(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, le gouvernement a récemment annoncé, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 26 août, son ambitieux objectif de transformer un portefeuille impressionnant de 11,48 milliards de dollars d’investissements recensés dans le pays en projets opérationnels concrets.
Cette initiative marque un tournant significatif dans la stratégie économique du pays, car les autorités soulignent que l’enjeu ne se limite plus simplement à attirer des investissements étrangers, mais qu’il s’agit également de garantir que ces fonds se traduisent effectivement par la création de nouvelles usines, le développement d’entreprises locales et, surtout, la génération d’emplois pour les Ghanéens.
« L’investissement n’acquiert une réelle valeur économique que lorsqu’il se concrétise au niveau des usines, soutient les entreprises ghanéennes et crée des emplois productifs », a affirmé le communiqué officiel, mettant en lumière l’importance de l’impact tangible des investissements sur l’économie locale.
Pour atteindre cet objectif ambitieux, Accra met en œuvre une série de réformes destinées à accélérer les investissements dans divers secteurs. Parmi les mesures envisagées, l’amélioration de l’environnement des affaires est primordiale.
Aussi, les autorités ghanéennes se concentrent sur le développement des infrastructures, la facilitation de l’accès au financement, et la garantie de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. De plus, la prévisibilité réglementaire et la réactivité des administrations publiques sont également considérées comme des conditions déterminantes pour attirer et retenir les capitaux étrangers. Ces efforts visent à créer un climat d’investissement favorable, propice à la croissance économique durable et à la prospérité des citoyens ghanéens.
Le gouvernement ghanéen s’engage activement dans la préparation d’un projet de loi ambitieux, visant à renforcer le rôle crucial de la Ghana Investment Promotion Authority (GIPA) dans la facilitation des investissements étrangers. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de dynamiser l’économie nationale en attirant des capitaux étrangers et en améliorant le climat des affaires.
Parallèlement, le ministère du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie élabore une réforme significative de la réglementation des entreprises, qui a pour objectif de clarifier les obligations de conformité pour les investisseurs et de favoriser une meilleure concertation entre les secteurs public et privé. Cette démarche vise à créer un environnement propice à l’investissement, en réduisant les obstacles bureaucratiques et en établissant des lignes directrices claires pour les entreprises.
Cette stratégie intervient à un moment où le Ghana a réussi à attirer 2,62 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2025, correspondant à un total impressionnant de 254 projets. Le secteur manufacturier, en particulier, se distingue en concentrant le plus grand nombre de projets, témoignant de l’intérêt croissant des investisseurs pour les opportunités offertes par le pays.
Notons que le gouvernement ghanéen aspire désormais à orienter ces investissements de manière plus stratégique, en mettant l’accent sur le renforcement de la base productive du pays. Des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, le textile et l’habillement, la pharmacie, ainsi que l’automobile et la fabrication de composants automobiles, sont identifiés comme des priorités pour stimuler la croissance économique et créer des emplois durables. Pour rappel, en favorisant ces industries, le Ghana espère non seulement diversifier son économie, mais aussi renforcer sa position sur le marché régional et international.Zangouna KONÉ

