(CROISSANCE AFRIQUE)-Au niveau de l’Uemoa, qui regroupe plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et où les échanges commerciaux sont cruciaux pour l’économie régionale, les importations de biens en provenance du Sénégal sont estimées à 8,6 milliards de francs CFA au mois de novembre, ce qui marque une diminution significative par rapport aux 13,3 milliards de francs CFA enregistrés au mois d’octobre 2025.
Cette baisse des importations indique des changements notables dans la demande de produits étrangers ou des ajustements possibles au sein de la production locale. Selon les chiffres fournis par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), ces importations sénégalaises constituent désormais 1,2% de la valeur totale des importations de biens au sein de l’Uemoa, reflétant ainsi une contraction de 0,5 point de pourcentage comparé à la période précédente.
Ce repli soulève des questions intéressantes sur les politiques économiques en place, ainsi que sur les dynamiques de commerce entre les pays membres de l’Uemoa, et pourrait avoir des implications sur la balance commerciale et l’économie sénégalaise dans son ensemble.Au sein de l’Union, la Direction de la Planification et des Études Économiques (Dpee) souligne l’importance croissante de la Côte d’Ivoire en tant que partenaire commercial pour le Sénégal, en précisant qu’elle est désormais le premier fournisseur de ce pays voisin.
En effet, la part de marché ivoirienne a considérablement augmenté, atteignant une estimation impressionnante de 72,6%, en comparaison avec 42,3% enregistrés seulement un mois auparavant, ce qui témoigne d’une dynamique de commerce bilatéral en pleine expansion.
Les principaux produits qui transitent entre ces deux nations sont variés et reflètent les interconnexions économiques qui se tissent au fil du temps. Parmi les marchandises importées du territoire ivoirien, on retrouve en tête le « tabac brut et fabriqué », qui a enregistré une hausse significative de 35,7%, ce qui souligne une demande constante pour ce produit.
Viennent ensuite les « matières plastiques et artificielles », dont la part a augmenté de 8,1%, s’affirmant comme un secteur vital dans le commerce, suivi des produits issus des industries parachimiques, qui affichent également une croissance de 7,2%.
Notons que tous ces éléments illustrent la solidité des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal, tout en mettant en lumière les secteurs stratégiques qui participent à cette dynamique économique.
Abdoulaye KONÉ

