(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération financière marquante sur le marché de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), levant avec succès la somme impressionnante de 55 milliards FCFA, le mercredi 24 juin 2026.
Cette levée de fonds, qui s’est déroulée pour la seconde fois durant le mois de juin de la même année, a été orchestrée à travers une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3 et 5 ans. Cette initiative a été mise en place en collaboration avec UMOA-Titres, une entité clé dans la gestion des titres publics dans la région.
Il est intéressant de noter que cette opération fait suite à une première émission qui avait eu lieu le 10 juin 2026, où l’État malien avait déjà levé des fonds dans un contexte économique exigeant. L’objectif principal de ces levées de fonds est de financer le budget de l’État malien pour l’année 2026, une tâche cruciale pour assurer la continuité des services publics et le développement des infrastructures.
Pour cette deuxième adjudication, le montant initialement proposé par l’émetteur s’élevait à 50 milliards FCFA, un chiffre qui témoigne de l’ambition de l’État malien de mobiliser des ressources financières significatives. Les investisseurs ont répondu avec un intérêt marqué, avec des soumissions globales atteignant 81,308 milliards FCFA, illustrant ainsi la confiance des acteurs du marché dans la stabilité et le potentiel de croissance du Mali. Le taux de couverture du montant mis en adjudication s’est élevé à un impressionnant 162,62%, ce qui démontre non seulement l’attractivité des titres émis, mais aussi l’engagement des investisseurs envers le développement économique du pays.Le montant total des soumissions retenu par le Trésor Public malien s’élève à une impressionnante somme de 55 milliards FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées atteint 26,308 milliards FCFA. Cette dynamique financière se traduit par un taux d’absorption de 67,64%, indiquant une forte confiance des investisseurs envers les instruments de dette publique proposés.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré qui varie selon les types d’instruments. Pour les bons, le rendement s’établit à 4,70%, tandis que les obligations à trois ans offrent un rendement plus attractif de 7,92%. Les obligations à cinq ans, quant à elles, présentent un rendement de 7,28%, ce qui témoigne de l’intérêt croissant pour des placements à plus long terme dans le contexte économique actuel.
L’émetteur a également prévu un calendrier de remboursement clair et précis. Les bons émis seront remboursés le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 23 juin 2027. De plus, les intérêts associés à ces bons seront versés d’avance, et précomptés sur la valeur nominale des bons, garantissant ainsi aux investisseurs une visibilité sur leurs retours financiers. Cette approche proactive vise à renforcer la confiance des investisseurs et à stimuler l’engagement dans le marché des titres publics maliens.
Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien a prévu de procéder à ce remboursement le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, qui est fixée au 25 juin 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, et au 11 juin 2031 pour celles d’une durée de 5 ans. Ce processus de remboursement est crucial pour maintenir la confiance des investisseurs et assurer la stabilité économique du pays.
En parallèle, les intérêts seront versés annuellement, offrant un rendement attractif de 6,00 % pour les obligations de 3 ans et de 6,20 % pour celles de 5 ans. Ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, garantissant ainsi un flux de revenus régulier pour les détenteurs d’obligations.
Notons que ce mécanisme de remboursement et de paiement des intérêts témoigne de l’engagement du Trésor Public malien à respecter ses obligations financières et à soutenir le développement économique à long terme du pays.
Daouda Bakary KONÉ

