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2em édition du Next Einstein Forum : Discours du Président Macky Sall

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Excellence Monsieur le Président Paul Kagamé, cher frère,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président du Next Einstein Forum,

Mesdames, Messieurs,

Chers étudiants et étudiantes,

Cher Paul, je reviens à Kigali à ta demande juste après ma participation, le 21 mars, au Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Vous savez, en plus de nos excellentes relations, le Président Kagamé assure actuellement la Présidence en exercice de  l’union Africaine. Donc, Paul, je dois prendre ton invitation comme une convocation.
Je peux sans doute dire que je suis maintenant un habitué du beau pays des mille collines.  C’est déjà une bonne raison d’être ici. Et il y a aussi la bonne cause qui nous réunit, celle du Next Einstein Forum une cause qui nous est tous les deux très chère. Je voudrais te remercier pour ton accueil toujours convivial et fraternel. It’s always good to be in Kigali.
Il y a deux ans, nous avions tenu à Dakar la première édition du NEF, sous le thème,  « Sciences et humanité: rétablir les liens ».
Dans la Déclaration de Dakar, nous avions réaffirmé « notre détermination à faire de la science et de la technologie les leviers du développement économique et humain de l’Afrique ».
Cela relève du bon sens parce qu’il ne peut y avoir de développement autrement sans le soutien de la science et de la technologie.
C’est pourquoi nous avons pris l’engagement d’augmenter les investissements consacrés à la Science et à la Technologie en vue d’atteindre 0,7% du PIB d’ici 2020 et 1 % du PIB d’ici 2025.
Le thème de la présente édition va dans la même direction : nous voulons « Poser les bases d’économies fondées sur la connaissance », et conforter par-là les paradigmes de nos politiques de développement en les arrimant davantage aux multiples applications de la science et de la technologie.
C’est pourquoi le NEF doit garder toute sa vitalité et sa dynamique de catalyseur des progrès scientifiques et techniques sur le continent. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, tout obéit, aujourd’hui plus que jamais,   à la rigueur et aux opportunités que la  science et la technologie nous proposent.
Monsieur le Président du Next Einstein Forum, je vous félicite et vous encourage, ainsi que les membres de votre équipe et le  comité d’organisation pour le temps et les efforts que vous consacrez à cette belle initiative.
You have our full support. Let us all move this initiative forward !
Je félicite également les lauréats du Next Einstein Forum et leur souhaite une brillante carrière dans la recherche et l’innovation.
Si j’ai refait le chemin de Kigali pour être au côté de mon frère Paul, et ensemble avec lui être à vos côtés, c’est pour apporter notre soutien commun afin que la dynamique du NEF, créée à Dakar et poursuivie ici à Kigali, reste au cœur de l’agenda continental.
L’enjeu, c’est de nous donner les moyens de maintenir le rythme du progrès afin de rester au contact de l’économie du savoir, pour ne pas courir le risque de marginalisation.
Si l’Afrique est en retard sur la révolution industrielle, elle doit s’arrimer fermement à celle du numérique. Elle en a la capacité, et nos jeunes en ont le talent et l’intelligence.
Nous sommes dans un nouveau cycle de l’histoire de la science et de la technologie. C’est un gisement en friche, dont bien des outils sont à notre portée.
J’en veux pour preuve l’innovation du transfert d’argent par téléphone, née sur le continent et qui fait son chemin ailleurs.
C’est dire qu’au-delà du gap numérique entre le Nord et le Sud, l’Afrique peut emprunter des raccourcis en faisant appel au génie créateur de sa jeunesse grâce aux innovations technologiques, notamment celles du numérique.
Nous devons passer de la parole aux actes.
Nous devons mobiliser tous les leviers, pour l’éclosion des talents de notre jeunesse. Je pense au cloud computing, au Big Data, à l’internet des objets et à l’intelligence artificielle. Il y a tout un écosystème du numérique qui bourgeonne et dont nos jeunes sauront faire des fleurs qui portent les fruits de demain.
C’est dans ce nouvel élan que le Sénégal a mis en place, en janvier 2014, l’Université virtuelle du Sénégal qui compte cette année vingt mille étudiants et une vingtaine d’espaces numériques ouverts à travers le pays.
Nous mettons aussi en place unParc des Technologies Numériques pour encourager la promotion de l’innovation et du développement de services numériques.
Avec l’acquisition d’un supercalculateur de 537 teraflops, nous initierons, dès cette année, des licences, masters et doctorats en intelligence artificielle, Big Data, cyber sécurité, robotique, simulation numérique, calcul scientifique et modélisation, génétique moléculaire.
De même, j’ai lancé le 15 mars dernier le premier forum annuel du numérique dédié aux jeunes, doté d’un Grand Prix du Chef de l’Etat pour encourager l’innovation numérique (40 000 dollars pour le 1er, 20 000 pour le 2e et 10 000 pour le 3e). En outre, nous financerons à hauteur de deux millions de dollars les projets du numérique dans leur volet application.
Mais toute cette nouvelle dynamique ne peut éclore s’il n’y a pas de terreau fertile à la base. C’est dès le jeune âge qu’il faut susciter le goût  et l’aptitude à la science. C’est pourquoi  nous avons aussi renforcé le quantum horaire dédié à l’enseignement des sciences dans nos lycées et collèges.
Enfin, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Sénégal numérique 2025 nous prévoyons :

  • la formation de 3000 personnes, par an, qualifiées dans les métiers liés à l’externalisation ou la sous-traitance ;
  •  l’octroi de 300 bourses d’études par an dans le domaine du numérique et
  •  la formation de 1000 personnes par an à l’entreprenariat numérique.

Mais même après toutes ces actions, je suis conscient qu’il restera encore bien d’autres à mener, parce que la science est par définition évolutive. Nos certitudes d’aujourd’hui sont nos doutes de demain.
Je termine en partageant avec vous une conviction très forte : L’Afrique ne doit pas se contenter du discours lénifiant faisant d’elle le continent de l’avenir. Non.
Nous devons être plus exigeants sur nous-mêmes. Nous devons travailler à être les acteurs qui transforment le présent pour façonner le futur. L’économie du savoir nous en offre la chance. C’est à nous de la saisir. C’est à nous de prendre direction, de nous s’inscrire dans le sens de l’histoire ; pas seulement par la parole, mais surtout par les actes. C’est ce qui compte le plus. Et c’est ce que nous voulons faire avec vous, jeunes de notre continent, et avec le Next Einstein Forum.
We are here to deliver.  So, let’s carry on ! 
Thank you.

Source :croissanceafrique.com

Doing Business : quelques rudiments

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Le rapport Doing Business (DB), publié chaque année par la Banque mondiale, est sans doute la publication la plus citée. C’est aussi la plus controversée, et avec la parution en octobre dernier du Doing Business 2018, la polémique entourant le rapport atteint de nouvelles limites, puisqu’on évoque des zones d’ombre, le trucage des données et mêmes des manipulations politiques.
De 2012 à 2016, j’ai participé de très près à la réalisation du DB. J’étais donc tenu à une certaine réserve avant de me joindre au débat. Mais aujourd’hui, une analyse du classement et du rapport annuel lui-même me semble légitime.
J’ai découvert le DB lorsque j’étais conseiller du gouvernement indien, en y cherchant des idées pour alléger la tradition bureaucratique notoirement envahissante de l’Inde. Aussi, lorsque je suis entré à la Banque mondiale et lorsque j’ai appris que je serais chargé de superviser l’équipe du DB, je me suis un peu retrouvé dans la situation de l’habitué d’un restaurant à qui l’on en confierait les cuisines. J’appris donc tout ce qui se passait derrière les fourneaux. Et quoique j’eusse certains désaccords conceptuels, je fus impressionné par l’intégrité qui présidait à la préparation des mets.
Le classement du DB a pour but de mesurer, parmi les pays, la facilité à y démarrer une activité, à obtenir les permis nécessaires, à pouvoir utiliser les infrastructures essentielles, etc. Il repose sur dix indicateurs, dont chacun est lui-même fondé sur différents sous-indicateurs, qui sont compilés, selon une règle fixe, pour l’attribution d’une note finale qui détermine la place du pays parmi les 190 économies considérées. Selon le rapport 2018, la Nouvelle-Zélande et Singapour sont le premier et le deuxième meilleur lieu au monde pour faire des affaires, tandis que l’Érythrée et la Somalie sont les pires, classés respectivement au 189e et au 190e rang.
Si, à certains égards, je n’ai pas apprécié les classements du DB, je ne pense pas que les accusations de manipulations de données soient crédibles. Ayant personnellement supervisé une bonne part du processus, auquel travaille une équipe très nombreuse, qui compile des données provenant du monde entier, je peux attester des multiples échelons de garde-fous qui sont en place.
Il existe néanmoins certaines manières d’influencer les classements sans utiliser de recettes frauduleuses. Dans toute tâche d’envergure, qu’il s’agisse du DB ou de tenter de mesurer un PIB, on découvre, à l’occasion, des défauts conceptuels. Ainsi, lorsque j’ai pris pour la première fois le processus en main, me suis-je opposé à l’hypothèse selon laquelle un niveau élevé d’imposition était forcément mauvais pour l’économie.
Après tout, en suivant cette logique, on aboutit à la conclusion que plus le taux d’imposition est bas, plus il est efficace, et donc que le taux optimal est nul. C’est évidemment absurde. Même si l’on néglige la dimension morale du problème, une fiscalité très basse expose un pays à de graves crises budgétaires, qui sont un cauchemar pour les milieux d’affaires. Des mesures ont donc été prises pour faire les corrections minima, qui ne soient pas cependant trop perturbatrices.
Reconnaître ce genre de problème, c’est pourtant poser un dilemme. Il n’est jamais idéal de changer un instrument longtemps utilisé pour la mesure des évolutions ; mais il n’est pas plus juste de s’appuyer sur une hypothèse dont on sait qu’elle est erronée. Pour ma part, j’ai tenté d’empêcher les biais possibles en ne considérant pas le résultat final sans avoir préalablement décidé, au moyen d’un raisonnement abstrait, quelles évolutions étaient absolument nécessaires.
Dans le dernier exemplaire du DB, les deux grandes controverses concernent la montée de l’Inde dans le classement et la baisse du Chili. Entre 2016 et 2017, l’Inde est passée de la 130e place à la 100e. Je ne suis plus en possessions des informations de première main sur les données, mais je peux discerner deux raisons de cette évolution. Tout d’abord, lorsqu’un pays est déterminé à remonter dans le classement, il peut le faire en concentrant son action sur les dix indicateurs qui déterminent le résultat final, quoique ce ne soit pas la stratégie économique que je préconiserais.
En second lieu, tout changement dans le classement peut être provoqué, soit par ce que fait un pays relativement aux autres pays, soit par des changements dans les mesures utilisées lors d’une année donnée par le DB – comme ceux qui ont été mentionnés plus haut. Ainsi, lorsque l’Inde est passée, entre 2014 et 2015, de la 142e à la 130e position, l’équipe du DB et moi-même avions calculé que quatre places seulement, sur les douze qu’avait gagnées le pays correspondaient à des évolutions réelles qu’il avait réalisées, les autres étant attribuables à des changements de méthodologie.
Quant au Chili, descendu de la 48e à la 57e place entre 2015 et 2016, et qui est aujourd’hui classé à la 55e, rappelons que la compétition en tête du classement est très serrée. De légères évolutions dans des pays qui occupent des positions voisines sur la liste peuvent se traduire par des variations de position assez brutales.
Mais il est aussi vrai que le gouvernement de la présidente chilienne Michelle Bachelet a consacré une plus grande attention aux indicateurs sociaux qu’aux indicateurs économiques. À mon sens, c’est une action louable, et non blâmable. Ayant travaillé avec Bachelet à l’édition 2018 du Rapport sur le développement dans le monde  consacré par la Banque mondiale à l’éducation, je sais qu’elle est un des rares responsables politiques sincèrement engagés dans l’amélioration des conditions sociales.
De nombreux pays et dirigeants politiques commettent l’erreur de considérer le classement au DB comme un indicateur général de prospérité.  Or le DB ne mesure que ce qu’il prétend mesurer : les facilités accordées aux entreprises. C’est à n’en pas douter important pour une économie, mais ce n’est pas tout. En vérité, l’une des premières leçons de l’économie, c’est que toutes les bonnes choses de la vie nécessitent des compromis. Il serait bien triste de voir un nombre croissant de pays ne plus se préoccuper que de « faire des affaires », sans considérer les autres indicateurs de bien-être.
Traduction François Boisivon
Kaushik Basu, ancien chef économiste de la Banque mondiale, est professeur d’économie à l’université Cornell et directeur de recherche (Senior Fellow) non-résident à la Brookings Institution.
Daouda BAKARY KONE
Source :croissanceafrique.com
Mail:croissanceafrik@gmail.com

Le Ghana abaisse son taux d’intérêt de référence à son niveau le plus bas depuis 4 ans

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(Agence Ecofin) – La Banque du Ghana a baissé son taux de référence de 200 points de base pour atteindre 18%. C’est ce qu’a indiqué ce lundi le gouverneur de la Banque, Ernest Addison (photo), lors d’une conférence de presse à Accra.

Cette nouvelle décision aurait été motivée par les chiffres encourageants de l’inflation dans le pays. En effet, selon les propos du responsable relayés par Bloomberg, les pressions inflationnistes seraient modérées, avec une croissance des prix se rapprochant de la fourchette de 6 à 10% prévue à moyen terme. Cette tendance, confirme la dynamique dans laquelle l’économie ghanéenne s’est inscrite, avec une réduction de moitié de l’inflation, au cours des deux dernières années.

Rappelons que le Ghana en est à sa dernière année d’un accord de crédit de 918 millions $ conclu en 2015 sous la présidence de John Mahama, afin de réduire le déficit, la dette et l’inflation. La nouvelle réduction s’ajoute aux 750 points de base de réduction effectuée l’année passée en vue de stimuler la croissance.

Moutiou Adjibi Nourou (stagiaire)

Exercice clos le 31 décembre 2017 : les résultats de la BOAD en hausse de 26%

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(BOAD) – Le Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) a approuvé les comptes de la BOAD pour l’exercice clos le 31 décembre 2017. L’institution affiche des chiffres clés en hausse. Elle enregistre ainsi un résultat net bénéficiaire de 13,295 milliards FCFA contre 10,548 milliards de FCFA à fin 2016, soit une hausse de 26 %.

Le bénéfice ainsi dégagé renforcera les fonds propres de l’institution. Le produit net bancaire  en hausse de 9,6%, est porté à 37,419 milliards de FCFA contre 34,131 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2016.

Le total du bilan s’établit à 2653,295 milliards de FCFA contre 2263,357 milliards de FCFA à la clôture de l’exercice précédent, soit un accroissement de 17,2%. La Banque a su conserver une structure financière équilibrée tout au long de l’exercice, notamment avec des fonds propres effectifs s’élevant à 655,810 milliards de FCFA et représentant 25,5 % du total bilan hors capital non libéré.

Au fil des ans, la Banque a acquis une notoriété internationale et jouit de la pleine confiance de ses partenaires et des investisseurs en raison de la qualité de son rating. Ces notations Baa1 et BBB de la catégorie « Investment Grade » sont confirmées successivement en 2016 et 2017 par les agences Moody’s et Fitch Ratings.

Ces résultats attestent de la situation financière saine de l’institution qui est résolument inscrite, dans la réalisation de son ambition d’être une « banque de développement forte, pour l’intégration et la transformation économiques en Afrique de l’Ouest ».

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Tunisie: le FMI approuve le versement d’une tranche de prêt de 257,3 millions $

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(Agence Ecofin) – Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, le 24 mars, avoir approuvé le versement d’une tranche de prêt de 257,3 millions de dollars à la Tunisie, dans le cadre d’un programme d’aide visant à soutenir des réformes économiques.

Le Fonds a déjà déboursé à Tunis 662 millions de dollars, dans le cadre de ce même programme quadriennal, conclu en 2016.

« Après examen de l’application du programme de réformes, les priorités incluent la stabilisation de la dette publique sous les 73% du Produit intérieur brut, d’ici 2020 », a précisé le FMI dans un communiqué.

L’institution financière multilatérale a également recommandé aux autorités tunisiennes de « favoriser en même temps l’investissement et les dépenses sociales tout en renversant la tendance récente à l’accélération de l’inflation ». Elle a, d’autre part, indiqué que le système des changes doit être plus flexible pour soutenir les exportations.

Le conseil d’administration du FMI a,  par ailleurs, approuvé la demande de la Tunisie de mettre en place des revues trimestrielles au lieu du calendrier semestriel actuel. Les décaissements globaux ne seront pas cependant changés tout au long du programme.

Rwanda: le gouvernement prévoit une croissance économique de 7,2% en 2018 et de 7,8% en 2019

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(Agence Ecofin) – L’économie rwandaise devrait enregistrer une croissance économique de 7,2% en 2018 et de 7,8% en 2019, grâce notamment aux bonnes performances attendues dans les secteurs des services du BTP, a estimé le ministre des Finances rwandais, Claver Gatete, le 23 mars.

Le ministre s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec Laure Redifer, chef d’une mission d’experts du Fonds monétaire international (FMI).

De son côté, Mme Redifer a indiqué que le PIB du pays des mille collines, devrait enregistrer un taux de croissance situé entre 7 et 8% cette année.

«Actuellement, nous ne voyons aucune sorte de sérieux risques pouvant justifier une prévision de la révision à la baisse de cette prévision.», a-t-elle déclaré.

L’économie rwandaise a enregistré une croissance de 6,1% en 2017 contre 5,9% en 2016, grâce notamment au bon comportement du secteur de l’agriculture et de l’augmentation de la production de plusieurs minerais, dont le coltan et la cassitérite.


 

G5 Sahel: l’Union Africaine signe un accord pour soutenir la force commune régionale

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(Agence Ecofin) – L’Union africaine (UA) et la force commune G5 Sahel ont signé vendredi, un accord en vue de l’opérationnalisation de cette dernière, a indiqué un communiqué de l’institution panafricaine. Selon le communiqué publié samedi et relayé par Xinhua, le mémorandum d’accord signé devrait permettre à l’UA d’apporter un soutien effectif à la mise en place de la force.

Ainsi, l’accord prévoit entre autres, la création d’un cadre permettant à l’institution panafricaine de mobiliser des ressources supplémentaires pour le démarrage effectif des opérations de la force. Ce cadre devrait se traduire par la mise en place d’une structure de coordination dont la mission essentielle sera de fournir un soutien technique immédiat au secrétariat du G5 Sahel, notamment dans le cadre de la gestion du fonds financier de la force.

Rappelons qu’en février dernier, la force conjointe qui réunit le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, la Mauritanie et le Tchad, avait tenu un sommet à Bruxelles. Celui-ci devait lui permettre de boucler la mobilisation des 400 millions d’euros nécessaires pour son opérationnalisation cette année.

Moutiou Adjibi Nourou (stagiaire)

Côte d’Ivoire : la balance commerciale enregistre un excédent de 3,2 milliards $ en 2017, en hausse de 29,7%.

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(Agence Ecofin) – Selon les données provisoires du commerce extérieur de la Côte d’Ivoire, consultées par l’Agence Ecofin, la balance commerciale ivoirienne a dégagé un solde excédentaire de 1708,4 milliards FCFA (environ 3,2 milliards $) en 2017, en hausse de 29,7% par rapport à l’année précédente. Ce qui équivaut à une augmentation en valeur de 391,4 milliards FCFA (environ 741,5 millions $) de l’excédent commercial en 2017.

 

Ainsi, les exportations ivoiriennes se sont accrues de 8,8% pour atteindre 7302,4 milliards FCFA (environ 13,8 milliards $) en 2017, tandis que les importations n’ont que légèrement progressé de 3,3% pour se situer à 5594 milliards FCFA (environ 10,6 milliards $), cette même année.

La progression en valeur des exportations ivoiriennes provient des produits primaires qui s’accroissent de 15,1% tandis que les produits transformés ressortent en léger repli de 0,6%.

Le dynamisme, en valeur, des exportations de produits primaires est principalement attribuable aux produits de l’agriculture industrielle (+17,7%), notamment au cacao fèves (+13,1%), à la noix de cajou (+29,2%), au caoutchouc (+48,9%) et au coton en masse (+124,7%). Le cacao fèves bénéficie d’une bonne progression du volume exporté (+43,1%), en dépit de la chute des prix (-20,9%).

Au niveau des produits transformés, ceux de la première transformation enregistrent une contraction de 4,8% des ventes en valeur sous l’effet combiné d’une baisse des prix de 14,9% et d’un accroissement des volumes (+11,8%).

De façon spécifique, le recul en valeur des produits de la première transformation est imputable à l’huile de palme (-9,9%), au cacao transformé (-8,1%) et au « fer, fonte, acier et ouvrages en acier » (-31,5%). Toutefois, ces contreperformances sont atténuées par les exportations de produits chimiques (+54,2%), de bois transformé (+6,0%) ainsi que « d’huiles essentielles et extraits végétaux »(+8,0%).

A l’inverse, les exportations de produits manufacturés croissent de 5,8% en valeur, grâce à la bonne tenue des prix (+9,0%) tandis que le volume se réduit (-2,9%).

S’agissant des importations ivoiriennes, leur augmentation en valeur provient essentiellement des biens de consommation (+17,6%) tandis que les biens intermédiaires et les biens d’équipement baissent respectivement de 5,7% et 14,5%.

La progression des biens de consommation est principalement le fait des biens de consommation non alimentaires (+23,7%) que des produits alimentaires (+8,7%). L’embellie porte spécifiquement sur les « produits pétroliers » (+229,6%), les « plastiques » (+16,2%), les « minerais, scories et cendres » (+94,2%), les « automobiles » (+8,1%), les poissons (+16,5%), le sucre (+50,6%) et le riz (+6,3%).

En ce qui concerne les partenaires commerciaux du pays, l’Union européenne – avec les Pays-Bas (12,6%), la France (5,3%), l’Allemagne (5,1%) et la Belgique (5,0%) – maintient sa position de principal client de la Côte d’Ivoire en recevant 38,2% de la valeur des produits exportés en 2017. Elle est suivie par la CEDEAO (18,8%), de l’Asie (17,5%) et du continent américain (13,3%). Ces quatre zones absorbent 88,0% des exportations ivoiriennes.

Du côté des importations, les principaux fournisseurs de la Côte d’Ivoire proviennent de l’Union européenne (33,1%), de l’Asie (33,0%) et de la CEDEAO (15,2%). L’ensemble des approvisionnements en marchandises, en provenance de ces zones, représente 81,3% du total des importations en valeur.

Au niveau de l’Europe et de l’Asie, la France et la Chine se positionnent en tête des pays fournisseurs avec, respectivement, 11,8% et 14,3% des importations.

Par ailleurs, la Chine se positionne aujourd’hui comme l’un des principaux fournisseurs de la Côte d’Ivoire. Le poids des importations ivoiriennes en provenance de ce pays est passé de 4,5% en moyenne, sur la période 2000-2010, à 12,8%, sur la période 2012 à 2017.

A noter également que le taux de couverture des importations par les exportations ivoiriennes s’est établi à 132,5% en 2017, contre 126,0% l’année précédente.

Cependant, il convient de relever une détérioration des termes de l’échange de 14,3% découlant d’une baisse des prix à l’exportation (-17,1%) nettement plus accentuée que celles des prix à l’importation (-3,3%).

Bpifrance accompagne neuf dirigeants d’entreprises à Abidjan pour accélérer leur croissance en Afrique et promouvoir l’excellence française

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Bpifrance se mobilise pour promouvoir le savoir-faire français au travers de neuf entreprises de tous secteurs d’activité, sélectionnées parmi les membres de son réseau « Excellence ». Elles débutent aujourd’hui trois journées intensives à la rencontre de l’écosystème africain, dans le cadre de l’Africa CEO Forum, évènement business incontournable en Afrique.

La délégation est composée des dirigeants de 9 entreprises sélectionnées parmi la communauté Bpifrance Excellence et issues des secteurs du convoyage et manutention, transformation industrielle, énergies, ingénierie, télécommunications, édition de logiciel, explosif d’usage industriel, aviculture tropicale.Durant ces 3 jours, les dirigeants bénéficieront d’un programme sur mesure, élaboré par Bpifrance et composé de visites de sites industriels et de rendez-vous d’affaires avec des acteurs économiques et industriels majeurs de l’écosystème africain, de séquences de networking et d’un accès aux conférences de l’Africa CEO Forum.

Avec la présence de Chefs d’Etats, de décideurs publics, de banquiers, de capital investisseurs et de dirigeants de grandes entreprises, issus de 63 pays; l’Africa CEO Forum constitue une opportunité de networking unique.Cette mission est également l’occasion pour les neufs dirigeants de découvrir les nouvelles opportunités économiques, les nouvelles gouvernances et leadership pour accélérer l’Afrique de demain. Pedro Novo, Directeur des Financements Export de Bpifrance, déclare : « L’Afrique est le futur moteur de la croissance mondiale, en ce sens elle offre de nombreuses opportunités business que nos entrepreneurs vont pouvoir saisir au cours cette mission. L’objectif est double : faire connaitre ou accroitre la notoriété de nos
entreprises françaises en Afrique et leur donner les clés pour qu’elles repartent avec une vision stratégique du secteur privé africain de demain, une meilleure connaissance de l’écosystème local et des contacts business de premier plan. »

Bpifrance accompagne le développement des entreprises françaises en Afrique et favorise les partenariats entre les deux rives de la méditerranée, via différents outils, parmi lesquels le fonds Franco-Africain. Elle dispose également d’une représentation sur le continent Africain au travers Romain Bauret, Responsable de zone.

A propos de Bpifrance

Bpifrance finance les entreprises – à chaque étape de leur développement – en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance les accompagne dans leurs projets d’innovation et à l’international. Bpifrance assure aussi, désormais leur activité export à travers une large gamme de produits. Conseil, université, mise en réseau et programme d’accélération à destination des startups, des PME et des ETI font également partie de l’offre proposée aux entrepreneurs.
Grâce à Bpifrance et ses 48 implantations régionales, les entrepreneurs bénéficient d’un interlocuteur proche, unique et efficace pour les accompagner à faire face à leurs défis.
Plus d’information sur : www.Bpifrance.fr – www.Presse.Bpifrance.fr –
Suivez-nous sur Twitter : @Bpifrance – @BpifrancePresse

Capitec prépare une joint-venture de bancassurance avec Sanlam

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La banque sud-africaine devrait rendre officielle ce mardi 27 mars une coentreprise avec le repreneur de la marocaine Saham, la compagnie Sanlam, en plus de ses résultats financiers de l’année écoulée.

En présentant les résultats de l’exercice 2017, Sanlam a noté qu’un partenariat de distribution avec Capitec faisait partie de sa stratégie de diversification, ce qui «renforcerait la résilience et la croissance des bénéfices».Dans une interview accordée à la presse locale, le PDG de Sanlam, Ian Kirk, a déclaré : « nous sommes ravis de l’opportunité de faire équipe avec Capitec. Nous pensons qu’ils sont plutôt innovants, qu’ils ont bien grandi et qu’ils ont identifié le besoin d’offrir des plans d’assurance et d’épargne à leurs clients pour élargir leurs offres et améliorer leur positionnement auprès de leurs clients en Afrique du Sud ».

Le partenariat vise à fournir à Sanlam l’opportunité de développer sa clientèle sur le marché local d’entrée de gamme et de générer un revenu sur les produits vendus aux clients de Capitec.L’offre est actuellement en mode pilote suite à un lancement en douceur en novembre dernier, avec un déploiement officiel prévu en avril ou mai de cette année.