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FIPE-UEMOA : Du 24 au 26 juin, une rencontre cruciale pour le futur de la presse économique en Afrique de l’Ouest se tiendra à Daka, au Sénégal

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Sénégal se prépare à accueillir un événement marquant qui se déroulera du 24 au 26 juin prochain : le premier Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA).

 Cet événement prestigieux, qui se tiendra sous le haut parrainage du Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), rassemblera des journalistes, des économistes, des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé venus de toute la région.

 Ce forum vise à promouvoir un dialogue constructif sur les défis et les opportunités économiques auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant la collaboration entre les médias économiques et les institutions financières. Les participants auront l’occasion d’assister à des conférences, des ateliers et des tables rondes animés par des experts de renom, favorisant ainsi un échange d’idées et de bonnes pratiques.

 En outre, cet événement sera une plateforme idéale pour explorer les nouvelles tendances du journalisme économique et son rôle crucial dans le développement durable de la région. Les rues de Dakar, déjà animées par la culture et l’hospitalité sénégalaise, vibreront d’une énergie particulière alors que les délégués se réuniront pour partager leurs visions et leurs expériences, marquant ainsi un tournant significatif dans le paysage médiatique ouest-africain.

Il s’agit d’une rencontre Placée sous le thème central « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest >», cette rencontre internationale se veut une Plateforme régionale de dialogue économique et médiatique. Elle réunira des journalistes, des décideurs publics, des responsables d’institutions régionales, des banques de développement, des acteurs du secteur privé, du monde agricole ainsi que des écosystèmes technologiques africains.

Au cours du forum les participants de haut niveau partageront leurs analyses et recommandations en faveur d’une transformation économique durable, inclusive et résiliente de la région. La Commission de l’UEMOA, la BCEAO la BOAD et la BIDC apporteront leur expertise et leur appui à cette édition, traduisant une volonté commune de renforcer l’intégration économique et d’accompagner les dynamiques de transformation au sein de l’espace communautaire.

En outre, Léonard Dossou, le coordonnateur de la Plateforme des Médias de l’UEMOA, a souligné l’importance des discussions à venir qui aborderont une multitude d’enjeux cruciaux pour la région. Parmi ces thèmes, on retrouve les politiques économiques, qui sont essentielles pour établir un cadre propice à la croissance et à la stabilité financière. La dynamique des investissements sera également au cœur des débats, car elle joue un rôle fondamental dans le développement des infrastructures et la création d’emplois. De plus, la transformation numérique est devenue incontournable dans un monde en constante évolution, où les nouvelles technologies redéfinissent les modes de production et de consommation.

L’inclusion financière, un enjeu majeur pour garantir que tous les citoyens aient accès aux services financiers, sera également discutée, tout comme l’innovation technologique qui peut catalyser des solutions aux défis contemporains. La transition énergétique, face à l’urgence climatique, est un autre sujet vital, car elle nécessite des stratégies adaptées pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et promouvoir des alternatives durables. Enfin, l’agriculture et la sécurité alimentaire, qui touchent directement la vie quotidienne des populations, seront des thèmes centraux, car ils sont essentiels pour assurer la résilience des communautés face aux crises alimentaires.

« Dans un cadre marqué par de nombreux défis, tels que la sécurité alimentaire, la transition énergétique, l’innovation technologique et les pressions démographiques, le FIPE-UEMOA se veut un lieu de réflexion orienté vers l’action, » a-t-il déclaré avec conviction. Il a souligné que les résultats de ces discussions ne se limiteront pas à des constats, mais contribueront activement à nourrir les politiques publiques et à renforcer la coopération régionale, favorisant ainsi un développement durable et inclusif pour tous les pays membres de l’UEMOA. 

Notons que cette initiative vise à créer un environnement où les idées peuvent se transformer en actions concrètes, apportant des solutions tangibles aux défis pressants de notre époque.

Korotoumou Sylla 

Marché Financier de l’UMOA : le Mali mobilise 55 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, dans le cadre de ses opérations financières, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative le mercredi 29 avril 2026. Ainsi,  elle a encaissé la somme impressionnante de 55 milliards FCFA auprès des investisseurs actifs sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). 

Cette opération a été le résultat d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été mise en œuvre en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics dans la région.

Le montant initialement mis en adjudication s’élevait à 50 milliards FCFA, un chiffre qui témoigne de l’ambition de l’État malien de mobiliser des ressources financières pour soutenir ses projets de développement. Cependant, la réponse des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant un total de 86,969 milliards FCFA. Cela a conduit à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 173,94%, illustrant ainsi l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres publics maliens et la confiance qu’ils placent dans la stabilité économique du pays.

Cette dynamique positive sur le marché financier est un indicateur encourageant pour l’avenir économique du Mali et souligne l’importance des instruments de dette publique dans le financement des besoins de l’État.Le montant total des soumissions retenu par le Trésor Public malien s’élève à une impressionnante somme de 55 milliards FCFA, tandis que celui des soumissions rejetées atteint 31,968 milliards FCFA. Cette dynamique de soumission donne lieu à un taux d’absorption de 63,24%, un chiffre qui témoigne de l’intérêt significatif des investisseurs pour ces instruments financiers. 


Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se réjouissent de la perspective d’un rendement moyen pondéré qui varie selon la durée des bons et obligations. En effet, pour les bons, le rendement est fixé à 5,12%, tandis que les obligations de 3 ans offrent un rendement attractif de 7,90%. Pour celles de 5 ans, le rendement est légèrement inférieur, se chiffrant à 7,27%, et pour les obligations de 7 ans, il s’établit à 7,52%. Ces taux de rendement sont particulièrement intéressants dans le contexte économique actuel, où les investisseurs recherchent des opportunités stables et rentables.


L’émetteur a également prévu un remboursement des bons émis, qui sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 28 avril 2027. Ce remboursement est accompagné d’une particularité : les intérêts seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons. Cette approche permet aux investisseurs de bénéficier d’une certaine sécurité et d’une prévisibilité dans leurs investissements, renforçant ainsi la confiance dans le système financier malien.

Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien a prévu une stratégie claire et structurée pour assurer le paiement aux investisseurs. Ainsi, il est annoncé que le remboursement se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, qui est fixée au 30 avril 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, au 16 avril 2031 pour celles de 5 ans, et au 16 avril 2033 pour les obligations de 7 ans.

Aussi,  ce calendrier précis témoigne de l’engagement du gouvernement malien à respecter ses obligations financières envers les détenteurs de ces titres. En outre, les intérêts, qui représentent une part essentielle du rendement pour les investisseurs, seront versés annuellement. 

Notons que le taux d’intérêt est fixé à 6,00 % pour les obligations de 3 ans, à 6,20 % pour celles de 5 ans, et à 7,40 % pour les obligations de 7 ans. Ces taux compétitifs sont conçus pour attirer les investisseurs et garantir un retour sur investissement attrayant, et ce, dès la fin de la première année. Pour rappel, cette approche vise non seulement à renforcer la confiance des investisseurs dans la stabilité financière du Mali, mais également à stimuler l’intérêt pour les investissements à long terme dans le pays.

Daouda Bakary KONÉ

Bourses et Marchés: Première Cotation des obligations de FCTC NSIA BANQUE 7,5 % 2025–2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a procédé ce mardi 28 avril 2026 à la première cotation des obligations issues du Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) dénommées « FCTC NSIA BANQUE 7,5 % 2025–2030 », lors d’une cérémonie officielle tenue à son siège à Abidjan.

Cette opération, saluée par Monsieur Moussa DAVOU, Directeur du Département des Opérations et Système d’Information, représentant le Directeur Général de la BRVM, s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de diversification des instruments financiers sur le marché régional. Structurée en deux tranches, une en FCFA (29 milliards FCFA) et une en euro (32 millions d’euros), soit un montant global équivalent à 50 milliards de FCFA. Elle illustre la capacité du marché financier de l’UEMOA à mobiliser des ressources à la fois locales et internationales.

La cotation de la tranche en FCFA marque une étape importante dans le développement du compartiment des FCTC à la BRVM, qui compte désormais 19 titres pour une capitalisation d’environ 410 milliards de FCFA. Cette opération de titrisation initiée par NSIA Banque Côte d’Ivoire s’inscrit dans une stratégie d’optimisation bilancielle visant à renforcer sa capacité de financement, notamment en faveur des Petites et Moyennes Entreprises (PME).

La titrisation permet en effet aux établissements financiers de refinancer leurs portefeuilles de créances, d’améliorer l’allocation de leurs ressources et de soutenir davantage le financement du secteur privé. Elle contribue ainsi à créer un cercle vertueux entre le système bancaire et le marché des capitaux. Le succès de cette opération repose sur l’implication coordonnée de plusieurs acteurs clés, notamment ALC Structuration, Arrangeur de l’opération, ALC Titrisation, Société de gestion, NSIA Capital, SGI chef de file et Société Financière Internationale, Investisseur de référence.

À travers cette opération, la BRVM réaffirme son engagement à accompagner les États, les institutions financières et les entreprises dans la mobilisation de financements innovants et adaptés à leurs besoins. Un appel a été lancé aux acteurs économiques pour faire du Marché Financier Régional un véritable levier de transformation économique, au service de la croissance et de l’inclusion financière dans l’espace UEMOA.

Abdoulaye KONE

Au Mali, les sociétés de télécoms ont investi 114,549 milliards de FCFA dans les infrastructures en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les données officielles fournies par l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications (AMRTP) et publiées en 2024 révèlent un niveau d’investissement remarquable et très performant dans les infrastructures de télécommunication, englobant les services fixes, mobiles et Internet. Ces chiffres, issus du rapport de 2024, illustrent non seulement l’essor des technologies de communication dans le pays, mais aussi l’engagement des opérateurs à moderniser et à étendre leurs réseaux pour répondre à la demande croissante des utilisateurs.

Dans ce contexte dynamique, il est particulièrement frappant de constater que la SOTELMA SA et Orange Sa surpassent largement leur concurrente dans le secteur des télécommunications. En effet, avec des investissements significatifs et stratégiques, SOTELMA SA et Orange Sa s’affirment comme le leader incontesté des opérateurs télécoms maliens en 2024, consolidant ainsi leur position sur le marché malien de téléphonie. Cette domination en matière d’investissement dans les réseaux témoigne d’une vision ambitieuse et d’une volonté de jouer un rôle clé dans la transformation numérique du Mali, offrant ainsi aux citoyens un accès amélioré à des services de communication de qualité.

Selon le même rapport d’activité de l’AMRTP datant de 2024, il est fascinant de constater que les opérateurs télécoms maliens ont consacré une somme impressionnante de 114,549 milliards de francs CFA à l’amélioration et à l’expansion de leurs réseaux, englobant les services fixes, mobiles et Internet. Ce chiffre, qui témoigne d’un engagement significatif envers l’infrastructure télécom du pays, souligne l’importance croissante de la connectivité dans le développement économique et social du Mali. En effet, le réseau fixe se distingue comme la priorité absolue en matière d’investissement, représentant une part substantielle de 50% des investissements totaux des opérateurs télécom. Cette décision stratégique peut être comprise à travers le prisme de son rôle fondamental dans la fourniture d’autres services essentiels, tels que le mobile money, qui a révolutionné les transactions financières au sein de la population. En renforçant le réseau fixe, les opérateurs ne se contentent pas d’améliorer la qualité des communications, mais ils posent également les bases d’une multitude de services numériques qui peuvent transformer la vie quotidienne des Maliens, facilitant ainsi l’accès à des solutions innovantes et à des opportunités économiques.

Selon Madou Cissé, économiste éminent et professeur d’enseignement supérieur à l’université de Bamako, l’analyse approfondie des investissements réalisée par chaque opérateur de télécommunications révèle des tendances significatives. Il affirme avec conviction que, lorsqu’on examine les proportions d’investissement, « la SOTELMA SA se distingue nettement de ses concurrents en consacrant une part plus importante de ses ressources à l’amélioration et à l’expansion de ses réseaux », dit-il. En effet, à la même date, cette entreprise a investi près de 26% de son chiffre d’affaires, ce qui représente un montant impressionnant de 42,518 milliards de F CFA, dans divers projets liés à ses infrastructures. Cette stratégie d’investissement, selon Cissé, témoigne non seulement de l’engagement de la SOTELMA SA envers l’innovation et la qualité de service, mais aussi de sa volonté de renforcer sa position sur le marché face à d’autres opérateurs qui, bien qu’actifs, n’atteignent pas le même niveau d’engagement financier. Ces chiffres mettent en lumière l’importance cruciale des investissements dans le secteur des télécommunications, où la compétitivité dépend largement de la capacité à moderniser et à étendre les réseaux pour répondre aux besoins croissants des consommateurs.

Pendant que la société Orange Mali SA, avec un impressionnant montant de 71,952 milliards de F CFA investis, consacrait 15,28% de ses chiffres d’affaires prévus pour 2024 à des projets d’expansion et d’amélioration de ses services, TELECEL, quant à elle, fermait la marche avec un chiffre d’affaires de 17,267 milliards de F CFA. Ce dernier a alloué 0,079 milliard de F CFA, représentant seulement 0,45% de ses chiffres d’affaires annuels pour 2024, à des initiatives qui, bien que modestes, témoignent d’un engagement envers l’innovation et la compétitivité sur le marché.

Notons que, malgré cette dynamique d’investissement qui semble prometteuse pour les opérateurs de télécommunications, une tendance préoccupante émerge dans le secteur des réseaux fixes. En effet, au cours de l’année écoulée, entre 2023 et 2024, ces réseaux ont enregistré une baisse significative de leurs niveaux d’investissements, atteignant un recul de -8,25%. Cette diminution soulève des questions sur l’avenir de l’infrastructure fixe, qui, bien qu’essentielle pour la connectivité, semble souffrir d’un désintérêt croissant au profit des technologies mobiles et des solutions numériques plus modernes. Les implications de cette tendance pourraient avoir des répercussions sur la qualité des services offerts aux consommateurs et sur la capacité des opérateurs à répondre à la demande croissante en matière de connectivité.

Daouda Bakary KONE

Au Mali, le Général Goïta  à son peuple: «la souveraineté se consolidera, le dispositif est renforcé, et la situation est maîtrisée»

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au lendemain des attaques coordonnées du 25 avril, qui ont visé plusieurs villes du Mali, le pouvoir de transition hausse le ton. Dans une adresse à la Nation, ce mardi 28 avril 2026, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, transforme l’épreuve sécuritaire en moment de vérité politique, appelant à l’unité, à la vigilance et à la poursuite d’un cap souverain assumé malgré les tentatives de déstabilisation. Le Président de la Transition à la nation : « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. », et d’ajouter que la « la souveraineté se consolidera ».

Le Mali a une nouvelle fois été frappé au cœur. Les attaques complexes, coordonnées et simultanées du 25 avril 2026, qui ont visé Bamako, Kati, Mopti, Gao ou encore Kidal, ne relèvent pas d’un simple épisode sécuritaire. Elles traduisent une stratégie plus large, méthodique, visant à briser la dynamique de refondation engagée par les autorités maliennes de la Transition et à semer le doute dans l’esprit des citoyens. Ces attaques, explique le président Goïta, « s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation, conçu et exécuté par les groupes armés terroristes et les sponsors internes et externes qui leur fournissent du renseignement et des moyens logistiques. » Mais face à cette entreprise de déstabilisation, une réalité s’impose : le Mali tient debout.

Dès les premières heures, les Forces armées et de sécurité ont opposé une riposte rapide et structurée. Leur professionnalisme a permis de contenir les assaillants, de neutraliser un nombre significatif d’entre eux et d’empêcher l’extension d’un chaos planifié. « À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent. », a rassuré le chef suprême des armées. Ce réflexe opérationnel, cette cohérence dans la chaîne de commandement, témoigne d’une armée en reconstruction, engagée dans une lutte asymétrique où chaque victoire est arrachée au prix du courage.

La bataille pour la souveraineté

Depuis plusieurs années, le Mali a fait un choix clair — celui de reprendre en main son destin. Ce choix, porté par le général Assimi Goïta, ne va pas sans résistances. Il dérange des intérêts, internes comme externes, qui voient dans l’affirmation d’un État souverain une remise en cause de leurs équilibres. « Notre peuple a fait un choix. Celui de la souveraineté et de la dignité qui symbolise la prise en main de son destin. », a indiqué le chef de l’État tout en précisant que ce « choix a un prix », mais constitue « le seul chemin qui vaille si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère ». Les attaques du 25 avril s’inscrivent dans cette logique : fragiliser le pouvoir, fissurer la cohésion nationale, installer un climat de peur. Or, c’est précisément dans ces moments que se mesure la solidité d’une nation. Le président de la Transition appelle ainsi à un sursaut national en s’érigeant la division et la fracture : « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. ». Le Mali traverse une épreuve, mais cette épreuve appelle un sursaut. L’unité nationale ne peut être un slogan : elle doit devenir une pratique quotidienne. Face à la menace, la fracture sociale serait une victoire offerte à l’ennemi. À l’inverse, la cohésion, la vigilance collective et la confiance dans les institutions constituent les véritables remparts contre la déstabilisation.

Appel à la lucidité

La guerre contre le terrorisme ne se gagne pas uniquement sur le champ de bataille. Elle se joue aussi dans l’espace informationnel, où la rumeur et la désinformation peuvent agir comme des armes redoutables. Dans un contexte saturé de messages contradictoires, la lucidité devient une exigence citoyenne. Refuser la manipulation, privilégier les canaux officiels, faire preuve de responsabilité : autant de gestes simples qui participent à la défense nationale.  Le chef suprême des armées rappelle au peuple malien qu’à des moments, le pays a plus besoin de lucidité que de la panique. Il exhorte donc « à ne pas céder aux rumeurs, aux messages d’affolement, ni aux manipulations. Par ces temps qui courent, la désinformation peut devenir une arme au service des terroristes. ». Cette mobilisation doit également s’inscrire dans une dynamique régionale. La montée en puissance de la Confédération des États du Sahel marque une évolution stratégique majeure. En mutualisant leurs efforts, les États sahéliens entendent reprendre l’initiative face à des groupes armés transnationaux. À cela s’ajoute la diversification des partenariats, notamment avec la Fédération de Russie, qui traduit une recomposition des alliances dans un contexte international en mutation.

Prise en charge des victimes

Mais aucune stratégie sécuritaire ne saurait faire l’économie de la dimension humaine. Les victimes des attaques — civils, militaires, familles endeuillées — rappellent le coût réel de cette guerre. Leur prise en charge, leur accompagnement, la solidarité nationale à leur égard constituent une obligation morale autant qu’un impératif politique. Un État qui protège est aussi un État qui répare. C’est pourquoi le président de la transition a « instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. »

Aussi, il convient de rappeler une évidence souvent occultée : la lutte engagée aujourd’hui dépasse le présent. Elle engage l’avenir. Derrière les combats actuels se dessine une ambition plus large : celle d’un Mali stable, souverain, capable d’offrir à ses citoyens des perspectives économiques, sociales et politiques durables. Notons que la route est difficile, parfois douloureuse. Mais elle est assumée. Le Mali gardera le cap et ne rebroussera pas son chemin. C’est en substance ce que semble explique le chef de l’État dans ce passage remarquable de son intervention à la chaîne nationale : « Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays. La refondation se poursuivra. La souveraineté se consolidera. ».

Daouda Bakary KONE

Mali: Frappes sur « une cache d’armes et de moyens logistiques appartenant à des groupes armés terroristes ».

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’armée a  annoncé  des frappes ciblées sur une cache d’armes et des moyens logistiques qui, selon les informations fournies, appartiennent à des groupes armés terroristes. Cette opération a été révélée dans un communiqué officiel de l’armée malienne, daté du jeudi 30 avril 2026, marquant une étape significative dans la lutte contre le terrorisme dans la région. 

Dans ce contexte, l’État-Major Général des Armées a tenu à informer l’opinion nationale des développements récents. Il a précisé que ces frappes s’inscrivent dans le cadre des missions de reconnaissance offensive actuellement en cours dans la ville stratégique de Kidal. Cette ville, souvent au cœur des tensions, a été le théâtre de nombreuses opérations militaires visant à restaurer la sécurité et à affaiblir les groupes terroristes qui y opèrent. 

Aussi, le communiqué souligne que, suite aux frappes menées sur le camp et le gouvernorat, les vecteurs aériens des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont, dans l’après-midi du mercredi 29 avril 2026, ciblé avec précision cette cache d’armes. Ces actions militaires visent non seulement à neutraliser les menaces immédiates, mais aussi à perturber les capacités logistiques des groupes armés, réduisant ainsi leur capacité à mener des attaques contre les forces de sécurité et la population civile. 

Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le terrorisme, un effort déterminé et coordonné visant à rétablir la paix et la stabilité dans le pays, qui a longtemps souffert des conséquences dévastatrices de la violence et de l’insécurité. Dans ce contexte, les forces armées nationales, avec un engagement renouvelé, se mobilisent pour restaurer l’ordre et protéger les citoyens, tout en cherchant à éradiquer les menaces qui pèsent sur la société.

Par ailleurs, le bilan de cette opération est particulièrement significatif, faisant état de plusieurs terroristes neutralisés, une avancée qui témoigne de l’efficacité des stratégies mises en place. De plus, la destruction totale desdits moyens logistiques, comprenant une citerne de carburant, un véhicule pick-up monté et un blindé, souligne l’impact direct de ces actions sur les capacités opérationnelles des groupes armés. 

Dans ce cadre, le Chef d’État-Major Général des Armées a exprimé ses félicitations aux Forces Armées Maliennes (FAMa) pour leur détermination et leur engagement sans faille au service de la Défense nationale, reconnaissant ainsi le courage et le dévouement de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour la sécurité de leurs concitoyens. Il est également important de noter que les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements sur toute l’étendue du territoire, une promesse de la part des autorités de ne laisser aucun répit à ceux qui menacent la paix. 

Notons que cette traque systématique vise non seulement à neutraliser les menaces immédiates, mais aussi à envoyer un message fort : la lutte contre le terrorisme est une priorité nationale, et chaque action entreprise contribue à la construction d’un avenir plus sûr et plus serein pour tous les citoyens.

Zangouna KONÉ 

Général d’armée Sadio Camara, « des étoiles qui scintillent »

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Il aimait son pays et il aimait l’armée.
Il aimait sa famille et il aimait les humains.
A l’image du Mali, il paraissait si fragile avec sa frêle silhouette, Et pourtant tellement fort et endurcit par les difficultés de la vie.


Humble, Sadio Camara l’était, discret il était aussi.
Homme d’action, il n’a jamais aimé occuper le devant de la scène.


En cela, il incarnait un vrai leader qui préférait mettre les autres devant quand ça allait, et prendre les commandes lorsque la tempête soufflait.
Parti si tôt et si jeune, il n’a jamais été aussi présent dans nos cœurs et dans nos esprits.


En effet, on croit que la mort est une absence, quand elle est une présence discrète. On croit qu’elle crée une infinie distance, alors qu’elle supprime toute distance, en ramenant à l’esprit ce qui se localisait dans la chair.


Pour paraphraser Henri Scott Holland, en ce jour triste, Sadio nous aurait dit :
« Ne pleurez pas si vous m’aimez, je suis seulement passé dans la pièce à côté. Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ? ».


Mon général, vous êtes parti, parti rejoindre les étoiles au moment où le Mali avait le plus besoin de vous. Je me surprends, depuis votre départ, à contempler les étoiles, dans le secret espoir d’avoir un signe de votre part. Juste une lueur dans ce ciel noir, dans cette immensité si sombre…


Mon général, vous êtes parti avant nous, bien trop tôt, bien trop vite… Votre disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu de choses.


Le Mali, auquel vous avez tout donné, ne vous oubliera jamais et restera débout droit dans ses bottes !

Salif Sanogo

Mali: l’Armée mène des frappes ciblées contre un important refuge de groupes armés terroristes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’État-Major Général des Armées a communiqué une information privilégiée à l’opinion nationale, soulignant l’importance des opérations de surveillance du territoire qui se sont déroulées le 25 avril 2026.

 Dans le cadre de ces opérations, les vecteurs aériens des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené avec une précision remarquable des frappes ciblées contre un important refuge de groupes armés terroristes, situé à Sévaré, une ville stratégique dans la région de Mopti, connue pour son rôle dans la lutte contre le terrorisme. 

Ainsi, les autorités militaires ont rapporté que le bilan de cette opération fait état de moins d’une dizaine de terroristes neutralisés, ce qui témoigne de l’efficacité des interventions aériennes. De plus, quelques blessés ont été signalés lors de la seconde frappe, soulignant la complexité et les risques inhérents à de telles missions. 

Aussi, la base ciblée, un point névralgique pour les activités terroristes dans la région, a été totalement détruite, éliminant ainsi une menace significative pour la sécurité nationale. L’armée malienne a précisé que tous les survivants de la première frappe ont également été neutralisés, renforçant ainsi la détermination des forces armées à éradiquer les groupes armés qui perturbent la paix et la stabilité au Mali. 

Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre le terrorisme, un combat acharné où chaque succès opérationnel revêt une importance capitale pour restaurer la sécurité et la confiance des citoyens maliens, qui ont longtemps souffert des conséquences de l’insécurité. 

Notons que Dmdans ce cadre, une colonne de motocyclistes, aperçue à 18 km au nord-est de Ké-Macina, a été ciblée avec une précision remarquable, entraînant la neutralisation d’au moins sept (07) individus, un coup dur pour les groupes armés qui menacent la paix. De plus, une seconde frappe réussie a été menée contre un véhicule.

Abdoulaye KONÉ 

Mali : 39,4 milliards de FCFA de la BAD  destinés à renforcer les réseaux électriques autour de Bamako

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Un champ électrique au Mozambique haute-tension-électricité

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte de développement économique et d’amélioration des infrastructures, le gouvernement a pris une décision significative en adoptant des projets de texte relatifs à la ratification des Accords de prêt. Ces accords, signés à Bamako, le 25 février 2026, entre la Banque africaine de développement et l’État du Mali, marquent une étape cruciale dans la collaboration entre les deux entités. 

Sur la base du rapport présenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a validé ces projets de texte, qui sont essentiels pour la mise en œuvre de divers projets d’infrastructure.

 En particulier, ces accords visent à soutenir le financement partiel du Projet de la Boucle Nord 225 kilovolts, un projet ambitieux qui a pour objectif de renforcer le réseau électrique autour de Bamako, la capitale malienne. Ce projet est perçu comme un levier stratégique pour améliorer l’approvisionnement en électricité, favoriser le développement industriel et améliorer la qualité de vie des habitants de la région.

Ainsi, le communiqué du Conseil des ministres souligne l’importance de ces Accords de financement, précisant que la Banque africaine de développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 39,4 milliards de FCFA . Ce financement est destiné à soutenir le Projet de la Boucle Nord 225 kilovolts, qui est crucial non seulement pour l’amélioration de l’infrastructure électrique, mais aussi pour stimuler la croissance économique et attirer davantage d’investissements dans le pays. 

Cette initiative représente un pas en avant significatif vers un avenir énergétique plus stable et durable pour le Mali, un pays qui fait face à de nombreux défis en matière d’approvisionnement énergétique. En effet, ce projet ne se limite pas à la simple amélioration de l’infrastructure énergétique, mais il vise également à renforcer les relations entre le Mali et les institutions financières internationales, créant ainsi un cadre propice à des investissements futurs. 

Selon le gouvernement malien, « La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra de renforcer l’approvisionnement électrique de Bamako en assurant un accès fiable et durable à l’énergie et contribuera à l’amélioration des conditions de vie de la population », a-t-il précisé. Cette déclaration souligne l’importance cruciale de l’énergie dans le développement socio-économique du pays. 

Par ailleurs, en garantissant un accès constant à l’électricité, le projet pourrait transformer la vie quotidienne des habitants de Bamako, facilitant ainsi l’accès à des services essentiels tels que l’éducation, la santé et les entreprises locales. 

Notons que cette initiative pourrait également jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique en favorisant des sources d’énergie renouvelables, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles. Pour rappel, ce projet représente non seulement une avancée pour le Mali, mais également un modèle de collaboration entre les nations et les institutions financières pour un développement durable et inclusif.

Moussa KONÉ 

CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA DÉFENSE NATIONALE : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA fixe les orientations stratégiques après les attaques du 25 avril 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Ce mercredi 29 avril 2026, le Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé une session du Conseil supérieur de la Défense nationale consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux attaques coordonnées du 25 avril 2026.

La rencontre s’est tenue en présence du Premier ministre, du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, des membres du Gouvernement et du Chef d’État-major général des Armées.

À l’issue des travaux, le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, a accordé une déclaration à la presse. Il a exprimé les condoléances les plus attristées de la Nation à l’endroit des victimes des événements du 25 avril, tout en saluant la mémoire du Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, tombé au service de la Patrie. Il a rendu hommage à son engagement exemplaire et à son sacrifice suprême pour la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile a indiqué que les attaques simultanées perpétrées contre plusieurs localités du pays avaient été minutieusement préparées par les groupes armées terroristes, avec des objectifs stratégiques clairement définis. Toutefois, grâce à la réactivité, à la détermination et au professionnalisme des Forces armées et de sécurité, les assaillants ont subi d’importantes pertes humaines et matérielles avant d’être contraints au repli.

Le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie de la situation sécuritaire. À cette occasion, le Chef suprême des Armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer davantage le dispositif national de défense et de sécurité.

Le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE a assuré que la situation demeure sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Il a également salué la mobilisation patriotique des populations ainsi que leur contribution déterminante à travers le renseignement opérationnel.

Enfin, le Ministre a invité les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale, tout en exhortant les populations à se référer exclusivement aux canaux officiels de communication face aux campagnes de désinformation relayées sur les réseaux sociaux.