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Algérie : Sanofi inaugure le plus important complexe pharmaceutique d’Afrique

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Le géant pharmaceutique français Sanofi a inauguré jeudi 11 octobre sa troisième usine en Algérie, qu’il présente comme le plus grand complexe industriel de production et de distribution pharmaceutique en Afrique.

Le site de plus de six hectares, situé à Sidi Abdallah, dans la banlieue d’Alger, comprend une unité de production conçue pour fabriquer à terme une centaine de spécialités pharmaceutiques dans différents domaines thérapeutiques (diabète, cardiologie, neurologie…), ainsi qu’un site de stockage de 4 000 m3 et un centre de distribution.
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Lorsque l’unité de production aura atteint sa pleine capacité entre fin 2019 et fin 2020, elle produira plus de 100 millions d’unités par an, portant la production locale de Sanofi « à 80-85% de ses produits vendus en Algérie », contre 65% actuellement, a indiqué à la presse Philippe Luscan, vice-président exécutif du groupe, chargé des affaires industrielles.

La plateforme logistique fonctionne depuis six mois et gère déjà la distribution de l’ensemble des produits Sanofi en Algérie, tandis que la partie production est « opérationnelle », mais encore en phase d’essais techniques, a expliqué Haissam Chraiteh, directeur général de Sanofi-Algérie.

À terme, le complexe de Sidi Abdallah emploiera environ 400 personnes.

Il représente un investissement d’environ 85 millions d’euros, selon Sanofi, présent depuis 1991 en Algérie, où il dispose déjà de deux usines, dont l’une cessera son activité lorsque le site de Sidi Abdallah aura atteint sa pleine capacité.

Premier marché de Sanofi en Afrique
« Ce projet est un projet-phare de Sanofi. C’est un investissement important dans un pays qui est important pour nous », a souligné Olivier Charmeil, vice-président exécutif chargé notamment des marchés émergents.

Avec une population de 40 millions d’habitants, l’Algérie est le premier marché de Sanofi en Afrique. Le groupe détient 13% de part du marché pharmaceutique du pays, ce qui en fait le leader du secteur.

En 2017, un responsable du ministère algérien de la Santé avait estimé le marché du médicament en Algérie à environ 3,3 milliards d’euros.

Les marchés émergents sont de plus en plus stratégiques pour Sanofi. Ses activités y sont en forte croissance (+10% en 2017) et ils ont déjà représenté l’an dernier plus de 10 milliards d’euros de ventes, soit près de 30% de son chiffre d’affaires mondial.

Signe de l’importance croissante de ces marchés, Sanofi va se doter début 2019 d’une nouvelle division entièrement centrée sur les marchés émergents, et en premier lieu sur la Chine.

Source:AqpF/croissanceafrique.com

Dakar-Bamako (Ferroviaire): Le Ministre des transports du Mali et le Ministre Délégué du Sénégal, chargé des questions ferroviaires, ont été reçu ce vendredi matin par le Premier ministre.

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Après la cérémonie d’installation officielle du nouvel Administrateur Général de Dakar-Bamako Ferroviaire et ses collaborateurs, le Ministre des Transports du Maliet la Délégation sénégalaise conduite par le Ministre Délégué chargé des questions ferroviaires, ont fait le compte rendu de cette cérémonie au Chef du gouvernement, S.E Soumeylou Boubeye Maïga.

L’installation de cette nouvelle équipe dirigeante intervient après l’échec de plusieurs plans de relance des activités des chemins de fer. La présence de cette mission sénégalaise, et la forte implication du gouvernement du Mali à travers le ministère des transports, démontrent donc la volonté ferme des deux Etats, de relancer dans les brefs délais, les activités ferroviaires.
Au Premier ministre, la délégation sénégalaise a réitéré leur disponibilité à accompagner le processus. Dans cette dynamique, le Sénégal entend mobiliser très bientôt 10 milliards de franc CFA. Le Mali, pour sa part, va emprunter le pas avec le même montant pour redémarrer pour que le processus de relance de Dakar-Bamako puisse prendre corps.
Les visiteurs du jour ont également annoncé au Premier ministre que le Sénégal a sollicité la banque mondiale pour la mobilisation de la bagatelle somme de 250 milliards de francs CFA toujours pour accompagner le processus de relance. Le ministre Soumana Mory Coulibaly va demander la même somme à son partenaire de la Banque Mondiale. Les 500 milliards permettront de maintenir les activités ferroviaires pour plus de 50 ans.

Le Ministre Délégué chargé des questions ferroviaires s’est dit satisfait de sa mission à Bamako. Satisfécit par rapport à cette nouvelle dynamique du processus de relance de Dakar-Bamako Ferroviaire.

Daouda Bakary Koné
Source: croissanceafrique.com

Un agent secret américain à Conakry: Alpha Condé se fâche et fait convoquer un diplomate.

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CONAKRY- Un incident diplomatique risque t-il d’avoir lieu entre Conakry et Washington ? Le Président guinéen a qualifié « d’illégale » la décision de la justice américaine d’envoyer à Conakry un émissaire pour interroger la famille de la fille qui a accusé Mohamed Touré de travail forcé aux Etats-Unis.

Alpha Condé regrette cet acte et annonce la convocation prochaine du Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis à Conakry par son Ministre des Affaires Etrangères.

« Il y a un américain qui est venu ici sans consulter le gouvernement, sans consulter le ministre de la justice et demander une commission rogatoire, il est venu pour interroger la famille de la fille, malheureusement ils ont aussi partis voir la famille de Cross. Ce qui était totalement illégal. Ils ont fait un rapport qui est totalement faux parce que personne ne savait qu’ils étaient là. C’est une dame qui travaille à l’ambassade des Etats-Unis qui l’a accompagné. Nous allons demander des explications au chargé d’affaires. Le Gouvernement va d’abord rétablir la vérité puisque ce monsieur qui est venu n’a jamais vu aucune autorité et (on va) protester », a indiqué Alpha Condé qui promet de tout mettre œuvre pour soutenir le fils de feu Sékou Touré qui a des démêlés judiciaires aux Etats-Unis.

« Il est de mon devoir de défendre les guinéens partout où ils sont lorsqu’ils sont victimes. Qu’ils soient fils d’un ancien président ou pas, même s’il s’agit du fils du dernier des paysans », a souligné le Chef de l’exécutif guinéen.

Lire aussi : Mohamed Touré inculpé aux USA : Que reproche-t-on au fils de Sékou Touré ?
Le fils et la belle-fille de l’ancien dirigeant guinéen sont accusés d’avoir asservi une fille qu’ils ont fait venir de la Guinée alors qu’ils vivaient au Texas.

Les actes d’accusation allèguent que le couple a amené une fille de la Guinée dans les années 2000, qu’ils ont fait travailler à la maison en lui privant de salaire. Ils sont également accusés d’avoir privé à cette jeune fille d’école, alors que leurs enfants étudiaient.

Le couple risque jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et d’une lourde amende. Leur avocat a rejeté ces allégations du procureur promettant de prouver l’innocence de ses clients dans cette affaire.

Ahmed Tounkara

Pour Africaguinee.com

Diplomatie: Qui est là nouvelle chef de la Francophonie?

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Louise Mushikiwabo naît à Kigali en 1961 et elle y vit jusqu’en 1981. Quand elle part étudier à l’université nationale du Rwanda à Butare, elle y obtient un diplôme d’anglais en 1984.

Elle quitte le Rwanda en 1990 pour les États-Unis. Bilingue, mariée à un Américain, elle ne revient au Rwanda qu’en 2008.

Elle est nommée ministre de l’Information par Paul Kagame avant de décrocher le porte-feuille des Affaires étrangères en décembre 2009.

Louise Mushikiwabo était candidate à la fonction de secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) lors du XVIIe sommet de la Francophonie qui se tient actuellement à Erevan en Arménie.

Cette candidature avait suscité beauvoup de critiques quand on sait que le Rwanda a précédemment remplacé le français par l’anglais comme langue scolaire obligatoire.

Heureusement pour Mushikiwabo, elle sort gagnante face à la canadienne d’origine haïtienne, Michaëlle Jean qui était la candidate sortante.

À rappeler que la Rwandaise était soutenue par la France et l’union africaine.

Bamako: Projet d’interconnexion des réseaux électriques Guinée-Mali : la Banque Mondiale apporte son concours.

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Le Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou CISSE, et la Directrice des Operations du Groupe de la Banque Mondiale au Mali, Madame Soukeina Kane, ont procédé à la signature de l’accord de financement, d’un montant de 09 millions de Dollars US (environs 5 milliards de FCFA) du Projet d’interconnexion des réseaux électriques Guinée-Mali, le 02 octobre 2018 à Bamako, dans la salle de conférence du Ministre de l’Economie et des Finances, en présence du Ministre de l’Energie et de l’Eau, Monsieur Sambou WAGUE.

« La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui marque le bouclage définitif de l’ensemble des financements recherchés pour la réalisation du projet d’interconnexion des réseaux électriques Guinée-Mali par la signature du présent accord entre le Groupe de la Banque mondiale et la République du Mali » a déclaré Dr Boubou CISSE, à l’entame de ses propos.

Cofinancé à hauteur de 47 milliards de FCFA par la République du Mali, le Groupe de la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), ce projet vise à interconnecter les réseaux électriques du Mali et de la Guinée à travers la construction d’une ligne de transport d’énergie « double circuit » à 225 kilovolts allant de Sanankoroba, au Mali, à N’Zérékoré, en Guinée, sur une distance de 714 kilomètres.

Plus spécifiquement pour le Mali, ce projet permettra d’accroître la desserte en électricité dans le pays, notamment dans le district de Bamako, et d’améliorer la performance financière du secteur de l’énergie en substituant une partie de l’énergie thermique, qui est coûteuse, par de l’énergie à base hydraulique qui sera importée de la Guinée. Il permettra par ailleurs l’extension du Poste de Sanankoroba, la réalisation d’études diverses et le renforcement des capacités des structures du sous-secteur de l’énergie, tout en assurant un transfert de compétences en faveur du personnel de l’EDM-SA.

Madame Soukeina Kane s’est réjouie de la contribution du Groupe de la Banque Mondiale en ces termes : « l’implication de la Banque mondiale a permis de boucler le financement de ce projet d’importance nationale et régionale et d’assurer ainsi un développement durable du secteur de l’électricité aussi bien au Mali que dans la sous-région » a-t-elle déclaré.

Le Ministre de l’Economie et des Finances du Mali a salué la qualité de la coopération qui existe entre la République du Mali et le Groupe de la Banque Mondiale.
« Au cours de cette année 2018, et dans cette même salle, le Gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale ont déjà procédé à la signature de sept (07) Accords de Financement au titre du Cadre de Partenariat Pays du Groupe de la Banque avec le Mali. Le montant cumulé de ces concours financiers du groupe de la Banque à notre pays pour cette année 2018 s’élève à 321,2 millions de dollars, soit environ 181 milliards de F.CFA. Ce résultat constitue une performance qui honore le Mali, et dans la même veine, illustre l’excellence des relations de coopération entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupe de la Banque mondiale” a déclare Dr Boubou CISSE.

Ces financements touchent les secteurs prioritaires : l’agriculture, l’élevage, l’eau, la santé, la protection sociale, l’énergie et les réformes structurelles. D’autres accords de financement devraient être également signés d’ici la fin de l’année.

A noter que le Groupe de la Banque Mondiale a doublé l’allocation en faveur du Mali, qui est passée de 300 millions de dollars à 650 millions de dollars, dans le cadre de l’IDA 18 pour la période 2018-2020.

Source: croissanceafrique.com

Urgent: La Rwandaise Louise Mushikiwabo désignée secrétaire générale de la Francophonie.

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La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a été désignée secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour un mandat de quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement réunis lors du sommet d’Erevan.

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Au complexe Karen Demirtchian d’Erevan, il n’aura fallu qu’une heure aux chefs d’État et de gouvernement, réunis à huis clos, pour désigner la nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophone (OIF). L’élue, comme cela était prévisible, est la ministre rwandaise des Affaires étrangère, Louise Mushikiwabo, notamment soutenue par les États africains et par la France.

Envoyé special VANPI
Source: crpissanceafrique.c

Mali,trains voyageurs (Ferroviaire) : Vers une reprise très prochaine des activités ferroviaires.

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Cérémonie d’installation du nouvel administrateur de Dakar-Bamako. Le ministre Soumana Mory COULIBALY a co-présidé ce jeudi matin avec le ministre délégué du Sénégal, chargé du développement du réseau ferroviaire, Mr Abdou Ndéné Sall, la cérémonie d’installation du nouvel Administrateur Général de Dakar-Bamako Ferroviaire, et ses collaborateurs.

Cette cérémonie constitue un signal fort du Mali et du Sénégal en vue d’un démarrage très prochainement des chemins de fer.

Le nouvel Administrateur Général, Mr Kibily Touré et ses collaborateurs qui sont désormais installés, vont dans les jours à venir travailler sur un plan de relance de l’activité ferroviaire.
Mr Soumana Mory COULIBALY a profité de cette occasion pour féliciter et saluer les administrateurs sortants, qui malgré les défis et les contraintes, ont tenu au respect des engagements des États, c’est à dire le maintien de l’activité et du personnel.

Le ministre des Transports a rappelé au nouvel administrateur et à ses collaborateurs, le sens de l’espoir placé en eux. Il a aussi rappelé certains défis à savoir:
-Doter la structure d’un statut juridique adéquat,
-Mettre en place un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences,
-Le défi de l’infrastructure et de traction, il s’agit de faire un état des lieux des travaux d’urgence pour une reprise rapide de l’activité ferroviaire.

Enfin, le ministre COULIBALY a salué la présence du ministre délégué du Sénégal chargé du développement du réseau ferroviaire, Mr Abdou Ndéné Sall. Ceci dénote de l’importance que le pays frère porte au démarrage des activités ferroviaires.

Dapuda Bakary KONE

Source:croissanceafrique.com

Mali: Qui est l’honorable Issaka Sidibé est un bon exemple Député au Mali.

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Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle, 3ème échelon. L’honotable Issaka Sidobé est titulaire d’une maîtrise en droit privé avec mention assez bien à l’Ecole nationale d’administration de Bamako, M. Sidibé a servi comme contrôleur des douanes et a été le chef de brigade des douanes des aéroports de 1983 à 1985, chef de la brigade de Faladiè puis celui de la brigade BNPP avant de devenir le chef subdivision des douanes de Mopti en 1991. De 1992 à 1996, Issaka Sidibé sera le chef de subdivision des douanes de Bamako. Il s’est ensuite spécialisé dans les recherches et les poursuites des infractions douanières avant de s’impliquer particulièrement dans le contrôle des opérations de dédouanement notamment en matière d’exonérations douanières. Il a aussi servi comme premier responsable de la section des frontières et à la subdivision des enquêtes douanières.

Issaka Sidibé que ses amis appellent affectueusement Isaac a aussi traîné sa bosse dans le domaine du contrôle des voyageurs et des moyens de transport, le contrôle des opérations de change et le suivi du contentieux douanier. Il a été élu député à l’Assemblée nationale en 2002. Durant cette législature, Issaka Sidié a été le Rapporteur général de la Commission des finances, de l’économie et du plan.

Très engagé dans le domaine sportif à travers son premier plan au sein de la ligue de cyclisme de Bamako, du comité olympique et sportif du Mali, de la fédération malienne de football, entre autre, Issaka Sidibé, qui a suivi une formation militaire au CSK de Koulikoro en 1982, est marié et père de 5 enfants

Issac, une fierité malienne, Issac un vrai patriote a passé tout sa vie en cultivant de la cohésion sociale, de épanouissement de la société et a contribuer au dévéloppement de tout un Mali uni et prospère.

Issac le sage, Issac le grand Baobab et Issac du Bonheur des malien. Le Mali vous dit merci et merci pour vous même. Vive Issac, vive la sagesse et vive un Mali plein des hommes sages.

Source: Cabinet de l’AN

Banque Mondiale: Le nouvel indice du capital humain mis au point par la Banque mondiale permet de mesurer les pertes de productivité économique subies par les pays qui sous-investissent dans leur population.

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BALI (Indonésie), 11 octobre 2018 — Les travaux de recherche publiés aujourd’hui par la Banque mondiale fournissent aux responsables publics une preuve incontestable des effets bénéfiques durables que peut apporter une amélioration de la santé et de l’éducation des enfants sur le revenu des populations et des pays.

Dévoilé aujourd’hui dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, le nouvel indice du capital humain montre que 56 % des enfants nés aujourd’hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États ne font pas les investissements nécessaires pour produire une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Le capital humain, à savoir l’ensemble des connaissances, des compétences et des conditions de santé que les personnes acquièrent au cours de leur vie, est un des facteurs essentiels à l’origine de la croissance économique soutenue et de la réduction de la pauvreté observées dans beaucoup de pays au cours du XXe siècle, surtout en Asie de l’Est.

« Le capital humain est souvent le seul capital des personnes les plus pauvres, explique le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. C’est un des facteurs essentiels d’une croissance économique durable et inclusive. Pourtant, les investissements dans la santé et l’éducation n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritent. Cet indice établit un lien direct entre l’amélioration de la santé et l’éducation des populations, la productivité et la croissance économique. J’espère qu’il encouragera les pays à prendre des mesures urgentes et à investir plus et mieux dans leur population. »

« La barre devient plus haute pour tous, poursuit Jim Yong Kim. Tous les pays, peu importe leurs niveaux de revenus, doivent développer leur capital humain pour pouvoir soutenir la concurrence dans l’économie du futur. »

L’indice du capital humain mesure le niveau de capital humain qu’un enfant né aujourd’hui est susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des services de santé et d’éducation dans son pays. Il mesure la distance qui sépare un pays d’une situation optimale de scolarisation et de santé. Cette mesure intègre trois facteurs :

o Survie : un enfant né aujourd’hui atteindra-t-il l’âge d’aller à l’école ?

o Scolarité : quelle sera la durée de sa scolarité et quels seront ses acquis ?

o Santé : cet enfant sortira-t-il du système scolaire en bonne santé, prêt à poursuivre ses études ou à entrer sur le marché du travail à l’âge adulte ?

L’indice du capital humain reflète la productivité future d’un enfant né aujourd’hui, comparée à celle qu’il aurait pu atteindre s’il avait bénéficié de conditions de santé optimales et d’une scolarisation complète et de qualité. Il est calculé sur une échelle de 0 à 1, 1 représentant la meilleure note possible. Un indice national de 0,5, par exemple, signifie que le « potentiel économique » futur de la population (et du pays dans son ensemble) est amputé de moitié. Ce qui se chiffre, sur 50 ans, à de lourdes pertes économiques, avec une réduction annuelle de 1,4 % de la croissance du PIB.

L’indice permet de classer chaque pays en fonction de la productivité de la prochaine génération de travailleurs. Dans des pays comme l’Azerbaïdjan, l’Équateur, le Mexique et la Thaïlande, les enfants nés aujourd’hui présenteraient à l’âge adulte une productivité de 40 % supérieure s’ils bénéficiaient d’une scolarité complète et d’un bon état de santé. Dans des pays comme le Maroc, El Salvador, la Tunisie et le Kenya, la différence atteint 50 %.

Pour 126 des 157 pays couverts par l’indice, les données ont pu être ventilées par sexe. Dans ce sous-ensemble de pays, l’accumulation de capital humain chez les garçons et les filles est encore loin du niveau optimal. Dans la plupart d’entre eux, l’écart séparant l’ensemble des enfants (garçons ou filles) de cet objectif est plus grand que l’écart observé entre les garçons et les filles.

Les faits montrent qu’il est possible de progresser. La Pologne, qui a procédé à un train de réformes de l’éducation entre 1990 et 2015, a affiché un des taux de progression des résultats aux tests PISA les plus élevés parmi tous les pays de l’OCDE. Le Viet Nam, qui participe également à ce programme d’évaluation des acquis des élèves, a récemment dépassé la moyenne des pays de l’OCDE. Le Malawi a réussi à réduire son taux de retard de croissance de près de 20 points de pourcentage en moins de deux décennies. L’indice met cependant en évidence l’ampleur des efforts à accomplir pour améliorer la situation.

Le nouvel indice fait partie intégrante d’une vaste initiative du Groupe de la Banque mondiale qui reconnaît le rôle du capital humain comme moteur de la croissance inclusive. Outre l’indice, le « Projet sur le capital humain » comprend un programme de renforcement de la recherche et des évaluations, ainsi qu’une aide pour aider les pays à accélérer leurs progrès.

Vingt-huit pays* dans l’ensemble du monde et diverses catégories de revenu ont fait part de leur intérêt à participer au projet et ont déjà désigné des points focaux nationaux au sein de leurs administrations publiques pour collaborer avec le Groupe de la Banque mondiale. Ces États ont déjà entrepris d’enrichir le dialogue sur les politiques en matière de capital humain au sein de leurs ministères techniques et de définir les priorités nationales pour accélérer les progrès en la matière, en s’appuyant chacun sur leurs propres plans de développement national.

L’indice du capital humain fait partie des enjeux abordés dans l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde intitulé The Changing Nature of Work, qui traite de l’importance d’investir dans le capital humain pour se préparer au travail de demain.

*Les 28 pays « pionniers » sont l’Arabie saoudite, l’Arménie, le Bhoutan, le Costa Rica, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, la Géorgie, l’Indonésie, l’Iraq, la Jordanie, le Kenya, le Koweït, le Lesotho, le Liban, le Malawi, le Maroc, l’Ouzbékistan, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Tunisie et l’Ukraine.

Daouda Bakary KONE

Source: croissanceafrique.com

Sierra Leone : le nouveau président dit niet à un financement chinois

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Florian Guénet Florian Guénet

Photo : AFP

En Sierra Leone, le gouvernement a décidé d’annuler un projet financé par les chinois visant à construire un nouvel aéroport. La raison ? Ce projet n’aurait que peu d’utilité.

Un projet qui date en effet, l’ancien président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, avait signé avec la Chine un accord commercial visant à offrir à Pékin, l’exclusivité quant à la construction d’un nouvel aéroport, d’une nouvelle ville ainsi que d’une zone d’activité économique.
Un projet pointé du doigt par l’opposition
À l’époque, le projet, bien que très critiqué par une tranche de la population et par l’opposition, devait permettre au pays de connaître un bond en avant en matière de développement économique et d’infrastructure. Problème ? Ce projet, qui devait s’achever en 2022, ne verra finalement pas le jour.

La raison ? Le nouveau chef d’État, Julius Maada Bio a décidé de remettre en cause cet accord, estimant que ce nouvel aéroport ne servirait pas à grand-chose.

Au contraire, ce dernier préfère même se concentrer sur la construction d’un pont reliant la capitale au seul aéroport international du pays, l’aéroport international de Lungi. Une information confirmée par Labineh Kallon, ministre de l’aviation.

Source: Nouvelletribune.com