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UMOA -TITRES : le Bénin securise 33 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, un événement financier notable a eu lieu, marqué par l’intervention de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique qui a réussi à lever sur le marché financier de l’UMOA la somme impressionnante de 33 milliards de FCFA, le Jeudi 5 mard 2026.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une émission d’adjudication de bons assimilables du trésor, dont la durée varie de 91 à 182 jours, et a été réalisée en étroite collaboration avec l’organisme UMOA-Titres, connu pour son rôle clé dans la gestion et la régulation des titres sur le marché ouest-africain. 

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant calculé à 30 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs s’est avéré bien plus important que prévu. En effet, à l’issue de cette opération, un total impressionnant de soumissions a été enregistré, atteignant 249,876 milliards de FCFA. 

Ce chiffre témoigne de l’enthousiasme et de la confiance des acteurs du marché envers les bons du trésor béninois, et se traduit par un taux de couverture exceptionnel du montant mis en adjudication, s’élevant à 832,92%. Cela révèle non seulement l’attractivité de l’émission, mais également la solidité et la fiabilité des instruments de dette publique dans le pays.

Le montant total des soumissions qui ont été retenues pour ce processus s’élève à une impressionnante somme de 33 milliards, tandis que le montant des soumissions qui ont été rejetées atteint une quantification significative de 216,876 milliards. Ensemble, ces chiffres annoncent un taux d’absorption, qui est un indicateur clé de l’efficacité de ces soumissions, de 13,21%. 


Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées se retrouveront ainsi avec un rendement moyen pondéré conséquent de 4,96% pour les bons ayant une durée de 91 jours, tandis que ceux qui ont opté pour des bons de 182 jours bénéficieront d’un rendement légèrement supérieur, atteignant 5,13%. Ces rendements intéressants témoignent de l’attrait croissant des bons sur le marché et reflètent la confiance des investisseurs dans la stabilité économique à court terme.


En ce qui concerne le remboursement du capital des bons, il est prévu que celui-ci soit effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 4 juin 2026 pour les bons de 91 jours et au 3 septembre 2026 pour ceux de 182 jours. Il est également important de noter que les intérêts associés à ces bons sont payables d’avance et sont précomptés sur la valeur nominale des bons, ce qui constitue un aspect essentiel à considérer pour les investisseurs désireux de maximiser leurs rendements. 


Notons que cette structure d’intérêt assure une certaine prévisibilité financière pour ceux qui investissent dans ces instruments, leur offrant ainsi une opportunité de planification financière plus robuste.
Zangouna KONÉ 

BRVM : Augmentation significative de 371,536 milliards FCFA de la capitalisation du marché des obligations

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La capitalisation du marché des obligations de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a connu une hausse impressionnante, grimpant de 371,536 milliards FCFA à l’issue de la séance de cotation de ce jeudi 5 mars 2026, ce qui témoigne d’un regain d’intérêt significatif pour les titres obligataires au sein de cette plateforme boursière. 

Alors qu’au cours des jours précédents, le marché affichait une tendance baissière avec des chiffres en déclin, cette capitalisation a fait un bond remarquable, passant de 11 406,518 milliards FCFA le 4 mars 2026 à 11 778,054 milliards FCFA le 5 mars 2026, indiquant une inversion soudaine de la dynamique du marché. Cette augmentation notable est étroitement liée à la première cotation des emprunts obligataires ivoiriens TPCI 5,90% 2025-2030 et TPCI 6,00% 2025-2032, qui ont suscité l’enthousiasme des investisseurs. 

L’Etat de Côte d’Ivoire, par l’intermédiaire de la Direction Générale des Financements, a débloqué ces deux emprunts obligataires dans le cadre d’une stratégie plus large visant à réaliser des opérations d’échanges de tombées, tout en orientant les fonds vers le financement des investissements stratégiques prévus dans le budget national de 2025. Ces mouvements sur le marché obligataire illustrent non seulement la résilience de l’économie ivoirienne, mais également la confiance croissante des investisseurs dans les initiatives de développement économique du pays.La diffusion de ces titres a eu lieu le 23 juillet 2025 au prix de 10 000 FCFA l’unité, un événement qui a suscité un grand intérêt sur le marché financier. A l’issue de l’opération, 21 760 288 obligations TPCI 5,90% 2025-2030 et 15 483 271 obligations TPCI 6,00% 2025-2032 ont été souscrites, représentant une valeur impressionnante de 372 435 590 000 FCFA, soulignant l’attrait et la confiance des investisseurs envers ces produits financiers. Cependant, la tendance du marché n’a pas été des plus favorables, car la capitalisation du marché des actions a enregistré sa seconde journée consécutive de baisse, tombant de 15 944,963 milliards FCFA la veille à 15 849,461 milliards FCFA ce jeudi 5 mars 2026, accusant ainsi une diminution de 95,502 milliards FCFA.
Quant à la valeur totale des transactions, elle s’est notablement améliorée, atteignant 6,701 milliards FCFA, un bond par rapport aux 3,163 milliards FCFA enregistrés le 4 mars 2026, ce qui indique une certaine reprise d’activité sur le marché malgré la tendance baissière générale.  

Les indices financiers, eux aussi, enregistrent leur seconde journée de baisse, marquant un moment de volatilité pour les investisseurs. L’indice BRVM Composite, par exemple, s’est ainsi replié de 0,60 % pour atteindre 411,08 points, contre 413,56 points la veille.

 De même, l’indice BRVM 30 a également connu une légère perte, cédant 0,31% et se chiffrant à 192,29 points en baisse par rapport aux 192,89 points précédemment. En parallèle, l’indice BRVM Prestige a également connu un recul, baissant de 0,69% et passant à 162,11 points après avoir atteint 163,23 points item précédemment, ce qui témoigne d’une atmosphère de prudence et d’attention particulière sur le marché boursier. 

L’indice BRVM Composite Total Return, qui fait référence à l’indice de rendement global du marché boursier, enregistre une variation négative de 0,60%, atteignant ainsi un niveau de 158,30 points, un chiffre qui se situe en retrait par rapport à celui de 159,25 points constaté la veille, révélant une prise de recul de certaines valeurs. 

Dans le domaine des performances boursières, le Top 5 des plus fortes hausses de cours est dominé par des titres prometteurs, tels que ceux d’Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire, qui affiche une augmentation remarquable de 7,50%, atteignant le prix de 2 150 FCFA.

 Suivent ensuite les actions de SAFCA Côte d’Ivoire, dont le cours a grimpé de 7,45% pour se fixer à 5 225 FCFA. De même, les titres d’ERIUM Côte d’Ivoire connaissent une belle progression de 7,40%, s’établissant à 2 685 FCFA. Uniwax Côte d’Ivoire, avec une hausse de 7,27%, se positionne à 2 140 FCFA. Enfin, Oragroup Togo conclut ce top des hausses avec une augmentation de 5,71%, se maintenant à 3 700 FCFA, témoignant d’un intérêt soutenu pour ces valeurs.

D’un autre côté, le Flop 5 des plus fortes baisses de cours illustre la volatilité du marché, avec les titres d’Unilever Côte d’Ivoire, qui chutent de 7,43% pour se qualifier à 68 500 FCFA, suivis de près par Vivo Energy Côte d’Ivoire, avec une baisse significative de 7,37%, se plaçant à 2 325 FCFA. TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire n’est pas en reste, avec une diminution de 7,28%, atteignant un prix de 2 930 FCFA. 

Notons que Solibra Côte d’Ivoire enregistre une baisse de 5,73%, se chiffrant à 38 500 FCFA. Enfin, SODECI Côte d’Ivoire subit une diminution de 4,44%, affichant un prix de 7 750 FCFA, ce qui souligne les défis auxquels ces entreprises sont confrontées dans un environnement économique fluctuatif.

Korotoumou Sylla 

Côte d’Ivoire : 11,1 millions USD pour contribuer en tant que participation au capital du FSA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la dynamique de développement économique prend un tournant prometteur alors que le gouvernement renforce avec détermination son engagement au sein des institutions financières africaines, offrant une vision d’avenir inspirante.

Aussi,  lors du conseil des ministres qui s’est tenu le 4 mars, il a été officiellement annoncé que le gouvernement procéderait à la ratification d’un accord de prêt, un geste significatif, conclu le 26 novembre 2025, avec la Banque arabe de développement économique en Afrique, communément appelée BADEA. Cet accord a pour objectif spécifique de financer la participation active de la Côte d’Ivoire à l’augmentation du capital social du Fonds de solidarité africain (FSA), une initiative cruciale pour le développement régional.

D’un montant substantiel de 11,1 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 6,68 milliards de FCFA, ce financement permettra à la Côte d’Ivoire d’honorer sa contribution incontournable à cette opération stratégique, conçue pour renforcer les capacités d’intervention et d’action de l’institution panafricaine. Le mécanisme de financement sera mis en place par le biais de deux versements annuels, chacun s’élevant à 5,5 millions de dollars, ce qui démontre l’engagement sérieux du pays à soutenir l’initiative.

 Cette initiative s’inscrit de manière cohérente dans la stratégie globale de la Côte d’Ivoire, qui vise non seulement à consolider les mécanismes africains de financement du développement, mais aussi à apporter un soutien solide aux institutions qui sont capables de mobiliser des ressources indispensables en faveur des économies africaines, contribuant ainsi à une meilleure intégration et à un avancement significatif des pays du continent.

Créé en 1975, le Fonds de Solidarité Africain (FSA) joue un rôle central et indéniable dans le financement du développement sur le continent africain, marquant ainsi une étape cruciale dans l’évolution économique des pays membres. L’institution, profondément engagée dans la promotion de la croissance durable, intervient principalement en garantissant les prêts bancaires et les émissions obligataires contractés par des entités publiques, parapubliques ou privées, ce qui témoigne de sa flexibilité et de sa capacité à s’adapter aux besoins variés de financement.

Par ailleurs , ces garanties financières, qui constituent un pilier essentiel de l’intervention du FSA, permettent de sécuriser le financement de projets complexes dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’industrie, l’agriculture, le commerce ainsi que les infrastructures, qui sont tous cruciaux pour une transition économique réussie. Grâce à ce mécanisme innovant, le FSA facilite l’accès au financement pour les projets structurants réalisés dans les États membres, contribuant ainsi à la mise en place d’une base économique solide tout en réduisant les risques pour les investisseurs et les institutions financières. 

Notons qu’en agissant ainsi, le FSA ne seulement soutient les initiatives locales, mais aussi renforce la confiance des acteurs du marché, favorisant ainsi un environnement propice à l’investissement et à l’épanouissement économique sur le continent.

Moussa KONÉ 

Mali : le gouvernement annonce un investissement supplémentaire de 500 milliards de FCFA dans les secteurs stratégiques 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités compétentes ont pris la décision éclairée d’accélérer la mise en œuvre des investissements jugés prioritaires pour le développement économique et social du pays. Ainsi, lors du conseil des ministres qui s’est tenu ce 4 mars à Bamako, la capitale malienne, le gouvernement a adopté un décret crucial qui autorise l’ouverture de crédits supplémentaires à hauteur de 500 milliards FCFA dans le budget de l’État pour l’année 2026. 

Cet investissement vise à financer des infrastructures stratégiques essentielles, et tout particulièrement dans le secteur vital de la santé, qui est en pleine expansion et nécessite des ressources financières pour répondre aux besoins croissants de la population. 

L’initiative d’ouvrir des crédits supplémentaires constitue une procédure budgétaire précise, permettant d’augmenter les dépenses initialement prévues au cours de l’exercice budgétaire, souvent par le biais d’un budget rectificatif. Cette démarche s’avère nécessaire pour faire face à des besoins imprévus, à des urgences cruciales ou pour réajuster des évaluations jugées insuffisantes dans les domaines de dépenses.

 Tout cela s’effectue sous l’égide d’une autorisation législative appropriée, garantissant ainsi la transparence et la légalité de ces décisions financières. Cette ouverture de crédits supplémentaires s’inscrit dans le cadre du décret d’avance, un instrument de gestion budgétaire, dûment prévu par la loi. 

Ce texte règlementaire stipule que, en cas d’urgence avérée et de nécessité impérieuse d’intérêt national, le gouvernement a la prérogative d’autoriser l’ouverture de crédits additionnels, assurant ainsi la réactivité de l’État face à des défis pressants et concrets. Dans ce contexte, le Parlement doit être informé et, si nécessaire, approuver ces mesures afin de garantir une gouvernance responsable et adéquate des ressources publiques.

Selon les autorités compétentes, l’enveloppe budgétaire s’élevant à 500 milliards FCFA a pour objectif principal de répondre à des besoins complémentaires significatifs, qui sont intrinsèquement liés à la réalisation de projets publics majeurs indispensables au développement du pays. Ces fonds seront judicieusement orientés vers la construction de nouveaux hôpitaux, un aspect crucial dans le cadre de l’amélioration des infrastructures de santé, ainsi que vers la mise en œuvre de projets structurants jugés prioritaires. En outre, le financement de ces investissements publics essentiels jouera un rôle clé dans l’amélioration substantielle des conditions de vie des populations, ouvrant ainsi la voie à un futur meilleur pour l’ensemble des citoyens.

Dans un contexte qui se caractérise par des besoins en infrastructures sanitaires de plus en plus pressants, cette décision stratégique vise à renforcer de manière significative les capacités du système de santé. Elle s’inscrit dans une démarche plus large, cherchant à accélérer la réalisation de projets que l’on considère comme étant de première importance tant pour le développement économique que social du pays. 

De surcroît, au-delà du secteur de la santé, ces crédits, qu’il s’agisse d’investissements directs ou de soutiens à des initiatives émergentes, pourraient également contribuer activement à la mise en œuvre de projets ayant un fort effet d’entraînement sur l’activité économique locale. Cela pourrait se traduire par un impact bénéfique sur divers domaines, notamment dans le secteur des petites et moyennes entreprises (PME), les services variés et les chaînes d’approvisionnement locales, renforcer ainsi la résilience et la dynamique économique du pays.

Notons que le Mali avait lancé un ambitieux projet présidentiel d’urgence hospitalière, une initiative d’une portée considérable destinée à améliorer les services de santé du pays, en novembre 2025. Ce projet visait spécifiquement la construction et la modernisation de 15 infrastructures sanitaires essentielles, ce qui constitue un engagement fort envers le bien-être de la population malienne, financé à 100% par le budget national, témoignant ainsi de l’engagement du gouvernement à allouer des ressources significatives à la santé publique. 

Pour rappel, parmi les localités choisies pour bénéficier de ces nouveaux projets, on peut citer San, Bandiagara, Koutiala, Bougouni et Koulikoro, qui sont autant de régions où la nécessité d’améliorer l’accès aux soins de santé est pressante, reflétant ainsi une volonté de développer une couverture sanitaire plus équitable et accessible pour tous les citoyens.

Mariam KONE 

Au Maroc, la Banque Centrale Populaire enregistre une augmentation de 13,2 % de son résultat net en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au 31 décembre 2025, le résultat net consolidé du Groupe marocain Banque Centrale Populaire (BCP), une des institutions financières les plus emblématiques du pays, a affiché une impressionnante progression de 13,2 % par rapport à la même date l’année précédente, soit le 31 décembre 2024.

 Cette information a été communiquée par la direction de cet établissement bancaire à l’issue d’une réunion importante qui a eu lieu le 26 février 2026, réunissant le Comité Directeur du Crédit Populaire du Maroc ainsi que le Conseil d’Administration de la BCP, soulignant ainsi la transparence et l’engagement de la banque envers ses parties prenantes.

Le résultat net consolidé, qui représente une mesure clé de la rentabilité et de la santé financière du groupe, s’est chiffré à 5,6 milliards de dirhams, marquant une nette augmentation par rapport aux 5,0 milliards de dirhams enregistrés en 2024, renforçant ainsi la position de la BCP sur le marché financier marocain.

 De plus, en ce qui concerne le résultat net attribuable au Groupe, celui-ci a également connu une amélioration significative de 8,6 %, atteignant un montant délicat de 4,5 milliards de dirhams. Ce résultat est perçu par la direction de la BCP comme étant « en accord avec les objectifs de performance du Groupe », illustrant une stratégie efficace et des efforts soutenus pour optimiser les opérations et maximiser la rentabilité, dans un contexte économique en constante évolution.Les ressources consolidées du Groupe, faisant état d’une évolution positive, se sont rehaussées de manière significative de 6% pour atteindre un montant impressionnant de 411,9 milliards de Dirhams, comparativement aux 389 milliards de Dirhams enregistrés à la fin du mois de décembre 2024. 

Ce chiffre indique une collecte additionnelle de 22,9 milliards de Dirhams, témoignant de la solidité et de la confiance accordées au Groupe par ses clients et investisseurs. Parallèlement, les crédits bruts à la clientèle ont également connu une évolution favorable, progressant de 3,1% pour s’établir à 329,9 milliards de Dirhams, contre 320,1 milliards de Dirhams précédemment, ce qui souligne une demande croissante de financement par les clients.
Au niveau des performances financières, le produit net bancaire (PNB) consolidé se révèle être en nette hausse de 5,4%, atteignant ainsi la somme de 27 milliards de Dirhams. Les responsables du groupe BCP, en se penchant sur les indicateurs de cette amélioration, associent cette progression notable à l’appréciation du Core Banking Business, qui comprend à la fois la Marge d’intérêts et la Marge sur Commissions, affichant une augmentation de 6,1% pour se chiffrer à 19,9 milliards de Dirhams. 

De plus, la bonne tenue des résultats des activités de marché, qui connaissent également une évolution positive de 3% pour s’établir à 6,1 milliards de Dirhams, renforce ce bilan encourageant. Ils précisent que, « A périmètre constant, notez qu’il est important de souligner, le PNB évolue de 4,4%, ce qui témoigne de la résilience et de la stratégie de développement durable mise en place par le Groupe. ». 

De l’avis des dirigeants de la banque, en 2025, les filiales du Groupe BCP au Maroc et à l’International continuent de générer une part importante du PNB consolidé, reflétant la politique de diversification du Groupe.  

Selon eux, la contribution des filiales de la Banque à l’International s’est établie à 24,6% du PNB consolidé, tenant compte de l’intégration d’AMIFA (Atlantic Microfinance For Africa) dans le périmètre de consolidation, et d’une stabilisation de leurs revenus agrégés. D’autre part, la contribution des filiales métiers au Maroc s’est élevée à 19,9%, portée également par le Core Banking Business notamment au niveau des sociétés de financement spécialisées et la banque d’affaires et d’investissement.

Sur un autre registre, il est important de noter que les frais généraux du Groupe, qui englobent une large variété de coûts opérationnels tels que les salaires, les loyers et les services divers, évoluent de manière significative, enregistrant une hausse de 4,2% pour atteindre un total de 12 milliards de Dirhams. La direction de la banque, consciente des enjeux économiques actuels, estime que cette évolution, bien que positive, reste maîtrisée à périmètre constant, avec un ajustement de seulement 2,1%, ce qui témoigne d’une gestion rigoureuse et efficace des ressources financières. 

Par ailleurs, le coefficient d’exploitation, indicateur essentiel de la rentabilité, se situe à 44,6%, affichant un léger recul de 0,5 point par rapport à la fin de l’année 2024, un ajustement qui peut être interprété comme une réponse proactive aux défis du marché. A la fin de la période sous revue, le coût du risque, un autre aspect crucial de la santé financière de l’institution, a reculé de manière notable de 13,5% pour s’établir à 5,4 milliards de Dirhams. 

Notons que ce résultat reflète, selon la direction de la Banque, non seulement une amélioration des conditions de crédit mais également la poursuite d’un effort de recouvrement significatif et structuré, minutieusement opéré par le Groupe, qui vise à réduire l’exposition aux créances douteuses et à optimiser la gestion des actifs et passifs, renforçant ainsi sa position sur le marché financier.

Abdoulaye KONÉ 

Marché financier de l’UMOA : le Mali mobilise 33 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé, ce mercredi 4 mars 2026, une opération significative au sein du marché financier de l’UEMOA, en encaissant la somme impressionnante de 33 milliards FCFA. 

Ce montant a été obtenu suite à son émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor, dont les maturités s’étendent sur 3 et 5 ans. Cette initiative a été orchestrée en partenariat avec l’entité UMOA-Titres, qui joue un rôle crucial dans la gestion des titres financiers dans la région de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine.

Le montant total mis en adjudication s’élevait à 30 milliards FCFA, une somme substantielle qui souligne la confiance des investisseurs dans la solidité et la viabilité des instruments de dette proposés par le pays. Les soumissions globales des investisseurs, quant à elles, se sont chiffrées à un impressionnant total de 115,636 milliards FCFA, dépassant largement les attentes initiales. 

Cette situation traduit ainsi un taux de couverture du montant mis en adjudication de 385,45%, révélant un vif intérêt et une forte demande pour les titres proposés, ce qui témoigne d’une dynamique positive sur le marché financier malien et une anticipation optimiste pour l’avenir économique du pays.Le montant total des soumissions qui a été retenu par le trésor public malien s’élève à un impressionnant 33 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions qui a été rejeté totalise quant à lui 82,636 milliards de FCFA. Cette situation conduit à une évaluation d’un taux d’absorption qui s’établit à 28,54%, ce qui montre une dynamique intéressante au sein des choix d’investissement.
 Pour les investisseurs dont les soumissions ont été retenues, ils pourront bénéficier d’un rendement moyen pondéré qui s’élève à 6,65% pour les bons, tandis que les obligations de 3 ans offriront un rendement plus attractif de 8,51%, et celles de 5 ans, quant à elles, afficheront un taux de rendement de 7,68%.
L’émetteur a pris l’engagement ferme de procéder au remboursement des bons émis, et ce remboursement se fera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui a été fixée au 3 mars 2027, ce qui instaure une certaine confiance parmi les investisseurs. Il est également prévu que les intérêts soient payés d’avance et seront précomptés sur la valeur nominale de ces bons, offrant ainsi une certaine prévisibilité sur le retour sur investissement.
En ce qui concerne le remboursement du capital pour les obligations, le Trésor Public malien prévoit de le réaliser le premier jour ouvrable qui suivra la date d’échéance. Celle-ci est fixée au 5 mars 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, tandis que pour celles de 5 ans, la date de remboursement est programmée pour le mois de mars 2031. 

Notons que les intérêts seront versés annuellement, avec un taux de 6,00% pour les obligations de 3 ans et un taux légèrement plus élevé de 6,20% pour les obligations de 5 ans, et cela dès la fin de la première année, garantissant ainsi un flux de trésorerie régulier pour les investisseurs engagés dans ces instruments financiers.
DAOUDA Bakary KONÉ 

Mines au Mali : transformer la richesse du sous-sol en richesse nationale

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour un modèle malien de gouvernance des ressources minières fondé sur la transparence, l’investissement stratégique et l’actionnariat populaire. Le Mali est aujourd’hui l’un des grands pays miniers du continent africain.

Avec une production annuelle avoisinant 55 à 60 tonnes d’or, notre pays figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique. À cela s’ajoute l’émergence de nouvelles ressources stratégiques, notamment le lithium, dont les premiers projets industriels annoncent l’entrée du Mali dans l’économie mondiale des métaux de la transition énergétique.

Pourtant, la question centrale demeure : comment faire en sorte que la richesse minière se transforme réellement en prospérité nationale et en développement durable pour l’ensemble des Maliens ?

L’histoire économique internationale montre que la richesse en ressources naturelles ne garantit pas automatiquement le développement. Certains pays ont su transformer cette richesse en prospérité partagée, tandis que d’autres ont été confrontés à ce que les économistes appellent la « malédiction des ressources ». La différence ne réside pas dans la nature des ressources, mais dans la qualité des institutions et des mécanismes de gouvernance mis en place pour gérer la rente minière.

Des exemples comme celui du Botswana, avec le diamant, montrent qu’une gestion rigoureuse et stratégique peut transformer une ressource naturelle en levier puissant de développement.

Transformer la rente minière en capital productif

Pour le Mali, l’enjeu n’est plus seulement d’exploiter ses ressources minières, mais de transformer la rente minière en capital productif capable de financer l’industrialisation, les infrastructures et le développement territorial.

Dans cette perspective, une réforme stratégique pourrait consister à organiser la gestion des revenus miniers autour d’un mécanisme simple, transparent et équilibré.

Une loi pourrait instituer une clé de répartition des revenus miniers reposant sur le principe suivant :

– 50 % pour le budget de l’État, afin de financer les politiques publiques, les services sociaux et les infrastructures nationales ;
– 30 % pour un fonds souverain stratégique, destiné à préparer l’avenir, stabiliser l’économie et financer les investissements structurants ;
– 20 % pour un fonds de développement territorial, afin que les populations, notamment celles vivant dans les zones minières, bénéficient directement de la richesse produite sur leur territoire.

Un tel mécanisme permettrait de concilier les impératifs budgétaires immédiats avec les exigences d’une vision de long terme et d’assurer une meilleure transformation de la richesse minière en développement durable.

Introduire l’actionnariat populaire dans le secteur minier

La réforme récente du cadre minier malien prévoit qu’une part de 5 % du capital des sociétés minières soit réservée au secteur privé national. Cette disposition constitue une avancée importante pour renforcer la participation nationale dans l’exploitation des ressources naturelles.

Cependant, pour que cette participation bénéficie réellement à l’ensemble de l’économie et ne soit pas captée par un cercle restreint d’investisseurs, il serait opportun d’introduire le principe de l’actionnariat populaire.

L’actionnariat populaire permettrait d’ouvrir cette part du capital à un large éventail d’acteurs économiques maliens : citoyens, travailleurs, entreprises nationales, institutions financières et membres de la diaspora.

Concrètement, plusieurs mécanismes pourraient être envisagés :

– la création d’un fonds national d’actionnariat minier, permettant aux citoyens maliens d’acquérir indirectement des parts dans les sociétés minières ;
– la participation des banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite et mutuelles nationales à ces investissements ;
– la possibilité pour les Maliens de la diaspora de souscrire à ces instruments financiers ;

Un tel dispositif présenterait plusieurs avantages majeurs.

D’abord, il permettrait de démocratiser l’accès à la richesse minière, en donnant aux citoyens la possibilité de devenir eux-mêmes actionnaires d’une partie des ressources naturelles de leur pays.

Ensuite, il contribuerait à mobiliser l’épargne nationale au service du financement de l’économie.

Enfin, l’actionnariat populaire renforcerait la légitimité sociale de l’exploitation minière en créant un lien direct entre la performance du secteur et le bien-être des citoyens.

Vers l’introduction d’un dividende minier citoyen

Dans cette perspective, il pourrait également être envisagé d’introduire progressivement la notion de dividende minier citoyen.

Ce mécanisme consisterait à redistribuer une partie des revenus générés par la participation nationale dans les sociétés minières sous forme de dividendes, versés soit directement aux citoyens, soit à travers des fonds collectifs destinés à financer l’éducation, la santé ou la protection sociale.

Dans plusieurs pays riches en ressources naturelles, de tels mécanismes ont permis de renforcer la transparence dans la gestion des ressources et de consolider le lien entre richesse nationale et bien-être collectif.

Pour le Mali, l’introduction d’un actionnariat populaire associé à un dividende minier citoyen pourrait constituer une innovation majeure dans la gouvernance des ressources naturelles.

Elle traduirait concrètement un principe simple : les ressources naturelles appartiennent au peuple et leur exploitation doit bénéficier au plus grand nombre.

Un fonds souverain pour préparer l’avenir

Le fonds souverain stratégique aurait pour mission principale de transformer une partie des revenus miniers en investissements durables.

Ce fonds pourrait poursuivre plusieurs objectifs :

– stabiliser l’économie face aux fluctuations des prix des matières premières ;
– constituer une épargne pour les générations futures ;
– financer les investissements stratégiques dans les secteurs clés de l’économie.

Une partie des ressources du fonds pourrait également être utilisée pour garantir certains investissements structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie ou des infrastructures logistiques.

Dans le même temps, il serait prudent qu’une partie des ressources du fonds soit investie à l’étranger afin de diversifier les risques et de protéger les actifs nationaux contre les chocs économiques.

Un fonds de développement territorial pour réduire les inégalités

L’exploitation des ressources minières génère souvent des tensions entre les régions productrices et le reste du pays. Il est donc essentiel de mettre en place un mécanisme équitable de redistribution.

Le fonds de développement territorial pourrait fonctionner selon un principe de solidarité nationale :

– 50 % des ressources seraient consacrées aux régions minières, afin de financer les infrastructures locales, l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’éducation ;
– 50 % seraient destinées aux autres régions du pays, sur la base de projets économiquement viables et socialement utiles.

Un tel mécanisme permettrait de transformer la richesse minière en développement équilibré du territoire national.

La clé du succès : la bonne gouvernance

Cependant, aucun mécanisme financier ne peut produire de résultats durables sans institutions solides.

La gestion des fonds issus des ressources minières devrait reposer sur quelques principes essentiels :

– transparence totale dans la gestion des ressources ;
– audits indépendants réguliers ;
– publication des comptes et des investissements ;
– supervision parlementaire ;
– participation d’experts indépendants dans les organes de gouvernance.

Ces principes sont aujourd’hui considérés comme des standards internationaux dans la gestion des fonds souverains.

Une opportunité historique pour le Mali

Le Mali se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire économique. L’or continue de jouer un rôle majeur dans notre économie, tandis que de nouvelles ressources stratégiques comme le lithium ouvrent des perspectives inédites dans l’économie mondiale de la transition énergétique.

Si ces ressources sont gérées avec vision, rigueur et transparence, elles peuvent devenir un levier puissant pour financer l’industrialisation, soutenir l’agriculture, développer les infrastructures et créer des emplois pour les jeunes.

Mais au fond, la véritable question n’est pas de savoir si le Mali est riche en ressources naturelles. Cette richesse est désormais une réalité.

La véritable question est de savoir comment transformer la richesse du sous-sol en richesse durable pour la nation.

Si les revenus miniers sont utilisés uniquement pour financer des dépenses courantes, leur impact restera limité et éphémère. En revanche, s’ils sont investis avec vision et discipline dans l’éducation, les infrastructures, l’industrialisation et le développement des territoires, ils peuvent devenir un puissant moteur de transformation économique et sociale.

L’enjeu est donc de transformer progressivement la richesse du sous-sol en richesse du savoir, de l’industrie et du travail.

C’est à cette condition que le Mali pourra construire un véritable modèle national de gouvernance des ressources naturelles, inspiré des meilleures pratiques internationales mais profondément enraciné dans nos réalités.

Un modèle dans lequel les mines ne brillent pas seulement dans les statistiques économiques, mais brillent réellement pour l’ensemble du peuple malien.

Par Harouna Niang
Économiste – Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements

Au Mali, le déficit budgétaire s’établit 1,5 % du produit intérieur brut en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la situation budgétaire a révélé un déficit s’établissant à 1,5 % du produit intérieur brut (PIB) pour l’année 2025, un chiffre qui est nettement inférieur à la prévision initiale qui était de 2,7 %.

Cette annonce, qui souligne une meilleure gestion des finances publiques, a été faite par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, dont la photo a accompagné l’article, lors d’une conférence qui s’est tenue le vendredi 27 février. 

Ce jour-là, il a lancé officiellement les travaux du processus budgétaire pour l’année 2027 à Bamako, la capitale du pays, marquant ainsi un moment clé pour l’évaluation et la planification des finances étatiques futures. Cette réduction du déficit budgétaire pourrait être le signe d’une restructuration efficace des ressources et d’une volonté politique d’améliorer la santé économique du pays.

Cette performance impressionnante s’explique par une hausse soutenue et constante des recettes qui a été largement favorisée par des efforts ciblés pour améliorer l’efficacité fiscale, ainsi qu’une maîtrise rigoureuse et proactive des dépenses publiques. 

Dans ce contexte, la mobilisation des recettes fiscales a été jugée très satisfaisante, se traduisant par un taux de pression fiscale qui s’élève à 14,2 % du PIB, nettement supérieur à la prévision initiale de 13,4 %, ce qui témoigne d’une dynamique économique favorable et d’une meilleure collecte des impôts.

 Par ailleurs, les dépenses ont été habilement contenues à 20,9 % du PIB, un niveau qui se situe en dessous de l’objectif fixée qui était de 22 %. Cette gestion efficace des finances publiques illustre une volonté claire d’assurer une croissance durable tout en maintenant un équilibre budgétaire sain. Toutefois, les perspectives à court terme pour l’économie semblent apparaître globalement favorables et prometteuses, présentant ainsi des signes d’optimisme dans différents secteurs.

Aussi, le pays reste en bonne voie pour maintenir son déficit dans la norme communautaire de 3 %, ce qui est crucial pour sa stabilité financière et son intégration au sein du marché européen. Selon les analyses approfondies du Fonds monétaire international (FMI), il est recommandé que les autorités nationales concentent leurs efforts sur un renforcement significatif de la mobilisation des ressources intérieures, afin de garantir une base économique solide et autonome.

 Parallèlement, il est impératif d’améliorer l’efficacité de la dépense publique afin que chaque euro investi soit utilisé judicieusement. Cela inclut la nécessité de préserver les investissements, particulièrement dans les infrastructures et les services essentiels, tout en veillant à ce que les ménages vulnérables soient protégés des éventuels impacts négatifs des politiques économiques mises en œuvre. 

Notons que ce double objectif de croissance et de protection sociale sera essentiel pour assurer un avenir économique durable et équitable pour tous les citoyens.

Daouda Bakary KONÉ 

À la BRVM, le titre Tractafric Motors Côte d’Ivoire se maintient en tête du Top 5 des plus fortes hausses 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de la séance de cotation de ce mardi 3 mars 2026, qui s’est tenue au sein de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), un événement notable a eu lieu dans le monde de la finance.

Ainsi, le titre de la société Tractafric Motors Côte d’Ivoire a une fois de plus brillé sur le marché en occupant, pour la seconde journée consécutive, la première place du classement des plus fortes hausses de cours, avec une impressionnante augmentation de 7,46%. Cela témoigne de la confiance des investisseurs envers la performance de l’entreprise et des perspectives prometteuses qu’elle offre.

Ainsi, le cours de cette valeur a fait un bond significatif, passant de 4 890 FCF la veille à 5 255 FCFA ce 3 mars 2026, ce qui représente une augmentation nette de 365 FCFA. En parallèle, il est important de noter que, lors du 30 septembre 2025, la société Tractafric Motors Côte d’Ivoire a enregistré un résultat net remarquable qui s’élève à plus de 2 milliards FCFA, contre un résultat de plus de 708 millions FCFA l’année précédente, marquant ainsi une hausse spectaculaire de 182,47%. Cette tendance positive souligne non seulement la solide performance de l’entreprise, mais également la confiance des marchés à son égard. 

En dehors de Tractafric Motors Côte d’Ivoire, le reste du Top 5 des plus fortes hausses de cours est occupé par d’autres valeurs notables, comprenant respectivement les titres de SODECI Côte d’Ivoire, qui a vu son cours augmenter de 7,42% pour atteindre 8 110 FCFA, Vivo Energy Côte d’Ivoire avec une hausse de 7,36% à 2 335 FCFA, TotalEnergies Marketing Sénégal qui affiche une progression de 5,60% à 3 300 FCFA et enfin, CFAO Côte d’Ivoire ayant enregistré une hausse de 4,71% pour atteindre 1 780 FCFA. Ces fluctuations démontrent un environnement boursier dynamique et attractif, où chaque mouvement de prix peut avoir un impact conséquent sur l’économie locale et régionale.Le Flop 5 des plus fortes baisses de cours, représentant un indicateur notable de la santé du marché boursier, est occupé par les titres de Coris Bank International Burkina Faso, qui enregistrent une baisse significative de 7,47 %, s’établissant à un prix de 13 000 FCFA. Suivent de près Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire, affichant une diminution de 7,45 % avec un tarif de 2 050 FCFA, et SAFCA Côte d’Ivoire, qui connaît une chute de 7,42 % à 5 365 FCFA. En outre, ERIUM Côte d’Ivoire subit également une perte de 7,41 %, son titre se négociant à 2 685 FCFA, tandis qu’Uniwax Côte d’Ivoire ferme ce classement avec une diminution de 7,38 %, à un prix de 2 135 FCFA.
Parallèlement, la valeur totale des transactions à la bourse observe une chute drastique, passant de 24,646 milliards FCFA la veille à seulement 4,994 milliards FCFA ce mardi 3 mars 2026, ce qui révèle une activité commerciale nettement réduite sur le marché. Concernant la capitalisation du marché des actions, celle-ci a enregistré une augmentation encourageante de 68,888 milliards FCFA, culminant à 16 140,703 milliards FCFA, en hausse par rapport aux 16 071,815 milliards FCFA enregistrés la veille.
En revanche, sur le marché des obligations, une tendance contraire se manifeste avec une baisse de 2,601 milliards FCFA, mettant la capitalisation à un total de 11 409,806 milliards FCFA, comparativement aux 11 412,407 milliards FCFA de la veille, reflétant des dynamiques variées au sein de différents segments financiers. 
À la lumière de ces fluctuations, il est intéressant de noter que les indices de la bourse affichent tous une tendance à la hausse, ce qui peut être interprété comme un signe positif dans un contexte plus large. L’indice BRVM Composite, en particulier, enregistre une hausse de 0,43 % en atteignant 418,63 points, un léger regain par rapport aux 416,85 points observés la veille. En ce qui concerne l’indice BRVM 30, il mérite également d’être mentionné pour ses performances potentielles et son impact sur la confiance des investisseurs dans le marché boursier régional.

Notons que l’indice BRVM Composite Total Return, qui est également connu sous l’appellation d’Indice de rendement global du marché, enregistre une progression notable de 0,43 %, atteignant ainsi un total de 161,21 points. Ce chiffre, qui marque une amélioration significative par rapport aux 160,52 points observés la veille, témoigne d’une dynamique positive sur le marché boursier de la région, ravivant ainsi les espoirs des investisseurs et des analystes économiques qui surveillent de près l’évolution des performances boursières.

Pour rappel , cette hausse pourrait être attribuée à divers facteurs, notamment des résultats d’entreprises optimistes ou des tendances économiques favorables, ce qui reflète la résilience et le potentiel croissant du marché.

Abdoulaye KONÉ 

Au Sénégal, les prix des matériaux de construction ont diminué de 0,2 % en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, les prix des matériaux de construction ont enregistré une baisse de 0,2 % en janvier 2026 par rapport au mois précédent, traduisant ainsi un léger repli du coût des intrants du secteur du bâtiment, venant souligner une sorte de stagnation ponctuelle dans une période généralement volatile pour les marchés de la construction.

 Cette évolution, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), s’explique principalement par la diminution notable des prix des matériaux de base, qui ont chuté de 0,3 %, ainsi que par la baisse des tarifs des matériaux spécifiquement destinés au revêtement des murs et des sols, qui ont enregistré une diminution plus significative de 0,6 %. En glissement annuel, toutefois, les prix affichent une hausse modérée de 0,6 %, ce qui peut être interprété comme un signe positif d’une tendance globalement stable sur une période d’un an, même si des fluctuations à court terme pourraient encore survenir.

Les matériaux de base, quant à eux, connaissent un fléchissement mensuel de 0,3 %, une baisse qui est imputable au recul des prix du ciment ordinaire, qui a connu une diminution de 0,9 %, ainsi qu’au fer à béton, dont la valeur a baissé de 0,4 %. Il est intéressant de noter que cette baisse est néanmoins partiellement compensée par le renchérissement du sable, qui a vu son prix augmenter de 0,8 %, indiquant une certaine dissymétrie au sein du marché. Comparativement à janvier 2025, les prix de cette catégorie de matériaux progressent de 1,0 %, traduisant ainsi une pression haussière modérée à moyen terme, et signalant que les acteurs du secteur doivent rester vigilants face à l’évolution continue des coûts des intrants qui pourraient impacter la rentabilité et l’accessibilité des projets de construction à l’avenir.Du côté des matériaux de revêtement destinés à la finition des murs et des sols, on observe une légère tendance à la baisse des prix, avec une diminution de 0,6 % sur une période d’un mois. Cette situation est principalement attribuable à la chute des prix des carreaux muraux, qui affichent une baisse significative de 1,2 %. En outre, cette baisse est également influencée, bien que dans une moindre mesure, par les carreaux de sol, dont les prix ont diminué de 0,2 %. En effectuant une analyse sur une période d’un an, cette catégorie de matériaux enregistre aussi une contraction de 0,6 %, soulignant un marché en phase de réajustement des prix.
En ce qui concerne les matériaux dédiés à l’étanchéité, ceux-ci montrent également un repli mensuel, avec une diminution de 0,2 %, que l’on peut relier essentiellement à la baisse des prix des enduits, qui ont chuté de 1,0 %. Tandis que les prix des feutres de bitume restent remarquablement stables, il est important de noter qu’en comparaison avec l’année précédente, les prix de ce segment spécifique diminuent de 1,7 %, ce qui pourrait refléter des changements dans l’offre et la demande sur le marché.
Pour ce qui est des matériaux de menuiserie, on remarque une légère baisse de 0,1 % en rythme mensuel, cette baisse étant causée par le recul des prix des produits métalliques, qui ont enregistré une diminution de 0,2 %, ainsi que par les prix des matériaux en bois et en aluminium, qui ont légèrement baissé de 0,1 %. Cependant, lorsqu’on observe l’évolution annuelle de ce secteur, on constate une progression des prix de 1,1 %, indiquant peut-être une reprise ou une demande croissante pour ces types de matériaux.
Enfin, les produits de peinture subissent également une tendance baissière, avec un recul mensuel de 0,1 %. Cette diminution est principalement imputable à la baisse simultanée des prix de la peinture à eau, qui a également connu une chute de 0,1 %. En comparant ces chiffres à ceux de janvier 2025, il serait intéressant d’explorer les tendances du marché et d’analyser les facteurs sous-jacents qui influencent ces variations de prix.

À l’inverse des tendances observées dans d’autres secteurs, les matériaux spécifiquement destinés aux travaux d’électricité affichent une hausse notable et significative de 1,0 % en l’espace d’un mois. Cette augmentation est principalement portée par l’essor des prix des câbles VGV, qui connaissent une remarquable montée de 2,7 %. En se penchant sur la variation annuelle, il est intéressant de noter que les prix de cette catégorie se hissent à une progression modérée de 0,6 %, témoignant d’un marché toujours en mouvement.

Notons que dans le domaine des matériaux de plomberie et sanitaire, on enregistre un renchérissement mensuel de 0,2 %, une situation qui peut être attribuée à la hausse observée des prix des équipements sanitaires, notamment ceux fabriqués en inox, qui augmentent de 0,9 %, ainsi que ceux en porcelaine, dont les prix s’élèvent de 0,3 %. Cependant, il est essentiel de souligner que cette progression générale est quelque peu atténuée par la baisse des prix des tuyaux en plastique, qui affichent un recul de 0,6 %. 

Sur une période d’un an, les prix de ce segment ont reculé sensiblement, avec une chute de 2,8 %, indiquant des fluctuations complexes sur le marché et des ajustements qui reflètent les dynamiques de l’offre et de la demande.

Moussa KONÉ