Accueil Blog Page 55

Mali: l’État recherche 100 milliards de FCFA sur le marché financier régional par « Appel Public à l’Épargne »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique qui nécessite une attention particulière et un renforcement des capacités financières, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, agissant sous l’égide du ministère de l’économie et des Finances, prend l’initiative de lancer, entre le 16 et le 27 février, un emprunt obligataire par le biais d’un Appel Public à l’Épargne.

Cette opération vise à mobiliser un montant considérable de 100 milliards de FCFA, permettant ainsi de financer divers projets de développement et de soutenir les institutions publiques. Les autorités espèrent attirer l’intérêt des investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou privés, afin de favoriser une dynamique de croissance économique durable dans le pays.Selon le département de tutelle, il s’agit de la plus grande opération de mobilisation des ressources financières sur le marché financier de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine), un événement qui revêt une importance capitale non seulement pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble de la région. Dors et déjà, le Mali a effectué plusieurs sorties notables sur le marché financier régional entre le début de janvier et la mi-octobre, ce qui a démontré sa capacité à attirer l’attention des investisseurs et à renforcer sa position dans le paysage économique ouest-africain. 

Aussi, ces opérations ont été des succès fulgurants aux yeux des investisseurs de l’UMOA, qui ont salué la détermination du pays à innover et à diversifier ses sources de financement tout en consolidant sa crédibilité sur les marchés internationaux. Ce dynamisme témoigne d’une stratégie bien pensée et d’un engagement fort envers la croissance économique durable, capable de susciter des opportunités d’investissement prometteuses pour les années à venir.

Cet emprunt, conçu pour répondre à des besoins financiers spécifiques, est divisé en deux tranches distinctes, chacune ayant ses propres caractéristiques financières : l’émission A d’un montant significatif de 70 milliards de FCFA est d’une durée de 10 ans et comporte un taux d’intérêt fixe de 6,55%, ce qui en fait une option attrayante pour les investisseurs à long terme. Parallèlement, l’émission B, qui s’élève à 30 milliards de FCFA, a une durée plus courte de 7 ans et est proposée à un taux d’intérêt de 6,35%, offrant une flexibilité pour les investisseurs à la recherche d’un rendement à moyen terme. 

Notons que les ressources mobilisées lors de cette opération financière sont cruciales, car elles permettront de financer divers projets d’infrastructures visant à promouvoir et à soutenir le développement socio-économique dans la région, favorisant ainsi la création d’emplois, l’amélioration des services publics et le bien-être général de la population.

Daouda Bakary KONÉ 

Côte d’Ivoire : Nsia Finance change de nom et devient NSia Capital pour une nouvelle aventure financière

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe NSIA a atteint un nouveau cap dans sa transformation stratégique, marquant ainsi une étape significative dans son développement et son adaptation aux évolutions du marché. 

En effet, NSIA Finance, qui avait jusque-là opéré sous cette dénomination, change officiellement de nom pour devenir NSIA Capital, Société de gestion et d’intermédiation. Cette évolution n’est pas seulement un changement de nom, mais elle consacre également le repositionnement ambitieux du groupe dans les métiers de l’investissement, du conseil et du financement structuré, particulièrement dans la dynamique régionale d’Afrique de l’Ouest. 

Ce repositionnement stratégique et cette réorientation vers de nouveaux services visent à renforcer la présence du Groupe NSIA dans le secteur financier, tout en répondant mieux aux besoins croissants des entreprises et des investisseurs dans cette région en plein essor économique.

Annoncée dans le cadre d’une réorganisation stratégique ambitieuse orchestrée par le président du Groupe, Jean Kacou Diagou, cette transformation significative et soigneusement réfléchie témoigne de l’engagement ferme de NSIA Capital à devenir un acteur central et incontournable dans le domaine du financement durable des économies africaines. Cette initiative vise à renforcer de manière substantielle la capacité d’intervention de l’organisation sur les marchés de capitaux, permettant ainsi de générer des investissements solides et responsables pour soutenir la croissance et le développement des infrastructures sur le continent. 

La création officielle de cette nouvelle entité a eu lieu le 17 février, lors d’un événement charnière, un CEO Talk organisé avec soin à Abidjan, qui a rassemblé des personnalités influentes telles que le président du groupe, Jean Kacou Diagou, le directeur général de la holding financière, Léonce Yacé, le président du conseil d’administration, Isaac Dé, ainsi que le directeur général Max-Alphée Djecketh. La nouvelle structure ne se contente pas d’être une simple extension des activités de NSIA; elle est en train de s’imposer comme l’un des piliers majeurs et stratégiques de NSIA Holding Financière, renforçant ainsi son rôle clé dans le secteur financier africain.

Pour Max-Alphée Djecketh, cette nouvelle identité va bien au-delà d’un simple changement de nom, elle représente une transformation stratégique et profonde qui pourrait redéfinir l’avenir des activités économiques de l’entreprise. « Cette nouvelle identité traduit notre ambition de jouer un rôle accru dans le financement de l’économie, en optimisant le rendement du portefeuille clients et en proposant des solutions d’investissement et de financement innovantes, performantes et adaptées aux réalités africaines », a-t-il déclaré avec conviction, mettant en lumière la vision de l’organisation. En clair, NSIA Capital entend renforcer sa capacité de structuration sur les marchés financiers en s’appuyant sur des outils de pointe et des expertises reconnues, tout en offrant des solutions à forte valeur ajoutée aux entreprises, investisseurs institutionnels et particuliers qui sont à la recherche de conseils avisés et de partenariats durables. Cette évolution, loin d’être anodine, s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à l’essor économique de la région, en permettant à chacun d’accéder à des opportunités financières judicieuses et à un accompagnement personnalisé.

Le groupe se veut rassurant et souhaite apaiser les inquiétudes qui pourraient émerger suite à ce changement de dénomination, en affirmant clairement que cela n’affecte en aucune manière la continuité des activités déjà en cours ni les engagements antérieurs, pris avec sérieux et professionnalisme par NSIA Finance. 

Notons que l’activité d’intermédiation boursière continue de se dérouler pleinement et avec vigueur, permettant ainsi de fournir un soutien efficace aux diverses filiales et succursales bancaires du groupe, qui opèrent dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Sénégal, au Togo et en Guinée. Ce soutien est essentiel pour garantir le bon fonctionnement et le développement des opérations bancaires dans ces régions, en s’assurant que toutes les transactions et services financiers soient menés avec la même attention portée à l’excellence et à la satisfaction des clients.

Mariam KONE 

Mobilité urbaine : près de 2 millions d’heures économisées en Afrique en 2025 grâce aux technologies de routage basées sur l’IA de Yango Group

0
(CROISSANCE AFRIQUE) – Yango Group, entreprise technologique internationale spécialisée dans la digitalisation des services urbains, a annoncé aujourd’hui que ses technologies avancées de routage alimentées par l’intelligence artificielle ont permis aux usagers urbains africains d’économiser près de 2 millions d’heures en 2025, dans plusieurs villes du continent.

Ce résultat contribue à un total mondial de plus de 5 millions d’heures économisées dans plus de 20 villes à travers le monde — soit l’équivalent de 600 années de temps humain restituées aux communautés.
De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale et australe, l’optimisation intelligente des trajets contribue à répondre à l’un des défis urbains majeurs du continent : la congestion dans des villes en pleine croissance. À Abidjan, les usagers ont économisé collectivement plus de 815 000 heures en 2025, soit le gain absolu le plus élevé parmi les villes africaines étudiées.

À Kinshasa, les passagers ont gagné en moyenne près de 6% de temps par trajet, l’un des niveaux d’amélioration les plus significatifs à l’échelle mondiale. À Dakar, les utilisateurs ont économisé près de 170 000 heures, tandis qu’à Yaoundé et Douala, les passagers ont récupéré en moyenne plus d’une heure par an chacun grâce à l’optimisation des itinéraires.

Ces résultats reposent sur l’analyse de millions de trajets Yango Ride effectués en 2025. L’étude a comparé des itinéraires optimisés par l’IA à des trajets statiques basés sur le chemin le plus court, sans prise en compte des conditions de circulation en temps réel. Les conclusions démontrent que le routage dynamique, alimenté par le machine learning et les données de trafic en direct, génère des gains de temps mesurables à grande échelle — confirmant le rôle de la mobilité pilotée par l’IA comme composante essentielle des infrastructures urbaines modernes.

« Dans de nombreuses villes africaines, le temps perdu dans les embouteillages a un impact direct sur la productivité, la vie familiale et les opportunités économiques », a déclaré Adeniyi Adebayo, Chief Business Officer de Yango Group« Ces résultats montrent que l’IA n’est pas une notion abstraite — c’est une infrastructure concrète. En intégrant l’intelligence au cœur des services de mobilité du quotidien, nous aidons les villes à fonctionner plus efficacement et à restituer un temps précieux aux citoyens. »
Le système de routage de Yango analyse les flux de circulation en temps réel, les schémas historiques de congestion, les caractéristiques des routes, les cycles de feux tricolores ainsi que la complexité des intersections afin d’évaluer plusieurs options d’itinéraires en quelques millisecondes. Son architecture auto-apprenante s’améliore en continu en comparant les temps de trajet prédits aux temps réels, s’adaptant ainsi aux spécificités de mobilité propres à chaque ville.

Au-delà des gains de temps, le routage intelligent contribue également aux objectifs plus larges de durabilité urbaine. En réduisant les temps d’attente et en optimisant la répartition du trafic, la technologie d’IA de Yango contribue à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire les émissions et à atténuer la congestion locale — des enjeux majeurs pour les marchés africains en forte urbanisation.
Si les villes africaines ont enregistré des gains significatifs, l’impact global cumulé dépasse les 5 millions d’heures économisées dans plus de 20 villes à travers le monde, dont Lima et Guatemala City — illustrant la capacité des solutions de mobilité basées sur l’IA à s’adapter à des environnements urbains variés.
Présent dans plus de 35 pays au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine, Yango Group développe des technologies qui transforment des algorithmes complexes en outils accessibles — contribuant à bâtir des villes plus intelligentes, plus efficaces et plus centrées sur l’humain.

« Des millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail ; un emploi productif peut faire du continent le moteur de croissance du siècle. » – Claver Gatete

0

Addis-Abeba, le 16 février 2026 (CEA) – Le 9e Forum des entreprises africaines, organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, s’est ouvert lundi à Addis-Abeba, marquant un tournant décisif dans la nécessité d’investir dans la transformation du continent. Dans l’emblématique Salle de l’Afrique, chefs d’État, dirigeants d’entreprise et jeunes entrepreneurs venus de tout le continent se sont réunis autour du thème « Financer l’avenir de l’Afrique », dans un contexte d’incertitude mondiale croissante, de ralentissement de la croissance, de chocs climatiques, d’endettement croissant et de mutation des chaînes d’approvisionnement.

Le président éthiopien, Taye Atske Selassie, a mis en avant l’expérience de son pays en matière de création d’emplois pour les jeunes grâce aux start-ups et à l’innovation. Il a insisté sur la nécessité d’agir pour la transformation du secteur agricole, le soutien aux start-ups dirigées par des jeunes et des femmes, et l’accélération de l’intégration de la ZLECAf afin de promouvoir le développement durable. Il a souligné que la transformation de l’Afrique n’est pas une idée abstraite ni une ambition lointaine ; elle doit se traduire concrètement par des usines qui embauchent, des exploitations agricoles qui créent de la valeur ajoutée, des plateformes numériques qui permettent d’accéder aux marchés et des industries créatives qui transforment les jeunes talents en capital humain.

Le vice-Premier ministre somalien, Salah Ahmed Jama, a souligné les efforts de transformation multidimensionnels en cours dans son pays, notamment un système national d’identification, des politiques holistiques liées à l’éducation et à la politique industrielle, les exigences du marché pour créer des emplois à partir des chaînes de valeur de l’élevage et de la pêche qui contribuent à hauteur de 7 % à l’économie du pays, le tout soutenu, a-t-il noté, par un programme visant à faire taire les armes.

Le secrétaire exécutif Claver Gatete a souligné que la concentration et la sélectivité accrues des capitaux mondiaux garantissent l’envergure, la sécurité et l’avenir des marchés. « La question n’est pas de savoir si les capitaux existent », a-t-il insisté. « La véritable question est : où émergeront les prochains moteurs de la croissance mondiale ? »

Avec la population active la plus jeune du monde, une urbanisation galopante, une adoption rapide du numérique et des marchés de consommation en expansion, le continent africain connaît déjà une transformation structurelle ancrée dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui crée un marché unique de plus de 1,5 milliard de personnes. De plus, la transformation du cacao menée par les jeunes en Côte d’Ivoire, la chaîne de valeur automobile intégrée au Maroc et l’écosystème des paiements numériques en pleine expansion en Éthiopie témoignent du fait que l’Afrique commence à exporter de la valeur ajoutée, et non plus seulement des matières premières.

Mais comme l’a souligné M. Gatete, des millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail. S’ils trouvent un emploi productif, l’Afrique pourrait devenir le moteur de la croissance du siècle ; dans le cas contraire, l’instabilité se mondialisera de plus en plus, transformant un défi de développement continental en une préoccupation majeure pour la stabilité économique mondiale.

Cameroun:  le Trésor Public envisage de mobiliser 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en  2026

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, dans un contexte économique en constante évolution, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique met en place une stratégie ambitieuse visant à mobiliser progressivement un montant impressionnant de 400 milliards FCFA sur le marché des titres publics en  2026. 

Pour atteindre cet objectif financier, cette institution prévoit de recourir à une combinaison astucieuse d’émissions étalées dans le temps, d’un dialogue renforcé avec les investisseurs afin de bâtir des relations de confiance solides, ainsi qu’à une ouverture à des montages financiers innovants qui pourraient élargir significativement la base de financement nécessaire. Cette démarche proactive a été mise en lumière par les déclarations éclairantes de Samuel Tela, le directeur de la Trésorerie au ministère camerounais des Finances, qui a partagé ces informations lors d’une interview accordée à la télévision nationale, soulignant ainsi l’importance cruciale de cette initiative.

Cette levée de fonds s’inscrit parfaitement dans le cadre d’un décret présidentiel, signé le 21 janvier 2026, qui donne mandat au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, d’engager des emprunts pouvant atteindre jusqu’à 1 650 milliards FCFA sur les marchés, tant intérieur qu’extérieur. Selon ce texte officiel et stratégique, il est stipulé que 1 000 milliards devraient être recherchés à l’international, tandis qu’une somme de 400 milliards sera obtenue par le biais d’émissions d’obligations du Trésor sur le marché domestique. 

De plus, 250 milliards de financements sont prévus pour être levés auprès d’organismes privés locaux, ce qui témoigne de la volonté du gouvernement camerounais de diversifier ses sources de financement et de sécuriser des ressources financières essentielles pour le développement socio-économique du pays.

Pour préparer efficacement cette opération d’envergure, le gouvernement a l’intention de commencer par formaliser un dialogue constructif avec les investisseurs locaux, qui jouent un rôle essentiel dans le financement de nos projets nationaux. Samuel Tela, qui est le responsable de la coordination de cette initiative, a annoncé avec anticipation une rencontre dédiée à la présentation exhaustive de la stratégie d’endettement prévue pour les mois à venir. 

Il est attendu que le ministre des Finances, une figure clé dans cette opération, rencontre en personne les investisseurs locaux, selon mes informations, le 19 février, afin de leur exposer en détail son plan de financement ambitieux qui devra être mis en œuvre pour l’année à venir. Cette rencontre sera une occasion privilégiée d’exposer la stratégie méticuleusement élaborée qui sera mise en place pour mobiliser la somme colossale de 400 milliards sur les marchés financiers, en plus des 250 milliards déjà négociés auprès des banques commerciales.

Au-delà de cette concertation initiale, il est important de souligner que la méthode choisie repose également sur un calendrier précis des émissions. En effet, le Trésor a clairement exclu toute possibilité de réaliser une levée massive en une seule opération. Cette approche prudente vise à limiter les tensions de liquidité sur le marché et à adapter les appels au marché au rythme des besoins budgétaires, qui peuvent évoluer au fil de l’année.

 « Par ailleurs, concernant ces 400 milliards, nous avons l’intention d’étaler les différentes opérations tout au long de l’année afin de permettre une gestion plus efficace et moins perturbatrice de nos engagements financiers. Nous n’envisageons absolument pas de lever simultanément 200 ou 300 milliards d’un seul coup, car cela pourrait engendrer des complications. Les émissions de titres de dette seront donc soigneusement planifiées et réparties, garantissant une approche équilibrée qui, nous l’espérons, suscitera la confiance des investisseurs. »

Yaoundé, la capitale dynamique du Cameroun, s’engage activement à diversifier ses sources d’investissement, cherchant des partenaires financiers bien au-delà des frontières restrictives du système bancaire national. Le responsable du Trésor, tout en soulignant l’importance croissante de la participation d’acteurs étrangers dans le paysage financier national, évoque également les nombreuses opportunités qui pourraient émerger de la reproduction de certaines opérations financières qui ont déjà fait leurs preuves dans le passé.

 Dans cette quête d’élargissement de la base d’investisseurs, notre équipe collabore étroitement avec la Banque centrale pour non seulement attirer les investisseurs directs étrangers, mais aussi pour créer un environnement propice à leur intégration. Nous avons d’ailleurs eu le privilège de connaître une expérience remarquable en 2025 avec Afreximbank, une institution qui s’est imposée comme un partenaire crucial pour l’État en matière de financement des projets. Cette banque a effectivement participé à une émission sur le marché domestique pour un montant impressionnant de 200 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 200 milliards FCFA, un chiffre qui montre bien la portée et l’impact de cette collaboration. Vous comprenez donc à quel point cela revêt une signification importante. Ce modèle d’opération pourrait très bien être étendu à d’autres partenaires économiques, y compris ceux situés au sein de la sous-région, ce qui enrichirait encore davantage notre approche stratégique. Ainsi, nous continuons de travailler inlassablement dans cette direction, en veillant à ce que, s’il existe encore des marges résiduelles dans notre stratégie d’investissement, ce type d’opération puisse être efficacement dupliqué afin de maximiser le potentiel de développement économique.

Si le Cameroun mise sur cette approche graduelle, c’est aussi parce que le marché régional présente des limites structurelles notables après plusieurs années de recours massif et intensif de la part des États membres de la CEMAC, qui ont cherché à mobiliser des ressources financières à travers des instruments variés. D’abord, les États ont énormément sollicité le marché domestique, cherchant à répondre à leurs besoins croissants en financement pour soutenir des projets de développement, des infrastructures et d’autres initiatives prioritaires. Si vous examinez attentivement l’encours des titres entre 2020 et 2025, il est frappant de constater que le montant total a pratiquement été multiplié par cinq, reflétant ainsi une dynamique significative des émissions. 

En effet, on est passé d’environ 1 800 milliards de francs CFA en 2020 à près de 9 000 milliards de francs CFA, ce qui témoigne non seulement d’une volonté d’augmenter l’accès aux capitaux, mais aussi des défis sous-jacents liés à la gestion des ressources financières dans un contexte de croissance économique fluctuante et d’incertitudes sur les marchés régionaux.

Mariam KONÉ

Au Nigeria, Dangote finalise un accord de 400 millions USD pour l’agrandissement de sa raffinerie

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, un développement significatif a été enregistré, alors que le groupe Dangote, un acteur majeur dans le secteur industriel du pays, a franchi une étape importante en signant un contrat d’une valeur de 400 millions de dollars, soit environ 221,6 milliards de FCFA. 

Ce contrat a été établi avec le fabricant chinois d’engins lourds, XCMG Construction Machinery Co, dans le but d’acquérir des équipements essentiels qui joueront un rôle crucial dans l’accélération de l’expansion prévue pour sa raffinerie et ses complexes industriels.

Aussi, l’information, rapportée et confirmée par l’agence de presse Reuters, atteste de l’ampleur opérationnelle de ce partenariat stratégique, qui avait été annoncé quelques jours plus tôt entre les deux entreprises, marquant ainsi une nouvelle ère de coopération bilatérale.

D’après les éléments rendus publics et les déclarations des deux parties, ces équipements innovants devraient jouer un rôle déterminant dans la montée en puissance de la méga-raffinerie détenue par le groupe au Nigeria. Actuellement, cette raffinerie possède une capacité de traitement de 650 000 barils de pétrole par jour, mais avec cette nouvelle acquisition, il est prévu que cette capacité puisse être augmentée jusqu’à atteindre 1,4 million de barils quotidiennement d’ici trois ans. 

Cette initiative s’inscrit dans un objectif plus vaste qui vise non seulement à renforcer l’intégration industrielle du pays, mais également à réduire la dépendance chronique et durable aux importations de carburants raffinés, donc à améliorer l’autosuffisance énergétique. Par ailleurs, cela permettra de consolider la position stratégique et concurrentielle du groupe Dangote sur les marchés énergétiques régionaux, au moment où le Nigeria cherche à affirmer son rôle en tant qu’acteur clé dans le secteur énergétique du continent africain.

Ce contrat commercial, qui représente une étape cruciale dans le développement économique et industriel de la région, s’inscrit dans un cadre plus large de coopération stratégique conclu entre le géant nigérian Dangote Industries Limited et le conglomérat chinois XCMG. Ce protocole d’accord ambitieux prévoit une collaboration multisectorielle, englobant des domaines variés tels que les mines, la pétrochimie, la production de matériaux de construction, l’agriculture, et le développement d’infrastructures intelligentes. 

Ce partenariat ne se limite pas simplement à des échanges commerciaux; il organise également un soutien technique et logistique substantiel de la part du partenaire chinois, qui mobilisera des équipes d’experts dédiés à la conception de solutions intégrées et sur mesure, adaptées aux projets variés et souvent complexes du conglomérat africain.

Au-delà de la seule mise en place d’une raffinerie innovante et modernisée, ce partenariat stratégique vise à accompagner de manière pro-active l’expansion industrielle du groupe dans plusieurs filières clés, notamment la production d’engrais qui joue un rôle vital dans l’agriculture, le développement de produits pétrochimiques essentiels à divers secteurs industriels, ainsi que l’exploitation des ressources minières qui sont cruciales pour l’économie locale. 

Cette collaboration s’inscrit dans l’ambition grandissante affichée par Dangote Industries de réaliser un chiffre d’affaires monumental de 100 milliards de dollars à l’horizon 2030. Une telle ambition repose sur l’augmentation significative des capacités de production et le renforcement continu de son ancrage régional afin de soutenir une croissance économique durable et favorable au développement local.

La dimension environnementale figure également au cœur de l’accord, illustrant ainsi l’engagement des deux parties en faveur d’un développement durable et responsable. XCMG, une entreprise reconnue pour son innovation, mettra à contribution son expertise précieuse dans divers domaines, notamment les équipements électriques qui sont conçus pour minimiser l’impact écologique. 

Notons que l’entreprise se concentrera sur les technologies à haute efficacité énergétique, qui permettent non seulement de réduire les coûts opérationnels, mais également de diminuer les émissions de carbone. Les solutions industrielles intelligentes seront également au rendez-vous, intégrant des systèmes automatisés et connectés qui favorisent une utilisation optimale des ressources et une meilleure gestion des déchets. 

Par ailleurs, ces initiatives ambitieuses visent à soutenir les projets dits verts du groupe, démontrant ainsi une volonté partagée de promouvoir des pratiques durables. Les deux partenaires évoquent, dans ce cadre, une coopération approfondie autour de plusieurs axes stratégiques, renforçant ainsi leur position sur le marché tout en œuvrant pour un avenir plus respectueux de l’environnement.

Zangouna KONÉ 

Cameroun: le Trésor Public mobilise 415 milliards de FCFA à travers des titres d’obligations en eurobonds

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, un événement financier significatif s’est récemment produit, marquant une étape précieuse dans la gestion des ressources budgétaires du pays. Le trésor public a réussi à lever une somme impressionnante de 750 millions USD, ce qui équivaut à environ 415 milliards de FCFA, lors d’une émission d’euro-obligations sur les marchés internationaux.

 Cette opération, bien que réussie, ne représente en réalité qu’une partie d’un programme d’emprunts internationaux beaucoup plus vaste, totalisant 1000 milliards de FCFA, qui a récemment été approuvé par le président de la République dans le cadre du budget pour l’exercice 2026. Pour assurer le financement du montant restant, les autorités financières camerounaises ont annoncé qu’elles travaillent activement à l’obtention de garanties financières auprès de la Banque africaine de développement ainsi que de l’assureur africain Atidi, dans l’espoir d’assurer une levée de fonds supplémentaire.

Dans un contexte où les enjeux économiques sont cruciaux, un responsable du gouvernement a déclaré : « Oui, effectivement, le chef de l’État a habilité le ministre des Finances à emprunter, je disais tantôt, 400 milliards sur les marchés financiers domestiques, à négocier auprès des banques 250 milliards et à émettre 1000 milliards sur l’international. » Il a souligné que l’étape actuelle de la mobilisation a été couronnée par la récolte de 415 milliards à l’international, et il a exprimé l’espoir que les conditions de marché vont s’améliorer pour permettre une mobilisation réussie du reliquat nécessaire, qui reste sur le marché international.

Cette déclaration met en lumière l’engagement du gouvernement à poursuivre des stratégies visant à renforcer l’économie nationale à travers des emprunts diversifiés tout en naviguant dans un paysage financier complexe. Pour sécuriser cette seconde phase cruciale du projet, le ministère des Finances du Cameroun s’efforce activement d’améliorer les conditions de financement en se basant sur des institutions financières qui bénéficient d’une notation de crédit supérieure à celle du pays. 

Samuel Tela, un responsable au sein du ministère, a révélé que des discussions constructives sont en cours avec la Banque africaine de développement, visant à établir un partenariat solide où cette institution pourrait jouer le rôle de garant pour les futures opérations financières. Nous avons ainsi engagé des discussions approfondies avec la Banque africaine de développement dans le but d’obtenir un prêt garanti. Cela signifie que, dans le cas où il ne serait pas possible de nous octroyer un prêt directement à des taux concessionnels favorables, la Banque africaine de développement, qui dispose d’une notation de crédit bien plus avantageuse, ayant une classification de AA par exemple, pourrait se porter garant de notre endettement. Ce soutien nous permettrait alors d’accéder à des conditions de financement beaucoup plus intéressantes auprès des investisseurs, facilitant ainsi notre capacité à réaliser des projets ambitieux pour le développement économique du pays.

Par ailleurs, la même approche est suivie avec Atidi, un organisme panafricain d’assurance spécialisé dans la gestion des risques liés aux prêts souverains, dont le Cameroun est un membre actif et engagé. « Nous avons engagé la même démarche avec Atidi, qui est un organisme d’assurance pour les prêts du Cameroun, étant membre, et qui assure d’ailleurs la présidence du conseil d’administration, ce qui témoigne de son importance et de son influence dans le domaine.

 Dans ce cadre, nous avons commencé des discussions constructives avec Atidi, en collaboration avec diverses compagnies d’assurance, afin qu’elles puissent également nous fournir leurs garanties nécessaires pour mobiliser tout ou partie des montants qui restent à financer, ce qui est crucial pour le développement économique de notre pays. »

Ces démarches s’inscrivent dans le cadre du décret significatif qui a été signé le 21 janvier 2026 par le président Paul Biya, un acte qui témoigne de sa volonté de dynamiser l’économie nationale et de soutenir le développement infrastructurel et social du pays. Ce décret autorise le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, à mobiliser jusqu’à 1 650 milliards de FCFA sur les marchés intérieur et extérieur. L’objectif principal de cette mobilisation financière est de fournir un financement adéquat pour divers projets de développement qui sont cruciaux pour l’amélioration du bien-être des citoyens, ainsi que pour le règlement des restes-à-payer de l’État. Selon les données gouvernementales, ces impayés, qui constituent une source d’inquiétude majeure, atteignaient déjà un montant impressionnant de 485,4 milliards de FCFA à la fin du mois de septembre 2025. Cette accumulation d’impayés, si elle n’est pas rapidement résolue, menace non seulement de fragiliser la trésorerie des fournisseurs publics, qui dépendent de manière critique des paiements ponctuels pour maintenir leur fonctionnement, mais elle pourrait également freiner l’activité et la croissance des entreprises qui sont particulièrement vulnérables et dépendent des commandes publiques pour leur survie et leur prospérité à long terme.

Notons que le décret présidentiel, un document stratégique de haute importance, répartit de manière détaillée et précise les sources de financement nécessaires pour soutenir les divers projets et initiatives gouvernementales envisagées. Sur le marché intérieur, une somme significative de 400 milliards de FCFA doit être levée, principalement à travers l’émission d’Obligations du Trésor ainsi que des Obligations du Trésor assimilables, permettant ainsi de garantir une stabilité financière et un accès aux fonds requis.

 À cela s’ajoutent 250 milliards de FCFA, qui sont attendus sous forme de prêts directs provenant d’organismes privés domestiques, renforçant ainsi la participation du secteur privé dans le soutien aux finances publiques. En ce qui concerne le volet international, il est prévu d’attirer une somme impressionnante de 1 000 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’une stratégie de financement ambitieuse et d’une volonté de s’appuyer sur des ressources extérieures pour compléter le financement nécessaire au développement national.

Korotoumou Sylla 

Au Bénin, Amazone Airlines, une nouvelle compagnie aérienne nationale désormais opérationnelle

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, un pays vibrant et en pleine évolution en matière de transport aérien, il est désormais officialisé qu’une nouvelle compagnie aérienne nationale fonctionnelle est à la disposition des citoyens et des voyageurs. Amazone Airlines, en effet, a récemment eu le plaisir d’annoncer qu’elle a reçu son précieux permis d’exploitation aérien, une étape non seulement décisive mais également historique qui marque l’entrée du pays dans une nouvelle phase prometteuse de son développement aérien. 

Cette certification, qui a été accordée après une évaluation minutieuse, atteste que la compagnie est désormais en mesure d’opérer de manière fiable et sécurisée, tout en respectant rigoureusement les normes de sécurité, tant nationales qu’internationales, ainsi que celles relatives à la qualité de service. 

Ce développement n’est pas seulement un avancement pour Amazone Airlines, mais également un signe encourageant pour l’ensemble du secteur aérien béninois, augurant de nouvelles possibilités de croissance et de connectivité à l’international.

Aussi, l’obtention de ce permis représente le fruit d’un travail acharné et méticuleux qui s’est étendu sur plusieurs mois, au cours desquels une multitude de tâches essentielles a été accomplie avec soin. Cela a impliqué la mise en place de procédures opérationnelles rigoureusement conformes aux normes établies, garantissant ainsi que chaque aspect des opérations de la compagnie soit en adéquation avec les exigences réglementaires. 

Parallèlement, la qualification du personnel navigant et technique a été une priorité, avec des sessions de formation intensive et des évaluations régulières pour s’assurer que l’équipe soit non seulement compétente, mais également à jour avec les dernières innovations et protocoles en matière de sécurité aérienne. De plus, un système de gestion de la sécurité a été minutieusement élaboré, conçu pour répondre à tous les standards en vigueur et assurer une surveillance constante des opérations. 

Par ailleurs, la compagnie, forte de ces préparatifs rigoureux, affirme être désireuse et prête à assurer des vols fiables et sécurisés, tout en jouant un rôle actif dans le rayonnement du Bénin au sein de la région, cherchant à établir une réputation solide comme acteur clé du transport aérien dans le ciel africain.

Toutefois , le pays ne disposait pas d’un pavillon national pleinement opérationnel sur le long terme, une réalité qui a entraîné des conséquences notables non seulement sur le secteur aérien, déjà vulnérable, mais également sur l’économie dans son ensemble. 

Cette absence d’une compagnie aérienne nationale solide a freiné le développement de l’aviation civile, limitant les opportunités de croissance et d’investissement dans ce domaine vital. En conséquence, les liaisons internationales sont devenues moins fréquentes, perturbant le tourisme et le commerce tout en altérant la compétitivité du pays sur la scène mondiale.

Ainsi, les initiatives précédentes, malgré les efforts déployés, n’avaient pas réussi à établir une compagnie aérienne durable et compétitive, laissant le marché majoritairement desservi par des opérateurs internationaux qui, bien que professionnels, n’avaient pas toujours les mêmes intérêts ou la même connaissance du marché local.

 Cependant, Amazone Airlines ouvre donc une nouvelle page pour le transport aérien béninois, avec une ambition claire et déterminée de renforcer la connectivité du pays, d’étoffer le réseau des lignes aériennes, de stimuler le tourisme et de soutenir les échanges économiques et culturels. 

Notons que cette initiative pourrait également être le catalyseur de nouveaux investissements dans le secteur, offrant ainsi des opportunités d’emploi et contribuant à un développement économique plus soutenu pour le Bénin.

Abdoulaye KONÉ 

Gabon: Suspension temporaire des taxes TVA et des droits de scannage sur l’importation

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, dans le cadre d’une initiative stratégique visant à contrer l’inflation et à garantir qu’elle reste en dessous de la norme fixée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui est de 3 %, le gouvernement gabonais a pris la décision significative de suspendre provisoirement l’importation de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que la redevance de scanning. 

Cette mesure vise spécifiquement les produits alimentaires essentiels, qui sont cruciaux pour la sécurité alimentaire des populations, et elle s’étend également à certains matériaux de construction, afin de faciliter les projets d’habitat et d’infrastructure. En mettant en œuvre cette politique économique, le gouvernement espère non seulement réduire le coût de la vie pour les citoyens, mais aussi stimuler l’économie locale en encourageant une plus grande accessibilité et disponibilité de ces biens indispensables.

En effet, selon un communiqué détaillé publié le 15 février 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, il a été clairement décidé de mettre en œuvre une suspension temporaire des droits et taxes sur certains produits de grande consommation, et ce, pour une durée de six mois. Cette décision stratégique vise à alléger le fardeau financier des consommateurs, et elle concerne notamment une large gamme de produits essentiels tels que les viandes, les volailles, les poissons, ainsi que les produits laitiers qui font partie intégrante de l’alimentation quotidienne. 

En outre, les conserves, le riz, les pâtes, les huiles et le sucre, qui sont des ingrédients basiques dans de nombreux foyers, sont également inclus dans cette suspension. Parallèlement, il est intéressant de noter que cette mesure s’applique aussi à des matériaux de construction importants tels que le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable, des ressources indispensables pour le secteur de la construction et du bâtiment. Cela illustre une approche plus large de soutien aux secteurs alimentaires et de la construction, particulièrement en période d’incertitude économique.

Ajouté à ceci, le lancement d’un audit complet de performance et de pertinence de tous les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires de la réforme des conditions d’éligibilité à ces régimes est d’une importance capitale. Cet audit se fondera sur des principes essentiels tels que la « transparence, l’équité » et l’impact économique mesurable, des éléments qui permettront de garantir une approche juste et responsable envers la gestion des ressources fiscales. Pour le gouvernement, cette nouvelle trêve fiscale de six mois, qui est mise en place dans un contexte budgétaire délicat, « constitue pour l’État, un effort budgétaire substantiel », impliquant une réévaluation des priorités économiques nationales.

C’est pourquoi, les services compétents, dotés d’une responsabilité accrue et d’une mission claire, procéderont aux contrôles nécessaires pour en assurer le respect et la mise en œuvre efficace des nouvelles régulations fiscales. Ce processus représente un défi de taille, et les autorités devront faire preuve d’une grande diligence afin de répondre aux attentes du public et des investisseurs.

 Notons que le pays table sur des recettes douanières de 707,3 milliards FCFA en 2026, un objectif ambitieux qui nécessite une hausse de 45% par rapport à l’année précédente, ce qui souligne l’importance cruciale de ces efforts d’audit et de surveillance pour garantir la viabilité économique à long terme.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: Avec 15 000 tonnes de sucre et 45 000 tonnes de riz, l’État rassure les consommateurs pour un Ramadan serein

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAIGA, a entrepris une visite importante de deux entrepôts stratégiques dans le cadre d’une initiative visant à assurer un approvisionnement adéquat des populations en denrées de première nécessité. 

Cette démarche était motivée par la volonté du Chef du Gouvernement de veiller personnellement à la disponibilité, ainsi qu’à l’accessibilité, des produits matériels essentiels, en réponse aux instructions claires émises par le Président de la Transition et Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOITA.

 Au cours de cette visite, il a pu constater que les magasins de la Société Mamadou DIARRA S.A étaient non seulement bien approvisionnés, mais également prêts à répondre aux besoins pressants des consommateurs, avec un stock impressionnant de 15.000 tonnes de sucre et de 45.000 tonnes de riz, deux produits de base cruciaux pour la nutrition quotidienne des Maliens. Aussi, lors de sa visite aux Établissements GAAKOYE ET FRERES, le Premier ministre a eu l’occasion d’admirer une impressionnante quantité de produits essentiels tels que le riz, le sucre et l’huile, témoignant ainsi de l’efficience de la chaîne d’approvisionnement en cours dans le pays.

 Ce constat a également permis au Général de Division Abdoulaye MAIGA de mettre en avant et de saluer les efforts considérables déployés par le Gouvernement, en collaboration étroite avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, pour garantir la disponibilité de ces produits au sein du marché. En outre, il n’a pas manqué de se réjouir du travail remarquable accompli par les Forces Armées et de Sécurité, ainsi que des divers opérateurs économiques et des chauffeurs qui jouent un rôle crucial dans ce processus, soulignant l’importance d’une coopération harmonieuse entre les différents acteurs pour assurer la sécurité alimentaire et le bon fonctionnement de l’économie.

Selon les chiffres détaillés fournis par la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, il est rapporté que les stocks disponibles à la date du 14 février 2026 auprès des grossistes sont soigneusement estimés à un total de 94.641 tonnes de riz, à 50.152 tonnes de sucre, à 7.984 tonnes de farine de blé, à 4.877 tonnes d’huile, et finalement à 3.773 tonnes de lait en poudre. Il est important de noter que ces chiffres ne prennent pas en compte les stocks présents dans les réseaux de distribution, qui pourraient influencer considérablement la disponibilité de ces denrées alimentaires sur le marché.

Notons que dans ce contexte, les fidèles musulmans et chrétiens, qui se préparent à observer leurs rituels sacrés, peuvent à présent aborder les mois de Ramadan et de Carême avec une plus grande tranquillité d’esprit, sachant qu’ils bénéficieront de conditions de vie améliorées et de ressources alimentaires plus accessibles, leur permettant ainsi de vivre ces périodes de spiritualité et de réflexion dans des circonstances plus favorables.

Moussa KONÉ