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Secteur des télécoms: la SFI envisage des investissements en Guinée

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée, le gouvernement s’engage résolument à accélérer le développement de ses infrastructures numériques, un enjeu crucial pour le pays, en mobilisant des partenaires internationaux de renom. 

Dans ce cadre, lors du Connected Africa Summit, qui s’est tenu du lundi 27 au jeudi 30 avril au Kenya, le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Mourana Soumah, a eu des échanges fructueux avec des responsables de la Société financière internationale (SFI). Ces discussions ont révélé un intérêt marqué de la part de la SFI pour financer le secteur numérique en Guinée, un domaine en pleine expansion.

Les échanges ont principalement porté sur les opportunités d’investissement en Guinée, dans un contexte où le pays s’efforce d’accélérer sa transformation numérique, un processus qui pourrait transformer radicalement son paysage économique. Le ministre Soumah a souligné que la SFI a manifesté un intérêt particulier pour le secteur des télécommunications, et plus spécifiquement pour les infrastructures numériques, qui sont aujourd’hui reconnues comme un véritable moteur de développement économique et social. Cette reconnaissance s’accompagne d’une prise de conscience croissante de l’importance des technologies numériques pour stimuler la croissance, améliorer l’accès aux services et renforcer la compétitivité du pays sur la scène internationale.

Dans une publication sur Facebook, le ministère guinéen de la Communication et de l’Économie numérique a précisé que l’institution s’est déclarée prête à mobiliser des investissements significatifs pour soutenir cette initiative. Cette volonté de collaboration avec des partenaires internationaux comme la SFI témoigne d’une stratégie proactive visant à moderniser les infrastructures numériques en Guinée, à créer des emplois et à favoriser l’innovation. En effet, le développement des infrastructures numériques est essentiel pour garantir un accès équitable aux services numériques, notamment dans les zones rurales, et pour permettre aux citoyens guinéens de bénéficier pleinement des opportunités offertes par l’économie numérique.

Si aucun montant ni projet précis n’a été annoncé à ce stade, les deux parties ont convenu de mettre en place un groupe de travail chargé d’identifier les axes de collaboration et de structurer un éventuel partenariat. Cette démarche, souvent adoptée dans le cadre de projets d’infrastructures, vise à établir une base solide pour des investissements plus concrets, généralement dans le cadre de partenariats public-privé. En effet, ces partenariats permettent de mobiliser des ressources financières et techniques, tout en favorisant un échange de compétences entre le secteur public et le secteur privé.

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est de combler le déficit en infrastructures, en particulier en matière de connectivité et de couverture réseau, qui constitue un frein majeur à l’essor de l’économie numérique. La situation actuelle, marquée par des lacunes dans les infrastructures, limite l’accès à des services essentiels et freine l’innovation. Selon les Nations unies, la Guinée affichait en 2024 un score de 0,4323 sur 100 à l’indice des infrastructures numériques, un indicateur clé qui fait partie de l’indice mondial de l’administration en ligne (EGDI). À titre de comparaison, la moyenne africaine se situe à 0,4534, tandis que la moyenne mondiale atteint 0,6896 sur 100.

Notons que l’amélioration de ces infrastructures est jugée essentielle pour soutenir les services numériques, attirer des investissements étrangers, et favoriser le développement d’une économie numérique dynamique. En renforçant les infrastructures, la Guinée pourrait non seulement améliorer la qualité de vie de ses citoyens, mais également se positionner comme un acteur clé dans le paysage numérique régional et international.

Korotoumou Sylla 

Côte d’Ivoire: l’État vise à ce que 10 % des véhicules de l’État soient électriques d’ici 2030

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La pénurie mondiale de semi-conducteurs devrait impacter de manière importante le volume de ventes de Nissan au second trimestre. Le constructeur estime que la crise va persister. Néanmoins, le volume de ventes contribuera au bénéfice d'exploitation, soutenu par les lancements de nouveaux véhicules.


(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement a lancé une initiative ambitieuse visant à augmenter la part des véhicules électriques dans le parc automobile de l’État, avec un objectif audacieux de 10 % d’ici 2030. 

Cette cible s’inscrit non seulement dans le cadre des engagements climatiques du pays, mais elle reflète également une volonté plus large de modernisation et de durabilité du secteur des transports. En effet, cette transition vers des véhicules moins polluants est essentielle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines, où la congestion et la pollution sont des préoccupations majeures.

 Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de mettre en place des infrastructures de recharge adéquates, de promouvoir des incitations fiscales pour l’achat de véhicules électriques, et d’encourager les partenariats avec des entreprises privées pour développer des solutions innovantes dans le domaine des transports. Ce mouvement vers l’électrification des transports pourrait également stimuler l’économie locale, créer des emplois dans le secteur des énergies renouvelables et renforcer l’indépendance énergétique du pays.

 En somme, cette stratégie vise à transformer le paysage des transports en Côte d’Ivoire, tout en s’alignant sur les objectifs globaux de développement durable et de protection de l’environnement.

Pilotée par le ministère des Transports, cette orientation stratégique s’inscrit dans le cadre d’une initiative ambitieuse visant à transformer le paysage de la mobilité en Côte d’Ivoire. Elle repose notamment sur le Projet Transition Bas Carbone (TBC), un programme innovant financé par l’Union européenne, qui s’efforce de promouvoir des solutions de transport durables et respectueuses de l’environnement. Ce projet est mis en œuvre avec l’appui d’Expertise France, une organisation qui apporte son expertise technique et son savoir-faire pour garantir le succès de cette transition.

 Une étude de faisabilité approfondie, réalisée dans ce cadre, a conclu à la viabilité technique, économique et environnementale du déploiement de véhicules électriques au sein du parc étatique. Cependant, cette avancée prometteuse est conditionnée par la levée de plusieurs contraintes opérationnelles qui pourraient freiner le processus.

« Cette transformation structurelle doit permettre de réduire significativement la dépendance aux énergies fossiles, de bâtir un environnement national de mobilité électrique, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, et de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur de référence de la mobilité durable en Afrique de l’Ouest », indique le ministère. Cette vision ambitieuse s’accompagne d’objectifs clairs et mesurables, visant à instaurer un cadre propice à l’essor des technologies vertes et à la promotion d’une culture de durabilité. 

En intégrant des véhicules électriques dans le parc étatique, le gouvernement espère non seulement moderniser les infrastructures de transport, mais aussi inspirer le secteur privé et les citoyens à adopter des pratiques plus écologiques, contribuant ainsi à un avenir plus durable pour les générations à venir.

Une ambition qui ne correspond pas à la configuration actuelle du marché.

Dans un contexte où les moteurs thermiques dominent encore le marché automobile en Côte d’Ivoire, cette tendance se dessine. Selon les données de la Direction générale des douanes, le pays a importé 28 320 véhicules en 2024, dont 27 345 à essence, 706 au diesel, et à peine 269 électriques et hybrides.

Ces statistiques montrent l’ampleur du défi à relever pour promouvoir la mobilité électrique, y compris dans les flottes publiques. Dans ce cadre, l’État, en tant que principal acheteur, devra stimuler la demande et structurer un marché encore naissant. La réalisation de cet objectif repose sur plusieurs conditions essentielles.

Notons que l’expansion d’un réseau d’infrastructures de recharge, actuellement limité, est indispensable. Ensuite, la question du coût d’acquisition demeure cruciale. Les véhicules électriques restent plus coûteux que leurs homologues thermiques, soulevant la question de la viabilité budgétaire pour l’État du Mali.

Moussa KONÉ

Au Maroc, Aya Gold & Silver déclenche une expansion visant à soutenir ses projets minier

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Lundi 4 mai 2026, dans une annonce marquante qui a suscité l’intérêt des investisseurs et des analystes financiers, Aya Gold & Silver a déclaré le début officiel de la cotation de ses actions sur la bourse américaine du Nasdaq.

 Cette nouvelle place de marché, réputée pour sa liquidité et son dynamisme, vient s’ajouter au Toronto Stock Exchange (TSX), où la société était déjà cotée, élargissant ainsi considérablement sa base d’investisseurs. Ce développement stratégique intervient à un moment crucial, alors qu’Aya Gold & Silver s’engage activement dans la mise en œuvre de ses projets de croissance dans le secteur des métaux précieux, notamment l’or et l’argent, au Maroc, un pays riche en ressources minérales.

Benoit La Salle, président de la compagnie, a souligné l’importance de cette étape en déclarant : « L’accès aux marchés financiers américains via le Nasdaq représente une étape importante pour Aya, alors que nous clôturons une année record et poursuivons notre stratégie de croissance, soutenue par notre portefeuille attractif de métaux précieux. Cette cotation devrait accroître la visibilité de nos actions et élargir notre base d’actionnaires, tandis que nous continuons de mettre en œuvre nos plans de développement. » Cette déclaration met en lumière non seulement la confiance de la direction dans les perspectives de l’entreprise, mais aussi son engagement à renforcer sa présence sur le marché international, ce qui pourrait potentiellement attirer de nouveaux investisseurs et partenaires stratégiques. En effet, la cotation sur le Nasdaq pourrait offrir à Aya Gold & Silver l’opportunité d’accéder à un capital accru, tout en renforçant sa position sur le marché mondial des métaux précieux.

Aya exploite actuellement au Maroc la mine d’argent Zgounder, un site qui a connu une croissance remarquable et soutenue ces dernières années. En effet, la production de cette mine a atteint un impressionnant record de 4,82 millions d’onces l’an dernier, témoignant de l’efficacité des opérations et de la gestion des ressources. Le groupe a des ambitions claires et vise désormais une production moyenne annuelle de 6 millions d’onces jusqu’en 2036, un objectif ambitieux qui s’accompagne d’une stratégie d’investissement continue dans l’exploration. Cette démarche vise à maximiser le potentiel de la mine et à découvrir de nouveaux gisements, renforçant ainsi la position d’Aya sur le marché.

À cette dynamique s’ajoute le projet Boumadine, qui émerge progressivement comme le principal relais de croissance du groupe au Maroc. Ce projet, qui suscite un intérêt croissant, pourrait transformer le paysage minier du pays, offrant de nouvelles opportunités économiques et d’emploi dans la région. Selon une étude économique préliminaire (PEA) publiée en novembre 2025, cet actif pourrait produire 2,3 millions d’onces d’or et 69,8 millions d’onces d’argent sur une durée de 11 ans, tout en générant également des sous-produits tels que le zinc et le plomb. Ces projections, bien que prometteuses, font l’objet d’un travail d’optimisation dans le cadre d’une nouvelle étude en cours, soulignant l’engagement du groupe à maximiser l’efficacité et la rentabilité de ses opérations.

En parallèle, les activités d’exploration se poursuivent activement sur le site, avec des équipes dédiées à la recherche de nouvelles ressources et à l’évaluation des réserves existantes. En 2026, environ 60 millions USD sont prévus pour financer le développement de ces projets, reflétant ainsi la détermination d’Aya à renforcer sa présence sur le marché et à assurer une croissance durable dans le secteur minier marocain. 

Notons que  ette approche proactive et stratégique pourrait non seulement bénéficier à l’entreprise, mais également contribuer au développement économique local, en créant des emplois et en soutenant les communautés environnantes. 

Abdoulaye KONÉ 

ExxonMobil investit pour prolonger la durée de vie du bloc pétrolier 15 en Angola

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Angola, le bloc 15, reconnu comme l’un des actifs les plus précieux et producteurs en mer de l’Angola, entre dans une nouvelle phase de développement prometteuse.

 Ce tournant stratégique est marqué par l’attribution d’un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation à la Subsea Integration Alliance (SIA), une collaboration qui promet de redynamiser l’exploitation pétrolière dans cette région riche en ressources. Le 30 avril dernier, des informations cruciales ont été divulguées par Subsea7, l’un des membres clés de la SIA, précisant que cette transaction concerne spécifiquement le projet Redevelopment 2.0 Likembe. Ce projet ambitieux vise à relancer et à maximiser l’exploitation du champ pétrolier, un enjeu vital pour l’économie angolaise.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la SIA, qui regroupe des experts de SLB OneSubsea et de Subsea7, s’engage à réaliser des travaux de raccordement sous-marin du gisement aux infrastructures existantes du bloc 15. Ce projet, dont le montant contractuel est estimé entre 150 et 300 millions de dollars, représente une approche innovante et efficace, permettant d’accroître la production sans nécessiter le développement de nouvelles plateformes. 

Cette stratégie, saluée par les parties prenantes, vise à limiter les investissements en capital tout en optimisant les ressources déjà en place. Ainsi, le bloc 15 pourrait voir sa production augmenter de manière significative, renforçant ainsi la position de l’Angola en tant que leader dans le secteur pétrolier en Afrique.

Concrètement, la gestion de la mise en œuvre du projet sera assurée depuis les bureaux de Subsea7, situés dans des villes stratégiques telles que Paris, Luanda, Lisbonne et Sutton. Ces bureaux, chacun avec leurs équipes dédiées, joueront un rôle crucial dans la coordination des différentes phases du projet, garantissant ainsi une communication fluide et efficace entre les différents acteurs impliqués. De son côté, SLB OneSubsea, reconnu pour son expertise technique, va fabriquer dans son usine spécialisée en Norvège des câbles intelligents de haute technologie. Ces câbles, conçus avec précision, permettront non seulement de contrôler les équipements pétroliers installés au fond de l’océan, mais également de les alimenter en énergie, assurant ainsi leur fonctionnement optimal dans des conditions extrêmes.

« Ce projet s’appuie sur notre expérience en Afrique de l’Ouest, en Australie et aux États-Unis, des régions où nous avons déjà démontré notre capacité à mener à bien des projets complexes dans le secteur pétrolier. Avec ExxonMobil, nous sommes déterminés à livrer ce projet en toute sécurité et selon les plus hauts standards de qualité, tout en continuant à soutenir le développement des compétences locales en Angola », a déclaré David Bertin, vice-président senior de Subsea7. Ses mots soulignent non seulement l’engagement de l’entreprise envers l’excellence opérationnelle, mais aussi son désir de contribuer au renforcement des capacités locales, un aspect essentiel pour le développement durable de l’industrie pétrolière en Angola. 

Notons que ce projet, donc, ne se limite pas à une simple opération technique, mais s’inscrit dans une vision plus large de collaboration et de responsabilité sociale.

Mariam KONE 

Médias: le Français TV5MONDE chassé « avec effet immédiat » au Burkina Faso

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 (CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant s’est produit aujourd’hui, lorsque le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé, par le biais d’un communiqué officiel n°2026-002/CSC, une décision sans précédent interdisant la diffusion des programmes de la chaîne internationale TV5 Monde sur l’ensemble du territoire burkinabè.

Cette mesure, qui suscite de vives réactions, représente un tournant significatif dans les relations entre l’instance de régulation et ce média, connu pour sa couverture des événements internationaux. 

Ainsi, le CSC justifie cette décision par plusieurs manquements graves observés dans le traitement de l’information, en particulier en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et les attaques tragiques survenues le 25 avril 2026 au Mali. Dans son communiqué, le régulateur évoque des cas de désinformation flagrante ainsi que des éléments d’apologie du terrorisme qui ont été relevés dans certaines éditions du journal télévisé diffusé entre avril et mai 2026. 

Cette situation soulève des questions cruciales sur la liberté de la presse, la responsabilité des médias dans la diffusion d’informations sensibles et les implications de telles décisions sur le paysage médiatique burkinabè. Les réactions des journalistes, des organisations de défense des droits de l’homme et du public sont attendues, alors que cette décision pourrait avoir des répercussions durables sur la manière dont l’information est relayée et perçue dans le pays.

Par ailleurs, l’instance de régulation, dans un souci de maintenir l’intégrité et la qualité de l’information diffusée, rappelle avec fermeté que des dérives similaires avaient déjà été signalées en 2024, un épisode qui avait conduit à deux suspensions temporaires de la chaîne concernée. Ce rappel n’est pas simplement une formalité, mais un signal d’alarme sur l’importance cruciale d’une information vérifiée et responsable dans un paysage médiatique en constante évolution.

 À travers cette décision, le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) réitère son appel à l’ensemble des médias, tant nationaux qu’internationaux, qui exercent au Burkina Faso. Il insiste sur la nécessité de faire preuve d’une rigueur professionnelle absolue et de respecter strictement les règles d’éthique et de déontologie journalistique, des principes qui sont d’autant plus cruciaux dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires majeurs, où la désinformation peut exacerber les tensions et nuire à la cohésion sociale. 

Notons que la mesure d’interdiction, qui a été mise en œuvre avec une grande détermination, est entrée en vigueur sur tout le territoire national dès ce 5 mai 2026, soulignant ainsi la volonté des autorités de garantir un environnement médiatique sain et respectueux des normes éthiques, tout en protégeant la population des dangers que peuvent représenter des informations erronées ou malveillantes.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali : le Général d’Armée Assimi GOITA assure désormais les fonctions de Ministre de la Défense et des Anciens Combattants

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Au Mali, le Général d’Armée Assimi GOITA assure désormais les fonctions de Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le lundi 04 mai 2026.

Le Général de Division Oumar DIARRA est nommé Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants.

Ni chute ni renoncement: « le Mali debout », (Par Honorable Nouhoum Sarr)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali, vieille et riche nation, fondatrice de grands empires médiévaux, ne courbera pas l’échine face à l’adversité. Les parrains du terrorisme international oublient qu’ils nourrissent la vipère qui finira par les mordre, tel est le destin réservé à tous ceux qui renient les valeurs d’unité au profit d’ambitions perfides.

Les attaques coordonnées et simultanées du 25 avril visaient un objectif clair, faire tomber la transition démocratique et patriotique en cours au Mali et ébranler la dynamique de l’AES. Sur ces deux plans, l’échec est manifeste.

Aucun pays de la sous-région ne sortirait indemne d’une situation similaire. Hommage éternel aux forces de défense et de sécurité du Mali, qui ont su préserver toutes les positions vitales, dans une remarquable capacité d’adaptation-repositionnement pour la reconquête.

C’est aussi le lieu de saluer la mémoire du Général d’armée Sadio Camara, mort pour ses principes et ses valeurs. Défenseur intrépide du Mali, architecte de la modernisation de notre armée, il s’est engagé avec détermination au service de la nation. Son combat pour la paix se poursuivra avec encore plus de force.

En ces moments d’épreuve, une trilogie d’actions doit prévaloir :

  1. Approfondir la concertation avec toutes les forces sociales afin de renforcer l’unité et la cohésion nationale.
  2. Accélérer le renforcement des capacités de nos forces de défense et de sécurité, car nul ne défend mieux un pays que ses propres fils.
  3. Mener une offensive diplomatique ambitieuse pour consolider nos soutiens à l’international et élargir les adhésions à notre dynamique de paix durable.

Le Mali connaîtra des épreuves, mais le Mali ne tombera pas, plaise à Dieu.

Gloire éternelle à tous nos martyrs.
Que Dieu bénisse le Mali éternel.

Nouhoum SARR

Mali : le Parquet Militaire de Bamako révèle des complicités internes après les attaques du 25 avril

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Une semaine après les assauts terroristes ayant visé plusieurs points stratégiques du pays, le procureur près le Tribunal militaire de Bamako a brisé le silence. Dans un communiqué publié ce 1er mai 2026, la justice militaire annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire et pointe du doigt des complicités au sein de l’armée et de la classe politique.

Par la voix du substitut du procureur, M. Abdoulaye Nantoumé, les autorités judiciaires maliennes ont apporté des précisions majeures sur les événements tragiques du 25 avril dernier. Pour rappel, des attaques coordonnées avaient ciblé des positions des Forces Armées et de Sécurité à Bamako, à Kati, ainsi que la résidence privée du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants.

Un réseau impliquant militaires et politiques

L’enquête, qui avance à grands pas, semble confirmer la thèse d’une infiltration. Le parquet fait état d’un « faisceau d’éléments solides » impliquant des militaires en activité, des éléments radiés ou en voie de l’être. Ces derniers auraient activement participé à la planification et à l’exécution des attaques.

Plus frappant encore, le communiqué cite nommément des figures civiles, mentionnant « l’implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko».

Des noms révélés, des suspects traqués

La justice militaire a dressé une liste de présumés coauteurs et complices, dont certains sont déjà hors d’état de nuire :

Alassane Diallo, dit « Abedi » : Militaire radié, tué lors des combats à Kati.

Sergent Diakaridia Sodio, Adjudant Moussa Diané et Adjudant-Chef Mamadou Keïta : Tous trois militaires en activité.
Soïba Diarra : Militaire à la retraite.

« Les premières interpellations ont été faites avec succès et tous les autres auteurs, coauteurs et complices sont activement recherchés », précise le communiqué.

Vers une suite judiciaire rigoureuse

Le procureur s’engage à ce que les procédures soient menées dans le « strict respect de la réglementation en vigueur ».

Alors que Bamako panse encore ses plaies, cette annonce marque une étape décisive dans la réponse de l’État malien face à l’insécurité, soulignant la volonté des autorités de purger les rangs de la Grande Muette de tout élément de trahison. Les prochaines étapes de l’enquête sont attendues avec une vive attention par la population.

Hamadoun Alphagalo

Mali: la communication « à sens unique » des médias Français (Par Cheick Oumar Diallo)

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Les plateaux français reprennent leur communication à sens unique sur le Mali. Les seuls invités sont des « experts étrangers » ou des individus en exil, qui décrivent une situation dont ils ne connaissent ni ne vivent rien.

Ces plateaux ne rappellent jamais que, si le Mali se trouve aujourd’hui dans cette crise, c’est d’abord parce que, depuis 2012, les opérations françaises et onusiennes n’ont, au mieux, pas stabilisé le pays, et au pire contribué à l’enfoncer davantage. Des milliers de familles ont été déplacées, l’armée était en déconfiture, et l’État ne conservait plus qu’une apparence d’autorité. Il a suffi d’un mois de mobilisation intense pour que le régime d’IBK s’effondre comme un château de cartes. C’était cela, la « stratégie » d’hier.

Aucun invité non plus pour y rappeler que, face aux évènements de 2020, la CEDEAO n’a pas cherché à accompagner une sortie de crise, mais a opté pour une stratégie de pression qui a contribué à aggraver les tensions.

Aujourd’hui, ce Mali repart presque de zéro. Et contrairement à une période révolue, le pays ne s’est pas effondré. L’armée de la 4e République tient. Le pouvoir n’a pas vacillé, y compris face à une tentative de blocus terroriste sur la capitale. Et pourtant, sur ces plateaux, aucun mérite n’est reconnu au Mali.

Aucun invité non plus pour se demander si, après l’erreur manifeste d’appréciation lors du premier « blocus », les « experts » ne devraient pas reconsidérer certaines certitudes. Personne pour envisager que les Maliens, qui ne se sont soulevés ni hier ni aujourd’hui, sont peut-être, dans leur écrasante majorité, opposés au projet terroriste et déterminés à en finir.

Aucun invité pour rappeler que l’échec de ce premier blocus a peut-être poussé, de façon désespérée, les groupes armés terroristes à officialiser leur alliance trouble. Une alliance qui comprend des acteurs que Paris considérait auparavant comme opposés au terrorisme et qui « luttaient » ensemble contre le terrorisme.

Des groupes qui, pour certains donc, coopéraient le jour et entretenaient des ambiguïtés la nuit. Personne pour se dire que Paris s’est, au mieux, complètement trompée sur toute la ligne ou, au pire, entretient des liens troubles avec le terrorisme.

Personne, je dis bien personne pour poser une question pourtant légitime : si de tels canaux ont existé, existent-ils encore ? Et si oui, cela ne mérite-t-il pas d’être clarifié dans le débat public français, notamment à l’Assemblée nationale, au regard des principes affichés de lutte contre le terrorisme ?

Aucun invité non plus pour interroger la logistique d’une attaque impliquant environ 12 000 hommes le 25 avril. Une telle masse ne peut raisonnablement s’être constituée uniquement sur le territoire malien, compte tenu de la pression militaire constante exercée par les FAMa. Cela suppose des flux régionaux, des relais, et potentiellement des soutiens extérieurs – un sujet qui, en toute rigueur, devrait relever de l’investigation journalistique. Et pourtant, personne pour le dire.

Aucun invité pour rappeler le choc profond des Maliens face à des attaques visant des fidèles musulmans se rendant à la prière à l’aube. Une violence qui dépasse le cadre militaire et touche au cœur du tissu social. Personne ne souligne non plus que, loin de désorganiser le pays, ces attaques ont pu renforcer la cohésion nationale. Et que, par voie de conséquence, laisser ces dynamiques terroristes perdurer pourrait ouvrir la voie à des formes de conflictualité interne et externe bien plus larges.

Aucun invité pour s’interroger, enfin, sur la pertinence d’offrir des tribunes médiatiques à des acteurs liés à ces dynamiques terroristes, dont les prises de parole, malgré leur visibilité, peinent souvent à produire une lecture cohérente de leur projet.

Aucun invité, donc, pour rééquilibrer le débat sur ces « plateaux ». Et, par extension, personne pour reconnaître que ce traitement systématiquement à charge explique en partie pourquoi de nombreux Maliens ont soutenu la suspension de certaines chaînes au Mali. Il est difficile de parler de liberté d’expression lorsque le regard porté sur un pays apparaît, de manière constante, univoque et dépréciatif.

Personne n’est invité pour dire que, malgré tout, le Mali tient.

Peut-être serait-il temps de sortir d’une lecture méprisante et systématiquement pessimiste. À défaut d’apporter un soutien clair au Mali dans sa lutte contre le terrorisme, la moindre exigence journalistique serait d’offrir une lecture plus équilibrée et plus rigoureuse de la situation.

Aux Maliens, je le dis clairement : si vous pensez qu’il existe une réelle objectivité dans ce qui se joue, détrompez-vous. Le choix est, en réalité, binaire : se plier ou tenir jusqu’à exister pleinement.

Dans les deux cas, le coût sera élevé.

Comme toujours pour le Mali, le monde n’offre aucune voie de facilité à court terme. Il impose une épreuve : une épreuve dont la seule issue est d’en tirer une leçon durable.

J’espère que les autorités nationales et le Peuple malien sauront tirer de manière définitive les leçons de ce 25 Avril. Ce qu’on veut nous faire vivre est extrêmement grave. Tenez-le vous pour dit !

Auparavant, il ne s’agissait pas d’une question de personne mais de l’urgence de sauver le Mali du terrorisme. Un terrorisme qui, mis dos au mur, lève chaque jour un peu plus le voile sur ses vraies intentions et nous présente TOUS ses complices.

Aujourd’hui, il s’agit de ne pas trahir la mémoire du Martyr, le Général d’Armée Sadio Camara !

UEMOA : la onzième revue des réformes est programmée du 5 mai au 16 juin 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) s’apprête à entreprendre une évaluation approfondie des résultats de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires en collaboration avec les Gouvernements des États membres.

Cette évaluation se déroulera du 05 mai au 16 juin 2026, période durant laquelle les experts de la Commission examineront minutieusement les avancées réalisées et les défis rencontrés dans l’application des initiatives communautaires. 

Cette annonce a été officiellement communiquée par la Direction de communication de l’UEMOA le mercredi 29 avril, à travers un communiqué de presse détaillé. Ce document souligne que cette phase d’évaluation politique fait suite à des travaux techniques intensifs qui se sont tenus du 05 au 12 novembre 2025. Ces travaux ont permis d’analyser en profondeur la mise en œuvre effective de 145 textes réglementaires, ainsi que de 25 programmes et projets communautaires, représentant un investissement total de plus de  82 milliards de F CFA. 

L’importance de cette évaluation ne peut être sous-estimée, car elle vise à renforcer la transparence et l’efficacité des actions entreprises au sein de l’UEMOA, tout en garantissant que les ressources financières sont utilisées de manière optimale pour le développement économique et social de la région. Les résultats de cette évaluation fourniront des indications précieuses pour orienter les futures politiques et programmes, en s’assurant qu’ils répondent aux besoins réels des populations des États membres.

Aussi, le document rappelle également que la revue réalisée en 2025 a permis d’obtenir des progrès appréciables en matière de transposition et d’application des réformes communautaires dans les huit États membres de l’UEMOA. Ces avancées significatives témoignent d’un engagement collectif fort des pays concernés, qui ont su collaborer efficacement pour harmoniser leurs législations et pratiques en vue d’une intégration régionale plus poussée. Le taux moyen de mise en œuvre des réformes communautaires au niveau de l’Union, s’élevant à 73,91% en 2025, illustre non seulement le succès des initiatives entreprises, mais également la volonté des États membres de renforcer leur coopération et de répondre aux défis communs.

Pour rappel, la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, placée sous la présidence des Premiers Ministres ou Chefs de Gouvernement, et sous la tutelle des Ministres en charge des Finances, a été instituée par Acte Additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union, le 24 octobre 2013. Cette instance a pour mission de suivre l’évolution des réformes et d’évaluer leur impact sur le développement économique et social des États membres.

 En réunissant les hauts responsables des gouvernements, cette revue joue un rôle crucial en favorisant un dialogue constructif et en améliorant la coordination des efforts entre les différentes nations. Ce processus collaboratif permet non seulement de s’assurer que les réformes mises en place répondent aux besoins réels des populations, mais aussi de garantir que ces initiatives contribuent de manière significative à la stabilité et à la prospérité de la région. 

En effet, dans un contexte où les défis socio-économiques et politiques sont nombreux, il est impératif que les décisions prises soient le fruit d’une concertation approfondie et d’une compréhension mutuelle des enjeux. Conformément aux orientations de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, qui s’est tenue le 08 juillet 2023 à Bissau, il a été décidé d’instituer la phase politique de la revue à une périodicité bisannuelle.

Notons que cette décision stratégique souligne l’importance d’un suivi régulier et d’une évaluation continue des politiques mises en œuvre. Ainsi, la phase politique de la revue se tiendra en 2026, après celle de 2024, permettant ainsi aux dirigeants de faire le point sur les avancées réalisées et d’ajuster les stratégies en fonction des résultats observés et des besoins émergents des populations. Ce cadre de travail, basé sur la coopération et la transparence, est essentiel pour bâtir un avenir meilleur pour tous les citoyens de la région.

Mariam KONE