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Au Sénégal, la production industrielle connait un accroissement de 0,6% en ce début d’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la production industrielle connait un accroissement de 0,6% en ce début d’année 2026 évolution, qui semble modeste à première vue, reflète en réalité des dynamiques plus complexes qui sont à l’œuvre dans le secteur.

Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands), il est important de noter que cette augmentation des prix est largement attribuée à la forte hausse observée dans les prix des produits des industries extractives, qui a enregistré une hausse remarquable de 5,9%. Cette croissance des prix dans le secteur extractif est principalement alimentée par l’envolée des valeurs des métaux précieux, notamment de l’or et de l’argent, lesquels continuent de jouer un rôle crucial dans l’économie sénégalaise.

Cependant, l’Ands souligne également un aspect significatif de cette dynamique : en dépit de l’augmentation des prix dans certains domaines, il existe des secteurs qui ont connu des baisses notables. En effet, les prix de l’électricité, du gaz et de l’eau ont fléchi de 2,2%, tout comme les produits manufacturés, dont les prix ont connu un repli de 1,7% au cours de cette même période de référence. 

Ce contraste témoigne des défis variés auxquels l’industrie sénégalaise est confrontée. De plus, il convient de noter que, pendant cette période sous revue, les prix des produits issus des industries environnementales sont restés remarquablement stables, reflétant une certaine résilience face aux fluctuations du marché. Ce phénomène de stabilité dans les prix environnementaux pourrait également être révélateur d’un engagement croissant envers la durabilité et les pratiques respectueuses de l’environnement au sein de l’industrie sénégalaise.

En janvier 2026, la comparaison annuelle révèle que les prix de la production industrielle, en particulier ceux qui n’incluent pas l’égrenage de coton, subissent une diminution notable de 1,7%. Cette baisse des prix est largement attribuée à plusieurs facteurs affectant des secteurs spécifiques, notamment une réduction significative des prix des produits issus des industries extractives, qui enregistrent une diminution de 2,4%.


 De même, les prix liés à l’électricité, au gaz et à l’eau font face à un fléchissement de 2,2%, tandis que les tout derniers chiffres des produits manufacturiers indiquent un recul de 1,3%. Par ailleurs, en ce qui concerne l’égrenage de coton, les prix affichent une baisse considérable, non seulement de 4,5% sur une base mensuelle, mais également d’un impressionnant 9,6% en variation annuelle, soulignant ainsi des tendances préoccupantes dans ce secteur particulièrement volatil.


Notons que cette tendance de baisse généralisée des prix pourrait refléter des défis économiques sous-jacents, des ajustements dans les chaînes d’approvisionnement ou des modifications dans la demande des consommateurs, suscitant ainsi des inquiétudes quant à l’impact sur l’ensemble du paysage industriel.

Côte d’Ivoire : le trésor public mobilise 66 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire,  la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a annoncé avoir obtenu des investisseurs du marché financier de l’UMOA une somme substantielle de 66 milliards FCFA  le mardi 3 mard 2026. 

Cette opération a été le résultat d’une émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor, qui couvraient des périodes de 3, 5 et 7 ans, et a été organisée en collaboration avec UMOA-Titres, un acteur clé dans la gestion des titres de la région.

Pour cette adjudication, l’émetteur avait initialement mis en jeu un montant de 60 milliards de FCFA, mais a été accueilli par un intérêt massif de la part des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant un impressionnant total de 98,300 milliards de FCFA. Cet intérêt s’est révélé être presque exclusivement dirigé vers les obligations de 3 et 7 ans, démontrant ainsi une préférence marquée pour ces tranches de maturité. 

Ce phénomène a engendré un taux de couverture du montant mis en adjudication atteignant un remarquable 163,83%, un signe révélateur de la confiance des investisseurs dans la solidité financière des instruments proposés. Sur le montant global des soumissions, la somme retenue s’élève à 66 milliards de FCFA, tandis que 32,300 milliards FCFA ont été rejetés. 

Ce résultat se traduit par un taux d’absorption de 67,14%, indiquant une saturation raisonnable des intérêts exprimés par les différents prétendants. Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées verront leur portefeuille s’enrichir avec un rendement moyen pondéré attractif, s’établissant à 7,00% pour les obligations de 3 ans et à 7,30% pour celles de 7 ans, ce qui témoigne de la rémunération avantageuse et stratégique qu’offre ce placement pour ceux qui cherchent à diversifier leurs investissements tout en profitant de la stabilité économique régionale.

Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement formel à rembourser le capital des obligations émises, ce qui constitue une information d’une importance cruciale pour les investisseurs et les acteurs économiques concernés.

Ce remboursement se fera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 4 mars 2029 pour les obligations ayant une maturité de 3 ans et au 4 mars 2033 pour celles qui ont une durée de 7 ans. En parallèle, les intérêts associés à ces obligations seront versés annuellement, et ce, sur la base d’un taux d’intérêt fixée à 5,35 % pour les obligations de 3 ans, et de 5,85 % pour celles de 7 ans. 


Notons que ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année suivant l’émission des obligations, offrant ainsi aux investisseurs une stabilité financière et un rendement attractif sur leur investissement, tout en soutenant les efforts de développement économique de la Côte d’Ivoire.


Daouda Bakary KONÉ 

UEMOA : le taux de croissance économique atteint 6,7% en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au sein de l’UEMOA, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, communément désignée par son acronyme Bceao, a procédé, ce mercredi 4 mars 2026, à l’ouverture de la première réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire, ( Cpm), au titre de l’année en cours, un moment important qui marque le lancement des discussions et des décisions clés sur la politique économique de la région.

En ouvrant les travaux de cette réunion cruciale, le président du Comité a pris le temps de souligner avec une attention particulière que les décisions judicieusement prises l’an dernier ont permis de consolider de manière significative la stabilité macroéconomique au sein de l’Union, un résultat qui s’inscrit en parfaite conformité avec le mandat essentiel de la Banque centrale, visant à maintenir l’équilibre financier et la croissance durable dans la région.

Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ( Uemoa), l’activité économique s’est renforcée de façon manifeste avec un taux de croissance impressionnant de 6,7 % enregistré en 2025, après un taux déjà notable de 6,2 % en 2024.

 Cette progression remarquable, selon les déclarations du gouverneur de la Bceao, est principalement soutenue par diverses dynamiques économiques, notamment les industries extractives, les services performants, ainsi que les excellents résultats de la campagne agricole 2025-2026 qui ont contribué à cette hausse réjouissante des indicateurs économiques de la région.Jean-Claude Kassi Brou a partagé une observation encourageante concernant l’économie, révélant que l’inflation a connu une nette décélération, s’établissant à un impressionnant 0% en 2025, en comparaison avec un taux de 3,5% en 2024. Cette amélioration significative est attribuable à plusieurs facteurs clés, notamment la détente des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, ainsi qu’à l’amélioration appréciable de l’offre céréalière locale, qui a permis de stabiliser le marché intérieur. 
Dans le même souffle, il a également souligné que le financement de l’économie par les banques continue de montrer une dynamique positive, avec une croissance des crédits à l’économie atteignant 5,6% à la fin décembre 2025, une hausse notable par rapport à 4,5% un an auparavant, illustrant ainsi la confiance croissante des institutions financières dans le potentiel économique de la région.
En outre, l’amélioration des comptes extérieurs mérite également d’être soulignée. En 2025, la situation extérieure de l’Union a été marquée par une hausse réjouissante du solde global excédentaire de la balance des paiements, un indicateur crucial de la santé économique globale.

 Pour le patron de la banque centrale, cette évolution est expliquée par divers facteurs, notamment l’amélioration des termes de l’échange, la progression soutenue des exportations d’or et d’hydrocarbures, ainsi que la mobilisation efficace de ressources extérieures par les États membres. Toutefois, il a mis en garde sur le fait que cette dynamique demeure vulnérable et dépendante de l’évolution de l’environnement économique mondial, soulignant ainsi l’importance de la vigilance et de l’anticipation face aux défis futurs.

Le gouverneur de la banque centrale a également fait savoir, avec un certain optimisme teinté de prudence, que les dernières données économiques disponibles confirment une orientation favorable de l’économie mondiale pour l’année 2025, avec une croissance estimée à 3,3%, ce qui représente un recul par rapport à des périodes antérieures, mais se situe néanmoins au même niveau qu’en 2024, suggérant une certaine stabilité. 

En parallèle, l’inflation mondiale a poursuivi sa chute, s’établissant à 4,1% en 2025, contre 5,8% en 2024, dans un contexte d’atténuation des tensions commerciales qui avaient auparavant entravé le dynamisme économique, permettant ainsi aux consommateurs de retrouver une certaine sérénité financière. Toutefois, il est important de noter que les perspectives pour 2026 demeurent exposées à des risques baissiers, surtout en raison de la persistance des tensions géopolitiques qui pourraient avoir un impact significatif sur le commerce international et, par conséquent, sur les taux de croissance.

Au cours de cette session décisive, les membres du Comité examineront minutieusement le rapport sur la politique monétaire de l’Union, un document crucial qui analyse en profondeur l’environnement international et régional et propose des mesures adaptées aux évolutions des perspectives économiques.

Notons qu’ils se pencheront également sur des propositions relatives à la désignation de membres au sein des Conseils nationaux du crédit, un aspect essentiel pour garantir une représentation équilibrée et efficace au sein des structures financières du pays.Abdoulaye KONÉ 

Sénégal : 67,4 % des foyers possèdent leur habitation

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la problématique du logement s’impose comme un enjeu central, à la croisée des dynamiques démographiques, de l’urbanisation rapide et des profondes mutations socio-économiques que connaît le pays.

 En particulier, dans un contexte de forte croissance urbaine, notamment à Dakar, la capitale vibrante et en plein essor, ainsi que dans les principales villes environnantes, l’accès à un logement décent et financièrement abordable demeure un défi majeur pour une large frange de la population, ce qui engendre des tensions sociales et économiques significatives. Les habitants, en quête d’une qualité de vie meilleure, se heurtent à une demande de logements qui dépasse largement l’offre disponible, exacerbée par l’afflux continu de migrants en recherche d’opportunités économiques.

Les données rendues publiques par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd) pour l’année 2023 révèlent des tendances intéressantes et parfois préoccupantes. En effet, près de sept ménages sur dix, soit exactement 67,4 % de la population, sont propriétaires de leur logement, ce qui témoigne d’un ancrage culturel fort et d’un désir d’auto-suffisance au sein de la population sénégalaise. Cependant, cette situation cache une réalité plus complexe, car les locataires, représentant 23,6 % des ménages, se retrouvent dans une diversité de situations qui reflète les inégalités économiques et les disparités d’accès au logement. 

Parmi ces locataires, la location simple avec contrat ne concerne que 11,1 % des ménages, tandis que 9,0 % vivent dans une location simple sans contrat, ce qui représente souvent des situations précaires, voire instables. De plus, la colocation est également présente dans ces chiffres, avec 1,9 % des ménages optant pour un partage de logement sans contrat formel et 1,2 % pour la colocation avec contrat. Enfin, la location-vente, un modèle relativement récent, ne concerne qu’une infime proportion de 0,4 %. Ces statistiques mettent en lumière les nuances et les défis que rencontre la population dans sa quête d’une habitation digne et accessible.Dans un rapport d’analyse approfondie sur la ‘’Situation économique et sociale du Sénégal’’, élaboré par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), il est mis en avant que 5,1 % des ménages sénégalais sont copropriétaires de leur logement, tandis qu’une infime part de 0,3 % occupe leur domicile de manière informelle, ce qui soulève des préoccupations quant à la sécurité résidentielle dans le pays. De plus, 2,3 % des ménages trouvent un toit grâce à leurs employeurs, à des membres de leur famille, à des amis ou à d’autres personnes, ce qui reflète des réalités sociales variées. 
L’analyse détaillée selon le milieu de résidence met en évidence le caractère essentiellement urbain du phénomène locatif, un aspect qui souligne les différences marquées entre la vie urbaine et rurale au Sénégal. En zone urbaine, un impressionnant 37,8 % des ménages se déclarent locataires, tandis que 62,2 % d’entre eux sont propriétaires de leurs logements, ce qui témoigne d’une dynamique complexe du marché de l’immobilier. 
À l’inverse, en milieu rural, la situation est radicalement différente, où la propriété du logement reste largement dominante, atteignant un incroyable 98,0 % de propriétaires pour seulement 2,0 % de locataires, ce qui témoigne d’un accès restreint aux options locatives dans ces zones. 

En outre, les disparités régionales dans le pays sont également très marquées, ce qui reflète les inégalités dans le développement économique et l’urbanisation. 


Notons que les régions qui sont les plus urbanisées, telles que Dakar, se distinguent par de fortes proportions de ménages locataires, avec 56,1 % des ménages à Dakar vivant en location, suivis par Ziguinchor avec 29,9 % et Thiès à 16,7 %. D’autres régions comme Tambacounda, Kédougou, Kaolack et Saint-Louis enregistrent également des parts notables de ménages, illustrant ainsi la diversité des situations résidentielles et les défis qui y sont associés dans le paysage socio-économique sénégalais.
Mariam KONE 

Marché Financier de l’UMOA : Dakar obtient un emprunt de près de 109 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, institution essentielle responsable de la gestion des finances publiques, a réussi à lever, le vendredi 27 février 2027,  un montant impressionnant de 108,79 milliards de francs CFA, l’équivalent de 195 millions de dollars.

 Cette opération s’est déroulée sur le marché régional de la dette, où le Trésor sénégalais a non seulement atteint mais également dépassé son objectif initial fixé à 100 milliards, montrant ainsi une certaine résilience en dépit des défis économiques actuels.

Par ailleurs, cela dit, il est important de noter que, dans un contexte marqué par une crise de la dette souveraine, le coût des emprunts à court terme a connu une tendance à la hausse, ce qui soulève des inquiétudes quant à la durabilité des finances publiques.

La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a récemment lancé un appel d’offres en mettant en adjudication une somme considérable de 100 milliards de FCFA, dans le but de mobiliser des fonds pour soutenir divers projets d’infrastructure et de développement. En réponse à cette initiative, les soumissions totales des investisseurs ont atteint un montant impressionnant de 161,269 milliards FCFA, ce qui représente un taux de couverture exceptionnel du montant initialement proposé de 161,27%, témoignant de l’intérêt élevé des investisseurs pour ces instruments de financement.

Parmi ces soumissions, il a été décidé que le montant qui a été retenu s’élève à 108,785 milliards FCFA, tandis qu’un montant de 52,484 milliards de FCFA a été rejeté, ce qui nous mène à un taux d’absorption de 67,46%. Ce taux d’absorption est un indicateur clé de la capacité du marché à intégrer de nouvelles obligations, reflétant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité de l’économie et des projets concernés.

Les investisseurs dont les soumissions ont effectivement été retenues pourront se réjouir, car ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 6,79% pour les bons de 364 jours, ce qui est très attrayant pour les placements à court terme. De même, pour les obligations ayant une maturité de 3 ans, le rendement atteint 7,64%, et pour celles à 5 ans, il s’élève à 7,70%. Cette structure de rendement variée offre aux investisseurs une flexibilité précieuse et témoigne de la diversité des options d’investissement disponibles sur le marché.

Ainsi, le Trésor sénégalais a, par ailleurs, enregistré un taux de couverture impressionnant de 161%, ce qui a été confirmé par un communiqué de l’agence UMOA-Titres, laquelle est chargée de superviser les émissions obligataires pour les États membres de l’Union  monétaire ouest-africaine (UMOA).

  Ce chiffre représente une augmentation significative de 17 points de base par rapport à la séance précédente, qui avait eu lieu le 20 février, indiquant ainsi un climat d’incertitude croissante pour les investisseurs et mettant en lumière les ramifications d’une gestion budgétaire de plus en plus complexe face aux enjeux économiques actuels.

Ce niveau élevé de taux d’intérêt place le Sénégal dans une situation paradoxale et quelque peu étonnante, car il emprunte à court terme 63 points de base de plus que le Burkina Faso, un pays dont une partie du territoire est actuellement sous le contrôle de groupes armés djihadistes, soulignant ainsi l’ironie de la situation économique et sécuritaire dans la région. 

Deux jours plus tôt, le 25 février, la capitale burkinabé, Ouagadougou, avait levé ses propres bons à 364 jours, affichant un rendement moyen de 6,16 %, ce qui montre une certaine confiance des investisseurs dans ses obligations malgré les défis significatifs auxquels le pays est confronté. 

Cet écart de rendement frappant reflète la défiance persistante des marchés à l’égard de Dakar, une défiance qui remonte à la révélation, en 2024, de près de 7 milliards de dollars d’engagements financiers non déclarés par l’administration précédente.

La DGCPT promet aux investisseurs de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 27 février 2027. Les intérêts seront payés d’avance en les précomptant sur la valeur nominale de ces titres.

Pour ce qui est du remboursement du capital des obligations, il est prévu le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 2 mars 2029 pour celles de 3 ans et au 2 mars 2031 pour celles de 5 ans. Le DGCPT s’acquittera du paiement des intérêts annuellement au taux de 6,30% pour les obligations de 3 ans et 6,45% pour celles de 5 ans, et ce dès la fin de la première année.

Notons que cette situation s’explique par des craintes bien ancrées relatives à la transparence et à la gestion financière du gouvernement sénégalais, exacerbant ainsi l’inquiétude des investisseurs qui scrutent de près la situation économique du pays.

Mariam KONE 

Mines :  Barrick Mining a perdu son statut de deuxième producteur mondial d’or en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le canadien Barrick, qui avait longtemps été reconnu comme l’un des leaders mondiaux dans l’industrie minière, a perdu son statut de deuxième producteur mondial d’or en 2025, un développement significatif qui pourrait avoir des répercussions majeures sur son avenir et son positionnement sur le marché. 

Cette évolution a suscité des discussions au sein de l’industrie sur les défis auxquels l’entreprise a été confrontée, notamment une concurrence accrue, des fluctuations des prix des métaux précieux, ainsi que des problèmes d’exploitation dans certaines de ses mines clés. La perte de ce statut soulève également des questions sur les stratégies futures de Barrick et sur sa capacité à se réajuster et à se renforcer dans un secteur en constante évolution.

Ainsi, longtemps considéré comme le deuxième producteur mondial d’or, juste derrière le géant américain Newmont Corp, le groupe Barrick Mining a finalement perdu ce rang prestigieux en 2025, un tournant qui marque un changement significatif dans la dynamique du marché de l’or.

 Avec une production totale de 3,26 millions d’onces sur l’exercice, le groupe canadien n’a pas réussi à maintenir sa position de leader, étant devancé par sa compatriote canadienne Agnico Eagle, qui a rapporté une production presque stable de 3,45 millions d’onces, illustrant ainsi la compétitivité croissante au sein de l’industrie minière.

Si certaines opérations ont effectivement enregistré une baisse de production notable, notamment les mines tanzaniennes North Mara et Bulyanhulu, ce recul s’explique surtout par l’inactivité prolongée et les complications rencontrées par la mine malienne de Loulo-Gounkoto, qui a été fermée pendant une grande partie de l’année en raison d’un litige juridique complexe avec l’État malien. 

Ce site, qui avait précédemment contribué de manière significative à la production d’or du groupe, a vu sa production plonger à seulement 36 200 onces, contre un impressionnant 723 000 onces un an plus tôt, soulignant les défis auxquels Barrick Mining est confronté dans un environnement opérationnel de plus en plus difficile.

Par ailleurs , le déficit qui a lourdement pesé sur les résultats financiers de Barrick, une entreprise minière de renommée mondiale, a engendré des conséquences significatives sur ses performances. Malgré cela, elle a réussi à maintenir une production globale impressionnante de 3,91 millions d’onces d’or en 2024. 

Notons que ce chiffre reste supérieur à la production de 3,49 millions d’onces déclarées à cette même période par Agnico Eagle, un concurrent majeur dans l’industrie aurifère. Cette production, bien que impactée par le déficit, témoigne de la robustesse des opérations de Barrick et souligne sa position de leader sur le marché, même face aux défis économiques.

Daouda Bakary KONÉ 

Tribune / Pour une politique industrielle africaine assumée : leçons croisées de la Chine et de l’Europe

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Par Harouna Niang
Économiste – Ancien Ministre de l’Industrie et du Commerce

La question industrielle revient aujourd’hui au cœur des débats économiques mondiaux. La montée en puissance de la Chine, devenue en quelques décennies la première puissance manufacturière mondiale, et la réaction stratégique de l’Europe face à sa dépendance dans des secteurs clés (batteries, technologies vertes, équipements industriels) montrent que l’industrie demeure un pilier fondamental de la souveraineté économique.

Cette évolution mérite une attention particulière de la part des pays africains, et du Mali en particulier.

Le retour assumé de la politique industrielle

Pendant longtemps, l’orthodoxie économique dominante privilégiait la libéralisation des marchés, la privatisation des entreprises publiques et le retrait de l’État producteur. Ces orientations, largement diffusées dans le cadre des programmes d’ajustement structurel des années 1980 et 1990, ont profondément marqué les économies africaines.

Ces réformes ont permis, dans plusieurs cas, d’assainir les finances publiques et de stabiliser les cadres macroéconomiques. Toutefois, leur impact sur la transformation structurelle et l’industrialisation reste limité.

Aujourd’hui, face à la concurrence chinoise, l’Union européenne adopte des instruments de politique industrielle assumés : subventions ciblées, soutien aux filières stratégiques, politiques d’achats publics orientées, sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Autrement dit, même les économies les plus libérales reconnaissent que le marché seul ne garantit pas la préservation d’une base productive nationale.

L’expérience chinoise : ouverture graduelle et État stratège

La trajectoire chinoise offre un enseignement majeur. La Chine n’a pas rejeté l’économie de marché, mais elle l’a organisée. Elle a protégé ses industries naissantes, exigé des transferts de technologies, mobilisé le crédit public vers des secteurs prioritaires et séquencé l’ouverture commerciale.

Cette approche pragmatique a permis une montée en gamme progressive de son appareil productif. L’État y joue un rôle de coordination stratégique, sans pour autant étouffer l’initiative privée.

L’Afrique face au défi de la désindustrialisation

Dans de nombreux pays africains, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB demeure faible. Les exportations restent dominées par des produits primaires, tandis que les importations de biens manufacturés occupent une place prépondérante dans la consommation intérieure.

Cette configuration crée :
• une vulnérabilité aux chocs extérieurs ;
• un déficit structurel de la balance commerciale ;
• une capacité limitée de création d’emplois industriels ;
• une dépendance technologique persistante.

Ce phénomène est parfois qualifié de « désindustrialisation précoce », c’est-à-dire une contraction relative du secteur manufacturier à des niveaux de revenu encore faibles.

Le cas du Mali : un impératif stratégique

Le Mali illustre ces enjeux. Nos exportations reposent principalement sur l’or et le coton. La transformation locale reste insuffisante. Nos entreprises industrielles font face à des contraintes bien identifiées :
• un coût et une disponibilité de l’énergie encore problématiques ;
• un accès limité au financement de long terme ;
• un tissu de sous-traitance et d’écosystèmes industriels encore fragile.

Par ailleurs, les politiques d’emploi des jeunes, notamment à travers l’APEJ, gagneraient à être davantage arrimées à des filières industrielles prioritaires : agro-industrie, textile-habillement, matériaux de construction, équipements liés aux énergies renouvelables.

La cohérence entre formation, production et emploi constitue un levier essentiel pour renforcer la base productive nationale.

Vers un nouveau consensus africain

L’enjeu pour l’Afrique n’est pas de rejeter les mécanismes de marché. Il est de reconnaître que la transformation structurelle exige un État stratège capable :
• de protéger temporairement des filières industrielles naissantes ;
• de mobiliser des financements productifs adaptés ;
• d’assurer une énergie compétitive ;
• d’exploiter pleinement l’espace économique de la ZLECAf pour créer des chaînes de valeur régionales.

La mondialisation n’est pas un espace neutre. Les grandes puissances organisent activement leur compétitivité industrielle. L’Afrique ne peut rester en marge de cette dynamique.

Une question de souveraineté productive

La souveraineté économique ne se décrète pas. Elle se construit par la capacité à produire, transformer et innover. Elle repose sur l’apprentissage industriel, la montée en compétences et la structuration de filières compétitives.

Les évolutions récentes en Europe montrent que la politique industrielle n’est ni archaïque ni idéologique : elle est stratégique.

Pour le Mali et pour l’Afrique, le moment est venu d’assumer pleinement ce débat et de bâtir un consensus pragmatique, adapté à nos réalités, fondé sur la production locale, la compétitivité et l’intérêt national.

Au Maroc, le Groupe Attijariwafa Bank enregistre une augmentation de 14,4 % de son résultat net en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, le résultat net consolidé du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank a affiché une progression notable de 14,4 % par rapport au 31 décembre 2024, d’après les comptes consolidés ratifiés par le Conseil d’administration lors de sa réunion du 23 février 2026. 

Ce résultat net consolidé est ainsi passé de 10,8 milliards de dirhams en 2024 à 12,3 milliards de dirhams pour la période considérée. Par ailleurs, le résultat net part du groupe a atteint 10,6 milliards de dirhams, contre 9,21 milliards de dirhams à la même période l’année précédente, enregistrant une croissance de 16,2 %.Le Conseil n’a pas manqué l’occasion de souligner le contexte dans lequel Attijariwafa Bank a divulgué ses résultats pour l’année 2025, dans un environnement caractérisé par une accélération de la croissance économique au Maroc, stimulée par une multitude de programmes stratégiques en cours de mise en œuvre par le Royaume. « Dans ce cadre, observent les responsables de l’établissement, Attijariwafa Bank réaffirme son engagement à financer les grands projets au Maroc et à soutenir les États, les grandes entreprises, les très petites et moyennes entreprises (TPME) ainsi que les ménages dans ses pays de présence. »

Selon eux, Attijariwafa Bank a consolidé en 2025 son rôle de protagoniste incontournable dans la mobilisation de l’épargne et le financement de l’économie réelle. Cet engagement s’est matérialisé par de nombreuses initiatives. Notamment, le financement de l’investissement productif s’est illustré par une augmentation des crédits à l’équipement, atteignant 125 milliards de dirhams, soit une hausse de 42% par rapport à la même période de l’année précédente, avec une part de marché de 36%, en progression de 4 points sur douze mois. Le groupe met également en avant la croissance des crédits aux entreprises de 8%, s’élevant à 214 milliards de dirhams, et un gain de 23 points de base en part de marché, atteignant ainsi 30%. 

Au cours de l’année 2025, la banque a accordé 20 milliards de dirhams de crédits aux TPME, véritables moteurs de la croissance économique nationale et de la création d’emplois. Les ménages ont également bénéficié de cette dynamique, avec 9 milliards de dirhams de crédits octroyés au cours des 12 mois de 2025, « participant activement au financement de la consommation et à l’accession à la propriété. »

Le Conseil d’Administration a également mis en avant le soutien financier d’Attijariwafa Bank à l’État marocain ainsi que son rôle d’animation des marchés primaire et secondaire, en tant que principal intervenant sur les valeurs du Trésor, détenant une part de marché de 27 % en 2025. D’une manière générale, les dirigeants du groupe bancaire soulignent « la forte augmentation des crédits à l’économie au Maroc de 6 %, représentant une production nette de 19 milliards de dirhams. » Attijariwafa Bank confirme ainsi sa position de leader, avec une part de marché consolidée de 27,3 %. Enfin, les dirigeants du groupe se réjouissent de la poursuite de la dynamique de financement dans les pays où elle est présente, avec une croissance des crédits à l’économie de 6 %.

À l’échelle mondiale, au 31 décembre 2025, les crédits consolidés ont enregistré une augmentation de 8,3%, atteignant 447,9 milliards de dirhams, contre 413,6 milliards de dirhams au 31 décembre 2024. Simultanément, les dépôts consolidés ont progressé de 10%, s’élevant à 527,2 milliards de dirhams par rapport à 480,5 milliards de dirhams en 2024. À ce stade, les dirigeants d’Attijariwafa Bank ont mis en avant la hausse notable des dépôts de la banque au Maroc, qui ont augmenté de 9%, portant l’encours à 365 milliards de dirhams avec une part de marché des ressources non rémunérées de 29%, contre 28% en 2024, soit un gain d’un point.

Sur un autre registre, Attijariwafa Bank demeure le leader incontesté dans le domaine de la banque numérique et des paiements électroniques au Maroc, affichant une part de marché de 94,4% dans les transactions, contre 77,5% en 2019, marquant ainsi un gain de 16,9 points. Le nombre de connexions sur les plateformes numériques s’est accru de manière significative, atteignant une hausse de 20,8%, avec 444 millions en 2025 contre 143 millions en 2019.

Le produit net bancaire consolidé a atteint un impressionnant montant de 34,9 milliards de dirhams, ce qui représente une amélioration significative de 5,6% par rapport à l’année 2024, reflétant ainsi la santé et la performance croissante de l’institution financière. « Cette progression remarquable résulte de la dynamique commerciale favorable, qui se manifeste tant dans la collecte de l’épargne des clients, qui continuent de faire confiance à la banque pour gérer leurs finances, que dans le soutien au financement de l’économie locale, au Maroc, ainsi que dans les autres pays où la banque exerce ses activités », soulignent avec fierté les dirigeants de l’établissement bancaire, mettant en avant l’efficacité de leur stratégie et leur engagement à servir une clientèle variée tout en contribuant au développement économique des régions dans lesquelles ils sont implantés. Cette évolution positive démontre non seulement la résilience de la banque face aux défis du marché, mais aussi son aptitude à saisir les opportunités de croissance qui se présentent.

Au 31 décembre 2025, le résultat brut d’exploitation s’est établi à 21,7 milliards de dirhams, marquant une progression significative de 5,3% par rapport aux résultats obtenus à la même date en 2024. De plus, le résultat d’exploitation a connu une croissance remarquable de 10%, atteignant 18 milliards de dirhams. Cette amélioration est principalement attribuable à la baisse notable du coût du risque, qui a diminué de 13%, se stabilisant à 3,7 milliards de dirhams. Dans cette optique, il convient de noter que ce chiffre représente seulement 0,77% des encours clientèle à la fin décembre 2025, en comparaison avec 0,95% en 2024, ce qui témoigne d’une gestion plus efficace des risques encourus par l’établissement.

Selon les déclarations officielles de la direction du groupe, il est important de souligner que la solidité financière s’est considérablement renforcée, avec des fonds propres consolidés ayant atteint un impressionnant total de 80,5 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025. En regardant en arrière, cela représente une augmentation significative par rapport aux 72,5 milliards de dirhams enregistrés à la fin de l’année 2024, soit une hausse de 11% qui témoigne de la robustesse croissante du groupe. Enfin, à la clôture de la période sous revue, le total bilan consolidé du groupe Attijariwafa Bank affiche une belle performance, enregistrant un accroissement de 9,5%, atteignant ainsi 795,5 milliards de dirhams, ce qui renforce davantage sa position sur le marché et contribue à sa capacité d’investissement future.

Sur un autre registre, en tenant compte de l’évolution continue de la situation financière de l’entreprise, le Conseil d’Administration a pris la décision de convoquer l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) des actionnaires. Cette assemblée a pour objectif primordial de soumettre à l’approbation des actionnaires les comptes financiers de la société tels qu’ils se présentent au 31 décembre 2025. 

Notons que lors de cette réunion essentielle, il sera également proposé la distribution d’un dividende de 22 dirhams par action, une mesure qui pourrait témoigner de la santé financière de l’entreprise et de sa volonté de partager ses succès avec ses investisseurs. Cependant, il est important de noter que la date précise de cette AGO n’a pas encore été fixée, laissant la possibilité d’une adaptation en fonction des événements futurs ou des contraintes organisationnelles qui pourraient survenir.

Daouda Bakary KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : le Burkina Faso obtient 66 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à obtenir la remarquable somme de 65,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), le mercredi 25 février 2026.

 Cette opération financière stratégique a été le résultat d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. L’événement a été organisé en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le fonctionnement des marchés publics dans la région.

Dans le cadre de cette adjudication, le Trésor Public burkinabé avait proposé une mise en adjudication d’une somme globale de 60 milliards de FCFA, visant à répondre à ses besoins de financement et à encourager l’investissement dans le pays.

Cependant, il est intéressant de noter que le montant total des soumissions reçues a été particulièrement élevé, atteignant 174,481 milliards FCFA. Cela a abouti à un impressionnant taux de couverture du montant mis en adjudication de 290,80%, révélant ainsi un intérêt marqué des investisseurs pour les titres émis par le gouvernement burkinabé et soulignant la confiance des marchés financiers dans la stabilité et la solvabilité du Burkina Faso.

Le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à 65,999 milliards de Francs CFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint la somme significative de 108,482 milliards de Francs CFA.

Cette répartition des soumissions révèle un taux d’absorption, qui correspond à la proportion des offres acceptées par rapport à l’ensemble des propositions présentées, de 37,83 %. Ce chiffre indique que, bien que certaines soumissions aient été acceptées, une grande partie a été rejetée, ce qui peut soulever des questions sur les critères d’évaluation et les raisons qui sous-tendent ces décisions.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues pour cette opération de financement se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,57 % pour les bons émis, 7,63 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, 6,93 % pour celles de 5 ans, et enfin, 7,36 % pour les obligations à 7 ans, ce qui témoigne de la compétitivité de cette offre sur le marché.

L’émetteur, conscient de l’importance de maintenir la confiance des investisseurs, a prévu de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance précise, qui est fixée au 24 février 2027. Il est à noter que, par mesure de simplification et de sécurité pour les investisseurs, le paiement des intérêts se fera d’avance, étant précompté sur la valeur nominale de ces bons, permettant ainsi aux investisseurs de bénéficier immédiatement de cette rente.


En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public burkinabé, dans un souci de rigueur et de transparence, a également prévu d’effectuer ce remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 26 février 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, au 26 février 2031 pour celles de 5 ans, et enfin au 26 février 2033 pour les obligations de 7 ans. 


Pour garantir un revenu stable aux détenteurs de ces titres, le paiement des intérêts sera réalisé annuellement, en se basant sur des taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans, et 6,40 % pour celles de 7 ans, et cela, dès la fin de la première année, offrant ainsi une perspective attrayante pour les investisseurs à long terme.


Mariam KONE 

Côte d’Ivoire : le trésor public mobilise 80 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, ce mardi 24 février 2026, un événement majeur a eu lieu sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever la conséquente somme de 80 milliards de FCFA.

Cette levée de fonds a été réalisée dans le cadre d’une émission d’obligations assimilables du trésor, qui ont des échéances de 3, 5 et 7 ans, offrant ainsi aux investisseurs divers choix adaptés à leurs stratégies d’investissement.

L’émetteur a, dans un souci de transparence et d’attractivité, mis en adjudication la totalité de cette somme de 80 milliards de FCFA, attirant une forte participation du marché. En effet, les soumissions globales effectuées par les investisseurs ont atteint un impressionnant montant de 131,900 milliards de FCFA. Ce chiffre significatif témoigne non seulement d’un intérêt marqué pour les obligations de l’État, mais également d’une confiance renouvelée dans la solidité de la gestion financière de la Côte d’Ivoire.

En conséquence, cette situation a engendré un taux de couverture du montant mis en adjudication qui s’élève à un impressionnant 164,88%, soulignant ainsi l’engouement et la confiance des investisseurs envers les titres publics ivoiriens. Ce développement constitue un signal positif pour l’économie nationale, laissant présager une dynamique de croissance et une volonté de maintenir un climat d’investissement favorable dans la région.

Le montant total des soumissions qui a été retenu s’élève à 80 milliards de FCFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint un montant considérable de 43,900 milliards de FCFA. Ce contraste entre les deux figures financières offre un taux d’absorption impressionnant de 66,72%, révélant ainsi l’appétit des investisseurs pour ces instruments financiers.

Les investisseurs dont les propositions de soumission ont été retenues auront le plaisir de constater qu’ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré attrayant, qui s’élève à 6,89% pour les obligations d’une durée de 3 ans, à 7,31% pour celles de 5 ans, et à 6,90% pour celles de 7 ans, ce qui démontre un intérêt fiable pour la stabilité et la croissance financière à travers ces investissements.

Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement ferme et sérieux quant à la gestion de ces obligations, s’étant engagé à rembourser le capital investi le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée de manière précise au 25 février 2029 pour les obligations de 3 ans, au 25 février 2031 pour les obligations de 5 ans et, enfin, au 25 février 2033 pour celles de 7 ans.

Notons que le paiement des intérêts de ces obligations se déroulera annuellement, sur la base d’un taux d’intérêt de 5,35% pour les obligations de 3 ans, de 5,60% pour celles de 5 ans, et de 5,85% pour celles de 7 ans, le tout commençant dès la fin de la première année suivant l’émission, ce qui témoigne d’une volonté claire d’assurer un revenu régulier à ses investisseurs et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Abdoulaye KONÉ