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Côte d’Ivoire : le trésor public mobilise 80 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, ce mardi 24 février 2026, un événement majeur a eu lieu sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever la conséquente somme de 80 milliards de FCFA.

Cette levée de fonds a été réalisée dans le cadre d’une émission d’obligations assimilables du trésor, qui ont des échéances de 3, 5 et 7 ans, offrant ainsi aux investisseurs divers choix adaptés à leurs stratégies d’investissement.

L’émetteur a, dans un souci de transparence et d’attractivité, mis en adjudication la totalité de cette somme de 80 milliards de FCFA, attirant une forte participation du marché. En effet, les soumissions globales effectuées par les investisseurs ont atteint un impressionnant montant de 131,900 milliards de FCFA. Ce chiffre significatif témoigne non seulement d’un intérêt marqué pour les obligations de l’État, mais également d’une confiance renouvelée dans la solidité de la gestion financière de la Côte d’Ivoire.

En conséquence, cette situation a engendré un taux de couverture du montant mis en adjudication qui s’élève à un impressionnant 164,88%, soulignant ainsi l’engouement et la confiance des investisseurs envers les titres publics ivoiriens. Ce développement constitue un signal positif pour l’économie nationale, laissant présager une dynamique de croissance et une volonté de maintenir un climat d’investissement favorable dans la région.

Le montant total des soumissions qui a été retenu s’élève à 80 milliards de FCFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint un montant considérable de 43,900 milliards de FCFA. Ce contraste entre les deux figures financières offre un taux d’absorption impressionnant de 66,72%, révélant ainsi l’appétit des investisseurs pour ces instruments financiers.

Les investisseurs dont les propositions de soumission ont été retenues auront le plaisir de constater qu’ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré attrayant, qui s’élève à 6,89% pour les obligations d’une durée de 3 ans, à 7,31% pour celles de 5 ans, et à 6,90% pour celles de 7 ans, ce qui démontre un intérêt fiable pour la stabilité et la croissance financière à travers ces investissements.

Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement ferme et sérieux quant à la gestion de ces obligations, s’étant engagé à rembourser le capital investi le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée de manière précise au 25 février 2029 pour les obligations de 3 ans, au 25 février 2031 pour les obligations de 5 ans et, enfin, au 25 février 2033 pour celles de 7 ans.

Notons que le paiement des intérêts de ces obligations se déroulera annuellement, sur la base d’un taux d’intérêt de 5,35% pour les obligations de 3 ans, de 5,60% pour celles de 5 ans, et de 5,85% pour celles de 7 ans, le tout commençant dès la fin de la première année suivant l’émission, ce qui témoigne d’une volonté claire d’assurer un revenu régulier à ses investisseurs et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Abdoulaye KONÉ

Burkina Faso : Washington annonce 147 millions USD pour soutenir le secteur de la santé 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, un accord significatif a été établi concernant le financement du secteur de la santé, un domaine crucial pour le développement et le bien-être de la population. 

Ainsi, les termes de cet accord stipulent que les États-Unis, dans un engagement manifeste envers l’amélioration des conditions sanitaires dans le pays, fourniront une somme considérable de 147 millions de dollars. De son côté, le Burkina Faso, conscient de la nécessité d’une contribution nationale à ce projet ambitieux, s’engage à apporter une contribution d’un montant de 107 millions de dollars. 

Cet effort conjoint est planifié sur une période de cinq années, période durant laquelle les deux parties espèrent renforcer les infrastructures sanitaires et améliorer l’accès aux soins de santé pour tous les citoyens, favorisant ainsi un avenir plus sain et plus durable pour la nation.

Pour plusieurs experts, ce financement américain serait étroitement lié à l’octroi à Washington d’un accès privilégié aux précieuses ressources minérales du continent africain, ainsi qu’à la collecte systématique de données personnelles concernant la santé des populations africaines. Ces experts soulignent que cette initiative pourrait susciter des préoccupations éthiques et soulever des questions sur la souveraineté des nations africaines face à l’influence grandissante des États-Unis dans cette partie du monde. De son côté, le département d’État américain a exprimé que cet accord, particulièrement ambitieux, est conçu pour contribuer de manière significative à “améliorer et numériser la communication des données » entre les pays, tout en jouant un rôle crucial dans la lutte contre les maladies infectieuses qui continuent d’affecter gravement de nombreuses communautés à travers le continent. Ce projet pourrait également servir de modèle pour d’autres collaborations internationales visant à renforcer la santé publique et le développement durable en Afrique.

Selon les informations fournies par le département d’État américain, un total de 18 pays africains ont marqué leur accord et leur soutien envers les accords « America First » proposés par l’ancien président Donald Trump, ces accords ayant une valeur impressionnante de 18 milliards de dollars. 

Par ailleurs, ces accords visent à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et ces nations africaines, tout en promettant des investissements significatifs. Cependant, deux autres pays, le Zimbabwe et la Zambie, ont pris la décision ferme et officielle de refuser l’offre de Trump, avançant comme principal motif la volonté de protéger leurs intérêts nationaux et de maintenir leur souveraineté économique face à cette initiative extérieure. 

Notons que cette dynamique complexe souligne les diverses perspectives sur la coopération internationale et les implications de telles propositions sur le développement local et la prise de décision souveraine.

Moussa KONÉ 

Au Maroc, le chiffre d’affaires de la société Afric Industries connaît une hausse de 2 % en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Maroc, le chiffre d’affaires cumulé de la société marocaine Afric Industries S.A, qui est reconnue pour son expertise dans la conception, la fabrication et la commercialisation de papiers abrasifs flexibles, spécifiquement conçus pour le ponçage manuel, a enregistré une hausse notable de 2% à l’issue de l’exercice 2025 par rapport à celui de 2022, un résultat qui témoigne de la résilience et de l’adaptabilité de l’entreprise sur un marché concurrentiel et en constante évolution


Selon les indicateurs trimestriels du 4ème trimestre de l’année 2025, soigneusement établis par la direction de cette entreprise innovante, ce chiffre d’affaires atteint un total de 43,952 millions de dirhams (MDH), en comparaison avec les 43,110 MDH réalisés en 2024, reflétant ainsi une tendance de croissance. La direction de l’entreprise explique que cette évolution est le résultat d’une légère contraction de l’activité Abrasifs, qui a enregistré une diminution de 2%, compensée par une forte croissance des ventes d’Accessoires en Aluminium, affichant une augmentation impressionnante de 36 %. Cette dynamique met en lumière la capacité d’Afric Industries à diversifier son offre et à s’adapter aux besoins du marché, tout en poursuivant sa mission d’excellence dans la qualité de ses produits.

Les ventes du 4ᵉ trimestre de l’année 2025 se sont établies à un montant total de 9,926 millions de dirhams, marquant une légère diminution par rapport aux 10,176 millions de dirhams enregistrés à la même période en 2024, ce qui représente un recul de 2%. Selon les analyses et les déclarations des responsables d’Afric Industries, cette baisse des ventes est principalement attribuée à un ralentissement significatif des exportations, qui a impacté négativement la performance globale de l’entreprise. 

De plus, au 31 décembre 2025, les investissements cumulés, indicateurs souvent révélateurs de la confiance et de l’engagement à long terme de l’entreprise dans son développement, ont atteint un total de 141 000 dirhams, comparativement à 136 000 dirhams à la même période de l’année précédente, ce qui témoigne d’un niveau d’investissement maîtrisé et réfléchi sur les deux exercices précédents, selon l’analyse minutieuse et perspicace de l’équipe dirigeante de l’entreprise. 

Notons qu’au terme de la période sous revue, la situation de la trésorerie s’est révélée positive, avec un solde créditeur de +6,857 millions de dirhams, en nette augmentation par rapport au solde de +5,876 millions de dirhams enregistré au 31 décembre 2024, signifiant ainsi une amélioration substantielle de 981 000 dirhams, ce qui peut être perçu comme un signe encourageant de la solidité financière de l’entreprise malgré les défis du marché.

Mariam KONE 

Mali: Wave-sA peut-elle nuire à la concurrence ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La réponse à cette ultime question exige de répondre préalablement aux questions suivantes : Wave évolue-t-elle sur le même marché pertinent que la société Orange Finance Mobile Mali (OFMM), la SOTELMA et Sama Money ? 

Sur ce marché pertinent, à supposer qu’il existe, Wave occupe-t-elle une position dominante ? La pratique tarifaire mise en œuvre par Wave qui a été sanctionnée est-elle une pratique anticoncurrentielle selon le point b) de l’article 88 du Traité modifié de l’UEMOA du 29 janvier 2003 ?

Si la pratique tarifaire mise en œuvre par Wave a entrainé « *un afflux important de consommateurs vers les services de WAVE* » ; ce mouvement de consommateurs peut être considéré comme appartenant au faisceau d’indices conduisant à établir un certain niveau de substituabilité entre les services de Wave et ceux des autres fournisseurs (donc, existence d’élasticité-prix croisée positive entre les différents services offerts). Cet indice peut permettre de conclure que Wave se trouve sur le même marché pertinent que les trois autres sociétés.

La part de marché de Wave sur ce marché pertinent est quasiment nulle. Car sur la base des statistiques de l’AMRTP (2024), les parts de marchés cumulées de la société Orange Finance Mobile Mali (OFMM) et la SOTELMA faisaient 100% en fin 2024. Ce qui conduit à conclure que Wave n’est pas en position dominante sur le marché pertinent de la monnaie mobile au Mali.

L’article 88 point b) du Traité modifié de l’UEMOA condamne les abus de position dominante. Ce qui permet de soutenir que, pour qu’une pratique d’une entreprise soit considérée comme anticoncurrentielle sur la base dudit article, il faut nécessairement que l’entreprise qui la pratique soit d’abord en situation de position dominante. Ce qui est loin d’être le cas de Wave. Donc, la pratique tarifaire incriminée et mise en œuvre par Wave ne peut être considérée comme anticoncurrentielle sur le marché pertinent de la monnaie mobile au Mali.

La pratique tarifaire de Wave est-elle réellement une vente à perte ? Répondre par l’affirmative à cette question ne peut qu’être le résultat d’un raisonnement spécieux.
Avant la création du Fonds de soutien, Wave offrait ledit service à 1% ce qui représente sa marge bénéficiaire. Après l’instauration du Fonds de soutien ce taux devait atteindre 2%. En optant pour cette majoration, Wave allait toujours garder sa marge de 1%. Mais quand Wave décide de ne pas majorer (maintenir toujours 1%), elle décide de réaliser un profit économique nul (mais pas un profit comptable nul). Donc, elle ne vend pas à perte le service.

En définitive, remettre en cause la politique tarifaire récente de la société Wave ne peut être que regrettable ; car cette pratique venant d’un acteur marginal sur un marché pertinent ne peut être qualifiée aucunement de pratique anticoncurrentielle.
Madou CISSE / FSEG

Mali: la Holding CMDT se dote d’un budget 418,5 milliards de FCFA pour l’année pour l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans la capitale animée de Bamako, s’est récemment déroulée la 106ᵉ session du Conseil d’administration de la CMDT-SA, un événement de première importance pour le secteur du coton et de l’agriculture. Cette réunion, qui a réuni divers acteurs et décideurs clés, a permis d’entériner non seulement le budget prévisionnel pour l’année 2026, mais aussi les orientations stratégiques qui guideront les actions futures de l’organisation.

 Ce contexte est particulièrement complexe et préoccupant, car il est marqué par des perturbations climatiques de plus en plus fréquentes, ainsi qu’une pression parasitaire significative due à la prolifération des jassides, ces insectes nuisibles qui menacent les cultures. Par ailleurs, le Conseil a dû prendre en compte les tensions financières croissantes qui affectent les investissements nécessaires, ainsi que la volatilité des marchés internationaux de la fibre, une situation qui complique encore davantage la planification et la mise en œuvre des projets agricoles au Mali.

Le Conseil a  approuvé un budget soigneusement élaboré, reposant sur des principes de rigueur financière et de recherche de la performance, afin d’assurer une gestion équilibrée des ressources. Ce budget, qui se monte à un total impressionnant de 418,514 milliards FCFA en produits, dénote une anticipation prudente et optimiste des recettes générées au cours de l’exercice à venir. En parallèle, les charges ont été minutieusement évaluées à 408,314 milliards FCFA, ce qui témoigne d’une volonté de maîtriser les dépenses tout en maintenant un niveau de service satisfaisant.

 De plus, des investissements destinés à soutenir le développement durable et la croissance économique ont été estimés à 10,536 milliards FCFA, illustrant l’engagement du Conseil envers l’avenir et l’innovation. En conséquence de ces mesures financières équilibrées, le résultat net prévisionnel s’élève à un confortable excédent de +10,2 milliards FCFA, ce qui pourrait permettre d’envisager des initiatives nouvelles pour le bien-être de la communauté.

La Compagnie Malienne de Développement des Textiles – Société Anonyme (CMDT-SA) met en œuvre un plan de relance soigneusement structuré, qui vise à garantir la sécurité et l’efficacité de la campagne cotonnière pour les saisons à venir, notamment celle de 2025-2026. Ce plan ambitieux inclut non seulement la mise en place d’un système de paiement efficace pour les producteurs, leur assurant ainsi une rémunération juste et rapide pour leurs efforts, mais également la modernisation des usines d’égrenage, qui sont cruciales pour la production de coton de haute qualité. 

En parallèle, des efforts seront déployés pour améliorer de manière durable la qualité tant de la fibre de coton que des graines, contribuant ainsi à la réputation du coton malien sur le marché international. La CMDT-SA s’engage aussi fermement à préserver l’environnement, ce qui implique des stratégies d’exploitation qui respectent les écosystèmes locaux. De plus, l’optimisation de l’utilisation des énergies renouvelables dans ces processus de production est un axe fondamental, réaffirmant l’importance des pratiques durables. Enfin, ce plan intègre un renforcement significatif de la transformation locale et de l’ancrage territorial, visant à favoriser les économies locales tout en soutenant le développement économique de la région.

En tant qu’entreprise stratégique et essentielle en plein cœur du monde rural, la CMDT-SA, à travers ses diverses initiatives et actions ciblées, réaffirme de manière indéfectible son engagement en faveur d’une filière coton qui soit non seulement résiliente, mais également compétitive et durable. Cet engagement prend tout son sens dans le contexte actuel, où les défis liés à l’agriculture durable et à la sécurité économique se font de plus en plus pressants. Grâce à ses efforts soutenus, la CMDT-SA vise à garantir la stabilité des revenus des producteurs, ce qui est d’une importance cruciale pour leur prospérité et leur bien-être. 

Notons qu’elle contribue ainsi à la souveraineté économique nationale, en veillant à ce que les ressources et les produits locaux soient valorisés, renforçant ainsi la position du pays sur le marché international tout en promouvant un développement économique inclusif et équitable pour toutes les parties prenantes.

Mariam KONE 

Mali: NDC Énergie réalise une acquisition marquante en devenant propriétaire de TotalEnergies 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, NDC Énergie a réalisé une acquisition marquante en devenant propriétaire de TotalEnergies, qui a décidé de quitter le pays. Ce changement a engendré un bouleversement significatif dans le secteur déjà dynamique de la distribution des carburants, bouleversant les équilibres existants. 

En effet, NDC Énergie a pris en charge le réseau étendu de 80 stations-service, qui est reconnu comme le plus dense et le plus étendu du pays, marquant ainsi un moment crucial pour la société qui est entièrement détenue par des capitaux maliens. Cette opération stratégique ne se limite pas simplement à une reprise d’actifs, mais constitue un véritable tournant dans la réorganisation du marché énergétique national, apportant à NDC Énergie une opportunité inestimable de renforcer sa position et d’affirmer son rôle clé dans l’approvisionnement en carburants au Mali.

Parallèlement, en janvier 2025, le géant TotalEnergies officialisait son départ du Mali, se retirant du marché en cédant l’intégralité de ses actifs à Coli Energy, une société béninoise qui est liée au groupe Petro Benin. Ce retrait s’est produit dans un contexte particulièrement délicat, marqué par une montée des tensions géopolitiques qui a exacerbé l’insécurité persistante et un sentiment anti-français croissant parmi la population. Ce départ de TotalEnergies s’inscrivait en outre dans une stratégie plus large de rationalisation du portefeuille aval du groupe français sur le continent africain, où des décisions similaires avaient été prises pour optimiser leurs activités et concentrer leurs investissements sur des zones considérées comme plus stratégiques et moins à risque.

Un an plus tard, en janvier 2026, le paysage énergétique du pays subit un tournant majeur alors que le réseau change à nouveau de propriétaire avec l’acquisition par NDC Énergie. Cette opération stratégique permet à NDC d’acquérir non seulement le contrôle d’une partie substantielle du marché, mais également de consolider ainsi la plus vaste plateforme de distribution de carburant sur l’ensemble du territoire national. Bien que les détails financiers de cet accord n’aient pas été divulgués, il est important de noter que cette opération engage la gestion de 80 stations-services, éparpillées dans différentes régions, et plus de 1 100 employés qui composent le personnel essentiel à ces installations.

Fondée en 2015, NDC avait jusqu’ici une présence modeste, se contentant d’exploiter quatre stations à Bamako. Cependant, l’entreprise avait réussi à se faire un nom en tant que l’un des principaux importateurs de carburant dans le pays, développant une flotte impressionnante de plus de 200 camions-citernes pour assurer la logistique de ses opérations. Elle fournissait non seulement les réseaux indépendants, mais également l’opérateur public EDM-SA, ainsi que plusieurs compagnies minières de renom, dont la mine de lithium de Goulamina, située dans la région riche en ressources de Sikasso.

Avec cette acquisition, NDC franchit un cap décisif et stratégique dans son parcours, transformant son rôle d’importateur dominant en celui d’acteur énergétique verticalement intégré. Désormais, l’entreprise contrôle non seulement l’approvisionnement en hydrocarbures, mais s’engage également dans leur distribution au détail, redéfinissant ainsi sa position dans le secteur et préparant le terrain pour un avenir où elle pourrait jouer un rôle encore plus crucial dans le développement énergétique du pays. Une mutation passionnante qui promet de propulser NDC vers de nouveaux sommets.

Cette recomposition intervient après une séquence particulièrement agitée, marquée par une succession d’événements chaotiques qui ont perturbé les activités dans la région. En effet, à partir de septembre 2025, la dégradation sécuritaire sur les corridors logistiques Dakar-Bamako et Abidjan-Bamako a fortement perturbé le transport des hydrocarbures, entraînant des conséquences dramatiques pour l’approvisionnement et le commerce dans cette zone névralgique. Les pénuries prolongées de produits pétroliers, exacerbées par des files d’attente interminables aux stations-service et la pression croissante sur les importateurs, ont mis en lumière la vulnérabilité structurelle de l’approvisionnement malien, révélant des failles profondément ancrées dans le système. 

Cependant, depuis janvier 2026, l’amélioration relative de la sécurité sur ces axes stratégiques, conjuguée à une meilleure coordination entre les différents opérateurs du secteur, a permis un rétablissement progressif des flux. Cette stabilisation, bien que fragile, a contribué à créer un environnement beaucoup plus propice à la consolidation du secteur, ouvrant ainsi la voie à l’offensive stratégique de NDC, qui vise à renforcer sa présence et son influence dans le marché malien des hydrocarbures.

Au-delà de l’opération capitalistique, il est essentiel de noter que la prise de contrôle par NDC s’inscrit dans une dynamique plus large de reconquête des secteurs stratégiques par les autorités maliennes. En effet, après les réformes engagées dans le secteur minier pour accroître la participation nationale aux projets d’exploitation et de développement, le renforcement de l’accès aux ressources énergétiques est devenu tout aussi crucial. 

Notons que cette étape marque un tournant significatif dans la stratégie nationale de diversification économique, si essentielle pour assurer la pérennité et la résilience de l’économie malienne face aux fluctuations du marché mondial et aux défis sécuritaires locaux.

Zangouna KONÉ 

Mali : l’UEMOA lance la phase technique de la 11ème revue annuelle des réformes et projets communautaires à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) organise, du 25 au 27 février 2027 à Bamako, la phase technique de la onzième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, pour l’édition 2025.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le conseiller technique du ministre d’État, de l’Économie et des Finances, Yaya Diarra, en présence du représentant résident de la Commission de l’UEMOA à Bamako, Roberto Alexandre Vieira, ainsi que de plusieurs responsables chargés du suivi de la mise en œuvre des réformes communautaires.

‎Depuis une décennie, cette revue annuelle s’est imposée comme un rendez-vous incontournable dans les agendas respectifs. Elle constitue une occasion précieuse pour évaluer le degré d’avancement des réformes et projets communautaires au Mali. Lors de son discours de bienvenue, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA à Bamako, Roberto Alexandre Vieira, a souligné que les chefs d’État et de gouvernement ont eu la sagesse d’instituer cette revue afin de manifester leur détermination à accélérer la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union.

« Les résultats obtenus à ce jour démontrent le rôle crucial de cet exercice dans le renforcement de l’harmonisation des législations nationales et du suivi des politiques, programmes et projets communautaires », a-t-il ajouté. M. Roberto Alexandre a poursuivi son allocution en indiquant que depuis l’institutionnalisation de cette revue, la Commission et les États membres de l’Union ont enregistré des avancées significatives…

Selon lui, il est également important de souligner que les dernières éditions de la Revue ont suscité un véritable engouement et une forte adhésion de la part des États membres. « Elles ont contribué à revitaliser les dispositifs nationaux de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant en matière de transposition que d’application effective », a-t-il précisé. Pour Roberto Alexandre Vieira, l’ouverture de la phase technique de la Revue illustre la volonté constante des autorités et des instances décisionnelles de l’Union de garantir le respect des orientations de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. À cet égard, il a tenu à exprimer sa gratitude aux autorités maliennes pour leur engagement et pour le respect de leurs obligations vis-à-vis de l’Union.

À cet égard, les travaux de cette réunion s’appuieront sur la grille de pondération adoptée d’un commun accord lors de l’atelier régional préparatoire de la revue, édition 2025, tenu à Dakar en juin de la même année.

Pour sa part, le Conseiller technique, Yaya Diarra, du ministre d’État, de l’Économie et des Finances, a souligné que cette revue annuelle des réformes, qui en est à sa onzième édition, vise à faire le bilan de l’état de mise en œuvre des réformes au niveau national.

Pour Yaya Diarra, il s’agit d’une activité de grande importance instaurée par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement à travers l’adoption de l’Acte additionnel du 24 octobre 2013. Pour mémoire, le représentant du ministre d’État, de l’Économie et des Finances a indiqué que la revue effectuée en 2024 a permis de constater un léger progrès en matière de transposition et d’application des réformes communautaires. Ainsi : « Les performances enregistrées par le Mali révèlent une légère régression par rapport à celles de 2023, avec un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 80,06 % contre 80,94 % », a-t-il estimé.

C’était donc l’occasion pour lui d’inviter les experts nationaux à s’engager pour faire du Mali un élève modèle dans la mise en œuvre des réformes communautaires au sein de l’espace UEMOA lors de cette édition 2025.

Durant ces trois journées de travaux, l’équipe technique de la commission de l’UEMOA ainsi que les points focaux nationaux procéderont à l’examen des textes, projets et programmes relatifs au Mali.

Drissa KEITA

BMS-SA: « un Mining Desk comme signal d’époque et de méthode », (Par Mahmet Traoré)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans une vidéo partagée à l’occasion de sa participation à l’Indaba Mining 2026, M. Mamadou Daffé, Directeur Général Adjoint (DGA) de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA), annonce la mise en place d’un Mining Desk au sein de la banque. L’annonce est sobre. Elle est pourtant stratégique : elle traduit la volonté de traiter la filière minière avec une organisation dédiée, au-delà du financement « dossier par dossier ».

Un desk minier n’est pas un produit. C’est une capacité : une équipe outillée, des procédures, des grilles d’analyse, et un langage commun entre la banque, les opérateurs miniers et surtout les sous-traitants (BTP, logistique, catering, maintenance, carburants, sécurité, pièces, etc.). L’objectif implicite est clair : fluidifier l’exécution (garanties, trade finance, préfinancement de contrats, cash management, sécurisation des paiements) et réduire les frictions qui empêchent souvent les entreprises locales de passer à l’échelle.

Le signal compte davantage dans le cas de la BMS-SA pour une raison de statut et de position. La banque est classée Établissement Bancaire d’Importance Systémique (EBIS) au plan national au Mali. Lorsqu’une banque “systémique” structure une filière, elle ne crée pas seulement un guichet : elle contribue à installer des standards (exigences documentaires, délais, schémas de garanties, conformité) et peut entraîner un effet d’entraînement sur l’écosystème (banques, sous-traitants, donneurs d’ordre, chaîne de paiement). Les dernières données de supervision situent également la BMS-SA parmi les principales banques de l’UEMOA, et documentent au Mali un réseau d’environ 44 agences et une base de clientèle proche du demi-million de comptes : un ordre de grandeur qui donne du poids à toute initiative sectorielle.

L’initiative est enfin cohérente avec l’évolution du cadre : Code minier promulgué le 29 août 2023 et loi relative au contenu local, avec des textes d’application progressivement consolidés. Dans ce contexte, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des projets : il s’agit aussi d’augmenter la part de valeur captée localement (entreprises, emplois, formation, sous-traitance, traçabilité, conformité). Et sur ce terrain, une banque nationale crédible a un rôle concret : convertir l’opportunité en capacité d’exécution au service du secteur privé.

Cette annonce vaut surtout comme engagement d’exécution. Les marqueurs à suivre seront simples : délais de traitement, instruments effectivement délivrés (garanties, préfinancements, trade), part dédiée au secteur privé et qualité du suivi risque/conformité.

Si ces indicateurs progressent, le Mining Desk BMS-sa peut devenir un levier discret mais déterminant pour rendre le contenu local plus “exécutable”.

Question ouverte : ce Mining Desk saura-t-il se traduire rapidement par des instruments accessibles et des délais compatibles avec les cycles des sous-traitants, afin de faire émerger davantage de champions maliens dans la chaîne minière ?

Mahamet Traoré, Expert en communication stratégique / Analyste.

GESTION FINANCIERE DU PROJET INCLUSIF-Mali: plus de 1 milliard 600 millions de FCFA carottés en 5 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La gestion du Projet de financement inclusif des filières agricoles du Mali (Projet INCLUSIF) a fait l’objet d’une vérification financière au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 septembre). Cette vérification avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses.

Les travaux de vérification ont concerné la gestion du personnel, la passation, l’exécution et le règlement des marchés du Projet ainsi que le paiement des dépenses de fonctionnement de la Direction de Coordination et des Antennes Régionales du Projet, des dépenses liées au refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), des subventions aux organisations paysannes et de celles effectuées au profit des Organisations Non Gouvernementales et bureaux d’études partenaires du Projet.

Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Irrégularités administratives

La mission de vérification a constaté quela Direction Régionale du Travail du District de Bamako a visé des contrats de travail comportant des clauses contraires au Code du travail.De même, la Direction de Coordination du Projet INCLUSIF ne respecte pas les procédures de recrutement du personnel. Ellen’a pas non plus respecté les modalités de règlement d’un marché.

Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé leau Directeur Régional du Travail du District de Bamako deviser les contrats de travail conformément aux dispositions du Code du travail.

Quant au Directeur de Coordination du Projet INCLUSIF, il doit procéder au recrutement du personnel conformément aux procédures en vigueur etveiller au respect des modalités contractuelles de paiement des marchés.

Irrégularités financières :

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant totalde 1 687 033 245 FCFA.

Ces irrégularités financières sont relatives aunon-remboursement de fonds destinés au refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés partenaires du Projet INCLUSIF par le SFD BEREBENpour un montant total de 200 000 000 FCFA ;au non-remboursement des fonds destinés au refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés partenaires du Projet INCLUSIF par le SFD PIYELI pour un montant total de 1 301 146 692 FCFA ;à la justification de dépenses par de fausses factures pour un montant total de 105 535 355 FCFA ; au non-reversement des TVA dues pour un montant total de 63 808 708 FCFA ;à la non-facturation de TVA pour un montant total de 2 491 190 FCFA ;à la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux sur les factures des fournisseurs et prestataires ne disposant pas de NIF pour un montant total de 4 894 162 FCFA ;au non-reversement de la taxe foncière et de la TVA sur location pour un montant total de 2 772 534 FCFA;à la non-retenue et au non-reversement des cotisations sociales dues sur les indemnités de départ payées à des agents pour un montant total de 3 243 604 FCFA et au double paiement de la TVA sur location pour un montant total de 3 141 000 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, au Procureur de la République Financier, au Directeur Général des Impôts et au Directeur Général de l’Institut National de Prévoyance Sociale.

Source : Bureau Vérificateur Général

Mali : SANOGO HAWA DJIRE, PCA D’AD GROUP ambitionne de s’imposer sur le marché financier des mésofinances avec l’expansion de Benba

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans le cadre de son ambition d’accroître sa présence sur le territoire national et de renforcer son réseau, la société de mesofinance Benba poursuit activement son expansion territoriale avec des projets divers et ambitieux. Cette inauguration s’inscrit dans une série d’événements marquants qui ont déjà vu le jour avec l’ouverture des agences de Yoromadio et de Sory Ibrahim Traoré. Ainsi, la première société de mésofinance entièrement malienne, reconnue pour son engagement envers le développement économique du pays, vient de s’implanter au cœur du grand marché animé de Bamako, un lieu stratégique où se rencontrent commerce et opportunités financières.

Cette nouvelle agence, baptisée Feu Sanata Kamité en hommage à la mère de la présidente-directrice générale d’AD-GROUPE, dont l’une des filiales est justement Benba, témoigne d’un profond respect des valeurs familiales et d’un engagement envers les origines, tout en renforçant la notoriété et la crédibilité de Bemba sur le marché malien. En s’installant dans ce secteur dynamique, l’entreprise démontre sa volonté d’être un acteur de confiance et un pilier essentiel dans le paysage économique du Mali. Cette initiative constitue une véritable stratégie d’expansion pour cette société de mésofinance, visant à desservir une clientèle toujours plus large et à contribuer activement à la croissance économique et à l’inclusion financière en République du Mali.

Pour rappel, la première microfinance entièrement malienne, BenBa, a officiellement ouvert ses portes ce lundi 6 mai 2024. Ce lancement d’activités insuffle un nouvel élan aux PME/PMI, qui constituent le pilier essentiel de l’économie nationale. Reprise en septembre 2023 par AD GROUP, sous la direction de la présidente du Conseil d’Administration, Mme SANOGO HAWA DJIRE, Ben Ba effectue son retour sur le marché financier avec une gamme de produits unique intitulée MOOTY-FINANCES. Cette relance se concentrera principalement sur l’innovation. Il convient de souligner que BenBa, première microfinance entièrement malienne, se positionne sur le segment des PME-PMI en proposant des solutions financières inclusives, innovantes et durables aux entrepreneurs, agriculteurs et artisans. Dans un secteur très concurrentiel de la finance inclusive et participative, Ben  aspire à devenir le leader africain.

Cette ambition reposera sur les forces et les expertises d’une nouvelle équipe pluridisciplinaire et relativement jeune, avec une moyenne d’âge de 35 ans. Ce groupe dynamique, composé de professionnels aux compétences variées, alliant des connaissances en sciences, en technologies et en arts, apportera une perspective innovante et rafraîchissante à notre projet. Leur enthousiasme et leur esprit d’initiative, typiques de leur jeunesse, seront des atouts majeurs pour relever les défis qui se présenteront. Ce mélange d’expériences et d’approches différentes est essentiel pour favoriser la créativité et la collaboration, permettant ainsi de générer des idées novatrices et de trouver des solutions efficaces à des problématiques complexes. Grâce à ce collectif engagé, nous serons en position privilégiée pour réaliser notre vision ambitieuse et atteindre des résultats significatifs.

L’institution va proposer des solutions financières novatrices répondant aux besoins croissants des clients sur le marché malien. De plus, elle s’engage à offrir des services financiers adaptés à toutes les catégories sociales. Ainsi, Hawa Djiré, à la tête d’AD GROUPE, a démontré que l’entrepreneuriat est une pierre angulaire permettant aux membres de la famille de savourer pleinement les opportunités. Avec un plan audacieux d’expansion de Bemba, Hawa Djiré, en tant que PDG d’une société de mésofinance détenue par le capital malien, s’affirme comme une figure de proue parmi les grands acteurs du Mali. Elle continue ainsi de s’imposer comme un acteur majeur et international sur le marché financier malien. À l’instar de nombreuses sociétés de microfinance telles que Kafo Jiginew, CID-Mali, Baobab Mali, Cofina Mali, et bien d’autres, Benba, en seulement deux ans et demi depuis son inauguration par les autorités maliennes, est devenu un acteur clé du paysage financier malien.

Choisir Benba  pour  fournir des solutions financières parfaitement adaptées

Capable de fournir des solutions financières parfaitement adaptées aux besoins variés de sa clientèle, ces agences incarnent une proximité accrue, une réactivité améliorée et un accompagnement personnalisé renforcé. « Nous ne nous contentons pas de proposer nos produits financiers ; nous nous engageons à établir une relation de confiance durable avec les entreprises, les commerçants, les agriculteurs, les salariés et l’ensemble de la communauté. À nos partenaires, merci de croire en nous. À nos clients, merci de nous accorder votre confiance pour vos projets. À nos collaborateurs, vous êtes la véritable force motrice de cette institution. Sous l’impulsion du groupe, la vision stratégique du conseil d’administration et la direction dynamique de la direction générale, nous aspirons à faire de cette agence une référence en matière de services, de performances et d’impact économique et social », a déclaré un responsable commercial et Réseau de la société Benba.

« Il convient de souligner avec emphase que l’institution Bemba est profondément et fermement attachée aux principes fondamentaux de régularité et de transparence dans toutes ses opérations et transactions, ce qui explique pleinement son adhésion proactive et déterminée à l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Mali. Cette affiliation n’est pas simplement un acte symbolique, mais représente un véritable témoignage de son engagement indéfectible à accompagner les populations locales avec sérénité, responsabilité et professionnalisme », a-t-il déclaré avec conviction. Il a ensuite ajouté : « L’inclusion financière, qui constitue le cœur de la mission des institutions de microfinance, est une cause que nous défendons avec ardeur et passion. Chaque jour, nous œuvrons inlassablement en ce sens, mettant en œuvre diverses initiatives et actions concrètes. Il s’agit bien entendu d’un travail engagé visant à mobiliser nos populations pour leur offrir des produits et services d’intermédiation financière adaptés à leurs besoins spécifiques, notamment en matière d’ouverture de comptes, d’épargne et d’accès à un compte bancaire, afin de leur assurer un meilleur avenir financier », a affirmé Tidiani Amadou TOURE, Président de l’APSFD (Association Professionnelle du Système Financier Décentralisé du Mali), résumant ainsi les objectifs ambitieux de sa présidence. Aujourd’hui, nous comprenons l’importance des institutions de microfinance dans l’augmentation du taux d’inclusion financière au Mali. Nous saluons Bemba, une nouvelle institution de microfinance récemment approuvée par les autorités maliennes. Nous exprimons notre gratitude envers les promoteurs de Bemba pour leur engagement exemplaire dans une dynamique de régularité, a déclaré avec enthousiasme le président de l’APSFD-Mali.

Vision et  initiative ambitieuse partagée au sein de AD Group

Par ailleurs, l’ouverture de cette nouvelle agence s’inscrit dans une nouvelle vision partagée au sein des ADE Group, une initiative ambitieuse qui reflète l’engagement durable envers la représentation et le développement de l’institution Bemba sur l’ensemble du territoire national. Dans ce contexte dynamique, Sory Ibrahim TRAORE, Directeur Général de Bemba, a pris la parole lors d’une allocution émotive, soulignant l’importance stratégique de ce lieu choisi pour l’implantation de l’agence. Selon lui, « Cette vision partagée nous a amenés à choisir ce lieu qui est stratégique à la fois pour l’activité économique pour le Mali, mais également pour la ville de Bamako, un centre névralgique de commerce et d’innovation ». C’est ainsi qu’est née l’initiative de choisir l’implantation de l’agence Bemba, un projet qui vise non seulement à renforcer la présence de l’institution, mais aussi à dynamiser le paysage économique local. Sory Ibrahim TRAORE a également évoqué une inspiration plus personnelle derrière ce choix : « Cette implantation, nous l’avons inspirée à travers une personne qui nous est très chère, une figure emblématique dont la valeur, la ténacité et l’engagement riment avec les objectifs et les principes de Bemba. » Il a poursuivi en rendant hommage à cette personne exceptionnelle, qui nous a malheureusement quittés il y a un peu plus d’un an, mais dont l’héritage continue de vivre à travers les actions et les idéaux de ceux qui la connaissaient. En signe de respect et de mémoire, Mme Sanata Kamité, une complice précieuse de cette vision, portera fièrement le nom de notre nouvelle agence, symbolisant ainsi la continuité de son esprit et de son dévouement au service de notre communauté.

Agence Sanata Kamité, une source d’inspiration profonde pour tous

« Pour ceux qui connaissent cette brave dame, elle est véritablement une source d’inspiration, une source d’inspiration profonde pour tous ceux qui l’ont connue, tous ceux qui l’ont côtoyée et ont eu la chance de bénéficier de sa sagesse et de son esprit altruiste. L’ouverture de l’agence Sanata Kamité, bien que susceptible d’être perçue comme n’étant pas d’une utilité primordiale, est également le reflet de la volonté ferme et résolue de Bemba, un engagement sans faille de sa part de participer activement à l’inclusion financière au Mali, cherchant à apporter sa contribution, son élan déterminé dans l’édifice du développement socio-économique de notre pays. Cette nouvelle agence, Sanata Kamité, installée sous l’enseigne de Benba, trouve sa localisation stratégique au sein du grand marché vibrant de Bamako, un lieu central qui apportera, sans l’ombre d’un doute, un grand bonheur aux commerçants, aux opérateurs économiques, et aux entrepreneurs. Ces derniers pourront dorénavant accéder facilement à une gamme de produits financiers diversifiés, conçus pour répondre efficacement à leurs projets entrepreneuriaux et à leurs ambitions de développement dans notre beau pays », a-t-il conclu avec enthousiasme Sory Ibrahim Traoré, le Directeur Général de Bemba, marqué par un profond sentiment d’espoir et d’enthousiasme pour l’avenir.

Cette société de mesofinance, connue sous le nom de BenBa, propose une « seule gamme de produit appelée MOOTY FINANCES, composée de divers types de produits détaillés plus bas », précise le communiqué officiel qui a été diffusé pour informer le public et les acteurs du secteur. Selon les déclarations du directoire de cette institution financière innovante, ces produits sont soigneusement conçus et mis en œuvre en parfaite adéquation avec leur mission principale, qui consiste à accompagner les entrepreneurs maliens. Cela inclut la proposition de meilleures offres de crédits, d’épargne et bien plus encore, facilitant ainsi l’accessibilité aux ressources financières nécessaires pour la croissance de leurs projets. En droite ligne de sa vision futuriste et ambitieuse, BenBa s’engage à faire de l’innovation technologique son cheval de bataille, afin de non seulement améliorer l’expérience client, mais également d’optimiser l’ensemble des opérations financières, rendant ces services plus accessibles et efficaces.

 Notons que l’expansion de BenBa dans le paysage en constante évolution de la microfinance est qualifiée de véritable vent d’espoir et de soulagement pour les PME et PMI qui sont confrontés à d’importantes difficultés de financement dans le cadre de leurs activités quotidiennes. À travers son expertise reconnue, son expansion stratégique, ainsi que sa jeune équipe dynamique et engagée, la société est d’ores et déjà prête à accueillir sa clientèle dans ses locaux situés dans un emplacement central, offrant ainsi un accès facile pour les entrepreneurs en quête de solutions financières.

Daouda Bakary KONE