Marché Financier de l’UMOA : la Côte d’Ivoire obtient 44,212 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, le mardi 3 novembre 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’Union  Monétaire Ouest Africaine (UMOA), où la direction générale du trésor et de la comptabilité a réussi à lever une somme impressionnante de 44,212 milliards de FCFA.

 Cette opération a été réalisée à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée, qui a inclus des bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que des obligations assimilables du trésor (OAT) avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. 

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 80 milliards de FCFA, témoignant de l’ampleur de l’opération et de l’intérêt qu’elle suscite. En réponse, les investisseurs ont manifesté un vif intérêt, en soumettant des offres globales atteignant 129,264 milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 161,58%, indiquant une forte demande sur le marché. 

Cependant, le montant des soumissions retenu s’est élevé à 44,212 milliards de FCFA, tandis que 85,052 milliards de FCFA ont été rejetés, illustrant ainsi la sélectivité de l’émission. Ce processus a abouti à un taux d’absorption de 34,20%, ce qui souligne la dynamique du marché obligataire en Côte d’Ivoire et l’attrait des investisseurs pour les instruments de dette publique, malgré le montant important des offres non retenues. Cette opération reflète non seulement la santé du marché financier ivoirien, mais aussi la confiance des investisseurs dans la gestion économique du pays.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 3,85 % pour les bons, un chiffre qui, bien que modeste, reflète la stabilité et la sécurité de cet investissement. Pour les obligations de 3 ans, le rendement s’élève à 6,26 %, offrant ainsi une opportunité plus attrayante pour ceux qui cherchent à maximiser leur retour sur investissement à court terme. Les obligations de 5 ans présentent un rendement encore plus intéressant, atteignant 7,05 %, tandis que celles de 7 ans, avec un rendement de 7,17 %, séduiront les investisseurs à la recherche de gains à long terme. 
L’émetteur s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 2 novembre 2027. Ce remboursement sera effectué de manière anticipée, avec le paiement des intérêts précomptés sur la valeur nominale de ces bons, garantissant ainsi aux investisseurs une certaine prévisibilité dans leurs flux de trésorerie. Cette approche permet non seulement de sécuriser l’investissement, mais aussi d’optimiser le rendement global.
De même, l’émetteur remboursera le capital des obligations selon un calendrier précis : le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 4 novembre 2029 pour les obligations de 3 ans, au 4 novembre 2031 pour celles de 5 ans, et enfin au 4 novembre 2033 pour celles de 7 ans. Cette

La planification rigoureuse des obligations financières témoigne de l’engagement indéfectible de l’émetteur envers ses investisseurs, garantissant ainsi une gestion non seulement transparente mais aussi efficace des obligations. Cette approche méticuleuse contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans la solidité et la viabilité de l’émetteur, en leur offrant une assurance quant à la sécurité de leur investissement. En effet, une planification bien structurée permet de prévoir les fluctuations du marché et d’anticiper les besoins financiers futurs, ce qui est crucial dans un environnement économique en constante évolution.

En ce qui concerne le paiement des intérêts, il est prévu qu’il se déroule annuellement, offrant un rendement attractif de 5,20 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, de 5,45 % pour celles de 5 ans, et de 5,70 % pour celles de 7 ans. Ces taux compétitifs, qui entreront en vigueur dès la fin de la première année, sont conçus pour attirer une large gamme d’investisseurs, allant des particuliers aux institutions financières. 

Notons que cette stratégie de rémunération vise non seulement à récompenser les investisseurs pour leur confiance, mais aussi à établir une relation durable et mutuellement bénéfique, où la transparence et la prévisibilité sont au cœur des interactions financières.

Daouda Bakary KONÉ 

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