(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, dans un contexte de renforcement des relations bilatérales, les autorités locales et celles de l’Arabie saoudite ont procédé à la signature de trois mémorandums d’entente (MoU) lors de la première réunion du Comité de consultations politiques, un événement marquant qui s’est tenu le 5 juillet 2026.
Cette rencontre a été l’occasion de poser les bases d’une coopération plus étroite entre les deux nations, visant à stimuler le développement économique et à favoriser des échanges fructueux.
Les accords signés portent sur des domaines stratégiques tels que la promotion des investissements directs, un aspect crucial pour dynamiser l’économie kenyane et attirer des capitaux étrangers. En outre, la coopération et l’assistance mutuelle en matière douanière ont été mises en avant, soulignant l’importance d’une collaboration efficace pour faciliter le commerce entre les deux pays. Ce partenariat vise également à renforcer la coopération dans le domaine du travail, un secteur essentiel pour le développement des compétences et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.
Parallèlement à ces accords, un mémorandum d’entente a été signé entre la Banque saoudienne d’import-export (EXIM Bank) et la Kenya Development Corporation. Cet accord ambitieux a pour objectif de promouvoir les exportations, d’encourager les investissements et de favoriser l’échange de connaissances entre les deux institutions. Cette initiative est perçue comme un catalyseur potentiel pour le développement économique du Kenya, permettant d’ouvrir de nouvelles voies pour les entreprises locales sur le marché international. Ainsi, ces accords témoignent d’une volonté commune de bâtir des relations solides et durables, propices à un avenir prospère pour les deux nations.
La réunion a porté sur les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun, un enjeu crucial pour le développement économique et social des nations impliquées. Selon Musalia Mudavadi, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Diaspora, qui a coprésidé les consultations politiques, « L’Arabie saoudite a exprimé un vif intérêt pour des partenariats public-privé dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures et de la logistique. Ces projets devraient contribuer à créer des emplois, à attirer des investissements et à accélérer la transformation économique du Kenya ». Cette déclaration souligne l’importance croissante des énergies renouvelables dans le cadre des initiatives mondiales de durabilité, tout en mettant en lumière le potentiel du Kenya en tant que hub régional pour les investissements dans ces domaines.
Ce partenariat intervient alors que le Kenya continue de chercher à diversifier ses relations et à attirer des investissements étrangers, un objectif stratégique dans un monde économique en constante évolution. Pour ce faire, le pays a promulgué en mai dernier trois lois visant à stimuler l’investissement et à créer un environnement des affaires plus efficace, facilitant ainsi l’entrée des investisseurs internationaux sur son territoire. Par ailleurs, les ports de Mombasa et de Lamu jouent un rôle stratégique dans l’expansion des exportations, agissant comme des portes d’entrée vitales pour les marchandises destinées à d’autres marchés africains et au-delà.
Outre l’attraction des investissements, cet accord pourrait également renforcer les capacités locales en matière de technologie et de formation, permettant ainsi aux travailleurs kenyans de bénéficier d’une expertise précieuse dans des secteurs en pleine expansion. De plus, la collaboration avec l’Arabie saoudite pourrait ouvrir la voie à d’autres partenariats internationaux, favorisant un échange de connaissances et de ressources qui pourrait transformer le paysage économique du Kenya pour les années à venir. Ce développement s’inscrit dans une vision à long terme, où le Kenya aspire à devenir un leader régional en matière d’innovation et de durabilité, tout en améliorant la qualité de vie de sa population.
Notons que l’Arabie saoudite poursuit sa stratégie d’expansion en Afrique, et particulièrement son rapprochement avec l’Afrique de l’Est. Dans ce contexte, elle pourrait profiter du marché kényan et de sa position stratégique comme porte d’entrée vers la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), tout en accédant à un marché régional en pleine croissance.
Korotoumou Sylla

