(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un tournant significatif s’opère alors que les autorités ont commencé la redistribution des revenus issus du code minier de 2023, un acte qui témoigne de l’engagement du pays envers le développement durable et l’amélioration des conditions de vie de sa population.
Ce code minier, élaboré sous la supervision attentive du Général de corps d’armée Malick Diaw et adopté par le Conseil National de Transition (CNT), marque une étape cruciale dans la gestion des ressources naturelles du pays. L’honorable Assane Sidibé a souligné l’ampleur de cet investissement colossal, s’élevant à 109 milliards de FCFA, qui vise à transformer les secteurs stratégiques du développement socio-économique du Mali.
Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre des directives du Général d’Armée Assimi Goïta, qui a mis l’accent sur la nécessité de moderniser et de renforcer les infrastructures du pays. Parmi les cinq fonds sectoriels créés par le nouveau code, un est spécifiquement dédié aux infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, des domaines essentiels pour stimuler la croissance économique et améliorer l’accès aux services de base pour les Maliens.
Avec l’application de ce code minier de 2023, les Maliens peuvent nourrir l’espoir que l’or malien commence à briller pour les populations lambda, apportant ainsi une lueur d’espoir et de prospérité. Ce code représente une étape cruciale dans la gestion des ressources naturelles du pays, permettant une mobilisation significative de ressources financières et humaines. Le Mali aspire à bâtir un avenir plus radieux, où les infrastructures joueront un rôle clé dans le développement durable et l’intégration régionale, tout en répondant aux besoins de sa population, qui attend avec impatience des améliorations tangibles dans leur quotidien.
Parmi les premiers projets validés par le comité de pilotage réuni le 31 juillet 2026, plusieurs initiatives ambitieuses ont été mises en lumière, témoignant de l’engagement du pays à transformer sa vision en réalité. En premier lieu, la construction de la centrale hydroélectrique de Kénié, d’une puissance impressionnante de 56 mégawatts, promet de fournir une source d’énergie renouvelable essentielle pour alimenter les foyers et les entreprises locales, réduisant ainsi la dépendance aux sources d’énergie non durables.
Ensuite, la construction partielle de la centrale photovoltaïque de Sanankoroba, qui atteindra une capacité de 50 mégawatts, intégrera également un système de stockage de 20 MWh, permettant une gestion efficace de l’énergie produite et garantissant une fourniture continue même en période de faible ensoleillement. Ce projet s’inscrit dans une volonté de diversification des sources d’énergie et de promotion des énergies renouvelables au Mali.
De plus, l’acquisition de deux avions de dernière génération pour la nouvelle compagnie MALI AIRLINE marque une avancée significative dans le secteur aérien, visant à améliorer la connectivité du pays tant sur le plan national qu’international. Cette initiative devrait stimuler le tourisme et les échanges commerciaux, favorisant ainsi le développement économique.
L’acquisition de quatre bateaux neufs, dont un identique au bateau « Général Abdoulaye SOUMARÉ » qui a été détruit lors d’attaques, est également un projet phare, visant à désenclaver le Centre et le Nord du Mali. Ces nouveaux moyens de transport fluvial faciliteront le commerce et la circulation des personnes, renforçant ainsi l’intégration des régions souvent isolées.
Notons que la rénovation et la construction de lignes ferroviaires sont envisagées pour améliorer le réseau de transport terrestre, favorisant le déplacement des biens et des personnes à travers le pays. Ces projets, en synergie, visent à transformer le paysage économique et social du Mali, offrant ainsi des perspectives d’avenir prometteuses pour ses citoyens.
Daouda Bakary KONÉ

