(CROISSANCE AFRIQUE)-Duma Boko, le président dynamique du Botswana, a eu l’honneur de recevoir le 25 août dernier le milliardaire tanzanien et homme d’affaires influent, Mohammed « Mo » Dewji, dont la renommée dépasse les frontières de son pays d’origine.
Cette rencontre, qui s’est déroulée dans un cadre formel mais chaleureux, a été l’occasion pour les deux hommes de discuter de l’avenir économique de la région. Selon un communiqué émis par le gouvernement botswanais, il a été révélé que le patron du conglomérat MeTL, l’un des plus grands groupes d’entreprises d’Afrique de l’Est, est en train d’explorer des opportunités d’investissement non seulement à travers la Bourse du Botswana, mais également dans divers secteurs clés de l’économie nationale, tels que l’agriculture, l’énergie et les infrastructures.
Cette démarche proactive de Mohammed Dewji constitue un nouveau signal fort de son intérêt croissant pour l’élargissement de l’empreinte de son groupe, qui cherche à s’étendre au-delà de son marché historique tanzanien, un marché qu’il a su dominer avec brio au fil des décennies. En effet, fondé dans les années 1970 en Tanzanie, MeTL a progressivement étendu ses activités en Afrique orientale, centrale et australe, devenant un acteur incontournable dans ces régions.
Aujourd’hui, le groupe revendique une présence commerciale sur plusieurs marchés de ces zones, notamment au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, en Zambie, au Mozambique, au Malawi, en République Démocratique du Congo et en Éthiopie. Cette présence régionale, bien que déjà établie, témoigne de l’ambition de Dewji de renforcer les liens économiques entre les pays africains.
Cependant, les initiatives annoncées depuis le début de l’année 2026 suggèrent une volonté d’aller encore plus loin dans cette stratégie d’expansion. En effet, Dewji semble déterminé à diversifier ses investissements et à s’engager dans des projets innovants qui pourraient transformer le paysage économique de la région. Les discussions avec le président Boko pourraient également ouvrir la voie à des partenariats stratégiques, renforçant ainsi les relations entre le Botswana et la Tanzanie, tout en stimulant la croissance économique dans les deux pays.
Si les secteurs ciblés et le calendrier de mise en œuvre de cet engagement restent à préciser, cette annonce intervient quelques semaines après que le dirigeant a présenté les ambitions du groupe dans la transformation du graphite en Afrique, un domaine qui suscite un intérêt croissant en raison de la demande mondiale pour des matériaux durables et innovants. En effet, la transformation du graphite, essentiel pour les batteries et d’autres technologies, pourrait jouer un rôle clé dans le développement économique de la région, tout en répondant aux enjeux environnementaux contemporains.
Un peu plus tôt, en juillet 2026, Mohammed Dewji avait déjà annoncé son intention d’investir jusqu’à 100 millions de dollars dans le projet de raffinerie pétrolière qu’Aliko Dangote prévoit de développer dans le comté kényan de Lamu. Ce projet ambitieux, qui vise à renforcer les capacités de raffinage en Afrique de l’Est, pourrait transformer le paysage énergétique de la région. Cependant, cette initiative reste à un stade moins avancé : Dewji devait encore engager les discussions avec Dangote avant de préciser les modalités d’une éventuelle participation, ce qui souligne l’importance de la collaboration entre les leaders d’affaires pour réaliser de tels projets d’envergure.
Avant cela, la première fortune est-africaine avait annoncé un investissement de 6,5 milliards de shillings kényans (50 millions de dollars) dans une usine de production de boissons gazeuses dans la ville portuaire de Mombasa, en marge du sommet Africa Forward, qui s’est tenu à Nairobi les 11 et 12 mai derniers. Cet investissement témoigne de la volonté de Dewji de diversifier ses activités et de soutenir l’essor industriel de la région.
Selon les informations relayées par les médias, cette usine devrait non seulement créer des emplois locaux, mais aussi contribuer à l’essor économique de Mombasa, un port stratégique pour le commerce en Afrique de l’Est. Si elles se concrétisent, ces initiatives pourraient toutefois renforcer de manière significative le poids des activités internationales dans la trajectoire de croissance du groupe fondé par la famille Dewji, un nom emblématique dans le monde des affaires.
Notons que le conglomérat MeTL Group, qui s’est déjà imposé comme un acteur majeur dans divers secteurs, prévoit de dépasser les 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel d’ici 2026, selon les dernières prévisions formulées en juillet dernier. Cette ambition audacieuse témoigne non seulement de la vision stratégique des dirigeants, mais également de leur capacité à naviguer dans un environnement économique mondial en constante évolution. En diversifiant ses activités à l’international, le groupe pourrait non seulement accroître sa part de marché, mais aussi renforcer sa résilience face aux fluctuations économiques. Les investissements dans de nouveaux marchés, l’innovation dans les produits et services, ainsi que l’expansion de ses opérations à l’étranger, pourraient jouer un rôle crucial dans l’atteinte de cet objectif ambitieux, consolidant ainsi la position de MeTL Group sur la scène mondiale.
Mariam KONE

