(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, la contribution de la téléphonie mobile à la valeur ajoutée économique devrait atteindre un impressionnant montant de 290 milliards USD d’ici l’horizon 2030.
Cette prévision est soutenue par les gains significatifs de productivité et d’efficacité qui découlent de l’expansion des services mobiles, ainsi que de l’adoption croissante de technologies de pointe telles que la 5G, l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (IA). Ces informations proviennent d’un rapport publié le mardi 16 juin par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), qui met en lumière les évolutions majeures que connaît le secteur.
Intitulé « The Mobile Economy Africa 2026 », ce rapport souligne que le secteur de la téléphonie mobile en Afrique est en pleine transformation, redéfinissant ses modèles d’exploitation et ses leviers de création de valeur. Au cours de la dernière décennie, les opérateurs de téléphonie mobile ont concentré leurs efforts sur l’expansion de la connectivité, permettant ainsi à des millions de personnes d’accéder à des services numériques essentiels. Aujourd’hui, ces opérateurs dépassent leur rôle traditionnel de simples fournisseurs de connectivité. Ils se positionnent désormais comme de véritables partenaires dans la transformation numérique des entreprises et des administrations publiques à travers le continent.
Cette évolution s’accompagne d’une intégration croissante de l’intelligence artificielle dans leurs offres, permettant d’optimiser les services et d’améliorer l’expérience utilisateur. Par exemple, les opérateurs utilisent des algorithmes avancés pour analyser les données des utilisateurs, anticiper leurs besoins et proposer des solutions personnalisées. De plus, l’essor de l’IoT ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé et les transports, où des dispositifs connectés peuvent collecter des données en temps réel et améliorer la prise de décision.
Ainsi, la téléphonie mobile en Afrique ne se limite pas à la simple communication ; elle devient un moteur essentiel de l’innovation et de la croissance économique, transformant les défis en opportunités et contribuant à un avenir numérique plus inclusif et prospère pour tous.
Cette dynamique se reflète déjà dans les chiffres impressionnants qui témoignent de l’essor des technologies et services mobiles en Afrique. En 2025, ces innovations devraient générer une valeur ajoutée économique de 240 milliards USD, représentant ainsi 7,8 % du PIB du continent. Ce secteur florissant a également joué un rôle crucial en soutenant près de 13 millions d’emplois, offrant des opportunités de travail et de développement à une large part de la population. De plus, il a contribué pour près de 45 milliards USD aux recettes publiques, renforçant ainsi les capacités financières des gouvernements pour investir dans des infrastructures et des services essentiels.
Dans ce chapitre, il est essentiel de mettre en lumière les principaux bénéfices découlant des effets positifs des technologies mobiles sur les gains de productivité, qui ont atteint un impressionnant montant de 150 milliards USD l’an passé. Cette augmentation significative des performances économiques est en grande partie attribuée à l’intégration de solutions numériques qui optimisent les processus d’affaires et améliorent l’efficacité opérationnelle. Parallèlement, la contribution directe du secteur des technologies mobiles est estimée à 70 milliards USD, soulignant l’importance de cette industrie dans le paysage économique africain.
La téléphonie mobile, en particulier, devrait avoir un impact bénéfique sur l’ensemble des secteurs de l’économie en Afrique. Toutefois, certaines activités tireront profit de manière plus significative que d’autres, en raison de leur capacité à intégrer les cas d’utilisation de la dernière vague de technologies numériques de pointe. D’ici 2030, il est prévu qu’environ 24 % des retombées économiques soient générées par le secteur des services, tandis que l’industrie manufacturière devrait représenter 21 % et l’agriculture 20 %. Cette répartition des bénéfices met en évidence l’importance croissante des services dans l’économie moderne, tout en soulignant la nécessité pour les autres secteurs de s’adapter et d’innover afin de ne pas être laissés pour compte dans cette révolution technologique.
L’extension de la couverture réseau, l’amélioration de l’accessibilité financière et le déploiement accéléré de technologies avancées comme la 5G, l’IoT et l’IA seront déterminants pour exploiter pleinement les gains de productivité et soutenir une croissance économique plus durable et inclusive à travers l’ensemble du continent. En effet, ces avancées technologiques ne se contentent pas d’améliorer la connectivité, mais elles ouvrent également la voie à des innovations qui peuvent transformer des secteurs entiers, allant de l’agriculture à la santé, en passant par l’éducation. Par exemple, l’Internet des objets (IoT) permettra aux agriculteurs de surveiller leurs cultures en temps réel, optimisant ainsi les rendements et réduisant les pertes.
Les opérateurs africains devraient investir 76,2 milliards USD dans les infrastructures réseau entre 2025 et 2030. Ce montant colossal témoigne de l’importance cruciale des infrastructures numériques pour l’avenir économique du continent. Toutefois, la capacité de ces investissements à améliorer effectivement la couverture, la qualité et la capacité des réseaux dépendra, toutefois, du cadre réglementaire et des coûts associés au déploiement. Les pays qui ont réduit les coûts liés aux droits de passage, facilité le partage des infrastructures et renforcé la stabilité réglementaire enregistrent des investissements plus rapides et plus importants. Ces mesures sont essentielles pour attirer les capitaux nécessaires à la modernisation des réseaux. Le partage d’infrastructures apparaît notamment comme une solution de long terme pour étendre la couverture dans les zones où il ne serait pas rentable d’installer des infrastructures individuelles. En favorisant la collaboration entre opérateurs, les pays peuvent non seulement réduire les coûts, mais aussi garantir que les zones rurales et éloignées ne soient pas laissées pour compte dans cette révolution numérique. En somme, la synergie entre investissement, réglementation et innovation technologique sera la clé pour bâtir un avenir numérique inclusif et prospère pour l’Afrique.
L’extension de la couverture réseau, l’amélioration de l’accessibilité financière et le déploiement accéléré de technologies avancées comme la 5G, l’IoT et l’IA seront déterminants pour exploiter pleinement les gains de productivité et soutenir une croissance économique plus durable et inclusive à travers l’ensemble du continent. En effet, ces avancées technologiques ne se contentent pas d’améliorer la connectivité, mais elles ouvrent également la voie à des innovations qui peuvent transformer des secteurs entiers, allant de l’agriculture à la santé, en passant par l’éducation. Par exemple, l’Internet des objets (IoT) permettra aux agriculteurs de surveiller leurs cultures en temps réel, optimisant ainsi les rendements et réduisant les pertes.
Les opérateurs africains devraient investir 76,2 milliards USD dans les infrastructures réseau entre 2025 et 2030. Ce montant colossal témoigne de l’importance cruciale des infrastructures numériques pour l’avenir économique du continent. Toutefois, la capacité de ces investissements à améliorer effectivement la couverture, la qualité et la capacité des réseaux dépendra, toutefois, du cadre réglementaire et des coûts associés au déploiement. Les pays qui ont réduit les coûts liés aux droits de passage, facilité le partage des infrastructures et renforcé la stabilité réglementaire enregistrent des investissements plus rapides et plus importants. Ces mesures sont essentielles pour attirer les capitaux nécessaires à la modernisation des réseaux. Le partage d’infrastructures apparaît notamment comme une solution de long terme pour étendre la couverture dans les zones où il ne serait pas rentable d’installer des infrastructures individuelles. En favorisant la collaboration entre opérateurs, les pays peuvent non seulement réduire les coûts, mais aussi garantir que les zones rurales et éloignées ne soient pas laissées pour compte dans cette révolution numérique. En somme, la synergie entre investissement, réglementation et innovation technologique sera la clé pour bâtir un avenir numérique inclusif et prospère pour l’Afrique.
L’enjeu majeur ne consiste plus autant à étendre les réseaux qu’à encourager l’adoption de l’Internet mobile, un défi qui prend une ampleur considérable à mesure que la technologie évolue et que les besoins des utilisateurs se diversifient. Dans ce contexte dynamique, les opérateurs mobiles jouent un rôle de plus en plus central pour favoriser l’accès au numérique et encourager son usage effectif, devenant ainsi des acteurs clés dans la transformation numérique des sociétés. Les approches les plus efficaces combinent des mesures visant à rendre les terminaux plus abordables avec des programmes de formation aux compétences numériques, des initiatives de sensibilisation à la sécurité en ligne et des actions communautaires destinées à lever des freins qui ne relèvent pas uniquement du prix, mais qui touchent également à l’éducation, à la culture numérique et à la confiance des utilisateurs dans les technologies.
Plusieurs opérateurs ont déjà lancé des initiatives innovantes visant à réduire le déficit d’utilisation, témoignant de leur engagement à rendre l’Internet mobile accessible à tous. Par exemple, MTN Ghana s’est associé à Infinix en mars 2026 pour lancer la série Note 60, une initiative qui propose des paiements échelonnés sur six mois, rendant ainsi les appareils plus accessibles aux consommateurs. De plus, chaque achat de cet appareil est accompagné de 2 Go de données gratuites par mois, une offre qui incite les utilisateurs à explorer et à tirer parti des services numériques.
Notons qu’en Éthiopie, Ethio Telecom a travaillé en collaboration avec des banques locales pour proposer des financements via la plateforme Telebirr, permettant ainsi aux utilisateurs d’accéder à des solutions de paiement flexibles et adaptées à leurs besoins. Ces initiatives illustrent non seulement la volonté des opérateurs de réduire les barrières économiques, mais aussi leur compréhension des défis socioculturels qui entravent l’adoption de l’Internet mobile dans différentes régions.
Abdoulaye KONÉ

