(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, un événement marquant se profile à l’horizon, alors que l’Union européenne a annoncé son intention de débloquer une somme considérable de 1,5 milliard d’euros, équivalant à environ 1,7 milliard USD, pour soutenir le pays dans son ambitieux programme de réformes économiques.
Cette annonce, faite par les autorités égyptiennes le 6 juillet 2026, souligne l’engagement croissant de l’UE envers le développement économique de l’Égypte, un pays qui traverse une période de transformation significative.
Les responsables des deux parties ont précisé que ces fonds sont destinés à accompagner les réformes déjà mises en œuvre par Le Caire, visant à renforcer la compétitivité de l’économie égyptienne, à favoriser une croissance durable et à encourager le développement du secteur privé. Ces mesures sont perçues comme essentielles pour stabiliser l’économie égyptienne, qui fait face à divers défis, tout en créant un environnement propice à l’investissement et à l’innovation.
De plus, l’Égypte a confirmé son association au programme européen de recherche et d’innovation Horizon Europe, qui vise à renforcer la coopération scientifique et technologique entre l’Europe et ses partenaires. Cette collaboration promet de stimuler l’échange de connaissances et d’expertises, tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de recherche qui pourraient bénéficier à la fois à l’Égypte et à l’Union européenne. Ainsi, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de partenariat stratégique, visant à bâtir des ponts solides entre les nations et à promouvoir un développement mutuellement bénéfique dans un monde en constante évolution.
Au-delà de l’appui économique, les discussions ont porté sur la gestion des flux migratoires, un sujet d’une importance cruciale dans le contexte actuel. L’Union européenne a rappelé qu’elle consacrera 200 millions d’euros d’ici 2028 au renforcement des capacités égyptiennes en matière de contrôle des frontières, de lutte contre les réseaux de passeurs, de protection des migrants et de promotion de voies de migration légales. Cette initiative vise non seulement à sécuriser les frontières, mais aussi à garantir la dignité et la sécurité des personnes en déplacement, en offrant des alternatives viables aux routes dangereuses souvent empruntées par les migrants.
La coopération entre les deux partenaires devrait par ailleurs s’intensifier dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, un cadre stratégique qui structure les projets régionaux européens et vise à renforcer les liens entre les pays riverains. L’Égypte, en tant qu’acteur clé de cette région, participe déjà à plusieurs initiatives, dont T-MED, qui se concentre sur le développement des infrastructures énergétiques, et MED Skill Tracker, un programme innovant axé sur les compétences et l’emploi des jeunes, essentiel pour répondre aux défis du marché du travail.
Les deux parties souhaitent également renforcer les échanges universitaires et parlementaires par la création d’une université méditerranéenne, un projet ambitieux qui pourrait devenir un pôle d’excellence académique et de recherche, ainsi que d’une assemblée des jeunes parlementaires de la région. Cette assemblée vise à favoriser une coopération plus étroite entre les deux rives de la Méditerranée, en permettant aux jeunes leaders de s’engager activement dans les discussions sur les enjeux communs, tout en cultivant un sentiment d’appartenance et de responsabilité partagée pour l’avenir de la région.
Cette année, ces initiatives prennent une dimension encore plus significative, alors que les défis migratoires et socio-économiques continuent d’évoluer, rendant la collaboration entre l’Union européenne et l’Égypte non seulement souhaitable, mais indispensable pour construire un avenir stable et prospère pour tous les citoyens de la Méditerranée.
Abdoulaye KONÉ

