COURS DE L’OR ET DES METAUX PRECIEUX : le cours de l’or a affiché une baisse de 8,5%, en variation trimestrielle, avec une tendance haussière de (+48,0%)

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(CROISSANCE AFRIQUE) -Dans ce contexte de tensions géopolitiques accrues, avec la crise au Moyen-Orient entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis, l’indice des prix des métaux précieux, dominé par le cours de l’or, s’est ajusté en baisse de 8,5%, en variation trimestrielle, tout en restant à un niveau plus élevé qu’il y a un an (+48,0%, en glissement annuel). Ces informations émanent du rapport de la conjoncture économique et régionale au sein de l’UEMOA publié en ce début d’octobre 2026.

« Le maintien de taux directeurs élevés par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour juguler les tensions d’inflation sous-jacente, en plus des niveaux de prix relativement élevés atteints au trimestre précédent ayant découragé la consommation de bijoux et de pièces physiques, a pesé sur les cours des métaux précieux », renseigne le d rapport de la conjoncture économique et régionale au sein de l’UEMOA.

Aussi, le cours de l’or, pour sa part, a fléchi de 7,5% au 2e trimestre 2026, s’affichant à 4512,0 dollars l’once troy. Néanmoins, le cours demeure plus élevé que son niveau d’il y a un an. Le repli temporaire du cours de l’or est le résultat d’une réponse à la flambée des cours relevée au 1er trimestre 2026. En effet, si les banques centrales restent des acheteurs structurels sur le long terme pour diversifier leurs réserves de change, certaines institutions (notamment, la Banque populaire de Chine) ont ralenti ou temporairement suspendu leurs achats sur le marché spot au cours du deuxième trimestre 2026 face à des niveaux de prix jugés historiquement trop élevés.

Toutefois, l’UEMOA dans son rapport estime que « la persistance de l’inflation sous-jacente aux Etats-Unis a contraint la Réserve fédérale américaine (Fed) à maintenir une orientation monétaire stricte, repoussant les anticipations de baisses de taux. Cette situation de remontée des rendements obligataires réels à court et moyen terme a incité les marchés à réallouer une partie de leurs capitaux vers des actifs obligataires plus attractifs et orientant ainsi à la baisse la demande adressée à l’or, comme valeur refuge ». En outre, la flambée des prix en début d’année a fortement freiné la demande de détail pour la bijouterie, en particulier, sur les deux grands marchés consommateurs mondiaux (l’Inde et la Chine). Les acheteurs physiques ont largement différé leurs acquisitions dans l’attente d’une correction des cours, privant ainsi le marché de son soutien traditionnel en période de repli.

Quant à la conjoncture au sein de l’UEMOA, le rapport explique que « La présente section retrace les principales évolutions de la conjoncture économique et financière de l’Union au cours de la période sous revue. Elle analyse successivement l’activité économique régionale, à travers les données conjoncturelles relatives aux secteurs agricole, industriel, aux activités de commerce et des services, ainsi qu’aux créations d’entreprises. Elle examine également l’évolution de l’inflation, des échanges extérieurs, des finances publiques et de la situation monétaire, afin de compléter l’analyse du secteur réel par celle des prix et des principaux équilibres macroéconomiques ».

A son tour, l’activité économique régionale affiche projection positive. Au titre de l’année 2026, le taux de croissance économique de l’Union est projeté à 6,3%, contre 6,5% en 2025. Au deuxième trimestre 2026, le PIB réel de l’Union a progressé de 6,0%, en glissement annuel, selon les estimations de la BCEAO, le Niger affichant le rythme le plus soutenu (7,0%). Cette dynamique est portée par les bons résultats de la campagne agricole, la vigueur de la demande intérieure ainsi que le dynamisme du BTP, du commerce et des services.

Notons que secteur agricole n’a pas son dernier mot, puisque le rapport de l’UEMOA ne l’a pas occulté. Les statistiques agricoles transmises par les Etats membres reflètent des données consolidées pour la campagne agricole 2025-2026 qui fournissent une estimation de la production agricole au niveau de l’Union, au titre de l’année 2025. En l’absence d’information, il a été procédé à une estimation de la production en s’appuyant sur les modèles de tendances simples.

Mariam KONE

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