(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) du Bénin, un acteur clé dans le paysage financier du pays, a récemment annoncé une nouvelle qui ravira sans doute ses actionnaires. En effet, le 31 juillet 2026, elle procédera au paiement de son dividende annuel, s’élevant à un montant impressionnant de 14,705 milliards de FCFA, correspondant à l’exercice 2025.
Cette annonce a été faite par la direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), une institution où la BIIC est cotée depuis le 28 avril 2025, marquant ainsi son intégration dans le marché boursier régional.
Avec un capital constitué de 57 759 800 actions, le dividende net par action s’établit à 254,6 FCFA, ce qui témoigne de la solidité financière de l’établissement et de sa capacité à générer des bénéfices pour ses investisseurs. Les responsables de la BRVM ont précisé que la date de fermeture des registres est fixée au vendredi 31 juillet 2026. Cela signifie que les investisseurs intéressés par l’achat d’actions de la BIIC Bénin pour bénéficier de ce dividende doivent agir rapidement. En effet, le titre BIIC Bénin sera coté ex-dividende à partir du jeudi 30 juillet 2026, ce qui implique que toute acquisition d’actions après cette date ne donnera pas droit au dividende.
Les investisseurs ont donc jusqu’au mercredi 29 juillet 2026 pour effectuer leurs transactions. Passé ce délai, tous les ordres de bourse en attente dans le système de négociation seront annulés par les responsables de la BRVM, soulignant l’importance de respecter ces échéances pour ne pas manquer cette opportunité lucrative. Cette situation illustre non seulement la dynamique du marché boursier, mais également l’engagement de la BIIC à récompenser ses actionnaires tout en renforçant sa position sur le marché financier régional.À l’issue de l’exercice 2025, la Banque Intercontinentale d’Investissement et de Commerce (BIIC) du Bénin a affiché des résultats financiers impressionnants, réalisant un résultat net après impôts de 36,237 milliards de FCFA, en nette augmentation par rapport aux 29,058 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Cette progression significative de 25% témoigne non seulement de la solidité des performances de la banque, mais aussi de sa capacité à s’adapter aux défis économiques actuels.
Le total bilan de la BIIC a également connu une croissance remarquable, s’élevant de 328 milliards de FCFA, passant de 1 517 milliards de FCFA en 2024 à 1 845 milliards de FCFA en 2025. Cette augmentation substantielle souligne l’expansion continue de ses activités et la confiance croissante des investisseurs et des clients.
Durant cette période sous revue, les prêts et créances consentis à la clientèle ont connu un essor impressionnant de 37,30%, atteignant 1 152 milliards de FCFA, contre 839 milliards de FCFA en 2024. Cette hausse des prêts indique une demande accrue de financement, ce qui pourrait être le reflet d’une dynamique économique favorable et d’une volonté des entreprises et des particuliers de s’engager dans des projets d’investissement. Parallèlement, les dettes de la banque envers sa clientèle ont également enregistré une hausse significative de 29,49%, passant de 912,439 milliards de FCFA en 2024 à 1 181,045 milliards de FCFA en 2025, ce qui démontre une gestion prudente et proactive des ressources financières.
En ce qui concerne le produit net bancaire, la BIIC a affiché un solde de 53 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 45,33 milliards de FCFA de 2024, soit une augmentation de 16,49%. Ce chiffre est révélateur de l’efficacité des opérations bancaires et de la capacité de la banque à générer des revenus à partir de ses activités.
Enfin, les frais de personnel de la banque ont également connu une augmentation, s’élevant à 4,239 milliards de FCFA, en hausse de 242 millions par rapport aux 3,997 milliards de FCFA de 2024. Cette augmentation pourrait être indicative d’un renforcement des équipes et d’un investissement dans le capital humain, essentiel pour soutenir la croissance continue et l’amélioration des services offerts aux clients.
Pour ce qui est des frais généraux, ils ont progressé de 14%, s’établissant à 16,434 milliards de FCFA, une augmentation significative par rapport aux 14,470 milliards de FCFA enregistrés un an auparavant. Cette hausse des frais généraux peut être attribuée à divers facteurs, notamment l’augmentation des coûts des matières premières, l’augmentation des salaires pour attirer et retenir les talents, ainsi que l’impact de l’inflation sur les dépenses opérationnelles.
Le résultat brut d’exploitation, quant à lui, a enregistré une hausse impressionnante de 18%, affichant une réalisation de 36,371 milliards de FCFA contre 30,860 milliards de FCFA en 2024. Cette performance témoigne d’une gestion efficace des ressources et d’une stratégie commerciale qui a su s’adapter aux défis du marché, permettant ainsi à l’entreprise de maximiser ses revenus tout en contrôlant ses coûts.
Cependant, le coût du risque s’est nettement détérioré, passant de -198 millions de FCFA en 2024 à 5,075 milliards de FCFA en 2025. Cette augmentation drastique du coût du risque soulève des préoccupations quant à la qualité des actifs et à la gestion des créances, indiquant peut-être une augmentation des défauts de paiement ou une détérioration de la situation financière de certains clients.
Quant au résultat d’exploitation, il est en hausse de 35,17%, s’établissant à 41,446 milliards de FCFA contre 30,662 milliards de FCFA en 2024. Cette augmentation substantielle du résultat d’exploitation souligne non seulement la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à partir de ses opérations principales, mais également l’efficacité de ses stratégies de réduction des coûts et d’optimisation des processus.
Notons que dans l’ensemble, ces résultats financiers révèlent une dynamique positive, bien qu’ils soient tempérés par l’augmentation du coût du risque, qui nécessite une attention particulière pour assurer la durabilité de la performance future.
Zangouna KONÉ

