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Infrastructures : 5 grands chantiers qui illustrent le décollage de l’Afrique

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(Ecofin Hebdo) – Transport, énergie, immobilier… A coup de milliards de dollars, les pays africains ont entrepris depuis quelques années de combler leurs retards dans le secteur des infrastructures. Aujourd’hui, le secteur longtemps considéré comme le principal frein au développement de l’Afrique, s’impose de plus en plus comme un nouveau levier de sa croissance. Et la multiplication des projets infrastructurels enregistrée à travers le continent ces dernières années, semble confirmer la tendance. Dans chaque région du continent, on assiste au lancement ou à la résurrection de mégaprojets. Visite de cinq chantiers emblématiques.

En Afrique centrale, le pont Kinshasa-Brazzaville renaît de ses cendres

Le 07 novembre 2018, le ministre de l’Aménagement de la République du Congo Jean-Jacques Bouya, annonçait la conclusion d’un accord de 550 millions $ entre son pays et la RDC. Ledit accord visait à réaliser l’un des plus vieux projets infrastructurels du continent africain en matière d’intégration : le pont Kinshasa-Brazzaville.

Prévu pour enjamber le fleuve Congo séparant les deux capitales les plus proches du monde, sur environ 1575 mètres, l’infrastructure dont le projet a été laissé à l’abandon pendant des années, a retrouvé un coup d’éclat sous l’initiative de la BAD. Cette dernière a d’ailleurs annoncé qu’elle financerait le projet à hauteur de 210 millions $ tout en indiquant que les travaux devraient démarrer en août 2020.

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Le fleuve Congo entre les deux capitales. 

La nouvelle infrastructure comportera une voie de chemin de fer unique, une route à deux voies, des trottoirs et un poste-frontière à chaque extrémité, et sera connecté à l’infrastructure routière existante sur chacune des rives du fleuve Congo. Une fois achevé, il facilitera le développement de zones économiques spéciales, de part et d’autre du nouveau pont, et stimulera les échanges humains et économiques entre les deux villes et les deux pays. Il devrait également permettre de réduire les risques et coûts liés aux seuls moyens de transport disponibles actuellement pour passer d’une capitale à l’autre (bateaux, avions). Grâce au projet, le trafic actuel entre les deux capitales, estimé à 750 000 personnes et à 340 000 tonnes de fret par an, devrait passer à plus de 3 millions de personnes et à 2 millions de tonnes de fret d’ici à 2025.

En Egypte, la pharaonique « Sissi City » sort de terre

En 2015, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi annonçait son intention de bâtir une nouvelle ville, présentée comme la future capitale du pays des pharaons. Annoncée pour un coût initial de 43 milliards d’euros, il vise à faciliter le désengorgement de l’actuelle capitale Le Caire, qui compte plus de 18 millions d’habitants.

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Un projet qui fait beaucoup parler…

En cours de construction en plein désert, à 45 km à l’est du Caire, la nouvelle capitale administrative égyptienne compte un grand nombre d’infrastructures. En mars 2018, 390 kilomètres d’autoroutes ont été construits. Sur plus de 700 km², la ville est prévue pour compter environ dix mille kilomètres de voies nouvelles. 663 infrastructures de santé devraient y être construites ainsi que sept cents écoles maternelles et garderies et un parc à thème. Outre de très nombreux logements, non seulement de haut de gamme mais aussi plus modestes afin d’accueillir tous les fonctionnaires du nouvel ensemble, le projet compte des hôtels de luxe, un nouvel aéroport et une tour de 345 mètres. La nouvelle mégalopole est prévue pour accueillir environ six millions et demi d’habitants, répartis sur vingt-et-un districts résidentiels, à une échéance de vingt ans environ.

La centrale d’Essakane, plus grande centrale hybride thermique-solaire du monde

En mars 2018, le Burkina Faso inaugurait un projet énergétique exceptionnel. A Essakane, la plus grande centrale hybride thermique-solaire du monde entrait en service. Composée de 130 000 panneaux solaires, reliés à la centrale existante au fioul lourd de 57 MW, le projet vise à alimenter en électricité la mine d’or d’Essakane, située dans le nord du pays.

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La plus grande centrale hybride thermique-solaire du monde, au Burkina Faso

Dans un contexte marqué par l’intensification de la lutte contre le changement climatique, la construction de cette centrale constitue un pas majeur franchi dans la promotion des énergies renouvelables. D’après le groupe Total, l’infrastructure permettra de réduire la consommation de carburant de la mine d’Essakane de quelque 6 millions de litres par an, ainsi que ses émissions annuelles de CO2 de près de 18 500 tonnes.

Une ligne électrique à 1,26 milliard $ entre le Kenya et l’Ethiopie

Prévu pour entrer dans sa phase opérationnelle avant la fin de cette année, la ligne électrique devant relier le Kenya à l’Ethiopie a été lancée en 2013 par la BAD qui la cofinance. S’étendant sur 1068 km, elle est composée de deux lignes de transport d’électricité sur une distance de quelque 437 km en Ethiopie et 631 km environ au Kenya, ainsi que des installations connexes, à Wolayta-Sodo (Ethiopie) et Suswa (Kenya).

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Une ligne transfrontalière de 2GW de capacité.

En plus d’assurer l’accès à l’énergie fiable et abordable à des centaines de milliers de ménages, elle permettra de renforcer les échanges transfrontaliers entre les deux pays. Elle offrira également aux pays disposant d’une capacité de production d’électricité excédentaire, comme c’est le cas de l’Ethiopie, une vraie opportunité de générer des revenus. A terme, la ligne devrait être capable de transporter 2000 MW d’électricité, contre un objectif initial de 400 MW.

Le corridor logistique de Nacala

En 2017, le Mozambique inaugurait le corridor logistique de Nacala. Pour un coût de plus de 4 milliards $, l’infrastructure vise à transporter du charbon depuis la province occidentale de Tete, jusqu’au Terminal portuaire de Nacala, sur environ 900 km de voie ferrée, en s’étendant au Malawi. Le port, qui entend concurrencer celui de Durban en Afrique du Sud et celui de Mombasa au Kenya, a été réalisé grâce à l’appui des groupes Vale et Mitsui qui en détiennent chacun 35% des parts.

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Un modèle de projet d’infrastructure transfrontalière.

« Ce projet contribue sans conteste à l’unification du continent et permet au Malawi, un pays enclavé, d’exporter ses ressources minières. Il doit servir d’exemple à d’autres projets d’infrastructures transfrontalières en Afrique » indiquait à cet effet Henri Epessé, conseiller de la direction chez Eneo.

Des investissements à la hausse

D’après les statistiques, l’Afrique souffre d’un déficit infrastructurel estimé entre 130 et 170 milliards $. Cependant le récent essor des projets infrastructurels semble indiquer que le continent avance progressivement vers la réduction de ce déficit.

D’après le cabinet Deloitte, les investissements concernant les projets de grande envergure (valant plus de 50 millions $) ont particulièrement enregistré une croissance constante. En 2017, ils ont crû de 5,9% par rapport à 2016. En 2018, cette croissance était de 59,1% passant de 303 projets répertoriés en 2017 à 482 projets. En termes de valeur nominale, les projets infrastructurels de l’année 2018 ont été estimés à environ 471 milliards $, ce qui représente une croissance de 53,4% par rapport aux 307 milliards $ de l’année précédente.

De plus, la répartition de ces projets selon les différents sous-secteurs, indique que les Africains investissent plus dans le domaine des transports. En 2018, 38,6% des projets infrastructurels à grande échelle concernaient le secteur des transports. La même année, l’immobilier occupait le deuxième rang du classement avec 110 projets, devant l’énergie avec 66 projets.

Cependant, si les Etats multiplient les projets dans le domaine des transports, c’est bien l’immobilier qui a la plus grande valeur nominale en terme d’investissements. En effet, les projets à grande échelle de ce secteur ont atteint une valeur estimée 123,3 milliards $ en 2018, soit 26,2% de la valeur totale des projets répertoriés. Cette part lui permettait de devancer le secteur des énergies qui totalisait 114,6 milliards $ (24,4% de la valeur totale), tandis que le secteur des transports se classait troisième avec 107 milliards $ (22,7% de la valeur totale).

Grâce aux performances des poids lourds de son économie (Kenya, Ethiopie, Tanzanie), l’Afrique de l’Est s’est érigée en figure de proue des investissements infrastructurels. D’après le rapport Africa Construction Trends 2018, la région a enregistré 139 des 482 projets à grande échelle répertoriés sur le continent l’année dernière, contre seulement 51 en 2014.

Des projets majoritairement financés par les Etats

Si les pays africains continuent à dépendre de l’aide au développement, la tendance semble de plus en plus s’inverser dans le secteur du financement des infrastructures. D’après le cabinet Deloitte, les pays africains sont les premiers bailleurs de fond de leurs projets infrastructurels, contrairement à l’opinion générale. L’entreprise indique qu’en 2018, 24,5% des projets répertoriés (118) sont financés par les gouvernements africains, devant la Chine avec 18,9% des projets (91).

Cependant, certaines disparités subsistent selon les régions. En Afrique de l’Est par exemple, 25,9% des grands projets d’infrastructure sont financés par la Chine, loin devant les Etats de la région qui n’en financent que 12,9%. Cette situation est essentiellement due à l’importance stratégique de la région pour le projet chinois de la nouvelle route de la soie. De plus, 54,7% des projets infrastructurels est-africains sont réalisés par des entreprises chinoises, au détriment des entreprises privées locales qui n’en réalisent que 11,5%.

Cette tendance se confirme également en Afrique centrale, où 26,9% des grands projets sont financés par la Chine contre seulement 3,8% pour les Etats. En Afrique de l’ouest, 26,7% des projets sont financés les Etats, contre 21% pour la Chine même si cette dernière réalise 27,6% des projets répertoriés contre 21% pour les entreprises locales. En Afrique du Nord et en Afrique australe par contre, les Etats financent la majorité de leurs projets avec respectivement 36% et 30%. Dans ces deux régions, les entreprises locales dirigeaient en 2018 la majorité des projets, avec 32,1% des projets au Maghreb et 40,8% en Afrique australe.

Malheureusement, cette panoplie de projets est essentiellement financée par des émissions d’obligations, ou parfois la signature d’accords de prêts bilatéraux jugés peu avantageux. Ce qui a pour inconvénient d’augmenter la dette des Etats africains.

Au Kenya où la dette publique est passée de 47,9% en 2014/2015 à 58,3% en 2017/2018, le gouvernement est accusé par ses détracteurs de « sacrifier l’avenir de la prochaine génération » pour réaliser ses mégaprojets d’infrastructures. Dans un récent rapport, le FMI indiquait que les investissements dans les infrastructures en Ouganda pourraient booster la croissance, mais risquaient de peser à long terme sur les finances publiques. Ceci en raison de la stratégie d’emprunt du gouvernement en place qui a fait grimper la dette de 38% en 2016/2017 à 41,3% du PIB en 2017/2018, avec une prévision à 50,7% en 2021/2022.

Moutiou Adjibi Nourou

South African Airways au bord du gouffre : 10 années de descente aux enfers

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Pendant plusieurs années, elle a été l’une des fiertés de l’Afrique du Sud. Huit décennies après sa création, la South African Airways (SAA), loin de ses années de gloire, est désormais tristement célèbre pour la crise qu’elle traverse depuis bientôt dix ans. Elle a déjà coûté 3,8 milliards $ au contribuable sud-africain. Pour l’actuel ministre des finances, la coupe est pleine. Il faut la fermer…

Une survivante de l’apartheid

C’est en 1934 que naît la South African Airways, après le rachat par le gouvernement de la compagnie privée Union Airways. Peu à peu, la nouvelle entreprise desservira plusieurs villes du pays, puis plusieurs autres pays en Afrique, en Europe et en Asie. En 1971, elle mettra en service son premier Boeing 747. Elle est, à ce moment là, l’une des seules compagnies aériennes africaines à desservir l’Amérique du Sud.

Cependant la politique d’apartheid du gouvernement sud-africain poussera de nombreux pays, dont la plupart des pays africains, à fermer leurs espaces aériens à la SAA.

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Dans les années 70, de nombreux pays dans le monde refusent leur espace aérien à la compagnie de l’apartheid.

S’en suivra une réduction des activités de l’entreprise et une interruption de beaucoup de ses vols à l’étranger en raison du boycott que subit l’Afrique du Sud.

Cependant la politique d’apartheid du gouvernement sud-africain poussera de nombreux pays à fermer leurs espaces aériens à la SAA. S’en suivra une réduction des activités de l’entreprise et une interruption de beaucoup de ses vols à l’étranger en raison du boycott que subit l’Afrique du Sud.

Avec l’arrivée au pouvoir du président Frederik de Klerk, coïncidant avec l’ouverture de négociations pour mettre fin à la politique de ségrégation raciale, le transporteur aérien retrouvera des couleurs. Progressivement, toutes les destinations qui avaient été interrompues pour des raisons politiques, ouvriront à nouveau et de nouvelles liaisons aériennes seront établies en Afrique et en Asie. Ceci aura pour conséquence d’accélérer la croissance de l’entreprise qui sera élue en 1990 meilleure compagnie africaine par le London Magazine Executive Travel. Portée par les succès de ses activités, la SAA entamera un programme d’expansion, rachetant en 2002, 49% des parts de la compagnie Air Tanzania.

Malheureusement, quelques années plus tard, le conte de fée se transformera en cauchemar, plongeant la SAA dans la tourmente qu’elle connaît aujourd’hui.

Une accumulation de dettes et pertes financières

Après avoir enregistré des bénéfices pendant de nombreuses années, la South African Airways entrera dans un cycle de pertes financières annuelles à partir du début des années 2010.

Après avoir enregistré des bénéfices pendant de nombreuses années, la South African Airways entrera dans un cycle de pertes financières annuelles à partir du début des années 2010.

En effet, après avoir enregistré des bénéfices estimés à 782 millions de rand en 2011 (environ 52,6 millions $), l’entreprise affichera l’année suivante une perte de 843 millions de rands (56,7 millions $). Au cours des sept années qui suivront, elle continuera progressivement à piquer du nez. Les pertes financières s’accumuleront, atteignant des niveaux de plus en plus importants. Entre 2016 et 2018, celles-ci feront plus que tripler, passant de près de 1,5 milliard de rands (100 millions $) à environ 5,7 milliards de rands (383 millions $). Des pertes, qui devraient, d’après les responsables de l’entreprise eux-mêmes, se poursuivre jusqu’en 2020.

2Khaya Ngqula renvoyé en 2009

2009 : le PDG Khaya Ngqula est renvoyé. Il aurait accordé des bonus massifs et des contrats de sponsoring de tenis ATP très « généreux ».

Ces pertes financières pousseront l’Etat à injecter des millions de dollars dans l’entreprise pour lui permettre, entre autres, d’assurer ses dépenses de fonctionnement et régler ses dettes. Malgré cela, la SAA se verra contrainte d’organiser des tables de négociation avec ses créanciers. En raison des pertes financières qu’elle a accumulées, l’entreprise verra en effet sa capacité à rembourser ses dettes, considérablement réduite.

En 2017, la SAA annonçait être en discussion avec de nombreux créanciers pour négocier une dette de près de 9 milliards de rands (environ 604 millions $).

En 2017, la SAA annonçait être en discussion avec de nombreux créanciers pour négocier une dette de près de 9 milliards de rands (environ 604 millions $). Le 30 avril dernier, un accord de principe était trouvé pour refinancer cette dette, dans le cadre d’une stratégie de redressement, visant à rendre la compagnie rentable d’ici 2021.

Des années de mauvaise gestion sur fonds de corruption

A la question de savoir quelles ont pu être les causes d’une telle dégringolade financière, de nombreux analystes et observateurs indiquent qu’il n’y a pas de raison unique. Cependant, la plupart s’entendent pour affirmer qu’à l’image de l’ensemble de l’économie sud-africaine, les performances de la SAA ont été plombées par des années de mauvaise gestion.

3Siza Mzimela 2010

2012 : Siza Mzimela, première femme PDG de la SAA, démissionne suite à des divergences avec le gouvernement de Jacob Zuma

Entre 2010 et 2019, six dirigeants se succèderont officiellement à la tête de l’entreprise, sans trouver la bonne formule pour la maintenir à flot. Certains d’entre eux seront d’ailleurs impliqués dans des scandales de corruption liés à la gestion des ressources allouées au fonctionnement de la SAA.

Entre 2010 et 2019, six dirigeants se succèderont officiellement à la tête de l’entreprise, sans trouver la bonne formule pour la maintenir à flot. Certains d’entre eux seront d’ailleurs impliqués dans des scandales de corruption liés à la gestion des ressources allouées au fonctionnement de la SAA.

Ainsi, en 2009, le PDG de l’entreprise, Khaya Ngqula, sera suspendu puis renvoyé, accusé d’avoir autorisé des bonus massifs sans approbation, et d’avoir signé un contrat de sponsoring de tennis ATP d’une valeur de 120 millions de rands sans accord du conseil d’administration. En 2010, il sera remplacé par Siza Mzimela, première femme PDG de l’entreprise. Malheureusement celle-ci démissionnera en 2012 après des tensions avec le gouvernement du président Jacob Zuma, encore au pouvoir à cette époque.

4Monwabisi Kalawe

2014 : Monwabisi Kalawe démissionne à la suite d’accusations de harcèlement sexuel.

En 2014, le nouveau PDG de l’entreprise Monwabisi Kalawe, nommé en 2013, sera contraint à la démission, après avoir été accusé de harcèlement sexuel. L’un de ses successeurs, Musa Zwane, devenu PDG de l’entreprise en 2015 sera lui aussi suspendu, puis renvoyé en 2017, pour avoir « facilité des paiements douteux ».

5Musi Zwane

2017 : Musa Zwane est renvoyé suite à une gestion « douteuse ». 

Cette succession de dirigeants à la tête de la SAA, est caractéristique d’un manque flagrants de leadership et de compétences nécessaires pour assurer la viabilité de l’entreprise et prendre des décisions d’investissement profitables.  

« Il y a un grave et dangereux manque de capacités au niveau de l’exécutif et du leadership à la SAA. L’instabilité du leadership au niveau du conseil exécutif existe depuis un certain temps déjà » déclarait à Fin24, Johannes Bhekumuzi Magwaza, président du conseil d’administration de l’entreprise. Et d’ajouter : « Il y avait un manque de cohésion au niveau du conseil d’administration qui a plombé la mise en œuvre de stratégies ».

D’après le site d’information de The Conversation, le manque de prévoyance par rapport à la fluctuation des cours du pétrole, a accentué l’impact des mauvaises politiques d’investissement de l’équipe dirigeante de la SAA. En 2018, le média indiquait par exemple, que l’entreprise prévoyait un prix moyen du pétrole supérieur à 45 dollars le baril ; alors que la moyenne réelle s’est avérée être de 75 $ le baril.

« Il ne faut pas beaucoup de compétences en gestion pour comprendre qu’un seul prix du pétrole ne peut pas être utilisé dans les prévisions de rentabilité d’une entreprise sensible aux fluctuations du prix du pétrole, comme c’est le cas pour une compagnie aérienne » commentait à cet effet l’économiste Jeannie Roussow.

« Il ne faut pas beaucoup de compétences en gestion pour comprendre qu’un seul prix du pétrole ne peut pas être utilisé dans les prévisions de rentabilité d’une entreprise sensible aux fluctuations du prix du pétrole, comme c’est le cas pour une compagnie aérienne »

De plus, le maintien de certaines lignes aériennes peu rentables, la concurrence accrue sur le marché intérieur et international et la baisse des rendements ont contribué à réduire les recettes de l’entreprise au fil des ans. Ceci, alors que les coûts d’exploitation enregistraient des hausses importantes. En 2018, l’entreprise indiquait que ces derniers avaient grimpé de 3,3 milliards de rand, soit 11% de plus que l’année précédente.

Un goulot d’étranglement pour les finances publiques

La SAA étant une entreprise publique, elle bénéficie d’un certain appui de l’Etat dont le soutien financier à une entreprise en déchéance, continue à alimenter les critiques. Et pour cause, malgré les nombreuses injections de fonds réalisés par l’exécutif sud-africain, la SAA peine toujours à renouer avec les bilans positifs. Au point où on se demande si les fonds alloués sont vraiment utilisés à bon escient.

D’après ses dirigeants, la SAA aurait besoin de pas moins de 21,7 milliards de rand (1,4 milliard $) pour continuer à fonctionner. Au cours de ces dernières années, le gouvernement a d’ailleurs mis en place de nombreux financements en faveur de l’entreprise. En juillet 2017, environ 2,3 milliards de rands (154 millions $) ont été décaissés par le gouvernement pour aider l’entreprise à régler sa dette envers la Standard Chartered Bank. En octobre 2018, un nouveau financement de 5 milliards de rands (335 millions $) était annoncé par le gouvernement pour aider le transporteur à restructurer sa dette. Tout ceci, alors que la SAA bénéficie d’une garantie de 19,1 milliards de rand (1,2 milliards $) de la part de l’Etat.

6Tito Mboweni

Pour Tito Mboweni, actuel ministre des finances, la SAA est fichue. Il faut la fermer.

Pour de nombreux observateurs, ces fonds auraient pu être affectés à de nombreux autres projets prioritaires, surtout dans un contexte sud-africain marqué par un ralentissement de l’activité économique depuis quelques années. Ceci, couplé à un manque d’investissements étrangers consécutif à la détérioration du climat des affaires sous la présidence de Jacob Zuma. Cette situation avait d’ailleurs poussé le ministre des finances Tito Mboweni, à proposer la fermeture de la SAA pour alléger le fardeau des finances publiques sud-africaines, déjà aux prises avec la dette d’autres entreprises telles que l’Eskom, la société nationale d’électricité. « La SAA est déficitaire, il est peu probable qu’elle se sorte de cette situation, à mon avis nous devrions la fermer » avait déclaré l’argentier national sud-africain.

Cette situation avait d’ailleurs poussé le ministre des finances Tito Mboweni, à proposer la fermeture de la SAA pour alléger le fardeau des finances publiques sud-africaines, déjà aux prises avec la dette d’autres entreprises telles que l’Eskom, la société nationale d’électricité.

Non seulement elle pèse sur les finances publiques sud-africaines, mais la crise financière impacte également directement les contribuables. D’après des chiffres de la Free Market Foundation, les plans de sauvetage de la SAA ont coûté 57,8 milliards de rands (3,8 milliards $) aux contribuables sud-africains au cours des vingt dernières années. Dans un pays en manque de fonds pour financer ses réformes visant réduire la pauvreté et le chômage, il est donc aisé de comprendre que ces chiffres alimentent des critiques.

Une sortie de crise de plus en plus difficile 

Dès son arrivée à la tête du pays, en remplacement de l’ancien président Jacob Zuma, le chef de l’Etat sud-africain Cyril Ramaphosa avait annoncé son intention de remettre l’économie sud-africaine sur les rails en commençant par ses principales entreprises publiques. Pour l’instant, le nouveau président garde le cap de ses réformes en fermant la porte à toute solution impliquant la cessation des activités de la SAA, le porte-drapeau national. D’après plusieurs observateurs, la fermeture de la SAA, ou de l’Eskom sonnerait d’ailleurs comme un échec avant l’heure du programme de réformes économiques de Cyril Ramaphosa. 

7Vuyani Jarana

Juin 2019 : le PDG Vuyani Jarana démissionne, estimant que le plan de redressement n’est plus réalisable.

Des stratégies ont été mises en place pour réduire les vols de l’entreprise vers les destinations peu rentables. En 2017 effectuera 23% de vols en moins d’ici la fin de l’année puisqu’elle retirera cinq appareils de sa flotte.

Des stratégies ont été mises en place pour réduire les vols de l’entreprise vers les destinations peu rentables. En 2017 effectuera 23% de vols en moins d’ici la fin de l’année puisqu’elle retirera cinq appareils de sa flotte. 

En février dernier, les autorités annonçaient que la compagnie au lieu d’être fermée, pourrait être scindée en trois entreprises distinctes. Ceux-ci représenteront des unités commerciales nationale, régionale et internationale, chacune ayant sa propre direction. Cette mesure devait être suivie d’un nouveau plan d’assistance financière en faveur du transporteur aérien, afin de lui permettre d’atteindre à nouveau un seuil de rentabilité, prévu pour l’année 2021.

Cependant la récente démission, du PDG de l’entreprise Vuyani Jarana, semble indiquer que le transporteur n’est pas prêt de sortir de sa crise financière de si tôt. D’après le responsable, des incertitudes quant au financement et la lenteur en matière de prise décision ont retardé la mise en œuvre du plan de redressement, répétant ainsi la triste histoire des derniers dirigeants de la société.

« Le plan de redressement est mal en point. En tant que PDG de la compagnie, je ne peux plus garantir au conseil et au grand public que ce plan est réalisable » a indiqué Vuyani Jarana, dans sa lettre de démission.

« Le plan de redressement est mal en point. En tant que PDG de la compagnie, je ne peux plus garantir au conseil et au grand public que ce plan est réalisable » a indiqué Vuyani Jarana, dans sa lettre de démission.

8Zuks Ramasia

Zuks Ramasia, actuelle présidente de SAA, annonce un besoin immédiat de 266 millions $.

Alors que la nouvelle présidente Zuks Ramasia a annoncé que l’entreprise aurait à nouveau besoin de 266 millions $ pour « survivre à l’exercice financier en cours », on peut se demander combien de temps encore Cyril Ramaphosa pourra garder la SAA sous perfusion de l’Etat.

Moutiou Adjibi Nourou

AG FEMAFOOT: Bye bye le probleme, Harouna Modibo TOURE est un guerrier, un combattant

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« Hier, tard dans la nuit, avec les acteurs du football Malien, nous avons trouvé la voie pour une sortie de crise heureuse : les nouveaux statuts de la FEMAFOOT ont été votés à l’unanimité. Bientôt la reprise du championnat et une AG élective dans les 2 mois qui suivent ! » Tweet du Ministre de la Jeunesse et des Sports

A peine nommé, à la tête du departement des sports, ce ministre marque sa signature sur les sceaux du fooball Malien! L’histoire retiendra qu’il a sauvé l’interêt de la nation pour le bon!
Felicitations au ministre Harouna Modibo Touré ! Big respects à lui! Il travaille, tout comme, il est beau!

Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafrique.com

Mali, IBK reçoit le ministre Burkinabé de la Sécurité:La situation sécuritaire au centre des échanges

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita , a reçu en audience dans l’après du 15 juin 2019 , le nouveau ministre Burkinabé de la sécurité , Ousséni Compaoré , accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali Son Excellence Monsieur Lougué Kodjo. L’audience qui a eu lieu à la Villa des Hôtes ( Ex-Base B) avait pour objet essentiel la situation sécuritaire dans nos pays respectifs et les voies et moyens rapides pour endiguer la recrudescence de la violence et les attaques meurtrières contre nos populations.

A sa sortie d’audience le Minsitre Ousséni Compaoré qui a séjourné au Mali pendant deux ans, a déclaré à la presse: « Je suis de retour au Mali , porteur d’un message de solidarité du Président Rock Marc Christian Kaboré à son ami et frère le Président Ibrahim Boubacar Keita . Nos deux pays ont un destin commun, une histoire commune et les deux pays vont continuer à se donner la main pour lutter contre ce phénomène que nous sommes sûrs d’éradiquer ». Il a conclu en déclarant qu’avec son homologue du Mali ils vont rapidement se concerter, renforcer leurs relations dans le but de sortir vainqueur de ces actes tragiques qui affectent les deux pays .

Le déplacement du Ministre Compaoré à Bamako intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques atroces au centre du Mali, et à la frontière Mali -Burkina Faso, en faisant de nombreuses morts au sein des populations civiles , dont la dernière en date remonte seulement au 10 juin 2019 à Sobame -Da causant (35 personnes tuées).

Le Mali et le Burkina Faso sont tous deux pays amis qui entretiennent des relations de coopérations bilatérales et en même temps pays membres du G5-Sahel dont le président en exercice est Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. A travers cette audience, le Mali et le Burkina Faso en guerre contre les terroristes et les jihadistes , les groupes civils d’autodéfense, sont prêts à relever les défis sécuritaires et du développement socio-économique.

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale , le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, le Ministre Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat et le Chef d’Etat Major Particulier du Président de la République ont participé à cette audience.

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

Mali: Au total 106 véhicules interpellés lors de la grande opération de contrôle de l’état physiqie de véhicules.

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Sur instruction du Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine, M. Ibrahima Abdoul LY, une forte équipe de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) a mené ce samedi une opération d’envergure de contrôle de l’état physiqie de véhicules. L’opération en question a été menée conjointement avec la Gendarmerie Nationale, et la Police.


Les équipes contrôle de l’état physiqie de véhicules étaient déployées simultanément depuis ce samedi matin sur les axes : Bamako-Fana, Bamako-Segou, Bamako-Kolokani, Bamako-Koulikoro, Bamako-Bankoumana, et enfin Bamako-Siby.
Pour cette énième opération, les équipes contrôle ont surtout insisté l’état des pneumatiques qui constitue en plus d’autres facteurs, un grand danger en cette période de pluie. C’est ainsi que les contrôles ont permis de sanctionner (à la mi-journée) 106 véhicules dont pour :
-Usure pneumatique : 37 cas,
-Non port de la ceinture de sécurité : 31 cas,
-Surnombre de passagers : 18 cas,
-Vitesse excessive : 11 cas,
-Et enfin visite technique expirée : 9 cas.
A la demande du Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine, des opérations pareilles vont se poursuivent pour contribuer à réduire davantage les accidents de la circulation.

Daouda Bakary KONE

Source : croissanceafrique.com

ECOBANK Mali : Quand la mauvaise connexion fait fuir les clients !

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Dans les services d’ECOBANK, c’est sérieusement de la désolation ! Il ne se passe presque plus 24h sans que la connexion ne déconne pendant de longues heures, empêchant toute opération de transaction.

Au regard du fait que la situation devienne de plus en plus intenable, nombreux clients à qui la récurrence d’une mauvaise connexion du réseau bancaire, ne fait que causer des préjudices, ont préféré se rabattre sur les services d’autres institutions bancaires.

La mauvaise connexion, notamment, dans les services décentralisés d’ECOBANK, est récurrente depuis plusieurs mois. Et malgré tout le prestige qu’affiche l’institution financière, tant à l’échelle nationale qu’internationale, la banque n’arrive toujours pas à trouver une solution définitive à un problème qui ne fait que chasser ses abonnés vers d’autres banques.

« Je m’explique très difficilement comment une banque du calibre d’Ecobank puisse nous rendre gratuitement victimes d’une telle situation. Tu prends une permission de deux heures au travail pour aller faire un retrait, mais en raison de la mauvaise connexion, tu risques de passer toute une journée dans les locaux de la banque en train d’attendre. Du coup, ta journée est gâchée », s’est récemment plaint un client d’Ecobank exprimant sa profonde déception.

« J’ai fini par me désabonner des services d’Ecobank, car, j’avais conclu que la banque n’avait aucun respect pour ses clients. Le mois passé, je devais urgemment me rendre dans un des services de proximité, à Korofina Nord, pour effectuer un retrait et me rendre ensuite à l’hôpital pour payer les frais de chirurgie de ma mère malade. Après plus d’une demie heure d’entente fort angoissante, j’ai été obligé de me rendre chez un cousin au marché de Fadjiguila pour emprunter de l’argent. N’eût été cette option, le pire serait arrivé.

C’est depuis lors que j’ai vidé mon compte à Ecobank pour rejoindre une autre banque plus sérieuse », a raconté un autre client extrêmement remonté contre l’institution bancaire. A ce rythme, on peut dire sans risque de se tromper qu’ECOBANK risque gros !

Moulaye DIOP

Source : LE POINT DU MALI

Mali : Le pole politique du Consensus (PPC) conduit par Jeamille Bittar soutient la prorogation du mandat des deputés

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Le pole politique du Consensus (PPC) conduit par Jeamille Bittar a tenu ce matin un meeting d’informations sur la situation du pays au #Cress de Badalabougou.

Le PPC composé d’une vingtaine de partis politiques a déclaré son soutien au premier ministre Dr Boubou Cissé. Ils sont signataires de l’accord politique et tiennent à son respect.

Quand à la prorogation des députés, le P P C est pour, parceque pour eux, c’est ce qui est mieux pour le pays.


Aliou Diallokei

Source: Bermbere.com

Le Mali celèbre la journée mondiale de l’albinisme

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L’albinisme est une maladie rare, non transmissible, et héréditaire qui existe dans le monde entier, indépendamment de l’appartenance ethnique ou du genre. Dans presque tous les cas d’albinisme, les deux parents doivent être porteurs du gène pour le transmettre, même s’ils ne sont pas eux-mêmes atteints d’albinisme. L’albinisme est dû à une absence de pigmentation (mélamine) sur les cheveux, la peau et les yeux (albinisme oculo-cutané). Il entraîne une grande sensibilité au soleil et à la lumière vive.

La prévalence de l’albinisme varie dans le monde. On estime qu’en Amérique du Nord et en Europe, une personne sur 20 000 est atteinte d’une forme ou l’autre d’albinisme. Les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) oscillent entre un cas sur 5 000 et un cas sur 15 000 en Afrique subsaharienne. On ne dispose cependant que de peu de données relatives à la prévalence de l’albinisme par pays.

Albinisme et santé

Le manque de mélanine signifie que les personnes atteintes d’albinisme sont extrêmement vulnérables au cancer de la peau. Dans certains pays, la majorité des personnes atteintes d’albinisme décèdent d’un cancer de la peau entre 30 et 40 ans. Le cancer de la peau est hautement évitable lorsque les personnes atteintes d’albinisme peuvent excercer pleinement leur droit à la santé. Cela comprend l’accès à des contrôles de santé réguliers, à un écran solaire, à des lunettes de soleil et à des vêtements de protection contre le soleil. Dans un grand nombre de pays, ces moyens ne leur sont pas disponibles ou leur sont inaccessibles. Par conséquent, les personnes atteintes d’albinisme ont été et restent parmi les « laissés pour compte ». Ils doivent donc être ciblés pour des interventions en faveur des droits de l’homme conformes aux objectifs de développement durable.

En raison d’un manque de mélanine dans la peau et les yeux, les personnes atteintes d’albinisme ont souvent une déficience visuelle permanente qui conduit souvent à des handicaps. Ils sont également victimes de discrimination en raison de la couleur de leur peau. en tant que tels, ils sont souvent victimes de discriminations multiples et croisées fondées sur le handicap et la couleur.

Daouda Bakary KONE

Source : croissanceafrique.com

Mali: En fin , le parti YELEMA reconnait la démission d’une dizaine de ses responsables et cadres (communiqué).

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COMMUNIQUE YELEMA SUR LA DÉMISSION D’UNE DIZAINE DE SES CADRES.

COMMUNIQUE

Le parti « YELEMA, le Changement » informe les opinions publiques nationale et internationale de la démission d’une dizaine de ses responsables et cadres.

Le Parti « YELEMA, le Changement » exprime à l’égard des partants, sa reconnaissance et sa profonde gratitude ainsi que celles de l’ensemble de ses militants et sympathisants pour les moments passés ensemble. Il leur remercie pour les services rendus au parti depuis sa création et leur souhaite bon vent pour leur nouvelle destination politique.

Le parti « YELEMA, le Changement » affirme sa fidélité à ses principes et idéaux de base dont l’observation stricte permettra sans doute de réaliser les aspirations du peuple malien. 

Bamako, le 15 Juin 2019

Le président                                                      

Moussa MARA 

                                               Commandeur de l’Ordre National

MALI, CONVERGENCE POUR LE DÉVELOPPEMENT DU MALI :Reçoit des adhésions dans sa famille

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La CODEM, parti pour la quenouille a célébré l’adhésion de nouveaux membres ce samedi 15 juin 2019 au grand hôtel de Bamako. C’était sous la présence de plusieurs grands cadres de la CODEM.
Le secrétaire général de CODEM, a rassuré les adhérents en disant ‹‹ Nous les accueillons les bras ouverts.›› Pour lui, cette nouvelle adhésion est un signe déclencheur pour la conquête du pouvoir.

Il a aussi rendu un hommage aux femmes et hommes qui ont laissé ce monde, au nom du parti la CODEM.
Amadou Aya l’un des nouveaux adhérents, dira que leur adhésion à la famille de CODEM, est une renaissance et une autre ascension pour eux.
De ce fait, il n’a pas pu caché son ambition pour le pouvoir en tant qu’un politique, ainsi a-t-il dit ‹‹ Qu’il feront dans les futurs élections en sorte que la CODEM soit au pouvoir, à la magistrature suprême ››, a-t-il affirmé.
Ainsi, procéda à la présentation des adhérents dans la parti de quenouille. Les adhérents cités à cette occasion sont entre autres : Abdoulaye Diarra, Adama Diakité, Samba Sidibé, Abou Sanogo, Mama Diarra, Aly Ongoïba, Moulaye Ongoïba, Boubacar Dicko, Kourou Ousmane Cissé, Simana Paul KONÉ, Haba Diarra, Joseph Ongoïba, Founéké Dabo, Souraka Doumbia, Awa Yaro et Aché Mahalmadane Traoré.
Abdoulaye Diarra, porte parole des adhérents, a déploré d’abord le contexte actuel du Mali ‹‹ Notre pays fait actuellement face à une épreuve dure de son histoire. Notre vivre en commun est menacé par la banalisation de la mort dans le pays et singulièrement au centre. Le pays a été horrifié, vérifié par les massacres perpétrés par les sans foi ni loi à Ogossagou, à Koulongo, à Sobane Dah, etc… ›› Aussi, a-t-il adressé leur solidarité à l’égard de leurs militants qui souffrent des terrorismes.
‹‹ Nous avons fait le choix de la CODEM parceque nous sommes convaincus de la pertinence de l’offre politique de son projet de société.››, a affirmé Abdoulaye Diarra. Toute Chose qui explique leur adhésion au parti de la quenouille, c’est un souci de partager ses valeurs fondatrices, à savoir l’attachement indéfectible à la république, à la démocratie, à l’état de droit, à la justice sociale, à l’égalité entre les fils du pays et à la solidarité.


Qu’ils ont fait le choix de de la CODEM en raison de la similitude avec leurs voisins et leurs convictions. Qu’ils sont avec eux parcequ’ils croient à leadership de Housseyni Amion Guindo, un leadership jeune, un leadership brillant, vigilant, exigeant, un leadership rassembleur et rassurant. Il a réaffirmé l’engagement des adhérents à porter la CODEM au pouvoir. En fin, il a dit: ‹‹ Nous comptons d’abord sur notre propre force.››


Le président du parti Convergence pour le développement du Mali », s’est joint à Abdoulaye Diarra porte parole des adhérents, a aussi rappeler le contexte dans lequel le pays se trouve, le pays est en deuil national. Pour lui, il est difficile d’aller à conquête de pouvoir, étant donné qu’on est en conflit ‹‹ on recherche un pouvoir dans un pays qui existe ››, a déploré, le président du parti de quenouille. Ainsi, donna-t-il un sens à ces nouvelles adhésions. ‹‹ Le sens que je donne à cette adhésion, nous devons dire que c’est un nouveau souffle pour le parti. Mais aussi un nouveau départ pour notre parti ››, a-t-il affirmé.
‹‹ Il ya des partis qui sont puissants plus que la CODEM sur la question de l’argent. Il y a des partis qui sont au pouvoir. Mais sont venus à la CODEM parceque vous visez demain ››, a-t-il défendu. ‹‹ C’est rassurant que vous n’avez pas fait le choix de l’argent ni le pouvoir actuel, c’est le leadership jeune que vous avez choisi.›› Le président Housseyni Amion Guindo dit en toute confiance que ‹‹ Ceux qui ont choisis la CODEM aujourd’hui n’auront pas tort demain.››

AmadounALphagalo

Source: Croissanceafrique.com