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Au Nigéria, WEMA Bank mobilise 6 millions USD auprès de Proparco pour soutenir les PMEs

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, Proparco, qui est une filiale du groupe AFD spécialisée dans le soutien au secteur privé, a pris une initiative importante en accordant, la semaine dernière, une garantie de portefeuille d’une valeur de 9 milliards de nairas, ce qui équivaut à environ 6 millions de dollars, à la  Wema Bank.

 Cette garantie a pour objectif de faciliter l’accès au crédit pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), qui jouent un rôle essentiel dans l’économie locale malgré les défis souvent rencontrés pour obtenir du financement. 

La mise en œuvre de cette couverture s’effectue grâce à l’outil ARIZ, qui propose une garantie de perte finale aux institutions financières partenaires de l’AFD. Cette initiative couvre 50 % du risque de perte finale sur les prêts accordés, ce qui représente un levier considérable pour encourager les banques à prêter aux entreprises qui sont traditionnellement laissées de côté. Grâce à ce mécanisme, Wema Bank aura la possibilité de constituer, sur une période de deux ans, un portefeuille de crédits qui pourrait atteindre un total impressionnant de 18 milliards de nairas, au bénéfice d’un grand nombre de PME nigérianes. Ces entreprises, souvent exclues des circuits bancaires classiques, pourront ainsi bénéficier d’un soutien financier indispensable pour leur croissance et leur développement, favorisant ainsi une dynamique économique positive dans le pays.

Les financements prévus viseront des secteurs stratégiques qui sont jugés cruciaux pour le développement durable et l’économie nigériane, tels que l’agriculture, qui est le pilier de la sécurité alimentaire, la santé, pour améliorer le bien-être de la population, l’éducation, afin de garantir un avenir meilleur aux jeunes générations, l’industrie pharmaceutique, qui joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement en soins médicaux, et la finance verte, qui est de plus en plus reconnue pour son importance dans la lutte contre le changement climatique. De plus, des lignes de crédit à court terme seront également mobilisées pour répondre aux besoins en fonds de roulement des entreprises, ce qui est indispensable pour leur fonctionnement quotidien.

« En partageant les risques avec Wema Bank, nous contribuons de manière significative à accroître les volumes de financement destinés aux petites et moyennes entreprises (PME) nigérianes, qui sont souvent considérées comme le moteur de l’économie nationale. Cette opération répond à un enjeu majeur, à savoir soutenir l’entrepreneuriat et l’emploi dans un pays qui se caractérise par une forte croissance démographique, ce qui crée d’importants défis, ainsi que d’importants besoins en financement », a déclaré Xavier Echasseriau, directeur régional de Proparco pour le Nigeria. Il a également mis en exergue que ce partenariat, qui représente une première collaboration entre Proparco et Wema Bank, s’inscrit dans une perspective à long terme, avec l’ambition de bâtir un écosystème financier plus robuste et inclusif pour l’avenir.

Cette initiative privée intervient dans un contexte où les PME nigérianes, comme c’est le cas dans de nombreux pays africains, continuent de rencontrer des difficultés majeures pour accéder aux sources de financement nécessaires à leur développement. Selon les experts, ces obstacles à l’accès aux capitaux peuvent freiner l’innovation et limiter la capacité des entreprises à se développer et à créer des emplois, renforçant ainsi le besoin d’initiatives telles que celle-ci pour stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie dans le pays.

En 2025, le gouvernement nigérian a décidé de mettre en place la National Credit Guarantee Company Limited (NCGC), une initiative qui s’inscrit dans un effort plus large pour soutenir la croissance économique du pays. Avec un capital initial substantiel de 100 milliards de nairas, cette société vise non seulement à atténuer le risque associé à l’octroi de prêts, mais aussi à élargir considérablement l’accès au financement pour un large éventail d’acteurs économiques, y compris les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), les industriels, ainsi que les grandes entreprises. Cette démarche est essentielle dans le contexte économique nigérian, où l’accès aux ressources financières demeure un obstacle majeur pour de nombreux entrepreneurs, limitant ainsi le potentiel d’innovation et de développement. 

Notons que grâce à la NCGC, le gouvernement espère favoriser un environnement propice à la création d’emplois, à l’encouragement de la compétitivité et à la stimulation de la croissance durable au sein des différentes branches économiques du pays.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: Mike Cinnamond assumera les fonctions de PDG et Directeur Général à compter du 4 juin prochain

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, la société canadienne B2Gold, exploitant du complexe aurifère Fekola, a annonce, le lundi 23 février 2026, la nomination de Mike Cinnamond, au poste de PDG et chef de la direction, à partir du 4 juin prochain, une date marquant un tournant majeur pour l’entreprise.

Actuel premier vice-président de la compagnie, Mike Cinnamond remplacera Clive Johnson, qui est en fonction depuis mars 2007 et qui s’apprête à prendre sa retraite après plus d’une décennie de service dévoué et de leadership inspirant.

« L’annonce d’aujourd’hui est le fruit d’un processus de succession rigoureux et méthodique, soigneusement orchestré afin de garantir la continuité de la direction et la pérennité de l’évolution de l’entreprise dans un secteur en constante mutation. Nous sommes convaincus qu’en tant que président et chef de la direction, Mike aidera B2Gold à optimiser ses opérations et ses projets afin de répondre aux défis contemporains et à maximiser l’efficacité opérationnelle, tout en veillant à assurer la croissance de l’entreprise de manière durable et stratégique, au bénéfice de toutes nos parties prenantes », a déclaré Kelvin Dushnisky, président du conseil d’administration de B2Gold, témoignant ainsi de sa confiance indéfectible dans les capacités et la vision de Mike Cinnamond pour mener B2Gold vers un avenir prometteur.

Dans le détail, B2Gold précise que cette décision importante et stratégique s’inscrit pleinement dans le cadre de son plan de relève à la tête de l’entreprise, révélant ainsi une volonté de préparer l’avenir tout en respectant son héritage. Clive Johnson, figure emblématique de l’entreprise et acteur clé de son succès, sera ainsi nommé président honoraire. Ce titre honorifique lui permettra de « rester disponible pour le conseil d’administration et la haute direction », garantissant ainsi une continuité des bonnes pratiques et des orientations stratégiques qu’il a contribué à établir au fil des ans. De son côté, Mike Cinnamond, un professionnel aguerri qui évolue au sein du groupe depuis 2013, devra s’inscrire dans la continuité stratégique de son prédécesseur, tout en apportant sa propre vision et ses idées innovantes à une entreprise en pleine transformation. Cette prise de fonction intervient dans un contexte où la compagnie cherche activement à optimiser ses opérations, notamment au Mali, pour faire face aux défis du marché mondial de l’or.

Comptant parmi les plus grandes mines d’or du Mali, avec une production impressionnante de 530 769 onces prévue pour l’année 2025, la mine de Fekola s’apprête à être renforcée par l’intégration de son gisement satellite, connu sous le nom de Fekola Regional. Prévue pour entrer en production cette année, sous réserve de l’octroi de l’indispensable permis d’exploitation, cette nouvelle zone du complexe aurifère devrait livrer en moyenne 180 000 onces d’or par an jusqu’en 2031. Ce nouvel apport significatif constitue une opportunité pour accroître la durabilité des opérations de la mine, tout en permettant à B2Gold de s’inscrire davantage dans la durée, alors qu’un potentiel de croissance a déjà été identifié et exploré dans les environs de cette région riche en ressources.

Ce sont autant d’étapes clés que Mike Cinnamond aura pour mission de superviser au cours de son mandat à la tête de B2Gold, un rôle qui nécessite non seulement une expertise approfondie dans l’industrie minière, mais également une capacité à naviguer dans un environnement économique mondial en constante évolution. En outre, le portefeuille d’actifs de la compagnie inclut non seulement les mines d’or Otjikoto en Namibie, connues pour leur production significative et leur impact local, mais aussi celles de Masbate aux Philippines, qui se distingue par ses défis géographiques uniques et son engagement dans le développement durable, ainsi que la mine Goose au Canada, réputée pour son potentiel de croissance. 

Notons que ces opérations diversifiées représentent des opportunités stratégiques majeures pour B2Gold, tout en soulignant l’importance de la direction compétente de Cinnamond pour maximiser les résultats et garantir le succès à long terme de l’entreprise.

Moussa KONÉ 

En Mauritanie, l’État inaugure des guichets numériques pour rapprocher les services publics aux populations 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Mauritanie, le gouvernement a procédé l’ouverture le lundi 23 février 2026 d’un guichet numérique à Bassikounou, une ville située dans le sud-est du pays, qui représente un pas significatif vers la modernisation des services publiques.

Cet événement a été rendu possible grâce au financement généreux de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et ce dispositif innovant s’inscrit pleinement dans une initiative nationale ambitieuse visant à réduire la fracture numérique qui affecte de nombreuses communautés tout en permettant un accès inclusif et équitable aux divers services publics désormais digitalisés. 

Le communiqué publié sur le compte Facebook du ministère de la Transformation numérique et du développement de l’administration souligne l’importance des guichets numériques, en détaillant qu’ils offrent une large gamme de services et de facilités précieuses. Ces services incluent non seulement l’assistance pour la création et la gestion de comptes, mais également un soutien essentiel à la navigation sur les différentes plateformes numériques en ligne. De plus, la mise à disposition d’un accès gratuit à des tablettes et des ordinateurs connectés à Internet permet de surmonter le barrieres technologiques auxquelles sont confrontés de nombreux citoyens, favorisant ainsi l’utilisation des services en ligne de manière plus fluide et accessible à tous les Mauritaniens. Ce guichet numérique représente donc une avancée capitale dans le processus de digitalisation du pays.

Les autorités compétentes ont également pris l’initiative d’organiser un atelier de formation spécifiquement conçu pour accueillir 20 jeunes talents issus de la moughatâa, un département en pleine évolution. Ce programme de formation vise à les préparer à accompagner les usagers dans l’utilisation des services numériques remarquablement innovants qui sont proposés au sein de cet espace public, facilitant ainsi une intégration sans précédent dans le monde numérique. 

Les premiers guichets numériques, témoignant de l’engagement envers la modernisation des services publics, ont été déployés en juillet 2025 dans les municipalités bien connues de Teyarett, Arafat et Tevragh Zeina, situées dans la banlieue dynamique de Nouakchott. Lors de ce lancement qui a suscité un grand intérêt, le ministre de la Transformation numérique, Ahmed Salem Ould Bede, avait pris la parole pour présenter ces centres non seulement comme une simple innovation, mais comme une première étape cruciale d’un ambitieux projet national qui a pour vocation d’être progressivement étendu à l’ensemble des municipalités du pays. L’objectif majeur de ce projet est de garantir à chaque citoyen, quelles que soient ses conditions géographiques ou son niveau de maîtrise des outils numériques, un accès facile et équitable aux différents services administratifs, promouvant ainsi une société plus inclusive et connectée.

Un autre guichet numérique a été inauguré en décembre 2025 dans la commune de Ouadane, une ville dynamique riche en culture et en histoire, qui se situe au cœur d’une région en pleine transformation. Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet DIGITAL-Y, ambitieux programme mis en œuvre par la coopération allemande à travers l’organisation GIZ, qui est reconnue pour son engagement envers le développement durable et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. 

Selon les représentants de la GIZ, ce nouvel outil essentiel a pour objectif de rapprocher les services publics numériques des citoyens dans leur vie quotidienne, en particulier dans les zones vulnérables où l’accès à l’information et aux services gouvernementaux peut souvent poser des défis considérables. De plus, cet outil vise à faciliter l’accès aux démarches administratives, rendant ainsi la bureaucratie plus accessible et moins intimidante pour tous.

Ces centres, qui ont été méticuleusement conçus, sont présentés comme une véritable passerelle entre l’administration, souvent perçue comme distante et inaccessible, et les usagers, qui représentent la diversité de la population locale. Ils doivent non seulement simplifier les procédures administratives, mais également réduire significativement les délais de traitement des demandes et limiter les déplacements physiques nécessaires, un aspect crucial dans des zones où le transport peut être un défi. 

En outre, ces guichets numériques offrent un accompagnement technique indispensable aux personnes qui ne disposent pas de smartphones ou qui ne maîtrisent pas les plateformes numériques, garantissant ainsi que chaque citoyen, indépendamment de son niveau de confort technologique, puisse bénéficier des services offerts et transformer leur expérience administrative en une démarche plus fluide et inclusive.

Le déploiement des guichets numériques intervient dans un contexte où les autorités locales et nationales s’efforcent d’accélérer la digitalisation de l’administration publique, s’inscrivant ainsi dans un cadre plus large de transformation numérique de l’économie. Cette initiative vise à moderniser les services gouvernementaux en les rendant plus accessibles et efficaces pour la population. Cependant, il convient de noter que le pays affiche encore des indicateurs de connectivité limités, soulevant de sérieuses questions quant à l’adoption réelle des services digitalisés par la population, qui peuvent être freins par divers obstacles, notamment économiques ou technologiques. 

D’après l’Union internationale des télécommunications (UIT), dans son rapport intitulé The ICT Development Index 2025, la couverture des réseaux 3G et 4G est respectivement de 43,9 % et 73 % de la population entière, ce qui souligne l’importance de l’infrastructure pour favoriser l’accès à ces services. En outre, le taux de pénétration d’Internet est estimé à 37,4 %, ce qui indique qu’une part significative de la population demeure déconnectée ou a un accès limité aux outils numériques.

Au-delà de la simple couverture réseau, l’appropriation des services numériques suppose également un accès aux équipements compatibles et performants. L’UIT estime qu’environ 79,1 % de la population dispose d’un téléphone mobile, un chiffre qui, bien qu’élevé, ne garantit pas nécessairement l’utilisation efficace des services en ligne. Par ailleurs, la Banque mondiale indique que 56,61 % des Mauritaniens âgés de plus de 15 ans possédaient un smartphone à la fin de l’année 2024, ce qui représente une avancée significative mais met également en lumière que près de la moitié de cette tranche d’âge ne bénéficie pas encore de cet outil essentiel à la vie numérique. 

Notons que d’autres facteurs, tels que le niveau d’éducation, les habitudes culturelles et les ressources financières, influencent considérablement l’usage réel des services numériques, et il est essentiel d’analyser ces dimensions pour mieux comprendre les enjeux liés à la transformation digitale dans le pays.

Abdoulaye KONÉ 

Banques: Ecobank Congo obtient une garantie de 10 millions d’euros pour financer le commerce international

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, la mise en place d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce d’un montant de dix millions d’euros au profit d’Ecobank Congo. Cette facilité vise à renforcer les capacités de financement du commerce de la filiale congolaise du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI).

Grâce à cette garantie, la Banque africaine de développement pourra couvrir jusqu’à 100% du risque de non-paiement supporté par les banques lors de la confirmation des lettres de crédit et d’autres instruments similaires émis par Ecobank Congo. L’objectif est de faciliter les opérations de commerce international et de sécuriser les transactions dans un contexte où l’accès aux financements demeure un défi pour de nombreuses entreprises locales.

« Cette garantie de transaction illustre l’engagement constant de la Banque Africaine de Développement à renforcer la capacité des banques africaines à soutenir le commerce international, a déclaré Lamin Drammeh, responsable de la Division du financement du commerce au Groupe de la Banque. A travers ce mécanisme de partage de risque, nous contribuons à fluidifier les échanges, à réduire les contraintes de liquidité et à offrir aux entreprises congolaises, en particulier les PME un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux. »

La garantie permettra de soutenir des secteurs clés de l’économie congolaise, notamment le commerce en général et les technologies de l’information et de la communication. Les services, le transport, la santé, l’éducation ainsi que le commerce de produits alimentaires de première nécessité tels que l’huile ou le sucre, seront également pris en compte. Ces appuis permettront de couvrir les besoins à court terme du pays, dont le tissu industriel ne répond pas encore entièrement à la demande locale.

« Cette garantie renforce significativement notre capacité à accompagner nos clients dans leurs opérations de commerce international, a souligné Monsieur Olivier Brou Kouamé, directeur général d’Ecobank Congo. Elle nous permettra d’offrir des solutions plus compétitives aux entreprises congolaises, notamment les PME, et de contribuer activement au dynamisme de l’économie nationale. » a-t-il conclu.

Les principaux bénéficiaires de cette garantie seront les PME et autres entreprises locales engagées dans le commerce international et clientes d’Ecobank Congo. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ainsi qu’aux acteurs évoluant dans le secteur de la croissance verte.

Une convention sera signée entre la Banque africaine de développement et Ecobank Congo et précisera les modalités de mise en œuvre de cette facilité, les critères d’éligibilité des transactions, les responsabilités de chaque partie, les exigences en matière de reporting ainsi que la conformité environnementale, sociale et climatique.

À propos de la garantie de transaction du Groupe de la Banque africaine de développement

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la Banque africaine de développement pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle a été lancée en 2021 et couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre, entre autres. La facilité est disponible pour toutes les banques enregistrées et opérant en Afrique, qui ont passé le processus de diligence raisonnable de la Banque africaine de développement.

À propos de Ecobank Congo

Ecobank Congo est une filiale du Groupe Ecobank, une banque universelle axée sur l’Afrique subsaharienne avec présence africaine dans 33 pays ainsi que des bureaux de représentations à Paris, à Johannesburg, à Londres, à Dubaï et à Pékin. Le Groupe Ecobank propose ses services à travers trois pôles axés sur la clientèle : les Services bancaires aux particuliers, la Banque commerciale et la Banque d’investissement ainsi que des services bancaires transactionnels aux états, aux établissements financiers, aux multinationales, aux entreprises locales, aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux particuliers. Au Congo, Ecobank existe depuis 2007. Elle compte 7 agences réparties à Brazzaville, Pointe Noire, Dolisie et Ouesso ; ce qui lui donne l’opportunité d’accompagner ses clients au quotidien dans leurs opérations bancaires multiformes.

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Au Mali, la FINTECH WAVE exhortée à rétablir l’équilibre du marché malien

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC), a pris l’initiative d’émettre une annonce d’une grande envergure par le biais d’un communiqué officiel, dans lequel elle a articulé des directives précises et détaillées. Parmi ces directives cruciales, il a été clairement stipulé que la Fintech WAVE-SA, une entreprise faisant preuve d’innovation et d’agilité dans le domaine des services financiers numériques, doit procéder sans délai au réajustement de ses tarifs en vigueur sur le territoire malien.

Cette décision, prise par la DGCC, semble répondre à la nécessité pressante d’assurer des pratiques commerciales qui soient équitables et transparentes au sein du secteur, dans le but de protéger les consommateurs maliens et de leur offrir un cadre sécurisant face aux fluctuations économiques et aux réalités parfois complexes et imprévisibles du marché. Cette intervention vise également à instaurer une certaine confiance claire entre les entreprises et leur clientèle, en favorisant une meilleure conformité des tarifs à des standards éthiques et justes. Il s’agit d’un dossier brûlant qui enflamme actuellement la toile malienne et qui suscite des réactions vives et passionnées dans les milieux financiers et commerciaux du pays.

La Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), un organisme de régulation crucial en charge de veiller au bon fonctionnement et à la transparence du marché malien, vient de frapper un coup d’une grande ampleur avec la décision N°2026-0001/MIC-DGCC, une mesure qui ne passe pas inaperçue. L’ordre est clair, net et sans aucune ambiguïté : WAVE SA, une entreprise réputée pour son innovation dans le secteur dynamique et compétitif des services de transfert d’argent, est sommée de cesser immédiatement toute pratique de vente à perte concernant ses offres de retrait d’argent. Cette décision, élaborée dans un contexte de préoccupation grandissante pour l’équité et la justice sur le marché, vise non seulement à encadrer les pratiques commerciales, mais aussi à restaurer la confiance essentielle parmi les divers acteurs économiques, qu’ils soient petits entrepreneurs ou grandes entreprises, en veillant à ce que tous opèrent sur un piédestal d’égalité et de fair-play.

Le fond du problème réside dans une stratégie audacieuse mais controversée adoptée par WAVE, qui a suscité un vif débat parmi les acteurs du secteur financier. Alors que la norme du marché impose un prélèvement de 1 % sur les retraits d’argent, une pratique largement acceptée pour garantir la pérennité des services financiers, WAVE a pris le risque audacieux de choisir d’absorber ces frais dans un effort manifeste de séduire massivement sa clientèle. En offrant ainsi la gratuité à ses utilisateurs, la société a réussi à attirer une base d’abonnés loyaux et enthousiastes, en particulier ceux qui cherchent à accéder à des services financiers à moindre coût, et ce, dans un contexte où les charges financières représentent souvent un fardeau pour de nombreux consommateurs.

Bien que cette approche ait rencontré un succès notable et ait permis à WAVE de se démarquer sur un marché saturé, le régulateur estime que cela déséquilibre tout l’écosystème financier dans son ensemble. Une telle situation, où une entreprise pourrait potentiellement dominer le marché en contournant des pratiques standards, pourrait entraîner des conséquences imprévues, affectant à la fois la viabilité à long terme des services de WAVE et l’équilibre des relations commerciales dans le secteur bancaire et financier. Ainsi, cette intervention de la Direction Générale de la Concurrence et du Consommateur (DGCC) pourrait marquer un tournant décisif dans la réglementation des services financiers au Mali, redéfinissant peut-être les règles du jeu et poussant les autres acteurs à revoir leurs stratégies afin de s’adapter à un environnement en constante évolution.

Aujourd’hui, l’enjeu qui se profile à l’horizon est de taille pour cette Fintech panafricaine, car il pourrait avoir des répercussions majeures sur la dynamique du marché financier à travers le marché financier Malien de transfert d’argent. En effet, si les consommateurs se réjouissaient jusqu’à présent de cette « générosité » manifeste des offres proposées, il n’en reste pas moins que la Direction Générale de la Concurrence et du Consommation (DGCC) y voit une concurrence déloyale qui pourrait nuire à l’équilibre économique. L’objectif affiché par cette autorité est donc clair et précis : garantir un marché stable et équitable où chaque acteur, qu’il soit grand ou petit, joue avec les mêmes règles, favorisant ainsi une concurrence loyale qui permettrait de protéger à la fois les consommateurs et les entreprises, tout en encourageant l’innovation et la croissance dans le secteur.

Pour mémoire, le gouvernement malien avait approuvé, lors du Conseil des ministres du mercredi 5 février 2025, un projet de loi portant la taxe sur la fourniture de services télécoms à 7 %, contre 5 % auparavant. L’exécutif pourrait ainsi réaliser une plus-value d’environ 13 milliards de francs CFA (20,6 millions de dollars) par an, le chiffre d’affaires du secteur ayant atteint 649 milliards de FCFA en 2023. Les autorités maliennes ont anticipé une « augmentation substantielle » des contributions fiscales des opérateurs télécoms. Bamako attribue cela à « l’essor prodigieux » du secteur des télécommunications sénégalais au cours des deux dernières décennies, grâce à l’adoption généralisée des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

D’après les statistiques de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des TIC et des Postes (AMRTP), le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile au Mali est passé de 19,7 millions en 2013 à 25,25 millions en 2023. Durant cette même période, le nombre d’abonnés Internet a grimpé de 3,4 millions à 13,4 millions, enregistrant ainsi une hausse de 294 %.

Notons que le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe est passé de 126 362 à 347 704. Le chiffre d’affaires du secteur s’est élevé à 384 milliards FCFA en 2013 et a continué de croître depuis. Une fois mise en œuvre, cette majoration de la taxe sur les services télécoms pourrait contribuer à accroître les recettes du gouvernement malien. Pour rappel, l’exécutif anticipe des recettes fiscales nettes de 2 334,5 milliards FCFA pour l’exercice financier 2025, ce qui représente une augmentation d’environ 263 milliards FCFA par rapport à 2024.Avec cette mesure, la DGCC a souligné l’importance d’une régulation efficace dans le secteur du commerce, prônant des mesures adaptées aux circonstances actuelles du marché.

DAOUDA BAKARY KONÉ 

Corridor Douala-N’Djamena : le fret tchadien devient entièrement numérique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique Centrale, le Bureau National de Fret Terrestre inaugure la dématérialisation de la Lettre de Voiture Obligatoire ainsi que de la taxe à l’essieu. Cette réforme a pour objectif de sécuriser les recettes publiques, d’éradiquer les fraudes et de fluidifier le transit sur cet axe stratégique.

Le Bureau National de Fret Terrestre a lancé, le 21 février 2026 à Douala, la phase pilote de la dématérialisation de la Lettre de Voiture Obligatoire (LVO) et de la taxe à l’essieu. Par cette modernisation technique, le Tchad engage une réforme pour reprendre le contrôle des recettes logistiques et fluidifier cet axe d’Afrique centrale.

L’efficacité de la chaîne logistique entre le port de Douala et N’Djamena franchit un palier technologique. Sous l’impulsion du Bureau National de Fret Terrestre (BNFT) et des partenaires TradeLink Solutions et SERVOO, le déploiement de la LVO numérique a débuté ce samedi 21 février 2026. La plateforme accessible en ligne marque l’abandon d’un système papier exposé aux fraudes. Pour ce pays enclavé dont le commerce transite par cet axe de 1 700 kilomètres, la dématérialisation constitue un impératif de souveraineté économique.

Le dispositif transforme le parcours administratif du fret. Alors que les procédures physiques imposaient des délais de plusieurs jours, la validation s’effectue désormais en quelques heures. Le processus repose sur une architecture en cinq étapes : déclaration de fret, calibrage du chargement avec calcul des lots, affectation du transporteur, puis paiement électronique. Cette chaîne aboutit à la génération d’une LVO digitale sécurisée par un QR code pour une vérification instantanée des autorités.

L’enjeu budgétaire demeure central, et il revêt une importance stratégique dans la gestion des ressources financières au sein du secteur. En sécurisant de manière proactive les fonds qui sont directement liés à la LVO, ou loi sur l’organisation des transports, ainsi qu’à la taxe à l’essieu, le Bureau National des Fret et Transports (BNFT) entend mettre en place des mesures efficaces pour supprimer les déperditions financières qui affectent négativement le bon fonctionnement du secteur. Cette transparence, instaurée par une meilleure régulation financière, bénéficie également aux acteurs privés impliqués dans le transport de marchandises.

En effet, les bailleurs de fret, qui investissent dans le transport, obtiennent une visibilité accrue en temps réel sur les transporteurs, leur permettant de suivre de près l’évolution de leurs expéditions. Par ailleurs, les entreprises, grâce à cette initiative, optimisent désormais la gestion de leurs flottes de véhicules, ce qui se traduit par une efficacité accrue et une réduction des coûts. De plus, les conducteurs, quant à eux, disposent d’un historique de voyage certifié, ce qui leur permet non seulement de valider leurs performances, mais également d’améliorer leur expérience de travail au sein d’un système de transport devenu plus fiable et structuré.

Cette mutation profonde et significative aligne le corridor sur les standards internationaux les plus récents et les plus exigeants, tout en renforçant de manière concrète et efficace l’attractivité de l’itinéraire face à une concurrence régionale de plus en plus accrue et diversifiée. Dans ce contexte compétitif, N’Djamena, la capitale du Tchad, prévoit de stabiliser les recettes publiques tout en mettant en place des mesures visant à réduire considérablement les coûts logistiques pour le consommateur, ce qui représente un enjeu crucial pour le développement économique.

Notons que le succès de cette phase pilote, qui constitue une étape décisive dans la mise en œuvre de ces initiatives, conditionne la généralisation du système à l’ensemble des corridors tchadiens, ouvrant ainsi la voie à des améliorations substantielles dans l’efficacité du transport au sein du pays. Par ailleurs, l’intégration prochaine de technologies avancées telles que l’assurance en ligne et le suivi GPS, qui témoigne d’une volonté d’innovation bien marquée, confirme l’ambition audacieuse de bâtir une économie numérique moderne, conçue pour servir et dynamiser le développement logistique au Tchad, tout en répondant aux besoins croissants de la population

Mariam KONÉ.

Gabon: Coris Bank dépose ses valises à Libreville

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’émergence d’un nouvel acteur de taille dans le paysage financier gabonais se concrétise. Reçu en audience le 19 février 2026 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, le PDG du groupe bancaire burkinabè, Idrissa Nassa, a confirmé la détermination de son institution à s’établir dans le pays et à financer les projets structurants prioritaires à l’échelle nationale.

Pour la présidence gabonaise, cette installation prochaine est perçue comme « une preuve tangible de l’attractivité du marché », un symbole prometteur qui pourrait révolutionner l’écosystème financier du pays. Cette initiative ambitieuse devrait à la fois renforcer la concurrence bancaire, offrant ainsi aux consommateurs une variété de choix plus étendue, élargir l’offre financière disponible sur le marché local et créer des emplois directs et indirects, contribuant ainsi au développement économique global.

Fondée à Ouagadougou, Coris s’est progressivement imposée comme un groupe de référence en Afrique de l’Ouest et centrale. En effet, sa présence dans plusieurs pays, tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger, témoigne de sa capacité d’expansion et de son impact sur la région. Avec une expertise reconnue dans le financement des entreprises, y compris les petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des particuliers, Coris joue un rôle essentiel dans le soutien à l’entrepreneuriat et le développement économique des communautés où elle opère, établissant ainsi des normes élevées en matière de service financier.

Le Gabon, un marché sous l’emprise d’un titan

L’entrée tant attendue de Coris intervient dans un contexte économique marqué par une forte concentration bancaire qui soulève de nombreuses interrogations quant à la concurrence et à la diversité des offres sur le marché.

Au Gabon, la situation est particulièrement frappante, car la Banque Gabonaise et Française d’Investissement (BGFIBank) exerce un contrôle écrasant, avec plus de 71 % des financements distribués au cours du premier trimestre de l’année 2025, ce qui se traduit par un impressionnant montant de 543 milliards FCFA de prêts accordés, selon des données sectorielles recueillies.

Cette domination spectaculaire de BGFIBank découle d’une progression fulgurante et sans précédent sur le marché bancaire national : un an plus tôt, la banque ne détenait qu’environ 23 % du marché du crédit, illustrant ainsi une recomposition rapide et parfois déroutante du secteur, où les nouvelles stratégies et les politiques d’expansion agressives ont redéfini le paysage financier et offert des défis sans précédent aux autres institutions.

Pour les autorités gabonaises, l’arrivée d’un nouvel acteur régional sur le marché bancaire apparaît comme un levier potentiel de rééquilibrage concurrentiel, susceptible d’améliorer de manière significative l’accès au financement pour les entreprises locales ainsi que pour les ménages. Cela représente une étape cruciale dans l’évolution du secteur financier du pays.

« Cette implantation, qui s’inscrit dans une dynamique de développement économique, vient non seulement enrichir le paysage bancaire national, mais elle aura également pour effet de renforcer la concurrence entre les différents établissements financiers et de diversifier l’offre de services financiers disponibles, apportant ainsi des avantages tangibles aux opérateurs économiques et aux populations en général », peut-on lire dans le communiqué de la présidence. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation et d’amélioration des conditions de vie des Gabonais, tout en favorisant un climat d’affaires plus attractif et propice à l’innovation.

L’implantation au Gabon s’inscrit dans la stratégie ambitieuse d’expansion panafricaine de la banque Coris, qui vise à établir une présence solide et significative sur le continent africain. En juin 2025, la banque lançait officiellement ses activités au Tchad, un jalon important qui représente son dixième marché, caractérisant ainsi son entrée stratégique en Afrique centrale, une région riche en opportunités économiques et en potentiel de croissance. Ce mouvement audacieux illustre non seulement la volonté déterminée du groupe de s’imposer comme un acteur de premier plan sur le continent, mais aussi de rivaliser directement avec les grandes institutions financières régionales, qui dominent souvent le paysage bancaire.

Notons que la construction annoncée d’un siège au Gabon, loin d’être une simple démarche opportuniste, confirme et renforce une stratégie d’ancrage durable, démontrant l’ambition de Coris d’établir des rapport solides et pérennes dans le tissu économique local, plutôt que de se contenter d’une simple présence commerciale passagère.

Zangouna KONÉ

#Cameroun: Syndication nationale et émission d’obligations pour réintégrer le marché financier régional

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(CROISSANCE AFRIQUE)-A Douala, un événement marquant a eu lieu lorsque le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motazé, s’est adressé aux divers acteurs influents du secteur financier, le 19 février  2026. 

Au cours de cette rencontre, il a présenté en détail le dispositif soigneusement élaboré pour financer le budget de l’État pour l’année en cours. Au cœur de son intervention, qui a captivé l’attention des participants, se trouvait une ambitieuse mobilisation de 400 milliards de FCFA sur le marché domestique. Cette somme considérable sera obtenue grâce à une opération de syndication locale, ainsi qu’à une émission obligataire spécialement destinée aux investisseurs.

Cette stratégie résolue découle directement d’un décret présidentiel crucial, signé le 21 janvier 2026, qui autorise le gouvernement à procéder à la levée de fonds pouvant atteindre un total impressionnant de 1 650 milliards de FCFA par le biais d’emprunts. Selon les stipulations de ce document, il est prévu qu’une première tranche de 1 000 milliards de FCFA soit recherchée sur le marché international, tandis qu’une seconde tranche de 400 milliards sera générée par des émissions d’obligations du Trésor sur le marché local. Enfin, il est également prévu que 250 milliards de FCFA soient mobilisés par des financements provenant d’organismes privés locaux, renforçant ainsi l’engagement du gouvernement envers le développement économique du pays.

Lors d’un événement prestigieux devant le gotha de la finance, rassemblé dans la capitale économique, Louis Paul Motazé a eu l’occasion de donner un discours notable où il a confirmé l’avancement significatif des discussions qui se tiennent actuellement avec les diverses institutions financières nationales. « En ce qui concerne les 400 milliards de FCFA qui doivent être mobilisés sur le marché domestique, j’ai appris avec une grande satisfaction l’évolution positive des négociations qui se rapportent à une opération de syndication domestique. La conclusion de ces discussions pourrait permettre de lever environ 200 milliards de FCFA, ce qui représente la moitié de l’enveloppe autorisée sur le marché domestique », a-t-il déclaré avec enthousiasme, soulignant l’importance de cette initiative pour le développement économique.

Dans le cadre de ce type de montage financier, plusieurs banques ou investisseurs évoluant au sein du même pays s’associent de manière stratégique pour financer ensemble l’emprunteur. Une institution arrangeuse joue un rôle clé en structurant l’opération avec soin et en répartissant le montant total entre les différents participants, chacun prenant ainsi une quote-part proportionnelle. Pour l’État, cette approche collaborative présente des avantages considérables, car elle permet d’obtenir des volumes importants de financement auprès d’acteurs locaux, tout en partageant le risque entre les différents prêteurs. De plus, elle aide à éviter une exposition excessive au risque de change, puisque les fonds sont généralement levés en monnaie locale, renforçant ainsi la stabilité financière de l’ensemble du processus.

Si la ville de Yaoundé, capitale politique et administrative du Cameroun, privilégie aujourd’hui une combinaison d’instruments financiers variés, c’est en grande partie à cause des tensions croissantes qui se font ressentir sur le marché des titres publics au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Samuel Tela, qui occupe le poste de directeur de la Trésorerie au ministère des Finances, a récemment rappelé cette situation inquiétante lors d’une interview qu’il a donnée et qui a été diffusée sur la télévision publique, une plateforme qui touche un large public. Dans ses propos, il a expliqué que, dans un contexte économique de plus en plus délicat, les États de la région ont énormément sollicité le marché domestique pour répondre à leurs besoins financiers urgents.

En regardant plus en détail l’évolution de l’encours des titres émis sur le marché entre 2020 et 2025, il est remarquable de constater que le montant total a pratiquement été multiplié par cinq, témoignant d’une demande croissante mais également d’une pression accrue sur les ressources disponibles. En effet, on est ainsi passé d’environ 1 800 milliards de francs CFA en 2020 à près de 9 000 milliards en décembre 2025, un bond qui souligne l’état précaire dans lequel se trouve le marché. Il apparaît que le marché n’a plus la capacité, pour l’ensemble des États membres, notamment les six pays de la CEMAC qui y trouvent leur principal mode de financement, de répondre adéquatement à tous nos besoins pressants, mettant ainsi en lumière les limites des capacités d’emprunt.

Dans un tel climat d’incertitude économique, lever rapidement de gros montants d’argent devient une tâche de plus en plus complexe et semée d’embûches. Le ministre souligne avec insistance qu’il devient ardu, sinon impossible, d’y lever 200 ou 300 milliards d’un coup. Et même si une telle opération se révélait réalisable, il conviendrait de noter qu’il s’agirait le plus souvent d’emprunts à court terme, ce qui pose d’autres problématiques liées à la viabilité et à la gestion de la dette, représentant un défi supplémentaire pour les responsables financiers de la région.

Rappelons que, s’agissant de l’enveloppe globale de 1 650 milliards de FCFA, le Cameroun a déjà réussi à lever 415 milliards de FCFA sur les 1 000 milliards autorisés sur les marchés internationaux, ce qui témoigne d’une stratégie de financement extérieure proactive et d’une confiance croissante des investisseurs dans l’économie camerounaise. Le reliquat, soit 585 milliards de FCFA, fait actuellement l’objet de tractations sensibles et stratégiques, visant à permettre au pays d’obtenir des conditions de marché plus favorables, tout en prenant en compte les turbulences économiques globales.

En ce qui concerne le reliquat de 585 milliards de FCFA sur l’enveloppe globale de 1 000 milliards de FCFA prévue pour les marchés internationaux, nous avons d’ores et déjà engagé des discussions approfondies avec certaines institutions multilatérales de renom, notamment la Banque africaine de développement et l’African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI). 

Notons que ces engagements visent spécifiquement la mise en place d’un mécanisme de rehaussement de crédit, qui pourrait jouer un rôle crucial en nous permettant d’obtenir des conditions financières plus attractives et, par conséquent, d’optimiser le coût de nos ressources financières afin de soutenir de manière efficace les projets de développement nationaux et d’assurer une croissance économique durable pour le Cameroun.

Daouda Bakary KONÉ 

Cameroun:  l’homme d’Affaires Ivoirien Koné Dossongui réactive le projet de sa cimenterie

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, l’homme d’affaires ivoirien Kone Dossongui, qui est également le fondateur d’Atlantic Group, une entreprise dynamique et influente, continue, avec une discrétion réfléchie et stratégique, son processus de diversification de ses investissements dans plusieurs secteurs d’activité.

En effet, cet investisseur avisé est particulièrement actif dans des domaines essentiels tels que l’agro-industrie, la finance, et l’énergie, où il déploie ses ressources pour encourager la croissance et l’innovation.

Ainsi, cinq ans après l’annonce initiale de son ambitieux projet de construction d’une cimenterie dans le pays, dont l’importance pour l’économie locale ne peut être sous-estimée, le dossier a refait surface le 19 février 2026, à Yaoundé, lors d’une cérémonie officielle marquée par la signature de conventions à l’Agence de Promotion des Investissements (API). Cette démarche a été relayée par des informations publiées par le quotidien national à capitaux publics, le Cameroon Tribune, qui souligne l’intérêt croissant pour les initiatives d’investissement telles que celle-ci.

À cette occasion mémorable, le promoteur ivoirien, Kone Dossongui, a obtenu un avenant à la convention existante pour la Société de Ciment du Cameroun, une unité industrielle que son groupe, Atlantic Group, porte avec ambition. La création de cette cimenterie est attendue avec impatience, car l’entrée en production de l’usine a été annoncée dans un délai raisonnable de 24 mois, offrant ainsi des perspectives d’emploi et de développement socio-économique pour la région. Bien que les contours précis de l’avenant n’aient pas été détaillés publiquement pour l’instant, il est clair que cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer les infrastructures industrielles du pays.

 En outre, la précédente convention, signée le 4 août 2021 avec l’API, accordait à cette entreprise les facilités qui sont prévues par la loi de 2013 en matière d’investissement, créant ainsi un environnement propice pour d’autres investisseurs souhaitant participer au dynamisme économique du Cameroun. Le projet ambitieux qui est actuellement en développement concerne une cimenterie qui sera bâtie dans la charmante ville de Kribi, située dans la région du Sud du Cameroun, précisément au cœur de la dynamique zone industrialo-portuaire qui joue un rôle crucial dans l’économie locale. Dans ce cadre, le Port autonome de Kribi, reconnu pour sa capacité à soutenir divers projets industriels grâce à ses infrastructures modernes, avait déjà mis à la disposition du groupe en charge de la cimenterie un vaste terrain de 10 hectares, destiné à accueillir cette infrastructure industrielle vitale.

 L’investissement promis en 2021 s’élevait à près de 40 milliards de FCFA, une somme considérable qui témoigne de l’importance de cette initiative, ainsi que d’une capacité de production annuelle d’un million de tonnes de ciment, qui viendra renforcer le tissu industriel de la région.

L’arrivée de cette nouvelle unité de production de ciment interviendra dans un marché camerounais du ciment devenu extrêmement concurrentiel, où plusieurs producteurs locaux et des filiales de groupes internationaux tels que Dangote Cement et Cimaf sont déjà bien établis, chacun d’eux visant à capturer une part croissante de ce marché dynamique. Pour Atlantic Group, ce projet représente le second engagement industriel au Cameroun après le succès d’Atlantic Cocoa, qui est une unité de transformation de fèves de cacao, également située dans la zone industrielle du port de Kribi. 

Cette usine de transformation, dotée d’une capacité initiale de 48 000 tonnes, extensible à 64 000 tonnes, a été mise en service en 2020 et a réalisé ses premières exportations le 12 décembre de la même année, affichant ainsi un potentiel de croissance prometteur dans le secteur. Grâce à ces initiatives, la région de Kribi s’affirme comme un pôle industriel majeur au Cameroun, stimulant à la fois l’économie locale et l’emploi.

L’avenant accordé à la Société de Ciment du Cameroun s’inscrit dans une série d’accords importants et significatifs qui ont été conclus le 19 février 2026 entre l’Agence de Promotion des Investissements et quatre autres entreprises faisant partie intégrante du tissu économique camerounais. Ce cadre d’accords ambitieux représente plus de 107 milliards de FCFA d’engagements financiers et est prometteur pour l’économie locale, car il pourrait générer près de 2 000 emplois directs au sein de plusieurs branches productives essentielles à la croissance du pays.

Créée en 2013, l’Agence de Promotion des Investissements joue un rôle crucial dans ce contexte en facilitant les partenariats entre le gouvernement et le secteur privé, encourageant ainsi le développement durable et l’essor économique du Cameroun.

Pour détailler davantage ces opportunités, la société Micasa by MCG Sarl, reconnue pour son expertise dans la transformation du bois et la fabrication de mobilier sur mesure, prévoit d’investir 2,6 milliards de FCFA, ce qui pourrait se traduire par la création de 450 emplois, offrant ainsi des perspectives professionnelles attractives dans le secteur du design et de l’ameublement.

 De son côté, ETS Befidi & Fils, active dans le domaine de l’hôtellerie, se mobilise avec un investissement de 4 milliards de FCFA, visant à générer 300 emplois, ce qui contribuera au développement du tourisme et de l’accueil dans la région. La Société Générale des Travaux du Cameroun, quant à elle, s’engage dans l’industrie manufacturière avec 1 milliard de FCFA pour créer 200 emplois, renforçant ainsi le secteur industriel et la production locale.

Notons que le projet le plus ambitieux en termes d’engagement financier, Sphinx Resort Palace, qui est un complexe touristique et de loisirs très attendu, prévoit des investissements massifs atteignant 100 milliards de FCFA, avec l’espoir de générer pas moins de 1000 emplois à terme, ce qui pourrait transformer le paysage économique et social de la région.

Daouda Bakary KONE

À la BRVM,  l’action Servair Abidjan affiche la meilleure performance sur le marché le jeudi 19 février 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de la séance de cotation qui s’est tenue le jeudi 19 février 2026, le titre de l’entreprise Servair Abidjan a affiché une performance remarquable, s’imposant comme le leader incontesté du marché des actions à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). En effet, il a enregistré une hausse impressionnante de 7,46% de son cours, témoignant ainsi d’un regain d’intérêt notable de la part des investisseurs.

 Le cours de cette valeur, dont l’expertise se situe dans le domaine stratégique de l’avitaillement des aéronefs, est passé de 3 285 FCFA la veille à 3 530 FCFA ce 19 février 2026, ce qui représente une augmentation substantielle de 245 FCFA en une seule journée. En examinant les résultats financiers, au terme du troisième trimestre de l’année 2025, la société Servair Abidjan a réussi à atteindre un résultat net de 1,324 milliard de FCFA, dépassant ainsi le chiffre de 1,130 milliard de FCFA enregistré au même trimestre de l’année précédente, ce qui illustre une hausse significative de 17,1% par rapport à l’année antérieure. 

Selon la direction de l’entreprise, les résultats encourageants obtenus ne sont pas uniquement le fruit d’un environnement économique favorable, mais s’expliquent également par une mise en œuvre rigoureuse et méthodique des plans d’actions qui ont été élaborés dans le but d’optimiser l’utilisation de la matière première et d’améliorer ainsi les marges de profit. C’est donc sans surprise que Servair Abidjan se retrouve à la tête du Top 5 des plus fortes hausses de cours, suivi respectivement par d’autres titres dont les performances méritent également d’être mentionnées pour leur contribution au dynamisme du marché boursier local.Le classement des cinq plus fortes baisses de cours sur le marché financier est dominé par plusieurs titres, dont ceux de Sicor Côte d’Ivoire qui ont enregistré une hausse notable de 6,72% pour s’établir à 3 610 FCFA. En revanche, certains titres ont subi des pertes significatives, tels que ceux d’Ecobank Côte d’Ivoire, qui a vu leur valeur descendue de 4,41% pour atteindre 16 250 FCFA, indiquant un essoufflement du titre. 

De plus, ETI Togo a également connu une dégringolade de 2,94%, se chiffrant à 33 FCFA, peu de temps après une période de bonne performance. Solibra Côte d’Ivoire, une entreprise emblématique dans le secteur des boissons, a enregistré une baisse de 2,75%, se fixant à 33 065 FCFA, tandis que Sucrivoire Côte d’Ivoire, spécialisée dans l’industrialisation du sucre, a chuté de 2,15%, terminant la journée à 1 595 FCFA, ce qui représente une inquiétude pour ses investisseurs.


En termes d’activité sur le marché, la valeur totale des transactions s’est établie à un impressionnant montant de 1,678 milliard FCFA, un chiffre comparativement faible par rapport aux 8,987 milliards de FCFA réalisés lors de la séance précédente, indiquant un ralentissement notable dans les échanges. Parallèlement, la capitalisation du marché des actions a vu une progression optimiste de 80,611 milliards, s’élevant à 15 201,791 milliards de FCFA par rapport aux 15 121,180 milliards de FCFA enregistrés le mercredi 18 février 2026, ce qui pourrait suggérer une tendance haussière dans certaines actions malgré les baisses mentionnées. 


Aussi, le marché des obligations a également bénéficié d’une légère embellie, affichant une hausse de 131 millions FCFA, passant de 11 466,103 milliards FCFA lors de la séance précédente à 11 466,234 milliards FCFA ce 19 février 2026, ce qui montre un intérêt croissant pour les instruments de dette.
Notons qu’il  est important de noter que, mis à part l’indice BRVM Principal, qui n’a pas suivi la tendance haussière, tous les autres indices clés ont montré des signes d’amélioration. L’indice BRVM Composite, par exemple, a connu une appréciation de 0,53%, atteignant ainsi 394,28 points, un léger rebond par rapport aux 392,19 points de la veille, tandis que l’indice BRVM 30 a également enregistré des performances encourageantes, soulignant un regain d’intérêt des investisseurs pour le marché boursier régional.

Korotoumou Sylla