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L’Ethiopie met fin à 22 ans de monopole d’Etat dans les télécoms : les opérateurs sont dans les starting blocks

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(Ecofin Hebdo) – Le pays qui figurait, encore il y a peu, parmi les derniers bastions du continent réfractaires à la concurrence dans les segments de la téléphonie mobile, fixe et internet a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Cette libéralisation laisse présager des retombées conséquentes aussi bien pour le Trésor public que pour les populations qui déplorent depuis bien longtemps déjà la qualité et les coûts de services offerts par l’opérateur historique Ethio Telecom. La compétition maintenant est lancée.

Une nouvelle ère commence pour les abonnés télécoms éthiopiens, habitués depuis deux décennies aux services de l’opérateur historique des télécommunications Ethio Telecom. La société publique, monopole d’Etat, ne devrait plus être la seule à proposer ses services aux consommateurs d’ici la fin d’année. En effet, le 10 juin 2019, le parlement éthiopien a approuvé l’ouverture du marché télécoms à la concurrence. L’attribution de licence à de nouveaux acteurs a déjà été retenue en premier ressort au regard de sa rapidité. La procédure d’appel d’offres y relative devrait être lancée au mois de septembre prochain.

L’attribution de licence à de nouveaux acteurs a déjà été retenue en premier ressort au regard de sa rapidité. La procédure d’appel d’offres y relative devrait être lancée au mois de septembre prochain.

Le gouvernement éthiopien envisage toujours de vendre une participation minoritaire dans Ethio Telecom. Mais cette option exige beaucoup de temps, en termes de préparation et de réalisation. L’Etat prévoit d’ailleurs de scinder l’opérateur historique en deux entités distinctes avant sa privatisation. La première entité fonctionnera comme le gestionnaire des infrastructures télécoms nationales, notamment le réseau national de fibre optique, tandis que la seconde se consacrera aux activités de télécommunications. 

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L’Etat prévoit de scinder l’opérateur historique en deux entités distinctes avant sa privatisation.

En émettant des licences télécoms, le gouvernement éthiopien souhaiterait que les entreprises lauréates démarrent leurs activités l’année prochaine, en s’appuyant dans un premier temps sur l’infrastructure d’Ethio Telecom. Eyob Tekalign Tolina, le ministre des Finances, a d’ailleurs déclaré à cet effet que le gouvernement travaille actuellement « sur un calendrier très agressif » dans l’espoir que de nombreux Ethiopiens utilisent bientôt différentes cartes SIM pour communiquer.

Une autorité fédérale de réglementation

La loi sur la libéralisation du marché télécom national vient parachever le dispositif réglementaire mis en place depuis février dernier par le gouvernement pour l’expression d’une pluralité d’offres sur le marché télécom national.  

Eyob Tekalign Tolina

Eyob Tekalign Tolina, le ministre des Finances, veut aller vite

Réuni en session extraordinaire le 04 février 2019, le conseil des ministres de la République fédérale d’Ethiopie a tout d’abord posé les bases d’une saine concurrence dans le marché télécom national en créant une autorité fédérale de réglementation des télécommunications. Placée sous la tutelle du premier ministre, cette tour de contrôle que le gouvernement veut « indépendante, transparente et responsable », sera chargée, entre autres, de « restructurer le marché des télécommunications et d’instaurer la concurrence, de mettre en œuvre les politiques relatives aux services de communication; de réglementer les tarifs relatifs aux services de communication, conformément aux dispositions réglementaires ; superviser les opérateurs du service de communication et modifier, renouveler, suspendre ou révoquer les licences ».  

La profonde transformation que connaît actuellement le secteur éthiopien des télécoms est le fruit des réformes économiques annoncées par le premier ministre Abiy Ahmed, après son entrée en fonction le 2 avril 2018. Elles visent à rendre le pays plus attractif pour les investisseurs et à stimuler le développement économique.

Retombées multiples

En ouvrant son secteur télécoms à la concurrence, l’Ethiopie s’est retirée de la liste désormais très réduite des marchés monopolisés par l’Etat. Il ne reste plus que Djibouti et l’Erythrée. Les Comores, qui en faisaient partie, ont changé de cap en octobre 2015 en attribuant une licence télécoms Telma pour 16 millions de dollars US. La société a lancé ses activités dans le pays en décembre 2016, mettant immédiatement à mal l’opérateur historique Comores Telecom.

Avec la concurrence dans les télécoms, les Ethiopiens vont faire l’expérience d’une amélioration de la qualité des services, longtemps décriée par les populations. Le taux de couverture réseau du pays va également s’accroître et même le coût des services va connaître un ajustement.

L’Ethiopie, c’est actuellement un marché de plus de 100 millions d’habitants avec un  taux de pénétration du mobile en dessous de 55%, alors que le taux de pénétration d’Internet avoisine 20%.

L’Ethiopie, c’est actuellement un marché de plus de 100 millions d’habitants avec un  taux de pénétration du mobile en dessous de 55%, alors que le taux de pénétration d’Internet avoisine 20%.

C’est le deuxième plus gros marché télécoms du continent en termes de population, après le Nigeria. Il est riche en opportunités. Bien que la 4G y ait déjà été lancée, la technologie peine à se déployer au-delà de la capitale Addis-Abeba. Les zones rurales, comme dans de nombreuses nations africaines, demeurent des niches de marché sous-exploitées.

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Un marché de plus de 100 millions d’habitants.

Le marché télécoms éthiopien, de nombreux opérateurs télécoms étrangers ont commencé à loucher dessus depuis l’année dernière, dès qu’une éventuelle privatisation de l’opérateur historique a été évoquée.

Les sociétés embusquées

MTN Group fait partie de ceux-là qui s’impatientent de se lancer à la conquête du marché éthiopien. Au cours d’un entretien accordé à Bloomberg en mai 2019, Rob Shuter, le président directeur de l’entreprise sud-africaine, déclarait d’ailleurs à cet effet qu’ « il y a quelques grands marchés qui sont sous-pénétrés et où il y a de la place pour un opérateur n° 1 ou n° 2, comme l’Ethiopie. C’est évidemment un domaine dans lequel nous serions très heureux de participer, en quelque sorte ». Avant MTN Group, Vodacom avait déjà exprimé son intérêt pour l’Ethiopie, tout comme le groupe télécoms français Orange.

Viettel a jeté lui aussi son dévolu sur le marché éthiopien. Le groupe télécom vietnamien était aux aguets depuis de nombreuses années. Anticipant sur une potentielle évolution du marché télécoms local, le géant, qui jouit d’une présence au Cameroun, au Mozambique, au Burundi et en Tanzanie, avait ouvert une représentation à Addis-Abeba. Aujourd’hui, sa patience pourrait s’avérer payante.

L’expérience des Comores

Selon la Banque Mondiale, en 2015, avant la libéralisation du secteur comorien des télécommunications, le taux de couverture des services télécoms était certes supérieur à 50% mais le taux de pénétration du mobile, sur la base d’abonnés uniques, ne dépassait pas la barre de 50%. Le taux de pénétration de l’Internet n’excédait pas 7,9%. Les coûts du service voix et des services à large bande étaient considérés comme parmi les plus chers d’Afrique.

Mais en 2017, le taux de couverture du réseau télécoms avoisinait déjà 80%. We are social et Hootsuite, dans leur Digital Report 2019, révélaient que le taux de pénétration d’Internet dans le pays était déjà 20% en janvier. La qualité des services s’est sensiblement améliorée et les tarifs sont devenus un peu plus abordables. Ils devraient connaître une tendance à la baisse avec le jeu de la concurrence, Telma Comores étant décidé à devenir le numéro un. Cet ensemble de performances contribue déjà à l’amélioration des conditions de vie des populations et au développement de l’écosystème numérique local.

Au niveau du Trésor public, l’entrée de Telma a aussi suscité de nouvelles recettes pour l’Etat qui perçoit un ensemble d’impôts et de taxes auprès de la compagnie qui a aussi crée de l’emploi direct et indirect.

Muriel Edjo

Mali: lancement d’une Plate-forme Suivi de l’Aide au Développement à Bamao

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Ce jeudi 27 juin 2019, lancement de
initiative inédite, 
SAIDMali sous la présidence du
Ministre Chargé des Réformes Institutionnelles et des Relations avec la Société Civile, Mr 
AmadouThiam . C’était au patronat de Bamako.

Selon l’initiateur du projet Astou Nathalie Abraham Sidibé « Ce fût une immense joie et un honneur pour moi d’avoir lancé cette initiative inédite, SAIDMali étant entourée de vous tous qui avez fait le déplacement pour me soutenir, pour me témoigner l’importance que vous accorder en ma personne au delà de cette plateforme SAIDMali. Je ne saurai vous remercier assez mais prie le Seigneur pour qu’il vous le rende » dit-il 

L’initiatrice à rendu un hommage au Ministre Chargé des Réformes Institutionnelles et des Relations avec la Société Civile, Mr AmadouThiam qui a accepté de s’associer à l’Initiative nous encourageant ainsi continuer dans cette directive, à innover pour répondre aux préoccupations de nos populations.

Elle remercie également le Bureau du Vérificateur Général, au Chef de Cabinet du Ministère de la Communication et de l’Information, à l’Ambassade de la France, au Directeur National de l’Économie Numérique, au Directeur Pays de AccountabilityLab, au Directeur Général de PactMali, au Président de Internet Society ISOCMali, au Président du CajefMali, au Président du RENEDEP, à la CEO de MaliCulture, de Womenager, à l’Association des Municipalités du Mali(AMM), aux Représentants de tous les Medias ayant fait le déplacement.

Ensemble dans la lutte contre la Corruption à travers la Plate-forme Suivi de l’Aide au Développement et tous les autres mécanismes mise en places par le Gouvernement et des particuliers dans ce sens pour un Mali ÉMERGENT !

La retraduction

Niels Wage, DG de Danakali explique en quoi le projet de potasse de Colluli peut changer le destin de l’Erythrée

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Ecofin Hebdo) – L’Érythrée essaie depuis un an de panser les plaies laissées par 20 ans de conflits avec son voisin éthiopien. Depuis l’accord de paix conclu l’année passée entre les deux parties, le pays essaie de relancer son économie en attirant de nouveaux investissements directs étrangers. Dans la dépression de l’Afar, la compagnie australienne Danakali gère un projet de potasse, présenté comme ayant le potentiel d’être un «game changer» pour le pays.  Niels Wage, le PDG de la société explique à l’Agence Ecofin les raisons de tous ces espoirs que suscite ce projet.

Agence Ecofin : Dans un rapport publié en janvier 2019 et financé par le PNUD, des consultants indépendants ont essayé d’analyser les contributions potentielles de Colluli aux objectifs de développement durable de l’Érythrée. Qu’est-ce qui explique un tel intérêt pour un projet de potasse ? 

Niels Wage : Colluli est un grand projet de sulfate de potasse, un engrais utilisé pour les cultures de grande valeur. Le projet est intéressant parce qu’il est très peu profond, la ressource ne se trouve qu’à 16 mètres de profondeur. Les autres gisements de potasse ou de sulfate de potasse sont normalement plus profonds. Pour celui-ci, nous n’aurons qu’à creuser 16m, à enlever un peu de terres, un peu de sel gemme et extraire le produit lui-même, qui pourra ensuite être facilement traité et transporté par camion jusqu’à un port d’où il sera expédié vers les destinations de vente.

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1,1 milliard de tonnes de réserves.

Parce qu’il est unique en son genre et peu profond, et parce qu’il s’agit d’une mine à ciel ouvert, les coûts de production sont très faibles, et cela représente un énorme avantage.

Parce qu’il est unique en son genre et peu profond, et parce qu’il s’agit d’une mine à ciel ouvert, les coûts de production sont très faibles, et cela représente un énorme avantage.

L’autre aspect à souligner, c’est qu’il contient 1,1 milliard de tonnes de réserves essentiellement convertibles en environ 200 ans de production. Cela nous permet de véritablement construire un projet à long terme avec Enamco, la compagnie nationale minière érythréenne avec laquelle nous collaborons, et de travailler au développement de cette région de l’Érythrée très éloignée, où il n’y a pratiquement rien.

AE : Justement vous présentez Colluli comme le projet de potasse le plus avancé au monde. Où en êtes-vous exactement en ce qui concerne le développement ?

NW: Le projet est assez bien avancé en ce sens que nous avons finalisé toutes les études, nous avons tous les permis nécessaires pour commencer la construction et nous avons également conclu un accord de prélèvement de 10 ans avec Eurochem (un des plus grands producteurs d’engrais au monde, ndlr). Colluli sera développé en deux modules dont un premier qui produira 472 000 tonnes de sulfates de potasse (à partir de 2020, ndlr). Le deuxième module devrait entrer en production 5 ans après le démarrage du premier et livrer également 472 000 tonnes de produits supplémentaires, ce qui portera la production totale annuelle à 944 000 tonnes.

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Niels Wage, DG de Danakali : « 10 000 emplois à la clé »

Nous disons que c’est le projet de potasse le plus avancé au monde actuellement parce que toutes les études ont été réalisées. Si vous regardez la plupart des projets dans le monde, l’étude FEED est pratiquement la conception du projet la plus précise. Nous l’avons finalisée et nous travaillons maintenant sur le financement. À ce propos, nous avons conclu un mandat avec Afreximbank et AFC, deux banques avec lesquelles nous sommes familiers, pour un financement de 200 millions $. Nous espérons que l’accord soit finalisé bientôt et que nous atteignons le capital nécessaire pour entrer dans la phase de construction dans les deux prochains mois.

AE : Tel que présenté, Colluli est un projet minier unique en son genre. Qu’apporte-t-il concrètement à l’Érythrée et à votre compagnie ?  

NW : Tout d’abord, il faut noter que l’impact sur l’environnement est très faible et que, parallèlement, l’impact sur l’économie est très important. L’Érythrée est, rappelons-le, un pays en développement et le projet peut être un «game changer» pour le pays : il représentera environ 50% (537 millions $) des exportations totales du pays en 2030, et une part importante du PIB (3% d’ici 2021, ndlr).

Le projet peut être un «game changer» pour le pays : il représentera environ 50% (537 millions $) des exportations totales du pays en 2030, et une part importante du PIB (3% d’ici 2021, ndlr).

Il aura un fort impact sur un certain nombre de personnes, en ce sens qu’on estime à plus ou moins 10 000 le nombre total d’emplois indirects qu’il créera. Vous pouvez imaginer qu’avec une opération comme celle-ci, ce sera formidable. Le projet rapportera au fisc érythréen 204 millions $ chaque année d’ici 2026. Au-delà de tout ça, il faut souligner que Colluli impactera également la productivité agricole de l’Érythrée. Les engrais aideront les agriculteurs locaux et de la région à améliorer le rendement de leurs cultures.

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« Le projet rapportera au fisc érythréen 204 millions $ chaque année d’ici 2026. »

Pour les actionnaires Danakali, Colluli générera évidemment de bons résultats financiers. L’étude FEED prévoit par exemple une valeur actuelle nette après projet positive (902 millions $ pour les deux modules) et un taux de rentabilité interne après impôt de 29,9%.        

AE : L’état actuel du marché de la potasse se prête-t-il au développement d’un projet comme celui de Colluli ?

NW: Si vous observez le marché aujourd’hui, il y a une augmentation de la demande qui est vraiment tirée par une population croissante qui pourrait atteindre 9 milliards d’ici 2050. Pour nourrir tout ce monde, on aura besoin d’un plus grand volume de produits agricoles provenant de la terre et cela nécessite des engrais. Les engrais et le sulfate de potasse (SoP) sont des facteurs importants pour augmenter les rendements et la production des agriculteurs. De plus, la classe moyenne se développe également et les sommes d’argent disponibles augmentent dans de nombreux pays, ce qui permet aux gens de passer d’une alimentation de base à une alimentation riche en fruits et légumes. Par conséquent, la demande pour ces produits augmente également. C’est aussi ce qui stimule la demande de SoP.

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« Colluli est en bonne position pour fournir des tonnes sur le marché. »

Pour ce qui est de l’offre, il n’y a pas beaucoup de projets primaires comme celui-ci. Il y en a deux ou trois plus petits en Australie, mais rien qui atteigne l’étendue et la taille de Colluli.

Pour ce qui est de l’offre, il n’y a pas beaucoup de projets primaires comme celui-ci. Il y en a deux ou trois plus petits en Australie, mais rien qui atteigne l’étendue et la taille de Colluli.

En Chine, il y a aussi une certaine production primaire, mais qui est principalement destinée à la consommation locale. Il y a donc un besoin important en nouvelles sources d’approvisionnement et Colluli est en bonne position pour fournir des tonnes sur le marché.

AE : À chaque fois qu’il s’agit d’évoquer le secteur minier africain, la question de l’environnement «difficile» revient. Récemment, de nombreux pays ont révisé leurs codes miniers. Que vous inspire cette situation en considérant le contexte érythréen ?

NW : En Érythrée, il y a trois autres mines, en l’occurrence Bisha, Asmara et Yara. Nous avons été en contact avec plusieurs acteurs du secteur minier du pays et participé à des événements publics au cours des dix dernières années. Jusque-là, toutes les interactions avec Enamco et le gouvernement sont très stables et ils sont très fiables. Ils respectent ainsi ce qu’ils ont prévu dans les conventions et lors de  l’octroi des permis.

Je pense qu’il est également dans l’intérêt de l’Érythrée de voir le projet réussir. Ils ne changeront pas les règles du jeu parce que les changer signifierait qu’il y a un risque que le projet ne soit pas développé. L’Érythrée a tout intérêt à créer et à maintenir un environnement stable pour pouvoir créer 10 000 emplois, obtenir des redevances et des dividendes grâce à ce projet. Nous ne sommes pas inquiets.

L’Érythrée a tout intérêt à créer et à maintenir un environnement stable pour pouvoir créer 10 000 emplois, obtenir des redevances et des dividendes grâce à ce projet. Nous ne sommes pas inquiets

Ce qui est bien, c’est que nous travaillons avec Enamco, une société minière nationale dont les deux administrateurs sont les ministres des Finances et les ministres du Développement économique. Il est clair qu’ils s’intéressent beaucoup à la réussite de ce projet et à la création d’un environnement où les redevances et les dividendes seront versés et où des emplois seront créés. Cela fait à peine un an qu’un accord de paix a été signé avec l’Éthiopie après 20 ans de guerre. Dans ce nouveau contexte de paix, les autorités érythréennes veulent voir leur pays se développer.

AE : Quels sont vos projets d’expansion en Afrique ?

NW: En ce moment, nous nous concentrons sur la mise en production du module 1 du projet Colluli et nous voulons vraiment montrer au monde que nous pouvons livrer un produit de qualité. Pour l’instant, l’idée d’expansion ne concernerait que le module 2 qui sera développé grâce au cash-flow que générera le premier module.

Le potentiel d’expansion de ce projet est toutefois très important en raison des autres produits qu’on pourrait y trouver (muriate de potasse et sulfate de magnésium et potassium entre autres, NDLR), mais aussi à cause de l’extensibilité du module 2. C’est 200 ans de service dans ce gisement.

Cela peut aussi faire une différence pour les agriculteurs africains et pour le développement des populations en Afrique.

Personnellement, je trouve que le projet Colluli change la donne en matière de développement économique pour l’Érythrée. Cela peut aussi faire une différence pour les agriculteurs africains et pour le développement des populations en Afrique, parce qu’il offre la possibilité de produire quelque chose de bon pour la région. C’est une grande opportunité de s’impliquer dans un si grand projet. 

Propos recueillis par Louis-Nino Kansoun

Louis Nino Kansoun

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L’Angola va privatiser 190 entreprises publiques via le marché boursier

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(Agence Ecofin) – Le gouvernement angolais va privatiser plus de 190 entreprises publiques, dont 32 grandes entreprises nationales, par l’intermédiaire du marché boursier, a annoncé Patrício Vilares (photo), le coordinateur adjoint du Comité technique de la privatisation rattaché au ministère des Finances, le 26 juin.

« Le programme de privatisation vise à améliorer le secteur productif et à offrir des conditions concurrentielles aux entreprises qui ont le plus d’impact sur l’économie nationale.», a-t-il déclaré en marge d’une réunion du Conseil des ministres.

Il a également précisé que le programme de privatisation élaboré par le gouvernement devrait toucher des entreprises opérant dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme, des finances, des mines, des transports et des télécommunications.

Le ministre des Transports angolais, Ricardo de Abreu, avait annoncé, fin mai dernier, la privatisation prochaine de certains aéroports pour améliorer leur gestion.  

Lire aussi:

La Chine reste le premier créancier du Mozambique

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(Agence Ecofin) – Pour la sixième année consécutive, la Chine est restée le premier créancier du Mozambique en 2018, selon des données rendues publiques le 25 juin par le gouvernement mozambicain.

Le montant total des prêts servis à Maputo par Pékin a enregistré une hausse de 400 millions de dollars pour s’établir à 2,2 milliards de dollars à fin 2018, a précisé un document relatif au compte général de l’Etat qui a été approuvé lors d’une réunion du Conseil des ministres.  

La hausse de la dette du Mozambique auprès de l’Empire du Milieu s’explique essentiellement par les décaissements destinés à financer plusieurs projets d’infrastructures, dont  la construction du pont Maputo-Catembe, de la route Catembe Bela Vista-Ponta do Ouro, de la jetée du port de pêche de Beira ainsi que la réhabilitation de la route Beira-Machipanda.

Avec 611 millions de dollars, le Portugal arrive en deuxième position dans le classement des créanciers du Mozambique devant le Japon (300 millions de dollars), la Libye (257 millions) et la Corée du Sud (243 millions).

Tunisie: le Parlement refuse de déclarer la vacance du pouvoir après le malaise du président Caïd Essebsi

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(Agence Ecofin) – Le Parlement tunisien a refusé, dans l’après-midi du jeudi 27 mai, de déclarer la vacance du pouvoir après la publication par la présidence d’un communiqué faisant état de l’hospitalisation en urgence du président Béji Caïd Essebsi (photo) suite à un «grave malaise».

Réunis à l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP), les chefs des blocs parlementaires ont constaté qu’ «il n’y avait aucune vacance officielle au niveau de la présidence de la République et n’ont pas abordé le processus constitutionnel de succession», a déclaré le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur.

A Tunis, les rumeurs sont allées bon train sur le décès du président âgé de 92 ans suite à la publication, à la mi-journée, par la présidence d’un communiqué selon lequel, le locataire du palais de Carthage «a été victime d’un grave malaise et a été transféré à l’Hôpital militaire de Tunis».

Une heure plus tard, Firas Guefrech, l’un des conseillers du président, a indiqué que l’état de santé du chef de l’Etat était «critique », ce qui a poussé plusieurs médias étrangers à évoquer son décès. Cette information été catégoriquement démentie par la porte-parole de la présidence, Saïda Garrach, qui a affirmé que le président est «fatigué, mais conscient».

Dans la matinée de ce vendredi 28 juin, la présidence de la République a annoncé, via un communiqué, que l’état de santé de Béji Caïd Essebsi est «en amélioration», indiquant que le chef de l’Etat «s’est entretenu au téléphone avec le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi».

À la tête du plus petit pays du  Maghreb depuis 2014 et premier président démocratiquement élu depuis la chute de Ben Ali, Béji Caïd Essebsi avait annoncé qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle prévue en novembre prochain.

Lire aussi:

03/05/2019 – Tunisie : le président Béji Caïd Essebsi décore le président du Groupe de la Banque africaine de développement dans l’Ordre national du mérite

Afrique-UE: 40 milliards d’euros pour créer 10 millions d’emplois sur sept ans

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(Agence Ecofin) – L’Union européenne (UE) envisage d’accorder près de 40 milliards d’euros de financement aux pays africains, sur sept ans. C’est ce qu’a annoncé Ranieri Sabatucci (photo), Ambassadeur de l’Union européenne près l’Union africaine, cette semaine, à Addis-Abeba.

S’exprimant dans le cadre du forum de l’Accord de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour la Corne de l’Afrique, le diplomate a indiqué que le financement devrait permettre de générer 10 millions d’emplois sur le continent. Prévu pour s’étendre entre 2021 et 2027, le nouveau programme devrait s’appuyer sur la ZLECAf pour mettre en place un « accord global de libre-échange de continent à continent entre l’UE et l’Afrique ».

« Notre soutien à la ZLECAf a beaucoup à voir avec notre histoire. C’est à travers la création de la zone de libre-échange, de l’Union douanière et du marché unique que les 60 dernières années sont devenues la période de paix, de croissance économique et de prospérité la plus longue, de notre continent [l’Europe, Ndlr] », a indiqué l’Ambassadeur Sabatucci, cité par un communiqué publié par la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Pour rappel, la ZLECAf, adoptée l’année dernière par l’Union africaine, vise à doper le commerce africain, à travers la mise en place du plus grand  marché commun intégré du monde, depuis la création de l’OMC. Elle est entrée en vigueur le 30 mai dernier.

Moutiou Adjibi Nourou

Mali: L’INPS à l’offensive pour plus de protection sociale

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La gouvernance instaurée, ces dernières années, à l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), est pleine d’espoir. Cette juxtaposition naturelle du passé et du présent au sein de la structure a amené son Directeur Général, Bréhima Noumoussa Diallo et son équipe, à consolider et à améliorer constamment les acquis en termes de prestations et de qualité de service rendu pour une meilleure protection sociale des assurés de l’Institut et l’apport d’assistance aux employeurs pour la survie et le développement de leurs entreprises. Du coup, sur le plan social et économique, l’INPS sous la tutelle du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales est au cœur de l’exécution du programme présidentiel.

L’INPS est un maillon incontournable du développement social et économique au Mali. Cependant, la Protection Sociale de façon générale est l’ensemble des mesures préconisées par l’État et les Collectivités pour assurer la prise en charge des risques sociaux de la population. Elle est désormais perçue au plan mondial et au Mali, comme une composante clé dans les stratégies de réduction de la pauvreté. En bloc, la sécurité sociale contribue à briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté par le développement du capital humain.

Aux grand maux, les grands remèdes

De nos jours, s’il y a un système qui soulage les Maliens en matière de prise en charge des maladies, c’est bien l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Depuis son institution en 2009, nombre de nos compatriotes ont vu leurs dépenses de santé diminuer. L’AMO, en effet, facilite à la fois l’achat de médicaments, les analyses et les radiographies et réduit le coût des soins. Au cœur de ce dispositif qui facilite la vie se trouve l’INPS qui a signé une convention spécifique avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) afin de consolider l’AMO.

Dans ce mécanisme de prise en charge, la CANAM confie à l’INPS le soin d’exécuter pour son compte, les opérations relevant du recouvrement des cotisations majorations et pénalités dues par les populations qui lui sont affiliées selon les conditions édictées à un décret qui détermine les taux et les modalités de recouvrement des cotisations des bénéficiaires du régime de l’Assurance maladie obligatoire.

Au regard des avancées que notre pays a enregistrées depuis la mise en place de l’AMO, le gouvernement a engagé en 2015 un processus devant aboutir à l’institution d’un mécanisme de couverture maladie universelle. Il s’agit de préparer les instruments légaux susceptibles de permettre au Mali d’étendre la couverture maladie à toutes les catégories de la population par une mise en cohérence des différents dispositifs existant actuellement afin d’en garantir le maximum d’efficience. Ce faisant, le Régime d’Assurance Maladie Universelle qui sera mis en place procédera du renforcement de la solidarité et de l’équité dans l’accès aux soins de santé de toutes les catégories de la population.

De bonnes perspectives

L’institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) depuis le 20 juin 2018 vise à défragmenter les dispositifs de couverture du risque maladie existants en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés.

Pour gagner ce pari le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, M. Michel Hamala Sidibé, s’est fixé une vision : ‘’sortir le Mali de l’offre de santé et aller vers l’offre de soins’’. Et pour relever ce défi au Mali, le département en charge des Affaires sociales se doit de travailler en synergie d’action avec l’INPS pour l’application du RAMU qui prévoit une disposition spécifique de prise en charge des maliens de l’extérieur ; soit par l’affiliation directe aux catégories assujetties à l’AMO (fonctionnaires ou autres travailleurs), soit par l’affiliation à la mutualité malienne (autres personnes vivant à l’extérieur).

C’est à ce titre que la santé des maliens de l’intérieur tout comme de l’extérieur devient l’une des priorités du programme présidentiel. Déjà, l’INPS travaille d’arrache-pied pour l’application de cette vision de protection sociale au Mali.

Malgré la crise multidimensionnelle que le Mali traverse, l’INPS arrive aujourd’hui, à payer les pensions grâce à un service d’immatriculation efficace. C’est dans cette dynamique que sa participation à la réussite du développement social au Mali continue de faire tache d’huile.

En attendant, l’implication de l’INPS pour l’institution du RAMU au Mali, vise à défragmenter les dispositifs existants de la couverture du risque maladie en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés.

Source: Le Nouveau Réveil

Mali, mutation des magistrats : La liste validée, le document bientôt signé par IBK!

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La justice malienne, après le dynamisme et la combativité des syndicats de magistrats à redevenir l’espoir du peuple,vient d’avoir un coup de piston longtemps souhaité par les maliens.

Faut-il croire qu’Ibrahim Boubacar Keïta, chef suprême de la magistrature est résolument engagé à faire rétablir l’équilibre de la balance à tous les niveaux et pour tous les maliens?
De telles questions n’auraient leurs réponses que dans les mois et années à venir, vu l’homme à plusieurs composé et ressassé la même chanson.

Selon nos insondables sources au ministère de la justice, le conseil Superieur de la Magistrature a eu lieu hier mardi 25 juin de 17h06 minutes à 23h46 minutes. Le projet de Mutation, porté par le ministre de la justice, Me Malick Coulibaly, n’a pas trouvé d’obstacle majeur. Il est passé comme un timbre à la poste, explique une source à la Présidence.

Le document final est en cours rédaction et devra être signé par le président de la République. Selon des recoupements effectués, une grande satisfaction des populations est notée pour le départ de l’ensemble des procureurs et des présidents des tribunaux de la capitale, Bamako.

Le purgatoire des bandits économiques, précisément au pôle économique, en plus du président et du procureur, trois autres juges d’instruction ont aussi été mutés. Cette mutation avait longtemps traîné, mais le nouveau ministre, après avoir mis son poste en jeu, s’est engagé à assumer et honorer la confiance que le président IBK lui avait solennellement témoigner. Il s’agit de faire vivre la justice afin que certains actes, causes de la faillite de l’Etat, prennent fin.

Mais que le Peuple n’oublie jamais que les juges sont indépendants et rendent leurs verdicts selon leur perception de la loi. C’est maintenant à la presse de jouer son rôle de sentinelle. Toutes les personnalités qui seront mises en causes devraient répondre. Que le peuple sente que pauvres et riches, tous les maliens sont justiciables.

Figaro du Mali

Mali: La Société Bara Muso veut installer une usine de dernière génération dans la zone office du Niger

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Pour satisfaire ses milliers de clients, la société Bara Muso veut installer une usine de dernière génération dans la zone de l’Office du Niger pour développer une culture de qualité sur tous les maillons de la chaîne de valeur des condiments locaux. Le projet est soutenu par la direction de l’Office.

La nouvelle usine viendra renforcer la présence de Bara Muso à l’Office du Niger, qui évolue déjà dans les zones de production de N’Débougou et de Molodo. L’usine fabriquera des bouillons (en poudre et en cube) et épices culinaires. Elle aura également des unités d’huilerie, d’aliment bétail et volaille, de soumbala et de savonnerie.

Pour le démarrage des activités, le Président directeur général de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly, a reçu en audience le PDG de Bara Musso, Boureima Doumbia, le mercredi 12 juin 2019.pub

Au cœur des échanges, le projet de partenariat pour la transformation et la commercialisation des produits maraichers localement produites pour, explique le PDG de Bara Musso, faciliter l’accès des bouillons aux consommateurs, créer plus d’emploi, booster l’autonomisation de la femme et enfin augmenter la balance commerciale du Mali.

Le PDG de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly, s’est engagé à accompagner davantage la société Bara Musso afin que le projet devienne rapidement une réalité.

Les produits culinaires Bara Musso sont composés uniquement d’épices et de condiments naturels locaux « minutieusement sélectionnés, emballés dans du papier aluminium par des équipements modernes ».

« La production est respectueuse de l’environnement, des conditions d’hygiènes et de la qualité », affirme son PDG, avant de préciser : « Bara Musso ambitionne d’être le leader dans le domaine de l’alimentation générale et culinaire en particulier au Mali et en Afrique, pour cela nous sommes en phase de mettre en place plusieurs unités de productions selon la nature et le type de produits afin de donner une souveraineté alimentaire à nos pays ».

Selon les statistiques de l’entreprise, Bara Muso transforme localement 50 produits à plus de 80% et emploie 4200 personnes.

S.I.K.
30minutes.net