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Wall Street ouvre en légère baisse, les taux montent après la BCE

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Bourse de New York démarrait en repli jeudi et le marché obligataire se tendait après des chiffres hebdomadaires de l’emploi décevants aux Etats-Unis tandis que la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une série de hausses des taux dans les prochains mois.

Vers 14H10 GMT, l’indice Dow Jones cédait 0,33%, le Nasdaq à forte concentration technologique se repliait de 0,38%, le S&P 500 lâchait 0,37%.

« Le fait que la Banque centrale européenne ait l’intention de relever les taux en juillet et d’interrompre son programme d’achat d’actifs inflige un peu de pression sur les cours », a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Les rendements obligataires sur les bons du Trésor à 10 ans, qui évoluent en sens inverse de leur prix, grimpaient à 3,06% au plus haut depuis un mois.

La décision de la BCE « était en grande partie attendue, mais elle a rappelé que l’inflation élevée est un problème universel et que la plupart des principales banques centrales du monde se tournent vers une politique plus belliciste », ajoutait dans une note Patrick O’Hare de Briefing.com. L’inflation en zone euro devrait atteindre 6,8% en 2022, selon la BCE.

Un indicateur américain des demandes hebdomadaires d’inscriptions au chômage a encore assombri l’humeur alors qu’elles ont grimpé de façon surprise à leur plus haut niveau depuis cinq mois, à 229.000, ce qui reste toutefois proche de leur plus bas depuis plusieurs décennies.

A cela s’ajoutait la perspective de l’annonce vendredi d’une inflation encore « élevée » aux Etats-Unis, comme l’a averti la Maison Blanche mardi. Les analystes s’attendent à ce que l’indice CPI ait grimpé de 0,7% le mois dernier contre 0,3% en avril.

Huit des onze secteurs du S&P lâchaient du lest à commencer par l’énergie alors que les cours du pétrole cédaient un peu terrain après le bond de la veille. Les secteurs des matériaux, des banques et de l’immobilier étaient dans le rouge.

A la cote, les titres de la distribution reprenaient des couleurs après une forte contraction au cours des deux dernières séances dans le sillage d’un avertissement de Target sur un ralentissement de la demande des consommateurs pour certaines catégories de produits. La chaîne à la cible rouge remontait de 0,89% à 158 dollars après avoir annoncé une hausse de son dividende.

Walmart grimpait de 1,67%, Costo, la chaîne d’achats en gros, gagnait 3,03%.

Five Below en revanche, une chaîne d’articles à bas prix, plongeait de 3,43% à 130 dollars à la suite d’une réduction drastique de ses prévisions de ventes et de résultats pour l’ensemble de l’année.

Le titre des laboratoires Novavax, dont les autorités sanitaires américaines ont recommandé en début de semaine l’autorisation du vaccin contre le coronavirus, perdait 4,61% après avoir gagné 5,41% la veille.

Tesla engrangeait 3,75% à 752 dollars après une note favorable d’UBS.

Skillsoft, une entreprise de formation digitale, s’écroulait de 17,8% à 5 dollars alors que ses ventes trimestrielles en repli ont fortement déçu Wall Street.

vmt/jum/oaaBCE

VALEURS ASSOCIÉES

DOW CHEMICAL CO.Euronext Paris0.00%
UBS GROUPSwiss EBS Stocks-2.74%
NOVAVAXNASDAQ-13.86%
TARGETNYSE-0.17%
TESLANASDAQ+3.38%
WALMARTNYSE+0.43%

Copyright © 2022 AFP.

Mali: le drame des aide-ménagères mineures, des zones rurales à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Très souvent âgées de moins de 15 ans, les aide-ménagères mineures venues de l’intérieur du pays pullulent dans le district de Bamako où elles seraient au nombre d’environ 150 000. Soumises aux pires conditions de travail et prisonnières d’employeurs en infraction avec la loi. Sous l’impulsion d’organisations non gouvernementales (ONG) qui tentent de faire respecter leurs droits, elles sont incitées à retourner dans leurs villages et, surtout, à reprendre les chemins de l’école. Un combat pas gagné d’avance.

Par Diakalia M. Dembélé

Mariam Diarra est une aide-ménagère originaire du Cercle de San dans la région de Ségou. Vivant au quartier de Baco-djicoroni en Commune V de Bamako, elle passe une partie de la journée à vendre des sachets d’eau potable pour le compte d’une dame. Mais elle a un plan pour l’avenir.

« Je suis fiancée à quelqu’un. Et c’est pour acheter mon trousseau de mariage que j’ai débarqué à Bamako, étant donné que mes parents qui sont pauvres ne pourront pas me le payer », avoue cette domestique de 14 ans.

Interdite d’école par sa grand-mère, Mariam ne se plaint pas trop aujourd’hui. Sa patronne la traite plutôt bien et lui offre souvent des cadeaux.

Ce statut de migrante intérieure pauvre et sans ressources, Mariam la partage avec Delphine, elle aussi originaire de San, et Batogoma, issue de la commune de Yanfolila en nouvelle région de Bougouni. La première, après avoir quitté l’école de son village pour des raisons économiques, se dit martyrisée par son employeur à Bamako. Entre travaux domestiques qui débutent à l’aube et le coucher tardif aux environs de 23 heures, Delphine se sent déjà exploitée à 12 ans.

Migrantes pauvres et sans ressources

Avec un an de plus, la seconde n’est pas mieux lotie avec son statut de vendeuse d’eau potable au rond-point de Torokorobougou et de travailleuse domestique faiblement rémunérée, l’école lui a été interdite par ses parents, selon ses dires. Mais elle rêve encore d’un avenir meilleur dans un mariage éventuel.

« Ces déplacements s’expliquent par la pauvreté des parents, le besoin pour certaines de s’offrir un trousseau, le souci de fuir le mariage précoce, l’absence de scolarisation, etc. », explique Sogona Traoré, coordonnatrice de l’Association pour la défense des droits des aide-ménagères et domestiques (ADDAD).

Le phénomène des filles mineures qui se mettent au service des adultes avec ou sans l’accord de leurs parents est devenue une réalité au Mali. Elles sont originaires des régions de Ségou (cercles de San et Bla), Mopti (cercle de Bandiagara), Kayes et Koulikoro. A Bamako, elles tombent, pour certaines, entre les griffes de femmes employeurs qui les font travailler avec une grande intensité. Et selon une étude réalisée par ADDAD avec l’ONG Educo, leurs rémunérations se situent entre 10 000 et 15 FCFA, très en deçà du Salaire Minimum Interprofessionnel (SMIG) qui de 40 000F CFA par mois, depuis février 2016.

D’après les données du 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2009, 257 743 ménages identifiés dans le district de Bamako (sur un total de 286 381) emploieraient au moins une travailleuse domestique. En termes d’estimation, l’ADDAD avance un stock de 150 000 travailleuses domestiques dans la capitale malienne.

Or, il ressort de nos investigations que l’âge minimum requis pour travailler au Mali est de 15 ans. Mariam, Delphine, Batogoma et des milliers d’autres filles et garçons, en dessous de ce seuil, font le bonheur de leurs maîtres employeurs dans un système que certains n’hésitent pas à qualifier d’esclavagiste. De plus, ce phénomène est accentué par la non-application de plusieurs textes d’inspiration internationale comme la Convention de Beijing pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’endroit de la jeune fille, le Protocole de Maputo… 

Textes nationaux et conventions internationales non appliqués

En outre, l’Organisation internationale du travail (OIT) dispose de deux outils qui protègent les enfants contre l’exploitation des enfants. Il s’agit des conventions 138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail et 189 qui fixe dans ses articles 1 jusqu’à 13 les conditions de travail des aides-ménagères.

D’après Sogona Traoré, ces dispositions juridiques ne sont pas prises en compte par les employeurs de ces filles qui subissent plusieurs formes de violence et d’exploitation les réduisant à des objets, poursuit-elle. Des propos qui tendent à faire des bonnes dames de Bamako qui emploient ces filles mineures des hors la loi.

« Nonobstant l’existence de ces conventions ratifiées par le Mali, il y a des femmes de Bamako qui continuent d’employer des mineures sous le couvert du tutorat ou de l’adoption alors qu’une loi d’interdiction de ce type de travail existe pour les moins de 15 ans. Et ce qui rend le phénomène plus grave, c’est que ces dames instruites sont au fait de ces instruments juridiques », s’insurge la coordonnatrice de l’ADDAD.

Devant la gravité de la situation de ces filles mineures, l’ADDAD travaille en synergie avec d’autres structures qui oeuvrent également pour la promotion des droits des aide-ménagères, comme les ONG « Educco » et « Enda-Mali ».

L’ADDAD bénéficie aussi de l’aide d’un spécialiste en protection assurant le suivi des jeunes filles en détresse et souvent victimes de leurs employeurs. A ce propos, des cas de violences corporelles, de viols présumés, de disparition et des refus de certains employeurs de ne pas payer les salaires des domestiques ont été recensés. De novembre 2021 à la publication de cet article, l’ADADD déclare avoir constitué au moins 84 dossiers pour lesquels des poursuites judiciaires ont été engagées pour rendre droit aux filles mineures concernées.  

Un système esclavagiste ?

Ce système « esclavagiste » semble avoir des relais qui assurent sa perpétuation. Sogona Traoré, coordonatrice de l’ADDAD, indique en effet avoir découvert l’existence d’agences de placement des filles mineures à la gare routière de Sogoniko. Ces structures clandestines et donc informelles se chargent de leur trouver du travail dès leur arrivée à Bamako et encaissent ensuite les salaires en leur nom.

Auprès de l’ONG allemande Kinderrechte Africa (KIRA) et de son partenaire de mise en œuvre GRADEM (Groupe de recherche d’action droit de l’enfant au Mali), nous avons obtenu quelques indications liées à la protection et à l’amélioration du statut des jeunes filles aide-ménagères mineures de Bamako. Ainsi, 30% des filles travaillant comme aide-ménagères ont moins de 15 ans. 87% d’entre elles débutent leur journée de travail avant 6h du matin. En plus, seulement 29% des mineures  aide-ménagères se situent dans la durée légale permise par la loi pour le travail journalier, soit 8 h, tandis que 74% des ménagères mineures ne bénéficient d’aucun jour de repos dans la semaine.

Pour casser ce système d’exploitation, l’ADDAD a initié un contrat de protection consistant à tirer les filles mineures de la tutelle de leurs employeurs pour les confier à des familles d’accueil. A ce jour, ajoute Sogona Traoré, cette opération concerne plus de 2000 aide-ménagères disséminées dans des familles vivant à Bamako22.

Le secours des ONG

L’accompagnement offert à ces filles de moins de 15 ans est le fruit de la collaboration entre ADDAD et Educo à travers une étude dénommée « Enquête situationnelle pour le développement de l’enfant » réalisée en 2018. Une autre partie de ce travail consiste, après avoir recensé les raisons de la migration de ces filles de l’intérieur vers la capitale, à initier des programmes de sensibilisation visant à les convaincre à deux niveaux : retourner dans leurs familles et reprendre le chemin de l’école. Un travail de persuasion qui comprend souvent des aides financières symboliques pour celles qui acceptent le défi.

Sur ce volet, d’autres programmes existent en amont visant à anticiper les déplacements de filles mineures des zones rurales vers les centres urbains. Ainsi, en avec le soutien financier de Caritas Allemagne, l’ONG Enda-Mali a formulé un programme de prévention du phénomène pour la période 2017-2019. Il couvre le district de Bamako et quatre régions (Kayes, Ségou, Tombouctou et Gao) avec comme objectif global de « contribuer à la réduction de la migration précoce des enfants au Mali. »

A travers ce programme, l’étude réalisée en 2017 par les docteurs Brema Ely Dicko et Fodié Tandjigora souligne que les filles travailleuses domestiques établies à Bamako sont des soutiens substantiels de leurs familles. Elles sont généralement considérées comme des « dures » à la tâche avec l’expérience déjà acquise dans leurs villages d’origine. Pour leurs employeurs, ces petites bonnes appelées « barakè-den » sont devenues une main d’œuvre indispensable dans des conditions illégales de travail.

Toutefois, l’étude a également montré que « la nature privée et ‘’invisible’’ des services domestiques » est un frein à l’application de la législation du travail à la majorité des enfants, en particulier chez les filles mineures concernées.

CRISE SANITAIRE ET SECURITAIRE AU CENTRE DU MALI : les enfants dans les mâchoires de la mendicité et autres pires formes de travail

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(CROISSANCE AFRIQUE)La fermeture de milliers d’écoles, combinée aux contraintes de la Covid-19 et de la crise sécuritaire, a contraint plusieurs milliers d’enfants à quitter le système scolaire pour atterrir dans l’impitoyable sphère du travail. Parfois au profit des écoles coraniques, parfois en direction de la rue. Une situation, qui va à contre-courant de toutes les conventions des droits des enfants ratifiées par le Mali et qui met à nu la fragilité d’un système éducatif en difficulté pour s’adapter à des contraintes nouvelles.

Oumou Diallo, 13 ans. Elève en 6è année fondamentale, Oumou se rêvait infirmière pour le bonheur de sa pauvre mère. La Covid-19 et l’insécurité dans son Farako natale vont décider autrement. Elle devra quitter l’école « pour se chercher ». Comme Oumou, ils sont des milliers d’enfants au centre du Mali affectés par la pandémie et/ou l’insécurité endémique. Des milliers d’écoles ont fermé, des milliers de familles ont dû quitter leur terroir.

A Ségou, la crise sécuritaire et la Covid-19 ont semé l’hécatombe dans le système éducatif classique. Mariama Konaté, 13 ans, élève au Centre d’animation pédagogique (CAP), en a été témoin avant d’en être une des victimes.

« J’ai trop souffert avec cette histoire de la Covid-19. Ma maman n’a pas été à l’école et on n’a pas de télé chez nous. Chaque jour, je devais lui expliquer que je dois suivre les cours à la télé pendant les mois que nous avons passés à la maison au début de la pandémie. Mais elle me demandait d’aller au marché acheter les condiments, de l’aider à faire le ménage. Le fait de me voir à la maison signifiait à ses yeux que je n’avais rien à faire. Finalement à la reprise, le même scénario a continué. Aujourd’hui, c’est moi-même qui suis découragée de cette situation car on a dû déménager lorsque nos écoles ont été fermées. »

Les enfants, des bras utiles pour leurs familles

Le double impact sécuritaire et sanitaire a causé la fermeture des écoles de l’enseignement classique. Des enseignants en ont été chassés tandis que des élèves ont été redirigés vers les écoles coraniques. Les classes ainsi réquisitionnées ont servi à regrouper des élèves pour apprentissage de l’arabe. Au final, un nombre important d’enfants ont fini dans les rues de Ségou au moment où d’autres étaient contraints de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Pourtant, les deux conventions fondamentales n0 138 et n0 182 de l’OIT l’organisation international du travail relatives au travail des enfants stipulent que tous les pays membres de l’OIT ont l’obligation de respecter, promouvoir et réaliser l’abolition du travail des enfants, même s’ils n’ont pas ratifié les conventions en question.

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) définit le travail infantile comme « un travail qui est mentalement, physiquement ou moralement dangereux et nuisible aux enfants ; et/ou interfère avec leur scolarité en les privant de l’opportunité d’aller à l’école ; les obligeant à quitter l’école prématurément ou exigeant d’eux de tenter de combiner la fréquentation scolaire avec un travail excessivement lourd et long » (OIT s.o.).

Malgré les textes ou traités, le travail des enfants continue d’exister et prend un formant ou une dimension plus grande. Ceci parce que le travail des enfants est une question extrêmement compliquée surtout au Mali dans sa situation actuelle.

Dans un passage du même document de l’OIT, les enfants de 12 à 17 ans ne doivent pas travailler plus de 6 heures par jour. Ce qui n’est pas le cas de ces jeunes comme Mariama Konaté, originaire de Farako, beaucoup d’autres enfants ont vécu cette malheureuse expérience. De même que, sur un autre niveau, Doumbia Brehima, conseiller d’orientation du CAP de Farako, logé dans un bureau dans l’enceinte de l’académie de Ségou depuis quelques temps.

« Dans la commune de Farako, il existait 102 écoles avant les fermetures. Aujourd’hui, ce sont uniquement les 28 écoles coraniques qui continuent de dispenser les cours. Toutes les 74 écoles classiques sont fermées depuis le 13 décembre 2019 », affirme notre interlocuteur.

L’administration scolaire de Farako chiffre à 10 000 le nombre d’enfants ainsi privés de cours. A la date du 4 mai 2022, 3 000 enfants ont été recensés et transférés dans d’autres écoles. Le reste est introuvable.

Pendant que d’autres s’attachent à régulariser la situation des enfants, certains parents tentent de tirer profit de cette situation en faisant travailler leurs enfants.

« J’ai dû contraindre mes deux derniers enfants à abandonner l’école faute de moyens. Les activités sont en arrêt depuis 2019. Je n’ai pas d’autre choix que de leur demander aux enfants de me soutenir ces temps-ci. On arrive à peine à trouver de quoi se mettre sous la dent. Ma fille, je l’ai envoyée à Bamako pour travailler comme aide-ménagère. Le petit, lui sert comme manœuvre sur des chantiers », confie Moussa Kanè, les larmes aux yeux.

Pour ce vieux cultivateur, les enfants doivent se rendre utiles pour la famille.

Système scolaire déstabilisé

En touchant le Mali à partir du 18 mars 2020, le coronavirus a déstabilisé tous les secteurs d’activité. Mais c’est le système éducatif qui semble en avoir le plus souffert avec la fermeture des portes dès l’apparition du premier cas de la maladie. Aujourd’hui encore, l’école se conjugue avec la Covid-19.

Cette cohabitation a consisté en la mise en place, par le ministère de l’Education, de nouvelles méthodes d’apprentissage des cours préparés et présentés à la radio, à la télé ou sur des plateformes numériques comme Zoom. Certes, ces innovations sont destinées à contourner l’impact de la crise sanitaire. Mais en même temps, elles en excluent les enfants de familles démunies, laissant aussi en rade les élèves moyens qui trainaient déjà des difficultés d’assimilation.

Si les cours ont repris quelques mois plus tard, ce fut avec de nouvelles règles dites sanitaires : port du masque obligatoire, lavage de mains avec du gel hydro-alcoolique ou du savon, distanciation physique… A l’époque, le gouvernement avait procédé à des distributions massives de masques et de kits de lavage de mains dans les écoles et dans de nombreuses structures publiques.

Des modules ont été conçus pour sensibiliser les enfants sur les ravages d’un nouveau virus à travers le monde entier. Et donc de les appeler à observer des comportements nouveaux qu’ils devaient intégrer et pratiquer pour se protéger et protéger les autres.

A cette situation déjà compliquée, est venue se greffer une crise sécuritaire de plus en plus incontrôlable à cause de la multiplication des attaques à Ségou et alentours. Cette insécurité a eu comme conséquence la fermeture de 74 écoles à Farako, situé à 20 kilomètres de la ville de Ségou, juste derrière le fleuve.

Lacunes et dysfonctionnements

La pandémie à coronavirus a dévoilé toute la fragilité du système scolaire malien et son incapacité à la réactivité, encore moins à s’adapter.

« On dispensait les cours par téléphone, radio ou télé pour éviter les regroupements. Il faut reconnaître que ces méthodes ne permettaient pas à tous les enfants d’apprendre. Car beaucoup ne sont pas à même de réunir les conditions pour ce faire. Donc, on ne peut pas vraiment dire que ces méthodes étaient adaptées car ce ne sont pas toutes les familles qui disposent de téléviseurs ou de téléphones chez elles », reconnaît Cheick Diarra, directeur adjoint du Centre d’animation pédagogique de Ségou.

En plus de cette difficulté d’adaptation, l’école a dû affronter également ses propres dysfonctionnements à l’épreuve de la pandémie et des violences. Un phénomène qui donne des certitudes à Aïcha Cissé Coulibaly, enseignante à Ségou.

« Il est difficile, voire impossible de changer le système scolaire malien. Aucune chance que les autorités arrivent à l’adapter au contexte. Et la fermeture des écoles en période de Covid-19 a bouleversé les enfants vu le retard sur le calendrier scolaire », affirme-t-elle madame Coulibaly.

Mais pour le professeur d’université J.C.K. il ne faudrait pas aller vite en besogne.

« Je ne sais vraiment pas s’il faut changer de système scolaire car au Mali il y a en général une banalisation de la pandémie en plus de la situation sécuritaire. À l’intérieur du pays, les gens se comportent comme s’il ne s’était rien passé. Il ne faut pas multiplier des mesures qu’on ne peut pas appliquer ou faire appliquer. Le système n’est pas lié à la Covid-19, mais aux réalités de l’évolution du marché de l’emploi », soutient l’universitaire.

Toutefois, avance Assétou Founè Samaké, étudiante à l’université de Ségou, on ne peut laisser le système se perpétuer sans réagir.

« Il est nécessaire aujourd’hui de revoir ou de repenser le système scolaire parce que la saignée ne s’arrête pas. Il est impératif de mettre les enfants et adolescents à l’abri des soubresauts et des dysfonctionnements. Beaucoup d’entre eux ont abandonné l’école. Et ce qui est dommage et inquiétant, c’est que tous ces enfants travaillent ou s’occupent de sorte à amener quelque chose en famille. »

Les élèves, les grands perdants

Le drame de l’école va sans doute se poursuivre avec les impacts de la pandémie et des violences. Une perspective que redoute Cheick Diarra.

« La crise sécuritaire a fait beaucoup de déplacés. Les enfants de ces déplacés sont accompagnés par des ONG comme Educo, Terre des Hommes, ADRA…, qui souvent nous viennent avec la liste de ces enfants pour leur réinsertion. Nous n’avons pas de mécanisme en tant que tel pour les recenser. Il y’a toutes sortes de catégories parmi ces enfants. Certains ont l’âge d’aller à l’école mais ne le sont pas, d’autres sont inscrits mais ont abandonné les classes », se désole le directeur adjoint du Cap de Ségou.

Pour les élèves du Mali, une vie scolaire avec le couple infernal Covid-19-insécurité est loin d’être l’idéal pour performer dans les études.

En effet, selon Mme Koné, spécialiste des questions d’éducation, l’élève malien a suivi moins de 40% du quantum horaire auquel il devait bénéficier.

« Les enfants étaient prédisposés à s’amuser à la maison. Mais si celle-ci se transforme en lieu d’apprentissage, il y a forcément problème. En plus, il faut reconnaître que les enfants utilisaient le téléphone pour jouer ou faire des photos et non comme support didactique. Les parents de leur côté, dès qu’ils voient les enfants à la maison, c’est pour leur trouver des courses à faire », explique Lamine Coulibaly, sociologue.

« La fermeture des classes, c’était déjà une punition pour les enfants de devoir rester à la maison sans rien faire », ajoute-t-il. « Si les épidémies et pandémies précédentes ont occasionné des changements, la Covid-19 a eu des conséquences dramatiques sur l’éducation de façon générale. Ce qui se répercute considérablement sur les enfants qui produisaient déjà de très faibles résultats scolaires ».

Aminata Agaly Yattara

Mali : Le communiqué du conseil des ministres du mercredi 08 juin 2022

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(COMMUNIQUE)-Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.


Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

  • adopté un projet de texte ;
  • procédé à des nominations ;
  • et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

  1. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant les Journées nationales du patrimoine culturel.
    Dans le cadre du processus de refondation de l’Etat en cours et conformément aux recommandations des Assises Nationales de la Refondation, le présent projet de décret institue les journées nationales du Patrimoine culturel.
    Ces Journées ont pour but d’informer, de sensibiliser les populations et de faire le plaidoyer auprès des autorités politiques, administratives et coutumières sur les grandes préoccupations en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel national.
    Les journées nationales du Patrimoine culturel constituent des espaces privilégiés pour la transmission des éléments du Patrimoine culturel National et contribuent à la promotion du dialogue des cultures, de la paix, de la cohésion sociale et des activités touristiques.
    Elles se tiennent au mois de mai de chaque année.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS :

  • Haut Fonctionnaire de Défense :
    Colonel Aminata DIABATE.
  • Directeur Général Adjoint de la Gendarmerie Nationale :
    Colonel HATTAYE AG Najim.
  • Directeur Adjoint de la Justice Militaire :
    Lieutenant-colonel Fily FOFANA.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Kita :
    Colonel Sapeur- Pompier Thiam SAMAKE.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nara :
    Lieutenant-colonel Souleymane COULIBALY.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nioro du Sahel :
    Colonel Mahamoud SANOGO.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Dioïla :

Colonel Almamoud Bouni TOURE.

  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Sikasso :
    Contrôleur Général de Police Tantio DIARRA.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bougouni :
    Lieutenant-colonel Sapeur-Pompier Bassirou DIARRA.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Koutiala :
    Colonel-major Lanzéni KONATE.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de San :
    Contrôleur Général de Police Sékou Nama COULIBALY.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bandiagara :
    Lieutenant-colonel Yaya DIARRA.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Douentza :
    Colonel Sidiki DENON.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Gao :
    Colonel Mamadou Lamine KONARE.
  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Taoudéni :
    Colonel Tidiani DIARRA.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

  • Conseiller Technique :
    Monsieur Mahamadou Soumana CISSE, Professeur principal de l’Enseignement Secondaire
  • Chargé de Mission :
    Monsieur Seydou Nourou MAIGA, Professeur principal de l’Enseignement fondamental.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

  • Directeur Général de l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication:
    Monsieur Aboubacar Abdouwahidou MAIGA, Professeur de l’Enseignement supérieur;
  • Directeur Général de l’Institut de Pédagogie Universitaire :
    Monsieur Alou AG AGOUZOUM, Professeur de l’Enseignement supérieur.
  • Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba TOURE :
    Monsieur Kélétigui DAOU, Professeur de l’Enseignement supérieur.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

  1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a pris note de la remise du document de Programme national d’Education aux valeurs par le Comité d’Experts.
    Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a été informé l’élaboration et la remise au Comité de pilotage interministériel d’un avant-projet de Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV) par le Comité d’experts ad hoc.
    Initié suivant les instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, ce projet de document restitue les travaux d’experts portant un système de valeurs endogènes et universelles à promouvoir pour la construction d’un citoyen de type nouveau dans le cadre de la vision de la refondation de l’Etat et de la Nation.
    Dans l’optique de son adoption prochaine par le gouvernement, une session d’appropriation du document est prévue entre les principaux départements ministériels.
  2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a pris note d’une Communication relative à la publication, à la date du 1er juin 2022, du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali.
    Ce rapport intervient à la veille du renouvellement du mandat de la MINUSMA.
    Le Conseil des Ministres a demandé au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de faire part aux Nations unies, dans le cadre de sa participation au débat public du Conseil de sécurité consacré audit rapport, de la position du Gouvernement du Mali tout en soulignant ses préoccupations pour une meilleure prise en compte des efforts en cours, des résultats obtenus pour la réussite de la Transition et pour l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays.
  3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente.
    Le Président de la Transition, Chef de l’État a cependant rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Bamako, le 08 juin 2022

Le Secrétaire général du Gouvernement,
Mahamadou DAGNO
Officier de l’Ordre national.

Secteur énergétique: Vieux et Vivant, je témoigne !!!

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Nous assistons depuis une interview de l’actuel Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau sur les ondes de la télévision Nationale ORTM dans l’émission MALIKURA TAASIRA à une déferlante de réaction de la part des prétendus soutiens à la mémoire de Président ATT. En tant que retraité de cette société qui fut créée le 14 octobre 1960, j’ai intégré Energie du Mali en septembre 1981 et j’ai fait valoir mon droit à la retraite en 2016. Donc je suis mieux placé pour départager le vrai du faux de l’intervention du jeune Ministre. L’honnêteté et la dignité d’un Senoufo m’obligent à dire la vérité en toute circonstance. Je ne suis ni détracteur des régimes passés ni un admirateur de la transition en cours mais je me dois de rectifier les choses. Sans démagogie aucune, le secteur d’Électricité n’a pas connu de véritables investissements lui permettant de faire face au défi du moment et prévenir l’avenir. Tous les régimes ont fait du « tape à l’œil » et ont toujours pointé du doigt accusateur le Directeur General comme l’homme du chaos raison pour laquelle sur les 15 dernières années l’EDM-SA a connu dix Directeurs Généraux tous remerciés pour défaut de résultat. Alors que le véritable défaut c’est l’absence d’investissements (ô sacrilège) plutôt l’insuffisance d’investissements ou choix d’investissements mauvais ou hasardeux au demeurant pires que l’absence d’investissements.

Ceux qui accusent aujourd’hui l’actuel ministre d’avoir sali la mémoire d’un grand homme comme ATT, c’est eux qui l’ont sali de son vivant notamment sur la question d’énergie.

Je reviens sur le cas de Balingué comme évoqué par un prétendu conseiller de ATT chargé des investissements qui dit que « reprise totale de 24 MW à Balingué et 36 MW qui étaient composés des groupes de locations et les Ring Power et des groupes MTU de fabrication Indienne» mais il oublie d’ajouter que ces projets mort-nés financés à coût des dizaines de milliards de CFA dénommé Centrale Indienne de Balingué n’a jamais fonctionné raison pour laquelle ce projet n’a jamais été inauguré par ATT pour qui qui connait sa détermination à participer à toute cérémonie de lancement des projets. Le témoin vivant de ce fiasco est bien l’actuel Président de l’OMVS et le conseiller Madani TALL qui ont fait plusieurs déplacements pour obliger EDM à accepter ces groupes qui ont été vendus au kilo de ferraille car la centrale indienne n’a jamais fonctionné. Ces milliards d’investissements sont aussi la résultante du niveau de l’endettement actuel de l’EDM-SA.

La mémoire ne doit pas être sélective quand il s’agit de défendre un bilan. Saviez-vous que Felou qui était un patrimoine de l’EDM-SA a été bradé à l’OMVS à hauteur 3 milliards pour en faire un barrage communautaire de 64 MW appartement (Mauritanie, Sénégal et Mali) et le Mali devient un simple acheteur de cette énergie à hauteur 45% et les 55% sont réservés aux autres pays quel gâchis !!!. le cas de Gouina ou le conseiller arbore avec fierté, il oublie de mentionner que le Mali ne peut enlever plus de 34% de cette énergie qu’elle ne peut d’ailleurs pas transportée en l’absence de ligne et les 66% de cette énergie sont réservés au Sénégal et la Mauritanie malgré l’existence du barrage sur le territoire malien. Les exemples ne manquent pas. Au moment où ces mêmes voisins nous imposent les embargos inhumains et irresponsables et profitent en même temps de l’énergie de nos barrages de Manatali, Felou et Gouina. Alors peut-on parler d’investisseurs structurants et avantageux pour le Mali ma réponse est négative. Le seul tort de ce ministre qui a l’âge de mon deuxième garçon est de dire avec brutalité ce que tous les régimes ont dit avec caresse. Il aurait dû dire investissements chaotiques ayant entraîné un endettement superflu de EDM qui pire que l’absence d’investissements sur 20 ans à mon sens.

A bon entendeur salut

Ancien cadre retraité de EDM

Le Sénégal émet des Soukouks d’environ 525,4 millions USD auprès des investisseurs du Moyen-Orient

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La République du Sénégal a émet des soukouks d’une valeur de 330 milliards FCFA (environ 525,4 millions USD)  en trois tranches, attirant les commandes d’investisseurs régionaux et du Moyen-Orient. La première tranche est une émission de Soukouk de sept ans, la seconde est une tranche de 10 ans et la troisième tranche a une durée de 15 ans.

Les certificats Soukouk seront cotés à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières. Le produit de l’émission servira à financer l’acquisition d’immeubles devant servir en tant que bureaux administratifs et à financer divers autres projets gouvernementaux.

Le Soukouk a été émis récemment par le Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC), sous la tutelle de la Société Nationale de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine Bâti de l’État (SOGEPA SN), une société mise en place par le gouvernement sénégalais pour générer des fonds et couvrir les besoins immobiliers croissants du pays.

La SID & la BIS sont impatients de reproduire le succès du Soukouk du Sénégal avec d’autres pays et entreprises de la région

La Banque Islamique du Sénégal (BIS) était le chef de file aux côtés de la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), agissant en tant que co-arrangeur tandis que Taiba Titrisation agit en tant que société de gestion.

Considérant cette nouvelle étape, M. Mouhamadou Madana KANE, PDG de BIS a déclaré : « la BIS a réussi à émettre les Soukouk auprès d’investisseurs régionaux et du Moyen-Orient avec un taux de couverture des émissions de plus de 110 % dans les 3 jours suivant la souscription. Il s’agit de la plus importante transaction de l’histoire du marché sous-régional. La SID & la BIS sont impatients de reproduire le succès du Soukouk du Sénégal avec d’autres pays et entreprises de la région ».

Pour sa part, M. Ayman Sejiny, PDG de la SID, a déclaré : « Le Sénégal est revenu sur les marchés régionaux des capitaux de la dette islamique six ans après sa dernière émission de Soukouk. Il s’agit de la troisième émission islamique du pays, tandis que la première et la deuxième émission ont été clôturées en 2014 et 2016, respectivement. Nous sommes fiers de voir la SID & la BIS faire partie de ce voyage de développement en Afrique subsaharienne et dans la région de l’UEMOA. Le Sénégal a la particularité d’être le premier pays africain à émettre un Soukouk souverain ».

LA SID joue un rôle de pionnier dans le développement des marchés émergents et frontaliers. Malgré les défis réglementaires, la SID a soutenu six fonds souverains à effectuer leurs premières émissions de Soukouk. Ces dernières années, la SID a concentré son travail sur l’Afrique et l’Asie centrale. Elle a accordé ses services consultatifs à plusieurs gouvernements sur leurs premières ventes de Soukouk, dont le Sénégal, la Jordanie, le Togo, le Mali, les Maldives et la Côte d’Ivoire. La SID espère également attirer des entreprises privées sur le marché.

La SID a également co-arrangé de nombreuses transactions Soukouk pour ses entreprises clientes, en raison de forte demande pour cet instrument par les fonds souverains et les entreprises désireuses d’explorer des méthodes de financement alternatives telles que Soukouk. Au cours de l’année dernière, la SID a réussi à aider la République des Maldives à lever 500 millions USD. En 2020, La SID a fait ses débuts, en huitième position, dans le classement international des émissions de Soukouk de Bloomberg avec pour vision d’être un acteur clé sur les marchés des capitaux de la dette islamique.

Afrique: des Institutions Financières de 1er plan s’associent à la CEA et à FSD Africa pour en faveur d’une alliance Africaine pour le Capital Naturel

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Un groupe d’institutions financières de premier plan de toute l’Afrique s’est réuni avec le ministère ghanéen de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation (MESTI) et l’agence de développement du secteur financier FSD Africa, financée par le Royaume-Uni, en tant que membres fondateurs de l’Alliance africaine pour le capital naturel (ANCA).

L’alliance, en partenariat avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), servira de forum de collaboration dirigé par l’Afrique pour mobiliser la réponse de la communauté financière aux risques et opportunités liés à la nature sur le continent. L’ANCA a pour objectif ultime de contribuer à la croissance et à la protection du capital naturel de l’Afrique en faisant passer les flux financiers d’activités destructrices pour des gains à court terme à une gestion à long terme de la nature pour une croissance économique durable.

Parmi les membres fondateurs figurent Access Bank, Development Bank of Southern Africa (DBSA), Ecobank, Equity Bank, FirstRand, Investec, Sanlam, Standard Chartered et Zanaco. FSD Africa agit en tant que coordinateur de l’alliance avec le cabinet de conseil en gestion Oliver Wyman qui fait office de partenaire d’exécution et de connaissances. Le Cambridge Institute for Sustainability Leadership (CISL) rejoint également l’ANCA comme partenaire en matière de connaissances, tandis que le soutien initial à l’alliance est assuré par la CEA et le ministère britannique de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA).

L’ANCA collabore également avec le Groupe de travail sur les informations financières liées à la nature (TNFD) afin de faire entendre la voix de l’Afrique dans le développement de son cadre de reporting « bêta » pour les risques et les opportunités liés à la nature et participe au programme de test pilote du TNFD. Des annonces concernant l’adhésion à l’ANCA de nouveaux membres des secteurs public et privé sont attendues dans les prochains mois.

La nécessité d’intégrer la nature dans les décisions financières est particulièrement aiguë en Afrique, où plus de 60 % du PIB du continent dépend fortement ou modérément de la nature. Pourtant, entre 1970 et 2016, le stock de capital naturel des pays africains a diminué en moyenne de 65 %.[1]

L’ANCA vise à garantir que les politiques et les pratiques des institutions financières, des entreprises, des régulateurs et des décideurs politiques intègrent les risques et les opportunités liés au capital naturel de l’Afrique. Pour ce faire, elle s’appuiera sur trois piliers d’activités : influencer les normes mondiales de gestion des risques liés à la nature, afin qu’elles reflètent les contextes africains ; faciliter l’apprentissage par les pairs pour aider les institutions financières à mieux refléter le lien entre leurs portefeuilles et la nature ; et soutenir les approches en matière de politique, de réglementation et d’investissement qui maximisent les opportunités pour une croissance durable à partir du capital naturel de l’Afrique.  

L’une des premières activités menées dans le cadre de l’ANCA est le premier programme pilote de pays en développement pour le cadre bêta du TNFD, entrepris par un groupe limité de membres fondateurs de l’ANCA. Les résultats de ces pilotes serviront directement à l’élaboration des recommandations du TNFD.

Les membres de l’ANCA se joindront également à d’autres personnalités représentant les secteurs de la finance et de la politique le 23 juin 2022 lors d’un événement historique pour discuter des raisons pour lesquelles le leadership africain sur la nature sera essentiel à son développement économique, les opportunités économiques qui pourraient être débloquées en transférant le capital vers des activités positives pour la nature et les risques de l’inaction et de la destruction continue de la nature.

L’événement sera également la première occasion d’entendre les résultats d’une étude majeure réalisée par Vivid Economics et FSD Africa pour l’ANCA qui, pour la toute première fois, quantifie la façon dont les opportunités et les risques liés à la nature pourraient avoir un impact sur la valeur des portefeuilles des institutions financières africaines.

Jean-Paul Adam, Directeur, Technologie, Changement climatique et Ressources naturelles, (CEA), a déclaré: « Le développement économique et social de l’Afrique est l’un des principaux mandats de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), et la nature est essentielle pour permettre cette croissance. Nous pensons que pour remplir ce mandat, nous avons l’obligation de plaider pour une gestion responsable du capital naturel de l’Afrique. Nous nous engageons à collaborer et à travailler avec l’Alliance africaine pour le capital naturel alors que nous entamons le chemin pour devenir la voix de l’Afrique sur la nature et assurer un avenir prospère et durable pour l’Afrique. »

Rachael Antwi, chef de groupe ESG, Ecobank, a déclaré:

 » Chez Ecobank, nous nous engageons à préserver le capital naturel de l’Afrique et à permettre sa résilience. Nous sommes convaincus qu’une gestion responsable du capital naturel de l’Afrique peut constituer un avantage concurrentiel tout en créant des opportunités fantastiques et en contribuant à la croissance et au développement du continent ».

« La vision d’Ecobank sur la nature fait partie intégrante de notre vision plus large sur la durabilité, et nous intégrons le développement durable au cœur de notre stratégie et de nos opérations. Notre cadre de financement durable est une boussole essentielle pour nos activités de financement, et nous tirons parti de notre réseau panafricain pour agir comme une force pour le bien.

La nécessité d’intégrer la nature dans décisions financières est particulièrement aiguë en Afrique, où plus de 60 % du PIB du continent dépend fortement ou modérément de la nature

« L’intérêt pour Ecobank de s’associer à l’Alliance africaine pour le capital naturel (ANCA) est évident. Nous sommes impatients de contribuer à cette plateforme de connaissances sur les risques et les opportunités liés à la nature, d’orienter les agendas institutionnels vers des résultats positifs pour la nature, et de représenter la voix africaine dans les discussions mondiales sur la nature. »

Dr James Mwangi, directeur général du groupe et PDG d’Equity Group, a déclaré:

« La stratégie d’Equity Group, décrite dans notre plan de redressement et de résilience de l’Afrique, consiste à catalyser une industrialisation de l’Afrique fondée sur les ressources naturelles. Nous comprenons que la nature est un atout précieux qui fait tourner nos économies mais qui a aussi un impact significatif sur nos vies et nos moyens de subsistance. C’est pourquoi nous devons sauvegarder cet atout mais aussi trouver des moyens d’utiliser notre capital naturel de manière durable pour la prospérité socio-économique des populations africaines.    

« Nous sommes donc ravis d’être l’un des membres fondateurs de l’Alliance africaine pour le capital naturel afin d’apporter notre expérience et une voix à ce programme mondial essentiel de gestion des risques et des opportunités liés à la nature. »

Mark Napier, PDG de FSD Africa, a déclaré:

« La dépendance des nations africaines à l’égard de leur riche capital naturel est à la fois une source de vulnérabilité et un avantage concurrentiel. Il est clair qu’il faut réaligner les investissements pour offrir à l’Afrique un avenir favorable à la nature. Pour y parvenir, nous avons besoin que les institutions financières, les entreprises, les régulateurs et les décideurs politiques travaillent ensemble. L’ANCA a un rôle clé à jouer dans la création des capacités et des conditions permettant au secteur financier de refléter la véritable valeur de la nature et d’adopter une gestion à long terme pour une croissance durable. » 

Madeleine Ronquest, responsable des risques environnementaux, sociaux et climatiques, FirstRand Ltd, a déclaré:

« Il existe une relation étroite entre les personnes, l’économie et la nature. Le capital naturel, la biodiversité et les services écosystémiques sont à la base de la vie quotidienne et les produits et services de nombreux clients des institutions financières sont susceptibles d’engendrer un risque systémique important dans le système financier. Plus de la moitié de l’économie mondiale dépend d’écosystèmes fonctionnels qui sont en déclin, par exemple à cause de la déforestation, de la dégradation des sols, de la diminution de la qualité et de la quantité de l’eau, et du déclin et de l’extinction des espèces.

« Cela met en danger les moyens de subsistance et les entreprises. Tout comme les causes de la nature, de la perte de biodiversité et du changement climatique sont interdépendantes, les solutions le sont aussi. Les solutions fondées sur la nature permettant de protéger et de restaurer les écosystèmes offrent des solutions réalisables pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, et offrent des solutions pour des entreprises durables et résilientes qui gèrent efficacement les risques et les opportunités liés à la nature.  

 » Merci d’avoir invité FirstRand Ltd à devenir membre de l’Alliance africaine pour le capital naturel, en plus de travailler en étroite collaboration avec FSD Africa. Le groupe se positionne sur le marché comme un leader d’opinion en matière de gestion des risques environnementaux et sociaux et participe à plusieurs programmes régionaux et mondiaux qui élaborent des processus, des cadres et des politiques d’évaluation des risques liés à la biodiversité et à la nature, pertinents à la fois pour le secteur financier et pour le continent africain qui présente des défis uniques en matière de biodiversité et de nature. »

Tanya Dos Santos, Responsable mondial de la durabilité d’Investec, a déclaré:

 « Depuis plus d’une décennie, Investec croit au soutien de la conservation et à la valorisation de l’économie de la vie sauvage. Dans la continuité de cet engagement, le groupe a accepté de participer en tant que membre fondateur de l’Alliance africaine pour le capital naturel. La nature et la biodiversité constituent le socle d’un écosystème sain nécessaire à la prospérité des entreprises et de la société. Les avantages économiques du capital naturel ont historiquement été répartis de manière inéquitable et il est temps qu’un effort conscient et collectif soit fait pour incorporer la valeur de la nature, et des communautés qui protègent souvent cet écosystème, au cœur des stratégies de durabilité et liées au climat. »


  1. À propos de l’Alliance africaine pour le capital naturel :
  2. L’Alliance africaine pour le capital naturel (ANCA) est un forum de collaboration dirigé par des Africains pour mobiliser la réponse de la communauté financière au risque de perte de nature en Afrique. Elle rassemble un groupe central d’institutions financières, d’organisations gouvernementales, de partenaires intergouvernementaux et de représentants de la société civile. Ce groupe est rejoint par un ensemble plus large de membres des secteurs public et privé qui soutiennent l’objectif de l’ANCA d’assurer une meilleure intégration de la nature dans la prise de décision financière. L’alliance a été créée par FSD Africa et bénéficie du soutien de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique ( CEA ) et du ministère britannique de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales ( Defra ). Elle travaille également avec le Groupe de travail sur les informations financières liées à la nature (TNFD) afin de faire entendre la voix de l’Afrique dans l’élaboration du cadre de rapport du TNFD sur les risques et opportunités liés à la nature.

Access Bank Nigeria débourse 37 millions USD en faveur d’une participation de 83,4 % dans Sidian Bank au Kenya

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Banque commerciale Nigériane, Access Bank, a annoncé le mercredi 8 juin 2022 qu’elle a acquis une participation majoritaire dans Sidian Bank auprès de Centum Investments pour 4,3 milliards de shillings (37 millions USD).

Dans un communiqué, James Mworia, PDG de Centum a expliqué « Centum Investment Company Plc (« Centum ») annonce qu’elle a conclu un accord contraignant avec Access Bank Plc (« Access Bank ») concernant un projet d’achat par Access Bank de la totalité de la participation de Centum dans Sidian Bank Limited », dit-il.

Selon la presse locale, cette opération s’effectue deux ans après que la multinationale nigériane a fait son entrée sur le marché kényan avec le rachat de Transnational Bank. Par la suite, la société d’investissement publique d’Afrique de l’Est a fait savoir qu’elle a signé un accord contraignant pour vendre 83,4% du capital de Sidian au prêteur nigérian.

Il faut signaler qu’Access Bank prévoit de fusionner Sidian Bank avec Transnational Bank qui a été rebaptisée Access Kenya pour  former une institution bancaire plus forte positionnée pour servir le marché kenyan.

« Si l’on se fie aux statistiques, les opérations combinées de Sidian et Access Bank Kenya créeront une banque  forte avec des  actifs de 57,1 milliards de shillings (488 millions USD), ce qui en fera un établissement bancaire d’envergure de niveau trois avec un portefeuille de prêts de 26,6 milliards de shillings (227,5 millions USD) », Financial Afrik.

Notons que l’acquisition de Sidian par Access marque la sortie de Centum du marché des services financiers du Kenya après avoir acheté la participation majoritaire dans K-Rep Bank en 2014. « Sidian a enregistré un bénéfice de 117 millions de shillings au cours des trois mois se terminant en mars, contre 113,9 millions de shillings au trimestre précédent », selon financial Afrik

Korotoumou sylla.

Nigeria: Titan Trusk BanK obtient 300 millions USD d’AfreximBank pour finaliser le rachat d’Union Bank of Nigeria

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’institution financière multilatérale, Afreximbank, a annoncé le lundi 6 juin 2022, l’octroi d’une facilité de 300 millions USD à la banque nigériane Titan Trust Bank (TTB). Par ailleurs, le financement complètera les fonds nécessaires pour le rachat d’Union Bank of Nigeria.

La banque de financement du commerce intra et extra-africain explique que , « Le soutien financier d’Afreximbank permet à TTB de sécuriser l’acquisition d’une banque bien capitalisée avec un réseau étendu, permettant à l’entité de mieux servir les activités économiques vitales du secteur public, des entreprises et des petites et moyennes entreprises », a-t-il indiqué.

Toutefois, ce soutien financier intervient quelques jours après la finalisation par Titan Trust Bank du processus d’acquisition d’une part majoritaire de 89,39 % au capital de la banque centenaire, Union Bank of Nigeria.

Il faut signaler que l’acquéreur qui est une filiale du groupe diversifié Tropical General Investment (TGI) a fusionné ces activités à celle d’Union Bank of Nigeria afin de renforcer sa présence et ses parts sur le marché bancaire nigérian.

Notons qu’Afreximbank a expliqué qu’elle continuera à soutenir la nouvelle entité dans le financement du commerce intra et extra-africain. Quant à Titan Titan Bank s’est également engagé à financer sur le moyen terme et à hauteur de 3 milliards USD, des activités commerciales de petites et moyennes entreprises (PME).

Il signaler que cette obtention de fond intervient quelques jours après la finalisation du rachat de 89,39 % de parts au capital d’Union Bank of Nigeria. Pour rappel, une partie de ce financement, soit 600 millions USD, servira à soutenir directement le commerce intra-régional.

Zangouna KONE

Le Malawi obtient deux dons d’environ 9,25 millions USD de la BAD pour la mise en œuvre du Programme lié aux risques climatiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé deux dons d’un montant total de 9,25 millions de dollars pour la mise en œuvre du Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique (ADRiFi) au Malawi. Cette mesure renforcera la résilience du pays face aux chocs climatiques et à l’insécurité alimentaire.

Le financement aidera le gouvernement du Malawi à élaborer des solutions de gestion des risques climatiques. Il servira aussi à payer sa prime de risque souverain pour le transfert des risques de sécheresse dans le cadre du Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique.

L’initiative, un partenariat entre la Banque africaine de développement et la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), améliore la préparation et renforce la résilience financière des pays face aux risques climatiques en soutenant la participation au pool de risques souverain de l’ARC. La présence de l’ADRiFi au Malawi aidera à protéger les petits exploitants agricoles du pays – y compris les femmes et les enfants – des pires effets de la sécheresse.

Le premier don, de 4,9 millions de dollars, proviendra du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Le Fonds fiduciaire multidonateurs de l’ADRiFi apportera 4,35 millions de dollars. Les deux dons serviront à financer la première des deux phases du programme, qui couvrira la période 2022-2023. Le gouvernement du Malawi et la Mutuelle panafricaine de gestion des risques contribueront également au financement de la phase 1 du programme, dont le coût total s’élève à 10,13 millions de dollars. 

« L’Afrique est la région du monde la plus vulnérable aux phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique, comme les inondations, les sécheresses et les cyclones tropicaux », a déclaré Dr Beth Dunford, vice-présidente de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social. « Nous accueillons le Malawi dans le Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique, qui renforce la capacité des pays participants à faire face rapidement aux conséquences des catastrophes climatiques, à organiser le financement avant que les chocs ne surviennent et à mieux servir leurs populations les plus vulnérables affectées par les effets des chocs climatiques. »

L’agriculture représente environ 30 % du PIB du Malawi et emploie environ 64 % de sa main-d’œuvre. Le secteur agricole du pays est principalement tributaire des précipitations. Cependant, les régimes pluviométriques sont devenus plus irréguliers et plus difficiles à prédire en raison de la variabilité climatique, et les chocs induits par le climat devraient devenir plus fréquents et plus graves, en particulier en Afrique australe. Cette situation a accru la vulnérabilité aux chocs météorologiques des habitants des zones rurales – y compris les agriculteurs – et de l’économie dans son ensemble. 

L’ADRiFi protégera des investissements et des acquis de développement relatifs à cinq projets agricoles de la Banque au Malawi, notamment pour reconstruire les infrastructures endommagées par les catastrophes. Les financements serviront également à renforcer les capacités des agences nationales qui gèrent les risques de catastrophe.

Le déploiement de l’initiative de gestion des risques de catastrophe s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de financement des risques de catastrophe 2019-2024 du pays, qui identifie l’assurance comme un outil permettant de faire face aux risques de catastrophes climatiques. Il fait également progresser la Vision 2063 du Malawi, qui vise à promouvoir un secteur agricole transformateur, adapté au climat et résilient au changement climatique.

Le Malawi est le neuvième pays à rejoindre le programme ADRiFi. Les autres participants sont la Gambie, la Mauritanie, le Niger, le Soudan, Madagascar, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe. Dans le cadre de cette initiative, Madagascar, la Mauritanie et le Niger ont déjà reçu des primes d’assurance d’une valeur totale de 17 millions de dollars. Les fonds ont été utilisés pour financer les efforts de reconstruction après des sécheresses et des cyclones tropicaux.

Le Programme de financement des risques de catastrophes en Afrique renforce la capacité des pays africains à évaluer les risques et les coûts climatiques, à réagir aux catastrophes climatiques et à passer en revue les mesures d’adaptation. L’initiative fournit également un financement initial aux pays en besoin d’aide.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques est une agence spécialisée de l’Union africaine qui aide les gouvernements africains à améliorer leur capacité de planification et de préparation pour affronter plus efficacement les événements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles.

La Banque gère le Fonds fiduciaire multidonateurs de l’ADRiFi qui bénéficie de contributions du Royaume-Uni et de la Suisse. Ce fonds, de pair avec le Fonds africain de développement, met des ressources à disposition des pays africains pour le paiement de leurs primes d’assurance afin de protéger les populations vulnérables et exposées aux risques ; tout en augmentant le nombre de participants au pool de risques et de faire de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques une initiative panafricaine efficace.