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OCDE: la croissance du PIB montre une situation contrastée, selon les données officielles 

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epa08005447 The logo of the OECD (Organisation for Economic Co-operation and Development) is seen during the launch of a new report by the OECD in Berlin, Germany, 18 November 2019. The report 'Negotiating Our Way Up: Collective bargaining in a changing world of work', analyses how collective bargaining and workers' voice can contribute to promote better labour market outcomes. EPA/FELIPE TRUEBA (MaxPPP TagID: epalivefour431820.jpg) [Photo via MaxPPP]

(CROISSANCE AFRIQUE)- La croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) a présenté une situation contrastée parmi les 24 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour lesquels des données étaient disponibles au quatrième trimestre de l’année 2025. 

Selon un communiqué officiel diffusé par l’OCDE, tout en faisant état des performances économiques des nations, il a été observé qu’en comparaison avec le troisième trimestre de la même année, dix pays ont enregistré une véritable accélération de leur croissance du PIB, indiquant une dynamique économique positive dans ces régions, tandis que deux pays n’ont connu aucun changement significatif dans leur progression économique.

En revanche, la situation n’était pas aussi favorable dans d’autres pays, puisque sept d’entre eux ont affiché un ralentissement de leur croissance économique, signe possible d’une stagnation ou de défis internes. De plus, cinq pays ont enregistré une contraction de leur PIB, ce qui pourrait soulever des préoccupations concernant un éventuel recul économique ou des difficultés structurelles.

En conséquence de ces évolutions hétérogènes, la croissance du PIB au sein de l’OCDE a légèrement ralenti, s’établissant à 0,3 % au quatrième trimestre de 2025, par rapport à 0,4 % au trimestre précédent, selon des estimations provisoires qui soulignent la nécessité d’une surveillance continue des tendances économiques. En ce qui concerne les pays membres du G7, une source bien informée indique que la croissance économique a connu une acceleration notable en Allemagne et en Italie, atteignant le niveau de 0.3 % dans ces deux nations, une performance qui contraste fortement avec les chiffres du troisième trimestre de l’année 2025, qui affichaient respectivement des taux de croissance de 0.0 % pour l’Allemagne et de 0.2 % pour l’Italie.

Ce regain de croissance dans ces deux pays européens a été largement alimenté par des hausses significatives de la consommation des ménages et des administrations publiques, qui ont joué un rôle clé dans le dynamisme du marché. En particulier, en Italie, un facteur additionnel qui a soutenu cette tendance positive est l’augmentation des investissements, lesquels ont également contribué à l’amélioration des performances économiques de la nation.


En revanche, d’après les informations contenues dans le document, la France a connu un ralentissement de sa croissance au quatrième trimestre, avec un taux de 0.2 % comparé à 0.5 % enregistré au trimestre précédent. Ce déclin peut être en partie attribué à un déstockage persistant qui continue de peser négativement sur l’activité économique. Au Canada, la situation est encore plus préoccupante, le produit intérieur brut (PIB) ayant enregistré une contraction au quatrième trimestre, affichant une baisse de 0.1 %, après un trimestre précédent où une croissance de 0.6 % avait été observée. De son côté, la croissance au Royaume-Uni est restée relativement stable à 0.1 %, indiquant une situation économique plus équilibrée, mais sans véritable dynamisme. Enfin, au Japon, le PIB a montré des signes de reprise au quatrième trimestre en enregistrant une légère croissance de 0.1 %, principalement soutenue par une augmentation des investissements, ceci après une période difficile où le PIB avait connu une contraction de 0.7 % au trimestre précédent. Les données concernant le PIB des États-Unis pour le quatrième trimestre de 2025, cependant, n’étaient pas encore disponibles à la date de la publication de ce rapport.

Les premières estimations annuelles récemment publiées indiquent que la croissance du produit intérieur brut (PIB) dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est établie à un taux de 1,7 % pour l’année 2025, marquant une progression notoire par rapport aux taux de croissance plus modestes de 1,2 % en 2024 et de 1,1 % en 2023. Parmi les 24 pays membres de l’OCDE pour lesquels des données économiques étaient disponibles, il a été observé que la dynamique de croissance a connu un ralentissement dans 12 pays, tandis que, dans un retournement intéressant, 12 autres pays ont connu une accélération de leur croissance en 2025. 

Notons qu’en particulier, l’Irlande s’est distinguée en enregistrant la plus forte croissance annuelle, atteignant un impressionnant 12,6 %, soulignant ainsi la résilience et la vitalité de son économie. Contrairement à l’année précédente, qui avait été marquée par des difficultés économiques pour de nombreux pays, où sept d’entre eux avaient enregistré une contraction significative de leur PIB, il est encourageant de constater que tous les pays de l’OCDE, pour lesquels des données étaient disponibles en 2025, ont affiché une croissance positive, ce qui témoigne d’un climat économique global plus favorable et d’une reprise potentielle des activités économiques sur le continent.

Moussa KONÉ 

Télécoms : Orange Côte d’Ivoire affiche une croissance de chiffre d’affaires de 6,1 % en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de l’année 2025, précisément le 31 décembre, le résultat net consolidé du Groupe Orange Côte d’Ivoire, qui opère non seulement en Côte d’Ivoire mais également dans les pays voisins comme le Burkina Faso et le Liberia, a enregistré une augmentation encourageante de 6,1 % par rapport aux chiffres de l’année précédente, soit le 31 décembre 2024.

 Cette progression notable, rapportée dans les résultats financiers consolidés établis selon les normes internationales d’information financière (IFRS), a été soigneusement élaborée par la direction expérimentée de cette entreprise de télécommunications réputée. Ainsi, le résultat net consolidé a atteint un montant impressionnant de 168 milliards de francs CFA, en hausse par rapport aux 158,2 milliards de francs CFA enregistrés en 2024, soulignant ainsi la santé financière et la croissance du groupe dans un environnement concurrentiel. 

Toutefois, la direction du groupe OCI a exprimé des préoccupations quant à la réelle robustesse de cette performance, en pointant du doigt certains effets exceptionnels qui ont agi comme des freins à une croissance encore plus significative, notamment les amendes douanières infligées à leur filiale, Orange Burkina Faso. En conséquence, elle a souligné que « hors cet impact négatif, le résultat net aurait pu afficher une croissance impressionnante de +9,3 %, renforçant ainsi la perspective optimiste pour l’avenir immédiat de l’entreprise. »Quant au chiffre d’affaires consolidé du groupe OCI, il se situe à un impressionnant montant de 1 197,1 milliards de FCFA, marquant une hausse significative par rapport à l’année précédente où il était de 1 084,1 milliards de FCFA en 2024, ce qui représente un accroissement remarquable de 10,4%. D’après les commentaires réfléchis de l’équipe dirigeante du groupe OCI, ce résultat éclatant illustre non seulement la solidité inébranlable de la performance opérationnelle dans les trois pays concernés, mais aussi la stratégie élaborée qui reposait sur des investissements judicieux. 

« Orange Côte d’Ivoire enregistre une croissance soutenue et impressionnante, portée par des investissements ciblés et efficaces dans le développement des réseaux mobiles ainsi que dans l’infrastructure de la fibre optique », souligne la direction du groupe avec conviction. Elle ajoute avec fierté que cette dynamique positive s’appuie également sur une stratégie commerciale robuste et bien structurée, ainsi qu’une forte adhésion des clients aux offres commerciales proposées, ce qui témoigne de la confiance que les consommateurs placent dans les services offerts. 
Au niveau d’Orange Burkina Faso, la direction de OCI note avec satisfaction qu’elle maintient une trajectoire ascendante enviable grâce à la forte croissance des bases actives et à l’accélération rapide des investissements que l’entreprise souhaite réaliser pour l’extension des réseaux mobile et fixe dans le pays. De même, Orange Libéria affiche également, selon les responsables de OCI, une croissance solide et encourageante, stimulée par la mise en œuvre stratégique du tarif plancher sur les communications voix, une initiative qui contribue à la satisfaction des clients et à l’engagement des utilisateurs dans un marché en pleine expansion.

L’Ebitdaal a atteint la somme impressionnante de 424,1 milliards de FCFA, en nette progression par rapport aux 390,3 milliards de FCFA enregistrés en 2024, ce qui représente une amélioration significative de 8,7%. Selon les déclarations des dirigeants du groupe OCI, cette amélioration notable reflète non seulement la dynamique positive du chiffre d’affaires, mais également la capacité de l’entreprise à maîtriser efficacement ses coûts d’exploitation. Cela a été réalisé malgré une augmentation des charges qui découle directement de l’intensification des actions commerciales autour de la populaire plateforme Orange Money. Ils ont également souligné que, malgré ces résultats encourageants, la performance générale du groupe reste toutefois affectée de manière négative par une pression règlementaire et fiscale de plus en plus accrue, ce qui complique la viabilité de certaines de leurs initiatives

En ce qui concerne le résultat d’exploitation, celui-ci affiche une robuste croissance de 9,1%, atteignant 287,2 milliards de FCFA, une belle amélioration par rapport aux 263,2 milliards de FCFA de 2024. Parallèlement, le résultat des activités ordinaires a connu une variation positive de 6,5%, s’établissant à 258,4 milliards de FCFA contre 242,7 milliards de FCFA en 2024, témoignant ainsi de la solidité des opérations du groupe. 

Au 31 décembre 2025, le parc Fixe Mobile Internet s’élève maintenant à 38 544 000 clients, représentant une augmentation remarquable par rapport aux 35 372 000 clients que comptait le groupe à la même date en 2024, soulignant ainsi l’expansion constante de leur base de clients et l’importance croissante des services numériques dans leur stratégie commerciale.

Abdoulaye KONÉ 

Sénégal : les exportations connaissent une hausse de 155,0 % pour atteindre 823,3 milliards de FCFA en décembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au mois de décembre de l’année 2025, les exportations du Sénégal enregistrent un chiffre impressionnant de 825,3 milliards de francs CFA, marquant une nette progression par rapport aux 323,6 milliards de francs CFA réalisés le mois précédent, ce qui témoigne d’une augmentation remarquable de 155,0%.

 Cette dynamique positive est attribuée à une forte hausse des ventes à l’international qui incluent notamment l’or non monétaire, dont les exportations passent de 95,9 milliards de francs CFA le mois précédent à 206,8 milliards de francs CFA. De même, les ventes d’huiles brutes de pétrole ont connu une augmentation significative, s’élevant à 106,3 milliards de francs CFA, comparativement à 45,5 milliards de francs CFA, tandis que les produits pétroliers raffinés montrent également une croissance, atteignant 90,4 milliards de francs CFA, contre seulement 49,7 milliards de francs CFA précédemment.

Toutefois, il est important de noter que cette progression réjouissante est quelque peu équilibrée par une baisse significative des expéditions de phosphates, qui se chiffrent désormais à seulement 2,2 milliards de francs CFA contre 4,9 milliards de francs CFA le mois précédent. En outre, les exportations de produits de crustacés, de mollusques et de coquillages ont également connu une diminution, passant de 8,4 milliards de francs CFA à 6,4 milliards de francs CFA.

Aussi, ces variations différentes dans les secteurs des exportations montrent bien la complexité et la dynamique du commerce extérieur sénégalais, mettant en lumière les forces et les faiblesses de son économie à ce moment précis.Comparées au mois de décembre 2024, les exportations, selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), connaissent une augmentation impressionnante de 104,1%, ce qui met en lumière une dynamique économique particulièrement favorable. En effet, leur cumul à la fin de décembre 2025 atteint un montant significatif de 5 935,2 milliards de FCFA, un chiffre qui contraste fortement avec les 3 909,1 milliards de FCFA enregistrés durant la même période l’année précédente, révélant par conséquent une hausse substantielle de 51,8%. 


Au-delà de ces données, il est intéressant de noter que les principaux produits exportés au cours du mois de décembre 2025 incluent des matières de grande valeur et d’importance stratégique pour l’économie nationale. Parmi ceux-ci, l’or non monétaire, qui s’élève à 206,8 milliards de FCFA, ainsi que les huiles brutes de pétrole qui représentent une part significative avec 106,3 milliards de FCFA. Par ailleurs, les produits pétroliers raffinés se chiffrent à 90,4 milliards de FCFA, tandis que les acides phosphoriques contribuent également au chiffre d’affaires avec 41,5 milliards de FCFA. 


En matière de commerce international, le Sénégal entretient des relations solides avec plusieurs pays, dont les principaux clients, qui incluent la Suisse avec 19,0%, la Belgique à 16,1%, le Mali qui représente 9,9%, l’Espagne à hauteur de 8,8% et enfin le Royaume-Uni avec 7,0%. 


Notons que ces pourcentages démontrent non seulement l’importance des échanges commerciaux pour la croissance économique du Sénégal, mais aussi le rôle crucial de ces partenariats stratégiques sur le marché mondial.


Mariam KONE 

Mali: l’ex ministre Harouna Niang publie une note de « cadrage juridique » axée sur les questions d’investissement populaire

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NOTE DE CADRAGE JURIDIQUE

Mise en place d’une plateforme d’investissement populaire au Mali (extensible à l’AES)

I. Contexte et justification

Le Mali fait face à une insuffisance structurelle du financement de l’investissement productif, malgré :
• une épargne nationale réelle mais mal intermédiée ;
• des transferts de la diaspora élevés mais orientés majoritairement vers la consommation ;
• un système bancaire prudent mais peu enclin au financement de long terme et du risque industriel.

Dans ce contexte, la création d’une plateforme d’investissement populaire apparaît comme un outil juridique et financier innovant, permettant de :
• mobiliser l’épargne nationale et diasporique ;
• orienter les ressources vers des projets productifs identifiés ;
• compléter les instruments existants (banques, CDC, fonds publics), sans s’y substituer.

II. Objet de la note

La présente note vise à :
1. définir juridiquement la notion de plateforme d’investissement citoyen ;
2. identifier les fondements juridiques existants mobilisables au Mali ;
3. proposer un cadre juridique de cadrage, léger mais sécurisé ;
4. anticiper les risques juridiques et les mécanismes de protection des citoyens-investisseurs ;
5. préparer l’extension future du dispositif au niveau de l’AES.

III. Définition juridique proposée

Une plateforme d’investissement populaire peut être définie comme :

Une structure juridique agréée ou reconnue par l’État, ayant pour objet de mettre en relation des citoyens investisseurs avec des projets économiques productifs clairement identifiés, à travers des instruments financiers non spéculatifs, dans un cadre de transparence, de traçabilité et de responsabilité.

Éléments constitutifs :
• investissement (et non don) ;
• projets réels identifiés ;
• rémunération ou rendement attendu ;
• risque assumé et clairement déclaré.

IV. Fondements juridiques existants mobilisables

  1. Droit des sociétés (socle OHADA)

Le droit OHADA offre un cadre suffisant pour héberger juridiquement une telle plateforme, notamment via :
• la Société Anonyme (SA), recommandée pour sa crédibilité, sa gouvernance formalisée et sa capacité à associer investisseurs publics et privés ;
• la possibilité de créer des filiales ou véhicules dédiés (SPV) pour chaque projet financé.

Ce cadre permet :
• la levée de capitaux ;
• la contractualisation avec les investisseurs ;
• la responsabilité juridique claire des dirigeants.

  1. Réglementation financière UEMOA / BCEAO

Le principe central est le suivant :

La plateforme ne doit pas être assimilée à une banque ou à une institution de microfinance.

À ce titre :
• elle ne collecte pas de dépôts remboursables à vue ;
• elle n’utilise pas les fonds pour son propre compte ;
• elle agit comme intermédiaire d’investissement.

Les fonds des investisseurs :
• transitent par des comptes ségrégués ouverts auprès de banques agréées ;
• sont affectés exclusivement aux projets choisis par les investisseurs.

Dans ce schéma, aucun agrément bancaire BCEAO n’est requis, sous réserve :
• de transparence ;
• d’information complète des investisseurs ;
• de respect des règles de lutte contre le blanchiment.

V. Cadre juridique spécifique à mettre en place (proposition)

  1. Instrument juridique recommandé

La création du statut de Plateforme d’Investissement populaire(PIP) peut se faire par :
• décret ou arrêté ministériel, sans passer par une loi formelle.

Ce choix permet :
• rapidité de mise en œuvre ;
• flexibilité ;
• expérimentation contrôlée.

  1. Contenu minimal du cadre juridique

Le texte juridique devrait couvrir au minimum :

A. Champ d’application
• plateformes opérant au Mali ;
• investissements citoyens non cotés ;
• projets productifs localisés.

B. Instruments autorisés
• obligations citoyennes ;
• prêts participatifs ;
• prises de participation minoritaires dans des sociétés non cotées.

C. Protection des investisseurs
• obligation d’information préalable standardisée ;
• mention explicite du risque de perte en capital ;
• plafonnement des montants investis par personne physique.

D. Gouvernance et transparence
• conseil d’administration identifié ;
• audit annuel obligatoire ;
• publication périodique des performances.

E. Sanctions
• retrait de l’agrément ou de la reconnaissance ;
• sanctions financières ;
• responsabilité civile et pénale des dirigeants en cas de manquement grave.

VI. Cadre juridique applicable aux projets financés

Chaque projet financé doit impérativement :
• être porté par une entité juridique formelle (SA, SARL, coopérative structurée) ;
• disposer de documents juridiques clairs :
• contrats de prêt ou obligataires ;
• pactes d’actionnaires le cas échéant ;
• être justiciable devant les juridictions nationales.

Cela garantit :
• la sécurité juridique des investisseurs ;
• la capacité de recours en cas de litige.

VII. Rôle de l’État et des institutions publiques

L’État n’est ni gestionnaire, ni investisseur obligatoire, mais :
• régulateur ;
• garant du cadre ;
• tiers de confiance.

Les institutions publiques (CDC, fonds de garantie) peuvent :
• co-investir à titre minoritaire ;
• garantir partiellement certains projets ;
• renforcer la crédibilité globale du dispositif.

VIII. Perspective d’extension au niveau de l’AES

À moyen terme, le cadre national peut servir de base à :
• une reconnaissance mutuelle des plateformes entre États AES ;
• le financement de projets transfrontaliers ;
• une mobilisation coordonnée de la diaspora de l’AES.

Cette extension pourra être formalisée par :
• un accord intergouvernemental ;
• des adaptations réglementaires nationales harmonisées.

IX. Conclusion

La mise en place d’une plateforme d’investissement populaire est juridiquement faisable, économiquement pertinente et institutionnellement maîtrisable, à condition :
• d’un cadre clair ;
• d’une gouvernance rigoureuse ;
• d’une priorité donnée à l’investissement productif réel.

Elle constitue un outil moderne de souveraineté économique, compatible avec les ambitions du Mali et de l’AES.

H.Niang

#Mali: les forces armées anéantissent des factions terroristes à Ségou, Kidal et dans de nombreuses autres localités

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Une colonne de l'armée Malienne en démonstration en face des autorité Malienne

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’État-Major Général des Armées porte à la connaissance de l’opinion que, dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené, les 20 et 21 février 2026, des frappes de précision dans plusieurs zones. Cette information été publiée le dimanche 22 février 2026.

Vendredi 20 février 2026:

« Une opération de reconnaissance aérienne au sud de Sounga-Marka, dans la région de Ségou, a permis de localiser un groupe armé terroriste équipé de plusieurs motos, dissimulé sous un arbre. Les vecteurs aériens ont effectué avec succès une frappe contre ce groupe », précise le communiqué de la Dirpa. « Une seconde frappe a visé, dans la même zone, un groupe de rescapés parti se retrancher sous le couvert végétal. Le bilan fait état d’au moins une dizaine de terroristes neutralisés ainsi que de la destruction de leur logistique », a-t-elle ajouté 

Samedi 21 février 2026:

Au cours d’une mission de reconnaissance menée dans le Secteur 2, région de Kidal, les vecteurs aériens ont également traité avec succès une cible terroriste localisée au nord-est de Kidal.

Le bilan fait état d’un véhicule pick-up foudroyé et de ses occupants neutralisés alors qu’ils tentaient vainement de prendre la fuite. Dans la même journée, et dans la même zone au sud d’Attara, une autre frappe aérienne a neutralisé un groupe armé d’au moins cinq personnes.

Également au cours de la même journée, au nord-est de Diafarabé, région de Mopti, une première frappe a été menée contre un groupe armé terroriste ayant dissimulé son véhicule avant de se retrancher sous un arbre.

Une deuxième frappe, effectuée dans la même zone, a permis de détruire totalement le véhicule du groupe armé terroriste. Le bilan provisoire fait état de huit terroristes neutralisés et d’un véhicule pick-up détruit.

Notons que l’État-Major Général des Armées assure que les FAMa demeurent vigilantes et ne laisseront aucun répit aux groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire national.

Korotoumou Sylla

Mali: Alousséni Sanou exige des départements ministériels l’achat des produits et services locaux « Made in Mali »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique où l’importance du développement local est de plus en plus reconnue, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a pris des mesures significatives pour encourager l’utilisation des produits et services locaux.

 Par une circulaire soigneusement rédigée et signée le 13 février 2026, M. Sanou a donné des instructions claires à l’ensemble des départements ministériels, les exhortant à privilégier les achats publics auprès des entreprises nationales. Chaque ministère se voit ainsi attribuer un budget conséquent de 100 millions de FCFA spécifiquement destiné à acquérir des biens et services de la part des petites et moyennes entreprises (PME) nationales au cours de l’exercice budgétaire 2026.

Cette initiative marque un tournant stratégique majeur dans la politique de commande publique du gouvernement malien, qui vise à stimuler l’économie locale et à créer un environnement propice à l’émergence du secteur privé. À travers la note circulaire n°0313/MEF-SG, le ministère de l’Économie et des Finances déploie une vision claire pour orienter l’équipement et l’approvisionnement des structures étatiques vers les entreprises locales, renforçant ainsi leur rôle dans l’économie nationale. 

Cette mesure ne se limite pas seulement à une question d’achat, mais s’inscrit également dans une dynamique plus large des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Ces Assises, qui ont rassemblé de nombreux acteurs de la société malienne, ont formulé des recommandations incontournables pour renforcer la souveraineté économique du pays ainsi que pour accorder une valorisation accrue au secteur privé national, créant ainsi un élan vers l’autonomisation et la résilience économique du Mali

Selon les termes de la circulaire récemment émise, chaque département ministériel est dorénavant tenu de réserver une enveloppe substantielle de 100 millions de FCFA spécifiquement pour l’achat exclusif de biens et services qui sont produits localement. 

L’objectif affiché de cette initiative audacieuse est de transformer la dépense publique en un puissant levier direct de soutien et d’encouragement aux Petites et Moyennes Entreprises (PME), qui jouent un rôle crucial dans l’économie nationale. En allouant ces fonds, le gouvernement espère non seulement dynamiser le tissu économique local, mais également créer un environnement propice à l’innovation et à la compétitivité au sein de ce segment vital du marché.

Ensuite,les ministères concernés disposent d’un délai fixé au 20 février 2026 pour transmettre leurs propositions détaillées ainsi que les modalités d’exécution qui encadreront cette nouvelle politique. Cette échéance permet une mise en œuvre planifiée et réfléchie des initiatives proposées, garantissant ainsi que les PME bénéficient des opportunités offertes.

Ainsi, la directive précise plusieurs domaines d’application immédiate, correspondant à des secteurs stratégiques qui présentent un potentiel significatif de développement et de création d’emplois. Parmi ces secteurs, on trouve le mobilier et la décoration, où il est établi une priorité aux artisans locaux et aux fabricants pour l’aménagement des bureaux administratifs, contribuant ainsi à valoriser le savoir-faire local et à promouvoir les produits made in Mali.

 Dans le domaine de l’agro-industrie, l’approvisionnement en boissons, jus de fruits et thés issus de la production nationale est également mis en avant, renforçant ainsi la consommation des produits locaux tout en offrant une alternative saine et respectueuse de l’environnement. En outre, les produits d’hygiène et sanitaires ne seront pas en reste, avec un recours accru aux unités industrielles locales pour la fabrication de savons, détergents et papiers hygiéniques, ce qui réduit la dépendance aux importations et encourage la production domestique.

Par ailleurs, ces orientations stratégiques visent à stimuler efficacement les chaînes de valeur locales et à consolider les filières de transformation, alignant la vision du gouvernement sur un modèle de développement durable et inclusif qui bénéficie directement aux acteurs économiques locaux. La mise en œuvre effective de la directive récemment adoptée, ainsi que la capacité des entreprises locales à s’ajuster et à répondre aux standards administratifs exigés, constitueront désormais les principaux enjeux et défis majeurs auxquels le pays devra faire face.

 Cette situation met en lumière l’importance cruciale que revêt la mise en conformité avec les nouvelles normes, non seulement pour le bon fonctionnement des institutions, mais également pour la promotion d’un environnement économique florissant et compétitif. Avec cette circulaire, la commande publique s’affirme résolument comme un instrument central de la stratégie économique du Mali, jouant un rôle vital dans le développement du pays. Ici, le principe du « Consommer malien » apparaît comme un véritable mantra, devenant un axe structurant de la gouvernance budgétaire, et encourageant les citoyens à privilégier les produits locaux, tout en renforçant ainsi la production interne et en stimulant l’économie nationale. 

Notons que cette initiative ne se limite pas simplement à des considérations économiques, mais elle vise également à forger un sentiment d’appartenance et de fierté nationale au sein de la population, tout en s’attaquant aux enjeux de durabilité et d’autosuffisance.

Zangouna KONÉ 

En RDC, l’État et ses partenaires locaux ambitionnent de transfigurer l’or artisanal en un vecteur de souveraineté économique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À Kinshasa, capitale vibrante de la République Démocratique du Congo, un accord-cadre significatif a été signé entre le ministère des Mines, témoin incontournable des ressources naturelles du pays, et le Fonds social de la RDC, acteur clé dans le développement de programmes sociaux. Cet accord a pour but d’organiser de manière efficace la mise en œuvre du Programme national AXIS ainsi que de l’initiative GoldConnect. 

Ce dispositif public, innovant et prometteur, est présenté comme un mécanisme visant à transformer l’exploitation aurifère artisanale, qui a longtemps été marquée par des pratiques non régulées et peu transparentes, en un véritable moteur économique structuré, clair et traçable, tout en étant soutenu par des instruments financiers novateurs. Cette signature a eu lieu le 19 février 2026, une date qui pourrait marquer un tournant important pour le secteur minier congolais. Les autorités congolaises ont souligné que le programme a pour objectif principal d’organiser les chaînes d’approvisionnement en or, de sécuriser les flux d’or tout au long du processus, et d’ouvrir l’accès à des financements alternatifs qui ne reposent pas sur un endettement souverain classique qui pourrait compromettre l’économie du pays. 

En spécifiant l’importance de ces initiatives, elles ont précisé que le Programme national AXIS et l’initiative GoldConnect devront notamment « structurer les chaînes d’approvisionnement de l’or artisanal », garantir la transparence et la traçabilité des flux de production, tout en « facilitant l’accès à des mécanismes innovants de financement, sans engendrer de création de dette publique ni transfert de souveraineté ». Cette approche vise à renforcer l’intégration des acteurs artisanaux dans le circuit formel de l’économie, assurant ainsi leur pleine participation dans un secteur qui a le potentiel de transformer la vie de nombreuses personnes en RDC.

Le Programme AXIS, un projet novateur, est développé en collaboration avec le partenaire privé Phoenix Capital B.V., une entité reconnue pour son expertise dans le domaine financier. De plus, ce programme bénéficie d’un soutien significatif de la part de la Banque africaine de développement, une institution de premier plan qui vise à améliorer les conditions de vie sur le continent.

 Les autorités en charge de ce programme expliquent qu’il repose sur la valorisation d’actifs communautaires, en mettant en œuvre des instruments financiers qui sont non seulement adossés à des ressources réelles mais également juridiquement encadrés et traçables. Cette approche est conçue de manière à garantir une transparence totale, assurant ainsi qu’il n’y ait ni création de dette publique ni hypothèque sur les actifs naturels souverains de la région.

Par ailleurs, la première phase opérationnelle du programme se concentre principalement sur deux aspects clés: GoldConnect, un projet visant à connecter les petits exploitants miniers à des marchés plus larges, et la mise en place d’un marché communautaire carbone qui encourage la durabilité environnementale. Cette phase cible la formalisation de l’exploitation artisanale des ressources aurifères, ainsi que des activités agricoles et forestières, tout en cherchant activement à mobiliser des capitaux qui seront spécifiquement destinés au développement des territoires concernés.

Toutefois, le mécanisme financier élaboré au sein du Programme AXIS est présenté comme un instrument de tokenisation, qui est habilement adossé aux réserves aurifères, garantissant ainsi la sécurité des investissements. Dans le communiqué qui annonce ces développements, il est mentionné que Phoenix Capital B.V. joue un rôle essentiel dans l’ingénierie et l’architecture financière, en intégrant non seulement les instruments de tokenisation mais aussi en mobilisant les capitaux nécessaires et en gérant les diverses facettes de ce projet ambitieux.

Aussi, le texte officiel met clairement en exergue l’importance cruciale de la mise en œuvre du programme, précisant que celui-ci devrait non seulement « renforcer les retombées économiques au profit des communautés locales », mais également agir comme un catalyseur pour des changements positifs en augmentant les recettes publiques. L’accent est mis sur la nécessité d’établir des bases économiques solides qui bénéficieront directement aux populations locales, ce qui, à son tour, pourrait améliorer leur qualité de vie, favoriser l’emploi et encourager un développement durable dans la région. 

Notons que cette initiative vise à optimiser les ressources existantes afin que les bénéfices soient répartis de manière équitable parmi tous les membres de la communauté, tout en consolidant les infrastructures et en renforçant les services publics essentiels.

Moussa KONÉ 

Avec un investissement de 4,5 milliards de FCFA, le Burkina Faso aspire à transformer son potentiel de production de piment localement

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, l’usine représente un des projets agro-industriels d’envergure intermédiaire les plus prometteurs, qui ont le potentiel de structurer et de dynamiser de manière significative une filière locale, tout en demeurant accessibles à un financement hybride, alliant à la fois des ressources publiques et privées. 

En effet, cette initiative s’inscrit parfaitement dans la vision économique dynamique et inclusive que prônent les autorités burkinabè, qui voient en elle une opportunité de développement durable et d’autonomisation des acteurs locaux. Ainsi, la réalisation de ce projet novateur reposera sur un modèle d’actionnariat populaire, qui vise à associer directement la population à cette aventure entrepreneuriale. Les citoyens, et en particulier les producteurs de piment – qui jouent un rôle crucial dans cette filière – ainsi que les forces vives de la région, sont concrètement appelés à mobiliser au moins 50% du financement nécessaire, renforçant ainsi leur engagement et leur responsabilité envers le succès de cet important projet économique.

L’État interviendra en complément à travers des mécanismes publics et variés, notamment en s’appuyant sur le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo », qui jouera un rôle essentiel dans l’accompagnement et le financement de la phase de réalisation de projets significatifs dès que le seuil de souscription, qui est une étape cruciale, sera atteint avec succès. 

Cette initiative vise non seulement à dynamiser l’économie locale, mais aussi à apporter une véritable amélioration des conditions de vie des citoyens burkinabè. Il est important de noter que la rapidité de mise en œuvre du projet dépendra donc directement du rythme de mobilisation des souscripteurs, qui sont des acteurs clés dans ce processus de développement. 

En effet, « Dès que le seuil des 50% sera atteint, les travaux pourront démarrer », a assuré le directeur général de l’APEC, soulignant ainsi l’importance d’un engagement collectif pour faire avancer cette initiative vers le succès et permettre au Burkina Faso de progresser vers ses objectifs économiques et sociaux.

Il est important de souligner que le Burkina Faso se pose comme l’un des principaux producteurs de piment en Afrique de l’Ouest, avec une production annuelle qui, selon les estimations de la FAO, atteignait environ 150 000 tonnes en 2022. Cette réussite n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un engagement soutenu des agriculteurs burkinabés dans la culture de cette épice prisée. Le choix de se concentrer sur le piment n’est pas anodin et illustre des réponses concrètes aux doléances exprimées en 2024 par les populations locales lors des échanges fructueux avec le Chef de l’État, Ibrahim Traoré, à Banfora. 

Cette région, reconnue pour son potentiel agricole important, fait face à des défis considérables que rencontrent les producteurs, notamment des difficultés récurrentes liées à l’écoulement du piment frais sur le marché. Ce dernier est souvent exposé à des pertes post-récolte significatives, en raison de la perishable nature de la récolte, ainsi qu’à des fluctuations de prix qui rendent la rentabilité précaire pour de nombreux agriculteurs.

Dans ce contexte, la mise en place de solutions telles que la transformation industrielle du piment, incluant le séchage, le broyage, le conditionnement ou même la production de dérivés, pourrait jouer un rôle crucial. Cela permettrait non seulement de stabiliser les revenus des producteurs, mais également de réduire de manière significative les pertes agricoles subies. De plus, en favorisant la création de valeur ajoutée locale, ces initiatives pourraient contribuer à stimuler l’emploi et à améliorer les conditions de vie au sein des communautés agricoles de la région, renforçant ainsi la durabilité du secteur.

Au-delà de la seule filière piment, qui est déjà d’une importance significative, le projet s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus large et ambitieuse de transformation locale des produits agricoles, visant non seulement à améliorer les conditions de vie des agriculteurs locaux, mais aussi à réduire la dépendance aux importations de denrées alimentaires. 

Notons sue cette initiative cherche à diversifier les cultures et à encourager les pratiques agricoles durables, tout en favorisant le développement d’une économie locale forte. En mettant l’accent sur la transformation des produits sur place, le projet aspire à créer de la valeur ajoutée à travers des processus innovants qui contribuent à la sécurité alimentaire et à l’autonomie économique de la communauté.

Abdoulaye KONÉ 

Côte d’Ivoire : le Japon alloue 6 millions USD au projet d’entretien routier destiné à la région du Grand Abidjan

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la coopération économique entre l’Etat et le Japon est au beau fixe, marquant une relation bilatérale florissante et pleine de promesses. En effet, les deux pays ont procédé ce 20 février, dans la vibrante capitale économique Abidjan, à la signature d’un accord de don d’un montant impressionnant de 1,618 milliard de yens, ce qui équivaut à environ 6 milliards FCFA

Cette aide financière est spécifiquement destinée au Projet d’amélioration des équipements d’entretien routier dans le Grand Abidjan, qui englobe non seulement la ville d’Abidjan elle-même mais aussi ses nombreuses banlieues en pleine expansion.

 Ce soutien financier se révèle être un appui ciblé et crucial, qui s’attaque de front à l’un des défis majeurs et pressants de la capitale économique ivoirienne, à savoir la durabilité et la fluidité de son réseau routier, essentiel pour le développement urbain et économique. La cérémonie de signature de cet accord important a eu lieu en présence de Nialé KABA, la ministre ivoirienne des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, ainsi que de Gomakubo Junji, ambassadeur japonais en poste en Côte d’Ivoire.

 Cette rencontre a également vu la participation significative du ministre ivoirien en charge des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié Yacouba, soulignant l’importance de cet événement pour les deux nations. Le don, qui sera mis en œuvre par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), permettra l’acquisition d’équipements modernes et de services spécialisés dédiés à l’amélioration de l’infrastructure routière, garantissant ainsi un avenir où le réseau routier pourra supporter la croissance incessante du trafic et des échanges commerciaux dans la région.

Dans une agglomération aussi dynamique et essentielle que la ville d’Abidjan, qui représente le cœur névralgique de l’activité économique nationale, il est indéniable que la performance du réseau routier influence de manière directe non seulement la compétitivité logistique des entreprises, mais également la productivité de celles-ci ainsi que la qualité de vie des populations qui y résident. 

En effet, la circulation fluide des biens et des personnes est primordiale dans un contexte où les interactions économiques et sociales sont en constante évolution. Pour le gouvernement ivoirien, cet appui précieux provenant du Japon se dresse comme une réponse durable et efficace à « l’épineuse question de la sécurité routière », un enjeu crucial qui revêt des implications tant économiques que sociales, et qui s’inscrit dans une stratégie globale plus vaste de modernisation et d’amélioration des infrastructures urbaines. 

Lors de cet événement, la ministre Nialé KABA a exprimé la profonde gratitude de la Côte d’Ivoire envers le partenaire japonais, tout en soulignant l’engagement ferme des autorités à garantir une mise en œuvre rigoureuse, transparente et éthique du projet, pour le bien de toutes les parties concernées. Du côté japonais, Gomakubo Junji a souligné avec conviction la portée stratégique de ce don, minutieusement conçu pour améliorer non seulement la fluidité du trafic, mais également la logistique urbaine au sein du Grand Abidjan. 

Notons qu’il a également rappelé que cette initiative s’inscrit parfaitement dans la continuité de l’engagement du Japon en faveur « d’infrastructures de qualité », déjà illustré par des réalisations marquantes dans le domaine, et témoignant d’un partenariat solide et en évolution constante entre les deux nations.

Mariam KONE

Ghana : l’État consolide sa participation dans le projetTullow et prolonge les licences pétrolières jusqu’en 2040

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un élan stratégique aux répercussions économiques significatives, le Parlement du Ghana a ratifié, après de longues délibérations et analyses, la prolongation des accords pétroliers couvrant les champs offshore Jubilee et Tweneboa-Enyenra-Ntomme (TEN) jusqu’au 31 décembre 2040

Cette décision cruciale non seulement assure une continuité des opérations dans un secteur vital pour l’économie ghanéenne, mais elle offre également une visibilité à long terme à Tullow Oil plc, une entreprise pétrolière britannique de renom, ainsi qu’à ses partenaires potentiels. De plus, elle consacre un rééquilibrage progressif en faveur de l’État ghanéen, le rendant de plus en plus en mesure de tirer profit des ressources de ces gisements à mesure qu’ils atteignent leur pleine maturité.

La ratification de cette extension rend pleinement exécutoires les prolongations des accords West Cape Three Points (WCTP) et Deep Water Tano (DWT), qui représentent des piliers essentiels de la production pétrolière offshore du Ghana, garantissant ainsi une stabilité dans l’approvisionnement et les revenus. Depuis que le champ Jubilee a commencé à produire en 2010, suivi par le champ TEN en 2016, ces actifs stratégiques ont été à l’origine de la génération de plusieurs milliards de dollars en recettes pour l’économie nationale, contribuant ainsi au développement d’infrastructures et à l’amélioration des conditions de vie des Ghanéens. 

Aussi, leur sécurisation jusqu’en 2040 ouvre désormais la voie à de nouveaux cycles d’investissement, engendrant des opportunités pour le forage de puits additionnels et l’optimisation de la récupération des ressources existantes, tout en annonçant une nouvelle ère de prospérité pour le pays.

Cette situation était au cœur du compromis récemment établi, mettant en avant l’augmentation significative de la participation de la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC), la compagnie pétrolière nationale ghanéenne. À compter du 20 juillet 2036, ce changement stratégique permettra à la société nationale de voir sa part croître de 10 points de pourcentage, entraînant ainsi une dilution des participations des partenaires privés de manière proportionnelle.

 Cette architecture, soigneusement conçue, est jugée équilibrée par les parties prenantes, car elle permet à l’État de capter une part beaucoup plus importante des revenus futurs générés par l’exploitation des ressources pétrolières, tout en évitant la nécessité d’une mobilisation immédiate de ressources budgétaires. Par ailleurs, cette augmentation de la participation de l’État est orchestrée de manière à préserver l’attractivité économique des projets pour les investisseurs futurs.

Au-delà des licences habituelles, cet accord novateur redéfinit en profondeur les conditions d’approvisionnement en gaz, qui ont longtemps été une source de tensions notables entre le gouvernement d’Accra et les acteurs de l’amont pétrolier. Ainsi, les différentes parties se sont entendues sur un prix progressif de 2,5 dollars par million de British thermal units (mmbtu) pour le gaz provenant de Jubilee tout au long de la période prolongée de l’accord, et ce, assorti d’un mécanisme de garantie de paiement qui vise à sécuriser les transactions.

 De plus, un protocole d’accord a été élaboré pour encadrer également un éventuel approvisionnement futur en gaz provenant du champ pétrolier de TEN, renforçant ainsi la collaboration entre les différents acteurs et ouvrant la voie à des relations commerciales apaisées et constructives. Cette avancée tactique augure d’un potentiel de croissance significatif pour l’industrie pétrolière ghanéenne, tout en assurant des conditions équitables pour toutes les parties impliquées.

Pour le directeur général de Tullow, lan Perks, la ratification de cet accord est perçue comme une étape cruciale, car elle « sécurise notre position opérationnelle à long terme et crée un environnement d’investissement stable, tout en garantissant la sécurité des paiements pour le gaz ». En d’autres termes, cette décision est profondément ancrée dans la vision future de l’entreprise et reflète un engagement à maintenir une base financière solide et fiable. Dans les faits, le groupe, par cette initiative, consolide son recentrage stratégique sur le Ghana, après avoir effectué des cessions d’actifs au Gabon et au Kenya dans le but de se réorienter vers des projets jugés plus prometteurs.

 Tullow, en se projetant vers l’avenir, prévoit pour l’année 2026 une production qui devrait se situer entre 34 000 et 42 000 barils équivalent pétrole par jour, ce qui témoigne d’une hausse anticipée et d’une ambition clairement affirmée. Cette augmentation de production sera soutenue par des investissements considérables, estimés à environ 200 millions de dollars, en plus de la mise en production de nouveaux puits qui devraient diversifier les sources d’extraction.

À plus long terme, la prolongation des licences d’exploitation pourrait se traduire par un investissement cumulé avoisinant la somme impressionnante de 2 milliards de dollars, notamment grâce à un programme de forage additionnel programmé sur le champ pétrolier de Jubilee. Ce programme est essentiel non seulement pour l’augmentation des capacités de production, mais également pour solidifier la position du Ghana sur la scène énergétique mondiale. Pour Accra, l’enjeu dépasse largement la simple continuité de la production pétrolière et gazière. 

Notons que l’accord illustré par cette ratification représente une stratégie graduelle et réfléchie visant à renforcer la souveraineté économique du pays sur ses ressources naturelles, tout en s’assurant de ne pas rompre l’équilibre contractuel nécessaire avec les investisseurs étrangers, ce qui est un aspect fondamental pour encourager de futurs investissements et maintenir la confiance des partenaires dans un secteur en constante évolution.

Moussa KONÉ