(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la situation budgétaire a révélé un déficit s’établissant à 1,5 % du produit intérieur brut (PIB) pour l’année 2025, un chiffre qui est nettement inférieur à la prévision initiale qui était de 2,7 %.
Cette annonce, qui souligne une meilleure gestion des finances publiques, a été faite par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, dont la photo a accompagné l’article, lors d’une conférence qui s’est tenue le vendredi 27 février.
Ce jour-là, il a lancé officiellement les travaux du processus budgétaire pour l’année 2027 à Bamako, la capitale du pays, marquant ainsi un moment clé pour l’évaluation et la planification des finances étatiques futures. Cette réduction du déficit budgétaire pourrait être le signe d’une restructuration efficace des ressources et d’une volonté politique d’améliorer la santé économique du pays.
Cette performance impressionnante s’explique par une hausse soutenue et constante des recettes qui a été largement favorisée par des efforts ciblés pour améliorer l’efficacité fiscale, ainsi qu’une maîtrise rigoureuse et proactive des dépenses publiques.
Dans ce contexte, la mobilisation des recettes fiscales a été jugée très satisfaisante, se traduisant par un taux de pression fiscale qui s’élève à 14,2 % du PIB, nettement supérieur à la prévision initiale de 13,4 %, ce qui témoigne d’une dynamique économique favorable et d’une meilleure collecte des impôts.
Par ailleurs, les dépenses ont été habilement contenues à 20,9 % du PIB, un niveau qui se situe en dessous de l’objectif fixée qui était de 22 %. Cette gestion efficace des finances publiques illustre une volonté claire d’assurer une croissance durable tout en maintenant un équilibre budgétaire sain. Toutefois, les perspectives à court terme pour l’économie semblent apparaître globalement favorables et prometteuses, présentant ainsi des signes d’optimisme dans différents secteurs.
Aussi, le pays reste en bonne voie pour maintenir son déficit dans la norme communautaire de 3 %, ce qui est crucial pour sa stabilité financière et son intégration au sein du marché européen. Selon les analyses approfondies du Fonds monétaire international (FMI), il est recommandé que les autorités nationales concentent leurs efforts sur un renforcement significatif de la mobilisation des ressources intérieures, afin de garantir une base économique solide et autonome.
Parallèlement, il est impératif d’améliorer l’efficacité de la dépense publique afin que chaque euro investi soit utilisé judicieusement. Cela inclut la nécessité de préserver les investissements, particulièrement dans les infrastructures et les services essentiels, tout en veillant à ce que les ménages vulnérables soient protégés des éventuels impacts négatifs des politiques économiques mises en œuvre.
Notons que ce double objectif de croissance et de protection sociale sera essentiel pour assurer un avenir économique durable et équitable pour tous les citoyens.
Daouda Bakary KONÉ

