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Adam THIAM: « Face aux violences, nos Etats sahéliens, très fragiles, peuvent s’effondrer, et très rapidement »

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Par Morgane Le Cam

Pour l’intellectuel malien Adam Thiam, seuls le désarmement et la bonne gouvernance permettront au Mali et au Burkina Faso d’enrayer la spirale des violences nourries par la prolifération des milices et l’expansion djihadiste.

Adam Thiam. Courrier des Afriques
Journaliste et consultant, Adam Thiam est spécialiste du centre du Mali. Auteur d’un rapport de référence in­titulé « Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée », publié en 2017 par le Centre pour le dialogue humanitaire, il a aussi étudié les ­conflits et les questions de développement au Sahel. Cet intellectuel malien est par ailleurs un familier des arcanes politiques : ex-porte-parole de la commission de l’Union africaine, il est actuellement conseiller de l’ancien président de transition malien Dioncounda Traoré (2012-2014).

Au Mali, le nombre de civils tués dans des attaques a augmenté de 300 % entre novembre 2018 et mars 2019, en majorité dans la région du centre. Le Burkina Faso s’embrase à son tour. Comment expliquer cette flambée des violences ?

La situation qui prévaut aujourd’hui dans le centre du Mali découle de l’offensive djihadiste qui avait été lancée dans le nord, en 2012. C’est cette même année qu’Amadou Koufa [aujourd’hui chef djihadiste dans le centre du Mali] a été recruté, au nord, par Iyad Ag Ghali [principal leader djihadiste pour ­l’ensemble du Sahel].
Un de leurs projets était alors d’annexer le centre du Mali. Ils ont échoué, mais beaucoup de groupes armés islamistes sont restés dans la région du centre ou se sont dispersés vers le Burkina Faso. D’ailleurs, au Burkina, Ibrahim Malam Dicko [fondateur du groupe armé islamiste Ansaroul Islam] a lui aussi été formé par Iyad Ag Ghali, qui a placé ses pions pour creuser son sillon.
Ses combattants ont attendu que les opérations militaires de 2013 [opération « Serval » menée par l’armée française] se tassent. La suite a été relativement facile pour eux. Il n’y avait pas vraiment d’Etat capable de les contrer, et ils ont pu avancer.

Au Burkina Faso, les autorités ont favorisé l’implantation des milices koglweogo sur la base d’un constat, valable aussi au Mali : dans cette guerre asymétrique qui déstabilise les États, les troupes régulières ne suffisent pas

Quel est le lien entre l’offensive ­djihadiste de 2012 et les affrontements actuels entre milices d’autodéfense qui se multiplient au Sahel ?

La création de ces milices a été une riposte au djihadisme. Au centre du Mali, ce phénomène est apparu, fin 2015, dans le sillage de l’opération militaire « Seno ». L’armée malienne a en effet commencé à utiliser comme éclaireurs des membres de la confrérie traditionnelle des chasseurs [appartenant au peuple dogon] pour lutter contre les groupes armés islamistes.

Un an plus tard, le chef de la confrérie, Théodore Soumbounou, était assassiné par des djihadistes peuls. La milice dogon Dan Na Ambassagou a été créée dans la foulée en réaction au meurtre de Soumbounou. Meurtre dont les chasseurs dogon ont rendu responsables les Peuls en général, selon un raccourci : tous les djihadistes qu’ils avaient tués étant des Peuls, tous les Peuls étaient un problème. Dan Na Ambassagou a organisé un blocus économique contre la communauté peule, qui s’est à son tour ­défendue en se dotant de milices.

Au Burkina Faso aussi, les affrontements se multiplient. Les causes sont-elles les mêmes qu’au Mali ?

Nos problèmes sont les mêmes. Nos armées sont logées à la même enseigne. Nos Etats aussi. Toutes ces milices sont nées à partir du sentiment partagé par les différentes communautés : elles ne se sentent pas assez protégées par l’Etat et l’armée.
Au Burkina Faso, les autorités ont favorisé l’implantation des milices koglweogo sur la base d’un constat, valable aussi au Mali : dans cette guerre asymétrique qui déstabilise les Etats, les troupes régulières ne suffisent pas, et il est possible de faire appel à des troupes paramilitaires susceptibles de contribuer à la sécurisation du pays. Je pense que c’était là une erreur, car l’action de ces milices s’est pervertie.

Au vu de la multiplicité des acteurs et des conflits au Sahel, ne se dirige-t-on pas vers un morcellement politique des zones touchées par l’insécurité ?

C’est tout à fait possible. Dans la région de Mopti, au Mali, il n’y a plus d’Etat. La quasi-totalité des 108 communes qui composent cette région sont dans l’œil du cyclone djihadiste. A tel point qu’il n’est pas exagéré de parler dans cette zone d’un début de califat. L’Etat est présent dans les chefs-lieux, mais, autour, les djihadistes ont imposé leur loi. La question de l’existence de l’Etat se pose même au-delà du centre du Mali, à l’échelle nationale malienne et pour le Burkina Faso.

Les Etats malien et burkinabé sont très affaiblis. Leurs armées sont souvent ­accusées de ne pas intervenir à temps quand une attaque vise des civils. ­Comment l’expliquer ?

Les routes sont littéralement minées. L’un des réflexes des militaires est d’essayer d’échapper aux embuscades que pourraient leur tendre les djihadistes. Les soldats sont mal équipés, et je pense que l’instinct de survie prime chez eux – ce qui pourrait expliquer pourquoi ils ne répondent pas toujours aux alertes. S’ajoute à cela le manque de qualification de l’armée, très peu préparée à cette guerre asymétrique.

Quelle est votre analyse de la réponse ­apportée par les autorités aux conflits ­entre milices, dans le centre du Mali et au Burkina Faso ?

Au vu de la situation, la réponse apportée est insuffisante. L’insécurité ne s’est pas seulement aggravée, elle s’est aussi étendue. Je doute que nos Etats aient pris la juste mesure de l’ampleur du problème. Entre 2014 et 2016, quand les habitants du centre du Mali disaient que ça n’allait pas, personne ne les a écoutés.

Pourquoi ?

Par manque d’intérêt. Le centre du Mali est loin de Bamako. La réalité, pour nos dirigeants, ce sont les capitales. C’est ça, les gouvernances africaines ! D’un côté, il y a le pouvoir dans les capitales, où les élites se reproduisent et, de l’autre, le pays réel constitué à 90 % de cultivateurs et d’éleveurs de troupeaux. Ces citoyens ne savent pas forcément le nom de leur président. Ils ignorent aussi le plus souvent que l’Etat a des obligations envers eux, simplement parce qu’ils n’en sont pas informés.

Au Mali, les voix exhortant le gouver­nement à désarmer les milices se multiplient. Il l’a promis, a lancé des appels, mais cela ne fonctionne pas. Pourquoi ?

Tant que les autorités ne neutraliseront pas les mouvements djihadistes, le désarmement des milices sera compliqué. Ces groupes se sont armés pour se défendre contre les terroristes. Pour qu’ils acceptent de rendre leurs armes, ils ont besoin de l’assurance que les djihadistes sont vraiment combattus par l’Etat. Or, ni les Peuls ni les Dogon n’ont cette conviction. Et puis l’Etat malien ne peut pas désarmer seul tous ces groupes.

Au Mali, les critiques envers la communauté internationale sont de plus en plus nombreuses. Beaucoup de Maliens ­estiment qu’elle n’agit pas pour empêcher les violences…

Elle agit ! Aujourd’hui, les seules actions véritables contre les djihadistes sont menées par la force française « Barkhane ». Toutes les enquêtes concernant les droits de l’homme rendues publiques sur ces conflits, c’est la ­Minusma qui les produit. Et la mission onusienne appuie aussi des projets de développement et le processus de dialogue entre les communautés. Il faut le dire : ceux qui ne font pas grand-chose, c’est nous-mêmes !

« Si le centre du Mali tombe, il n’y aura tout simplement plus de pays en tant que tel »

Si le cycle des violences n’est pas enrayé au Sahel, vers quoi se dirige-t-on ?

Ce sont les fondements mêmes de nos Etats et leur vivre-ensemble qui sont à présent menacés. Avant cet engrenage, nos Etats sahéliens étaient déjà très fragiles. Aujourd’hui, ils peuvent s’effondrer, et très rapidement. Il n’en reste déjà que très peu de chose.
Au Mali, si le centre s’enflamme définitivement, le pays risque de se retrouver divisé, car cette région constitue le point de jonction entre le nord et le sud. Il est un passage obligé. Si le centre tombe, il n’y aura tout simplement plus de pays en tant que tel.

Quelles pistes pourraient être envisagées pour éviter un tel scénario ?

Il faut désarmer toutes ces milices et faire en sorte que les populations ne prennent plus les armes. La guerre au nord du Mali et l’accord de paix d’Alger, signé en 2015 entre le gouvernement et les anciens groupes re­belles [indépendantistes touareg], ont eu un impact sur la course à l’armement des autres communautés ailleurs.
Ces dernières ont vu que des concessions avaient été faites aux rebelles et elles se sont dit : si ça leur a été concédé, c’est que, nous aussi, nous pouvons obtenir des concessions en faisant comme eux, c’est-à-dire en prenant les armes.
Pour éviter cela, il faut que les Etats se redéploient et mettent en place une gouvernance vertueuse. Les Etats corrompus ne sont plus ­acceptés. Ni à Mopti ni au Burkina Faso. Tant que les administrateurs seront vus par les locaux comme des prédateurs économiques, les autorités auront beau renforcer leur présence, elles auront toujours des ennemis. Le premier combat des Etats devrait être celui contre la corruption.

Morgane Le Cam Bamako, correspondance

Source: Le Monde

Mali,sites des déplacées internes : l’urgence se signale

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Lors d’une rencontre avec les acteurs humanitaires et les autorités régionales, tenue ce vendredi au Gouvernorat de Mopti, le Ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, a insisté sur l’urgence de mesures à prendre pour le réaménagement du site des déplacés.La forte pluie de ce vendredi 14 juin 2019 qui a provoqué une inondation sur le site, donne raison au ministre qu’il faut agir vite.

Daouda Bakary KONE

Source : croissanceafrique.com

Mali, recrudescence au Pays Dogon « Le mouvement Baguiné Sô, accuse le gouvernement », dixit!

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Mouvement pointe du doigt au gouvernement Malien d’être responsable de l’attaque de Sobane Dah.
Suite à l’attaque de Sobane Dah, survenue, dimanche 09 juin 2019 qui a occasionné plusieurs d’une certaine de morts. Le mouvement Baguiné Sô, a tenu un point de presse, jeudi 13 juin 2019 à la maison des jeunes pour dénoncer cette atrocité, barbarie, inhumaine sur la population innocente de Sobane Dah dans la commune de Sangha.
Le président de l’association Baguiné Sô, Hamidou Djimdé, a montré sa désolation combien son cœur pleure pour cette atrocité ‹‹ C’est avec un coeur meurtri que je prends la.parole devant vous. Les mots sont insignifiants pour qualifier le but de cette rencontre. ‹‹
Nous sommes attristés ! Nous sommes affligés ! Nous sommes anéantis ! ››, a-t-il gémi .
Nonobstant cette terreur, Djimdé a exprimé la détermination de la jeunesse Dogon dans sa lutte de ramener la paix au Pays Dogon ‹‹ Mais, nous sommes également plus que jamais déterminés à poursuivre le combat et à honorer la mémoire de nos parents lâchement assassinés à Sobane Khou ou encore appelé Sobane Dah.››
‹‹Sobane Khou, village martyr
Sobane Khou, désormais village fantôme, victime de la barbarie humaine ››, a-t-il déploré.
‹‹ Ce petit village attaqué par des dizaines d’hommes lourdement armés sa raison aucune en tirant à bout portant sur tout ce qui bougeait. Par ailleurs, les animaux domestiques aussi n’ont pas été épargnés ››, a-t-il dit
Il rappelle au gouverneur ‹‹ croque-mort ›› de la leçon qu’il a reçu ‹‹ Monsieur le Gouverneur, je dirais plutôt Monsieur l’ex Gouverneur, apprenez que tous les faits ne sont pas à falsifier.›› Il a remercié M. le maire Ali TOGO.
‹‹ Nous avons des indices et des suspects qui pourront être mis à la disposition des enquêteurs ››, a-t-il affirmé.
Ils demandent aux autorités compétentes de prendre des dispositions contre certains de nos compatriotes qui ont occupé hautes fonctions dans ce pays et qui aujourd’hui tiennent des propos très inquiétants.
Ainsi a-t-il reformulé les recommandations pour sortir de crise: Rappeler certains chefs militaires à l’ordre car certains d’entre eux ont des agendas cachés; redéployer avec tous les acteurs de cette crise; Désarmer systématiquement tous les détenteurs d’armes de guerre; arrêter et punir les acteurs de cette barbarie.
Le mouvement Baguiné Sô, accuse le gouvernement du Mali d’être responsable de cette attaque dû à son incapacité de sécuriser cette zone.

Amadoun Alphagalo

Source : croissanceafrique.com

Mali : UN PROJET INCLUSIF POUR LA RESILIENCE DES POPULATIONS RURALES

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« Projet inclusif » est le nouveau projet qui vient d’être lancé au Mali. Initié exclusivement au profit du monde rural notamment les jeunes et les femmes, ce projet qui a mobilisé la somme de 58 milliards de F CFA est le plus important en ce moment en exécution. Il a pour objectif d’accroitre l’inclusion financière des petits producteurs, et des PME agro-Alimentaires. Deux effets y sont attendus, à savoir :

  • Des services et produits financiers diversifiés, pérennes et inclusifs sont développés en faveur d’un grand nombre de petits producteurs, y compris les femmes et les jeunes, et de PME,
  • Les OP et les PME développent des partenariats profitables et durables.
    Et c’est le ministre de l’agriculture, M. Moulaye Ahmed BOUBACAR qui a procédé ce vendredi 14/06/2019, au nom du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou CISSE, au lancement officiel du Projet Financement Inclusif des Filières Agricoles, à l’hôtel Sheraton Bamako.
    Pour rappel, le projet couvrira 05 régions du Mali (Koulikoro, Sikasso, Kayes, Ségou et Mopti). Il s’étendra sur l’ensemble du territoire en fonction de l’évolution des conditions sécuritaires.
    Par ailleurs, le Projet Inclusif vise à bancariser 440 000 producteurs et 360 organisations professionnelles agricoles, renforcer des capacités de 360 000 petits producteurs grâce aux partenariats du secteur privé, l’augmentation des revenus d’au moins 22 000 petits producteurs, établir 06 institutions financières rurales opérationnelles. Le pourcentage la contribution des PTF : FIDA 43%, DANEMARK 20, 5%, CANADA 11, 3%, et le gouvernement du Mali 4, 4%.
    Le ministre de l’agriculture, M. Moulaye Ahmed BOUBACAR, a soutenu que le gouvernement à travers ce projet, entend répondre aux défis des filières agricoles. Pour lui, chaque acteur est un maillon important pour la réussite du projet. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour sa survie, a précisé M. le ministre. Sur ce, il a déclaré ouvert le lancement du Projet Inclusif.
  • Abou KONE
  • Source : Croissanceafrique.com

Mali, 2ème TEDx FasoKanu BRIGHT AFRICA: La présence remarquable du ministre Arouna Modibo TOURE.

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Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo TOURE a honoré de sa présence à la deuxième édition du TEDx FasoKanou, tenue ce vendredi dans l’après-midi à l’Hôtel LAÏCO AMITIE. Une édition présidée par le Secrétaire Général de la présidence, Moustapha Ben BARKA.

Le TEDx FasoKano est un événement qui a vu le jour en Décembre 2017 pour sa 1ere Edition. Labélisé sous l’appellation Faso Kanu qui signifie « Amour de la patrie » en Bambara, cet événement d’année en année comble les attentes en termes de partage de savoir.
L’idée est née de la volonté de souligner l’importance de la contribution des jeunes maliens au développement économique et social du pays. Ainsi, à travers le partage d’idées et projets novateurs, le dynamisme malien est mis à l’honneur, en donnant la parole à des hommes et des femmes engagés pour faire changer les choses dans leur pays respectif.

Pour cette deuxième édition à l’Hôtel LAÏCO AMITIE, les organisateurs ont mis l’accent sur la nécessité de changement des clés de lecture de notre continent. Cela, à travers la mise en marche d’une utopie active vers toutes les possibilités que l’Afrique a à offrir dans les différents domaines.

Cette deuxième édition qui a été agrémentée par de nombreuses communication, a vu son éclat rehaussé par la prestation de l’artiste Toumani DIABATE et de son fils Sidiki DIABATE.

Aissatou TRAORE

Source : croissanceafrique.com

Mali: Le ministre Michel Sidibé en visite au site des déplacés internes du Centre à Sevaré

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Le ministre de la Santé et des Affaires Sociales, en visite ce vendredi 14 juin 2019 au site des déplacés internes du Centre à Sevaré. Michel Hamala Sidibé s’assure des conditions de séjour des 711 personnes reparties entre 151 ménages.

En plus de la propreté, l’eau, les structures de santé et d’apprentissage scolaire temporaire y fonctionnent. Il faut signaler que depuis sa nommination, M.Michel Sidibé ministre Malien de la santé et des affaires sociales n’a cessé de mulplier des prises de contacts et des visites de travail dans plusieurs localités du Mali et d’alleurs!

Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafrique.com

Mali: Bamako a vibré la cérémonie d’ouverture de la 30éme Assemblée générale de Kafo Jiginew

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Ce Jeudi, 13 Juin 2019 dans la salle de conférence du Conseil National du Patronat du Mali ,s’est tenu l’assemble de général de kafo jiginew le géant micro finance du Mali.

Sous la présidence du Ministre de l’Economie et des Finances et les representent de tout les caisses Kafo jiginew.

A l’ordre du jour étaient la vérification du quorum, l’Examen et approbation du rapport d’activités au titre de l’exercice 2018, L’ Examen et l’adoption du rapport annuel sur des états financiers, crédits de kafo jiginw arrête au 31 Decembre 2018.

La remise du prix de la performance 2018 aux trois meilleurs Caisses du réseau kafo jiginew. Par la suite il y a eu l’acceptation du nouveau représentant permanent de la caisse de Bougouni dans le Conseil d’administration et la nomination du nouveau commissaire aux comptes du comite Crédits de l’Union.

Amadoun Alphagalo

Source: croissanceafrique.com

Mali, IBK appelle au sursaut national: »Pour la survie d’un Mali de dignité, de fraternité, nous devons opérer le sursaut salvateur »

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A l’issue de la visite de Sobame -da, le Président de la République s’est confié à la presse le sens de son déplacement: « Comment peut-on imaginer qu’un drame aussi terrible se produise, et me trouvant au Mali que je ne puisse y faire un déplacement . Je devais le faire et également appuyer le message fort passé par le chef du gouvernement et en y mettant le poids du chef suprême des forces armées, également du chef de l’Etat, c est ce que j’ai fait . Je crois que le temps du sursaut national est largement venu. Je ne vais pas présager quoi que ce soit ni opiner sur une affaire désormais entre les mains de la justice, mais il y’a beaucoup d’interrogations. Pour L’heure, je dirais simplement qu’il n’y a aucune espèce de conflit inter-ethnique dans notre pays et les jours qui viennent nous donnerons encore les preuves . Et qu’il y ait des manipulations et des actes odieux aux fins de déstabiliser le Mali. Mais cela sera contre carré, contre ces actes-là. Ils seront contrecarrés et de la plus belle des façons . Et je crois que nos équipes à l’œuvre aussi bien les équipes du pôle antiterroriste , que nos forces armées de sécurité, toutes sont déterminées à ce que nous touchions du doigt ce que dans ce pays-là, dans ce centre du Mali, empêche notre pays de tourner en rond et de vivre et je crois que cela me semble être comme une histoire de « chant du cygne » plaise au ciel qu’il en soit ainsi , que ce soit un chant du cygne , que nous soyons en train d’aller vers l’épilogue d’un temps très douloureux pour le Mali , inshallah . C’est tout ce que je voulais dire. Et encore une fois, en m’inclinant pieusement sur la mémoire de tous ceux qui ont été martyrisés à Sobame-da et qui ont perdu la vie dans les conditions d’inhumanité absolue. Que le Seigneur Dieu , de justice , et de miséricorde les prennent en pitié et les reçoivent parmi les bienheureux ».

Le Président de la République n’a pas manqué d’appeler tous au sursaut national pour sortir notre pays de cette situation grave. « Que tout cela nous servent de leçon pour que nous opérions le sursaut salvateur. Ce sursaut seul aujourd’hui doit être le souci de tous les Maliens. La survie du Mali , la survie d’un Mali de dignité , d’un Mali de fraternité, d’un Mali de convivialité , d’un Mali du vivre ensemble ; la fraternité telle qu’elle a toujours imprégnée nos relations sociales , voilà ce qu’il faut retrouver » a déclaré avec insistence le Chef de l’Etat.

S’agissant de son appel à l’apaisement et à la cohésion sociale lors de sa rencontre avec les populations de Sobame -da, IBK a renseigné que « Bien sur il y’a quelque chose de totalement anormale, cette société malienne , singulièrement celle du centre du Mali et les relations entre les communautés dont on parle aujourd’hui avec beaucoup de pré-supposés ,les dogons et les peuls , deux communautés qui ont toujours vécues en parfaite symbiose et tous ceux qui aujourd’hui font des thèses les plus douteuses ce conflits inter-ethniques devraient réviser leurs copies , et en tout cas ne pas jeter de l’huile sur le feu, il n’y a aucun conflit inter-ethnique , je vous le dit très clairement et l’excroissance de ce que nous avons vécus dans le nord du Mali et de ce que nous vivons encore dans le Nord , qui voudrait ainsi trouver à se mettre un masque mais qui ne nous surprendra pas car nous savons de quoi il s’agit , et dès lors que l’on sait un problème la solution est déjà toute proche inshallah » a en fin conclu le President de la République avant de regagner Bamako aux environs de 17 heures .

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

Mali, IBK à Sobane-Da: « Seuls les militaires doivent porter les armes pour défendre leur pays , sécuriser les populations et leurs biens » a averti

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IBK en rappelant aux populations, les risques de détention illicite des armes de petits calibres « Seuls les militaires doivent porter les armes pour défendre leur pays , sécuriser les populations et leurs biens » a averti

Le Président de la République, affecté, bouleversé et choqué, par ce qu’il venait de voir sur le terrain a profité de l’occasion pour rencontrer les rescapés de cette catastrophe humaine. Au cours de cette rencontre , le Chef de l’Etat sur un ton ferme, a rappelé aux populations les risques de détention illicite des armes de petits calibres . « Seuls les militaires doivent porter les armes pour défendre leur pays , sécuriser les populations et leurs biens » a-t-il averti.
Sur ce plan l’État va sévir désormais et tout jeune , tout détenteur illicite d’armes de petits calibres sera traduit en justice et sanctionné avec la dernière rigueur . « L’Etat procédera immédiatement au désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement les armes et celui qui refusera de rendre son arme sera sanctionné sévèrement par la loi ». A l’endroit des jeunes , le Chef de l’Etat, les a sensibilisés pour qu’ils ne tombent pas sous l’influence des gens de mauvais esprits et des ennemis de la paix au Mali. « Ne les écoutez pas et ne les suivez pas , n’acceptez jamais de rendre justice avec une quelconque vengeance . N’acceptez pas de vous enrôlez dans une milice quelconque. Ceux qui sont là à vous influencer et à vous conseiller mal le paieront très bientôt devant la justice » a ajouté IBK .
Le President de la République a invité toutes les populations à la quiétude , à la solidarité aux valeurs sociétales qui nous unissent , au vivre ensemble.

Le Chef de l’Etat a présenté ses condoléances les plus émues aux familles des disparus et leur a donné l’assurance que l’État prendra toutes les dispositions idoines pour le retour à la normale dans le village et environs.

Les assurances données par le Chef de l’Etat sur place ont soulagé les populations qui ont bien apprécié la venue dans leur village , du Président de la République en personne en écourtant sa mission pour le Mali en Suisse , toutes affaires cessantes, pour venir partager avec elles leur douleur.
Elles ont salué le Président de la République pour sa prompte réaction d’envoyer dès les premières heures des massacres sur les lieux, son Premier ministre et certains membres du gouvernement. Toute chose selon elles qui dénote de la considération et de l’attention des plus hautes autorités envers elles , et surtout de l’importance qu’il accorde à la vie humaine et à la protection des biens de ses concitoyens. Elles ont salué les annonces rassurantes du Chef de l’Etat, notamment la sécurisation de leur village , leur relogement, les assistances alimentaires , la prise en charge des blessés , les dispositions urgentes pour situer les responsabilités et traduire en justice les coupables et leurs complices de cet acte violent, barbare et lâche, digne d’une autre époque .

En début d’après-midi, le Président de la République a visité les blessés à l’hôpital Somino Dolo de Sévaré pour s’imprégner de leur état de santé avant de leur souhaiter prompt rétablissement. IBK s’est assuré de leur moral et état psychologique et a félicité le personnel médical et sanitaire de l’hôpital pour leur mobilisation autour des blessés et leurs accompagnants . Tous les blessés, dès les premières heures, ont été intégralement pris en charge par l’État malien.

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

Numériser l’agriculture, la banque mondiale publie le rapport du programme E-vouchers au Mali, au Niger et en Guinée

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C’est au cours de la rencontre régionale avec la presse sur le bilan économique et social en Guinée ; au Mali, au Niger et au Tchad que la directrice des opérations de banque mondiale Mali, Niger et en Guinée Mme Souckeyna KANE a expliqué les contenants du rapport à travers le résultat des programmes de délivrance de bons électroniques (E-vouchers) au Mali, au Niger et en Guinée. C’était ce mercredi 12 juin 2019 dans la salle de vidéo-conférence de la Banque Mondiale-Mali. L’occasion s’est déroulée en présence du personnel de l’institution Breton wood et des hommes de médias interconnectés sur une plateforme de vidéoconférence depuis Bamako-Washington et dans les autres pays concernés par les programmes de délivrance E-vouchers de bons électroniques.

Ce rapport est le fruit de collaboration réalisé sous la houlette de José Lopez-Calix Marianne Grosclaude et Andrew L Dabalen avec contributions écrites d’une équipe interdisciplinaire de la banque Mondiale composée de plusieurs experts. Le rapport est vu par certains comme un précieux travail d’édition et de composite a été réalisé en temps opportun par bonnett, maria DEVERNA, et tant d’autres.

Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale Mali, Niger et en Guinée « la contribution du secteur agricole à l’économie de la Guinée, du Mali et du Niger est essentiel. En part du PIB, l’agriculture représente, respectivement pour ces pays, 16%,38%, et 40% aussi première source d’emploi pour la majorité de la population 68%, 57%, et 75% de façon respective », a-t-elle ajouté dans l’avant-propos du rapport.

En réalité cet important se caractérise par des rendements faibles dus à l’utilisation limité et la qualité médiocre des intrants. Sur ce plan le rapport dira que le centre international pour le développement des engrain (IFDC) a estimé le rendement céréalier moyen à 1,6 tonne par hectare en 2014 au Mali, ce qui est supérieur à la moyenne subsaharienne (1tonne par hectare)qui est nettement inférieur aux rendements potentiel.

Concernant les perspectives économiques Soukeyna KANE de la Mondialepour le Mali ; du Niger et de la Guinée affirme dans le rapport que « je suis heureuse d’annoncer que tous les pays devraient connaitre en 2019 des taux de croissance solide et positifs, le Niger et la Guinée représentant respectivement 6,5% et 5,9% le Mali et Tchad près de 3,4%. La croissance positive du Tchad résulte également de la restructuration réussie de sa dette envers Glencore », a-t-elle dit.

Pour sa part, les indicateurs macroéconomiques de la Guinée, Mali et du Tchad (2014-2019), il est dit que « la reprise économique s’est consolidée en 2018 et les perspectives de cette année sont positives pour 2019 ». Les mêmes les indicateurs indiquent que « les déficits du compte courants restent élevés en Guinée et au Niger en raison de fortes importations liées au secteur minier… ». Les déficits budgétaires étaient élevés en 2018 sauf au Tchad, et doivent être consolidés surtout avec des taux d’inflation en légère augmentation avec la reprise, mais limités à un seul chiffre.Tandis que les termes de l’échange semblent s’améliorer au Tchad, mais pas avec la même magnitude que l’année dernière et soutenu par une augmentation supplémentaire des recettes ».

Daouda B KONE

Soure: Croissanceafrique.com