(CROISSANCE AFRIQUE)-Après avoir enregistré un résultat net déficitaire de 759 millions FCFA en 2024, la société Nouvelles Editions Ivoiriennes – Centre d’éditions et de diffusion africaines (NEI-CEDA) a effectué un retournement remarquable en 2025, affichant un résultat net bénéficiaire de 2,036 milliards de FCFA.
Ce redressement financier a été validé par les comptes certifiés par les commissaires aux comptes, et a reçu l’approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire, marquant ainsi un tournant significatif dans la trajectoire économique de l’entreprise.
En ce qui concerne le chiffre d’affaires, la société a dégagé un solde de 5,139 milliards de FCFA, ce qui représente une diminution par rapport aux 6,744 milliards de FCFA réalisés en 2024, soit une baisse de 24%. Cette contraction peut être attribuée à divers facteurs, notamment les défis du marché et la concurrence accrue dans le secteur de l’édition. Cependant, il est important de noter que les autres produits de la société ont connu une forte augmentation, passant de 777 millions de FCFA en 2024 à 1,653 milliard de FCFA en 2025, soit une hausse significative de 877 millions de FCFA. Cela témoigne d’une diversification réussie des sources de revenus et d’une capacité d’adaptation aux nouvelles tendances du marché.
En ce qui concerne les charges, les autres achats ont légèrement augmenté, atteignant 44,192 millions de FCFA par rapport à 43,408 millions de FCFA en 2024, ce qui représente une hausse de 2%. Cette gestion prudente des coûts, combinée à une augmentation des revenus, a permis à NEI-CEDA de renforcer sa position sur le marché tout en naviguant à travers les défis économiques. Ce bilan financier positif pour 2025 pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de croissance et d’expansion pour la société dans les années à venir. Les transports ont subi une compression significative de 39%, se chiffrant à 21 millions de FCFA, en nette diminution par rapport aux 34 millions de FCFA enregistrés en 2024. Cette réduction témoigne d’une rationalisation des coûts dans un contexte économique où chaque dépense est scrutée. Parallèlement, les services extérieurs font face à un repli de 14,05%, atteignant 792,235 millions de FCFA, contre 922 millions de FCFA l’année précédente, ce qui pourrait indiquer une contraction des activités ou une réévaluation des partenariats. En outre, une baisse marquée de 63% a été observée concernant les autres charges de la société, qui se sont établies à 718,245 millions de FCFA, contre 1,927 milliard de FCFA en 2024, illustrant une gestion plus stricte des dépenses non essentielles.
En ce qui concerne la valeur ajoutée, elle a connu une bonification impressionnante de 73%, atteignant 1,916 milliard de FCFA, en comparaison avec 1,109 milliard de FCFA en 2024. Cela reflète une amélioration significative de la productivité et de l’efficacité opérationnelle, suggérant que l’entreprise a su optimiser ses ressources pour générer plus de valeur à partir de ses activités.
Les charges de personnel, quant à elles, ont enregistré une augmentation notable de 149 millions de FCFA, s’élevant à 661 millions de FCFA, contre 512 millions de FCFA en 2024. Cette hausse pourrait être le résultat d’une augmentation des effectifs ou d’une revalorisation salariale, ce qui pourrait également refléter une volonté de l’entreprise d’attirer et de retenir des talents dans un marché compétitif. L’excédent brut d’exploitation (EBE) a progressé de manière impressionnante de 110%, atteignant 1,256 milliard de FCFA, contre 599 millions de FCFA en 2024, ce qui témoigne d’une forte amélioration de la rentabilité opérationnelle.
Notons que de son côté, le résultat d’exploitation a enregistré une hausse de 101%, passant de 603,453 millions de FCFA en 2024 à 1,212 milliard de FCFA au 31 décembre 2025, soulignant ainsi la solidité des performances financières de l’entreprise dans un environnement économique en constante évolution.
Mariam KONE

