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Au Sénégal, les prix des matériaux de construction ont diminué de 0,2 % en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, les prix des matériaux de construction ont enregistré une baisse de 0,2 % en janvier 2026 par rapport au mois précédent, traduisant ainsi un léger repli du coût des intrants du secteur du bâtiment, venant souligner une sorte de stagnation ponctuelle dans une période généralement volatile pour les marchés de la construction.

 Cette évolution, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), s’explique principalement par la diminution notable des prix des matériaux de base, qui ont chuté de 0,3 %, ainsi que par la baisse des tarifs des matériaux spécifiquement destinés au revêtement des murs et des sols, qui ont enregistré une diminution plus significative de 0,6 %. En glissement annuel, toutefois, les prix affichent une hausse modérée de 0,6 %, ce qui peut être interprété comme un signe positif d’une tendance globalement stable sur une période d’un an, même si des fluctuations à court terme pourraient encore survenir.

Les matériaux de base, quant à eux, connaissent un fléchissement mensuel de 0,3 %, une baisse qui est imputable au recul des prix du ciment ordinaire, qui a connu une diminution de 0,9 %, ainsi qu’au fer à béton, dont la valeur a baissé de 0,4 %. Il est intéressant de noter que cette baisse est néanmoins partiellement compensée par le renchérissement du sable, qui a vu son prix augmenter de 0,8 %, indiquant une certaine dissymétrie au sein du marché. Comparativement à janvier 2025, les prix de cette catégorie de matériaux progressent de 1,0 %, traduisant ainsi une pression haussière modérée à moyen terme, et signalant que les acteurs du secteur doivent rester vigilants face à l’évolution continue des coûts des intrants qui pourraient impacter la rentabilité et l’accessibilité des projets de construction à l’avenir.Du côté des matériaux de revêtement destinés à la finition des murs et des sols, on observe une légère tendance à la baisse des prix, avec une diminution de 0,6 % sur une période d’un mois. Cette situation est principalement attribuable à la chute des prix des carreaux muraux, qui affichent une baisse significative de 1,2 %. En outre, cette baisse est également influencée, bien que dans une moindre mesure, par les carreaux de sol, dont les prix ont diminué de 0,2 %. En effectuant une analyse sur une période d’un an, cette catégorie de matériaux enregistre aussi une contraction de 0,6 %, soulignant un marché en phase de réajustement des prix.
En ce qui concerne les matériaux dédiés à l’étanchéité, ceux-ci montrent également un repli mensuel, avec une diminution de 0,2 %, que l’on peut relier essentiellement à la baisse des prix des enduits, qui ont chuté de 1,0 %. Tandis que les prix des feutres de bitume restent remarquablement stables, il est important de noter qu’en comparaison avec l’année précédente, les prix de ce segment spécifique diminuent de 1,7 %, ce qui pourrait refléter des changements dans l’offre et la demande sur le marché.
Pour ce qui est des matériaux de menuiserie, on remarque une légère baisse de 0,1 % en rythme mensuel, cette baisse étant causée par le recul des prix des produits métalliques, qui ont enregistré une diminution de 0,2 %, ainsi que par les prix des matériaux en bois et en aluminium, qui ont légèrement baissé de 0,1 %. Cependant, lorsqu’on observe l’évolution annuelle de ce secteur, on constate une progression des prix de 1,1 %, indiquant peut-être une reprise ou une demande croissante pour ces types de matériaux.
Enfin, les produits de peinture subissent également une tendance baissière, avec un recul mensuel de 0,1 %. Cette diminution est principalement imputable à la baisse simultanée des prix de la peinture à eau, qui a également connu une chute de 0,1 %. En comparant ces chiffres à ceux de janvier 2025, il serait intéressant d’explorer les tendances du marché et d’analyser les facteurs sous-jacents qui influencent ces variations de prix.

À l’inverse des tendances observées dans d’autres secteurs, les matériaux spécifiquement destinés aux travaux d’électricité affichent une hausse notable et significative de 1,0 % en l’espace d’un mois. Cette augmentation est principalement portée par l’essor des prix des câbles VGV, qui connaissent une remarquable montée de 2,7 %. En se penchant sur la variation annuelle, il est intéressant de noter que les prix de cette catégorie se hissent à une progression modérée de 0,6 %, témoignant d’un marché toujours en mouvement.

Notons que dans le domaine des matériaux de plomberie et sanitaire, on enregistre un renchérissement mensuel de 0,2 %, une situation qui peut être attribuée à la hausse observée des prix des équipements sanitaires, notamment ceux fabriqués en inox, qui augmentent de 0,9 %, ainsi que ceux en porcelaine, dont les prix s’élèvent de 0,3 %. Cependant, il est essentiel de souligner que cette progression générale est quelque peu atténuée par la baisse des prix des tuyaux en plastique, qui affichent un recul de 0,6 %. 

Sur une période d’un an, les prix de ce segment ont reculé sensiblement, avec une chute de 2,8 %, indiquant des fluctuations complexes sur le marché et des ajustements qui reflètent les dynamiques de l’offre et de la demande.

Moussa KONÉ 

Au Maroc, le Groupe Lesieur Cristal a enregistré une baisse de 1 % en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Lesieur Cristal S.A, un acteur majeur dans le secteur agro-industriel marocain, a subi une légère diminution de 1% par rapport à l’année précédente, soit le 31 décembre 2024, une situation qui s’inscrit dans le cadre des indicateurs trimestriels établis par la direction de cette entreprise reconnue pour son adaptabilité et son innovation.

Ces indicateurs ont clairement mis en lumière un chiffre d’affaires consolidé s’élevant à 5 394 millions de dirhams (MDH), un montant qui se compare aux 5 455 MDH enregistrés en 2024, témoignant ainsi d’une stabilité relative dans un environnement économique souvent tumultueux. La direction du groupe Lesieur Cristal interprète ce résultat comme une confirmation tangible de la pertinence de sa stratégie commerciale, qui s’avère être efficace pour maintenir sa compétitivité et préserver ses positions sur le marché, et ce, en dépit des nombreux défis imposez par l’évolution constante des conditions du marché.

De plus, le groupe Lesieur Cristal conclut l’année 2025 dans un contexte où la concurrence est particulièrement intense, accompagnée d’une pression significative sur les prix, ce qui complique d’autant plus la tâche des acteurs de l’industrie. En réponse à ces conditions difficiles, le groupe a redoublé d’efforts pour concentrer ses ressources et ses initiatives sur la préservation de ses positions commerciales établies. Enfin, le chiffre d’affaires trimestriel, ayant atteint 1 216 MDH, révèle une baisse de 12%, un indicateur supplémentaire des défis que le groupe doit surmonter tout en préservant sa solidité financière et sa réputation au sein de l’industrie agro-alimentaire au Maroc.La direction de l’entreprise, qui se montre proactive et engagée envers l’avenir, signale de manière enthousiaste que le groupe a poursuivi avec détermination son programme ambitieux d’investissements durant le 4ème trimestre de l’année 2025. Ce dernier a été marqué par un montant significatif de 33 millions de dirhams (MDH) qui a été consacré avec soin aux projets stratégiques de l’entreprise. En regardant l’ensemble de l’année 2025, ces investissements totaux atteignent une somme impressionnante de 61 MDH. Parmi ces projets, on peut noter tout particulièrement la réalisation de la nouvelle station photovoltaïque d’Aïn Harrouda, qui a été inaugurée en décembre avec fierté. 

Notons que cette installation, qui se distingue par sa capacité de 2 mégawatts crête (MWc), revêt une importance cruciale puisqu’elle permet de réduire la consommation énergétique du site d’un remarquable 12%. Cela s’inscrit non seulement dans les efforts visant à améliorer l’efficacité énergétique mais aussi dans la stratégie de décarbonation du groupe, qui a pour objectif d’atteindre un impact environnemental exemplaire d’ici l’horizon 2030. Les dirigeants de Lesieur Cristal soulignent encore cet aspect environnemental comme fondamental dans la vision à long terme de l’entreprise.


À la fin de décembre 2025, la trésorerie nette consolidée du groupe s’établit à 243 MDH, ce qui représente une hausse significative de 24% par rapport à la trésorerie enregistrée au 31 décembre 2024. Cette augmentation est, selon la direction de Lesieur Cristal, le résultat d’une bonne maîtrise et d’un contrôle rigoureux du cycle d’exploitation tout au long de l’exercice. Cela témoigne non seulement d’une gestion financière efficace, mais aussi d’une stratégie d’investissement réfléchie qui place l’entreprise sur une trajectoire de croissance soutenue.

Mariam KONE

Au Niger, le prix à la consommation diminue de 10,2 % en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En janvier 2026, un rapport publié par l’Institut National de la Statistique (INS) du Niger a révélé une tendance notable : les prix des biens et services destinés à la consommation ont globalement enregistré une baisse impressionnante de 10,2 % par rapport aux niveaux observés au mois de janvier de l’année précédente, 2025. 

Cette réduction significative suggère une évolution favorable sur le marché, ayant un impact sur la vie quotidienne des consommateurs. « Cette diminution du niveau général des prix sur un an est liée principalement à celle des prix des produits composant, notamment, les divisions Produits alimentaires et boissons non alcoolisées, qui ont vu une chute spectaculaire de 19,9 %, Services d’enseignement avec une baisse marquée de 15,15 % et Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles, tous ayant enregistré une baisse de 2,9 % », expliquent les experts de l’INS, soulignant ainsi les secteurs qui ont le plus contribué à ce phénomène. 

Cependant, bien que la baisse des prix soit une bonne nouvelle pour les ménages, elle a été atténuée par une hausse concomitante des prix dans d’autres domaines, suscitant des préoccupations pour certains consommateurs.

En effet, les prix des produits appartenant à la Division Assurances et services financiers ont augmenté de 10,4 %, tandis que ceux liés à la Santé ont affiché une hausse de 1,9 %, et même le secteur du Transport a connu une légère augmentation de 1,1 %. Ces tendances contrastées illustrent une dynamique complexe dans l’économie nigérienne, mélangeant des améliorations à certains égards et des défis persistants dans d’autres.

En ce qui concerne plus particulièrement la consommation alimentaire au sein des ménages, l’Institut National de la Statistique (INS) observe une diminution significative des prix de plusieurs produits essentiels pour la nutrition quotidienne, notamment les céréales, qui affichent une baisse impressionnante de 29,7 %.

De plus, des produits tels que le sel, ainsi que divers condiments et sauces, connaissent également une chute de leurs prix, atteignant une réduction de 20,9 %, tandis que le sucre, qu’il soit de canne ou de betterave, enregistre une baisse de 19,3 %. 


À l’inverse, cette même structure statistique du Niger note également des augmentations des prix dans certains secteurs, avec le lait cru et entier présentant une hausse de 7,3 %, et la viande, qu’elle soit fraîche, réfrigérée ou congelée, affichant une augmentation de 5,8 %. 


En analysant les variations selon l’origine des produits, on constate qu’en janvier 2026, les articles locaux ainsi que ceux importés ont connu des baisses respectives de 9,9 % et 10,6 % par rapport au même mois de l’année précédente, soit janvier 2025. En ce qui concerne la moyenne annuelle, le taux d’inflation a été mesuré à -5,8 % en janvier 2026, ce qui représente une légère augmentation par rapport au -4,7 % enregistré le mois précédent, mais demeure largement en retrait des +8,8 % constatés un an plus tôt, en janvier 2025.


Notons que l’INS souligne que grâce à ce taux d’inflation, qui s’établit en moyenne annuelle à -5,8 %, le Niger reste considérablement en dessous de la limite maximale de 3 % établie par la Commission de l’UEMOA pour surveiller les critères de convergence, et cela, depuis le mois de juillet 2025, signalant une tendance économique favorable pour le pays malgré certaines fluctuations dans les prix des denrées alimentaires.


Zangouna KONÉ 

UMOA : 83,13 % du marché interbancaire dominé par 50 banques, pour  28 383,35 milliards de FCFA en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En 2024, une part impressionnante de 83,13% du marché du crédit de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) demeure remarquablement concentrée entre les mains de seulement 50 banques, engendrant ainsi un montant total de 28 383,35 milliards de FCFA, en nette augmentation par rapport aux 26 759,45 milliards de FCFA enregistrés en 2023. 

Cette concentration met en lumière la dominance de quelques institutions financières sur l’ensemble du secteur, soulignant à quel point le paysage bancaire est façonné par ces acteurs majeurs.

Dans ce contexte, la Société Générale de Côte d’Ivoire continue de se hisser au sommet du classement, préservant sa position de leader incontesté avec une part de marché de 7,24%. Cela correspond à un volume de crédits évalué à 2 475,99 milliards de FCFA pour l’année 2024, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 2 394,85 milliards de FCFA octroyés en 2023. Cette performance laisse entrevoir la capacité de la banque à maintenir sa compétitivité tout en répondant aux besoins croissants de financement de ses clients.

En deuxième position, la NSIA Banque Côte d’Ivoire se distingue également avec une part de 4,57 %, se traduisant par un portefeuille de crédits estimé à 1 561,58 milliards de FCFA pour 2024. Ce chiffre marque une progression notable par rapport aux 1 310,24 milliards de FCFA enregistrés l’année précédente. L’ascension de cette banque illustre les dynamiques de marché en cours, où l’innovation et la diversification des services financiers jouent un rôle crucial pour capter une clientèle de plus en plus exigeante. En troisième position parmi les établissements bancaires les plus performants, on retrouve la Banque Atlantique Côte d’Ivoire, qui réalise un impressionnant taux de part de marché de 3,44%. Cette banque a enregistré un volume de crédits s’élevant à 1 175,11 milliards de FCFA pour l’année 2024, en nette augmentation par rapport aux 958,34 milliards de FCFA observés précédemment, ce qui témoigne de sa capacité à soutenir le financement des projets et des entreprises dans le pays. 


Ensuite, à la quatrième place, se classe Coris Bank International – Burkina Faso, avec un volume de crédits de 1 158,61 milliards de FCFA, en comparaison avec 1 135,16 milliards de FCFA pour l’année précédente, 2023. Ce résultat impressionnant correspond à une part de marché de 3,39% en 2024, soulignant ainsi la compétitivité et la solidité de cette institution bancaire dans le paysage économique de la région.


Enfin, la Société Ivoirienne de Banque se positionne cinquième avec un pourcentage de 3,22% de part de marché, culminant avec un portefeuille de crédits atteignant 1 101,23 milliards de FCFA en 2024. Comparativement à l’année précédente, où elle affichait 964,69 milliards de FCFA, cette progression notable révèle sa détermination à renforcer sa présence sur le marché et à faciliter l’accès aux services bancaires pour ses clients. 

Les deux banques sénégalaises qui se distinguent par leur excellence et leur performance sur le marché financier africain sont respectivement la Compagnie Bancaire de l’Atlantique de l’Ouest (CBAO), faisant partie du prestigieux Groupe Attijariwafa bank, et la Société Générale Sénégal, qui se positionnent brillamment à la sixième et à la septième place du classement des dix meilleures banques.

En effet, les chiffres sont révélateurs de cette dynamique, car en 2024, la CBAO affiche une part de marché de 3,13 %, correspondant à des crédits générés s’élevant à 1 069,42 milliards de FCFA, une augmentation notable par rapport aux 871,98 milliards enregistrés en 2023. De même, la Société Générale Sénégal représente 3,00 % du marché, avec des crédits totalisant 1 023,81 milliards en 2024, contre 818,85 milliards de FCFA en 2023, illustrant ainsi une solide progression dans le secteur bancaire.

D’autres institutions bancaires de la région, tout aussi influentes, suivent cette performance remarquable. En effet, Ecobank Côte d’Ivoire se place ensuite, affichant une part de marché de 2,85 %, pour un montant total de crédits atteignant 972,82 milliards de FCFA. Ce n’est pas tout, la Banque Nationale d’Investissement suit de près avec un total de 971,03 milliards, représentant 2,84 % du marché, illustrant ainsi son importance dans le paysage financier. 

Notons que la Banque Malienne de Solidarité conclut ce classement avec une part de marché de 2,76 %, traduisant des crédits de 943,59 milliards de FCFA, et témoignant de sa contribution significative à l’économie régionale. Ces données démontrent non seulement la vitalité du secteur bancaire régional, mais aussi les stratégies mises en œuvre par ces institutions pour répondre aux besoins financiers croissants de leurs clients.

Korotoumou Sylla 

UEMOA : la BCEAO baisse son principal taux directeur à 3 % 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En marge de sa première réunion ordinaire de comité politique monétaire de l’année 2026, qui s’est tenue avec une attention particulière aux défis économiques actuels, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris la décision significative de réduire son principal taux directeur de 25 points de base. 

Ce taux, qui passe ainsi de 3,25 % à 3 %, sera effectif à partir du 16 mars prochain, marquant une étape importante dans l’approche monétaire de l’institution. Par ailleurs, dans le cadre de cette révision des taux, le taux d’intérêt appliqué sur les guichets de prêt marginal a également été ajusté, passant de 5,25 % à 5 %, une décision qui pourrait inciter les établissements de crédit à emprunter davantage et, par conséquent, à stimuler l’économie locale. En outre, le comité a jugé judicieux de maintenir le taux de réserves obligatoires, celui-ci restant fixé à 3 %, garantissant ainsi une stabilité dans les exigences de liquidité pour les établissements assujettis. Cette réunion a sans aucun doute eu des implications importantes pour la politique économique de la région, ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques financières.

Selon la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la récente baisse des taux directeurs représente une démarche stratégique qui devrait jouer un rôle crucial dans la consolidation de l’assouplissement des conditions de financement de l’activité économique au sein de l’Union. Cette décision éclairée résulte d’une analyse minutieuse de la conjoncture internationale, prenant en compte divers facteurs significatifs tels que l’évolution des prix sur les marchés locaux et mondiaux, l’état de l’activité économique dans les pays membres, ainsi que la situation extérieure de l’Union dans son ensemble, sans oublier les risques potentiels à court terme qui pourraient affecter la stabilité économique. 

En outre, selon les déclarations du gouverneur de la BCEAO, Jean Claude Kassi-Brou, il est important de souligner que, durant le quatrième trimestre de l’année 2025, les prix à la consommation ont connu une baisse notable. En effet, le taux d’inflation, qui s’établissait à 1,44% le trimestre précédent, a montré des signes encourageants de ralentissement. Cette évolution positive, selon ses mots, s’explique principalement par le recul significatif des prix des produits alimentaires, la meilleure disponibilité des produits locaux sur le marché, ainsi que la diminution des coûts des principaux produits alimentaires. Cependant, le gouverneur attire également l’attention sur le fait que malgré ces progrès, la résurgence des tensions géopolitiques pourrait engendrer des conséquences imprévues, perturbant ainsi cette tendance à la baisse et posant des défis supplémentaires à la stabilité économique de l’Union.

En ce qui concerne l’activité économique d’un pays, il convient de noter que le taux de croissance a atteint un impressionnant 6,7 % à la fin de l’année 2025, ce qui représente une augmentation par rapport au taux de 6,2 % observé en 2024. Ces performances réjouissantes sont en grande partie attribuées à la solide performance des secteurs des industries extractives, qui comprennent l’exploitation minière et pétrolière, ainsi qu’à celle des services, qui ont tous deux montré une résilience exceptionnelle face aux défis économiques mondiaux. En outre, le pays a connu des avancées significatives dans ses rendements agricoles grâce à des techniques d’agriculture de précision et des pratiques durables, ce qui a contribué à l’amélioration des conditions de vie de nombreux agriculteurs.

Quant au financement de l’économie, le taux de croissance des crédits accordés a enregistré une nette progression, se situant à 5,6 % à la fin du mois de décembre 2025, en hausse par rapport au taux de 4 % constaté un an auparavant. Cette augmentation des crédits se traduit par une confiance accrue des institutions financières et des investisseurs dans les perspectives économiques du pays, stimulant ainsi l’innovation et les investissements. D’autre part, la situation des comptes extérieurs a connu une amélioration significative en 2025, marquée par une augmentation notable du solde global des paiements par rapport à ceux enregistrés l’année précédente en 2024, ce qui reflète une dynamique équilibrée entre les importations et les exportations, favorisant la stabilité économique à long terme.

« Nous notons une évolution favorable de l’activité économique dans notre région, marquant une tendance encourageante qui peut avoir des répercussions positives à long terme. La situation extérieure de l’Union européenne s’est améliorée au cours de l’année 2025, offrant de nouvelles perspectives aux membres qui composent l’ensemble. Cependant, la poursuite des efforts de réduction du déficit budgétaire est indispensable pour assurer la viabilité économique des pays membres et de l’ensemble de la zone euro. Dans ce cadre, la décision de baisser le taux directeur aurait pour effet d’assouplir les conditions de financement, notamment pour le secteur privé, qui joue un rôle crucial dans l’innovation et la création d’emplois. Ces mesures visant à favoriser un environnement économique plus propice sont essentielles pour instaurer les conditions nécessaires à une croissance durable, surtout dans un environnement macroéconomique qui se doit d’être à la fois robuste et viable », a déclaré Jean Claude Kassi-Brou, soulignant l’importance d’une action concertée pour renforcer l’économie locale.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, la production industrielle connait un accroissement de 0,6% en ce début d’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la production industrielle connait un accroissement de 0,6% en ce début d’année 2026 évolution, qui semble modeste à première vue, reflète en réalité des dynamiques plus complexes qui sont à l’œuvre dans le secteur.

Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands), il est important de noter que cette augmentation des prix est largement attribuée à la forte hausse observée dans les prix des produits des industries extractives, qui a enregistré une hausse remarquable de 5,9%. Cette croissance des prix dans le secteur extractif est principalement alimentée par l’envolée des valeurs des métaux précieux, notamment de l’or et de l’argent, lesquels continuent de jouer un rôle crucial dans l’économie sénégalaise.

Cependant, l’Ands souligne également un aspect significatif de cette dynamique : en dépit de l’augmentation des prix dans certains domaines, il existe des secteurs qui ont connu des baisses notables. En effet, les prix de l’électricité, du gaz et de l’eau ont fléchi de 2,2%, tout comme les produits manufacturés, dont les prix ont connu un repli de 1,7% au cours de cette même période de référence. 

Ce contraste témoigne des défis variés auxquels l’industrie sénégalaise est confrontée. De plus, il convient de noter que, pendant cette période sous revue, les prix des produits issus des industries environnementales sont restés remarquablement stables, reflétant une certaine résilience face aux fluctuations du marché. Ce phénomène de stabilité dans les prix environnementaux pourrait également être révélateur d’un engagement croissant envers la durabilité et les pratiques respectueuses de l’environnement au sein de l’industrie sénégalaise.

En janvier 2026, la comparaison annuelle révèle que les prix de la production industrielle, en particulier ceux qui n’incluent pas l’égrenage de coton, subissent une diminution notable de 1,7%. Cette baisse des prix est largement attribuée à plusieurs facteurs affectant des secteurs spécifiques, notamment une réduction significative des prix des produits issus des industries extractives, qui enregistrent une diminution de 2,4%.


 De même, les prix liés à l’électricité, au gaz et à l’eau font face à un fléchissement de 2,2%, tandis que les tout derniers chiffres des produits manufacturiers indiquent un recul de 1,3%. Par ailleurs, en ce qui concerne l’égrenage de coton, les prix affichent une baisse considérable, non seulement de 4,5% sur une base mensuelle, mais également d’un impressionnant 9,6% en variation annuelle, soulignant ainsi des tendances préoccupantes dans ce secteur particulièrement volatil.


Notons que cette tendance de baisse généralisée des prix pourrait refléter des défis économiques sous-jacents, des ajustements dans les chaînes d’approvisionnement ou des modifications dans la demande des consommateurs, suscitant ainsi des inquiétudes quant à l’impact sur l’ensemble du paysage industriel.

Côte d’Ivoire : le trésor public mobilise 66 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire,  la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a annoncé avoir obtenu des investisseurs du marché financier de l’UMOA une somme substantielle de 66 milliards FCFA  le mardi 3 mard 2026. 

Cette opération a été le résultat d’une émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor, qui couvraient des périodes de 3, 5 et 7 ans, et a été organisée en collaboration avec UMOA-Titres, un acteur clé dans la gestion des titres de la région.

Pour cette adjudication, l’émetteur avait initialement mis en jeu un montant de 60 milliards de FCFA, mais a été accueilli par un intérêt massif de la part des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant un impressionnant total de 98,300 milliards de FCFA. Cet intérêt s’est révélé être presque exclusivement dirigé vers les obligations de 3 et 7 ans, démontrant ainsi une préférence marquée pour ces tranches de maturité. 

Ce phénomène a engendré un taux de couverture du montant mis en adjudication atteignant un remarquable 163,83%, un signe révélateur de la confiance des investisseurs dans la solidité financière des instruments proposés. Sur le montant global des soumissions, la somme retenue s’élève à 66 milliards de FCFA, tandis que 32,300 milliards FCFA ont été rejetés. 

Ce résultat se traduit par un taux d’absorption de 67,14%, indiquant une saturation raisonnable des intérêts exprimés par les différents prétendants. Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées verront leur portefeuille s’enrichir avec un rendement moyen pondéré attractif, s’établissant à 7,00% pour les obligations de 3 ans et à 7,30% pour celles de 7 ans, ce qui témoigne de la rémunération avantageuse et stratégique qu’offre ce placement pour ceux qui cherchent à diversifier leurs investissements tout en profitant de la stabilité économique régionale.

Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement formel à rembourser le capital des obligations émises, ce qui constitue une information d’une importance cruciale pour les investisseurs et les acteurs économiques concernés.

Ce remboursement se fera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 4 mars 2029 pour les obligations ayant une maturité de 3 ans et au 4 mars 2033 pour celles qui ont une durée de 7 ans. En parallèle, les intérêts associés à ces obligations seront versés annuellement, et ce, sur la base d’un taux d’intérêt fixée à 5,35 % pour les obligations de 3 ans, et de 5,85 % pour celles de 7 ans. 


Notons que ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année suivant l’émission des obligations, offrant ainsi aux investisseurs une stabilité financière et un rendement attractif sur leur investissement, tout en soutenant les efforts de développement économique de la Côte d’Ivoire.


Daouda Bakary KONÉ 

UEMOA : le taux de croissance économique atteint 6,7% en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au sein de l’UEMOA, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, communément désignée par son acronyme Bceao, a procédé, ce mercredi 4 mars 2026, à l’ouverture de la première réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire, ( Cpm), au titre de l’année en cours, un moment important qui marque le lancement des discussions et des décisions clés sur la politique économique de la région.

En ouvrant les travaux de cette réunion cruciale, le président du Comité a pris le temps de souligner avec une attention particulière que les décisions judicieusement prises l’an dernier ont permis de consolider de manière significative la stabilité macroéconomique au sein de l’Union, un résultat qui s’inscrit en parfaite conformité avec le mandat essentiel de la Banque centrale, visant à maintenir l’équilibre financier et la croissance durable dans la région.

Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ( Uemoa), l’activité économique s’est renforcée de façon manifeste avec un taux de croissance impressionnant de 6,7 % enregistré en 2025, après un taux déjà notable de 6,2 % en 2024.

 Cette progression remarquable, selon les déclarations du gouverneur de la Bceao, est principalement soutenue par diverses dynamiques économiques, notamment les industries extractives, les services performants, ainsi que les excellents résultats de la campagne agricole 2025-2026 qui ont contribué à cette hausse réjouissante des indicateurs économiques de la région.Jean-Claude Kassi Brou a partagé une observation encourageante concernant l’économie, révélant que l’inflation a connu une nette décélération, s’établissant à un impressionnant 0% en 2025, en comparaison avec un taux de 3,5% en 2024. Cette amélioration significative est attribuable à plusieurs facteurs clés, notamment la détente des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, ainsi qu’à l’amélioration appréciable de l’offre céréalière locale, qui a permis de stabiliser le marché intérieur. 
Dans le même souffle, il a également souligné que le financement de l’économie par les banques continue de montrer une dynamique positive, avec une croissance des crédits à l’économie atteignant 5,6% à la fin décembre 2025, une hausse notable par rapport à 4,5% un an auparavant, illustrant ainsi la confiance croissante des institutions financières dans le potentiel économique de la région.
En outre, l’amélioration des comptes extérieurs mérite également d’être soulignée. En 2025, la situation extérieure de l’Union a été marquée par une hausse réjouissante du solde global excédentaire de la balance des paiements, un indicateur crucial de la santé économique globale.

 Pour le patron de la banque centrale, cette évolution est expliquée par divers facteurs, notamment l’amélioration des termes de l’échange, la progression soutenue des exportations d’or et d’hydrocarbures, ainsi que la mobilisation efficace de ressources extérieures par les États membres. Toutefois, il a mis en garde sur le fait que cette dynamique demeure vulnérable et dépendante de l’évolution de l’environnement économique mondial, soulignant ainsi l’importance de la vigilance et de l’anticipation face aux défis futurs.

Le gouverneur de la banque centrale a également fait savoir, avec un certain optimisme teinté de prudence, que les dernières données économiques disponibles confirment une orientation favorable de l’économie mondiale pour l’année 2025, avec une croissance estimée à 3,3%, ce qui représente un recul par rapport à des périodes antérieures, mais se situe néanmoins au même niveau qu’en 2024, suggérant une certaine stabilité. 

En parallèle, l’inflation mondiale a poursuivi sa chute, s’établissant à 4,1% en 2025, contre 5,8% en 2024, dans un contexte d’atténuation des tensions commerciales qui avaient auparavant entravé le dynamisme économique, permettant ainsi aux consommateurs de retrouver une certaine sérénité financière. Toutefois, il est important de noter que les perspectives pour 2026 demeurent exposées à des risques baissiers, surtout en raison de la persistance des tensions géopolitiques qui pourraient avoir un impact significatif sur le commerce international et, par conséquent, sur les taux de croissance.

Au cours de cette session décisive, les membres du Comité examineront minutieusement le rapport sur la politique monétaire de l’Union, un document crucial qui analyse en profondeur l’environnement international et régional et propose des mesures adaptées aux évolutions des perspectives économiques.

Notons qu’ils se pencheront également sur des propositions relatives à la désignation de membres au sein des Conseils nationaux du crédit, un aspect essentiel pour garantir une représentation équilibrée et efficace au sein des structures financières du pays.Abdoulaye KONÉ 

Sénégal : 67,4 % des foyers possèdent leur habitation

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la problématique du logement s’impose comme un enjeu central, à la croisée des dynamiques démographiques, de l’urbanisation rapide et des profondes mutations socio-économiques que connaît le pays.

 En particulier, dans un contexte de forte croissance urbaine, notamment à Dakar, la capitale vibrante et en plein essor, ainsi que dans les principales villes environnantes, l’accès à un logement décent et financièrement abordable demeure un défi majeur pour une large frange de la population, ce qui engendre des tensions sociales et économiques significatives. Les habitants, en quête d’une qualité de vie meilleure, se heurtent à une demande de logements qui dépasse largement l’offre disponible, exacerbée par l’afflux continu de migrants en recherche d’opportunités économiques.

Les données rendues publiques par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd) pour l’année 2023 révèlent des tendances intéressantes et parfois préoccupantes. En effet, près de sept ménages sur dix, soit exactement 67,4 % de la population, sont propriétaires de leur logement, ce qui témoigne d’un ancrage culturel fort et d’un désir d’auto-suffisance au sein de la population sénégalaise. Cependant, cette situation cache une réalité plus complexe, car les locataires, représentant 23,6 % des ménages, se retrouvent dans une diversité de situations qui reflète les inégalités économiques et les disparités d’accès au logement. 

Parmi ces locataires, la location simple avec contrat ne concerne que 11,1 % des ménages, tandis que 9,0 % vivent dans une location simple sans contrat, ce qui représente souvent des situations précaires, voire instables. De plus, la colocation est également présente dans ces chiffres, avec 1,9 % des ménages optant pour un partage de logement sans contrat formel et 1,2 % pour la colocation avec contrat. Enfin, la location-vente, un modèle relativement récent, ne concerne qu’une infime proportion de 0,4 %. Ces statistiques mettent en lumière les nuances et les défis que rencontre la population dans sa quête d’une habitation digne et accessible.Dans un rapport d’analyse approfondie sur la ‘’Situation économique et sociale du Sénégal’’, élaboré par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), il est mis en avant que 5,1 % des ménages sénégalais sont copropriétaires de leur logement, tandis qu’une infime part de 0,3 % occupe leur domicile de manière informelle, ce qui soulève des préoccupations quant à la sécurité résidentielle dans le pays. De plus, 2,3 % des ménages trouvent un toit grâce à leurs employeurs, à des membres de leur famille, à des amis ou à d’autres personnes, ce qui reflète des réalités sociales variées. 
L’analyse détaillée selon le milieu de résidence met en évidence le caractère essentiellement urbain du phénomène locatif, un aspect qui souligne les différences marquées entre la vie urbaine et rurale au Sénégal. En zone urbaine, un impressionnant 37,8 % des ménages se déclarent locataires, tandis que 62,2 % d’entre eux sont propriétaires de leurs logements, ce qui témoigne d’une dynamique complexe du marché de l’immobilier. 
À l’inverse, en milieu rural, la situation est radicalement différente, où la propriété du logement reste largement dominante, atteignant un incroyable 98,0 % de propriétaires pour seulement 2,0 % de locataires, ce qui témoigne d’un accès restreint aux options locatives dans ces zones. 

En outre, les disparités régionales dans le pays sont également très marquées, ce qui reflète les inégalités dans le développement économique et l’urbanisation. 


Notons que les régions qui sont les plus urbanisées, telles que Dakar, se distinguent par de fortes proportions de ménages locataires, avec 56,1 % des ménages à Dakar vivant en location, suivis par Ziguinchor avec 29,9 % et Thiès à 16,7 %. D’autres régions comme Tambacounda, Kédougou, Kaolack et Saint-Louis enregistrent également des parts notables de ménages, illustrant ainsi la diversité des situations résidentielles et les défis qui y sont associés dans le paysage socio-économique sénégalais.
Mariam KONE 

Marché Financier de l’UMOA : Dakar obtient un emprunt de près de 109 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, institution essentielle responsable de la gestion des finances publiques, a réussi à lever, le vendredi 27 février 2027,  un montant impressionnant de 108,79 milliards de francs CFA, l’équivalent de 195 millions de dollars.

 Cette opération s’est déroulée sur le marché régional de la dette, où le Trésor sénégalais a non seulement atteint mais également dépassé son objectif initial fixé à 100 milliards, montrant ainsi une certaine résilience en dépit des défis économiques actuels.

Par ailleurs, cela dit, il est important de noter que, dans un contexte marqué par une crise de la dette souveraine, le coût des emprunts à court terme a connu une tendance à la hausse, ce qui soulève des inquiétudes quant à la durabilité des finances publiques.

La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a récemment lancé un appel d’offres en mettant en adjudication une somme considérable de 100 milliards de FCFA, dans le but de mobiliser des fonds pour soutenir divers projets d’infrastructure et de développement. En réponse à cette initiative, les soumissions totales des investisseurs ont atteint un montant impressionnant de 161,269 milliards FCFA, ce qui représente un taux de couverture exceptionnel du montant initialement proposé de 161,27%, témoignant de l’intérêt élevé des investisseurs pour ces instruments de financement.

Parmi ces soumissions, il a été décidé que le montant qui a été retenu s’élève à 108,785 milliards FCFA, tandis qu’un montant de 52,484 milliards de FCFA a été rejeté, ce qui nous mène à un taux d’absorption de 67,46%. Ce taux d’absorption est un indicateur clé de la capacité du marché à intégrer de nouvelles obligations, reflétant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité de l’économie et des projets concernés.

Les investisseurs dont les soumissions ont effectivement été retenues pourront se réjouir, car ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 6,79% pour les bons de 364 jours, ce qui est très attrayant pour les placements à court terme. De même, pour les obligations ayant une maturité de 3 ans, le rendement atteint 7,64%, et pour celles à 5 ans, il s’élève à 7,70%. Cette structure de rendement variée offre aux investisseurs une flexibilité précieuse et témoigne de la diversité des options d’investissement disponibles sur le marché.

Ainsi, le Trésor sénégalais a, par ailleurs, enregistré un taux de couverture impressionnant de 161%, ce qui a été confirmé par un communiqué de l’agence UMOA-Titres, laquelle est chargée de superviser les émissions obligataires pour les États membres de l’Union  monétaire ouest-africaine (UMOA).

  Ce chiffre représente une augmentation significative de 17 points de base par rapport à la séance précédente, qui avait eu lieu le 20 février, indiquant ainsi un climat d’incertitude croissante pour les investisseurs et mettant en lumière les ramifications d’une gestion budgétaire de plus en plus complexe face aux enjeux économiques actuels.

Ce niveau élevé de taux d’intérêt place le Sénégal dans une situation paradoxale et quelque peu étonnante, car il emprunte à court terme 63 points de base de plus que le Burkina Faso, un pays dont une partie du territoire est actuellement sous le contrôle de groupes armés djihadistes, soulignant ainsi l’ironie de la situation économique et sécuritaire dans la région. 

Deux jours plus tôt, le 25 février, la capitale burkinabé, Ouagadougou, avait levé ses propres bons à 364 jours, affichant un rendement moyen de 6,16 %, ce qui montre une certaine confiance des investisseurs dans ses obligations malgré les défis significatifs auxquels le pays est confronté. 

Cet écart de rendement frappant reflète la défiance persistante des marchés à l’égard de Dakar, une défiance qui remonte à la révélation, en 2024, de près de 7 milliards de dollars d’engagements financiers non déclarés par l’administration précédente.

La DGCPT promet aux investisseurs de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 27 février 2027. Les intérêts seront payés d’avance en les précomptant sur la valeur nominale de ces titres.

Pour ce qui est du remboursement du capital des obligations, il est prévu le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 2 mars 2029 pour celles de 3 ans et au 2 mars 2031 pour celles de 5 ans. Le DGCPT s’acquittera du paiement des intérêts annuellement au taux de 6,30% pour les obligations de 3 ans et 6,45% pour celles de 5 ans, et ce dès la fin de la première année.

Notons que cette situation s’explique par des craintes bien ancrées relatives à la transparence et à la gestion financière du gouvernement sénégalais, exacerbant ainsi l’inquiétude des investisseurs qui scrutent de près la situation économique du pays.

Mariam KONE