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Au Cameroun, Peter Secker, DG de la Société Canyon Resources démissionne de son poste

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Canyon Resources a annoncé le lundi 13 avril, dans un communiqué empreint de sérieux et de réflexion, la démission de son directeur général, Peter Secker, marquant ainsi un tournant significatif pour l’entreprise. 

Dans le cadre de cette transition, la compagnie australienne a précisé qu’elle ouvrirait un processus rigoureux pour trouver un successeur capable de prendre les rênes de l’organisation. Peter Secker, qui a joué un rôle crucial dans le développement de la société, continuera à occuper son poste pendant les mois à venir, assurant ainsi une passation de pouvoir harmonieuse et efficace, tout en veillant à la mise en service du projet de bauxite Minim Martap, un projet ambitieux et stratégique pour la société, piloté au Cameroun.

Le départ de M. Secker, qui s’explique par des raisons personnelles, survient à un moment particulièrement critique, à quelques semaines seulement de la première production de bauxite sur le site, prévue pour le deuxième trimestre de 2026. Ce moment est d’une importance capitale pour Canyon Resources, car il représente l’aboutissement de plusieurs années de travail acharné et d’investissements significatifs. L’actuel directeur général continuera néanmoins à superviser le chantier de construction de la première mine de bauxite du Cameroun, un projet qu’il a contribué à faire avancer de manière significative depuis sa prise de fonctions en juillet 2025, démontrant ainsi son engagement envers le succès de l’entreprise et le développement économique de la région.

En fonction de la durée de la période de transition, le successeur de M. Secker devra non seulement mener le projet jusqu’à sa pleine production, mais aussi finaliser les discussions cruciales avec les parties intéressées pour l’achat de la bauxite, un élément essentiel pour garantir la viabilité économique du projet. 

Notons que ce nouveau leader devra faire preuve de compétences stratégiques et de leadership, tout en naviguant dans un environnement complexe et en s’assurant que toutes les parties prenantes soient alignées sur les objectifs à long terme de l’entreprise. La recherche d’un candidat idéal pour ce poste clé est donc primordiale, car il ou elle devra non seulement maintenir l’élan du projet, mais aussi inspirer confiance et motiver les équipes à atteindre des sommets inédits dans l’industrie de la bauxite.

Mariam KONE 

Hydrocarbures : ExxonMobil prévoit d’investir 24 milliards USD dans des projets pétroliers en mer au Nigeria

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FILE - This Wednesday, Sept. 21, 2016, file photo shows Exxon Mobil's Billings Refinery in Billings, Mont. President-elect Donald Trump this week tapped ExxonMobil CEO Rex Tillerson to serve as his secretary of state. If confirmed by the Senate, where opposition is emerging, the move could have broad consequences for U.S. environmental policy and affect the role the U.S. plays in multinational discussions about climate change. (AP Photo/Matthew Brown, File)

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, la multinationale américaine ExxonMobil, un acteur majeur dans le secteur de l’énergie, envisage d’investir jusqu’à 24 milliards de dollars dans des projets pétroliers en mer, un pays riche en ressources naturelles et en potentiel énergétique.

 Cette information cruciale a été révélée par Hunter Farris, le vice-président chargé de l’offshore profond, lors d’un briefing qui s’est tenu le jeudi 9 avril à Abuja, en présence des membres de la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), une instance clé dans la régulation des activités pétrolières du pays.

Dans le cadre de cette initiative ambitieuse, le groupe ExxonMobil étudie plusieurs projets prometteurs, mais se concentre particulièrement sur deux d’entre eux. Le premier, le champ Bosi, situé dans l’OML 133, pourrait mobiliser entre 15 et 16 milliards de dollars. Ce projet ambitieux prévoit l’installation d’une nouvelle unité flottante de production et de stockage (FPSO), qui jouera un rôle essentiel dans l’optimisation de l’extraction et du traitement des hydrocarbures en mer.

Le deuxième projet, Owowo, est également d’une importance stratégique. Ce dernier, qui se déploie sur les blocs OPL 223 et OML 139, pourrait abriter environ un milliard de barils de ressources en hydrocarbures. Les responsables d’ExxonMobil estiment que la réalisation de ce projet nécessiterait un investissement compris entre 7 et 8 milliards de dollars. La mise en œuvre de ces projets pourrait transformer le paysage énergétique du Nigeria, en augmentant significativement la production pétrolière du pays et en stimulant son économie.

Une décision finale d’investissement (FID) pourrait être attendue au début de l’année 2027, selon les propos tenus par Hunter Farris, ce qui laisse entrevoir un avenir prometteur pour les relations entre ExxonMobil et le Nigeria. Cette initiative pourrait également renforcer la position du Nigeria sur le marché mondial de l’énergie, tout en créant des emplois et en favorisant le développement des infrastructures locales.

Par ailleurs, ces dernières années, ExxonMobil a intensifié ses efforts pour accroître sa production pétrolière au Nigeria, un pays riche en ressources naturelles et en potentiel énergétique. En septembre 2023, l’agence Ecofin a rapporté que le groupe pétrolier américain envisageait une augmentation significative de sa production de brut dans le pays, en mettant particulièrement l’accent sur ses opérations en eaux profondes, où les gisements sont non seulement vastes mais aussi stratégiquement importants pour l’approvisionnement mondial en énergie.

Depuis la finalisation, en décembre 2024, de la cession de Mobil Producing Nigeria Unlimited, la totalité de la production d’ExxonMobil au Nigeria provient désormais des champs offshore, principalement des gisements pétroliers Erha et Usan. Ces champs, réputés pour leur richesse en hydrocarbures, sont au cœur de la stratégie d’ExxonMobil pour maximiser sa rentabilité et sa présence sur le marché nigérian, qui est l’un des plus prometteurs d’Afrique.

Dans ses résultats annuels publiés fin janvier 2026, ExxonMobil a révélé qu’elle produisait environ 142 000 barils de liquides par jour en Afrique. Toutefois, ce chiffre global ne précise pas la part exacte de la production nigériane, laissant planer un certain flou sur l’impact réel de ses opérations dans ce pays. Lors d’un briefing tenu devant la Commission nationale de régulation des ressources pétrolières (NUPRC), des responsables du groupe ont mentionné une production estimée à environ 100 000 barils par jour dans le pays, soulignant ainsi l’importance stratégique du Nigeria dans le portefeuille mondial d’ExxonMobil.

Dans un communiqué publié en mai 2025, la NUPRC a indiqué qu’un investissement accru dans le secteur pétrolier nigérian serait essentiel pour soutenir la croissance de la production et répondre à la demande croissante sur le marché international. Cette déclaration a suscité des attentes quant à la capacité d’ExxonMobil à renforcer sa position et à contribuer à l’économie nigériane, tout en naviguant dans un environnement complexe marqué par des défis réglementaires et des préoccupations environnementales. 

Notons que l’avenir de la production pétrolière au Nigeria semble donc prometteur, mais dépendra largement des décisions stratégiques prises par des acteurs majeurs comme ExxonMobil.

Zangouna KONÉ 

Au Kenya, les bus électriques de BasiGo  entrent sur le marché des crédits carbone

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La transition vers des transports urbains plus propres franchit une nouvelle étape en Afrique de l’Est, marquant un tournant significatif dans la lutte contre la pollution et le changement climatique. La startup innovante BasiGo a récemment annoncé, dans un communiqué publié sur LinkedIn le lundi 13 avril, qu’elle a obtenu la prestigieuse certification Gold Standard pour son ambitieux projet de bus électriques au Kenya. 

Cette réalisation fait de BasiGo la première initiative africaine à bénéficier d’une telle reconnaissance, soulignant ainsi l’importance croissante des solutions de mobilité durable sur le continent.

Cette certification Gold Standard, reconnue internationalement, permet de mesurer et de valider les réductions d’émissions générées par la flotte de l’entreprise spécialisée dans la mobilité électrique. En effet, grâce à cette validation rigoureuse, les efforts de BasiGo pour diminuer l’empreinte carbone de ses opérations sont non seulement confirmés, mais également valorisés sur le marché du carbone. Une première tranche de crédits carbone issus du projet devrait être cédée à Climate Impact Partners, une organisation engagée dans la lutte contre le changement climatique à travers des projets durables.

Selon les déclarations de BasiGo, ces crédits carbone certifiés, également appelés Verified Emission Reductions (VER), correspondent aux émissions évitées grâce au remplacement de bus fonctionnant à des combustibles fossiles par des véhicules électriques. Cela représente non seulement une avancée technologique, mais aussi un engagement fort envers un avenir plus vert et plus durable pour les villes africaines.

« Notre projet de bus électriques permet de réduire les émissions de manière transparente, traçable et vérifiable dès sa conception, grâce à un système télématique embarqué qui enregistre chaque kilomètre parcouru et chaque émission évitée », a déclaré un représentant de BasiGo. Ce système innovant assure que chaque aspect de l’opération est surveillé et optimisé, garantissant ainsi une efficacité maximale et une responsabilité environnementale. En intégrant des technologies avancées et en s’engageant à respecter des normes élevées, BasiGo pave la voie pour d’autres initiatives similaires à travers le continent, inspirant un mouvement vers des transports urbains plus durables et respectueux de l’environnement.

Les premiers crédits carbone africains éligibles au mécanisme CORSIA ont été certifiés en 2025 au Malawi, marquant une étape significative dans la lutte contre le changement climatique sur le continent. Cette certification a ouvert la voie à une nouvelle ère d’opportunités pour les projets de développement durable, permettant aux pays africains de participer activement aux marchés mondiaux du carbone. Cependant, la question cruciale qui se pose maintenant est de savoir si BasiGo, une entreprise innovante dans le secteur des transports, parviendra à transformer la valorisation de ses émissions évitées en un véritable levier de financement. En effet, BasiGo, qui se spécialise dans la fourniture de solutions de transport électrique, pourrait tirer parti de ces crédits pour attirer des investissements nécessaires à l’expansion de ses opérations. Si l’entreprise réussit à démontrer l’impact positif de ses initiatives sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, cela pourrait non seulement renforcer sa position sur le marché, mais également inspirer d’autres entreprises africaines à adopter des pratiques durables. 

Notons que la capacité de BasiGo à naviguer dans ce nouveau paysage financier sera déterminante pour son avenir et pour l’essor d’une économie verte en Afrique.

Korotoumou Sylla 

Maroc: la SFI annonce 111 millions USD visant la réalisation d’un projet de stockage de phosphogypse de l’OCP 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Maroc, la Société financière internationale (SFI) est sur le point d’approuver, le lundi 11 mai, un prêt substantiel pouvant atteindre 95 millions d’euros, soit environ 111 millions de dollars.

 Ce financement est destiné à l’Office chérifien des phosphates (OCP) pour la construction d’une installation de stockage de phosphogypse, qui aura une capacité impressionnante de 22 millions de tonnes. Cette installation sera intégrée au complexe industriel de Jorf Lasfar, un site stratégique pour l’industrie phosphatée du pays.

Le coût total du projet est estimé à 190 millions d’euros, ce qui témoigne de l’ampleur et de l’importance de cette initiative. Le prêt, qui sera structuré sous forme de dette d’entreprise, couvrira ainsi la moitié de l’enveloppe financière nécessaire à la réalisation de ce projet ambitieux. L’installation, qui se dressera majestueusement à une hauteur de 60 mètres, est conçue pour permettre au groupe OCP de gérer de manière durable les volumes croissants de phosphogypse générés par ses unités de production d’acide phosphorique. Ce sous-produit, souvent perçu comme un déchet industriel, représente un défi environnemental majeur, mais également une opportunité de valorisation.

Au-delà de l’aspect purement technique du stockage, cette opération comprend également un mandat de conseil stratégique. La SFI joue un rôle crucial en accompagnant l’OCP dans l’identification de filières de valorisation économique du phosphogypse. Ce matériau, dont le potentiel est de plus en plus reconnu, suscite un intérêt croissant dans divers secteurs, notamment la construction, l’agriculture et même l’industrie chimique. En transformant ce qui était autrefois considéré comme un simple déchet en une ressource précieuse, l’OCP et la SFI ouvrent la voie à des pratiques plus durables et innovantes, contribuant ainsi à la transition vers une économie circulaire au Maroc.

Ce financement s’inscrit dans une séquence d’engagements accélérés de la SFI, la Société Financière Internationale, auprès du groupe marocain, qui joue un rôle clé dans le développement économique du pays. Depuis le début de l’année 2023, l’institution a déployé plus de 300 millions d’euros en prêts spécifiquement dédiés à des projets innovants dans les domaines du solaire, de la désalinisation et des infrastructures hydrauliques du groupe. Ces investissements visent non seulement à soutenir la transition énergétique du Maroc, mais aussi à renforcer la résilience des infrastructures face aux défis environnementaux croissants.

Pour l’OCP, l’Office Chérifien des Phosphates, qui est détenu à 94,12 % par l’État marocain, l’enjeu dépasse largement la simple conformité environnementale. En effet, alors que sa capacité de production d’engrais doit passer de 12 à 20 millions de tonnes d’ici 2027, la gestion du phosphogypse, un sous-produit de la fabrication d’engrais, conditionne directement la montée en puissance industrielle du site de Jorf Lasfar. Ce site, qui est l’un des plus importants au monde pour la production de phosphates, doit non seulement augmenter sa production, mais également le faire de manière durable, en minimisant l’impact environnemental et en intégrant des pratiques de gestion des déchets plus efficaces. 

Notons que la SFI joue un rôle crucial dans l’accompagnement de cette transition, en apportant non seulement des ressources financières, mais aussi une expertise technique pour garantir que ces projets respectent les normes environnementales les plus strictes tout en répondant aux besoins croissants du marché mondial des engrais.

Moussa KONÉ 

À la fin de 2025, le secteur privé au Gabon capte près de 80 % des crédits bancaires

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, le secteur privé s’impose avec une force croissante comme le principal bénéficiaire des financements bancaires, une tendance mise en lumière par la note de conjoncture du quatrième trimestre 2025, récemment publiée par la Direction générale de l’Économie et de la politique fiscale. 

Cette dynamique témoigne d’une confiance renouvelée des institutions financières envers les entreprises privées, qui semblent jouer un rôle crucial dans la relance économique du pays. En effet, les crédits accordés au secteur privé ont connu une hausse significative de 10,5 % au cours du dernier trimestre de l’année, atteignant un impressionnant 78,4 % de l’ensemble des prêts octroyés par les banques commerciales.

Cette augmentation souligne non seulement l’importance du secteur privé dans l’économie gabonaise, mais aussi la volonté des banques de soutenir les initiatives entrepreneuriales, qu’il s’agisse de petites et moyennes entreprises ou de grandes sociétés. Cependant, le ministère de l’Économie ne fournit pas de précisions sur les montants exacts correspondant à ces proportions, laissant ainsi un flou sur l’ampleur des financements et sur les secteurs spécifiques qui en bénéficient le plus. Cette absence de données détaillées pourrait susciter des interrogations quant à la transparence des opérations bancaires et à l’impact réel de ces financements sur le développement économique du pays.

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Cette dynamique, qui porte la croissance annuelle de l’encours des crédits au secteur privé à un impressionnant 9,6 % sur l’ensemble de l’exercice 2025, est principalement tirée par trois secteurs clés qui jouent un rôle fondamental dans l’économie nationale : l’électricité et le gaz, les activités extractives, notamment le pétrole et les mines, ainsi que l’agriculture, qui continue de nourrir non seulement la population, mais aussi l’économie en général. Ces secteurs, en pleine expansion, bénéficient d’investissements croissants et d’une demande soutenue, ce qui contribue à cette dynamique positive.

Dans le même temps, il est important de noter que les financements accordés à l’État ont connu un recul significatif durant cette période. En effet, ils ont chuté de 35 % au quatrième trimestre 2025, un chiffre alarmant qui soulève des questions sur la capacité de l’État à financer ses projets et à soutenir les infrastructures nécessaires au développement. Les entreprises publiques, de leur côté, restent peu financées, représentant seulement 7,4 % du total des crédits, malgré une légère progression de leur encours, ce qui souligne un déséquilibre préoccupant dans la répartition des ressources financières.

Malgré l’augmentation globale des crédits et une légère progression du total bilan des banques, qui a enregistré une hausse de 2,2 %, certains indicateurs économiques suscitent des inquiétudes croissantes. Les dépôts de la clientèle, par exemple, reculent de 2,9 %, traduisant une pression accrue sur la liquidité des établissements financiers, ce qui pourrait avoir des répercussions sur leur capacité à accorder de nouveaux prêts et à soutenir l’économie.

Plus préoccupant encore, la qualité des portefeuilles de crédit se dégrade de manière significative. En effet, les créances en souffrance ont augmenté en 2025, bondissant de 21,4 %, un chiffre qui illustre les difficultés croissantes rencontrées par les emprunteurs et qui pourrait signaler une détérioration de la situation économique globale. Cette tendance soulève des préoccupations quant à la stabilité du système financier et à la nécessité d’une vigilance accrue pour éviter une crise de crédit qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’ensemble de l’économie.

Abdoulaye KONÉ 

Au Sénégal, l’exposition des banques du pays aux titres publics a augmenté de 123 %

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, l’exposition des banques sénégalaises aux titres publics a connu une augmentation significative, reflétant une mobilisation plus importante des ressources par le Trésor national en 2025.

Cette dynamique a été particulièrement marquée par un contexte économique où le gouvernement a intensifié ses efforts pour lever des fonds sur le marché des capitaux. L’encours des titres publics détenus par le système bancaire a ainsi atteint un montant impressionnant de 2225 milliards FCFA, soit environ 3,9 milliards de dollars, en comparaison avec les 998 milliards FCFA enregistrés en 2024. Cette hausse spectaculaire de 123 % en l’espace d’un an témoigne non seulement de la confiance croissante des institutions financières dans la stabilité économique du pays, mais aussi de l’efficacité des stratégies mises en place par le ministère des Finances pour attirer les investissements.

Selon un document intitulé « Sénégal : Développements économiques récents et Perspectives », publié ce mercredi 8 avril par le ministère sénégalais des Finances, cette évolution est le résultat d’une intensification du recours au marché des titres publics par l’État sénégalais. En effet, la structure des émissions de titres publics reste largement dominée par les obligations du Trésor, qui représentent 65,6 % du total des titres émis, tandis que les bons du Trésor ne constituent que 34,5 %. Cette répartition indique une orientation vers des maturités plus longues, permettant ainsi une gestion étalée du remboursement de la dette, ce qui est essentiel pour maintenir l’équilibre budgétaire et assurer la pérennité des finances publiques.

De plus, un ancrage régional du financement de la dette est en train de se dessiner, avec les banques sénégalaises jouant un rôle clé dans ce processus. En termes de souscriptions, elles ont assuré 55,5 % des placements, ce qui souligne leur engagement et leur confiance dans les titres émis par l’État. Cette implication des banques locales est cruciale pour le développement économique du Sénégal, car elle permet non seulement de renforcer le système financier national, mais aussi de soutenir les projets d’infrastructure et de développement social nécessaires à la croissance du pays. En somme, cette tendance à la hausse de l’exposition des banques aux titres publics est un indicateur positif de la santé économique du Sénégal et de la solidité de son secteur bancaire.

Au total, plus de 45 % des ressources mobilisées par le Trésor public sénégalais en 2025 proviennent d’investisseurs non-résidents, un chiffre qui illustre non seulement l’attrait croissant du Sénégal sur la scène financière internationale, mais aussi la confiance des investisseurs étrangers dans la stabilité économique du pays. Cette configuration indique que la capacité de financement du pays s’inscrit dans un cadre régional, soulignant l’importance de la coopération économique au sein de l’Afrique de l’Ouest. Elle repose sur la mobilisation de l’épargne à l’échelle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un bloc qui favorise l’intégration économique et la libre circulation des capitaux. De plus, l’élargissement de la base des investisseurs, au-delà du seul système bancaire national, témoigne d’une stratégie proactive visant à diversifier les sources de financement et à attirer des capitaux étrangers, ce qui est essentiel pour soutenir le développement durable du pays.

En ce qui concerne l’équilibre maintenu entre la dette publique et le crédit à l’économie, il est important de noter que malgré la progression de l’exposition des banques aux titres publics, aucun effet d’éviction n’a été observé en 2025, selon le ministère des Finances. Cela signifie que les banques, tout en investissant dans la dette publique, continuent de jouer leur rôle crucial dans le financement des entreprises et des projets économiques. La croissance des crédits à l’économie a atteint 8,4 %, contre 5,1 % en 2024, ce qui représente une dynamique positive et encourageante pour le secteur privé. Cette évolution indique que les banques ont maintenu leur capacité à financer les agents économiques tout en accompagnant les besoins de financement de l’État, créant ainsi un environnement propice à la croissance économique et à l’innovation. 

Notons que les efforts déployés pour équilibrer ces deux aspects sont essentiels pour garantir une stabilité financière à long terme, tout en répondant aux exigences de développement du pays.

Mariam KONE 

Désinformation au Mali : quand la propagande tente de masquer les revers terroristes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Une rumeur, des certitudes affichées, mais aucun fait vérifiable. L’affaire de la prétendue libération des terroristes au Mali révèle les ressorts d’une féroce guerre informationnelle contre le Mali. Alors que les opérations militaires s’intensifient sur le terrain, certains récits répondent davantage à une logique de déstabilisation qu’à une exigence de vérité.


Il aura suffi d’une rumeur savamment distillée pour alimenter, une fois encore, la mécanique bien huilée de la désinformation internationale. Selon certains médias, les autorités maliennes de la Transition auraient « relâché plus d’une centaine de détenus présumés djihadistes du JNIM en échange de la libre circulation des camions-citernes ».

Une affirmation grave, reprise sans nuance, sans preuve, et surtout sans la moindre rigueur journalistique. Bienvenu dans la guerre cognitive qui n’a d’autre but que d’affaiblir l’ennemi psychologiquement !


L’élimination de Boubacar Bah, alias « Balobo »,
En effet, derrière cette narration approximative se dessine une stratégie bien connue : fabriquer une réalité parallèle pour tenter de fragiliser un État engagé dans une lutte asymétrique contre le terrorisme.

La période est bien calculée : la veille du ramadan. Une période très sensible où les besoins des populations vont crescendo et où le transport routier devient beaucoup plus florissant. Du coup, cette fausse information a été présentée comme une évidence, censée expliquer une prétendue « asphyxie » de l’économie malienne par une crise du carburant.

Le récit est séduisant. Il est surtout faux — ou, à tout le moins, profondément douteux.
Revenons aux faits, têtus par nature. Au moment même où cette rumeur prenait de l’ampleur, les Forces armées maliennes intensifiaient leurs opérations sur le terrain, accentuant la pression sur les groupes armés terroristes. Acculés, ces derniers tentaient de se redéployer, notamment vers la région de Kayes.

C’est dans ce contexte qu’une opération coordonnée dans cette région — dénommée Wilikadjo — mobilisant l’armée de terre, l’armée de l’air et les forces spéciales, ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis de neutraliser Boubacar Bah, alias « Balobo », le 24 mars 2026. Il était une figure de proue de la nébuleuse terroriste de la 1re région.


Ce succès militaire n’est pas anodin. Il désorganise, fracture, déstabilise le groupe terroriste. Et comme souvent dans ce type de conflit, les défaites sur le terrain appellent des compensations dans l’espace informationnel. La guerre ne se mène plus seulement avec des armes ; elle se joue aussi dans les esprits. C’est la loi de la guerre informationnelle dans laquelle le monde est plongé depuis des années, et qui fait de l’information une arme de destruction massive.


Nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée


Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de voir surgir une telle « information » ? Les groupes terroristes, comme leurs relais — qu’ils soient idéologiques, médiatiques ou géopolitiques — excellent dans l’art de la manipulation narrative. Mais un détail devrait interpeler tout observateur averti : où sont les preuves ? Où sont les noms des prétendus détenus libérés ? Où sont les images, les revendications, les mises en scène triomphalistes dont ces groupes sont pourtant friands ? Rien que le vide et un silence assourdissant.


Le colonel-major Souleymane Dembélé directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans son point de presse du 30 avril 2026, a qualifié ces allégations de « pure manipulation » : « Je le dis sans aucune ambigüité : le Mali est actuellement confronté à un terrorisme médiatique, organisé et savamment orchestré. Certains médias tentent de faire croire à l’existence d’accords avec les terroristes. Ce sont de nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée et à semer le doute dans l’opinion ».


Quiconque observe ces organisations terroristes sait qu’elles capitalisent immédiatement sur la moindre victoire symbolique. Une libération de cette ampleur aurait été exploitée sans délai pour nourrir leur propagande. L’absence totale de communication en ce sens en dit long sur la fragilité de la thèse avancée.


Éviter de sacrifier la vérité sur l’autel des narratifs opportunistes


En réalité, cette séquence révèle moins une prétendue compromission des autorités maliennes qu’une tentative de déstabilisation par le récit. L’objectif est de semer le doute, entamer la confiance, affaiblir le moral des forces engagées et, au-delà, celui d’une nation confrontée à une guerre complexe. Mais hélas la guerre se joue désormais aussi dans l’esprit des hommes. La guerre cognitive n’a plus de limite. Mais les Maliens ne sont pas dupes et ils sont tous immunisés désormais contre cette nouvelle arme létale.


Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une guerre informationnelle où les perceptions comptent autant que les faits, et où certains acteurs n’hésitent pas à travestir la réalité pour servir des agendas qui dépassent largement les frontières du Mali.


Pendant ce temps, sur le terrain, les Forces armées maliennes poursuivent leur mission, notamment dans la sécurisation des convois de carburant, enjeu vital pour l’économie nationale. Des résultats concrets, mesurables, qui contrastent avec le flot d’approximations relayées ailleurs.


Face à cela, une exigence s’impose : celle de la lucidité. Car dans cette guerre des récits, céder à la désinformation, c’est déjà perdre une bataille. Le Mali n’a pas seulement besoin de soutien militaire ou économique. Il a aussi besoin que la vérité ne soit pas sacrifiée sur l’autel des narratifs opportunistes. Le peuple résilient du Mali l’a déjà compris.


Rédaction

En RDC, le trésor public obtient 1,25 millions USD sur le marché financier International sous forme d’eurobond

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La République démocratique du Congo, un pays riche en ressources naturelles et en potentiel économique, fait son entrée sur les marchés internationaux de capitaux avec une opération d’envergure qui marque un tournant dans son histoire financière

En levant la somme impressionnante de 1,25 milliard de dollars, soit environ 750 milliards de FCFA, à travers sa toute première émission d’eurobond, le pays franchit une étape cruciale dans sa stratégie de financement. Cette initiative ne se contente pas de renforcer la position financière de la République démocratique du Congo, mais elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités d’investissement et de développement.

L’opération a rencontré un vif succès auprès des investisseurs internationaux, témoignant de la confiance croissante envers l’économie congolaise. En effet, la demande a dépassé les 5,3 milliards de dollars (environ 3 180 milliards de FCFA), un montant qui représente plus de quatre fois le montant initialement recherché. Ce niveau de sursouscription est un indicateur fort d’un regain d’intérêt pour le profil économique du pays, surtout dans un contexte où les indicateurs macroéconomiques montrent une amélioration progressive. Les investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou privés, semblent désormais plus enclins à parier sur l’avenir prometteur de la République démocratique du Congo, qui regorge de ressources telles que le cuivre, le cobalt et d’autres minéraux stratégiques.

Dans le détail, l’émission a été structurée en deux tranches distinctes, chacune ayant ses propres caractéristiques financières. La première tranche, d’un montant de 600 millions de dollars (360 milliards de FCFA), est prévue sur une durée de 5 ans avec un taux d’intérêt de 8,75 %. La seconde tranche, quant à elle, s’élève à 650 millions de dollars (390 milliards de FCFA) sur 10 ans, offrant un taux de 9,00 %.

Ce montage financier astucieux a permis d’attirer une base diversifiée d’investisseurs, allant des fonds souverains aux grandes institutions financières, et démontre la capacité du pays à structurer des opérations complexes qui répondent aux attentes variées des marchés. En somme, cette opération d’eurobond représente non seulement un succès immédiat mais également un signal fort de la volonté de la République démocratique du Congo de s’intégrer pleinement dans l’économie mondiale.

Les fonds mobilisés dans le cadre de cette initiative ambitieuse seront orientés vers des projets structurants d’une importance capitale pour le développement économique et social du pays. Parmi ces projets, l’aéroport international de N’djili se distingue par son potentiel à devenir un hub aérien majeur en Afrique centrale, facilitant les échanges commerciaux et touristiques. La centrale hydroélectrique de Katende, quant à elle, promet de fournir une source d’énergie renouvelable essentielle, soutenant non seulement l’industrie locale mais aussi les ménages, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique. De plus, la modernisation de la route nationale n°4, qui traverse des régions stratégiques, est cruciale pour améliorer la connectivité et réduire les temps de transport, favorisant ainsi le commerce et l’accès aux services pour les populations rurales. Ces investissements s’inscrivent parfaitement dans les priorités du Plan national stratégique de développement 2024-2028, qui vise à renforcer les infrastructures et à stimuler la croissance durable du pays.

Sur le plan technique, l’émission a été réalisée selon les standards internationaux les plus rigoureux, adoptant le format 144A/Reg S, ce qui témoigne de la volonté d’attirer des investisseurs étrangers tout en respectant les exigences de transparence et de sécurité. La cotation prévue à la London Stock Exchange est un gage de crédibilité et d’attractivité pour les investisseurs internationaux. Ce projet a mobilisé plusieurs institutions financières de premier plan, dont Rawbank, qui a joué un rôle clé en tant que Joint Global Coordinator, collaborant étroitement avec Citigroup pour orchestrer cette opération complexe. En tant que Joint Bookrunner, Citigroup et Standard Chartered Bank ont également apporté leur expertise et leur réseau mondial pour garantir le succès de cette émission.

Cette opération intervient dans un contexte macroéconomique jugé favorable, avec une inflation maîtrisée autour de 2,3 %, ce qui est un indicateur positif pour la stabilité économique. 

Notons que la croissance attendue de 5,8 % témoigne d’une dynamique économique robuste, soutenue par des réformes structurelles et un environnement d’affaires en amélioration. De plus, un niveau d’endettement limité à environ 18 % du PIB renforce la perception du risque par les investisseurs, leur offrant une confiance accrue dans la viabilité des projets financés.

Pour rappel, ces fondamentaux économiques solides contribuent à renforcer la perception du risque et à attirer davantage d’investissements, créant ainsi un cercle vertueux pour le développement du pays.

Moussa KONÉ 

Au Ghana, la BIDC se penche sur l’adoption d’un Plan Stratégique 2026–2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, le Ministre du Plan et du Développement ainsi que le Gouverneur de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) pour la Côte d’Ivoire, Dr Souleymane Diarrassouba, a  participé à la 24ᵉ Assemblée Générale Ordinaire du Conseil des Gouverneurs de cette institution régionale, qui s’est tenue le mercredi 8 avril 2026. 

Cet événement marquant a rassemblé des représentants de divers États membres, chacun apportant sa perspective unique sur les défis et les opportunités qui se présentent à la région.

 Lors de cette assemblée, les Gouverneurs ont minutieusement examiné le bilan de l’exercice 2025, une année qui a été riche en enseignements et en réalisations, avant de se pencher sur l’adoption du Plan Stratégique 2026–2030. 

Ce plan ambitieux, qui trace les grandes orientations de la Banque pour les cinq prochaines années, vise à mobiliser un impressionnant montant de 2,7 milliards USD. Ces fonds seront principalement alloués au financement du secteur privé, avec une attention particulière portée sur des domaines cruciaux tels que l’énergie, l’agro-industrie et les infrastructures.

 En adoptant ce plan, la BIDC réaffirme son rôle central dans la mobilisation des ressources financières en Afrique de l’Ouest, jouant un rôle clé dans l’accompagnement des projets structurants des États membres tout en renforçant l’intégration économique régionale. 

Notons que la participation active du Gouverneur ivoirien, Dr Diarrassouba, illustre non seulement l’engagement de la Côte d’Ivoire envers le développement régional, mais également la volonté d’œuvrer ensemble pour surmonter les défis communs et saisir les opportunités qui se présentent à la région.

Daouda Bakary KONÉ

CEMAC: les prévisions économiques de la BEAC projetées en baisse de 9% 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La première session ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) s’est tenue le 2 avril 2026, dans un contexte économique mondial en constante évolution.

 Lors de cette réunion cruciale, les membres du CPM ont minutieusement analysé les prévisions économiques qui indiquent une baisse significative de la croissance, projetée à seulement 2,9% pour l’année 2026. 

Ce ralentissement soulève des préoccupations quant à la stabilité économique de la région. Parallèlement, le taux d’inflation est prévu à 2,3%, ce qui, bien que relativement modeste, pourrait avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et la consommation. De plus, le déficit budgétaire devrait se réduire à 2,2% du PIB, une amélioration qui pourrait offrir une certaine marge de manœuvre pour des investissements futurs. 

En ce qui concerne la politique monétaire, les taux directeurs de la Beac demeurent inchangés, avec un taux d’intérêt des Appels d’offres fixé à 4,75%, une décision qui reflète une volonté de maintenir la stabilité financière dans un environnement incertain.

 À l’échelle mondiale, les prévisions annoncent une croissance de 3,3% en 2026, mais des incertitudes persistent, notamment en raison des tensions géopolitiques croissantes et du conflit au Moyen-Orient, qui pourraient influencer les marchés et les flux d’investissement.

Notons que cette réunion du CPM a donc été marquée par une réflexion approfondie sur les défis à venir et les stratégies nécessaires pour naviguer dans cette conjoncture complexe.

Korotoumou Sylla