(CROISSANCE AFRIQUE)- Le canadien Barrick, qui avait longtemps été reconnu comme l’un des leaders mondiaux dans l’industrie minière, a perdu son statut de deuxième producteur mondial d’or en 2025, un développement significatif qui pourrait avoir des répercussions majeures sur son avenir et son positionnement sur le marché.
Cette évolution a suscité des discussions au sein de l’industrie sur les défis auxquels l’entreprise a été confrontée, notamment une concurrence accrue, des fluctuations des prix des métaux précieux, ainsi que des problèmes d’exploitation dans certaines de ses mines clés. La perte de ce statut soulève également des questions sur les stratégies futures de Barrick et sur sa capacité à se réajuster et à se renforcer dans un secteur en constante évolution.
Ainsi, longtemps considéré comme le deuxième producteur mondial d’or, juste derrière le géant américain Newmont Corp, le groupe Barrick Mining a finalement perdu ce rang prestigieux en 2025, un tournant qui marque un changement significatif dans la dynamique du marché de l’or.
Avec une production totale de 3,26 millions d’onces sur l’exercice, le groupe canadien n’a pas réussi à maintenir sa position de leader, étant devancé par sa compatriote canadienne Agnico Eagle, qui a rapporté une production presque stable de 3,45 millions d’onces, illustrant ainsi la compétitivité croissante au sein de l’industrie minière.
Si certaines opérations ont effectivement enregistré une baisse de production notable, notamment les mines tanzaniennes North Mara et Bulyanhulu, ce recul s’explique surtout par l’inactivité prolongée et les complications rencontrées par la mine malienne de Loulo-Gounkoto, qui a été fermée pendant une grande partie de l’année en raison d’un litige juridique complexe avec l’État malien.
Ce site, qui avait précédemment contribué de manière significative à la production d’or du groupe, a vu sa production plonger à seulement 36 200 onces, contre un impressionnant 723 000 onces un an plus tôt, soulignant les défis auxquels Barrick Mining est confronté dans un environnement opérationnel de plus en plus difficile.
Par ailleurs , le déficit qui a lourdement pesé sur les résultats financiers de Barrick, une entreprise minière de renommée mondiale, a engendré des conséquences significatives sur ses performances. Malgré cela, elle a réussi à maintenir une production globale impressionnante de 3,91 millions d’onces d’or en 2024.
Notons que ce chiffre reste supérieur à la production de 3,49 millions d’onces déclarées à cette même période par Agnico Eagle, un concurrent majeur dans l’industrie aurifère. Cette production, bien que impactée par le déficit, témoigne de la robustesse des opérations de Barrick et souligne sa position de leader sur le marché, même face aux défis économiques.
Daouda Bakary KONÉ

