Paiements Instantanés de la BCEAO (PsPI): «Conduire une phase pilote associant plus de 80 banques commerciales de l’UEMOA » selon M.LOWSON

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans la vaste zone de l’Union monétaire Ouest Africaine (UMOA), un développement significatif a émergé avec l’introduction du paiement instantané géré par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette initiative, organisée par la plateforme PI-SPI, représente une véritable innovation dans le paysage bancaire et financier de la région. 

« Le Système de Transfert Automatisé et de Règlement dans I’UEMOA est un système de transfert dans lequel chaque transaction est traitée et réglée sur une base brute et en temps réel, c’est-à-dire en continu. Les ordres de paiement sont réglés en moins d’une seconde, pourvu que les fonds destinés à leur couverture soient disponibles. II favorise l’intégration sous-régionale en facilitant le règlement sans délai des paiements, quelle que soit leur origine ou leur destination. Il est utilisé par toutes les banques de l’Union, ainsi que par les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) et le Dépositaire Central/Banque de Règlement pour le règlement de la BRVM », a exposé M.Mossi Lowson, Directeur Adjoint des Systèmes et Moyens de paiement de la BCEAO.

Ainsi, les autorités de la BCEAO affirment que les paiements instantanés sont désormais pleinement opérationnels au sein de l’espace communautaire de l’UMOA, englobant des pays tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.  Ce système de paiement instantané permet aux utilisateurs d’effectuer des transactions financières en temps réel, facilitant ainsi le commerce et les échanges économiques entre ces nations. 

Grâce à cette avancée technologique, les citoyens peuvent désormais bénéficier d’une plus grande efficacité dans leurs transactions quotidiennes, réduisant les délais d’attente et améliorant l’accessibilité aux services financiers. C’est la BCEAO estime que l’impact de cette innovation sur l’intégration économique et la fluidité des échanges au sein de l’UMOA est considérable, ouvrant la voie à un avenir où les barrières financières sont progressivement levées. 

Mossi LOWSON, en tant que directeur adjoint des systèmes et moyens de paiement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a souligné l’importance cruciale des systèmes de paiement dans le fonctionnement économique moderne. Selon lui, un système de paiement se définit comme un ensemble cohérent d’instruments, de procédures et de règles régissant le transfert de fonds, reposant sur une infrastructure technique convenue. Ce cadre permet non seulement l’échange de valeurs financières entre deux parties, mais il joue également un rôle fondamental dans la fluidité des transactions économiques. 

Concernant la Vitalité Économique, M. Lowson met en avant que l’efficacité des systèmes de paiement contemporains surpasse celle des services plus anciens, témoignant ainsi de l’évolution et de l’adaptation des infrastructures financières aux besoins d’un monde en constante mutation. « Au cœur de la vie économique d’un pays, » déclare-t-il avec conviction, « les systèmes de paiement assurent l’exécution des transactions commerciales tant sur le plan national qu’international. » Cette affirmation souligne non seulement la nécessité d’un système robuste pour faciliter le commerce, mais également l’importance des Consensus Internationaux qui établissent des exigences larges et variées. Ces consensus favorisent la consolidation des systèmes de paiement à travers l’adoption de normes internationales et de pratiques largement acceptées, garantissant ainsi une interopérabilité et une sécurité accrues dans le domaine des transactions financières. Toutefois, la vision de M. Lowson illustre comment les systèmes de paiement sont devenus des piliers essentiels pour soutenir la croissance économique et l’intégration des marchés à l’échelle mondiale.

Selon la BCEAO, la mise en place des systèmes de paiement par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’est articulée autour de trois axes majeurs, chacun jouant un rôle crucial dans l’amélioration de l’efficacité et de la sécurité des transactions financières dans la région. Le premier axe concerne le Système de règlement brut en temps réel, qui est essentiel pour les paiements d’importance systémique. Ce système permet des virements de trésorerie instantanés, facilitant ainsi les opérations du marché monétaire et le règlement de la dette publique, garantissant une fluidité dans les transactions financières critiques qui soutiennent l’économie régionale.

En ce qui concerne le SICA-UEMOA, ce dernier joue un rôle fondamental dans l’automatisation de la compensation multilatérale pour les paiements de masse. Cela inclut des mécanismes tels que les virements de masse, qui permettent de traiter un grand volume de transactions de manière efficace, ainsi que l’utilisation de chèques et de cartes bancaires. Ces outils sont essentiels pour simplifier les paiements quotidiens et améliorer l’accès aux services financiers pour une plus grande partie de la population.

Aussi, les statistiques de fin décembre 2025 révèlent des données très précises et significatives concernant l’évolution des opérations et la participation au sein du secteur. En effet, le nombre total de participants s’élève à 153, un chiffre qui témoigne d’un intérêt soutenu et d’une implication croissante des acteurs concernés. Parallèlement, le nombre d’opérations réglées en 2025 est fixé à 1 866 240, ce qui représente une légère diminution par rapport aux 1 679 895 opérations enregistrées en 2024. Cette baisse peut être interprétée comme un ajustement dans le volume d’activités, mais elle n’enlève rien à la dynamique globale du secteur.

En ce qui concerne les valeurs des opérations réglées, celles-ci atteignent un impressionnant total de 1 247 973 milliards de FCFA en 2025, en hausse par rapport aux 1 192 319 milliards de FCFA de l’année précédente. Cette augmentation souligne une tendance positive et une confiance renouvelée dans le marché, avec une évolution notable entre 2024 et 2025. En effet, on observe une progression de + 11,16 % en volume, ce qui indique une augmentation du nombre d’opérations, et de + 4,67 % en valeur, reflétant une appréciation des montants traités. Ces chiffres illustrent non seulement la résilience du secteur face aux défis économiques, mais également son potentiel de croissance continue dans les années à venir.

Cependant, les Statistiques de fin décembre 2025 présentent un tableau assez réaliste et détaillé, mettant en lumière le nombre de participants qui s’élève à 154, une légère augmentation par rapport aux 153 participants enregistrés en 2024. Ces chiffres ne se limitent pas seulement à la participation, mais offrent également une vue d’ensemble sur le Volume des échanges pour l’année 2025, qui s’élève à un impressionnant total de 29 599 137 opérations. Ces opérations ont été évaluées et retenues par la banque centrale, la BCEAO, soulignant ainsi l’importance et la rigueur des processus de validation. En parallèle, le montant total des échanges pour cette même année est fixé à 85 330 milliards de FCFA, un chiffre qui témoigne de l’ampleur des transactions effectuées.

 En examinant les évolutions entre 2024 et 2025, on constate des variations qui, bien que modestes, sont assez compréhensibles : une baisse de 1,53 % en volume et une diminution plus significative de 5,43 % en valeur des paiements compensés. Ces statistiques reflètent non seulement les dynamiques économiques en cours, mais aussi les ajustements nécessaires dans un environnement financier en constante évolution, où chaque chiffre raconte une histoire de défis et d’adaptations.

Pour ce qui est du système de cartes, la BCEAO souligne l’importance du Système interbancaire de paiement par carte, qui vise à renforcer le secteur financier dans son ensemble. Ce système a pour objectif de promouvoir activement l’interbancarité, facilitant ainsi les transactions entre différentes institutions financières. De plus, il cherche à faire de la carte un véritable instrument de paiement quotidien, permettant aux utilisateurs de bénéficier d’une solution pratique et sécurisée pour leurs achats.

Notons qu’au titre des modernisations en Afrique, les enjeux sont à la fois simples et efficaces. Face aux défis majeurs de la mondialisation, le continent africain multiplie les initiatives pour moderniser ses infrastructures de paiement. Cela inclut des efforts pour intégrer des technologies avancées et des solutions innovantes qui répondent aux besoins croissants des consommateurs et des entreprises. Selon Moss Lowson, « l’objectif de ces initiatives est de créer un environnement financier plus inclusif et dynamique, capable de soutenir la croissance économique et de favoriser le développement durable dans la région. » 

Pour rappel, ces efforts témoignent d’une volonté collective de transformer le paysage financier africain, en le rendant plus accessible et résilient face aux défis contemporains. A son tour, la BCEAO ambitionne d’atteindre les 80 banques commerciales adhérentes dans le PsPI dans l’espace communautaire de l’Union. « Conduire une phase pilote associant plus de 80 banque commerciales de l’UEMOA », selon M.LOWSON.

Daouda Bakary KONÉ, envoyé spécial à Dakar

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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