(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB), établissement spécialisé de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a organisé le samedi 25 juillet 2026 la cérémonie de fin de la première phase de sa formation diplomate. Au Total, trente (30) auditeurs issus des huit (8) États membres de l’UEMOA: Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo se sont vus remettre leurs attestations de suivi de la première phase de formation du cycle diplomante, lors d’une célébration présidée par le Gouverneur de la BCEAO Monsieur Jean-Claude Kassi BROU.

« Les trente (30) lauréats ont satisfait aux exigences académiques et professionnelles de cette première phase, témoignant ainsi de leur engagement et de leur aptitude à relever les défis du secteur financier régional. La formation de cadres compétents, rigoureux et immédiatement opérationnels demeure une des priorités de la BCEAO. Le COFEB incarne cet engagement en proposant des programmes alignés sur les réalités et les défis de l’intégration financière régionale », a-t-il, le vice gouverneur de la Banque Centrale.
Créé en 1977 et basé à Dakar (Sénégal), le COFEB a pour mission principale la formation et le perfectionnement des cadres du secteur bancaire et financier des huit États membres de l’UEMOA. La cérémonie de fin de première phase s’inscrit dans la dynamique d’enracinement du positionnement de la formation diplomante du COFEB, dispositif ambitieux conçu pour répondre aux besoins croissants en expertise bancaire et financière au sein de l’espace UEMOA. Cette cérémonie revêt une signification particulière dans le renforcement des capacités des professionnels des administrations publiques et du secteur bancaire et financier de l’espace UEMOA. Elle constitue une étape clé vers l’obtention du diplôme du COFEB, sanctionnant un parcours exigeant fondé sur la maîtrise des disciplines bancaires, financières et économiques propres à l’environnement de l’Union. La formation diplômante du COFEB se distingue par son ancrage dans les problématiques concrètes de l’espace UEMOA: politique monétaire commune, supervision bancaire, inclusion financière, digitalisation des services financiers et financement du développement. Elle prépare ainsi ses lauréats à assumer des fonctions d’expertise et de management au sein des administrations publiques, des banques centrales, des établissements de crédit et des autres institutions financières de l’Union.

Près de cinq décennies au service de l’intégration financière africaine
Fondé le 3 octobre 1977, le COFEB célébrera l’année prochaine son cinquantenaire, consacrant près de cinq décennies de contribution continue au développement du capital humain de l’espace UEMOA. Au fil des années, le Centre a formé des milliers de professionnels issus des huit États membres et de certaines Banques Centrales africaines, contribuant directement au renforcement des systèmes bancaires et financiers nationaux et régionaux. À l’aube de ce jubilé historique en 2027, le COFEB réaffirme sa vocation de pilier essentiel du renforcement des capacités des cadres au service de l’intégration financière régionale, dans un contexte marqué par les mutations profondes du secteur financier mondial. « La première phase de cette formation a permis aux auditeurs d’acquérir des fondamentaux solides dans les domaines essentiels que sont l’analyse financière. la réglementation bancaire, la gestion des risques, la macroéconomie monétaire et financière, la finance de marché et les opérations de banque. La remise des attestations vient reconnaître officiellement ce travail, souvent conduit en parallèle avec une activité professionnelle exigeante et témoigner de la détermination de chaque auditeur à se hisser au meilleur niveau », renseigne le dossier de presse rendu publique.

Une étape, pas une fin
La remise d’attestations n’est cependant pas un point d’arrivée. Elle est la confirmation que les bases sont posées, que les capacités sont avérées, et que la deuxième phase (stage, élaboration et soutenance d’un mémoire) peut s’engager dans les meilleures conditions. Pour le COFEB, chaque attestation (stage, élaboration et soutenance d’un mémoire) remise est une promesse faite, celle d’un cadre mieux formé, mieux outillé et plus apte à relever les défis d’un secteur financier en transformation permanente. La transformation du format de la cérémonie de fin de la première phase de formation du cycle diplômant du COFEB vise, à travers sa médiatisation, à contribuer à la notoriété de l’institution, au positionnement stratégique de ses programmes de formation et à la valorisation de ses diplômés auprès de leurs familles, de leurs employeurs et du grand public. Elle a également pour objectif de renforcer le positionnement régional et international du COFEB en tant qu’institution de référence en matière de formation dans les domaines bancaire et financier, tout en promouvant l’excellence de la formation diplomante du Centre et de ses programmes auprès des administrations publiques, des établissements financiers, des universités et des autres partenaires.
En outre, l’organisation d’une cérémonie, davantage médiatisée, permet de raffermir le sentiment d’appartenance chez les auditeurs et les alumni. Elle contribue à favoriser une reconnaissance publique des efforts consentis par les auditeurs durant la première phase de leur formation et à renforcer les liens, tout en offrant des opportunités de réseautage avec des professionnels. Enfin, le nouveau format de la cérémonie devrait permettre aux auditeurs de créer des souvenirs mémorables avec leurs parents et leurs proches, avant leur retour dans leurs pays d’origine. Le COFEB a pour mission principale de promouvoir la qualification professionnelle des agents de la BCEAO, des administrations économiques et financières et des établissements assujettis de l’UEMOA. Depuis 2019, le champ d’action du COFEB a été élargi à la recherche scientifique et aux actions de partenariat, lui permettant de conduire des réflexions prospectives et stratégiques sur des thématiques d’intérêt pour la Banque Centrale, les États membres de l’Union et l’écosystème bancaire et financier.
« Le COFEB offre un programme de formation diplômante, couvrant les domaines des finances publiques, de la macroéconomie monétaire et financière, des techniques bancaires ainsi que de la finance de marché. Un accent particulier est mis sur la maîtrise des techniques quantitatives, notamment les méthodes statistiques, l’économétrie appliquée et les mathématiques financières. Cette formation est sanctionnée par un Master en Finances et Gestion Bancaire. Le programme se déroule en deux phases: neuf (9) mois d’enseignements théoriques au siège de la BCEAO à Dakar, suivis de quatre (4) mois consacrés au stage d’application au sein d’une entreprise ou une administration, à la rédaction et à la soutenance d’un mémoire devant un jury », rapporte les dirigeant de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique (BCEAO). Aussi, la formation diplômante du COFEB cible principalement les fonctionnaires des administrations économiques et financières des États membres de l’UMOA et les professionnels des banques et établissements financiers. Elle est ouverte aux Institutions de microfinance, aux institutions régionales ainsi qu’aux banques centrales africaines partenaires. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme de niveau BAC+4 au moins en sciences économiques, sciences de gestion, sciences juridiques ou politiques, économiques ou de gestion admis en équivalence de la maîtrise et reconnu par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Ils doivent justifier d’au moins deux (2) années d’expérience professionnelle. Les conditions d’admissibilité sont disponibles sur le site internet du COFEB.
Le corps enseignant du COFEB est constitué d’une équipe pluridisciplinaire d’universitaires et de praticiens, comprenant des enseignants en provenance des universités et business school de la sous-région et des agents des Directions métiers de la BCEAO. Les animateurs proviennent également d’Institutions partenaires du COFEB, notamment (i) l’Institut Bancaire et Financier International (IBFI) de la Banque de France, (ii) le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Développement International (CERDI) de Clermont-Ferrand en France, (iii) l’Université Laval du Canada, l’Université Paris-Dauphine et (iv) l’Institut de Recherche et d’Action Commerciale (IDRAC) de Lyon. La formation est offerte gracieusement par la BCEAO, qui octroie des bourses annuelles, à raison de cinq (5) par État membre de l’UEMOA. Les candidats admis sont hébergés dans une résidence mise à leur disposition par la BCEAO tout au long de leur séjour à Dakar. Ils bénéficient également d’un cadre d’études agréable, avec des infrastructures modernes comprenant des amphithéâtres, des salles de cours équipées d’infrastructures de dernière génération, une salle informatique, une salle de lecture et une bibliothèque offrant un accès à un large choix d’ouvrages, de revues et à des ressources documentaires en ligne telles que Scholarvox.
Notons que des activités récréatives, incluant des sorties découvertes de Dakar et d’autres villes du Sénégal, sont organisées pour offrir aux auditeurs des moments de détente et d’échanges culturels. Les candidatures féminines sont fortement encouragées. Les femmes admises au test de pré-requis bénéficieront d’un régime préférentiel dans l’octroi de la bourse BCEAO. En outre, la possibilité leur sera offerte de bénéficier d’un billet pour retourner dans leur pays d’origine durant la période de vacances du premier.
Daouda Bakary KONE

