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Gabon: le Trésor Public annonce l’introduction de deux nouvelles échéances à la Bourse régionale

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale, un acteur clé dans le développement économique et financier de la région, annonce avec enthousiasme l’intégration des obligations d’État au compartiment obligataire, une étape significative qui sera marquée le 23 février 2026.

Cette opération, qui témoigne de l’engagement du pays envers la transparence et l’efficacité des marchés financiers, concerne un impressionnant total de 11,9 millions de titres qui seront mis à disposition du public par le biais d’une procédure d’offre à prix ouvert. Ce processus a pour but d’attirer un large éventail d’investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou particuliers, renforçant ainsi la liquidité du marché et contribuant à une gestion efficiente des ressources publiques.

Ainsi, le marché financier de la zone CEMAC, qui englobe plusieurs pays d’Afrique centrale, enregistre une nouvelle admission à la cote permanente, marquant un développement significatif dans le domaine des investissements et des financements. L’avis N°007/2026/BVMAC/DG, émis par la Banque des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC), officialise l’entrée des titres intitulés « EOG 2025 A TRANCHES MULTIPLES ». Cette décision stratégique intervient suite à la phase de souscription qui a été récemment achevée avec succès par le Trésor Public, témoignant ainsi de l’engagement des autorités financières à renforcer la liquidité du marché. L’opération, qui mobilise un volume total impressionnant de 11 991 072 obligations, souligne l’intérêt croissant des investisseurs pour des instruments de dette. L’inscription de ces valeurs au compartiment « C-Obligataire » vise non seulement à dynamiser les échanges sur le marché secondaire régional, mais également à attirer davantage de capitaux dans la zone, favorisant ainsi une croissance économique soutenue et une stabilité financière accrue dans cette région en plein développement.

La structure de cet emprunt repose sur une segmentation soigneusement conçue en deux catégories distinctes, chacune avec ses caractéristiques spécifiques et ses avantages potentiels pour les investisseurs. La Tranche A, la première catégorie, propose une maturité de deux ans, offrant ainsi une option à court terme, avec un coupon attrayant de 5,6 % net, ce qui en fait un choix judicieux pour ceux qui cherchent à obtenir un rendement rapide sur leur investissement. De l’autre côté, la Tranche B s’établit sur une période légèrement plus longue de trois ans, mais propose une rémunération plus élevée de 6 % net, ce qui attire les investisseurs disposés à immobiliser leur capital un peu plus longtemps dans l’espoir de récolter des rendements plus élevés. Ces deux segments de l’emprunt prévoient un remboursement du capital à l’échéance, rassurant ainsi les investisseurs sur la récupération de leur mise initiale. Il convient également de noter que la date de jouissance des titres, qui remonte au 5 avril 2025, marque un moment clé où les investisseurs commenceront à bénéficier de leurs rendements. Cette configuration ouverte et différenciée permet à l’émetteur de disposer d’une flexibilité précieuse pour diversifier ses engagements financiers, tout en attirant à la fois des investisseurs institutionnels, souvent à la recherche de placements stables et rentables, et des particuliers, qui peuvent être attirés par les options d’investissement adaptées à leurs propres objectifs financiers.

La première journée de cotation, qui est soigneusement fixée au lundi 23 février 2026, marquera un moment significatif dans le calendrier financier. Cette journée utilisera le mécanisme de l’offre à prix ouvert, qui permet une transparence maximale dans les transactions. Au début des échanges, le cours de référence pour l’ouverture des transactions se situera à 100 % de la valeur nominale, ce qui se traduit par un montant de 10 000 FCFA par titre. Pour assurer la fluidité des ordres durant cette journée cruciale, les intermédiaires financiers, travaillant sous la direction attentive de l’arrangeur chef de file ESS Bourse, joueront un rôle essentiel. Leur expertise et leur vigilance garantiront que les transactions se déroulent de manière harmonieuse. En outre, ce processus est conçu pour assurer une confrontation efficace entre l’offre et la demande, permettant ainsi l’établissement du prix de marché initial de manière juste et équilibrée, ce qui est indispensable pour instaurer la confiance parmi les investisseurs.

L’arrivée de ces actifs sur le marché est un événement significatif qui renforce la capitalisation du marché obligataire de la BVMAC, la Banque des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale. Grâce à cette évolution, les investisseurs disposent désormais de nouvelles options intéressantes pour l’arbitrage de leurs portefeuilles dans la région de la CEMAC, qui comprend plusieurs pays d’Afrique centrale aux économies en développement. Cette diversification des actifs disponibles pourrait offrir des opportunités uniques pour optimiser les rendements et gérer le risque plus efficacement.

Toutefois, la réussite de cette mise en cotation est soumise à plusieurs facteurs, et notamment à la liquidité qui sera constatée lors des premières séances de négociation, un élément essentiel pour rassurer les investisseurs et encourager les transactions. En parallèle, les agents placeurs continuent de maintenir un canal crucial d’information, visant à guider les détenteurs de titres dans leurs désirs d’engager des opérations de vente ou d’achat, ce qui est fondamental pour assurer une dynamique fluide sur le marché.

Abdoulaye KONÉ

Côte d’Ivoire : le trésor public encaisse un Eurobond de 1,3 milliards de dollars d’une maturité de 15 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, un pays d’Afrique de l’Ouest qui peine à maintenir une croissance économique soutenue face à divers défis, l’État a réussi à lever la somme impressionnante de 1,3 milliard de dollars par le biais d’une émission d’eurobonds d’une maturité de 15 ans. 

Cette opération, qui témoigne d’une confiance croissante des investisseurs envers l’économie ivoirienne, a été saluée comme un succès éclatant, étant sursouscrite près de cinq fois, un signe révélateur d’un vif intérêt pour les opportunités offertes par le pays. Près de 270 investisseurs internationaux, comprenant des fonds souverains, des banques d’investissement et des gestionnaires d’actifs, ont afflué pour participer à cette initiative, renforçant ainsi la réputation de la Côte d’Ivoire sur les marchés financiers mondiaux.

En outre, le pays se positionne parmi les premiers émetteurs du continent à revenir sur les marchés internationaux en 2024, après une interruption de deux longues années pour la majorité des émetteurs africains, une pause imposée par la montée des taux d’intérêt qui a freiné l’accès à ces marchés cruciaux. L’année dernière, la Côte d’Ivoire a également émis une obligation libellée en monnaie locale sur les marchés internationaux, poursuivre ainsi ses efforts stratégiques de gestion du passif à travers un mélange astucieux de rachats et de nouvelles émissions, dans le but de lisser son calendrier de remboursement de la dette.

Cette nouvelle obligation se distingue par un taux d’intérêt remarquablement bas de 5,39% en euros, après une opération de couverture, illustrant les conditions favorables de l’émission et la confiance des investisseurs. Les fonds levés lors de cette opération seront essentiels pour financer le budget de cette année, permettant ainsi à l’État de soutenir des projets d’infrastructure et d’autres priorités économiques tout en consolidant davantage la stabilité financière de la nation.

La Côte d’Ivoire figure parmi les économies à la croissance la plus rapide de la région, séduisant ainsi les investisseurs et les économistes, et ses obligations internationales s’imposent comme étant parmi les mieux performantes d’Afrique, attirant l’attention et la confiance des marchés mondiaux. En effet, la croissance du PIB réel a atteint un impressionnant 6,5 % en 2025, un chiffre qui témoigne de la résilience économique du pays, et cette dynamique de développement devrait se poursuivre avec une prévision de 6,7 % en 2026, ce qui inspire une grande confiance quant à l’avenir économique de la nation. Parallèlement, le déficit budgétaire a connu une amélioration notable, passant de 4,0 % du PIB en 2024 à 3,0 % en 2025, illustrant ainsi une gestion plus rigoureuse des finances publiques à travers des réformes adaptées. De surcroît, la dette publique, qui est un indicateur clé de la santé économique, a été réduite à 57 % du PIB l’année précédente, donnant au pays une plus grande marge de manœuvre pour investir dans des projets d’infrastructure et des services sociaux.

Abidjan, la métropole économique dynamique de la Côte d’Ivoire, a également réussi à diversifier ses sources de financement ces dernières années, ce qui témoigne de son engagement envers l’innovation financière. Cette stratégie s’est matérialisée par la mise en place d’un échange dette-contre-éducation en 2024, visant à améliorer l’accès à l’éducation tout en gestionnant sa dette. De plus, un prêt lié au développement durable a été contracté l’année dernière, soulignant l’importance croissante de la finance verte.

Notons que dans une avancée marquante pour son marché obligataire, la ville a émis une obligation samouraï japonaise certifiée ESG en juillet 2025, renforçant ainsi ses liens avec des investisseurs internationaux soucieux de durabilité et d’éthique. Sur cette lancée prometteuse, Abidjan serait en train de lancer son tout premier prêt syndiqué en Asie, une initiative qui pourrait ouvrir de nouvelles avenues pour le développement économique de la nation et renforcer son rayonnement sur la scène financière mondiale.

Daouda Bakary KONÉ 

UEMOA: Bamako abritera la 11ème revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires du 25 au 27 février 2026 (Hôtel Azalaï)

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Communiqué de presse

Les travaux de la phase technique de la 11áme édition se dérouleront du 25 au 27 février 2026 à Azalai Hôtel de Bamako. Au total, 145 textes réglementaires seront évalués, ainsi que 06 programmes et projets communautaires, pour un montant de plus de 23 milliards de FCFA.

La revue réalisée en 2024 a permis de constater des progrès significatifs dans la transposition et l’application des réformes communautaires. Les performances du Mali en 2024 révèlent un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 80,06%.

Pour rappel, la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA a été instituée par Acte additionnel de la Conférence. des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 24 octobre 2013.

Elle vise à favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale.

Ouagadougou, le 20 février 2026

La Direction de la Communication

Côte d’Ivoire : un objectif de près de 6000 milliards de FCFA fixé par l’administration fiscale pour 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la Direction générale des Impôts (DGI) a établi pour l’année 2026 un objectif ambitieux et considérable de mobilisation fiscale, qui s’élève à un impressionnant montant de 5988,1 milliards FCFA. 

Cette cible représente une progression significative de 22,3% par rapport aux recettes fiscales escomptées pour l’année 2025, et même de 26% si l’on exclut les revenus provenant du secteur pétrolier, soulignant ainsi l’importance d’une diversification des sources de revenus pour le pays. Les responsables de la DGI, conscients des défis que pose une telle ambition, ont mis en avant la nécessité impérieuse de moderniser l’administration fiscale afin de la rendre plus efficace et réactive.

Ainsi, cela inclut également le renforcement du contrôle fiscal et un accompagnement adapté des contribuables pour les aider à se conformer aux exigences fiscales tout en saisissant les opportunités qui s’offrent à eux. De plus, il est essentiel d’élargir l’assiette fiscale, c’est-à-dire d’inclure un plus grand nombre de contribuables et de secteurs d’activité dans le système fiscal, afin de garantir l’efficacité de la collecte des impôts.

Aussi,  l’atteinte de cet objectif ambitieux ne serait pas seulement une victoire pour la DGI elle-même, mais elle aura également des impacts considérables sur l’économie nationale en permettant de soutenir le financement indispensable des investissements publics dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et le logement social. 

Cette initiative vise également un autre objectif crucial : limiter la dépendance à l’emprunt, ce qui pourrait stabiliser l’économie à long terme et favoriser un développement durable. Cette ambition, qui se manifeste à travers une approche proactive et stratégique, reflète une tendance à la hausse des recettes fiscales, signalant ainsi une dynamique économique positive au sein du pays. 

Par ailleurs, cette augmentation des revenus fiscaux témoigne non seulement de l’efficacité des réformes mises en œuvre par la DGI, mais également de l’adhésion croissante des contribuables aux nouvelles mesures fiscales adoptées. De plus, cette situation enviable envoie un message fort et rassurant aux investisseurs et partenaires internationaux, soulignant la détermination du pays à renforcer sa capacité à mobiliser ses ressources internes. 

Notons que cette aptitude à gérer et à maîtriser ses finances publiques avec rigueur et transparence crée un climat de confiance favorable à l’investissement et à la coopération économique, essentiel pour le développement durable à long terme de la nation.

Abdoulaye KONÉ 

Air France-KLM annonce un bénéfice record de 2 milliards d’euros en 2025, malgré des restriction en Afrique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a réalisé en 2025 l’un des meilleurs exercices de son histoire, enregistrant des résultats financiers qui dépassent pour la première fois la barre impressionnante des 2 milliards d’euros de résultat d’exploitation. 

Ces informations ont été révélées lors de la publication de ses résultats annuels, le 19 février 2026, date marquée par un intérêt particulier pour les performances du secteur aérien. Cette performance remarquable se produit dans un contexte complexe, étant donné que la compagnie aérienne souligne que certains événements politiques significatifs en Afrique, tels que les élections présidentielles au Cameroun et en Côte d’Ivoire, ont eu un impact notable sur le trafic régional, ajoutant ainsi une couche de défi à la dynamique économique de l’année.

Selon les données fournies par Air France-KLM, le chiffre d’affaires a atteint un impressionnant montant de 33 milliards d’euros, marquant une augmentation de 4,9 % par rapport à l’année précédente. Ce rebond se reflète également dans le nombre de passagers transportés, qui a atteint un chiffre remarquable de 102,8 millions, représentant une progression saine de 5%. De plus, le groupe a dégagé un résultat opérationnel significatif de 2 milliards d’euros, ce qui représente environ 400 millions d’euros de plus qu’en 2024, et témoigne de la résilience et de l’efficacité de ses stratégies commerciales face à un environnement économique fluctuante et parfois difficile.

La dynamique qui caractérise cette situation a été alimentée principalement par les liaisons long-courriers rentables qui jouent un rôle crucial dans le développement de l’entreprise, en particulier sur le marché transatlantique, qui représente un axe stratégique vital pour la compagnie. En outre, il est important de souligner la montée en gamme des cabines premium, une tendance qui attire de plus en plus de voyageurs recherchant une expérience de voyage supérieure et qui contribue significativement à l’augmentation des revenus.

Par ailleurs, Air France-KLM observe également un contexte de prix du carburant plus favorables, ce qui permet à l’entreprise de réduire ses coûts d’exploitation et d’améliorer sa marge bénéficiaire. Enfin, il convient de noter que la demande solide pour les voyages intercontinentaux stimule également ce secteur, témoignant d’un intérêt croissant pour les voyages à l’étranger malgré les défis économiques globaux.

La situation économique et opérationnelle apparaît plus contrastée et nuancée sur le réseau africain, où les divers facteurs influence le dynamisme commercial de la compagnie. Dans ses résultats financiers, Air France-KLM indique que « les élections présidentielles en Côte d’Ivoire et au Cameroun ont contribué à freiner la demande », un phénomène qui se rapproche d’une conjoncture politique sensible, qui influe inévitablement à la fois sur la confiance des consommateurs et sur les décisions de voyage. Ce facteur est d’autant plus pertinent lorsqu’on le combine à une concurrence accrue de transporteurs régionaux, qui cherchent eux aussi à renforcer leur part de marché et qui, probablement, ont intensifié leurs efforts promotionnels pour attirer les passagers dans un environnement déjà complexe.

Selon le groupe, « le taux de remplissage des vols Afrique a reculé de 4,1 points » pour atteindre 82%, ce qui témoigne d’un retour moins favorable d’une partie des voyageurs, peut-être en raison de préoccupations géopolitiques ou économiques locales. De plus, « le revenu unitaire a diminué d’environ 1% », une baisse qui peut également être attribuée à la nécessité de s’ajuster face à une concurrence de plus en plus féroce qui a conduit à une pression sur les prix. Air France-KLM précise par ailleurs que la performance de l’Afrique au quatrième trimestre est restée inférieure à celle d’autres zones de son réseau, soulignant un déséquilibre significatif, alors que l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Amérique latine ont enregistré des résultats plus robustes, ce qui pourrait soulever des questions sur la stratégie et les investissements futurs dans la région. Cette analyse détaillée figure dans le rapport du détail régional des résultats publiés par la compagnie, intégrant ainsi une compréhension plus complète des défis auxquels elle est confrontée sur ce marché spécifique.

Bien que ce ralentissement localisé dans certaines régions puisse sembler préoccupant à première vue, il est essentiel de noter que la trajectoire globale du groupe Air France-KLM n’a pas été remise en cause et continue sur sa lancée positive. L’entreprise souligne avec satisfaction que « le trafic global a progressé de 4,3 % », ce qui témoigne d’une dynamique encourageante malgré les défis rencontrés sur certains marchés. 

De plus, elle mentionne que « la capacité a augmenté de 4,9 % », ce qui indique une expansion des capacités opérationnelles et un engagement à répondre à la demande croissante des passagers. Le taux de remplissage mondial, qui est un indicateur clé de la performance de l’industrie aérienne, « n’a baissé que légèrement, à 87,2 % », ce qui prouve que, malgré quelques fluctuations locales, l’engouement pour les voyages demeure fort et que l’efficacité du transport aérien se maintient à des niveaux relativement élevés.

Dans le cadre de l’exercice en cours, la compagnie aérienne Air France-KLM, l’un des leaders du secteur de l’aviation en Europe, prévoit une hausse significative de sa capacité opérationnelle, qui devrait être comprise entre 3% et 5%. Cette augmentation vise à répondre à la demande croissante de passagers tout en optimisant les services offerts. 

Notons que le groupe a décidé de réaliser d’importants investissements d’environ 3 milliards d’euros, une somme considérable qui sera probablement allouée à l’amélioration de sa flotte, à la modernisation de ses infrastructures et au développement de nouveaux produits et services. En outre, le groupe se fixe un objectif ambitieux d’atteindre une marge opérationnelle supérieure à 8% d’ici l’horizon 2028, signe de son engagement à renforcer sa position sur le marché et à assurer sa rentabilité à long terme, tout en offrant une expérience de voyage de qualité à ses clients.

Mariam KONE 

Au Maroc, l’assureur Sanlam déclare une hausse de 7,9 % de son bénéfice net pour l’année 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, à la grande satisfaction des actionnaires et des employés, le résultat net de la compagnie d’assurance Sanlam Maroc a connu une progression encourageante de 7,9% par rapport au 31 décembre 2024. Cette croissance est mise en lumière à travers les indicateurs d’activité élaborés au 4ème trimestre 2025 par la direction de cette entreprise, qui joue un rôle crucial dans le secteur des assurances au Maroc. 

Ces indicateurs, révélateurs d’une dynamique positive, ont mis en relief un résultat net impressionnant qui s’élève à 451 millions de dirhams (MDH), un chiffre qui marque un net progrès par rapport aux 418 MDH réalisés en 2024. Ce résultat témoigne non seulement de l’amélioration de la rentabilité opérationnelle, mais il souligne également l’efficacité des choix stratégiques que la direction de l’entreprise a engagés au cours de l’année, démontrant ainsi la capacité de Sanlam Maroc à s’adapter et à prospérer dans un marché en constante évolution. En somme, cette performance solide témoigne de la résilience et de l’ambition de l’entreprise dans un secteur compétitif.En revanche, le chiffre d’affaires annuel de la société a connu une légère variation négative de 1,4%, s’établissant à un total de 6 195 millions de dirhams (MDH). « Cette évolution reflète principalement l’ajustement stratégique en cours de l’activité Vie, qui est actuellement pleinement maîtrisé, et largement compensé par la bonne dynamique de la branche Non-Vie, qui continue d’afficher une performance commerciale soutenue et récurrente », a souligné l’équipe dirigeante de Sanlam Maroc lors de sa dernière déclaration. Au cours du quatrième trimestre de l’année 2025, le chiffre d’affaires a enregistré un montant de 1 336 MDH, marquant ainsi un recul de -1,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Cette tendance confirme, selon toujours la direction de la compagnie, la stabilité de l’activité, qui se maintient dans une phase de transformation ciblée et réfléchie du mix produit, témoignant de l’approche proactive adoptée par l’entreprise face à un marché en constante évolution.
Quant aux placements affectés aux opérations d’assurance, ils ont franchi la barre des 17 960 MDH à la fin décembre 2025, en comparaison à 16 861 MDH à la fin décembre 2024, ce qui représente une hausse significative de 6,5%. Cette augmentation des investissements témoigne de la confiance de la société et de sa volonté de se positionner solidement sur le marché, tout en recherchant des opportunités de croissance qui assurent durabilité et développement futur. Les provisions techniques nettes de la part des cessionnaires, quant à elles, affichent, de leur côté, une évolution maîtrisée de +0,3%, ce qui témoigne d’une gestion prudente et rigoureuse dans un contexte financier qui nécessite une attention particulière afin de garantir la santé et la pérennité des opérations d’assurance.

Les indicateurs d’activité de la compagnie, qui sont cruciaux pour évaluer sa performance et sa santé financière, mettent en exergue des fonds propres s’élevant à 5 449 millions de dirhams à la fin de l’année 2025, comparativement à 5 331 millions de dirhams enregistrés en 2024, ce qui représente une augmentation notable de 2,2%. Cette amélioration significative des fonds propres est perçue par la direction de Sanlam Maroc comme une preuve tangible de la consolidation de la solidité financière de la Compagnie, ainsi que de sa résilience et de sa capacité à soutenir un développement futur ambitieux tout en respectant scrupuleusement les exigences prudentielles imposées par les régulateurs du secteur.

Dans un contexte où la gestion financière est primordiale, les responsables de Sanlam ont également annoncé une politique de dividende attrayante, qui témoigne de leur engagement envers les investisseurs. Ils estiment avec confiance que, compte tenu des performances impressionnantes réalisées ainsi que de la solidité de la structure financière de la Compagnie, le Conseil d’Administration proposera lors de la prochaine Assemblée Générale Ordinaire la distribution d’un dividende généreux de 98 dirhams par action pour l’exercice 2025. 

Notons que cette proposition marque une hausse par rapport aux 81 dirhams par action distribués en 2024, illustrant non seulement l’engagement de la Compagnie envers ses actionnaires, mais aussi sa volonté de leur offrir une rémunération à la fois attractive et durable, en phase avec les objectifs de croissance et de développement à long terme.

Zangouna KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : la Côte d’Ivoire obtient 152,219 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, dans le cadre de ses efforts pour renforcer la gestion financière et la collecte de fonds nécessaires à ses projets de développement, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a procédé, ce mardi 17 février 2026, à une levée significative de fonds sur le marché financier de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine).

Cette opération a abouti à la collecte d’une somme impressionnante de 152,219 milliards de FCFA, et ce, grâce à l’émission d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans, qui attirent l’intérêt des investisseurs en quête de placements sûrs et rentables.

L’émission visait à mettre en adjudication un montant initial de 150 milliards FCFA, mais la réponse des investisseurs a largement dépassé les prévisions. En effet, les soumissions globales enregistrées ont atteint un total de 184,219 milliards FCFA, phénomène qui témoigne de la confiance des acteurs du marché en la solidité de la gestion économique du pays. Cela a permis d’établir un taux de couverture du montant mis en adjudication à un niveau remarquable de 122,81%, illustrant ainsi l’engouement des investisseurs pour ces titres publics.

Les autorités financières ont retenu un montant de soumissions de 152,219 milliards FCFA, tandis que 32 milliards de FCFA de soumissions ont été rejetés, résultant en un taux d’absorption solide de 82,63%. Cette performance souligne non seulement l’attractivité des obligations émises par le Trésor Public ivoirien, mais également la robustesse des mécanismes de placement disponibles pour les investisseurs au sein de l’UMOA.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,75% pour les obligations d’une durée de 3 ans, 7,31% pour celles d’une durée de 5 ans, et enfin, 6,83% pour les obligations ayant une maturité de 7 ans. Ces rendements témoignent de l’attractivité des investissements proposés, offrant aux investisseurs des perspectives financières intéressantes dans le cadre de leurs portefeuilles diversifiés.
Le Trésor Public ivoirien, au cœur de cette opération de financement, s’est engagé à rembourser intégralement le capital des obligations conformément aux modalités officielles, le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été fixée au 18 février 2029 pour les obligations à 3 ans, au 18 février 2031 pour celles à 5 ans, et au 18 février 2033 pour les obligations à 7 ans. En outre, le paiement des intérêts, qui constitue une source de revenu pour les investisseurs, sera réalisé annuellement. 

Notons que cela se fera sur la base d’un taux d’intérêt qui a été déterminé à 5,35% pour les obligations de 3 ans, à 5,60% pour celles de 5 ans, et à 5,85% pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année suivant l’émission des obligations. Cette structure de paiement assure aux investisseurs une rentabilité stable et prévisible, tout en renforçant la confiance dans la capacité du Trésor Public ivoirien à honorer ses engagements financiers.


Korotoumou Sylla 

Côte d’Ivoire : le gouvernement prévoit un paiement de 1 557 milliards de FCFA au secteur privé en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement s’engage résolument à renforcer son soutien au tissu entrepreneurial national, un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays. Au 31 décembre 2025, l’État a effectué un paiement significatif s’élevant à 1 556,8 milliards FCFA, ce qui équivaut à près de 2,4 milliards d’euros, destiné à 6 721 fournisseurs et prestataires divers. 

Cette opération est présentée comme un levier majeur et stratégique pour dynamiser le secteur privé, tout en consolidant la confiance économique parmi les acteurs du marché. Cette importante annonce a été faite ce 18 février par le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, qui exerce également la fonction de président du Comité technique de Concertation. 

L’annonce a eu lieu lors d’un déjeuner d’échanges, soigneusement organisé à Abidjan-Plateau, rassemblant un large éventail d’acteurs économiques. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Comité de Concertation État Secteur Privé, une plateforme essentielle pour le dialogue entre le gouvernement et le secteur privé.

Ce volume de paiements massifs témoigne de la détermination des autorités ivoiriennes à atténuer les tensions de trésorerie auxquels font face de nombreuses entreprises, souvent affaiblies par des délais de règlement publics qui peuvent s’avérer longs et contraignants. En agissant de la sorte, le gouvernement s’efforce de créer un environnement économique plus sain et de favoriser une meilleure circulation de la liquidité dans l’économie réelle, ce qui pourrait à long terme contribuer à une croissance durable et à un renforcement de la résilience des entreprises locales.

Au-delà du règlement financier, qui joue un rôle crucial dans l’équilibre économique et la stabilité budgétaire du pays, le gouvernement ivoirien s’efforce de mettre en avant les résultats concrets et tangibles du dialogue permanent instauré avec le secteur privé, un acteur incontournable dans la dynamisation de l’économie nationale. Selon les déclarations du ministre en charge de ce dialogue, cette concertation très régulière et structurée a permis d’enregistrer des avancées notables et significatives sur plusieurs dossiers structurants, témoignant d’une volonté sincère d’améliorer le climat des affaires et de favoriser un partenariat fructueux entre les deux entités.

Parmi les nombreux progrès cités par le gouvernement figurent, entre autres, l’amélioration substantielle du système de métrologie, qui garantit la fiabilité des mesures commerciales et industrielles, la décongestion du Port autonome d’Abidjan, un enjeu majeur pour le commerce maritime, ainsi que des ajustements réfléchis liés à la fiscalité des entreprises, des enjeux qui ont souvent été identifiés comme de véritables freins à la compétitivité et à l’attractivité des investissements étrangers dans le pays. Cette approche collaborative devient progressivement un pilier fondamental de la gouvernance économique ivoirienne, dans un contexte où l’on attend de la contribution du secteur privé qu’elle s’intensifie et s’élargisse pour mener à une croissance durable et inclusive.

De plus, l’année 2026 marque également le lancement très attendu du nouveau Plan national de Développement 2026-2030, un projet ambitieux qui fixe des objectifs élevés et des ambitions soutenues pour l’économie ivoirienne, qui aspire à renforcer son réseau d’infrastructures, à diversifier ses secteurs économiques, et à améliorer le bien-être de sa population à travers des initiatives ciblées et innovantes.

Par ailleurs, le programme mis en place prévoit une croissance moyenne annuelle impressionnante de 7,2%, accompagnée d’un volume global d’investissements estimé à un monumental total de 114 838,5 milliards FCFA. Ce qui est particulièrement marquant, c’est que près de 70% de cet effort significatif d’investissement devrait provenir du secteur privé, tandis que le secteur public ne contribuera qu’à hauteur de 29,8%. 

Cette répartition des contributions financières est perçue par les autorités comme un indicateur de la mutation progressive et essentielle du modèle économique de la Côte d’Ivoire, qui évolue vers un modèle de croissance de plus en plus tiré par l’initiative et les investissements privés.

« Nous restons convaincus que la poursuite du dialogue sera indispensable, » a souligné le ministre, mettant en lumière la nécessité cruciale d’établir un partenariat durable et synergique entre les entreprises, l’État, et la société civile. En effet, le gouvernement aspire désormais à franchir une nouvelle étape décisive dans cette dynamique. L’objectif affiché consiste à transformer le dialogue public-privé, qui a longtemps été perçu comme un simple cadre consultatif, en un véritable outil stratégique orienté vers des résultats économiques tangibles et mesurables.

Notons que « le dialogue public-privé doit passer d’un cadre consultatif à un dialogue stratégique capable de mobiliser toutes les parties prenantes autour d’objectifs communs et d’initiatives concertées, » a-t-il précisé, soulignant l’importance d’une collaboration étroite et active pour soutenir le développement économique et renforcer la compétitivité du pays sur la scène mondiale.

Moussa KONÉ 

Au Niger, le FMI révèle un déboursement de 91 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, un pays d’Afrique de l’Ouest en pleine mutation économique, l’État semble sur le point de bénéficier d’un nouvel appui financier substantiel de la part du Fonds monétaire international (FMI), une institution qui joue un rôle crucial dans le soutien aux nations à travers des programmes de financement et d’assistance. 

En effet, à la suite de discussions techniques méticuleuses qui se sont tenues entre décembre 2025 et février 2026, les experts des services du FMI ont collaboré avec les autorités nigériennes pour finaliser un accord au niveau des services concernant le huitième examen du programme qui bénéficie de la Facilité élargie de crédit (FEC), en parallèle du quatrième examen associé à la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). 

Cet accord, s’il est approuvé par le Conseil d’administration du FMI lors de sa réunion qui se tiendra en mars prochain, pourrait permettre au Niger d’obtenir un décaissement total conséquent évalué à environ 91 millions de dollars américains, ce qui représente un montant équivalent à environ 50,42 milliards de francs CFA, et ce, dès le mois suivant. Pour entrer dans les détails, l’achèvement du huitième examen au titre de la FEC conduirait à un décaissement de 43,8228 millions de DTS, soit l’équivalent d’environ 61 millions de dollars, alors que le quatrième examen relevant de la FRD donnerait droit à 21,714 millions de DTS, ce qui se traduit par près de 30 millions de dollars supplémentaires, renforçant ainsi la capacité du pays à faire face à de nombreux défis économiques et à poursuivre sa trajectoire de développement.

Au total, ces financements, qui s’élèvent à une somme considérable, représentent un ballon d’oxygène significatif pour les finances publiques nigériennes, qui se trouvent actuellement confrontées à des besoins qui ne cessent d’augmenter dans un contexte particulièrement exigeant, tant sur le plan sécuritaire qu’environnemental. En effet, les défis auxquels le Niger doit faire face sont nombreux et variés, allant des tensions géopolitiques internes aux effets dévastateurs du changement climatique qui exacerbent la situation des populations vulnérables. Cette enveloppe financière, en tant que mesure de soutien crucial, viendrait ainsi contribuer de manière substantielle à la couverture des besoins de financement extérieur, permettant ainsi au gouvernement de mettre en œuvre des projets vitaux qui visent à améliorer les infrastructures, à renforcer la résilience face aux crises et à promouvoir un développement durable.

Dans un environnement économique complexe, marqué par une insécurité persistante et des chocs climatiques récurrents qui affectent gravement les ressources et les infrastructures, l’économie nigérienne affiche néanmoins une résilience remarquable et impressionnante. Les prévisions optimistes du Fonds Monétaire International (FMI) anticipe une croissance soutenue, estimée à 6,9 % en 2025, suivie d’une légère baisse à 6,7 % en 2026, suggérant une dynamique de développement qui pourrait contribuer à stabiliser la situation économique du pays. 

En parallèle, l’inflation, qui avait été une source de préoccupation pour de nombreux habitants et entreprises, montre des signes d’amélioration significatifs. Grâce à une récolte exceptionnellement favorable, une baisse de 4,6 % de l’inflation est attendue en 2025, même si une remontée modérée est prévue pour 2026, ce qui soulève des interrogations sur la durabilité de cette tendance positive.

Cependant, il est crucial de reconnaître que divers risques demeurent orientés à la baisse, notamment à cause de la persistance des chocs liés à la sécurité, de l’incertitude climatique continue, d’un durcissement potentiel des conditions de financement sur le plan mondial, ainsi que d’une éventuelle réduction de l’aide extérieure, qui est souvent cruciale pour le soutien aux économies fragiles. 

En ce qui concerne le déficit budgétaire pour l’année 2025, celui-ci devrait être en ligne avec les objectifs établis dans le cadre du programme de soutien du FMI, témoignant d’une discipline budgétaire nécessaire et d’une gestion rigoureuse des ressources. Toutefois, en 2026, le déficit pourrait se creuser temporairement pour atteindre un niveau de 3,7 % du PIB, en raison de besoins accrus liés à l’impact des chocs climatiques. 

Malgré ces défis, les autorités nigériennes sont déterminées à agir et ont déjà identifié un ensemble de mesures d’ajustement en matière de recettes et de dépenses. Ces mesures sont prêtes à être mises en œuvre rapidement et efficacement en cas de détérioration continue des conditions économiques ou sécuritaires, afin d’assurer la stabilité économique du pays dans un contexte mondial incertain.

Daouda Bakary KONÉ

Côte d’Ivoire : la BOAD a réussi à mobiliser 1 150 milliards de FCFA entre 2020 et 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Entre les années 2020 et 2025, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a réussi à mobiliser une somme impressionnante de plus de 1 150 milliards FCFA en Côte d’Ivoire, ce qui vient confirmer le rôle central et crucial que joue ce pays dans la stratégie d’investissement élaborée par l’institution sous-régionale. 

Cette grande mobilisation de fonds ne se limite pas seulement à un simple chiffre; elle en dit long sur la confiance placée dans le potentiel économique de la Côte d’Ivoire. Mais au-delà du volume financier engagé, il est également important de noter que la structure même de ces engagements révèle un choix stratégique clair et délibéré, affirmant la volonté de la BOAD de concentrer ses efforts sur le soutien prioritaire aux infrastructures publiques tout en misant sur les secteurs structurants de l’économie nationale. Cela témoigne d’une vision à long terme visant à soutenir le développement durable et à renforcer les capacités économiques du pays pour l’avenir.

Selon le bilan des engagements cumulés, il est intéressant de noter que le secteur public non marchand, qui comprend tous les projets financés par l’État sans objectif de profit direct, concentre à lui seul une somme impressionnante de 575,4 milliards FCFA, ce qui représente 50% des financements totaux. Ce chiffre révèle l’importance cruciale de l’intervention de l’État dans le développement socio-économique. En ajoutant à cela les contributions du secteur public marchand, qui s’élèvent à 110 milliards FCFA, représentant 9% des financements, on constate qu’environ 60% des ressources financières ont été orientées vers des entités publiques. Ceci met en évidence une tendance significative où les investissements publics dominent manifestement la scène économique. À l’inverse, lorsqu’on se penche sur le secteur privé, celui-ci parvient à capter 468,9 milliards FCFA, ce qui constitue 41% du total des financements disponibles. Cette répartition des ressources financières illustre clairement une approche de développement qui reste encore largement tirée par l’investissement public, avec un accent particulier mis sur le financement d’infrastructures lourdes et de services collectifs, facteurs essentiels pour le progrès des communautés et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

Cette orientation se confirme de manière très significative dans la répartition sectorielle, qui témoigne d’une stratégie réfléchie et ciblée. En effet, les domaines de l’énergie et des ressources naturelles arrivent en tête avec une proportion impressionnante de 28 % des engagements financiers, signalant ainsi l’importance cruciale de ces secteurs pour le développement économique. Juste derrière, on trouve les transports et les technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que la digitalisation, qui rassemblent à eux seuls une part tout aussi notable de 27 %. Il est frappant de constater que ces deux segments, combinés, absorbent plus de la moitié des financements alloués, ce qui prouve une vision intégrée et stratégique des investissements. Ce choix ne s’inscrit pas dans une simple tendance mais reflète une logique économique cohérente : investir dans les infrastructures énergétiques et de transport permet de lever les principaux goulots d’étranglement qui freinent la croissance, d’améliorer la compétitivité du pays sur la scène internationale, et de stimuler l’investissement privé, essentiel pour le dynamisme de l’économie.

D’autre part, l’immobilier et l’habitat, ainsi que les secteurs de la finance et de l’assurance, représentent chacun 14 % des engagements, illustrant ainsi l’attention soutenue portée à l’urbanisation rapide du pays et à la consolidation de son système financier, qui sont tous deux cruciaux dans un contexte de développement urbain accéléré et de transition vers une économie moderne et diversifiée. Toutefois, il est profondément préoccupant de constater que des secteurs sociaux clés tels que la santé et l’éducation restent marginalement financés, avec seulement 4 % des engagements, mettant en lumière le fait que la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) se positionne davantage comme un catalyseur de transformation économique plutôt que comme un acteur fondamental dans l’amélioration des services sociaux, ce qui soulève des questions sur l’équilibre des investissements et les priorités en matière de développement social.

Le mode d’intervention de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) confirme également cette stratégie bien définie et réfléchie. En effet, les prêts constituent une part impressionnante de 92% des opérations totales, représentant ainsi près de 1 069 milliards de francs CFA, tandis que les autres formes de soutien financier, telles que les garanties qui ne représentent que 6%, les prises de participation qui s’établissent à un modeste 1%, et les études également à 1%, demeurent relativement limitées. Ce modèle particulièrement centré sur le financement par la dette illustre clairement la vocation première de la BOAD, qui est de financer directement des projets structurants et de grande envergure, souvent portés par les États membres ou des entreprises publiques ayant des missions d’intérêt général.

Par ailleurs, il convient de noter que la quasi-totalité des financements, soit un impressionnant 94%, ont été accordés par le biais du guichet bancaire classique, ce qui contraste fortement avec les seulement 6% qui ont été octroyés via le Fonds de développement et de cohésion (FDC). Cela met en lumière une approche principalement orientée vers le financement de projets qui sont financièrement viables, plutôt que d’opter pour des mécanismes concessionnels qui pourraient comporter un risque plus élevé. Ce choix stratégique témoigne d’un engagement envers des interventions efficaces qui cherchent non seulement à répondre aux défis actuels, mais également à promouvoir un développement durable et inclusif dans la région.

Ce positionnement solide et stratégique confirme de manière éclatante le rôle central et déterminant de la Côte d’Ivoire en tant que moteur économique et catalyseur de développement au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le pays, qui enregistre une croissance soutenue et impressionnante depuis plus d’une décennie, bénéficie non seulement d’une dynamique économique favorable, mais également d’investissements massifs et ciblés qui visent à consolider ses infrastructures de base. Ces investissements revêtent une importance cruciale pour soutenir son industrialisation progressive et pour renforcer sa position sur la scène économique régionale et internationale. 

En concentrant ses financements stricto sensu sur des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et divers projets publics, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) joue un rôle fondamental dans la création des conditions propices à une croissance durable et inclusive. 

Notons que cela donne à la Côte d’Ivoire l’opportunité de se transformer en un hub économique attractif, tout en répondant à des défis immenses pour les prochaines années, tels que la nécessité d’accélérer le développement des infrastructures et d’améliorer la résilience de son économie face aux fluctuations du marché mondial.

Abdoulaye KONÉ