Accueil Blog Page 1007

(Tribune): l’hérésie des stratégies économiques du « tout infrastructure » en Afrique (Par Magaye GAYE, Economiste International)

0


(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 7eme forum international sur la finance islamique ouvert à Dakar ce 20 mai, et portant sur le thème : « Le financement des grands projets d’infrastructures des pays de l’Afrique de l’Ouest » constitue pour nous une occasion de choix de reposer la problématique de la pertinence des politiques d’infrastructures en Afrique.


Un organisme comme la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) estime certes que l’Afrique perd 1 % par an de croissance économique par habitant en raison de son déficit d’infrastructures, mais la question est de savoir si ces politiques de financement du quasi tout infrastructure mises en œuvre par  les Gouvernants africains depuis des années peuvent économiquement être considérées comme la panacée pour l’Afrique.


Le propre des projets d’infrastructures est qu’ils sont très capitalistiques, en général  peu rentables sur le court terme et parfois exigeants en ressources concessionnelles, lesquelles deviennent rares dans les pays prêteurs en crise. D’où la nécessité de conduire des études approfondies en termes d’opportunités, mais aussi d’alternatives moins coûteuses en matière d’investissement dans les infrastructures.

Leurs spécificités résident aussi dans le fait qu’ils peuvent générer d’importants recrutements de main d’œuvre à court terme, mais constituent souvent des problématiques en phase d’exploitation : frais d’entretien élevés souvent peu supportables pour les budgets nationaux, contrats de concession (BOT, BOOT etc…) mal négociés, faible utilisation par les usagers, faible employabilité, etc. De ce point de vue, ce type de projets pourrait ne pas être une solution viable à l’emploi des jeunes dans un contexte où plus de 10 millions de chômeurs grossissent chaque année la population inactive en Afrique.


Depuis longtemps, cette tendance, voire cet effet de mode infrastructurel a mobilisé de nombreux décideurs sur le continent et englouti des centaines de millions de dollars sans résultats tangibles concrets. Ainsi elle n’a pas  permis de booster par exemple, pour l’écrasante majorité des pays du continent, les Investissements directs étrangers (Ide) lesquels  ne représentant que 3% des Ide dans le monde et se  concentrent sur 5 pays (L’Egypte, l’Ethiopie, le Nigéria, l’Afrique du Sud et la RDC).

Ce mode infrastructurel n’a pas aussi permis de développer le secteur privé encore moins réduire de manière drastique la pauvreté. Les besoins en infrastructures du continent sont estimés à 130–170 milliards de dollars EU par an, avec un déficit de financement de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars EU.

Le moment n’est-il pas venu de changer d’option économique ?


Les politiques infrastructurelles peuvent constituer des orientations importantes si elles s’inscrivent dans de véritables stratégies de relance de la production nationale, de politiques de désenclavement et de promotion de la mobilité urbaine. Par exemple les projets d’infrastructures développés dans l’érection d’autoroutes urbaines, d’unités de production de mix énergie peuvent constituer de solides supports pour des stratégies économiques de substitution aux importations, de transformation de matières premières locales et d’exportation ; il est temps de réfléchir à des politiques d’infrastructures ciblées, calibrées en fonction des vrais besoins de l’économie ; à titre d’exemple, des infrastructures financières de soutien aux Pme, chainon faible des économies africaines sont à promouvoir pour lutter contre le taux de  financement faible de l’économie.


Par ailleurs, l’Afrique fait face à des taux de croissance démographiques élevés ainsi que des villes en  élargissement constant vers des banlieues de plus en plus loin des centres urbains. Cette situation implique des besoins en termes d’infrastructures notamment de transport de plus en plus importants et non satisfaits du fait d’une grosse pression sur les ressources disponibles. Aussi dans de nombreuses villes, les embouteillages font perdre beaucoup de temps et nuisent à la prospérité.
Face à une telle situation, la mobilité urbaine devient un enjeu majeur et le télétravail est incontestablement une solution à explorer.


Les avantages du télétravail sont très nombreux. Ce mode de travail  peut en  effet améliorer la mobilité en diminuant le nombre d’usagers de la route et semble pouvoir permettre un meilleur contrôle de l’émission des gaz carboniques. C’est un facteur favorisant en termes de santé en considérant que les travailleurs concernés sont moins stressés et plus épanouis.

Il peut aussi augmenter la productivité du travail grâce à un meilleur épanouissement  psychologique et familial. Il contribue également à améliorer la sécurité routière. Le télétravail est aussi un facteur potentiel de compétitivité pour les entreprises  qui peuvent diminuer leurs charges d’exploitation en matières et fournitures grâce à un meilleur recours à la digitalisation sans compter des économies possibles en frais de transport, en dépenses de santé, etc. Bien entendu son impact sur la cohésion sociale et sur l’éducation des enfants peut  être utile pour la collectivité.


Bien entendu, la mise en œuvre d’une telle stratégie requiert quelques pré requis: une culture de responsabilité, la nécessaire promotion d’une culture digitale efficiente grâce à des actions de formation et un investissement plus accru dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication et les dispositifs de surveillance, l’adoption d’une nouvelle législation du travail et une approche novatrice dans la relation employeurs-employés fondée sur la confiance, le contrôle à distance et la mesure des progrès accomplis.


Il urge aussi de se départir de ces tentations de mimétisme qui amènent à réaliser des projets grandioses soit disant modernes, mais qui s’avèrent en fin de compte de véritables «éléphants blancs». Les projets de constructions de stades et de modernisation de bâtiments administratifs sont-ils pertinents dans un contexte chômage endémique des jeunes ?


A côté d’une politique d’infrastructure ciblée, les Autorités africaines  devraient aussi investir dans la recherche développement, dans le renforcement des capacités entrepreneuriales, le recensement, la protection et la mise en application des nombreuses découvertes scientifiques et techniques recensées sur le Continent  et trouver des stratégies efficaces d’appui à un secteur informel dynamique et innovant.

Elles devraient aussi être plus regardante dans l’efficience des coûts de réalisation des infrastructures en étant plus exigeante dans les procédures de passation des marchés et dans les stratégies de  lutte contre la corruption qui font perdre 50 milliards de dollars par an à l’Afrique. Sans oublier la pertinence des projets ciblés, véritables gâchis qui obéissent souvent à des impératifs politiques.


En conclusion, le moment est venu de se poser la question de savoir à quoi servent des politiques d’infrastructure qui n’arrivent pas à stimuler la production et à faire reculer la pauvreté ? N’est-ce pas quelque part mettre la charrue avant les bœufs ? Ne faudrait-il pas tester un autre modèle économique consistant à développer la production locale, créer de la valeur, digitaliser les économies et donner plus de moyens fiscaux à l’Etat et autofinancer plus facilement les infrastructures ?
Magaye GAYE
Economiste International
Professeur à l’Institut Supérieur de Gestion de Paris

REDACTION

Kanayo Awani nommée la vice-présidente de l’Intra-African Trade Bank (INAT) de la BAD

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque Africaine de développement a annoncé la nomination de Kanayo Awani le 20 juin 2022 en qualité de la vice-présidente de l’Intra-African Trade Bank (INAT). Il s’agit de la nouvelle division exécutive d’Afreximbank chargée de conduire toutes les activités commerciales intra-africaines y compris les engagements de mise en œuvre de la Zlecaf.


Elle doit rentrer en fonction le 1er juillet 2022. Il faut signaler que Kanayo Awani, titulaire d’une maîtrise en commerce et finance international de la Kennedy School of Government de Harvard, est auréolée de plus de 30 d’expérience professionnelle.


Elle est également une ancienne vice-présidente/responsable des entreprises industrielles et commerciales de Citigroup Nigéria où elle a travaillé pendant 18 ans à divers postes de responsabilité, Kanayo Awani a rejoint Afreximbank en 2009.


Au sein de cette institution, elle débuta en tant que directrice du financement du commerce et des succursales d’Afreximbank. En mai 2016, forte de son expérience, elle s’est vue confier la direction de l’initiative de commerce intra-africain de la Banque panafricaine d’import-export.


Sous la houlette de cette Nigériane qui a obtenu le certificat du programme de leadership stratégique de la Said Business School de l’université d’Oxford en 2016, faut-il le souligner, la croissance de l’activité de la Banque attribuée au commerce intra-africain est passée d’environ 3% en 2016 à 28% à la fin de 2021, en déboursant 20 milliards de dollars à l’appui du commerce et des investissements intra-africains en 5 ans.


Dynamique et dévouée à la cause de la promotion du commerce sud-sud, Kanayo Awani a dirigé plusieurs programmes dont ceux des champions du commerce intra-africain d’Afreximbank et la Foire commerciale intra-africaine (IATF) dont la première édition s’est tenue au Caire en décembre 2018.

Notons que « Cette nomination reconnaît le rôle instrumental que Mme Awani a joué dans la promotion du commerce intra-africain au cours des dernières années », a soutenu Benedict Oramah, président d’Afreximbank.

Zangouna KONE

BAD: Jacques Edjangue au poste de Vice-président par intérim du Complexe chargé de la gestion des personnes et des talents

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, lundi à Abidjan, la nomination de M. Jacques Edjangue au poste de Vice-président par intérim du Complexe chargé de la gestion des personnes et des talents, à compter du 20 juin 2022.

De nationalité camerounaise, Jacques Edjangué est l’actuel directeur par intérim du Département de la gestion des ressources humaines, ainsi que du Département des services linguistiques. Professionnel chevronné et leader stratégique, il jouit d’une vaste et riche expérience au sein de la Banque.

Jacques a transformé les services linguistiques qu’il dirigeait, déployant une série de réformes et d’innovations : tirer parti des technologies de l’information dans les services linguistiques, exploiter les technologies de pointe en traduction, informatiser les flux de travail dans les services d’interprétation et moderniser les services linguistiques en recourant à l’intelligence artificielle et aux réseaux neuronaux, notamment.

Jacques a fait preuve d’une connaissance et d’une expérience pratique profondes en matière de ressources humaines et de gestion du personnel

A la tête du Département de la gestion des ressources humaines, dont il est le directeur par intérim depuis juin 2020, Jacques Edjangué a supervisé l’élaboration et la mise en œuvre de nombreuses initiatives et réformes majeures telles que la révision complète du Statut et du règlement du personnel ou du Cadre de gestion de la performance.

Avant de rejoindre la Banque, Jacques Edjangué a dirigé les Services linguistiques et des conférences du Secrétariat du Groupe international d’éminentes personnalités, créé par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. Il fut également l’interprète personnel de Ketumile Masire, ex-président du Botswana et facilitateur du processus de paix en République démocratique du Congo. Nommé directeur adjoint et représentant permanent adjoint à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en 2000, il a représenté l’OIF auprès de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Titulaire d’un MBA de l’université d’État du Colorado aux États-Unis, Jacques Edjangué détient aussi deux Master II de l’université de Buea au Cameroun, l’un en interprétation et l’autre en traduction. À quoi s’ajoutent une maîtrise en littérature afro-américaine de l’université camerounaise de Yaoundé I, un diplôme de littérature anglaise de l’université britannique d’East Anglia et un autre en leadership et en négociation de l’université de Harvard, aux États-Unis.

« Je tiens à remercier le président Adesina pour cette nomination qui m’offre l’occasion de continuer à assurer le leadership et à donner les orientations nécessaires pour la refonte, la gestion et la mise en œuvre des stratégies et priorités institutionnelles en matière de développement des ressources humaines à la Banque », a déclaré M. Edjangué, à sa nomination.

« La nouvelle vice-présidence chargée de la gestion des personnes et des talents a été créée pour accorder une plus grande priorité et donner plus de visibilité aux personnes, aux compétences et à la gestion des talents, et pour accroître l’engagement et l’expérience professionnelle générale du personnel et de toutes les personnes qui sont au service de la Banque », a souligné le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Et d’ajouter : « J’ai le plaisir de nommer Jacques Edjangué au poste de vice-président par intérim du Complexe de la gestion des personnes et des talents. Au cours des deux dernières années où il était en charge du Départe- ment des ressources humaines, Jacques a fait preuve d’une connaissance et d’une expérience pratique profondes en matière de ressources humaines et de gestion du personnel. Il contribuera à donner le leadership nécessaire pour orienter cette nouvelle vice-présidence, pendant que l’on continue de prospecter à l’international pour trouver le vice-président titulaire du nouveau Complexe en charge de la gestion des personnes et des talents, et jusqu’à ce que celui-ci soit nommé. »

La Côte d’Ivoire Proclame Officiellement la fin du Statut de Réfugié pour les Ivoiriens

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- En côte d’Ivoire, le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a proclamé officiellement la cessation du statut de réfugié pour les Ivoiriens qui prend effet à partir du 30 juin 2022. L’annonce a été faite à l’occasion de la 22ème édition de la journée mondiale des réfugiés, le lundi 20 juin 2022, en présence du Président Alassane Ouattara.

 » L’organisation à Abidjan de la 22ème édition de la journée mondiale des réfugiés revêt une symbolique importante pour notre pays. Elle marque la proclamation officielle de la fin du statut de réfugié pour les Ivoiriens. La clause de cessation avait été annoncée à Genève, lors de la 72ème session du comité exécutif du HCR en octobre 2021″, a déclaré Tiémoko Meyliet Koné.

L’organisation à Abidjan de la 22ème édition de la journée mondiale des réfugiés revêt une symbolique importante pour notre pays

Le processus de rapatriement des réfugiés a été rendu possible grâce à de multiples facteurs, notamment, le rétablissement de la paix et de la stabilité, le développement économique.

Tout comme les efforts de réconciliation mise en œuvre par les autorités ivoiriennes, traduits par la prise de plusieurs mesures en vue d’encourager les exilés à regagner leurs pays. A savoir, la signature d’un accord tripartite avec le HCR et les pays d’accueil pour le rapatriement des réfugiés, la prise d’une ordonnance portant amnistie en faveur des personnes poursuivies pour des infractions en lien avec la crise post-électorale, etc.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a félicité le gouvernement ivoirien qui a permis de favoriser le retour des exilés. Estimant que ces personnes doivent rentrer chez elles pour participer au développement de la Côte d’Ivoire non sans saluer les pays d’accueil pour leur rôle humanitaire.

Il a indiqué que pour ceux qui ne veulent pas rentrer, des mesures de régulation sont prévues à cet effet. C’est ainsi qu’environ 187 réfugiés ivoiriens qui ont opté pour la résidence au Togo se sont vus délivrer des passeports par le gouvernement ivoirien. Notons que depuis 2011, plus de 310 000 réfugiés ivoiriens ont été rapatriés en Côte d’Ivoire, soit 96% des exilés.  

Korotoumou Sylla

SPARK soutient l’économie de la Somalie et du Somaliland pour se remettre de la COVID-19

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Les Somaliens ont connu des années de lutte, de chocs climatiques et d’épidémies ces dernières années. La COVID-19 a également aggravé la situation, avec jusqu’à 20 % de la population de la Somalie/Somaliland qui devrait souffrir des impacts directs et indirects de la pandémie. Selon les responsables, il y a un chômage généralisé en Somalie/Somaliland avec environ 49 % de la population âgée de 15 à 64 ans sont au chômage.

« Le projet Tadamon est le fruit d’une longue collaboration entre la BID et SPARK », a déclaré Mourad Hentati, directeur régional du programme pour l’Afrique du Nord chez SPARK. « Il s’agit d’un projet pertinent et opportun pour faire face à l’impact négatif de la pandémie de covid-19 dans le pays. C’est également une excellente occasion pour SPARK de relancer ses activités en Somalie/Somaliland et de répondre aux besoins urgents croissants des jeunes et des femmes pour accéder à des emplois et à des opportunités économiques durables. Avec un solide réseau de partenaires sur le terrain, à savoir Bina Incubator et Zamzam, le projet TADAMON vise à fournir les meilleurs services possibles pour doter les jeunes des compétences et des capacités nécessaires pour atténuer l’impact de la covid-19 mais surtout aspirer à démarrer et grandir leurs activités économiques et assurer des conditions décentes pour prospérer dans un environnement social et économique difficile, tout en ayant de meilleurs services de santé dans leurs communautés ».

C’est également une excellente occasion pour SPARK de relancer ses activités en Somalie/Somaliland et de répondre aux besoins urgents croissants des jeunes et des femmes

En réponse aux besoins des entrepreneurs et des demandeurs d’emploi somaliens, la Banque Islamique de Développement (BID) et le Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID) se sont associés à SPARK, une ONG internationale, pour lancer un programme de soutien aux entreprises touchées par la COVID-19. Le programme « Tadamon » (https://bit.ly/3b9iKeF) contribue aux efforts immédiats et à moyen terme pour lutter contre les impacts négatifs de la COVID-19 sur l’économie de la Somalie/Somaliland.

Les secteurs de la santé et de l’éducation sont prioritaires – 90 travailleurs de la santé recevront des cours professionnels de courte durée afin d’acquérir des compétences en matière d’urgence et de COVID-19.

Les femmes et les autres groupes vulnérables auront accès à des diplômes d’enseignement professionnel supérieurs ou au développement des compétences dans des secteurs pertinents pour le marché du travail. SPARK prévoit que 500 jeunes (dont 50 % de femmes) obtiendront un emploi durable et que 90 entrepreneurs créeront leurs propres micro, petites et moyennes entreprises (MPME) ou des entreprises à domicile.

Le programme d’un an sera mis en œuvre en partenariat avec des organisations locales à but non lucratif, le secteur privé et des parties prenantes multinationales pour travailler à la réalisation de l’objectif mondial de développement durable (ODD) 8 des Nations Unies, qui se concentre sur des emplois décents et la croissance économique.

La MINUSMA condamne les attaques contre les populations civiles dans le Centre du Mali et dans la région de Gao

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- La MINUSMA a appris avec consternation les attaques perpétrées par des groupes extrémistes contre plusieurs villages de la région de Bandiagara, dans le Centre du Mali, les 18 et 19 juin 2022. Plus d’une centaine de civils ont été tués, et plusieurs habitations ainsi que des magasins ont été incendiés. Ces attaques ont aussi provoqué le déplacement forcé de plusieurs centaines de civils.

En outre, des attaques ont également eu lieu dans plusieurs localités de la région de Gao, causant la mort de dizaines de civils, ainsi que des déplacements de populations fuyant l’insécurité. La MINUSMA condamne avec vigueur ces actes odieux qui constituent des atteintes graves au droit international des droits de l’homme et au droit international humanitaire. La Mission présente ses condoléances aux familles des victimes et au gouvernement malien, et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Elle s’associe pleinement au deuil qui frappe encore une fois le Mali.

Conformément à son mandat et dans le prolongement des contacts initiés dès que les informations sur les atrocités commises dans la région de Bandiagara lui sont parvenues, la MINUSMA a facilité, ce jour, une mission préliminaire des autorités de la région dans les zones affectées par les violences. Une équipe intégrée de la Mission opérant à partir de Mopti y a pris part. De même, la Mission a aidé à l’évacuation de blessés vers la ville de Sévaré.

D’autres dispositions concrètes sont envisagées en appui aux efforts des autorités maliennes visant à assister les populations et à renforcer leur sécurité. De façon plus générale, la Mission poursuivra l’action engagée pour aider à la stabilisation du Centre du Mali, qui est l’une de ses priorités stratégiques.

Des mesures spécifiques sont également en cours pour faire face à la recrudescence d’attaques contre les populations civiles dans la région de Gao. Celles-ci s’inscriront dans le prolongement de l’action qui avait été lancée, il y’a de cela plusieurs semaines, après que les groupes extrémistes ont commis de graves exactions dans la région, en particulier dans le cercle d’Ansongo.

Par ailleurs, et en application de son mandat relatif aux droits de l’homme, la MINUSMA diligentera une enquête sur les circonstances précises de ces attaques. Il s’agira ici de soutenir les autorités maliennes compétentes dans leurs efforts visant à identifier et à traduire en justice les auteurs de ces actes odieux.

La MINUSMA reste disposée à apporter tout autre appui dont les autorités maliennes auraient besoin, y compris le déploiement de moyens supplémentaires dans les zones affectées par la violence. Il est plus que jamais nécessaire d’intensifier les efforts pour assurer une meilleure protection des populations civiles et, à cet effet, de mobiliser toutes les ressources disponibles et d’assurer leur utilisation judicieuse.

REDACTON

Marché financier de l’umoa: le Sénégal obtient 77,035 millions d’euros au terme d’une émission simultanée d’obligations de relance

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique a mobilisé le 17 juin 2022 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 51,357 milliards de FCFA (77,035 millions d’euros).

Selon Financial Afrik, cette opération s’est déroulée au terme d’une émission simultanée d’obligations de relance (ORD) du Trésor de maturité 3 et 5 ans organisée en partenariat avec UMOA-Titres basée à Dakar.

Il s’agit d’une obligation de relance lancée par UMOA-Titres en collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). C’est pour quoi, l’émission des ODR vise à permettre à l’émetteur de mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales.

Moussa KONE

La BAD nomme Simon Mizrahi au poste de vice-président par intérim chargé de la Technologie et des Services institutionnels

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, lundi à Abidjan, la nomination de M. Simon Mizrahi au poste de vice-président par intérim chargé du Complexe de la technologie et des services institutionnels.

De nationalité britannique, Simon Mizrahi est actuellement directeur en charge de la Prestation de services, de la Gestion de la performance et des résultats du Groupe de la Banque africaine de développement. Il est également directeur par intérim du secrétariat du Comité des opérations et de l’assurance qualité. En ces qualités, il supervise l’obtention de résultats dans les opérations annuelles d’investissements de la Banque sur le continent africain, qui se chiffrent à plusieurs milliards de dollars, et aborde avec le Conseil d’administration de la Banque et les donateurs toute la complexité des défis de développement de la Banque.

Simon Mizrahi est un cadre supérieur chevronné qui possède plus de vingt-cinq ans d’expérience de leadership stratégique en matière de développement et de politiques de développement. Simon possède une vaste expérience en matière de supervision de travaux sur les politiques. Il a publié des articles sur des questions au cœur de l’agenda du développement, en mettant l’accent sur l’impact de développement, le changement climatique et l’efficacité du développement. Simon a démontré une grande capacité de leadership intellectuel, de prise de décision stratégique et d’obtention de résultats concrets.

En tant que chef du secrétariat du Comité des opérations, il examine et évalue toutes les opérations, les règles de fonctionnement et les politiques de la Banque. En outre, son département établit et contrôle les normes opérationnelles pour les prêts (revue de l’état de préparation), la supervision et l’achèvement de projet. En 2019, il a élaboré le Plan d’assurance qualité de la Banque et mis en place le premier programme de formation destiné au personnel des opérations de la Banque (l’Académie des opérations) afin d’améliorer la qualité et l’impact des opérations de la Banque.

Avant de rejoindre la Banque, Simon était responsable adjoint de l’efficacité de l’aide à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a rédigé la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et le Programme d’action d’Accra, deux accords historiques adoptés par 110 pays et organisations à travers le monde. Précédemment, Simon avait été directeur pays pour Médecins du Monde, à Kigali (Rwanda) et à Managua (Nicaragua), de 1994 à 1996.

Il a mené des opérations dans huit pays africains et, en 1994, a été chef des opérations d’urgence Rwanda, une coalition d’ONG chargée d’apporter une aide humanitaire au Rwanda et à Goma (République démocratique du Congo) au lendemain du génocide.

Simon Mizrahi est titulaire d’un master of Philosophy en sciences politiques et relations internationales de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni (1991) et d’une maîtrise en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris, France (1990).

Réagissant à sa nomination, Simon a déclaré : « Je suis profondément honoré que Dr Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, m’ait nommé à ce nouveau poste très enthousiasmant. L’innovation et la technologie ont le potentiel de révolutionner la façon dont la Banque opère et mène ses activités en Afrique. La Banque dispose d’un personnel extraordinaire et hautement qualifié et je suis impatient d’œuvrer avec lui à exploiter l’énergie transformatrice de la technologie afin de mieux soutenir les services intentionnels de la Banque et réaliser ses objectifs de développement ».

Commentant cette nomination, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi Adesina, a déclaré : « La nouvelle vice-présidence chargée de la technologie et des services institutionnels a été créée pour piloter la transformation technologique et numérique de la Banque et améliorer la qualité des services institutionnels. J’ai le plaisir de nommer Simon Mizrahi à ce nouveau poste de vice-président par intérim de la Technologie et des Services généraux pour piloter la numérisation complète de la Banque, le déploiement de l’analyse des big data, la robotique, l’apprentissage automatique et d’autres outils et systèmes informatiques afin de réorganiser la façon dont nous menons nos activités, notamment en termes de cybersécurité pour nous protéger.

Simon supervisera également les services généraux de la Banque, les achats institutionnels et les biens immobiliers de la Banque au siège et à travers le continent. Simon est un membre hautement qualifié et expérimenté de mon équipe de direction. Il a la culture du résultat, une qualité qui se manifeste dans la manière dont il réussit à mener à bien des opérations complexes dans des contextes difficiles sur le continent et dans d’autres parties du monde. Il contribuera à fournir le leadership nécessaire pour orienter cette nouvelle vice-présidence jusqu’à la nomination du vice-président titulaire du nouveau Complexe de la technologie et des services institutionnels.» 

Mali: une attaque terroriste fait 132 civils tués au centre du pays

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un communiqué, le gouvernement malien a annoncé le lundi 20 juin 2022 que « le bilan cumulé fait état de 132 civils froidement tués par les combattants de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa dont plusieurs, parmi les auteurs, ont été formellement identifiés. En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a-t-il déclaré. Lisez le communiqué du gouvernement malien ci-dessous:

Notons que le Gouvernement de la République du Mali a annoncé qu’il a le profond regret d’informer que les paisibles  les populations des villages de #Diallassagou , #Dianweli , #Deguessagou et environs dans le Cercle de #Bankass ont fait l’objet d’attaques terroristes lâches et barbares , dans la nuit du 18 au 19 juin 2022. Selon les dernières informations, l’armée malienne aurait déclenchée une grande opération d’envergure dans la zone.

Moussa KONE

Mali: le ministre Dembélé Madina Sissoko exhorte les membres  l’OICM à plus de professionnalisme et de rigueur!

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Placée sous la haute présidence de Mme le ministre des transports et des infrastructures Dembele Madina Sissoko que s’est tenue  le samedi passé dans les locaux du CICB  la 21 ème  session du conseil ordinaire de ordre des ingénieurs conseils du Mali. Cette rencontre se veut  l’opportunité de passer en revue le rapport d’activités soumis, afin d’exprimer des propositions d’amendement et d’amélioration des actions du Conseil.

Dans son discours d’ouverture madame le ministre a signalée que  les ingénieurs conseils, comme toutes les professions libérales organisées, collaborent à l’exécution du service public dévolu principalement à l’Administration. A cet égard, la loi a conféré le statut d’Etablissement public à caractère professionnel à l’organisation représentative des ingénieurs conseils. Ainsi , selon elle ,  l’OICM assume la mission d’organisation et de représentation professionnelle des Ingénieurs Conseils auprès des pouvoirs publics.

Au sujet de la relecture de la loi régissant la profession d’ingénieur conseil, je voudrais vous assurer que la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, intègre le développement d’une Administration publique performante au service de l’intérêt général, qui prône la participation des usagers au processus de prise de décisions. Cela implique que l’administration doit veiller à ce que les différents ordres mènent pleinement les missions qui leur sont dévolues. A telle ajoutée.

Par ailleurs ,elle soulignera que ,le développement des transports et des infrastructures relève des priorités des Autorités de la Transition. Dans le contexte de restrictions budgétaires liées aux sanctions illégales, illicites et inhumaines de la CEDEAO et à la crise mondiale, il nous appartient, tous ensemble, d’optimiser les ressources qui sont à notre disposition. Sous ce rapport, la réalisation des travaux conformément aux règles de l’art et dans le respect des délais contractuels demeure une exigence de mon département, parce que le service public doit être réalisé en toutes circonstances, à la satisfaction des usagers et pour le bonheur des Maliens.

O. Sogoba