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Alerte- « une nouvelle tentative française de coup d’Etat déjouée au Mali », selon Africa Corp, Russe

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les groupes terroristes « Front de libération de l’Azawad » et « Al-Qaïda au Maghreb islamique », entraînés par les services de renseignement occidentaux, ont tenté un coup d’État au Mali avec d’importantes forces (10 000 à 12 000 hommes). « Des tentatives ont été menées pour s’emparer d’infrastructures clés dans la capitale, notamment le palais présidentiel », selon l’Africa Corp.

Par ailleurs, des attaques ont été lancées contre les principales villes (Gao, Kidal, Kita et Sévaré) dans le but de prendre dit-il l’Africa Corp le contrôle des bâtiments administratifs. Des mercenaires ukrainiens et européens basés en Afrique ont participé aux attaques contre les infrastructures et les unités gouvernementales dans les régions de Kidal et de Gao, utilisant des systèmes portatifs de défense antiaérienne (MANPADS) de type Stinger et Mistral.

Grâce au courage et à l’héroïsme de l’Africa Corps auprès des forcez Maliennes, « un scénario à la syrienne a été évité au Mali. L’Africa Corps qui combat auprès des FMAS a tenu toutes les positions et bases aériennes importantes, ainsi que l’arsenal national basé à Kidal. Aussi, grâce à l’habileté des dirigeants de l’Africa Corps, dit-il, « une défense efficace a été organisée par des unités de la Garde présidentielle et des troupes nationales, empêchant ainsi la prise du palais présidentiel ».

Les pertes des militants (terroristes) s’élèvent à plus de 1 000 terroristes (dans la ville de Bamako – plus de 200 personnes, dans la ville de Gao – 500 personnes, dans la ville de Kita – 300 personnes), plus de 50 véhicules à moteur.

L’Africa Corps est la fierté de la Russie sur le continent africain.

L’action efficace de l’Africa Corps en compagnie des FAMA, qui a repoussé une attaque de grande envergure le long de la ligne de contact s’étendant sur plus de 2 000 km, a stoppé une tentative soigneusement préparée par « les services de renseignement occidentaux visant à renverser violemment le gouvernement malien » et « à démontrer l’incapacité » de la Russie, suivant l’exemple de la Syrie, à défendre ses partenaires stratégiques sur le continent africain.

« Les Russes sont perplexes face à la position de l’Ambassade de Russie au Mali et du Ministère des Affaires étrangères dans son ensemble, dont les sites web ne fournissent aucune information sur les événements du pays ni sur les actions héroïques de l’Africa Corps, qui ont assuré la stabilité du gouvernement actuel », explique selon l’Africa Corp.

Notons que les actions complexes de l’Africa Corps, des unités maliennes (la Garde présidentielle, des unités individuelles des forces armées), ont été préparées à l’avance par des instructeurs russes. Ces derniers formés dans des conditions difficiles d’actions coordonnées ont pourchassé par l’Africa Corp et ses partenaires du Mali .

Pour rappel, l’opération des terroristes avaient été placées sous le commandement des instructeurs occidentaux et ukrainiens. Cette opération de l’Africa Corp conduite en collaboration avec ses partenaires maliens a permis de contrecarrer les plans de l’ennemi visant à perpétrer un coup d’État et d’assurer la stabilité de la gouvernance dans le pays, le Mali.

Zangouna KONE

Au Mali, l’AMRTP fournit un espace optimal pour que les consommateurs puissent s’exprimer

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications (AMRTP) a organisé son tout premier Forum de l’année 2026, un événement marquant qui a réuni le 23 avril 2026 à l’élégant hôtel Radisson Collection, des acteurs clés du secteur des télécommunications ainsi que des représentants des consommateurs. 

Ce forum, placé sous le thème évocateur « Offres des opérateurs de Télécommunications : Quel regard pour les consommateurs ? », a suscité un vif intérêt et a permis d’initier des discussions essentielles sur les enjeux actuels et futurs des services de télécommunications au Mali. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alkaïdi Amar Touré, qui a souligné l’importance d’un dialogue constructif entre les différents acteurs du secteur. Il était entouré de personnalités influentes telles que le Président de l’AMRTP, M. Saïdou Pona Sankaré, et le représentant des associations des consommateurs, M. Kadialy Déka Diabaté, ainsi que d’autres invités de marque. 

Ce forum a été une occasion précieuse pour favoriser l’échange d’idées et de perspectives entre les opérateurs de télécommunications, les organisations de défense des consommateurs et les institutions concernées, créant ainsi un espace propice à la réflexion collective sur les offres disponibles sur le marché. Selon les propos du Président de l’AMRTP, cet événement s’inscrit dans une dynamique engagée depuis 2010, marquée par l’organisation régulière de cadres de concertation visant à renforcer la régulation du secteur et à garantir que les droits des consommateurs soient respectés et protégés.

Ces échanges ont donc permis aux consommateurs d’exprimer leurs préoccupations, un moment crucial où leurs voix se sont élevées pour faire entendre des attentes souvent négligées. Les opérateurs, quant à eux, ont eu l’opportunité de partager leurs engagements, illustrant ainsi leur volonté d’améliorer la qualité des services offerts. Les acteurs institutionnels, présents lors de ces discussions, ont pu mieux appréhender les attentes des usagers, ce qui est essentiel pour la mise en place de politiques adaptées et efficaces. 

À son tour, M. Diabaté a insisté sur plusieurs préoccupations des consommateurs, notamment la qualité des services, qui est souvent jugée insuffisante par les usagers. Il a également évoqué le manque de transparence de certaines offres, un point qui suscite de nombreuses interrogations et frustrations parmi les consommateurs, ainsi que les coûts élevés qui pèsent sur leur budget. 

Face à ces préoccupations, il a souligné que la responsabilité est partagée. Il a affirmé que « le régulateur a la responsabilité d’imposer plus de transparence et de veiller à l’équilibre du secteur et au respect des normes ; les opérateurs doivent proposer des offres simples, de qualité et accessibles ; les consommateurs ont la responsabilité de s’informer, de sensibiliser et de faire entendre leur voix pour le respect de leur droit », a-t-il ajouté avec conviction, soulignant ainsi l’importance d’une collaboration entre toutes les parties prenantes. 

Quant à M. Touré, il a chaleureusement félicité l’association des consommateurs pour son engagement et son travail acharné. Il a souligné que son département a le devoir d’agir avec responsabilité tout en renforçant les mécanismes de protection des consommateurs, afin de garantir que leurs droits soient respectés et que leurs préoccupations soient prises en compte dans les décisions politiques et économiques.

Kadidia Doumbia 

UMOA-TITRES: le Mali mobilisera 380 milliards de FCFA au 2ème trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Sur le marché financier régional de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine), un événement significatif se profile à l’horizon pour le deuxième trimestre de l’année 2026. Les États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) ont prévu d’emprunter un montant impressionnant de 3 075,5 milliards FCFA, ce qui équivaut à environ 5,53 milliards de dollars. Le Mali, quant à lui, avec 380 milliards FCFA, continue de démontrer sa résilience économique, tandis que le Burkina Faso, avec 272,5 milliards FCFA, affiche une dynamique prometteuse.

 Cette opération de financement sur le marché régional des titres publics témoigne d’une volonté collective des pays membres de renforcer leur position économique et d’assurer le financement de divers projets de développement. Dans un contexte où les besoins en infrastructures et en services publics sont croissants, cet emprunt pourrait jouer un rôle crucial dans la stimulation de la croissance économique, en permettant aux États de financer des initiatives essentielles telles que la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux. En outre, cette démarche pourrait également renforcer la confiance des investisseurs dans la stabilité financière de la région, tout en favorisant une intégration économique plus profonde entre les pays membres. 

Aussi, les implications de cette décision ne se limitent pas seulement aux aspects financiers, mais s’étendent également à des considérations sociales et politiques, car un financement adéquat peut contribuer à améliorer la qualité de vie des populations locales et à promouvoir une meilleure gouvernance. Ainsi, l’emprunt sur le marché régional des titres publics de l’UMOA représente une étape stratégique dans le parcours de développement des États membres, marquant une ambition commune vers un avenir économique plus prospère et durable. Quant à la Côte d’Ivoire, fidèle à sa réputation d’acteur majeur sur la scène économique régionale, elle se positionnera une fois de plus comme le principal émetteur du marché régional.

Avec un montant impressionnant de 980 milliards FCFA, elle représentera près d’un tiers du volume global des émissions, consolidant ainsi son rôle de leader incontesté. Ce dynamisme économique se reflète dans la diversité et la robustesse de ses secteurs d’activité, allant de l’agriculture à l’industrie, en passant par les services, qui contribuent tous à cette performance remarquable.  Derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal se distingue également avec une contribution significative de 658 milliards FCFA, témoignant de sa croissance soutenue et de son engagement à renforcer sa position sur le marché régional. Le Niger, avec 420 milliards FCFA, suit de près, illustrant l’essor de son économie malgré les défis auxquels il fait face. Le Mali, quant à lui, avec 380 milliards FCFA, continue de démontrer sa résilience économique, tandis que le Burkina Faso, avec 272,5 milliards FCFA, affiche une dynamique prometteuse.

Notons que le Togo, avec 188 milliards FCFA, et la Guinée Bissau, qui émettra 95 milliards FCFA, complètent ce tableau régional, chacun apportant sa propre contribution à l’effort collectif. Enfin, le Bénin, avec un montant de 82 milliards FCFA, bien que plus modeste, participe également à cette dynamique régionale, soulignant l’importance de chaque pays dans le tissu économique de l’Afrique de l’Ouest. Ensemble, ces nations illustrent la vitalité et l’interconnexion croissante des économies de la région, chacune jouant un rôle clé dans le développement et la prospérité collective.

Daouda Bakary KONÉ 

Reformes-Mines-Commodités : le Mali se dote d’un nouveau cadastre minier

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé ce vendredi 17 avril 2026 une cérémonie d’une importance capitale, marquée par la présentation officielle du Cadastre minier, qui s’est tenue dans le cadre majestueux du palais de Koulouba, un lieu emblématique de la gouvernance malienne. Il s’agit d’un nouveau cadastre minier dont l’Etat du Mali s’est doté pour un nouveau départ, et justement, dans le cadre de la revalorisation de son industrie extractive.

Cet événement de grande portée symbolique a rassemblé non seulement le Premier ministre, mais également le Ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, le Ministre des Mines, ainsi que plusieurs membres influents du Gouvernement, tous unis par un objectif commun : renforcer la gestion des ressources minières du pays. Le cadastre minier, comme l’a expliqué le Ministre des Mines, M. Amadou KÉÏTA, est un système complexe et essentiel qui englobe l’ensemble des dossiers et des cartes relatifs aux titres miniers. Ce dispositif vise à clarifier la propriété et la détention de ces titres, en précisant qui en est le détenteur, quelle en est la superficie et quelle en est la durée. Cependant, il a été souligné que jusqu’ici, ce système souffrait de nombreuses insuffisances qu’il était impératif de corriger. Ces lacunes ont entravé la transparence et la confiance dans le secteur minier, un domaine crucial pour l’économie du Mali. La mise en place de ce cadastre minier est donc perçue comme une étape décisive pour garantir une gestion plus transparente et efficace des ressources naturelles, favorisant ainsi un développement durable et inclusif pour le pays.

À l’issue de la cérémonie de présentation, marquée par une atmosphère de renouveau et d’espoir, le Ministre des Mines a pris la parole pour rappeler d’abord le contexte général du renouveau du secteur minier, un processus ambitieux enclenché depuis 2022. Ce renouveau vise à corriger les nombreux dysfonctionnements constatés au fil des années, qui ont entravé le développement harmonieux de ce secteur vital pour l’économie nationale.  Selon lui, le nouveau cadastre minier est né de la volonté affirmée du Président de la Transition de remédier aux insuffisances des textes et des procédures en vigueur, notamment dans le traitement des dossiers, souvent jugé trop lent et peu transparent. L’ancien système, qui a longtemps prévalu, permettait, par exemple, une superposition des titres miniers, créant ainsi des conflits d’intérêts et des incertitudes pour les investisseurs. De plus, il manquait cruellement de connexion avec les systèmes fonciers et forestiers, ce qui compliquait davantage la gestion des ressources naturelles du pays.

Notons que le système cadastral, a expliqué le ministre avec conviction, était « un vieux système conçu pour les Maliens, mais par des étrangers », soulignant ainsi le besoin urgent d’une approche plus locale et adaptée aux réalités du pays. Il dépendait entièrement de sociétés étrangères, y compris pour effectuer des modifications techniques, ce qui limitait l’autonomie et la souveraineté du Mali dans la gestion de ses ressources. C’est dans ce contexte que le Chef de l’État a instruit la refonte du cadastre minier afin de « permettre un traitement sûr, d’accélérer les procédures et surtout de créer un système entièrement numérique », un pas décisif vers la modernisation et l’efficacité du secteur minier, promettant ainsi une gestion plus transparente et responsable des richesses naturelles du pays.

Daouda Bakary KONE

BOA-UEMOA : un bénéfice cumulé stable de 108,3 milliards de FCFA, soutenu par la Côte d’Ivoire et le Sénégal

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe Bank of Africa (BOA) a organisé, le jeudi 16 avril 2026, un événement marquant à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, pour célébrer la dixième édition de la présentation des résultats financiers de ses six filiales cotées à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Ainsi, ces filiales, représentant des pays clés de la région tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin et le Niger, ont toutes été majoritairement détenues par BOA West Africa, la holding qui supervise les activités bancaires dans la zone de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).  Lors de cette présentation, il a été révélé que ces entités ont généré un bénéfice net cumulé de 108,3 milliards FCFA au 31 décembre 2025, marquant une légère progression de 0,1 % par rapport à l’année précédente. Bien que ce chiffre puisse sembler stable, il cache en réalité des trajectoires financières très contrastées entre les différentes filiales, chacune ayant ses propres défis et opportunités dans un environnement économique en constante évolution.

La présentation des résultats de l’exercice 2025 a été conduite par Laura Tran Duc Minh, la directrice des Participations du Groupe BOA, qui a captivé l’audience avec son analyse approfondie. En guise d’introduction, elle a souligné que l’année écoulée a été marquée par la résilience des économies dans lesquelles le groupe est implanté, avec une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) estimée entre 6,5 % et 7,5 %. De plus, elle a noté que l’inflation, qui avait pesé sur les économies locales, a connu un net recul, atteignant un niveau moyen de 1 %, ce qui a permis de créer un climat plus favorable pour les affaires et les investissements. Cette dynamique économique, bien que positive dans l’ensemble, a également mis en lumière les disparités entre les performances des différentes filiales, incitant à une réflexion approfondie sur les stratégies à adopter pour maximiser la rentabilité et la croissance dans les années à venir.

Au plan des dividendes, cinq des six filiales vont distribuer un dividende cumulé de 99 milliards FCFA, en hausse de 12,5 %, avec un rendement moyen de 10 %, nettement supérieur à la moyenne du marché estimée à 7,6 %. BOA Niger, seule exception, ne versera pas de dividende au titre de l’exercice 2025, après un effondrement de son résultat net. En termes de rendement du dividende, BOA Burkina se positionne en tête avec 12,1 %, devant BOA Bénin (10,5 %), BOA Sénégal (9,5 %), BOA Côte d’Ivoire (9,4 %) et BOA Mali (8,2 %).

Le groupe amorce par ailleurs un nouveau plan triennal articulé autour de trois axes : la montée en puissance du financement des PME, dont la part doit passer de 12,2 % à 16,1 % au niveau du groupe, le renforcement de l’intégration technologique via les fintechs, et le développement du trade finance. Avec un résultat net de 35,54 milliards FCFA, en hausse de 10,9 %, BOA Côte d’Ivoire s’impose comme la première contributrice au bénéfice consolidé du groupe. Le produit net bancaire (PNB) progresse de 1,1 % à 73,55 milliards FCFA, tandis que le total bilan atteint 1 103,31 milliards FCFA, en augmentation de 2,6 %. Les fonds propres croissent, pour leur part, de 13 % à 127,34 milliards FCFA. La filiale ivoirienne affiche les meilleurs ratios de rentabilité du groupe, avec un ROE de 29,9 % et un ROA de 3,3 %.

BOA -Sénégal et au Bénin : progression dans le classement

En 2025, une dynamique remarquable s’est installée au sein des institutions financières de la région, avec BOA Sénégal et BOA Bénin qui ont chacune réussi à gravir des échelons significatifs dans le classement basé sur leur résultat net. D’abord, BOA Sénégal a enregistré un résultat net impressionnant de 21,9 milliards FCFA, marquant une progression notable de 9,6 % par rapport à l’année précédente. Cette performance lui a permis de s’adjuger la deuxième place du classement, une position qui était occupée en 2024 par BOA Burkina. Ce bond en avant témoigne non seulement de la solidité de sa gestion financière, mais aussi de sa capacité à s’adapter aux défis du marché.

En parallèle, le Produit Net Bancaire (PNB) de BOA Sénégal a atteint 51,93 milliards FCFA, enregistrant une hausse de 4,6 %. Ce chiffre, couplé à un total bilan de 836,16 milliards FCFA, en progression de 6,8 %, ainsi qu’à des fonds propres s’élevant à 96,53 milliards FCFA, en augmentation de 8,9 %, illustre la robustesse de sa structure financière. Avec un Retour sur Capitaux Propres (ROE) de 23,7 % et un Retour sur Actifs (ROA) de 2,7 %, la filiale sénégalaise se positionne comme l’une des meilleures en termes de rendement et de rentabilité parmi les six banques de la région.

De son côté, BOA Bénin a également connu une évolution positive, passant de la quatrième place en 2024 à la troisième en 2025, avec un résultat net de 20,11 milliards FCFA, en hausse de 2,3 %. Cette progression est le reflet d’une stratégie efficace et d’une gestion rigoureuse. Son PNB a connu une amélioration significative de 10,2 %, atteignant 51,27 milliards FCFA. Le total bilan de BOA Bénin s’approche désormais du seuil symbolique de 1 000 milliards FCFA, s’établissant à 964,66 milliards FCFA, ce qui représente une augmentation de 2,6 %. Par ailleurs, les fonds propres de la banque se maintiennent à un niveau respectable de 117,51 milliards FCFA, affichant une légère progression de 0,1 % par rapport à l’année précédente. Ces résultats témoignent d’une résilience et d’une capacité d’adaptation face aux fluctuations économiques, consolidant ainsi la position de BOA Bénin sur le marché bancaire régional.

BOA Burkina : résultat en recul, mais stabilisation amorcée

BOA Burkina, qui se positionne comme la troisième banque en termes de dépôts et la deuxième en matière de crédits sur le marché burkinabé, a récemment annoncé la clôture de son exercice avec un résultat net de 19,25 milliards FCFA, marquant ainsi une diminution significative de 14,1 % par rapport à l’année précédente. Cette baisse de performance entraîne la perte de son statut de deuxième filiale du groupe en termes de rentabilité, une situation qui soulève des questions sur les défis auxquels l’institution fait face dans un environnement économique en constante évolution.

Malgré cette contraction du résultat net, le produit net bancaire (PNB) a connu une légère progression de 0,6 %, atteignant 57,82 milliards FCFA. De plus, le total du bilan a enregistré une hausse de 6,5 %, s’élevant à 1 148,67 milliards FCFA, tandis que les fonds propres ont connu un léger recul de 2,1 %, se chiffrant à 126,52 milliards FCFA. Ces chiffres révèlent une dynamique contrastée au sein de l’établissement, avec un retour sur fonds propres (ROE) de 15,1 % et un retour sur actifs (ROA) de 1,7 %, indiquant une nécessité d’optimiser la rentabilité dans un contexte de hausse des coûts.

En commentant ces résultats, le directeur général, Farid Bouri, a qualifié l’année 2025 d’année de stabilisation, faisant référence à la nécessité de redresser la barre après un exercice 2024 particulièrement difficile. Il a souligné que le recul du résultat net est principalement dû à une augmentation conjoncturelle du coût du risque, qui a presque doublé au cours de l’exercice. Dans cette optique, il a affirmé que l’année 2026 doit être marquée par un retour à la dynamique de croissance, en alignement avec les principales orientations stratégiques du groupe, notamment en visant le développement des petites et moyennes entreprises (PME). Cette vision stratégique souligne l’importance d’adapter les services bancaires aux besoins spécifiques de ce segment crucial pour l’économie nationale.

BOA Mali tire, BOA Niger décroche

Les résultats de l’exercice 2025 des deux banques montrent une dynamique contrastée : BOA Mali affiche la plus forte croissance du groupe, tandis que BOA Niger s’enlise. En effet, le résultat net de BOA Mali s’est établi à 11,1 milliards FCFA, en hausse de 21,5 %. Le PNB ressort à 37,99 milliards FCFA (+5,1 %), le total bilan à 593,46 milliards FCFA (+9,6 %) et les fonds propres à 49,82 milliards FCFA (+7,8 %). Avec un ROE de 23,1 % et un ROA de 2 %, la filiale malienne présente des indicateurs solides. À l’inverse, BOA Niger clôture l’exercice sur un résultat net de 409 millions FCFA, contre 5 milliards un an plus tôt, soit un effondrement de 91,8 %. Le PNB recule de 1,2 % à 21,13 milliards FCFA, le total bilan se contracte de 9,5 % à 291,75 milliards FCFA, et les fonds propres s’érodent de 14,4 % à 36,1 milliards FCFA.

Notons que le ROE de la banque ressort à 1 % pour un ROA de 0,1 %. Malgré cette performance en berne, la banque demeure la troisième du pays en termes de crédits et de dépôts. Le directeur général Mactar Diack a situé ces résultats dans un contexte de tensions macroéconomiques et de dégradation de certains indicateurs du secteur bancaire nigérien.  Il a néanmoins insisté sur la nécessité d’anticiper les risques par le provisionnement, un choix pénalisant à court terme mais structurant pour la solidité de l’établissement.

« Face à cette situation, il faut que nous prenions nos responsabilités », a-t-il indiqué, appelant à la prudence, à la vigilance et à la discipline. Le directeur général adjoint de BOA Group, Othmane Alaoui, a par ailleurs précisé que la banque a fait l’objet d’un redressement fiscal de 2,6 milliards FCFA, intégralement provisionné et payé, en plus du provisionnement volontaire de créances problématiques. Malgré ce tableau difficile, les ratios de liquidité et de solvabilité de BOA Niger restent conformes aux exigences réglementaires.

Korotoumou Sylla

GROUPE ECOBANK : Hausse de 21% à 801 millions USD de bénéfice avant impôt  au titre de l’exercice 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe Ecobank a publié des résultats financiers impressionnants pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, mettant en lumière le succès indéniable de sa stratégie audacieuse de Croissance, Transformation et Rendement (GTR). Cette stratégie, mise en œuvre avec rigueur et détermination, a permis au groupe de naviguer avec succès dans un environnement économique complexe, tout en assurant une croissance maîtrisée de l’ensemble de ses activités.

Dans un communiqué diffusé le 14 avril 2026, le Groupe Ecobank a révélé que son bénéfice avant impôt a atteint un montant remarquable de 801 millions USD, marquant ainsi une augmentation significative de 21 % par rapport à l’année précédente. Parallèlement, les revenus nets ont connu une progression de 17 %, s’élevant à 2,45 milliards USD. Ces résultats exceptionnels témoignent de performances solides dans plusieurs segments, notamment au sein de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement (CIB), ainsi que dans la Banque Commerciale et des Particuliers (CCB).  Cette dynamique de croissance a été soutenue par une intensification de l’activité clientèle, qui a vu une augmentation notable des volumes de commerce.

De plus, la poursuite de l’expansion des activités de paiements et de crédit à travers le vaste réseau du Groupe a joué un rôle crucial dans cette réussite. En effet, la diversification des services offerts et l’amélioration continue des solutions financières ont permis d’attirer une clientèle variée, renforçant ainsi la position d’Ecobank sur le marché.  Aussi, ces résultats financiers illustrent non seulement la résilience du Groupe Ecobank face aux défis économiques, mais également son engagement à offrir des services de qualité, adaptés aux besoins de ses clients.

La stratégie GTR continue de porter ses fruits, positionnant le groupe comme un acteur clé dans le secteur bancaire africain, prêt à relever les défis futurs tout en poursuivant sa mission de croissance durable et inclusive. Le Groupe a par ailleurs amélioré son efficacité opérationnelle de manière significative, illustrant une dynamique positive où la croissance des revenus a surpassé celle des coûts. Cette performance remarquable a permis d’atteindre un coefficient d’exploitation record de 48,3 %, une amélioration notable par rapport au 52,8 % enregistré l’année précédente. Ce succès témoigne non seulement d’une gestion rigoureuse, mais également d’une stratégie bien pensée qui a su s’adapter aux défis du marché. Parallèlement, le Groupe a maintenu un bilan solide, caractérisé par des niveaux confortables de fonds propres et de liquidité, ce qui lui confère une résilience face aux fluctuations économiques.

La Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement (CIB) a connu une croissance significative, affichant un bénéfice avant impôt de 697 millions USD, soit une progression impressionnante de 40 %. Cette performance est le fruit d’une forte activité dans plusieurs domaines clés, notamment le financement du commerce, la gestion de trésorerie et les marchés de capitaux, où la demande a été particulièrement soutenue. De même, la Banque Commerciale et des Particuliers (CCB) a réalisé de solides performances, avec un bénéfice avant impôt de 480 millions USD, représentant une hausse de 27 %.

Cette croissance a été appuyée par une forte mobilisation des dépôts, ainsi qu’une augmentation de 33 % de l’activité de crédit, illustrant la confiance des clients et la capacité de la banque à répondre à leurs besoins financiers. Sur l’ensemble des activités CIB et CCB, les dépôts de la clientèle ont augmenté de 4,9 milliards USD, ce qui témoigne d’une confiance croissante des clients dans les services offerts par le Groupe. Cette tendance à la hausse des dépôts renforce non seulement la position financière du Groupe, mais également sa capacité à investir dans de nouvelles opportunités et à soutenir la croissance future. Ainsi, ces résultats illustrent une période de prospérité et d’innovation, où le Groupe se positionne comme un acteur clé sur le marché financier, prêt à relever les défis à venir tout en continuant à offrir des services de qualité à sa clientèle.

Cette résilience s’est traduite par une création de valeur durable pour les actionnaires, avec un rendement des capitaux propres tangibles (ROTE) de 27,8 %. Ce chiffre impressionnant témoigne de la solidité et de la robustesse des performances financières de l’entreprise, qui se démarque dans un environnement économique souvent incertain. Au regard de cette solide performance financière, le Conseil d’administration d’ETI a recommandé le versement d’un dividende de 40 millions USD, soit 0,16 centime de dollar US (0,0016 USD) par action, sous réserve de l’approbation des actionnaires lors de l’Assemblée Générale Annuelle. Cette décision souligne l’engagement de l’entreprise envers ses investisseurs, en leur offrant un retour sur investissement tangible et en renforçant leur confiance dans la direction stratégique de l’entreprise.

Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank, a déclaré : « Nos performances en 2025 démontrent une fois de plus que notre stratégie Croissance, Transformation et Rendement (GTR), combinée à notre modèle panafricain diversifié, produit des résultats tangibles. Cela se traduit notamment par un rendement des capitaux propres tangibles de 27,8 % et un coefficient d’exploitation record de 48,3 %, contre 52,8 % un an plus tôt, avec des améliorations constatées dans plusieurs métiers et régions. ». Notons que ces résultats remarquables illustrent non seulement l’efficacité des initiatives mises en place, mais aussi la capacité du Groupe à s’adapter et à innover face aux défis du marché.

Notons qu’il a ajouté : « Nous avons poursuivi nos investissements stratégiques dans des domaines clés, renforçant ainsi notre position sur le marché et notre capacité à servir nos clients de manière optimale. ». Cette approche proactive et orientée vers l’avenir est essentielle pour maintenir la compétitivité et la croissance dans le secteur bancaire en constante évolution.

Abdoulaye KONE

Télécoms: la SONATEL réalise un résultat net de 113,8 milliards de FCFA au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue du premier trimestre de l’année 2026, le groupe Sonatel, qui s’est solidement implanté dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, a annoncé un résultat net consolidé impressionnant de 113,8 milliards FCFA.

Ce chiffre témoigne d’une performance robuste, surtout lorsqu’on le compare au premier trimestre de l’année précédente, 2025, où le résultat net s’élevait à 108,4 milliards FCFA. Cette évolution positive représente une croissance de 4,5 %, soulignant la résilience et l’efficacité du groupe dans un marché en constante évolution.

Les responsables de Sonatel ont exprimé leur satisfaction face à ces résultats, affirmant que « le Groupe Sonatel poursuit sa croissance rentable malgré un contexte de concurrence accrue, de contraintes réglementaires toujours fortes et d’augmentation des coûts de l’énergie ». Cette déclaration met en lumière les défis auxquels l’entreprise fait face, mais aussi sa capacité à naviguer avec succès dans un environnement complexe et exigeant.

En parallèle, le chiffre d’affaires du groupe a également connu une progression significative, enregistrant une hausse de 6,9 % pour atteindre 504,2 milliards FCFA. Cette augmentation est principalement attribuée à la forte demande pour les offres Data, Orange Money et Internet fixe, qui continuent de séduire un large éventail de clients. En ce qui concerne l’Ebitdaal, il a connu une hausse encore plus marquée, s’élevant de 9,8 % pour atteindre 242,6 milliards FCFA, contre 221,1 milliards FCFA au 31 mars 2025. Ces résultats illustrent non seulement la solidité financière de Sonatel, mais aussi son engagement envers l’innovation et l’amélioration continue de ses services. Aussi, les investissements réalisés par le groupe Sonatel ont également augmenté, atteignant 83,4 milliards FCFA, en hausse par rapport aux 75,2 milliards FCFA investis au cours du premier trimestre de 2025. Cette augmentation des investissements témoigne de la volonté de Sonatel de renforcer ses infrastructures et d’élargir son offre de services, consolidant ainsi sa position de leader sur le marché des télécommunications en Afrique de l’Ouest.

 Concernant les résultats opérationnels du groupe Sonatel, la direction a récemment souligné une dynamique de croissance notable dans tous les segments de son activité, à l’exception du secteur mobile, qui a été affecté par le durcissement des règles d’identification des clients. Cette situation a conduit à une diminution du nombre de clients mobiles, qui s’établit à 40,7 millions au 31 mars 2026, marquant une baisse de 2,9 % par rapport à l’année précédente, soit le 31 mars 2025. En revanche, le parc 4G a connu une progression significative, atteignant pratiquement 23 millions de clients, ce qui témoigne de l’essor de la connectivité haut débit mobile dans la région.

Notons que le secteur du haut débit fixe continue de croître de manière soutenue, atteignant désormais 1,1 million de clients, une croissance qui est largement attribuée à l’expansion de l’infrastructure de fibre optique. Parallèlement, la base de clients d’Orange Money a enregistré une progression encourageante de 5,5 %, portant le total à 13,6 millions de clients, ce qui souligne l’importance croissante des services financiers numériques dans la stratégie globale de Sonatel. Ces résultats reflètent les défis et les opportunités auxquels le groupe fait face dans un environnement en constante évolution, tout en mettant en lumière son engagement envers l’innovation et l’amélioration continue de ses services.

Mariam KONE

Solde commercial du Mali 4ème trimestre 2025 : Une progression de 419 milliards de FCFA enregistrée

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le solde commercial a affiché une progression fulgurante de (+419 milliards de FCFA) au quatrième trimestre de l’année 2025, selon les données officielles de l’Union Économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Il s’agit d’un chiffre qui témoigne une amélioration remarquable par rapport aux périodes précédentes. Aussi,  ce chiffre représente l’un des plus hauts niveaux historiques jamais atteints par l’Etat du Mali. Cette hausse témoigne une forte résilience économique face aux défis régionaux. Cette information émane de la note économique régionale de l’UEMOA.

Cette performance impressionnante ne se limite pas à un simple chiffre, mais elle représente un tournant significatif dans la dynamique économique de notre pays, indiquant une croissance robuste des exportations et une gestion plus efficace des importations. Les secteurs clés, tels que l’agriculture, l’or et le coton, ont contribué de manière substantielle à cette hausse, renforçant la position du Mali sur le marché international.  Ainsi, les acteurs économiques, des petits producteurs aux grandes entreprises, ont ressenti certainement les effets positifs de cette évolution, avec des opportunités d’investissement qui se multiplient et une augmentation des emplois dans divers domaines. Ce bond dans le solde commercial pourrait également avoir des répercussions sur la balance des paiements, favorisant une stabilité économique accrue et une confiance renouvelée des investisseurs.

Par ailleurs, cette avancée marque non seulement une étape cruciale pour le Mali, mais elle ouvre également la voie à un avenir économique prometteur, où la prospérité pourrait devenir une réalité tangible pour tous les Maliens. Pendant cette même période, il est également à noter que le solde commercial des autres États membres de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a connu une transformation remarquable, passant d’un déficit de 202,4 milliards de FCFA au trimestre précédent à un excédent de 2 278,2 milliards de FCFA. Dans cette note, l’UEMOA a souligné que « Cette amélioration résulte des excédents enregistrés au Burkina Faso (+224,8 milliards de FCFA), en Côte d’Ivoire (+1 965,4 milliards de FCFA) et au Mali (+419 milliards de FCFA), qui ont contrebalancé les déficits observés dans les autres États membres. » Cette dynamique économique met en lumière non seulement la robustesse des économies de ces trois pays, mais également l’importance cruciale d’une coopération régionale efficace pour surmonter les déséquilibres économiques qui peuvent affecter l’ensemble de la zone.

En effet, les résultats de cette période ne se limitent pas à être de simples chiffres; ils représentent un indicateur de la santé économique des États membres, tout en reflétant les efforts concertés déployés pour renforcer l’intégration économique au sein de l’UEMOA. Cette intégration est essentielle pour favoriser un environnement propice à la croissance, permettant aux pays de tirer parti de leurs atouts respectifs et de mutualiser leurs ressources pour un développement durable. En comparaison avec le troisième trimestre 2025, le solde commercial s’est considérablement résorbé au Bénin, avec un ajustement de +79,6 milliards de FCFA, ainsi qu’au Sénégal, où il a diminué de +129,3 milliards de FCFA. Ces chiffres pourraient indiquer des défis économiques significatifs à relever pour ces deux nations, qui doivent naviguer à travers des eaux économiques tumultueuses.  À l’inverse, la situation s’est plutôt creusée en Guinée Bissau, avec une baisse alarmante de -68,6 milliards de FCFA, au Niger, où le solde commercial a chuté de -112,3 milliards de FCFA, et au Togo, qui a enregistré un déclin de -27,1 milliards de FCFA. Ces pays se trouvent ainsi confrontés à des pressions économiques croissantes, exacerbées par des facteurs internes et externes qui compliquent leur situation financière. 

Notons que ces variations dans les soldes commerciaux ne sont pas simplement des chiffres, mais elles soulignent la nécessité d’une vigilance continue et d’une stratégie coordonnée pour aborder les disparités économiques au sein de l’UEMOA. Pour rappel, il est impératif de mettre en place des mesures adaptées pour garantir une prospérité partagée et un développement harmonieux dans la région, en tenant compte des spécificités de chaque pays et en favorisant des initiatives qui soutiennent la croissance économique durable et inclusive.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Sénégal, le taux d’emploi a légèrement reculé au quatrième trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au quatrième trimestre de l’année 2025, le paysage de l’emploi au Sénégal a révélé des chiffres préoccupants, avec un taux d’emploi s’établissant à 39,1% de la population en âge de travailler. Ce chiffre marque une baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période en 2024, où le taux était de 39,6%

Cet indicateur, qui mesure la proportion de personnes effectivement en emploi, excluant les aides familiaux, illustre un léger ralentissement de l’insertion sur le marché du travail sénégalais, soulevant des inquiétudes quant à la dynamique économique et aux perspectives d’emploi pour les travailleurs.

L’analyse approfondie des données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) met en lumière des disparités frappantes entre les zones urbaines et rurales. En milieu urbain, le taux d’emploi atteint un impressionnant 43,8%, tandis qu’en milieu rural, il chute à seulement 31,8%. Ce différentiel significatif souligne la concentration des opportunités économiques dans les villes, laissant les zones rurales dans une situation de vulnérabilité accrue, où les perspectives d’emploi sont limitées et les jeunes, en particulier, se retrouvent souvent sans options viables.

En outre, une analyse plus fine des données révèle que le taux d’emploi est nettement plus élevé chez les adultes, atteignant 53,5%, alors qu’il n’est que de 29,9% chez les jeunes. Cette situation met en exergue les difficultés persistantes d’accès au marché du travail pour les nouvelles générations, qui peinent à trouver des emplois adaptés à leurs compétences et aspirations. Les défis auxquels ils font face sont exacerbés par un système éducatif qui ne parvient pas toujours à répondre aux besoins du marché, ainsi qu’à une économie en mutation rapide.

Par ailleurs, les hommes affichent des taux d’emploi plus élevés que leurs homologues féminins, ce qui soulève des questions sur l’égalité des sexes dans le monde du travail. Cette situation met en lumière la nécessité d’initiatives ciblées pour promouvoir l’égalité des chances et favoriser l’insertion des femmes dans des secteurs économiques diversifiés, contribuant ainsi à un développement plus inclusif et durable pour l’ensemble de la population sénégalaise.

Les enjeux liés à l’emploi, à la formation et à l’égalité des sexes sont cruciaux pour l’avenir économique du pays, et des mesures doivent être prises pour remédier à ces disparités et favoriser un environnement de travail plus équitable.La progression de l’emploi salarié a connu une dynamique significative au fil des ans, illustrant une tendance vers une formalisation accrue du marché du travail.

En effet, la part de l’emploi salarié dans l’ensemble de l’emploi total a enregistré une hausse notable, atteignant 40,6% au quatrième trimestre de l’année 2025, en comparaison avec 38,6% un an auparavant. Cette augmentation de 2 points de pourcentage témoigne d’une amélioration relative de la formalisation de l’emploi, ce qui pourrait indiquer une tendance vers des conditions de travail plus stables et réglementées.

Cependant, cette progression n’est pas uniforme et révèle des disparités marquées entre les sexes. Les hommes continuent de représenter une part plus importante des emplois salariés, avec un taux global de 47,1% contre seulement 28,9% pour les femmes. Ces différences sont particulièrement évidentes dans les environnements urbains, où 55,4% des hommes occupent des emplois salariés, tandis que ce chiffre n’atteint que 34,5% pour les femmes. En milieu rural, la situation est tout aussi préoccupante, avec des taux de 30,4% pour les hommes contre 15,3% pour les femmes, soulignant ainsi un déséquilibre persistant dans l’accès à des emplois formels.


Les disparités ne se limitent pas seulement au sexe, mais s’étendent également à la tranche d’âge. Parmi les adultes, 38,2% des hommes occupent un emploi salarié, tandis que ce chiffre chute à 18,2% pour les femmes. En revanche, chez les jeunes, la situation est plus encourageante, avec des taux respectifs de 56,3% pour les hommes et 43,2% pour les femmes, ce qui indique une présence plus marquée des jeunes dans le secteur salarié. 


Notons que Cmce phénomène pourrait être interprété comme un signe d’espoir, suggérant que les jeunes générations pourraient bénéficier davantage des opportunités d’emploi formel, tout en mettant en lumière la nécessité de continuer à travailler pour réduire les inégalités de genre et d’âge dans le monde du travail.


Abdoulaye KONÉ 

PREMIÈRE COTATION DES OBLIGATIONS DU FCTC EPT 2025-2040 : LA BRVM RENFORCE SON RÔLE DANS LE FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a procédé ce jeudi 23 avril 2026 à la première cotation des obligations issues du Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) dénommé EPT 2025-2040, dans le cadre du financement du programme gouvernemental « Électricité Pour Tous ».

Cette opération porte sur trois tranches obligataires « FCTC EPT 7,50 % 2025-2032 », « FCTC EPT 8,00 % 2025-2035 » et « FCTC EPT 8,50 % 2025-2040 » pour un montant global de 60 milliards de FCFA.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de ressources via le marché financier régional pour soutenir des projets à fort impact social. Grâce au mécanisme de titrisation, les flux futurs issus des raccordements électriques sont transformés en financements immédiats, accélérant ainsi l’accès à l’électricité pour les populations, notamment les ménages à revenus modestes.

Ces obligations bénéficient à ce titre du label d’obligations socialement responsables, illustrant l’engagement des autorités ivoiriennes en faveur d’un développement inclusif.

La BRVM encourage les États, les entreprises et les institutions financières à recourir davantage aux instruments innovants, notamment la titrisation, afin de diversifier les sources de financement et soutenir la transformation économique de la région.

Elle salue l’ensemble des parties prenantes ayant contribué au succès de cette opération, notamment les arrangeurs, les sociétés de gestion et les sociétés de bourse et réaffirme son engagement à accompagner les initiatives structurantes telles que le programme « Électricité Pour Tous » et à promouvoir un marché financier moderne, performant et au service du développement.