

Ce corridor s’inscrit dans une logique de renforcement de la connectivité entre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali, en facilitant la circulation des marchandises et en soutenant le développement des échanges régionaux.

Ce nouveau corridor offre aux opérateurs maliens une solution logistique plus fluide, plus rapide et plus compétitive.

Une solution innovante au service de la performance logistique

Développé par les équipes d’AGL en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Mali, ce nouveau corridor repose sur un acheminement ferroviaire entre Abidjan et Bobo-Dioulasso, suivi d’un relais routier jusqu’à Bamako.

Ce dispositif permet de fluidifier les opérations grâce à un passage par le port sec de Bobo-Dioulasso, où les marchandises sont rapidement prises en charge avant leur acheminement final. Un système d’escorte sécurisée est mis en place jusqu’à la frontière malienne afin de garantir l’intégrité et la traçabilité des flux sur l’ensemble du parcours.

Pensée pour répondre aux besoins des industriels et des acteurs économiques soumis à de fortes contraintes de délais, Cette solution s’adapte à une large diversité de marchandises et répond aux contraintes opérationnelles de multiples secteurs d’activité. Déjà testé avec succès pour un premier client industriel, ce dispositif a vocation à être déployé à plus grande échelle.

Un accompagnement efficace des autorités douanières des trois pays

Ce projet a été rendu possible grâce à une coordination exemplaire entre les douanes de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Mali. Cette coopération renforce la traçabilité des marchandises, sécurise les flux et contribue à la fluidification des échanges régionaux. Elle permet également de mieux accompagner les opérateurs économiques en simplifiant certaines procédures.

En s’appuyant sur un écosystème intégré, incluant notamment Sitarail et des transporteurs maliens et burkinabés, cette solution participe également au développement des économies locales, tout en renforçant les capacités d’exportation du Mali.

<<Nous sommes pleinement satisfaits des délais de transit respectés par AGL Mali. La rapidité et la fiabilité des livraisons ont grandement contribué à l’efficacité de notre chaîne logistique. Nous apprécions particulièrement la constance et le professionnalisme de l’équipe tout au long du processus. >> commente Dino BALLESTRA, Président Directeur Général de Com fruit.

« Ce nouveau corridor constitue une avancée majeure pour sécuriser et fluidifier les approvisionnements à destination du Mali. Il illustre notre capacité à structurer, avec l’ensemble des acteurs concernés, des solutions concrètes, fiables et compétitives dans environnement logistique challengeant. Adaptées aux réalités du terrain, au service des entreprises et du développement économique du pays. souligne Salif OUATTARA, Directeur Général d’AGL Mali. 

AGL ambitionne désormais de poursuivre le développement de cette offre, avec une montée en charge progressive des volumes et une capacité cible de 20 conteneurs par mois, afin de répondre à une demande. croissante pour des solutions logistiques fiables et sécurisées en Afrique de l’Ouest.

Cette initiative s’inscrit également dans la volonté d’AGL de faciliter le commerce intra-africain, un levier essentiel pour le développement économique du continent. Elle contribue à renforcer la compétitivité des corridors logistiques régionaux et soutient la localisation et le développement des industries en Afrique, offrant ainsi aux acteurs économiques des solutions adaptées à leurs besoins.

À propos d’AGL (Africa Global Logistics)

AGL est l’opérateur logistique de confiance en Afrique, offrant des solutions logistiques, portuaires, maritimes et ferroviaires. Avec plus 23 000 collaborateurs présents dans 51 pays, AGL s’appuie sur son expertise développée pour fournir des services sur mesure et innovants à ses clients africains et internationaux.

L’ambition d’AGL est de contribuer durablement à la transformation de l’Afrique. AGL est également présent en Haïti, au Timor oriental, en Indonésie et à Dubai.

Rédaction 

Appel à candidatures – Formation diplômante du COFEB (49e promotion)

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Appel a candidatures – 49e promo COFEB. Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) ouvre les inscriptions pour son cycle diplômant.

Date limite des inscriptions : le 15 mai 2026.

La formation s’adresse aux cadres des administrations économiques et financières, des banques et établissements financiers ainsi que des systèmes financiers décentralisés des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Elle est également ouverte aux agents de structures communautaires et des institutions financières régionales.

En outre, le COFEB accueille des agents des banques centrales africaines, dans le cadre des relations de partenariat que la BCEAO entretient avec ces institutions.

Le Centre accepte toutefois, à titre exceptionnel, des dossiers de candidats provenant de structures privées exerçant dans les secteurs de l’économie et de la finance, ou de Centres de recherches et de Bureaux d’études installés dans l’UEMOA.

L’acceptation du dossier de candidature est subordonnée au respect des conditions suivantes :

être âgé de quarante (40) ans au plus au 1er janvier 2026;
être un agent d’une administration économique et financière, d’un établissement de crédit ou d’un système financier décentralisé d’un État membre de l’UEMOA ;
être un agent d’une banque centrale africaine partenaire ;
être titulaire d’une maîtrise ou d’un Master en sciences juridiques ou politiques, économiques ou en gestion, d’un diplôme d’ingénieur statisticien-économiste, d’un diplôme de niveau BAC+4 en sciences juridiques ou politiques, économiques ou de gestion admis en équivalence de la maîtrise et reconnu par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ou justifier les soixante (60) crédits de la première année d’un Master (M1) en sciences juridiques et politiques, économiques ou de gestion ;
justifier d’au moins deux (2) années d’expérience professionnelle au 1er janvier 2026.
Pour postuler, vous devez renseigner le formulaire de candidature en ligne
(https://cofeb.bceao.int/formulaire-de-candidature) et y joindre une copie scannée (au format PDF) des documents ci-après :

un extrait de l’acte de naissance ou du jugement supplétif d’acte de naissance ;
une copie certifiée conforme du diplôme ;
un certificat de visite et de contre visite médicale datant de moins de trois (3) mois ;
une attestation de travail justifiant deux (2) années d’expérience professionnelle au moins au 1er janvier 2026 ;
la lettre d’engagement de l’employeur renseignée et signée par le supérieur hiérarchique direct habilité.
Assurez-vous de les avoir à portée de main avant d’entamer la procédure de candidature en ligne.

Les frais de la formation sont pris en charge par la BCEAO qui, en plus, accorde des bourses d’études aux cinq (5) premiers candidats de chaque État membre de l’UEMOA déclarés admis.

Les candidatures féminines sont fortement encouragées. Les femmes admises au test de pré-requis bénéficieront d’un régime préférentiel dans l’octroi de la bourse BCEAO. En outre, la possibilité leur sera offerte de bénéficier d’un billet pour retourner dans leur pays d’origine durant la période de vacances du premier semestre.

La date limite de soumission des dossiers de candidature est fixée au 15 mai 2026.

La liste des candidats retenus ainsi que la date du test de niveau seront publiées sur le site internet du COFEB et communiquées aux intéressés.

Le COFEB, peut demander à tout moment aux candidats pré-sélectionnés de fournir les originaux des pièces citées ci-dessus, afin de verifier leur authenticité.

Source: BCEAO

ORANGE SA, ATEL SA ET SOTELMA SA : 3.497 milliards de F CFA de chiffe d’Affaires enregistrés en six ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le secteur des télécommunications a connu une croissance remarquable au cours des six dernières années, avec un chiffre d’affaires cumulé atteignant la somme impressionnante de 3.497 milliards de F CFA. Cela représente un total annuel de 654,423 milliards de F CFA pour l’année 2024, un chiffre qui témoigne de l’essor et de l’importance croissante des opérateurs de télécommunications dans l’économie malienne.

Parmi ces acteurs majeurs, on retrouve des entreprises bien établies telles qu’Atel Sa, Orange Sa et SOTELMA Sa, qui ont su s’imposer sur le marché grâce à des services innovants et une couverture réseau en constante amélioration. Cette dynamique n’est pas seulement le reflet d’une demande croissante de services de communication, mais aussi d’un investissement soutenu dans les infrastructures, permettant ainsi d’élargir l’accès à la téléphonie mobile et à Internet dans les zones urbaines et rurales. En conséquence, les opérateurs télécoms jouent un rôle crucial dans la connectivité et le développement économique du pays, facilitant les échanges commerciaux, l’éducation à distance et l’accès à l’information pour des millions de Maliens.

C’est pourquoi les données officielles fournies par l’autorité Malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP) exploité par le professeur Madou Cissé, économiste et professeur d’enseignement supérieur révèlent une estimation précise et significative du chiffre d’affaires du secteur des télécommunications. « Il est important de noter que ce chiffre n’inclut pas celui réalisé sur le marché en pleine expansion de la monnaie mobile, qui a atteint un montant impressionnant de 102,714 milliards de francs CFA à la même date, selon les rapports de l’AMRTP pour l’année 2024 », a-t-il souligné. Cette exclusion souligne l’importance croissante de la monnaie mobile dans l’économie malienne, un secteur qui connaît une dynamique remarquable, facilitant les transactions financières et améliorant l’accès aux services bancaires pour une population de plus en plus connectée. En effet, la monnaie mobile joue un rôle crucial dans l’inclusion financière, permettant à des millions de Maliens d’effectuer des paiements, de transférer de l’argent et d’accéder à des services financiers sans avoir besoin d’une banque traditionnelle. Les chiffres fournis par l’AMRTP témoignent donc non seulement de la santé économique du secteur des télécommunications, mais aussi de l’impact transformateur de la technologie sur la vie quotidienne des citoyens maliens.

Ce pactole, ainsi réalisé par les opérateurs Télécom maliens, représente une somme considérable qui témoigne de l’essor et de la vitalité du secteur des télécommunications dans le pays. Ce montant impressionnant est principalement tiré des divers services mobiles offerts, notamment la vente de cartes SIM qui permettent à des millions d’utilisateurs de se connecter et de communiquer. De plus, les services de voix mobile, qui facilitent les appels entre amis, familles et collègues, constituent une part essentielle de ce chiffre d’affaires. Les voix fixes, bien que moins courantes dans un monde de plus en plus mobile, continuent d’être utilisées par certaines entreprises et foyers, ajoutant ainsi à la diversité des revenus générés. Par ailleurs, le prof Madou Cisé économiste à l’Université Bamako a indiqué que « Les messages texte, ou Short Message Service (SMS), jouent également un rôle crucial, car ils offrent une méthode de communication rapide et efficace, particulièrement prisée dans les zones rurales où l’accès à Internet peut être limité. A son tour,  « l’Internet, tant mobile que fixe, représente un pilier fondamental de cette réussite financière, car il permet aux utilisateurs d’accéder à une multitude de services en ligne, allant des réseaux sociaux aux plateformes de commerce électronique, transformant ainsi la manière dont les Maliens interagissent et accèdent à l’information », dit-il le professeur Cissé. Cette dynamique témoigne non seulement de l’importance croissante des télécommunications dans la vie quotidienne, mais aussi du potentiel de développement économique que ce secteur peut offrir au Mali.

« Je note que le chiffre d’affaires de la SOTELMA Sa a culminé à 166,384 milliards de F CFA, un chiffre qui, bien qu’impressionnant, souligne la distance qui sépare cette entreprise de ses concurrents. Pendant que celui du leader incontesté du secteur, dont la réputation et l’innovation sont bien établies, montait à 470,771 milliards, la société Atel Sa, via sa filiale Telecel, se contentait d’un chiffre d’affaires à deux chiffres, atteignant seulement 17,267 milliards de FCFA. Cette situation met en lumière non seulement la dynamique compétitive du marché des télécommunications au Mali, mais aussi les défis auxquels SOTELMA doit faire face pour renforcer sa position. Madou Cissé, économiste et professeur d’enseignement supérieur à l’université de Bamako, a analysé ces chiffres avec une attention particulière, soulignant l’importance d’une stratégie d’innovation et d’amélioration des services pour permettre à SOTELMA de rivaliser efficacement avec ses concurrents. Il a également évoqué les implications de ces résultats sur l’économie locale, notamment en termes d’emploi et d’investissement dans les infrastructures, tout en appelant à une réflexion sur les politiques publiques qui pourraient soutenir le secteur des télécommunications dans son ensemble. ».

Il est fascinant d’observer selon le professeur Madou Cissé que, dans « le paysage des télécommunications au Mali, les chiffres d’affaires des opérateurs télécoms pour l’année 2024 sont composés à une écrasante majorité de 90 % grâce aux ventes de services mobiles. Cette dynamique témoigne de l’importance croissante de la téléphonie mobile dans la vie quotidienne des Maliens, où la connectivité et l’accessibilité des services sont devenues essentielles. En revanche, l’Internet représente seulement 10 % des revenus, ce qui soulève des questions sur l’infrastructure et l’adoption de la technologie Internet dans le pays. À l’exception notable de Telecel, qui se distingue par un modèle économique légèrement différent, tirant 72 % de ses recettes de l’offre de services mobiles, et 28 % de l’Internet mobile, il est clair que chaque opérateur adopte des stratégies variées pour s’adapter aux besoins de leurs clients », explique l’enseignant du Supérieur..

Notons que le secteur malien des télécommunications continue de montrer une vitalité remarquable, avec un taux de croissance annuel moyen de près de 5 % réalisé au cours des six dernières années, de 2019 à 2024. Cette croissance soutenue indique non seulement une demande croissante pour les services de télécommunication, mais également une adaptation continue aux innovations technologiques et aux changements dans les comportements des consommateurs. Pour rappel, les opérateurs investissent dans l’amélioration de leurs infrastructures, l’élargissement de leur couverture réseau et l’introduction de nouvelles offres pour répondre aux attentes d’une population de plus en plus connectée. Ce dynamisme est un indicateur positif pour l’avenir des télécommunications au Mali, promettant de nouvelles opportunités et défis à relever dans un marché en constante évolution.

Daouda Bakary KONE

Le Mali face au dossier du Sahara : la fin d’une ambiguïté diplomatique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.


Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.


Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes


Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.


Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.


Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.
Un partenariat solide malgré les turbulences historiques.


Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.


Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une « exception malienne » dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.


Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.


L’époque des alignements automatiques est révolue


Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.


En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.


Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.

Rédaction