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En Tunisie, l’indice des prix à la consommation a connu une hausse notable de 1% en mars 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours du mois de mars 2026, l’indice des prix à la consommation en Tunisie a connu une hausse notable de 1% par rapport au mois précédent, février 2026, selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS). Cette augmentation, bien que modeste en apparence, reflète des tendances économiques plus larges qui touchent le quotidien des Tunisiens. 

« Cette augmentation est principalement due à la hausse des prix du groupe des produits alimentaires de 2% et des prix du groupe Habillement et chaussures de 1,5% », explique l’INS dans son rapport sur l’Indice des prix à la consommation. Cette dynamique des prix est particulièrement significative dans le contexte actuel, où les ménages doivent jongler avec des budgets de plus en plus serrés.

En examinant plus en détail les fluctuations mensuelles, on constate que les prix du groupe Alimentation ont augmenté de 2%, une tendance qui s’explique par la flambée des prix des légumes frais, qui ont grimpé de 5,8%. Cette hausse est particulièrement préoccupante pour les familles qui dépendent de ces produits pour leur alimentation quotidienne. De plus, les prix de la volaille ont également enregistré une augmentation de 4%, tandis que les fruits frais ont vu leurs prix s’élever de 2,9%.

 La viande d’agneau, souvent considérée comme un produit de choix, a augmenté de 2,5%, et le poisson frais a suivi avec une hausse de 2%. En revanche, une légère baisse a été observée dans le secteur des œufs, dont les prix ont diminué de 0,7%, apportant un peu de répit aux consommateurs.

Selon l’INS, les prix des produits d’habillement ont également connu une tendance à la hausse en mars, augmentant de 1,5% en raison des préparatifs pour l’Aïd al-Fitr, une période de festivités marquée par des achats accrus de vêtements et de chaussures. Plus précisément, les vêtements ont enregistré une augmentation de 1,7%, tandis que les chaussures ont vu leurs prix augmenter de 1,4%. 

Cette période de l’année est cruciale pour les commerçants, car elle représente une opportunité significative pour stimuler les ventes, mais elle met également une pression supplémentaire sur les consommateurs qui doivent faire face à des prix en hausse dans plusieurs catégories essentielles.En mars 2026, le paysage économique se caractérise par une stabilisation du taux d’inflation sous-jacente, qui s’établit à 4,6%, excluant les fluctuations des produits alimentaires et de l’énergie.

Cette situation indique une certaine résilience des prix dans un contexte économique mondial incertain. Parallèlement, les prix des produits libres, ceux qui ne sont pas soumis à un contrôle gouvernemental, enregistrent une augmentation significative de 6,1% sur une période d’un an, reflétant une demande soutenue et des coûts de production en hausse.


 En revanche, les produits encadrés, qui bénéficient d’une régulation des prix, connaissent une hausse plus modérée de 1,2%, suggérant que les mesures de contrôle mises en place par les autorités ont réussi à limiter l’impact de l’inflation sur ces biens essentiels. En ce qui concerne les produits alimentaires, la situation est particulièrement marquée : les produits alimentaires libres affichent une flambée de 7,7%, une augmentation qui pourrait être attribuée à des facteurs tels que des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement ou des conditions climatiques défavorables. 

À l’opposé, les produits alimentaires à prix encadrés, qui sont souvent considérés comme des biens de première nécessité, n’augmentent que de 0,2%, ce qui démontre l’efficacité des politiques de régulation pour protéger les consommateurs les plus vulnérables face à la montée des prix. Cette dynamique complexe des prix met en lumière les défis auxquels les consommateurs sont confrontés, tout en soulignant l’importance des politiques économiques pour maintenir un équilibre dans le marché.


Mariam KONE 

UEMOA: l’indice des services financiers enregistre un repli de 4,8% en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Les indicateurs économiques disponibles à la fin du mois de janvier 2026 révèlent un ralentissement notable du rythme de progression de l’activité économique en variation mensuelle au sein de la zone Uemoa, une région qui regroupe plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Selon les informations fournies par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’indice global du climat des affaires s’est établi à +0,8 point, dépassant ainsi sa moyenne de long terme fixée à 100, bien que cela représente une légère baisse de 0,1 point par rapport au mois précédent. 

Dans le secteur du commerce de détail, la Bceao a signalé une contraction significative du chiffre d’affaires de 7,3%, contrastant avec l’augmentation de 7,8% observée le mois précédent, ce qui soulève des préoccupations quant à la consommation des ménages et à la santé du secteur. De plus, l’indice des services marchands non financiers a également enregistré un recul de 8,4%, après une hausse impressionnante de 13,6% le mois précédent, indiquant une possible stagnation dans ce domaine crucial de l’économie. 

En ce qui concerne le secteur financier, l’indice des services financiers a subi un repli de 4,8% en janvier 2026, après une progression modeste de 4,5% le mois précédent, ce qui pourrait refléter une certaine prudence des investisseurs et des consommateurs face à des incertitudes économiques. 

Cependant, il est intéressant de noter que l’indice de la production industrielle a connu une amélioration, s’élevant de 8,1% en rythme mensuel, après une hausse plus modeste de 1,7%, ce qui pourrait signaler une reprise dans ce secteur vital pour l’économie. Dans le domaine des bâtiments et travaux publics (BTP), une enquête menée auprès des chefs d’entreprise pourrait fournir des éclaircissements supplémentaires sur les perspectives de croissance et les défis auxquels le secteur est confronté, notamment en matière d’investissement et de demande.

Ces indicateurs, pris ensemble, peignent un tableau complexe de l’économie de la zone Uemoa, où des signes de ralentissement coexistent avec des poches de croissance, soulignant la nécessité d’une vigilance continue et d’une adaptation stratégique face aux évolutions du marché.

Cette dynamique positive observée dans l’économie est principalement attribuée à l’accroissement significatif des activités de fabrication, qui a enregistré une hausse impressionnante de 3,8 points. Ce secteur, moteur essentiel de l’innovation et de la création d’emplois, bénéficie d’une demande croissante tant sur le marché national qu’international.


Parallèlement, la production et la distribution d’électricité et de gaz ont également connu une légère augmentation de 0,2 point, reflétant une transition vers des sources d’énergie plus durables et une amélioration des infrastructures énergétiques. Cette évolution est cruciale dans le contexte actuel de lutte contre le changement climatique et de recherche d’une indépendance énergétique. De plus, la production et la distribution d’eau, ainsi que les services d’assainissement et de traitement des déchets, ont également contribué à cette dynamique avec une hausse de 0,2 point. 


Notons que ces services sont essentiels non seulement pour la santé publique, mais aussi pour la préservation de l’environnement, car ils garantissent une gestion efficace des ressources et une réduction de la pollution. Ensemble, ces secteurs illustrent une croissance équilibrée et durable, soulignant l’importance d’une approche intégrée pour le développement économique et la protection de notre planète.


Daouda Bakary KONÉ 

Ouganda: le gouvernement envisage de lancer deux nouveaux satellites dans l’espace

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Ouganda, le président Yoweri Museveni a fait une annonce marquante qui pourrait transformer le paysage technologique du pays. Lors d’un discours captivant prononcé devant les députés de son parti à Kyankwanzi, il a révélé le lancement imminent de deux nouveaux satellites, une initiative qui s’inscrit dans la continuité des premières démarches spatiales du pays. 

« Nous allons lancer deux satellites : l’un en orbite basse, destiné à la sécurité et à la surveillance environnementale, notamment pour suivre la déforestation, et un autre à des fins de diffusion », a-t-il déclaré avec enthousiasme, soulignant l’importance de ces projets pour l’avenir de l’Ouganda.

Cette annonce s’inscrit dans une dynamique prometteuse, amorcée par le lancement de PearlAfricaSat-1 en 2022, qui a marqué le début de l’ère spatiale pour l’Ouganda. Ce premier satellite, développé en collaboration avec des partenaires internationaux, a ouvert la voie à une nouvelle ère d’innovation et de développement technologique. Les futurs satellites prévus devraient également s’appuyer sur des collaborations techniques, un modèle qui devient de plus en plus courant pour les pays africains qui cherchent à s’impliquer dans l’industrie spatiale en pleine expansion.

Concrètement, ces nouveaux satellites auront pour mission essentielle de collecter et d’analyser des données précieuses depuis l’espace. Ces informations pourront être exploitées dans plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture, où elles aideront à optimiser les rendements des cultures en fournissant des analyses précises des conditions climatiques et des sols. 

De plus, la surveillance environnementale permettra de lutter contre la déforestation et de protéger la biodiversité, des enjeux cruciaux pour un pays riche en ressources naturelles. En intégrant ces technologies avancées, l’Ouganda aspire à renforcer sa capacité à prendre des décisions éclairées et à promouvoir un développement durable, tout en s’affirmant comme un acteur émergent sur la scène spatiale mondiale.

Cette initiative illustre non seulement un développement local, mais également une tendance plus vaste qui se dessine sur l’ensemble du continent africain, où un nombre croissant d’États s’engagent résolument dans le secteur spatial pour soutenir leur transformation numérique. 

En effet, plus de 20 pays africains disposent désormais de programmes spatiaux actifs, témoignant d’une volonté collective d’explorer les cieux et d’exploiter les technologies avancées. Parmi ces nations, 18 ont réussi à lancer plus de 65 satellites en orbite, chacun d’eux représentant un pas significatif vers l’autonomie technologique et la capacité d’observation de la Terre. Des pays comme l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Algérie et le Maroc se distinguent particulièrement dans ce domaine dynamique, investissant dans des infrastructures modernes et des formations spécialisées pour développer des compétences locales. 

Aussi, ces efforts ne se limitent pas à la simple mise en orbite de satellites, mais engendrent également des retombées économiques et sociales, favorisant l’innovation, la recherche scientifique et l’amélioration des services publics, tels que la gestion des ressources naturelles et la réponse aux catastrophes. 

Notons que cette dynamique témoigne d’une ambition collective de l’Afrique à jouer un rôle de premier plan sur la scène mondiale, en utilisant l’espace comme un levier pour le développement durable et la prospérité économique.

DAOUDA Bakary KONÉ 

Maurice: les autorités adoptent une stratégie nationale pour l’intelligence artificielle

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Maurice a officiellement lancé, le jeudi 9 avril à Phoenix, sa stratégie nationale sur l’intelligence artificielle (IA), un moment marquant qui a attiré l’attention des acteurs économiques, des chercheurs et des décideurs politiques. 

Cette initiative, accompagnée des lignes directrices FAIR, établit un cadre éthique solide fondé sur des principes fondamentaux tels que l’équité, la responsabilité, l’inclusivité et l’intégrité. Portée par l’AI Unit, avec le soutien précieux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette démarche ambitieuse vise à structurer l’adoption de l’IA dans le pays et à en faire un puissant levier de transformation économique et sociale.

Le document stratégique, baptisé « AI for Mauritius » (AIM), définit les principaux axes de cette transformation, soulignant l’importance d’une approche intégrée et collaborative. Il repose notamment sur le développement des infrastructures numériques, qui sont essentielles pour soutenir les innovations technologiques, ainsi que sur le renforcement des compétences des travailleurs, afin de préparer la main-d’œuvre aux défis de demain. La promotion de l’innovation est également au cœur de cette stratégie, encourageant les start-ups et les entreprises à explorer de nouvelles solutions basées sur l’IA. 

De plus, la mise en place d’une gouvernance adaptée est cruciale pour assurer que l’IA soit utilisée de manière éthique et responsable. Cela inclut la création de régulations qui protègent les droits des citoyens tout en favorisant un environnement propice à l’innovation.

 L’encouragement de l’adoption sectorielle de l’IA est également un objectif clé, visant à intégrer ces technologies dans divers domaines tels que la santé, l’éducation, l’agriculture et les services publics. L’objectif ultime est de créer un cadre cohérent permettant aux acteurs publics et privés de développer et déployer des solutions à grande échelle, tout en garantissant un usage responsable et sécurisé de l’intelligence artificielle, afin de maximiser les bénéfices pour la société mauricienne dans son ensemble.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre ambitieux du « Digital Transformation Blueprint 2025–2029 », une feuille de route gouvernementale méticuleusement élaborée pour non seulement accélérer la croissance économique, mais aussi moderniser les services publics et améliorer le bien‑être des citoyens de manière significative. Ce plan stratégique repose sur des bases déjà solides et bien établies. En effet, selon le Government AI Readiness Index publié par Oxford Insights, Maurice a su se démarquer en 2024 en occupant la première place en Afrique subsaharienne avec un score impressionnant de 53,94/100. 

Ce résultat témoigne non seulement de la qualité de sa gouvernance numérique, mais également de l’efficacité de ses infrastructures de données, qui sont essentielles pour soutenir l’innovation et la transformation numérique.

Au-delà des orientations stratégiques clairement définies, l’enjeu majeur pour Maurice réside désormais dans la transition cruciale de la planification à l’exécution concrète de ces initiatives. La réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité du pays à développer des compétences locales robustes, à mobiliser les investissements nécessaires pour soutenir ces transformations, et à garantir une adoption inclusive des technologies par l’ensemble de la population.

 Pour les autorités, il ne s’agit pas simplement d’adopter l’intelligence artificielle, mais de l’intégrer de manière durable comme un véritable moteur de croissance économique et sociale. Cela nécessite un équilibre délicat entre l’innovation technologique et les besoins des citoyens, veillant à ce que les bénéfices de cette transformation soient partagés équitablement et contribuent à un avenir prospère pour tous.

Korotoumou Sylla 

Au Burundi, les autorités envisagent de créer un système d’information interopérable dans le domaine de la santé

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burundi, les autorités s’engagent résolument dans la mise en place d’un système d’information sanitaire (SIS) interopérable, un projet ambitieux qui vise à transformer le paysage numérique de la santé dans le pays. 

Un atelier technique national, qui s’est tenu du mardi 7 au vendredi 10 avril, a rassemblé les principaux acteurs du numérique en santé, y compris des experts en informatique, des professionnels de la santé et des représentants gouvernementaux. 

L’objectif principal de cet atelier était de discuter et de concevoir des stratégies pour rendre interopérables les différentes plateformes de gestion des données sanitaires qui existent actuellement au Burundi. Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida a souligné que le paysage numérique de la santé au Burundi est actuellement fragmenté et désorganisé. 

Des outils tels que DHIS2, SIDAInfo et OpenClinic coexistent, mais ils ne communiquent pas efficacement entre eux. Cette situation engendre non seulement des duplications de données, mais aussi des incohérences qui compliquent la prise de décision et augmentent la charge de travail pour les agents de santé, qui doivent naviguer à travers plusieurs systèmes sans avoir accès à une vue d’ensemble cohérente des informations sanitaires. Les discussions lors de l’atelier ont porté sur plusieurs points cruciaux, notamment la cartographie des outils existants, ce qui permettra d’avoir une vision claire des ressources disponibles. 

L’identification des flux d’échange de données prioritaires a également été un sujet central, afin de déterminer quelles informations doivent être partagées en priorité pour améliorer la qualité des soins. De plus, les participants ont travaillé sur la définition de standards techniques communs, en se basant notamment sur la norme internationale HL7 FHIR, qui est reconnue pour sa capacité à faciliter l’échange d’informations entre différents systèmes de santé.

Des solutions de médiation ont également été explorées, visant à faciliter l’interconnexion des systèmes et à garantir que les données puissent circuler de manière fluide et sécurisée entre les différentes plateformes. Cette initiative représente un pas significatif vers l’amélioration de la gestion des données sanitaires au Burundi, avec l’espoir qu’elle contribuera à renforcer l’efficacité des services de santé, à améliorer la qualité des soins offerts aux patients et à optimiser les ressources disponibles dans le secteur de la santé. 

Les autorités burundaises sont déterminées à faire de cette interopérabilité une réalité, consciente que cela pourrait transformer positivement la santé publique dans le pays.

À terme, l’interopérabilité visée devrait non seulement améliorer la qualité des données, mais aussi transformer la manière dont les professionnels de santé accèdent et utilisent ces informations cruciales. En facilitant un échange fluide et efficace entre différents systèmes de santé, on s’attend à ce que les décisions cliniques soient plus éclairées et basées sur des données complètes et précises, ce qui pourrait potentiellement sauver des vies et optimiser les traitements. 

De plus, cette interconnexion pourrait alléger considérablement la charge administrative qui pèse sur les professionnels de santé, leur permettant de se concentrer davantage sur les soins aux patients plutôt que sur des tâches administratives fastidieuses. Cependant, il est important de noter que, malgré ces promesses, ni le calendrier ni le budget du projet n’ont été rendus publics, laissant ainsi planer une certaine incertitude quant à la mise en œuvre de ces améliorations tant attendues. 

Notons que cette opacité soulève des questions sur la transparence du processus et sur la manière dont les ressources seront allouées pour atteindre ces objectifs ambitieux.

Mariam KONE 

Au Ghana, l’État lance un programme national pour former un million de jeunes au numérique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, les autorités ont  lancé le déploiement à l’échelle nationale du « One Million Coders Programme (OMCP) », une initiative ambitieuse visant à doter les jeunes de compétences numériques essentielles pour naviguer dans le monde moderne. Cette Cohorte intervient juste après la première phase.

Ce programme novateur a pour objectif de faciliter l’accès des jeunes à des opportunités d’emploi dans l’économie numérique mondiale, un secteur en pleine expansion qui offre des perspectives prometteuses pour l’avenir.

Le lancement de ce programme a été célébré le vendredi 10 avril, lors d’une cérémonie marquante où le ministère de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation a procédé à la distribution d’ordinateurs portables à plusieurs institutions et centres partenaires. Parmi ces partenaires figurent des entités clés comme le Ghana Investment Fund for Electronic Communications (GIFEC), Ghana Digital Centres Limited et le Ghana‑India Kofi Annan Centre of Excellence in ICT, qui jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre de cette initiative.

Dans le cadre de la phase 1, le programme sera déployé dans 130 centres de formation soigneusement sélectionnés, répartis dans les 16 régions du pays. Chaque centre sera équipé de 50 ordinateurs portables, tous configurés spécifiquement pour l’apprentissage du codage, permettant ainsi aux jeunes d’acquérir des compétences pratiques et théoriques. Douze universités, dont l’Université du Ghana et la Kwame Nkrumah University of Science and Technology, participeront également à cette initiative, renforçant ainsi le lien entre l’éducation supérieure et les besoins du marché numérique.

Ce programme représente non seulement une avancée significative pour l’éducation numérique au Ghana, mais également un pas vers l’autonomisation des jeunes, leur offrant les outils nécessaires pour réussir dans un monde de plus en plus technologique.

Selon le ministère, le programme devrait contribuer de manière significative à l’agenda de transformation numérique du Ghana en formant une main‑d’œuvre qualifiée, capable de s’adapter aux exigences d’un marché du travail en constante évolution. En effet, cette initiative vise à doter les jeunes ghanéens des compétences nécessaires pour saisir les opportunités émergentes dans des domaines tels que l’intelligence artificielle (IA), le développement de logiciels et les emplois numériques à distance, qui sont en plein essor à l’échelle mondiale. Le ministre a souligné l’importance de cette formation en déclarant : « Pour nous, cela ne se limite pas à la simple formation des personnes.

Après avoir formé les diplômés, encore faut‑il savoir où ils trouvent un emploi. Il s’agit donc de toute une chaîne de valeur. C’est pourquoi nous devons recueillir toutes les données nécessaires afin de suivre les progrès de nos citoyens et de rendre compte de manière appropriée au peuple ghanéen ainsi qu’à nos partenaires corporatifs des investissements qu’ils réalisent. » Sam George Nartey, ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, a exprimé son engagement à garantir que cette initiative ne soit pas seulement une promesse, mais un véritable tremplin pour les jeunes, leur offrant des perspectives d’avenir et des carrières enrichissantes. Cette initiative intervient dans un contexte où l’emploi des jeunes constitue une préoccupation majeure, exacerbée par les défis économiques et la nécessité d’adapter les compétences aux exigences du marché. 

Notons qu’en intégrant des programmes de formation ciblés et en collaborant avec des entreprises locales et internationales, le gouvernement ghanéen espère non seulement réduire le taux de chômage parmi les jeunes, mais aussi stimuler l’innovation et la croissance économique dans le pays.

Daouda Bakary KONÉ 

Crise au Moyen-Orient : les fonds spéculatifs anticipent une augmentation des prix du blé

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Les prix du blé entreront-ils dans une spirale de hausse dans les prochaines semaines ? C’est en tout cas ce qu’espèrent plusieurs fonds spéculatifs opérant sur la Bourse de Chicago, connue sous le nom de Chicago Board of Trade (CBoT). 

Ainsi, l’anticipation d’une telle hausse des prix est alimentée par des mouvements significatifs sur le marché, qui attirent l’attention des investisseurs et des analystes. D’après les données récentes fournies par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) pour la semaine close le 31 mars, les positions longues sur les contrats à terme de blé, qui représentent 125 tonnes l’unité, ont connu une augmentation spectaculaire, atteignant 117 375 lots, un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis six ans. En parallèle, les positions courtes, qui reflètent une anticipation de baisse des prix, ont diminué pour s’établir à 108 734 lots, indiquant un changement de sentiment sur le marché.

Le fait de prendre une position longue revient à acheter un actif en prévoyant une remontée des prix, ce qui souligne l’appétit renouvelé des spéculateurs pour le blé. Ce phénomène suggère qu’ils parient désormais sur une hausse des cours dans les mois à venir, renforçant ainsi l’idée que les prix pourraient effectivement s’envoler. Selon les analyses de Bloomberg, cette perspective optimiste s’explique en partie par des conditions météorologiques défavorables qui pèsent sur les récoltes. En effet, une sécheresse persistante dans les plaines américaines, une des principales régions productrices de blé, pourrait gravement affecter la production, entraînant une pression supplémentaire sur les prix. Les agriculteurs et les experts du secteur surveillent de près ces développements, car ils pourraient avoir des répercussions significatives sur l’approvisionnement et les prix du blé à l’échelle mondiale.

Les cours du blé ont grimpé jusqu’à 6,1 $ le boisseau (25 kg) fin mars, frôlant ainsi leur plus haut niveau depuis octobre 2024, d’après les données de Trading Economics. Cette hausse spectaculaire des prix s’inscrit dans un contexte économique tendu, où les fluctuations des marchés agricoles sont scrutées de près par les investisseurs et les agriculteurs. Sur un autre plan, les fonds spéculatifs misent sur les effets de la crise des engrais liés à la guerre en Iran, un conflit qui a déjà des répercussions significatives sur l’approvisionnement mondial en fertilisants.

Le conflit, qui entre dans sa 6ème semaine, a déjà eu des effets sur le marché des engrais comme l’urée, conduisant à un mouvement global de sécurisation des approvisionnements de fertilisants pour les cultures. Les agriculteurs, inquiets des pénuries potentielles, cherchent à constituer des stocks pour garantir la santé de leurs récoltes, ce qui accentue encore la pression sur les prix. Du côté des observateurs, on reste encore mesurés face au pari à la hausse des prix. Et pour cause, côté fondamentaux, le marché du blé reste solide. Selon un communiqué de la FAO publié le 3 avril dernier, l’essentiel des ensemencements de blé pour 2026 a déjà été réalisé, ce qui laisse entrevoir une certaine stabilité à long terme.

L’organisation prévoit une récolte mondiale d’environ 820 millions de tonnes en 2026, soit une baisse de 1,7 % sur un an, sous l’effet conjugué de prix moins attractifs et de conditions météorologiques défavorables dans l’Union européenne. Cette prévision, bien que légèrement pessimiste, souligne l’importance de surveiller les tendances climatiques et économiques qui pourraient influencer les rendements. 

Notons que les agriculteurs et les décideurs doivent naviguer dans un paysage complexe, où chaque décision peut avoir des conséquences significatives sur la sécurité alimentaire mondiale et les marchés agricoles.

Zangouna KONÉ 

Le Libéria discute de coopération avec l’État de Jigawa au Nigeria concernant le riz

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Libéria, le gouvernement, conscient des défis auxquels il fait face en matière de sécurité alimentaire et de développement agricole, souhaite s’inspirer des avancées remarquables réalisées par l’État de Jigawa au Nigeria, qui a su établir une production rizicole à grande échelle tout en développant efficacement la chaîne de valeur de cette céréale essentielle. 

C’est dans cette optique prometteuse qu’Alexander Nuetah, le ministre de l’Agriculture, a eu l’honneur d’accueillir le 8 avril dernier à Monrovia, Umar Namadi, le gouverneur de l’État de Jigawa. Cette rencontre bilatérale a été marquée par des échanges fructueux visant à renforcer la coopération agricole entre les deux parties, avec l’ambition de tirer parti des expériences et des succès de Jigawa.

Les discussions, riches et variées, ont principalement porté sur des thèmes cruciaux tels que le renforcement de la sécurité alimentaire, un enjeu majeur pour le Libéria, ainsi que la promotion des investissements du secteur privé, qui sont indispensables pour dynamiser l’économie locale. Les responsables ont également souligné l’importance du partage d’expertise technique, un élément clé pour permettre aux agriculteurs libériens de bénéficier de connaissances et de compétences éprouvées. En outre, la mise en place éventuelle de coentreprises dans la transformation et la distribution du riz a été abordée, soulignant l’intérêt des deux parties à collaborer de manière concrète pour maximiser les ressources disponibles.

« Le Libéria cherche à améliorer sa productivité en adoptant les meilleures pratiques de Jigawa, en particulier dans les domaines de la mécanisation, des systèmes d’irrigation et des programmes structurés d’appui aux agriculteurs », a déclaré le ministre Nuetah, mettant en avant une vision ambitieuse pour l’avenir de l’agriculture libérienne. En intégrant ces innovations et en s’appuyant sur l’expertise de Jigawa, le Libéria espère non seulement accroître sa production de riz, mais également renforcer la résilience de son secteur agricole face aux défis climatiques et économiques. Ce partenariat pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, tout en favorisant un développement durable et inclusif pour l’ensemble de la nation.

Au Nigeria, l’État de Jigawa se distingue par sa contribution significative à la production de riz, représentant environ 3 % des surfaces cultivées dans le pays. Ce territoire, situé dans le nord du Nigeria, a démontré une remarquable stabilité au cours des dernières années, ce qui témoigne de l’engagement des agriculteurs locaux et des initiatives mises en place pour améliorer les rendements. Selon les données compilées par le Service national de vulgarisation agricole et de liaison pour la recherche (NAERLS), la production de riz paddy dans cet État a connu une croissance notable de 7,56 % sur une période de cinq ans, passant de 203 000 tonnes en 2020 à 218 000 tonnes en 2024. 

Notons que ce progrès est accompagné d’un rendement moyen évalué à près de 1,67 tonne par hectare, ce qui souligne l’efficacité des pratiques agricoles adoptées par les cultivateurs de la région.

En comparaison, la production de riz au Libéria a atteint une moyenne de 287 400 tonnes durant la même période, selon les données fournies par la FAO. Cependant, il est important de noter que le rendement moyen au Libéria est inférieur, se chiffrant à seulement 1,1 tonne par hectare. Ce contraste met en lumière les défis auxquels le Libéria est confronté dans son secteur rizicole, surtout dans un contexte où Monrovia s’efforce de développer davantage cette industrie afin de réduire sa dépendance croissante aux importations.

En effet, les statistiques de la FAO révèlent que les importations de riz au Libéria ont plus que doublé, passant de 285 756 tonnes en 2019 à un impressionnant 658 192 tonnes en 2023. Cette augmentation alarmante des importations souligne l’urgence pour le Libéria de renforcer sa production nationale de riz et d’adopter des stratégies efficaces pour garantir la sécurité alimentaire de sa population.

Korotoumou Sylla

Au Maroc, l’Etat bénéficie d’un programme américain de développement agricole de 226 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Maroc se distingue en tant que l’un des sept pays prioritaires sélectionnés pour bénéficier du programme américain « Food for Progress » dans le cadre de l’exercice fiscal de 2026. 

Cette initiative ambitieuse, soutenue par un budget impressionnant de plus de 226 millions de dollars, est orchestrée par le Département américain de l’Agriculture (USDA) à travers son service de développement des marchés agricoles (FAS). Ce programme vise à renforcer les capacités agricoles et à promouvoir la sécurité alimentaire dans les pays en développement, en mettant l’accent sur des pratiques durables et des partenariats stratégiques.

D’après les informations divulguées sur le site officiel de l’USDA, les autres nations qui bénéficieront de cette aide précieuse incluent le Bangladesh, la Bolivie, l’Équateur, les Philippines, le Sri Lanka et la Thaïlande. Chacune de ces régions a ses propres défis agricoles, et le programme vise à répondre à ces besoins spécifiques tout en favorisant des échanges commerciaux bénéfiques.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Concrètement, le dispositif repose sur un mécanisme d’achat de produits agricoles américains directement auprès des producteurs locaux aux États-Unis. Ces produits, une fois acquis, sont ensuite acheminés et vendus sur les marchés des pays bénéficiaires. Les recettes générées par ces ventes ne sont pas simplement redistribuées ; elles sont réinvesties de manière stratégique dans des projets de développement agricole, visant à renforcer les chaînes de valeur locales et à améliorer les infrastructures nécessaires au développement économique. 

Notons que cela crée non seulement des opportunités de commerce pour les États-Unis, mais contribue également à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie dans les pays partenaires, favorisant ainsi un cercle vertueux de croissance et de prospérité partagée.

Moussa KONÉ 

Au Nigeria, les autorités intensifient leurs efforts pour combattre la péripneumonie contagieuse bovine

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le Ministère du Développement de l’Élevage a inauguré le 9 avril dernier un groupe de travail technique, une initiative cruciale qui vise à définir des mesures concrètes et efficaces dans la lutte contre la péripneumonie contagieuse bovine (CBPP), une maladie qui menace gravement le cheptel national.

Cette maladie bactérienne contagieuse, redoutée par les éleveurs, se manifeste par une série de symptômes alarmants, notamment une perte d’appétit marquée, de la fièvre intense, une augmentation de la fréquence respiratoire, une toux persistante, ainsi qu’un écoulement nasal. Les animaux atteints souffrent également d’une respiration difficile et douloureuse, ce qui peut entraîner une détérioration rapide de leur état de santé.

D’après l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), cette maladie, dont les signes cliniques ne sont pas toujours évidents, est particulièrement insidieuse, car elle peut être associée à un taux de mortalité alarmant pouvant atteindre 50 %. 

Selon un communiqué publié sur le site officiel du ministère, la nouvelle task force mise en place servira de guide stratégique pour l’élaboration d’un cadre national de contrôle, cohérent et applicable, qui vise à renforcer le système de surveillance existant. Ce cadre a pour objectif d’améliorer l’efficacité des programmes de vaccination contre la CBPP, en s’assurant que les éleveurs disposent des outils et des connaissances nécessaires pour protéger leur bétail. Cette initiative intervient à un moment critique, alors que le pays fait face à des défis croissants liés à la santé animale, exacerbés par des conditions climatiques changeantes et des pratiques d’élevage parfois inadéquates. En mobilisant des experts et en favorisant une approche collaborative, le ministère espère non seulement réduire l’incidence de cette maladie dévastatrice, mais aussi promouvoir un élevage durable et responsable à travers le pays, garantissant ainsi la sécurité alimentaire et le bien-être des communautés rurales.

Les données minutieusement compilées par la NAERLS révèlent une situation alarmante concernant la santé du bétail dans l’État de Taraba, où la maladie a touché un total de 3 500 bovins au cours de l’année 2024. Cette épidémie a entraîné la mort tragique de 700 animaux, tandis que 138 têtes ont dû être abattues dans le but urgent de limiter la propagation de cette maladie. Ces pertes considérables ont des répercussions directes sur la disponibilité des produits animaux, notamment le lait et la viande, à un moment où le gouvernement nigérian aspire à accroître la production de ces ressources vitales pour la population.

Cette situation devient d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère que le Nigeria est également confronté à d’autres maladies endémiques qui affectent gravement les bovins, telles que la fièvre aphteuse (FMD) et l’anthrax. Ces maladies pèsent lourdement sur les performances du bétail, aggravant ainsi les défis auxquels font face les éleveurs. De plus, il est important de noter que la majorité des bovins au Nigeria sont élevés dans un système pastoral, géré par des éleveurs nomades et semi-nomades. 

Ce mode d’élevage, bien qu’ancré dans la tradition, présente une productivité relativement faible par rapport aux pratiques de gestion intensive qui pourraient optimiser la santé et la production du bétail.

En 2024, la taille du cheptel bovin au Nigeria était estimée à environ 64,8 millions de têtes, selon les évaluations de la NAERLS. Cette vaste population de bovins représente non seulement une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles, mais également un élément crucial de la sécurité alimentaire du pays. 

Notons que face à ces défis sanitaires, il est impératif que des mesures efficaces soient mises en place pour protéger la santé du bétail, améliorer les conditions d’élevage et garantir un approvisionnement stable en produits animaux pour répondre aux besoins croissants de la population.

Abdoulaye KONÉ