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RDC: 100 millions USD du Japon pour la modernisation du système de transport urbain de Kinshasa 

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Troisième banque commerciale de la République Démocratique du Congo en termes d’actifs totaux, la Sofibanque a vu le jour au début de l’année 2010 à Kinshasa. Elle valorise un modèle visant à offrir à sa clientèle un service personnalisé de premier choix, à travers une gamme complète de produits et services en adéquation avec l’environnement local. Banque offrant des services digitaux et mettant en avant la proximité avec ses clients, la Sofibanque a pour objectif d’être au service de l’économie et de la population congolaise.

(CROISSANCE AFRIQUE)-En République démocratique du Congo, une annonce significative a été faite par le Japon, qui a décidé d’investir une enveloppe de 100 millions de dollars dans le but de financer la refonte et la modernisation du système de transport urbain de Kinshasa, la capitale animée du pays, connue pour sa croissance rapide et ses défis infrastructurels. 

Cette information d’une grande portée a été confirmée à l’issue d’une séance de travail fructueuse qui s’est tenue ce vendredi 20 février 2026, réunissant deux figures importantes, à savoir le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, au nom du gouvernement congolais, et Keiichi Okitsu, le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), un acteur clé dans le domaine de l’aide au développement.

Les discussions ont principalement porté sur l’actualisation complète et nécessaire du plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa, document essentiel qui, bien qu’il ait été établi en 2018, nécessite une réévaluation pour s’adapter aux évolutions récentes et aux besoins croissants des citoyens.

 Ce projet ambitieux, qui a déjà fait l’objet d’études préliminaires approfondies menées entre 2022 et 2023, vise à intégrer ces nouvelles données, notamment en matière d’urbanisme et de mobilité, pour finalement lancer dans un avenir proche les chantiers indispensables à cette transformation urbaine, afin d’améliorer la qualité de vie des habitants et de favoriser un développement durable dans cette métropole dynamique.

Parmi les infrastructures jugées prioritaires et essentielles au développement urbain, on trouve en première ligne la modernisation et l’élargissement de l’avenue Université, une artère importante qui traverse la ville et qui, par sa configuration actuelle, ne permet pas de répondre aux besoins croissants de circulation. 

De plus, la construction d’un échangeur au niveau stratégique du Rond-point Ngaba s’avère cruciale, car ce point névralgique est souvent le théâtre d’une congestion intense du trafic. Il est également prévu la mise en place d’une importante route de décongestion, conçue pour alléger la circulation dans une ville de Kinshasa souvent paralysée par des embouteillages monstres, afin d’améliorer la fluidité du transport et de réduire le temps de déplacement pour les résidents et les visiteurs. Ces projets visent non seulement à répondre aux besoins immédiats de mobilité, mais aussi à poser les bases d’une infrastructure plus durable et efficace pour le futur.

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Le ministre John Banza Lunda a fermement insisté sur l’importance cruciale d’opérationnaliser ce projet ambitieux en adoptant une série de solutions définitives qui permettront de garantir son succès. Tout en soulignant l’importance de l’efficacité et de la rigueur dans la mise en œuvre, il a rappelé que tous les travaux devraient être réalisés en conformité avec les standards rigoureux de la qualité de construction japonaise, une référence mondialement reconnue pour son excellence et sa durabilité. Le prêt en question, évalué à environ 100 millions USD, a déjà été accordé, mais il est important de noter que son décaissement reste conditionné à l’achèvement de certaines procédures administratives essentielles, à la finalisation des études actualisées, et à l’obtention des autorisations requises, sans lesquelles aucun progrès ne pourra être réalisé.

Pour éviter que de nouveaux retards ne viennent perturber le calendrier du projet, le ministre a exprimé son souhait que toutes les procédures soient accélérées, afin de déboucher rapidement sur le lancement effectif des travaux tant attendus. Il s’est également engagé à activer tous les dossiers qui relèvent de sa compétence pour s’assurer que les étapes nécessaires soient franchies sans délai. En parallèle à ce financement nippon, qui témoigne d’une coopération internationale significative, les autorités examinent également une expansion du projet de l’avenue Université, un projet qui pourrait avoir des retombées très positives pour le développement de la ville. 

Notons que les autorités ont également exprimé leur volonté de voir la Banque Africaine de Développement jouer un rôle actif dans la participation à cet élargissement du périmètre d’intervention, ce qui pourrait apporter des ressources supplémentaires et renforcer l’impact de cette initiative sur le développement infrastructurel de la région.

Zangouna KONÉ 

Côte d’Ivoire: 75 millions USD des Nations Unies destinés au « Plan national de développement » 2026-2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, les Nations Unies, par l’intermédiaire du Fonds des Nations Unies pour la Population, annoncent une mobilisation impressionnante de 75 millions USD qui sera déployée sur la période allant de 2026 à 2030. Ce soutien financier visera à accompagner de manière significative la mise en œuvre du nouveau Plan national de développement du pays, qui se veut être un levier essentiel pour favoriser le progrès socio-économique. 

L’accent sera particulièrement mis sur des domaines cruciaux tels que la santé de la mère et de l’enfant, la planification familiale, la lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que le renforcement des données démographiques, qui constituent l’épine dorsale de toute politique publique efficace. Cet engagement ambitieux s’inscrit dans le cadre du nouveau programme de coopération nommée CP9, qui a été soigneusement conçu pour soutenir les priorités stratégiques du futur Plan national de développement de la Côte d’Ivoire.

 En ce sens, il aura pour objectif principal de renforcer les politiques publiques qui touchent à la population et à des questions fondamentales de bien-être. L’agence onusienne se donne ainsi pour mission de contribuer efficacement à la satisfaction des besoins en matière de santé reproductive, un sujet qui prévaut dans l’agenda de développement durable. De plus, elle mettra un point d’honneur à améliorer la disponibilité et la qualité des statistiques démographiques, considérées comme des indicateurs essentiels pour orienter les décisions publiques, ce qui permettra d’assurer un impact maximal de ces initiatives sur le terrain et d’améliorer la qualité de vie de la population ivoirienne.

Cette annonce importante a été faite lors d’une audience officielle accordée à Abidjan par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, qui, par son rôle crucial, mène des initiatives pour le progrès économique et social de la nation. L’audience a eu lieu en présence du représentant résident de l’UNFPA, Saïdou Kaboré, un représentant de haut rang d’une institution internationale dont la mission consiste à soutenir le bien-être des populations, en particulier en matière de santé reproductive et de développement durable.

 À cette occasion mémorable, le responsable onusien a exprimé ses salutations appuyées à la continuité de l’action gouvernementale, reconnaissant les efforts déployés jusqu’à présent, et a réaffirmé la volonté indéfectible de son institution à poursuivre son appui indéfectible aux efforts de développement du pays, signalant ainsi une coopération renforcée entre les autorités nationales et les acteurs internationaux pour atteindre des objectifs communs de croissance et de durabilité.

Le représentant de l’UNFPA a également souligné les progrès remarquables réalisés au cours des dernières années, marquant une évolution significative et encourageante dans divers domaines sociaux et économiques, particulièrement dans la réduction de la pauvreté, avec un taux impressionnant passant de 55 % en 2012 à 37 % en 2021. Cette baisse significative témoigne des efforts concertés déployés par le gouvernement et plusieurs organisations régionales et internationales pour lutter contre l’extrême pauvreté et améliorer les conditions de vie des citoyens. 

Aussi, ces avancées sont le fruit des politiques publiques soigneusement instaurées dans le cadre des précédents plans nationaux de développement, lesquelles ont non seulement permis d’améliorer les conditions de vie des populations, mais ont également contribué à stimuler la dynamique de croissance économique. Par ailleurs, ces politiques incluent des initiatives variées telles que l’accès accru à l’éducation, la promotion de la santé, et le renforcement des infrastructures, tous essentiels pour favoriser un développement durable et inclusif.

Pour les autorités ivoiriennes, ce nouveau programme est perçu comme un levier crucial pour consolider les acquis passés tout en soutenant de manière significative les grandes ambitions qu’alimente le futur Plan national de développement. Ce plan ambitieux a pour objectif principal d’accélérer la transformation économique et sociale de la Côte d’Ivoire, un pays riche en ressources naturelles, mais qui doit encore surmonter de nombreux défis pour assurer une prospérité équitable pour tous ses citoyens. 

Lors d’une récente déclaration, le ministre Souleymane Diarrassouba a salué la qualité du partenariat noué avec l’agence onusienne, notant avec insistance l’importance de cette coopération internationale pour le renforcement des capacités institutionnelles du pays, ainsi que pour l’amélioration significative des indicateurs sociaux qui reflètent le bien-être de la population.

Il a également rappelé que ce nouveau plan repose sur six piliers structurants, soigneusement élaborés pour adresser différentes facettes du développement, et il vise notamment à réduire le taux de pauvreté à un ambitieux 20 % dans les prochaines années. Ce processus s’accompagnera d’efforts soutenus pour améliorer durablement les conditions de vie des Ivoiriens, en veillant à ce que chaque segment de la société puisse bénéficier des fruits de cette transformation, et en intégrant des stratégies de développement inclusif qui touchent toutes les couches de la population, des plus vulnérables aux plus favorisées.

Korotoumou Sylla 

Burkina Faso : l’Etat prévoit d’injecter 449 millions USD dans le secteur énergétique d’ici à 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, les autorités publiques s’engagent résolument à garantir à l’ensemble des populations, tant rurales qu’urbaines, un accès universel à des services énergétiques modernes, fiables et à moindre coût d’ici l’horizon ambitieux de 2030. Cette initiative, qui s’inscrit dans un cadre plus large de développement durable, vise non seulement à améliorer la qualité de vie des Burkinabè, mais aussi à stimuler la croissance économique du pays. 

En effet, le gouvernement a récemment adopté un rapport essentiel relatif aux projets spécifiques du ministère en charge de l’Énergie, des Mines et des Carrières, au cours du conseil des ministres qui s’est tenu le 19 février. Ce rapport met en lumière une ambition claire et structurante pour le pays, en intégrant des solutions énergétiques innovantes et durables.

Au cœur de cette feuille de route élaborée, on trouve un effort financier d’envergure qui témoigne de la priorité accordée à l’énergie dans la stratégie de développement économique et social du Burkina Faso. Le coût global des projets spécifiques programmés, qui s’élève à 249,32 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 447 millions de dollars, illustre l’importance capitale que revêt le secteur énergétique pour l’avenir du pays. Cette enveloppe investie révèle non seulement l’ampleur des ambitions, mais aussi la volonté des autorités de transformer le paysage énergétique du Burkina Faso. 

Pour mobiliser cette somme substantielle, le gouvernement s’appuiera sur un panier de ressources diversifié et innovant, associant le budget de l’État, les investissements des promoteurs privés, la SONABEL, la Société publique d’électricité, ainsi que les contributions de partenaires techniques et financiers, renforçant ainsi les synergies nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.

Pour relever le défi énergétique auquel le Burkina Faso est confronté, le gouvernement burkinabè a élaboré une stratégie ambitieuse qui vise à exécuter plusieurs projets structurants, stratégiquement concentrés autour de quatre axes majeurs d’ici l’année 2026. Ce plan intègre des initiatives qui visent non seulement à améliorer l’efficacité de l’approvisionnement en électricité, mais aussi à renforcer l’infrastructure énergétique du pays dans son ensemble. Le premier de ces axes se concentre spécifiquement sur le renforcement du réseau de transport et de distribution électrique, crucial pour assurer une fourniture stable et fiable d’électricité.

 Dans ce cadre, des investissements significatifs sont prévus pour la construction de nouveaux postes haute tension qui fonctionneront à des tensions de 330/90/33 kV et 225/33 kV, ces projets étant directement destinés à améliorer les capacités opérationnelles de la Société Nationale d’Électricité du Burkina Faso (SONABEL). Cette initiative permettra de répondre à la demande croissante en électricité et de soutenir le développement économique du pays, tout en garantissant un accès équitable à l’énergie pour tous les Burkinabès.

Deuxième pilier, la promotion d’une production d’électricité à faibles émissions de carbone. Dans un contexte de transition énergétique mondiale, le Burkina Faso entend renforcer la part des sources propres et durables, afin de limiter sa vulnérabilité aux chocs des prix des combustibles fossiles, tout en respectant ses engagements climatiques.

Pour rappel, l’accès équitable à l’électricité constitue le troisième axe stratégique. Les projets spécifiques prévoient la connexion des ménages des zones périurbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ciblant en priorité les couches vulnérables. Cette dimension sociale est essentielle, en raison du fait que l’électricité est un levier direct d’amélioration des conditions de vie, de développement des activités génératrices de revenus et de renforcement des services sociaux de base.

Notons que le programme intègre le renforcement des capacités du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), afin d’améliorer la gouvernance, la connaissance des ressources et l’encadrement technique du secteur extractif, étroitement lié aux besoins énergétiques du pays. A travers ces projets spécifiques, le Burkina Faso pose les bases d’un système énergétique plus robuste, inclusif et durable.

Mariam KONE 

Mali: Modibo Mao Makalou attendu en tant que « Panéliste » lors de la Rencontre Professionnelle du CNPM-Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) a prévu d’organiser, le mercredi 25 février 2026, un événement marquant et très attendu, sa traditionnelle rencontre professionnelle.Il s’agit de la réunion professionnelle du conseil national du patronat du Mali. Au programme de cet événement très attendu, l’éminent économiste Malien Modibo Mao Makalou est prévu en tant que panéliste, apportant avec lui une expertise inestimable, lors de la rencontre professionnelle du Secteur privé du Mali. 

Cet événement, qui vise à rassembler des acteurs clés du milieu économique malien, permettra non seulement de discuter des opportunités et des défis auxquels le secteur privé est confronté, mais aussi de bénéficier des réflexions approfondies et éclairées de M. Makalou, reconnu pour ses analyses incisives sur les questions économiques locales et régionales.

 Ce rendez-vous représente un moment privilégié et incontournable pour tous les acteurs économiques du pays, qu’il s’agisse d’entrepreneurs, de chefs d’entreprise ou de représentants d’institutions et d’organisations diverses. Au cours de cette édition de la rencontre, l’accent sera mis sur la Loi de finances 2026, qui a été adoptée en décembre dernier par le Conseil national de Transition. 

Cette loi, qui introduit un certain nombre de nouvelles dispositions significatives, est appelée à susciter un vif intérêt et d’intenses discussions au sein du monde des affaires. Les participants auront l’occasion d’explorer comment ces changements législatifs pourraient influencer le paysage économique et les stratégies d’investissement au Mali, tout en offrant un cadre idéal pour le réseautage et l’échange d’idées entre professionnels du secteur.

La session sera animée par Modibo Mao Makalou, un économiste de renom, largement respecté pour son expertise approfondie dans les domaines économique et financier. Ancien sherpa de la Commission de l’Union africaine et du NEPAD, il a joué des rôles clés dans la promotion d’initiatives de développement avant-gardistes. 

De plus, son expérience en tant qu’ex-conseiller aux affaires économiques et financières à la présidence de la République du Mali lui confère une perspective unique et précieuse sur les défis auxquels le pays fait face. Son expertise apportera un éclairage précis et incontournable sur les enjeux fiscaux et budgétaires cruciaux liés à ce texte, permettant ainsi d’enrichir le dialogue autour des réalités économiques contemporaines.

Au cours des échanges qui se dérouleront lors de cette session, les participants, issus de divers horizons économiques et professionnels, auront l’opportunité d’analyser en profondeur les principales mesures introduites par la Loi de finances 2026. Cela inclut non seulement les éléments relatifs à la fiscalité des entreprises, mais également les nouvelles incitations à l’investissement créées pour stimuler l’économie locale. Les mécanismes de soutien à la croissance, essentiels pour favoriser un environnement économique favorable, seront également au cœur des discussions.

Par ailleurs, l’’objectif principal de cet échange sera de doter les opérateurs économiques d’une lecture claire et précise des implications concrètes que ces mesures peuvent avoir sur leurs activités quotidiennes, particulièrement dans un contexte où la compétitivité et la résilience économique demeurent des priorités absolues pour garantir la prospérité à long terme.

Cette rencontre constituera un cadre de dialogue constructif et enrichissant entre le secteur privé, composé d’entrepreneurs et de chefs d’entreprise dynamiques, et des experts en politiques fiscales, favorisant ainsi une meilleure appropriation des réformes budgétaires cruciales pour le développement économique. 

Toutefois, les discussions approfondies mettront en avant la nécessité indéniable d’une collaboration étroite et proactive entre l’État et les entreprises, dans le but de transformer les contraintes fiscales en véritables leviers de développement, capable de stimuler l’innovation et de dynamiser la croissance.

En plaçant la Loi de finances 2026 au cœur de ses travaux et en l’examinant sous différents angles, le CNPM confirmera son rôle essentiel en tant que plateforme stratégique destinée à accompagner les divers acteurs économiques dans la compréhension et l’application concrète des politiques publiques mises en place par les autorités. 

Aussi, les retombées significatives de cette rencontre devraient non seulement renforcer la capacité des entreprises à anticiper avec précision les évolutions réglementaires futures, mais aussi à adapter leurs stratégies en conséquence, garantissant ainsi leur compétitivité sur le marché national et international. 

Notons que l’importance de ce dialogue ne peut être sous-estimée, car il s’agit de construire des partenariats solides et de faciliter un échange d’idées innovantes qui profiteront à l’ensemble de l’écosystème économique.

Daouda Bakary KONE 

Au Mali, l’homme d’affaires Mossadeck Bally élu à la Présidence du Conseil d’Administration de l’INPS

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte marqué par des enjeux sociaux et économiques significatifs, Mossadeck Bally, qui occupe le poste de président directeur général du Groupe Azalaï, a été élu à la présidence du Conseil d’administration de l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS). 

Cette élection s’est déroulée le mardi 17 février 2026, lors de la 109ᵉ session ordinaire qui a eu lieu dans la capitale, Bamako, une ville dynamique et en pleine mutation. Ce nouveau rôle de Mossadeck Bally au sein de l’INPS est particulièrement crucial, car il intervient à un moment où la prévoyance sociale revêt une importance capitale pour le développement durable et le bien-être des citoyens maliens, reflet des aspirations d’une nation en quête de progrès et de stabilité.

Cette désignation, validée à l’unanimité par l’ensemble des administrateurs lors d’une réunion au siège historique de l’institution, confie les rênes de la protection sociale des travailleurs à une figure emblématique et respectée du patronat malien, qui a su se forger une réputation solide au fil des ans. Succédant ainsi à Yacouba Katilé, un acteur influent du secteur, Mossadeck Bally – qui occupe également le poste de président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la principale organisation représentant les intérêts des employeurs dans le pays – s’engage avec détermination à renforcer la gouvernance de l’INPS, l’Institution nationale de prévoyance sociale. 

Face aux nombreux défis socio-économiques qui assaillent le pays, notamment le chômage croissant et les inégalités persistantes, sa vision stratégique vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs tout en soutenant un développement durable et inclusif. Ce leadership est perçu comme essentiel pour naviguer à travers une conjoncture complexe et en constante évolution.

Aussi, la séance qui s’est tenue récemment a permis un examen approfondi et minutieux des comptes de gestion, des perspectives budgétaires, ainsi que des avancées significatives en matière de couverture sociale, des sujets de première importance pour l’avenir du pays. Les membres du Conseil, reconnus pour leur engagement et leur expertise, ont salué avec enthousiasme la compétence indéniable de Bally, qui a été choisie pour piloter les diverses réformes visant à élargir les prestations sociales, moderniser les services offerts et mieux intégrer le secteur informel, un défi majeur dans le contexte actuel. 

Dans cette optique, le nouveau Président du Conseil d’Administration, ou PCA, entend donner la priorité à l’action concrète et tangible, tout en veillant à instaurer une culture de transparence, d’efficacité et d’inclusion, afin que chaque Malien puisse bénéficier des effets positifs des politiques mises en œuvre. Ce faisant, il vise à consolider le rôle pivot de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) dans la solidarité nationale, un axe fondamental pour favoriser le bien-être collectif et l’équité sociale au sein de la population malienne.

Pour rappel, Mossadeck Bally, reconnu pour son charisme et son leadership, est également le président du conseil national du patronat, qui représente la plus grande faîtière du secteur privé au Mali, jouant ainsi un rôle crucial dans le développement économique du pays. Sous son égide, cette organisation a pour mission de défendre les intérêts des entreprises privées tout en favorisant un environnement des affaires propice à l’innovation et à la croissance.

 Avec cette lourde responsabilité qui lui incombe, assumant en outre la présidence du conseil d’administration de l’institut national de prévoyance Sociale (INPS), Mossadeck Bally s’engage à insuffler une nouvelle dynamique, tant économique que juridique, à la tête de cet organisme de prévoyance sociale au Mali. 

Notons que son ambition est de moderniser les structures et d’améliorer l’efficacité des services sociaux offerts à la population, contribuant ainsi à une meilleure protection des travailleurs et à un avenir plus sûr pour tous les Maliens.

Daouda Bakary KONÉ 

Affaire DGCC–Wave : « Une décision à géométrie variable »,-(Par Abdramane Bathily)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la récente décision de la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC) visant Wave Mali dépasse largement le simple cadre d’un débat technique sur la répercussion d’une taxe. Elle pose une question plus fondamentale : celle de la cohérence de notre politique économique et du traitement réservé aux différents acteurs du marché.

À première vue, l’intention affichée est louable. Contraindre l’opérateur à ne plus absorber sur ses fonds propres les taxes liées aux fonds de soutien aux infrastructures au Mali, mis en place par décret en février 2025 (le Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social). Pourtant, au-delà de l’objectif affiché, la décision soulève de profondes interrogations.

Le rôle du régulateur ne fait pas débat, soyons clairs : dans un marché en pleine expansion comme celui des services financiers numériques, l’existence d’un régulateur fort est non seulement légitime, mais indispensable. L’arbitre de la concurrence doit prévenir les abus de position dominante, garantir des pratiques loyales et protéger le consommateur.

Sur ce principe, il n’y a aucune ambiguïté.

Mais une bonne intention ne dispense pas d’une analyse rigoureuse des effets économiques réels. Premier point d’interrogation : que régule-t-on exactement ? Les textes actuels évoquent la régulation de « produits ». Or, il s’agit ici d’un service immatériel de transfert d’argent. En économie comme en droit, un produit et un service ne répondent pas aux mêmes logiques de formation des coûts, de valeur ajoutée ni de fiscalité. Assimiler un service financier numérique à un produit classique peut conduire à des interprétations approximatives et à des décisions dont les conséquences ne sont pas entièrement maîtrisées.

La régulation doit être adaptée à la nature réelle de l’activité concernée. À défaut, elle risque d’atteindre un objectif différent de celui recherché.

Deuxième point : le sentiment d’une décision à géométrie variable, comment justifier une telle rigueur à l’égard d’un opérateur privé de mobile money alors que, dans le même temps, l’État assume et organise  des distorsions bien plus importantes dans d’autres secteurs ?

Serions-nous dans la même logique si Énergie du Mali (EDM-SA) vendait l’électricité à son coût réel, sans que le contribuable ne comble chaque année ses déficits ?

La cohérence serait plus évidente si les subventions sur le carburant ou sur certaines denrées de première nécessité étaient supprimées au nom du libre jeu du #marché. Ces choix peuvent être socialement justifiés et relèvent de considérations stratégiques.

Néanmoins, ils invitent à s’interroger sur la cohérence d’ensemble des principes appliqués aux différents secteurs de l’économie. Car, au fond, il s’agit d’économie. Et en économie, une taxe est toujours supportée par quelqu’un. Si elle n’est pas visible, elle est simplement déplacée.

Car en économie, toute taxe finit toujours par être payée. Si Wave ne peut la répercuter sur les frais visibles, elle compensera ailleurs : moins d’investissements, moins de concurrence. Et c’est in fine le consommateur malien qui trinquera.

Cette affaire illustre un malaise plus profond : notre économie hésite entre la main invisible du marché et la main trop visible de l’État. D’un côté, on exige une rigueur absolue des acteurs modernes. De l’autre, on ferme les yeux sur des subventions qui faussent la concurrence.

Mali: À l’INPS, les recettes enregistrent une augmentation de 8,22 % pour l’exercice 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) a tenu, ce mardi 17 février 2026, sa 109ᵉ session du Conseil d’administration, une réunion cruciale qui s’est déroulée dans la salle de réunion récemment inaugurée du nouveau siège de l’institution, située à Hamdallaye ACI, un quartier dynamique de la capitale.

 Yacouba Katilé,  président du conseil d’administration (PCA) explique que les exercices 2024 et 2025, a initié les débats en prononçant une allocution empreinte de reconnaissance, saluant avec enthousiasme les performances financières remarquables réalisées en 2024. 

Ainsi, ces résultats positifs ont été obtenus malgré un contexte économique particulièrement difficile, caractérisé par des défis multiples et complexes qui ont affecté divers secteurs. L’importance de cette réunion repose non seulement sur l’évaluation des progrès accomplis, mais également sur la formulation des stratégies futures qui garantiront la pérennité et la prospérité de l’institution dans les années à venir.

Dans son discours introductif, Yacouba Katilé a exprimé une profonde gratitude et a rendu hommage à l’engagement indéfectible des administrateurs, de la direction générale ainsi que de l’ensemble du personnel, qui ont tous joué un rôle essentiel dans le renforcement de la gouvernance de l’institution. Par cette reconnaissance, il a souligné l’importance de leur dévouement et de leur travail acharné, qui ont contribués à améliorer les processus et les pratiques au sein de l’organisation. 

La session en cours, qui attire une attention particulière, examine deux documents stratégiques cruciaux : les états financiers, qui sont clos au 31 décembre 2024, ainsi que le rapport d’activités élaboré par le directeur général pour la même période. Ces documents, riches d’informations et d’analyses, permettent d’évaluer non seulement les progrès significatifs réalisés par l’institution, mais aussi les défis concrets rencontrés durant l’année écoulée, tout en offrant des perspectives et des orientations pour l’avenir dans le but d’assurer un meilleur service à l’égard des assurés sociaux.

Malgré une conjoncture économique difficile marquée par la crise énergétique, la restructuration complexe du secteur minier et le retrait préoccupant de certains partenaires, les recettes de l’INPS ont tout de même progressé de manière honorable, atteignant une augmentation de 8,22 % par rapport à l’année 2023. En effet, l’exercice 2024 s’est clôturé sur un résultat excédentaire impressionnant, atteignant 12 680 643 168 FCFA, ce qui témoigne d’une résilience notable, bien qu’en légère baisse de 6% par rapport aux 13 489 591 623 FCFA de l’année précédente. 

Fait particulièrement remarquable, le résultat technique a enregistré une hausse encourageante de 14%, tandis que l’équilibre des régimes repose solidement sur des performances positives dans divers secteurs, illustrant ainsi la capacité de l’institution à naviguer à travers les défis tout en poursuivant sa mission principale de soutien aux assurés.

Cette session revêt également une importance particulière, car elle marque une nouveauté institutionnelle significative avec l’établissement du nouveau bureau du Conseil, qui a été constitué suite au renouvellement des nominations effectué par décret présidentiel. Le président du Conseil d’administration (PCA) a exprimé ses félicitations aux membres dont les mandats ont été reconduits, tout en accueillant chaleureusement les nouveaux venus qui rejoignent l’équipe, et a également pris le temps de remercier les membres sortants pour leur rigueur et leur engagement indéfectible tout au long de leur parcours au sein de cette institution.

 « Face aux attentes croissantes des assurés et aux défis de soutenabilité financière qui se présentent à nous, nous devons viser une gouvernance vertueuse » a-t-il fermement insisté, soulignant l’importance d’un leadership éthique et responsable dans la conduite des affaires de l’institution.

En ce qui concerne les perspectives d’avenir, Yacouba Katilé a ainsi appelé à l’engagement dans des échanges constructifs, qui s’imposent comme essentiels pour consolider la modernisation de l’INPS, tout en visant à renforcer la confiance des usagers envers les services offerts. Il a solennellement déclaré ouverte la session, invoquant des idéaux de paix et de sérénité pour guider les décisions importantes qui seront prises dans les jours à venir.

Notons que ces résultats positifs et prometteurs témoignent de la dynamique encourageante de l’institution, comme cela a été observé lors des sessions précédentes, et laissent entrevoir un avenir riche en initiatives et en améliorations pour tous les acteurs impliqués.

Korotoumou Sylla

Gestion des approvisionnements en hydrocarbures : une supervision accrue des autorités Maliennes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la 15ᵉ réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures s’est tenue le jeudi 19 février 2026, sous la présidence du Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, un homme reconnu pour son engagement envers le développement économique et la sûreté énergétique du pays. 

Dans une atmosphère de collaboration et d’efforts communs, l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement étaient réunis, y compris des représentants du GPP (Groupement des Pétroliers du Mali) et du GMPP (Groupement des Marqueurs Pétroliers et Pétrolière), élargi cette fois-ci aux acteurs du gaz, afin d’évaluer la situation actuelle et d’ajuster les mécanismes de distribution des hydrocarbures.

Selon le rapport détaillé présenté par le Directeur général en charge du commerce, qui a pris soin d’analyser en profondeur les tendances du marché, la période du 09 au 15 février 2026 a enregistré un total de 622 citernes, représentant un volume global impressionnant de 28.666.703 litres d’hydrocarbures. 

À ce chiffre s’ajoute un stockage supplémentaire de 519 citernes relevées entre le 16 et le 19 février, soulignant l’importance d’une gestion proactive et réactive face à la demande. Ces données, collectées de manière méticuleuse en temps réel, font l’objet d’un suivi rigoureux par les équipes compétentes de la DGCCC (Direction Générale des Combustibles et des Carburants), qui s’efforcent de garantir un approvisionnement régulier et conforme aux besoins croissants sur l’ensemble du territoire national, tout en anticipant les fluctuations et les éventuels défis logistiques qui pourraient survenir.

Un point spécifique a été consacré à la situation régionale, où des enjeux cruciaux ont été examinés avec attention. Les échanges ont permis d’évaluer en profondeur les niveaux de desserte dans différentes zones et d’identifier les ajustements nécessaires afin d’assurer une couverture équilibrée et continue, essentielle pour le bien-être des populations locales et le développement économique de la région.

Le Ministre Moussa Alassane Diallo a insisté, avec une ferme conviction, sur la nécessité de maintenir la cadence dans les efforts d’approvisionnement, d’anticiper de manière proactive les besoins futurs et de renforcer la coordination opérationnelle entre les divers services techniques, les opérateurs en charge des ressources et les structures de contrôle qui veillent au respect des normes et des réglementations. 

Notons qu’il  rappelé que la régularité de l’approvisionnement en hydrocarbures, qui est au cœur de nombreuses activités économiques, constitue un enjeu stratégique non seulement pour la stabilité économique du pays, mais également pour le bien-être social des citoyens qui dépendent de ces ressources pour leurs besoins quotidiens et leur développement.

Mariam KONE 

Avec un financement de 800 millions de dollars, Mali se trouve à un tournant décisif dans son histoire maritime avec le Sénégal 

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Avec un financement de 800 millions de dollars, Mali se trouve à un tournant décisif dans son histoire maritime avec le Sénégal 

(CROISSANCE AFRIQUE)-Avec un financement colossal s’élevant à 800 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 446 milliards de FCFA, le pays enclavé du Mali se trouve à un tournant décisif dans son histoire maritime, car il pourrait, dans les années à venir, accéder directement aux vastes eaux de l’océan Atlantique.

 Ce projet serait rendu possible grâce à la transformation ambitieuse du fleuve Sénégal en un véritable corridor de navigation commerciale, un projet qui revêt à la fois une importance économique décisive, des implications géostratégiques considérables et une valeur symbolique profonde pour la nation malienne. 

La cérémonie tant attendue, prévue pour avril 2026, où sera posée la première pierre du corridor Saint-Louis-Ambidédi, marquera ainsi le lancement officiel de ce chantier inédit, qui entraînera d’importantes mutations pour la région. Cette voie navigable reliera Saint-Louis, qui fut jadis le principal port atlantique du Sénégal et un pivot historique du commerce maritime, à Ambidédi, situé dans la région de Kayes au Mali, sur une distance impressionnante d’environ 900 kilomètres, offrant ainsi de nouvelles perspectives commerciales et des opportunités de développement socio-économique pour de nombreuses communautés riveraines.

Par ailleurs, le projet ambitieux est porté par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), une institution régionale créée dans le but de promouvoir le développement durable des ressources hydriques du fleuve, ainsi que par son bras opérationnel, la SOGENAV, qui est spécifiquement dédiée à la gestion et à l’exploitation des voies navigables. Ce projet s’inscrit dans un cadre multilatéral qui associe plusieurs pays, notamment le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, lesquels unissent leurs efforts pour maximiser les opportunités offertes par le fleuve.

 L’ambition de ce projet visionnaire est de transformer le fleuve Sénégal en une artère commerciale moderne, qui sera dotée de chenaux navigables adaptés aux besoins du transport fluvial, de ports fluviaux conçus pour accueillir des navires de diverses tailles, ainsi que de terminaux logistiques performants visant à faciliter la circulation des marchandises et à améliorer le commerce régional. Cette initiative pourrait avoir un impact significatif sur le développement économique des pays riverains, en favorisant des échanges commerciaux accrus et en ouvrant de nouvelles voies de connectivité.

Ainsi, le projet, bien qu’ambitieux et novateur, pose néanmoins de redoutables défis qui ne doivent pas être sous-estimés. En effet, sa réussite dépendra inévitablement de la qualité du montage financier, qui doit être non seulement solide, mais également transparent, tout comme de la gouvernance impliquée dans le processus décisionnel. De plus, il est crucial de mobiliser efficacement les partenariats public-privé, qui jouent un rôle fondamental dans la mise en œuvre et le suivi du projet. À cela s’ajoutent des enjeux techniques majeurs qui requièrent une attention particulière : le dragage régulier du fleuve, qui est indispensable pour assurer une navigation sécurisée, la gestion des variations saisonnières du niveau d’eau, qui peut être particulièrement capricieuse, la sécurité sur l’ensemble du tracé, qui doit être garantie pour protéger les biens et les personnes, ainsi que l’efficacité des infrastructures portuaires, en particulier à Saint-Louis, où la modernisation est essentielle.

 L’expérience africaine rappelle avec force que de nombreux projets d’infrastructure ambitieux ont échoué dans le passé, souvent en raison d’un manque d’entretien régulier ou d’une absence de coordination institutionnelle efficace. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que depuis des décennies, l’économie malienne subit de lourdes contraintes dues à son enclavement, ce qui complique davantage les déplacements et les échanges commerciaux. En effet, les produits comme le coton, les minerais et divers produits agricoles transitent quasi exclusivement par la route, ce qui entraîne des coûts élevés, des aléas sécuritaires considérables et des délais de livraison imprévisibles, rendant ainsi le commerce encore plus problématique. Dans ce contexte, le transport fluvial apparaît comme une solution innovante et prometteuse qui change radicalement la donne. 

Notons que les études préliminaires évoquent une réduction potentielle des coûts logistiques pouvant atteindre jusqu’à 60%, un avantage décisif qui pourrait transformer la dynamique des exportations et améliorer l’accès aux marchés pour de nombreux producteurs locaux.

Daouda Bakary KONÉ 

RAMU : Contributions novatrices des secteurs informel, artisanal et rural attendues

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  Maeva Palace a accueillis un lundi 16 février 2026, le lancement d’un atelier essentiel, conçu spécifiquement pour définir les mécanismes et les stratégies de collecte des contributions des assurés appartenant aux secteurs informel, artisanal, agricole et rural. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), un projet ambitieux visant à étendre la protection sociale à toutes les couches de la population malienne.

La cérémonie, empreinte d’une atmosphère de collaboration et d’engagement, a réuni une multitude d’acteurs clés, dont le représentant du Ministère de la Santé et du Développement Social, ainsi que les responsables des institutions partenaires qui jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre de ce projet significatif. On y a également trouvé des cadres de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), aux côtés d’experts chevronnés issus de divers ministères, d’organismes de prévoyance sociale, de collectivités territoriales, ainsi que de leaders d’organisations de la société civile et de partenaires techniques et financiers, tous unis par une vision commune de réformer et d’améliorer le système de protection sociale au Mali. Cette mobilisation impressionnante et diversifiée illustre non seulement l’importance stratégique de cet atelier, mais également son rôle central pour l’avenir de la protection sociale au Mali. De plus, elle témoigne de l’engagement collectif envers la création d’un système d’assurance plus inclusif, capable de répondre aux besoins des populations vulnérables et de favoriser un environnement socio-économique plus équitable.

À l’ouverture des travaux, M. Sayon Doumbia, Conseiller technique et représentant du ministre de la Santé, a chaleureusement salué l’engagement manifeste et la coopération de toutes les parties prenantes présentes, soulignant avec emphase que les recommandations attendues à l’issue de cette rencontre contribueront de manière significative à bâtir un système de protection sociale universel. Ce système devra garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les Maliens, indépendamment de leur situation économique ou de leur lieu de résidence. Le Directeur général de la CANAM, à son tour, a rappelé que l’atelier s’inscrit résolument dans la dynamique de la Loi n°2018-074 adoptée le 31 décembre 2018, qui institue le régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU). Cette initiative illustre la volonté forte et déterminée du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’assurer à chaque citoyen, sans exception, un accès équitable à des soins de santé de qualité, tout en garantissant la pérennité du système.

De plus, le RAMU a pour but ambitieux d’améliorer non seulement l’accessibilité mais aussi la qualité des services de santé offerts à la population, en veillant à ce que chacun puisse bénéficier de soins appropriés et efficaces. Parallèlement, il vise également à garantir la soutenabilité financière du système de santé grâce à l’instauration de mécanismes solidaires qui fonctionneront en faveur des plus vulnérables, ceux qui, souvent, sont les plus en difficulté dans l’accès aux soins. La mise en œuvre du RAMU, dont la responsabilité a été confiée à la CANAM, ambitionne d’étendre progressivement la couverture sanitaire à l’ensemble de la population, en veillant particulièrement à intégrer les travailleurs des secteurs formels et informels, afin de ne laisser personne de côté dans cette grande entreprise de transformation sociale. L’atelier, qui se tiendra du 16 au 18 février 2026, entend ainsi proposer des mécanismes de collecte qui seront non seulement simples, mais également innovants et parfaitement adaptés aux besoins spécifiques des populations ciblées. Pour ce faire, une analyse minutieuse des caractéristiques socio-économiques des bénéficiaires, ainsi que des contraintes existantes dans leur environnement, sera menée. De plus, des expériences pertinentes acquises dans le passé seront prises en compte afin de définir des modalités de paiement précises ainsi que des responsabilités clairement établies pour chaque acteur impliqué dans le processus.

Adoptant une approche résolument participative, cet atelier ne se résumera pas à des exposés théoriques, mais mélangera des présentations techniques, des travaux de groupe dynamiques et des discussions plénières visant à engager tous les participants et à favoriser l’échange des idées. L’objectif ultime de ces interactions est d’aboutir à des recommandations consensuelles qui pourront être mises en œuvre de manière efficace et pragmatique. Cet événement est financé par le budget alloué pour l’année 2026 du projet ARISE / KENEYA YIRIWALI, dont l’objectif principal est de « Promouvoir la Résilience du Système de Santé Inclusif pour tous au Mali ». Il est important de souligner que cet atelier constitue une étape décisive et stratégique vers l’atteinte de la Couverture Maladie Universelle, qui est un pilier essentiel du développement social et économique du Mali, et qui permettra de garantir l’accès à des soins de santé de qualité pour l’ensemble de la population, renforçant ainsi le tissu social et économique du pays.

Moussa KONE