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RAMU : Contributions novatrices des secteurs informel, artisanal et rural attendues

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  Maeva Palace a accueillis un lundi 16 février 2026, le lancement d’un atelier essentiel, conçu spécifiquement pour définir les mécanismes et les stratégies de collecte des contributions des assurés appartenant aux secteurs informel, artisanal, agricole et rural. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), un projet ambitieux visant à étendre la protection sociale à toutes les couches de la population malienne.

La cérémonie, empreinte d’une atmosphère de collaboration et d’engagement, a réuni une multitude d’acteurs clés, dont le représentant du Ministère de la Santé et du Développement Social, ainsi que les responsables des institutions partenaires qui jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre de ce projet significatif. On y a également trouvé des cadres de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), aux côtés d’experts chevronnés issus de divers ministères, d’organismes de prévoyance sociale, de collectivités territoriales, ainsi que de leaders d’organisations de la société civile et de partenaires techniques et financiers, tous unis par une vision commune de réformer et d’améliorer le système de protection sociale au Mali. Cette mobilisation impressionnante et diversifiée illustre non seulement l’importance stratégique de cet atelier, mais également son rôle central pour l’avenir de la protection sociale au Mali. De plus, elle témoigne de l’engagement collectif envers la création d’un système d’assurance plus inclusif, capable de répondre aux besoins des populations vulnérables et de favoriser un environnement socio-économique plus équitable.

À l’ouverture des travaux, M. Sayon Doumbia, Conseiller technique et représentant du ministre de la Santé, a chaleureusement salué l’engagement manifeste et la coopération de toutes les parties prenantes présentes, soulignant avec emphase que les recommandations attendues à l’issue de cette rencontre contribueront de manière significative à bâtir un système de protection sociale universel. Ce système devra garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les Maliens, indépendamment de leur situation économique ou de leur lieu de résidence. Le Directeur général de la CANAM, à son tour, a rappelé que l’atelier s’inscrit résolument dans la dynamique de la Loi n°2018-074 adoptée le 31 décembre 2018, qui institue le régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU). Cette initiative illustre la volonté forte et déterminée du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’assurer à chaque citoyen, sans exception, un accès équitable à des soins de santé de qualité, tout en garantissant la pérennité du système.

De plus, le RAMU a pour but ambitieux d’améliorer non seulement l’accessibilité mais aussi la qualité des services de santé offerts à la population, en veillant à ce que chacun puisse bénéficier de soins appropriés et efficaces. Parallèlement, il vise également à garantir la soutenabilité financière du système de santé grâce à l’instauration de mécanismes solidaires qui fonctionneront en faveur des plus vulnérables, ceux qui, souvent, sont les plus en difficulté dans l’accès aux soins. La mise en œuvre du RAMU, dont la responsabilité a été confiée à la CANAM, ambitionne d’étendre progressivement la couverture sanitaire à l’ensemble de la population, en veillant particulièrement à intégrer les travailleurs des secteurs formels et informels, afin de ne laisser personne de côté dans cette grande entreprise de transformation sociale. L’atelier, qui se tiendra du 16 au 18 février 2026, entend ainsi proposer des mécanismes de collecte qui seront non seulement simples, mais également innovants et parfaitement adaptés aux besoins spécifiques des populations ciblées. Pour ce faire, une analyse minutieuse des caractéristiques socio-économiques des bénéficiaires, ainsi que des contraintes existantes dans leur environnement, sera menée. De plus, des expériences pertinentes acquises dans le passé seront prises en compte afin de définir des modalités de paiement précises ainsi que des responsabilités clairement établies pour chaque acteur impliqué dans le processus.

Adoptant une approche résolument participative, cet atelier ne se résumera pas à des exposés théoriques, mais mélangera des présentations techniques, des travaux de groupe dynamiques et des discussions plénières visant à engager tous les participants et à favoriser l’échange des idées. L’objectif ultime de ces interactions est d’aboutir à des recommandations consensuelles qui pourront être mises en œuvre de manière efficace et pragmatique. Cet événement est financé par le budget alloué pour l’année 2026 du projet ARISE / KENEYA YIRIWALI, dont l’objectif principal est de « Promouvoir la Résilience du Système de Santé Inclusif pour tous au Mali ». Il est important de souligner que cet atelier constitue une étape décisive et stratégique vers l’atteinte de la Couverture Maladie Universelle, qui est un pilier essentiel du développement social et économique du Mali, et qui permettra de garantir l’accès à des soins de santé de qualité pour l’ensemble de la population, renforçant ainsi le tissu social et économique du pays.

Moussa KONE

Marché Financier de l’UMOA: l’Etat du Sénégal encaisse près de 88 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT), l’entité chargée de la gestion des finances publiques et des opérations de trésorerie, a réussi à mobiliser le vendredi 20 février 2026 un impressionnant montant de 87,999 milliards de FCFA au sein du marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Cette somme a été récoltée à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée qui a concerné la mise en vente de bons assimilables du trésor d’une durée d’un an, soit 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du Trésor dont les durées s’échelonnent sur 3, 5, 7 et 10 ans. Cet événement financier majeur a été organisé en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une structure spécialisée dans les opérations de titres financiers dans la région. Dans le cadre de cette opération, la DGCPT avait initialement annoncé un montant de 80 milliards de FCFA à adjudication, une somme qui visait à répondre à ses besoins de financement. Cependant, l’engouement des investisseurs a été tel que les soumissions globales ont rapidement dépassé les prévisions, atteignant un montant impressionnant de 170,299 milliards de FCFA.

Ce chiffre révèle un intérêt significatif pour ces titres, représentant un taux de couverture du montant mis en adjudication de 212,87%, attestant ainsi de la confiance des investisseurs dans la solidité financière du pays. Finalement, après l’évaluation des offres, le montant des soumissions retenu s’est chiffré à 87,999 milliards de FCFA, tandis que 82,299 milliards de FCFA ont été rejetés, engendrant ainsi un taux d’absorption de 51,67%. Ce résultat témoigne de l’activité dynamique sur le marché et illustre la capacité du Sénégal à attirer des fonds pour le développement de ses projets économiques. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré très compétitif de 7,10% en ce qui concerne les bons de 364 jours, tandis que ceux qui ont choisi d’investir dans des obligations de plus long terme bénéficieront de rendements allant de 7,69% pour les obligations de 3 ans, jusqu’à un impressionnant 7,80% pour celles de 10 ans. Ces rendements témoignent de la confiance des investisseurs dans la stabilité financière et les perspectives de croissance, créant ainsi un climat d’optimisme sur le marché.

La DGCPT, ou Direction Générale de la Comptabilité Publique et des Transmissions, s’est engagée avec fermeté envers les investisseurs en leur assurant le remboursement intégral des bons émis, qui sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, celle-ci étant précisément fixée au 21 février 2027. De plus, pour offrir une plus grande tranquillité d’esprit aux investisseurs, les intérêts seront payés d’avance, le paiement étant précompté sur la valeur nominale de ces bons, ce qui représente un avantage significatif pour ceux qui cherchent à maximiser le retour sur investissement dans un environnement économique incertain. En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, celui-ci est méticuleusement programmé pour intervenir le premier jour ouvrable suivant chaque date d’échéance qui a été définie avec précision : le 23 février 2029 pour celles de 3 ans, le 23 février 2031 pour celles de 5 ans, le 23 février 2033 pour les obligations de 7 ans, et enfin le 23 février 2036 pour celles de 10 ans. Le DGCPT s’acquittera du paiement des intérêts de manière annuelle, avec des taux de 6,30% pour les obligations de 3 ans, 6,45% pour celles de 5 ans, 6,60% pour celles de 7 ans et 6,75% pour les obligations de 10 ans, solidifiant ainsi son engagement envers ses investisseurs et démontrant sa capacité à générer des rendements attractifs sur le long terme.

Notons que cette levée de fonds a pour objectif essentiel d’assurer le financement des besoins budgétaires de l’État du Sénégal, qui incluent des secteurs cruciaux tels que la santé, l’éducation, et les infrastructures. En collectant ces fonds, le gouvernement sénégalais vise à rétablir et à soutenir les services publics, garantissant ainsi un développement durable et une amélioration de la qualité de vie pour ses citoyens. Cette initiative financière reflète également l’engagement de l’État à mobiliser des ressources nécessaires pour stimuler la croissance économique et favoriser un environnement propice aux investissements, tout en répondant aux attentes de la population en matière de services et de réformes.

Mariam KONE 

Bourses: l’indice #BRVM Prestige grimpe

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(CROISSANCE AFRIQUE)À l’issue de la séance de cotation qui s’est déroulée ce vendredi 20 février 2026, les indices phares de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), qui est un baromètre crucial des performances du marché boursier de la région, ont enregistré des hausses notables et encourageantes, oscillant entre 2,57% et 1,25%.

Plus particulièrement, l’indice BRVM Prestige, qui est souvent perçu comme un indicateur de la santé financière des entreprises hautement valorisées, a réalisé la plus forte hausse en gagnant 2,57%, atteignant ainsi 159,42 points, ce qui représente une nette amélioration par rapport à son précédent niveau de 155,42 points. De son côté, l’indice BRVM 30, qui regroupe les trente entreprises les plus significatives du marché, a également connu une progression substantielle de 2,47%, se positionnant à 187,34 points contre 182,83 points lors de la séance de cotation précédente. En ce qui concerne l’indice BRVM Composite, qui reflète la performance générale du marché, il a affiché une progression de 2,05%, culminant à 402,38 points après avoir enregistré 394,28 points la veille. Par ailleurs, l’indice BRVM Principal, qui est un autre indicateur de la performance du marché, a également vu sa valeur augmenter de 1,25%, atteignant 275,44 points, en hausse par rapport à 272,05 points qu’il affichait la veille. Enfin, l’indice BRVM Composite Total Return, qui évalue le rendement global du marché en tenant compte des dividendes réinvestis, a connu une hausse de 2,05%, atteignant 154,95 points, contre un précédent niveau de 151,83 points, illustrant ainsi une dynamique positive et un regain d’optimisme parmi les investisseurs.

La forte hausse des indices boursiers, notamment celle du BRVM Composite, a impacté significativement la capitalisation totale du marché des actions, qui a connu une augmentation remarquable de 312,164 milliards de FCFA. Cette capitalisation est ainsi passée de 15 201,791 milliards de FCFA la veille à un impressionnant total de 15 513,955 milliards de FCFA ce vendredi 20 février 2026. En outre, le marché des obligations n’est pas en reste et affiche également une tendance à la hausse, avec une capitalisation qui a augmenté de 3,37 milliards de FCFA, atteignant désormais 11 469,604 milliards de FCFA, en comparaison avec les 11 466,234 milliards de FCFA enregistrés le jeudi 19 février 2026. Quant à la valeur totale des transactions effectuées sur le marché, elle a également connu une progression, s’élevant à 1,991 milliard de FCFA, en hausse par rapport aux 1,678 milliard de FCFA du jour précédent. Dans le classement des titres ayant enregistré les plus fortes hausses de cours, le Top 5 est dominé, respectivement, par les titres de Solibra Côte d’Ivoire, qui ont grimpé de 7,49% pour atteindre 35 540 FCFA, suivis par SAFCA Côte d’Ivoire avec une progression de 7,46% à 4 970 FCFA, SETAO Côte d’Ivoire, qui a vu son prix augmenter de 7,40% pour se fixer à 1 960 FCFA, Sicable Côte d’Ivoire avec un accroissement de 7,39% pour atteindre 3 560 FCFA, et enfin Servair Abidjan Côte d’Ivoire, qui a gagné 7,37% pour s’établir à 3 790 FCFA. En revanche, du côté des titres connaissant les plus fortes baisses de cours, le Flop 5 est occupé par les titres d’Unilever Côte d’ Ivoire, ce qui témoigne des fluctuations qui affectent également certains acteurs du marché, illustrant ainsi la diversité et la complexité du paysage boursier actuel.

Abdoulaye KONE

Banque de Développement du Mali (BDM-SA) : « le passage d’une banque à une institution », (par Mahmet Traoré)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-;Dans une économie sous contrainte, la solidité des banques devient un indicateur avancé. La 91e session du Conseil d’administration de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA), tenue le 14 février 2026, n’est pas un simple exercice de gouvernance. Dans un contexte où la continuité des flux (paiements, financement, investissements…) conditionne directement le rythme de l’économie réelle, chaque signal émis par une grande banque mérite d’être lu comme un indicateur de stabilité.

Le communiqué officiel est clair : adoption du procès-verbal de la 90e session, examen de la mise en œuvre des recommandations issues des missions de vérification 2021–2022, évaluation du Plan à Moyen Terme 2025–2027 au 31 décembre 2025, arrêt des comptes individuels et consolidés au 31 décembre 2025, félicitations à la Direction générale malgré une conjoncture 2025 exigeante, et rappel que les Conseils des filiales (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Guinée-Bissau) ont précédé celui de la maison-mère.

Mais l’essentiel est ailleurs. Pris avec recul, ce communiqué raconte plus qu’un bon résultat : il met en scène une banque qui se positionne progressivement comme une institution. Or, une institution ne se définit pas seulement par sa taille ; elle se reconnaît à sa capacité à réduire l’incertitude économique par la méthode, la continuité et l’exécution. C’est une posture de maturité : privilégier la solidité et l’exécution, là où beaucoup se contentent d’annoncer des résultats.

Dans tout pays, certaines banques jouent un rôle particulier : ce sont les banques dites systémiques. Leur solidité dépasse leur intérêt propre et touche à la continuité des paiements, à l’accès au crédit et à la confiance dans l’économie réelle. Au Mali, cette dimension est d’autant plus structurante que les “piliers” du marché concentrent une part importante de l’activité.

Selon le Rapport annuel 2024 de la Commission Bancaire UMOA, les établissements bancaires d’importance systémique (EBIS) représentent, à fin 2024, 53,4% des emplois, 51,7% des crédits, 50,6% des ressources, 48,3% des dépôts et 61,2% du résultat net provisoire du système bancaire local. Quand ces piliers tiennent leur trajectoire, c’est l’économie qui gagne en prévisibilité.

La BDM-SA dispose d’atouts qui éclairent ce positionnement.

D’abord, un avantage de confiance : la banque est perçue comme une référence, donc comme une contrepartie naturellement crédible pour une large partie de l’écosystème (entreprises, ménages, acteurs institutionnels).

Ensuite, un avantage de méthode : mettre en avant le suivi de recommandations dans la durée, l’évaluation du plan 2025–2027 et l’arrêt des comptes consolidés traduit une culture d’exécution et de contrôle. Cette discipline renforce la bancabilité, c’est-à-dire la capacité à rester fluide, crédible et pleinement opérationnelle.

Enfin, un avantage de groupe : le fait que les Conseils des filiales aient précédé celui de la maison-mère n’est pas un détail protocolaire. C’est un marqueur de coordination, de reporting et d’alignement des standards sur plusieurs juridictions — donc de diversification des moteurs.

Ces avantages se lisent aussi dans les ordres de grandeur rendus publics. La source la plus directe est le Journal Officiel via le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG).

Dans le JO n°2025-34 (19 décembre 2025), les états financiers destinés à la publication, arrêtés au 30/06/2025, font apparaître pour la BDM-SA un total de l’actif de 1 525 802 millions FCFA, un produit net bancaire de 34 163 millions FCFA et un résultat net de 9 419 millions FCFA (avec comparatifs au 30/06/2024).
Pour le Groupe BDM, le même JO indique un total de bilan consolidé de 2 556 838 millions FCFA et un résultat net part du groupe de 11 491 millions FCFA** au 30/06/2025 (Source : JO via SGG).

Le Rapport annuel 2024 de la Commission Bancaire UMOA (annexe “établissements agréés”) mentionne 627 effectifs pour la BDM-SA à fin 2024, ce qui illustre la profondeur de l’appareil opérationnel.

Les éléments nous amènent à plusieurs lectures.

Première lecture : la banque comme thermomètre de l’économie. Une banque vit l’activité en temps réel : comportements de paiement, arbitrages de trésorerie, demande de financement, perception du risque. Quand un Conseil insiste sur la conjoncture, l’arrêt des comptes, la revue du plan et la consolidation, cela signifie que l’environnement appelle du pilotage fin. Ce n’est pas un jugement sur le pays ; c’est une lecture de méthode : dans les périodes exigeantes, la gouvernance redevient la première ligne de défense.

Deuxième lecture : la bancabilité. La bancabilité n’est pas la rentabilité. C’est la capacité à rester fluide, crédible, exécutable. Pour une banque de référence, cette qualité est un avantage économique : elle réduit les frictions, sécurise les flux, rassure les partenaires. Mettre en avant le traitement de recommandations passées et la discipline d’exécution revient à protéger cette bancabilité.

Troisième lecture : bancabilité et souveraineté. La souveraineté financière se voit dans la capacité à financer l’activité privée, sécuriser les paiements, accompagner l’investissement et absorber les chocs. Une banque systémique agit comme une infrastructure. Sa solidité contribue à la continuité économique sans slogan, simplement par la fiabilité.

Au total, la 91e session du CA de la BDM-SA se lit comme un signal de solidité institutionnelle : une banque de référence qui renforce ses fondamentaux, pilote sa trajectoire et assume une logique de groupe. Dans un Mali où les banques systémiques structurent une part majeure des flux, cette démarche est un avantage en soi : elle réduit l’incertitude, rend l’économie plus prévisible et soutient le financement durable.

Par Mahamet TRAORÉ,
Expert communication stratégique, analyste.

Algérie :  1 milliards USD dans la construction de trois nouvelle station de delasablement d’eau de mer

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En #Algérie, les autorités ont  pris une décision significative en débloquant une enveloppe financière de 1 milliard de dollars, destinée à la construction de trois nouvelles stations de dessalement d’eau de mer. 

Ces infrastructures seront situées dans le nord-ouest du pays, plus précisément dans les villes de Tlemcen, Mostaganem et Chlef, qui sont des régions stratégiques pour le développement rural et l’approvisionnement en eau. Selon les informations fournies par la société publique Algérienne des Eaux (ADE), ce programme ambitieux a pour objectif principal de soutenir le secteur agricole, qui est vital pour l’économie nationale, et d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité hydrique, essentielle face aux défis climatiques auxquels le pays fait face.

Ce projet structurant, qui s’inscrit dans un plan global estimé à 5,4 milliards de dollars, devrait permettre de générer une capacité additionnelle impressionnante de 900 000 mètres cubes d’eau par jour. Cette augmentation de la capacité s’avère essentielle pour répondre à la demande croissante en eau d’une population d’environ 47 millions d’habitants, qui dépend largement de ressources hydriques fiables pour sa survie quotidienne.

D’après les déclarations du PDG de l’ADE, Lahcen Bada, l’augmentation des capacités de production d’eau vise à atteindre un double objectif stratégique : d’une part, sécuriser l’approvisionnement en eau potable pour les ménages et, d’autre part, libérer des volumes significatifs d’eau douce à moindre coût, afin de les allouer à des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et l’industrie. Cette initiative témoigne non seulement de la volonté des autorités algériennes de renforcer la résilience du pays face aux défis de l’accès à l’eau, mais aussi de leur engagement à promouvoir un développement durable et à garantir un avenir hydrique sûr pour les générations à venir.

Le choix du nord-ouest de l’Algérie s’explique par l’importance agricole incontestée de cette zone, reconnue comme un véritable grenier céréalier qui joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire du pays. En effet, cette région est un grand bassin de production non seulement de céréales, mais également d’olives délicates et de fruits variés, occupant une place centrale dans l’économie locale et celle du pays en général. Toutefois, il est important de noter que la région subit depuis près de deux décennies une baisse marquée de la pluviométrie, phénomène qui engendre des conséquences néfastes telles que l’assèchement de plusieurs barrages essentiels à l’irrigation et favorise également la recrudescence des incendies de forêt, ce qui aggrave encore la situation environnementale.

L’agriculture représente environ 15 % du PIB algérien, qui est estimé à 285 milliards de dollars. Face à la volatilité persistante des revenus pétroliers et gaziers, exacerbée par la montée en flèche de la consommation intérieure, les autorités d’Alger ont pris conscience de l’urgence d’accélérer leur stratégie de diversification économique pour assurer la durabilité de l’économie nationale. En plus de l’agriculture, qui demeure un pilier fondamental, les décideurs misent également sur des secteurs comme le tourisme, l’industrie et l’exploitation minière. Parallèlement, ils s’efforcent de réduire les importations pour protéger et préserver les précieuses réserves de change du pays, afin de garantir une plus grande indépendance économique.

À l’horizon ambitieux de 2030, l’Algérie nourrit l’ambition de couvrir 60 % de ses besoins en eau potable par le biais du dessalement, une avancée significative par rapport aux 42 % actuellement réalisés, ce qui témoigne d’une volonté claire d’investir dans des infrastructures durables et d’améliorer l’accès à l’eau pour sa population en pleine expansion. Le pays dispose déjà d’un parc de 19 stations de dessalement, qui totalisent une production d’environ 3,5 millions de mètres cubes d’eau par jour, et cette initiative pourrait jouer un rôle déterminant dans la préservation des ressources en eau face aux défis climatiques futurs.

Au-delà de l’alimentation en eau des ménages, cette montée en puissance doit permettre de réserver jusqu’à 4 milliards de m³ d’eau douce par an à l’irrigation, faisant de la sécurité hydrique un levier central de la souveraineté alimentaire. Cette initiative revêt une importance cruciale dans le contexte actuel, où le développement des infrastructures hydrauliques devient un enjeu stratégique pour garantir non seulement l’autosuffisance alimentaire, mais aussi le bien-être des populations rurales. 

L’enjeu est considérable, l’Algérie dispose notamment d’environ 44 millions d’hectares de terres arables, mais seulement 8,6 millions sont actuellement exploités, ce qui souligne l’extrême potentiel inexploité de ces terres. En sécurisant l’accès à l’eau, le pays espère réduire sa dépendance aux importations de céréales, lui qui figure parmi les plus importants acheteurs mondiaux de blé.

 Malgré une récolte récente jugée encourageante, atteignant 4,1 millions de tonnes, il reste encore essentiel d’optimiser les ressources hydriques pour soutenir les agriculteurs et stimuler la production locale. Ainsi, l’amélioration des pratiques d’irrigation et la mise en place de systèmes de gestion de l’eau deviendront des piliers pour renforcer la résilience agricole et garantir la sécurité alimentaire à long terme.

Korotoumou Sylla 

Africa SABRE Awards 2026 : la communication du Groupe de la Banque africaine de développement, « AFAWA : Banking on Women », remporte le prix de la meilleure campagne mondiale

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(CROISSANCE AFRIQUE°6Le jury des #AfricaSABREAwards 2026 a désigné la campagne de communication du Groupe de la Banque africaine de développement sur l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) comme étant la meilleure « Campagne mondiale ».

Les SABRE (Superior Achievement in Branding, Reputation and Engagement) Awards sont axés sur l’excellence en matière de communication, de relations publiques et de création de contenus en provenance d’Afrique. Les lauréats sont sélectionnés parmi plus de 500 candidats, issus notamment d’agences mondiales telles qu’Edelman, Weber Shandwick et FleishmanHillard, et d’agences africaines de relations publiques comme Chain Reactions Africa, Clockwork Digital et APO Group, pour le compte de clients tels que Vodacom, Spotify, Mastercard Africa ou encore Anglo American.

La campagne gagnante du Groupe de la Banque africaine de développement a été lancée par une série de vidéos intitulées « AFAWA Stories », soutenues par des événements organisés par AFAWA ou auxquels AFAWA a participé à Johannesburg, New YorkParis, Rabat, Abidjan, entre autres villes. Ces vidéos ont emmené les spectateurs au Kenya, au Nigéria, en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire, à la rencontre d’entrepreneures et de représentants d’institutions financières participant aux programmes d’AFAWA.

L’initiative AFAWA contribue à réduire le déficit de financement estimé à 49 milliards de dollars auquel sont confrontées les entrepreneures africaines, principalement en développant l’accès au financement, le plaidoyer en faveur de politiques et réglementations tenant compte de la dimension de genre, les partenariats avec le secteur privé, ainsi que les formations qualifiantes et le mentorat pour des entrepreneures africaines, afin qu’elles puissent introduire avec succès des demandes de financement.

« L’objectif de la campagne ‘AFAWA : Banking on Women’ était d’inciter le secteur bancaire commercial de l’Afrique à débloquer des milliards de dollars de prêts pour des entreprises appartenant à des femmes. En outre, la campagne a permis aux contributeurs d’AFAWA de découvrir les témoignages d’entrepreneures qui bénéficient du soutien d’AFAWA », explique Jemimah Njuki, directrice du genre, des femmes et de la société civile du Groupe de la Banque africaine de développement. « Nous sommes ravis qu’un jury de pairs des SABRE Awards ait reconnu l’approche inclusive » une seule Banque « du Groupe de la Banque africaine de développement pour communiquer sur ces témoignages », a-t-elle ajouté.

Au cours de la campagne de communication de la Banque, AFAWA a enregistré les résultats suivants : une hausse de 44 % du nombre de banques commerciales partenaires d’AFAWA ayant adhéré au programme ; une augmentation de 241 % du nombre d’entrepreneures africaines bénéficiant d’un prêt ou d’une formation dans le domaine des affaires ; un bond de 466 % des financements octroyés à des entreprises africaines appartenant à des femmes ; une hausse de 16 % du nombre de pays participant au programme AFAWA.

Les Africa SABRE Awards 2026, organisés en partenariat avec la Public Relations and Communications Association, seront remis lors d’une cérémonie qui se déroulera le 17 mars prochain dans le cadre de la conférence sud-africaine de l’Association à Johannesburg.

Première victoire du Groupe de la Banque africaine de développement aux Africa SABRE Awards, la campagne AFAWA est qualifiée pour concourir aux Global SABRE Awards – qui récompensent les 50 meilleurs programmes de relations publiques au monde – qui se tiendront en octobre 2026 à Miami, en Floride.

« Comme toujours, la qualité de la narration et de la création de contenu en Afrique s’est distinguée par son inventivité, a déclaré Paul Holmes, fondateur des SABRE Awards. Nous avons reçu des candidatures d’un nombre record d’entreprises et d’agences de tout le continent, et il est clair que les campagnes de relations publiques en Afrique sont plus que jamais axées sur les données et produisent de plus solides résultats commerciaux. »

La récompense décernée par les Africa SABRE Awards est la troisième distinction en matière de communication pour cette campagne d’AFAWA, et la 12e de l’institution sur le plan international pour des communications sur l’agriculture et le développement humain et social.

UBA Mali et le Ministère de la Jeunesse et des Sports : une alliance stratégique dédiée au développement au Mali 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Directrice Générale de UBA Mali, Mme Rokia Koné Hacko, a dirigé une délégation de la banque lors d’une visite significative et stratégique auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ce jeudi 13 février 2026. Cet événement revêt une importance particulière dans le cadre des efforts continus pour renforcer et consolider les relations institutionnelles qu’UBA Mali a établies avec les différentes autorités publiques du pays.

 Ainsi, l’objectif de cette rencontre est de mieux comprendre et d’accompagner les priorités nationales qui concernent notamment les thématiques cruciales de la jeunesse, du sport, ainsi que la promotion dynamique de l’entrepreneuriat, qui représentent des enjeux majeurs pour le développement socio-économique du Mali. En collaborant étroitement avec le gouvernement, UBA Mali témoigne de son engagement à devenir un acteur clé dans la transformation positive et durable de la société malienne.À travers cette démarche bien réfléchie et stratégique, UBA Mali réaffirme avec force son positionnement d’acteur bancaire de référence sur le marché, tout en soulignant son engagement résolu aux côtés de l’État pour soutenir activement la modernisation des pratiques de gestion financière. Cet engagement dépasse la simple prestation de services bancaires, car il vise également à favoriser l’inclusion financière, garantissant ainsi que toutes les couches de la population, y compris les plus vulnérables, aient accès aux outils et ressources nécessaires pour participer pleinement à l’économie. 

 UBA Mali accompagne avec détermination les initiatives à fort impact socio-économique, qui sont essentielles pour stimuler la croissance et le développement durable dans le pays. Les échanges fructueux qui ont eu lieu lors de cette démarche ont permis de poser des fondations solides pour un partenariat structuré, visant à renforcer non seulement la transparence et l’efficacité des opérations financières, mais aussi à sécuriser celles-ci, particulièrement en ce qui concerne les structures de jeunesse et les organisations sportives.  En parallèle, l’objectif est de développer des solutions financières sur mesure, soigneusement adaptées aux besoins spécifiques des agents, des organisations et des citoyens, afin de garantir que chacun puisse bénéficier des progrès réalisés et participer à l’évolution dynamique de la société.Par ailleurs, la délégation a également mis en lumière avec une grande clarté les opportunités extraordinaires offertes par le programme innovant de la Fondation Tony Elumelu, qui représente une initiative panafricaine ambitieuse et profondément engagée dans la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, en particulier dans les pays en développement.


 À travers ce programme dynamique, UBA Mali joue un rôle crucial et démontre son engagement en contribuant activement à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs maliens, qui sont non seulement prêts à innover, mais aussi à relever les défis économiques actuels, tout en étant en parfaite cohérence avec les ambitions nationales visant à la création d’emplois durables et à la croissance inclusive. Cette visite et les échanges qui en ont découlé illustrent une volonté partagée entre les différentes parties prenantes de bâtir un cadre de collaboration durable et structuré, qui soit véritablement au service de la jeunesse dynamique et prometteuse, ainsi que du développement global du Mali à l’heure où le pays aspire à un avenir meilleur et plus prospère.UBA Mali, par cette déclaration, réaffirme avec force son engagement indéfectible à soutenir les institutions publiques dans leur quête de progrès et d’efficacité, tout en jouant un rôle crucial et prépondérant en tant qu’acteur indispensable au développement économique et social du Mali. Cet engagement se traduit par une volonté manifeste d’apporter des solutions adaptées aux défis auxquels le pays fait face, en mobilisant ses ressources et son expertise pour favoriser la croissance économique, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations. 


Notons qu’UBA Mali s’efforce de collaborer étroitement avec les différents acteurs du secteur public, consolidant ainsi sa position de partenaire de confiance et de constructeur d’un avenir prospère pour le pays.

Daouda Bakary KONÉ

Au Mali, la mine d’or de Fekola affiche une production en hausse de 16,508 tonnes à fin 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  le complexe minier de Fekola a réalisé une production impressionnante de 530 769 onces d’or, ce qui équivaut à environ 16,508 tonnes pour l’année 2025. Ce chiffre remarquable est non seulement conforme aux prévisions annuelles, qui varient entre 515 000 et 550 000 onces, soit entre 16,018 et 17,106 tonnes, mais il reflète également la solidité des opérations réalisées sur le site. 

Cette performance exceptionnelle s’explique par l’utilisation de minerai de bonne qualité, affichant une teneur moyenne de 1,84 gramme par tonne, conjuguée à un débit d’usine efficace de 9,76 millions de tonnes et à un taux de récupération remarquable de 91,8 %, ce qui met en lumière l’expertise technique de l’équipe de Fekola. De plus, ce complexe minier a franchi un seuil symbolique en dépassant les quatre millions d’onces cumulées depuis le début de l’exploitation de la mine, soit un impressionnant total de 124,408 tonnes. En parallèle de ces succès en matière de production, le complexe a également enregistré deux années consécutives sans accident du travail avec arrêt, ce qui témoigne de l’attention particulière portée à la sécurité et à la santé des employés.  Cette situation est le résultat d’une culture organisationnelle axée sur la prévention des risques et le bien-être au travail, renforçant ainsi non seulement la réputation de la mine sur le plan de la productivité, mais aussi sur celui de la responsabilité sociale et environnementale. Sur le volet commercial, la mine a réussi à écouler un impressionnant total de 493 759 onces d’or au cours de l’année 2025, ce qui équivaut à environ 15,357 tonnes, à un prix moyen de 2 118 millions de FCFA, soit 3 531 dollars l’once. Ces ventes ont contribué à générer un chiffre d’affaires colossal de 1 045,8 milliards de FCFA, équivalent à environ 1,743 milliard de dollars, marquant une nette augmentation par rapport aux 571,006 milliards de FCFA, ou 951,676 millions de dollars, réalisés en 2024. Cette progression spectaculaire de près de 83% démontre une véritable dynamique de croissance d’une année sur l’autre et souligne l’excellence des stratégies commerciales mises en place.

En ce qui concerne les coûts d’exploitation pour 2025, ceux-ci se sont établis à 463 200 FCFA (772 dollars) par once produite, respectant ainsi les prévisions établies par le complexe minier. Ce résultat encourageant s’explique par une production qui a légèrement surpassé les attentes initiales et par une gestion des coûts d’exploitation qui a été particulièrement efficace. Parmi les facteurs ayant contribué à cette performance favorable, on note la baisse significative des prix du diesel et du fioul lourd, ainsi que des économies réalisées sur les frais généraux du site. De plus, une amélioration de l’efficacité des opérations souterraines a optimisé les rendements. Cependant, il est à signaler que les coûts totaux de maintien en condition opérationnelle ont atteint 1,082 million de FCFA (1 804 dollars) par once vendue, ce qui représente une légère hausse par rapport aux prévisions, mais reste dans une fourchette acceptable compte tenu des conditions de marché fluctuantes.

Les investissements dans le secteur minier et énergétique ont atteint un montant impressionnant de 133,8 milliards de FCFA, ce qui équivaut à environ 223 millions de dollars. Ce montant substantiel est réparti judicieusement entre plusieurs domaines cruciaux, incluant le décapage différé, une technique essentielle qui permet de préparer les sites miniers pour des opérations à long terme, le développement souterrain, qui joue un rôle vital dans l’efficacité des extractions minérales profondes, ainsi que l’achat et la remise en état des équipements mobiles, garantissant ainsi que les machines utilisées dans le processus d’extraction soient non seulement modernes mais aussi fonctionnelles. De plus, une part significative de ces investissements est dirigée vers la construction et la rénovation des infrastructures minières et énergétiques, renforçant ainsi la capacité opérationnelle et la durabilité des installations.

En ce qui concerne l’avenir, pour l’année 2026, le complexe minier prévoit une production d’or qui devrait se situer entre 410 000 et 460 000 onces, ce qui se traduit par une quantité impressionnante de 12,752 à 14,307 tonnes. En parallèle, on s’attend également à ce que la mine régionale apporte une contribution supplémentaire au chiffre global, estimée entre 60 000 et 80 000 onces d’or, soit environ 1,866 à 2,488 tonnes. Cette augmentation de la production est en grande partie attribuée au transport efficace du minerai vers l’usine de traitement, une étape cruciale pour maximiser les rendements. Concernant les coûts d’exploitation, les prévisions établissent des montants situés entre 636 000 et 696 000 FCFA (ou 1 060 à 1 160 dollars) par once produite, tandis que les coûts de maintien, qui reflètent les dépenses nécessaires pour assurer la continuité des opérations, varient entre 1,602 million de FCFA et 1,692 million de FCFA, soit 2 670 à 2 820 dollars par once vendue. Ces estimations sont fondées sur un prix de l’or fixé à 3 millions de FCFA, équivalant à environ 5 000 dollars par once. Ces chiffres illustrent non seulement la robustesse du projet dans son ensemble mais aussi son potentiel de rentabilité dans un marché dynamique.

Le gisement régional de Fekola, qui se trouve à une distance de 20 kilomètres de la mine principale, est prévu pour apporter un coup de pouce significatif à la production minière tout en prolongeant la durée de vie opérationnelle du complexe. Le permis d’exploitation, dont l’obtention est attendue avec impatience pour le premier trimestre de l’année 2026, marquera une étape cruciale dans le développement du site, car il sera suivi d’une phase de décapage immédiat, permettant ainsi de préparer le terrain pour une production initiale qui devrait commencer au cours du second semestre de cette même année. 

Cette première phase de production est estimée à environ 180 000 onces d’or par an, ce qui équivaut à environ 5,598 tonnes, et ce, pendant les cinq premières années d’exploitation, promettant de contribuer considérablement à l’économie locale. D’ores et déjà, les infrastructures essentielles, y compris les routes d’accès et les installations de soutien nécessaires à l’extraction minière, sont opérationnelles depuis l’année 2023, garantissant que l’exploitation pourra débuter sans retard.

L’activité d’exploration, quant à elle, a été renforcée en 2025, bénéficiant d’un budget impressionnant de 4,200 milliards de FCFA, soit environ 7 millions de dollars. Ce financement a permis de réaliser des forages près des infrastructures existantes, dans le but d’accroître les ressources disponibles pour l’usine de traitement. Pour l’année à venir, 2026, un montant de 3 milliards de FCFA, équivalent à 5 millions de dollars, est déjà prévu pour continuer les forages ciblés. L’objectif de ces explorations est de découvrir de nouvelles minéralisations à haute teneur, ce qui pourrait non seulement augmenter la rentabilité de l’exploitation, mais également assurer la viabilité à long terme du projet. 

Notons que le complexe de Fekola termine l’année 2025 sur des résultats solides et se prépare avec détermination et optimisme pour une année à venir qui s’annonce prometteuse sur le plan de la production et de l’exploration.

Mariam KONE 

Au Mali,  la BMS-SA octroie un appui financier de 30 millions de FCFA en faveur des plus démunis

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque Malienne de Solidarité (BMS-sa) a réellement brillé ce jeudi 12 février 2026, en tenant un événement mémorable dans ses locaux, lors de la neuvième édition de l’initiative louable connue sous le nom de « BMS KA DON ».

 Cette initiative exceptionnelle témoigne de l’engagement profond de la BMS-S.A. envers sa communauté et son désir de faire une différence significative dans la vie des plus vulnérables. À travers cette démarche généreuse et réfléchie, la BMS a offert des denrées alimentaires et des produits de première nécessité d’une valeur impressionnante de 30 millions de FCFA. 

Cette aide précieuse a été destinée à trois structures sociales qui ont toutes un rôle crucial dans le soutien et la protection des plus démunis. Parmi ces bénéficiaires se trouve la Direction du Service Social des Armées (DSSA), un organisme dont la mission est de soutenir les familles des militaires ayant perdu la vie au combat, apportant ainsi un réconfort indispensable à ceux qui ont sacrifié tant pour la patrie. De plus, l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali (IJA), qui se consacre à l’éducation et à l’intégration sociale des jeunes en situation de handicap visuel, a également été soutenu. 

Ainsi, la Pouponnière de Niamana, qui offre un refuge et des soins essentiels aux nourrissons et aux jeunes enfants en situation de précarité, a également bénéficié de cette aide généreuse. Ce geste puissant de la BMS-S.A. met en lumière leur ferme engagement envers les familles des militaires, ainsi qu’à l’égard de toutes les personnes demeurant dans des conditions difficiles, illustrant la solidarité humaine qui devrait animer chaque communauté.

Une enveloppe généreuse de 20 millions de FCFA en denrées alimentaires comprenant des produits essentiels tels que le riz, le sucre, l’huile et bien d’autres a été remise avec soin aux familles des soldats disparus, afin de leur apporter un soutien inestimable en cette période critique.

 À l’approche du mois sacré de Ramadan, ce geste humanitaire vise à alléger le fardeau du quotidien que ces familles éprouvent suite à la perte tragique de leurs proches, tout en rendant hommage aux sacrifices courageux de ces hommes et femmes qui ont servi la nation avec dévouement et bravoure. Ce soutien renforcera leur dignité et leur résilience en leur permettant de mieux vivre cette période de partage et de réflexion spirituelle.

D’autre part, l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali a eu la chance de bénéficier d’un don alimentaire d’une valeur de 5 millions de FCFA, constitué de denrées nourrissantes telles que le riz, le sucre, des haricots, des pâtes et de l’huile, qui sont des aliments de base importants qui apportent non seulement la nutrition mais aussi le réconfort. 

Ce geste charitable contribue de manière significative à améliorer non seulement les conditions de vie de ces jeunes en situation de handicap, mais aussi leur environnement d’apprentissage. Ces jeunes, déterminés et pleins d’espoir, se battent pour construire un avenir radieux, et ce soutien leur offre des ressources cruciales pour leur éducation et leur développement personnel.

Par ailleurs, la Pouponnière de Niamana, un établissement vital pour le bien-être des nourrissons, a eu l’immense privilège de recevoir des produits essentiels d’une valeur totale de 5 millions de FCFA. Parmi ces articles indispensables figurent du lait infantile, de la farine, des couches pour bébés et du savon, éléments cruciaux qui contribuent à la santé et à l’hygiène des tout-petits. 

Cette initiative généreuse témoigne de l’engagement profond de BMS-S.A., qui, en soutenant cette cause, démontre que son rôle ne se limite pas uniquement à celui d’une banque, mais s’étend également à celui d’un acteur engagé dans le développement d’un Mali plus solidaire et humain. 

Notons que les responsables des structures bénéficiaires, pris de gratitude et d’émotion, ont exprimé de manière éloquente leur reconnaissance pour ce geste bienveillant, qui apporte un soulagement tangible à de nombreuses familles en difficulté, leur permettant d’améliorer les conditions de vie de leurs nourrissons et d’envisager l’avenir avec un peu plus d’espoir.

Daouda Bakary KONÉ 

Cameroun: Depuis 2015, pas moins de 1 900 entreprises ont profité de l’accompagnement selon la méthode Kaizen

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Cette performance remarquable a conduit à l’obtention superlative de trois prix africains prestigieux lors des éditions de 2020, 2022 et 2024, témoignage incontestable de l’excellence et du dévouement déployés dans le cadre de cette initiative.

De plus, elle a permis la délivrance impressionnante de 101 certifications via le rigoureux système national de qualité, soulignant ainsi l’engagement envers l’optimisation et l’amélioration continue. Au cœur de cette dynamique, le ministre Achille Bassilekin III, en tant qu’acteur clé, et le représentant de la JICA, Okumoto Massakatsu, ont pris part à une évaluation minutieuse et approfondie du déploiement de la méthodologie Kaizen au Cameroun, s’assurant ainsi que les principes d’amélioration progressive et d’efficacité soient intégrés de manière pertinente dans tous les secteurs concernés.

Ainsi, l’audience marquante accordée le 18 février 2026 par le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, Achille Bassilekin III, à Okumoto Massakatsu, le nouveau représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a permis de dresser un bilan détaillé des multiples activités et des projets menés conjointement depuis l’année 2015. Ces échanges constructifs et enrichissants se sont principalement concentrés sur l’application de la méthode Kaizen, une approche japonaise orientée vers l’amélioration continue, au sein du tissu productif national, soulignant ainsi l’importance de la collaboration internationale pour renforcer les capacités de développement des entreprises, favoriser l’innovation et optimiser les processus de production sur le territoire. Cette rencontre a aussi été l’occasion de discuter des défis et des succès rencontrés tout au long de cette période, tout en envisageant des perspectives futures qui pourraient encore renforcer la coopération entre les deux parties.

Cette concertation souligne profondément la place essentielle des petites et moyennes entreprises (PME) dans le cadre dynamique de la politique d’import-substitution et la transformation significative de l’économie camerounaise. Le ministre a rappelé avec fierté que la coopération bilatérale, fruit d’un partenariat constructif, a permis la formation de 156 consultants expérimentés, dont l’expertise est mise à profit par de nombreuses entreprises à la recherche de croissance et d’innovation, ainsi que l’accompagnement précieux de 1 900 structures, qui ont ainsi pu bénéficier d’un soutien adapté à leurs besoins spécifiques. Ces performances impressionnantes et le travail acharné de tous les acteurs impliqués ont abouti à l’obtention distinguée de trois prix africains, honorant les efforts dans les années 2020, 2022 et 2024, marquant ainsi une reconnaissance internationale des progrès réalisés. De plus, la délivrance de 101 certifications via le système national de qualité témoigne de la rigueur et de la détermination à établir des standards élevés dans le secteur, favorisant ainsi un environnement propice à l’épanouissement des PME, véritables moteurs de l’économie locale.

L’institutionnalisation des Cameroon Kaizen Awards, un événement significatif dans le paysage économique du pays, vient enrichir et compléter ce dispositif innovant qui vise à stimuler l’émulation et l’esprit de compétition entre les différents acteurs économiques. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet ambitieux allant de 2023 à 2027, se concentre particulièrement sur le renforcement de la compétitivité des entreprises locales par le biais d’un accès facilité aux divers services d’appui aux entreprises. Ce programme, conçu avec soin, fournit ainsi une gamme d’outils de gestion efficaces qui permettent non seulement l’identification précise des problèmes rencontrés par les entreprises, mais également la définition d’objectifs clairs et mesurables. De plus, un suivi rigoureux des indicateurs de performance est proposé, ce qui permettra aux entreprises de mesurer leur progression et d’ajuster leurs stratégies en conséquence, favorisant ainsi une véritable dynamique de croissance et d’amélioration continue.

Notons que l’assistance technique fournie par la JICA depuis une décennie structure désormais un dispositif national de performance. L’action gouvernementale vise ainsi la consolidation d’entreprises orientées vers la qualité et la croissance structurelle.

Mariam KONE