Au Bénin, la Loterie Nationale  enregistre une baisse de 46% de son résultat net au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au premier trimestre de l’année 2026, la Loterie Nationale du Bénin (LNB) S.A a enregistré un résultat net qui a connu une chute significative de 46% par rapport à la même période en 2025, selon le rapport d’activités détaillé par la direction de l’entreprise. Ce rapport révèle que le résultat net s’établit à 848 millions de FCFA, un chiffre qui contraste fortement avec les 1,574 milliard de FCFA réalisés au 31 mars 2025, soulignant ainsi une période de difficultés financières pour la société. 

Cependant, malgré cette baisse préoccupante du résultat net, le chiffre d’affaires de la LNB a connu une tendance à la hausse, affichant une augmentation de 6%, atteignant 25,521 milliards de FCFA, contre 24,189 milliards de FCFA au premier trimestre de l’année précédente. Cette dynamique positive du chiffre d’affaires est principalement attribuée à l’essor du pari sportif en ligne, qui a vu son chiffre d’affaires grimper de 2,7 milliards de FCFA, représentant une impressionnante hausse de 28 %. 

Cette performance remarquable témoigne non seulement de l’essor du digital dans le secteur des jeux de hasard, mais également de l’attractivité accrue de l’offre proposée par la LNB, ainsi que d’une augmentation significative des volumes de mises, révélant ainsi un changement dans les comportements des consommateurs et une adaptation réussie aux nouvelles tendances du marché.

Dans un contexte où la technologie redéfinit les interactions et les expériences de jeu, les plateformes numériques offrent une accessibilité sans précédent, permettant aux joueurs de s’engager à tout moment et en tout lieu. Les jeux en ligne, avec leurs interfaces conviviales et leurs promotions attractives, captivent un public de plus en plus large, allant des joueurs occasionnels aux passionnés avides de sensations fortes.

« Toutefois, souligne-t-elle, cette croissance s’accompagne mécaniquement d’une hausse des gains reversés aux joueurs, qui atteignent 2,5 milliards de FCFA, soit un taux de retour aux joueurs de 95 %, limitant ainsi la contribution de ce segment à la marge globale. » Ce chiffre impressionnant met en lumière la nécessité pour les opérateurs de trouver un équilibre délicat entre l’attractivité de leurs offres et la viabilité économique de leurs activités. En parallèle, elle note que les produits de loterie traditionnelle, historiquement plus contributifs en termes de rentabilité, ont enregistré un repli de leur activité.

Le chiffre d’affaires du loto 5/90 est ainsi en baisse de 15 %, avec une diminution corrélative des gains payés de 13 %. Cette évolution traduit une moindre dynamique commerciale sur un marché en pleine mutation, où les préférences des consommateurs évoluent rapidement vers des expériences de jeu plus interactives et engageantes. Les opérateurs doivent donc s’adapter à cette nouvelle réalité en innovant et en diversifiant leurs offres pour maintenir leur compétitivité et répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante.

En ce qui le concerne, le résultat d’exploitation affiche une baisse significative de 50%, dégageant un solde de 1,091 milliard de FCFA, alors qu’il se situait à un montant plus élevé de 2,172 milliards de FCFA au 31 mars 2025. Cette chute préoccupante soulève des questions sur les facteurs ayant conduit à une telle diminution, notamment les fluctuations du marché, les changements dans la demande des consommateurs ou encore des coûts opérationnels accrus.

Pour sa part, le résultat financier se retrouve dans une dynamique plus positive, avec une hausse de 13%, atteignant 86 millions de FCFA, contre 76 millions de FCFA à la fin du premier trimestre 2025. Cette amélioration pourrait être attribuée à une gestion plus efficace des ressources financières ou à des investissements judicieux. « Des perspectives favorables sont envisagées pour le deuxième trimestre, notamment à travers l’introduction de nouveaux produits de loterie visant à rééquilibrer le mix produit en faveur d’activités à plus forte marge », souligne la direction de la LNB, mettant en avant une stratégie proactive pour stimuler la croissance.


Notons qu’elle estime que la poursuite des efforts de maîtrise des charges contribuera à améliorer l’efficacité opérationnelle, ce qui est essentiel pour naviguer dans un environnement économique incertain et pour assurer la pérennité de l’entreprise à long terme. Ces initiatives pourraient non seulement renforcer la position de la LNB sur le marché, mais également offrir des opportunités de croissance durable dans les mois à venir.
Abdoulaye KONÉ 

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