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Zimbabwe : l’exécutif signe un accord de 3,5 milliards $ pour dédommager les fermiers blancs

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Au Zimbabwe, l’exécutif a signé un accord de 3,5 milliards $ pour indemniser les fermiers blancs expropriés. Cette entente marque la fin d’un conflit remontant au début des années 2000 et engendré par la réforme foncière de l’ancien président Robert Mugabe.  

Au Zimbabwe, le gouvernement a signé aujourd’hui un accord de 3,5 milliards $ avec le Syndicat des fermiers commerciaux (CFU) pour dédommager les exploitants blancs expropriés par le régime de l’ex-président Robert Mugabe. L’information a été relayée par Bloomberg.

« Cet évènement majeur est historique. Il impose la clôture d’un chapitre et marque un nouveau départ », indique Emmerson Mnangagwa, président zimbabwéen. « Ce jour constitue une étape charnière. En tant que Zimbabwéens, nous avons choisi de résoudre ce problème de longue date », renchérit pour sa part, Andrew Pascoe, président du CFU.  

Cette entente qui marque la fin d’un feuilleton entamé au début des années 2000, ne concerne que les actifs se trouvant sur les quelque 4 000 fermes commerciales confisquées et ne dédommage pas pour la propriété foncière en elle-même.  

Selon Constantino Chiwenga, vice-président du pays, un comité a été formé par le gouvernement, les donateurs et les exploitants pour lever les fonds nécessaires dans le cadre de la compensation.

Pour rappel, l’annonce d’un accord intervient dans un contexte où le pays traverse une crise économique et peine à s’approvisionner en carburants ainsi qu’en denrées alimentaires de base sur fond de pénurie de devises étrangères. 

Lire aussi :

09/07/2020 – Zimbabwe : le gouvernement aurait proposé 3,5 milliards $ aux anciens fermiers blancs expropriés

18/06/2020 – Zimbabwe : les USA allouent 10 millions $ au profit de la sécurité alimentaire des ménages urbains

Le Togo lance Yolim, une plateforme de crédit digital à taux zéro pour les agriculteurs

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Au Togo, le gouvernement vient de mettre en œuvre Yolim, une plateforme de crédit numérique à taux zéro pour soutenir le secteur agricole impacté par la Covid-19.

Les autorités togolaises ont officiellement lancé ce mardi la plateforme Yolim, un programme de crédit digital, à taux zéro au profit des agriculteurs togolais. 

Cet outil, fruit d’une collaboration interministérielle (agriculture, économie numérique, finances), a été conçu dans le cadre du plan de riposte agricole lancé par le gouvernement pour voler au secours du secteur impacté par la crise de la Covid-19. 

Essentiellement axé sur le digital, Yolim (qui signifie en langue locale saison des pluies ou des semences) se veut un plan innovant pour améliorer l’accès des petits exploitants agricoles aux facteurs de production, à travers l’achat d’intrants ou la location de tracteurs, améliorant ainsi la productivité. Les agriculteurs enregistrés par l’un des agrégateurs partenaires, disposent de bons d’achats électroniques ‘Yolim’ d’un montant global de 96 000 FCFA pour acheter leurs engrais, pesticides ou louer des tracteurs.

En plus du taux d’intérêt zéro, il permet de résoudre les problèmes de liquidités, ne nécessite aucune connexion internet (utilisable avec les réseaux Togocom et Moov) et assure surtout une traçabilité. Par ailleurs à travers cette plateforme, « le gouvernement veut également réguler le prix de labour de l’hectare sur le territoire, au vu des fortes disparités observées dans les différentes régions », précise Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture. 

« Yolim est une solution tournée vers les réalités agricoles du pays et est un exemple concret de l’accompagnement que nous apportons depuis quelques années aux différents ministères », au même titre que Eco CCP, Cizo ou Novissi, a indiqué pour sa part la ministre en charge de l’économie numérique, Cina Lawson.  

210 magasins sont déjà partenaires de l’opération et environ 60 000 agriculteurs ont été enregistrés pour en bénéficier.

Octave A. Bruce

EABL enregistre un bénéfice net après impôts de 65 millions $ en 2020, son pire résultat depuis 2014

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En 2020, EABL, le leader du marché de la bière en Afrique de l’Est a enregistré un bénéfice net après impôts de 65 millions $. Ce montant représente le pire résultat du groupe depuis 2014 et s’explique essentiellement par les conséquences liées à la pandémie du coronavirus.

En 2020, la East African Breweries Limited (EABL) a vu ses indicateurs financiers dans le rouge au terme de son exercice 2020 s’achevant le 30 juin dernier. Le leader du marché régional de la bière a enregistré un bénéfice net après impôts de 7 milliards de shillings (65 millions $).

Ce montant marque une baisse de 39 % par rapport à l’exercice précédent et représente en outre, le pire résultat de la compagnie depuis 2014 où le bénéfice net avait été de 6,85 milliards de shillings.

Cette contreperformance est attribuable au ralentissement économique lié à la crise du coronavirus qui a pesé sur le pouvoir d’achat des consommateurs notamment dans le dernier trimestre. Le groupe pâtit également de l’interdiction de vente d’alcool et des fermetures de bars imposées notamment au Kenya et en Ouganda depuis plus de trois mois.

Ces différents facteurs ont conduit à une baisse de la demande de ses produits qui s’est traduite par des ventes nettes en chute de 9,2 % à 74,9 milliards de shillings (695 millions $) sur l’exercice 2020.

En réaction à cette situation financière délicate, le Conseil d’administration a annoncé la suspension du paiement de dividendes complémentaires aux actionnaires afin d’économiser une enveloppe de 4,7 milliards de shillings.

« Le dividende intérimaire de 3 shillings par action payé en avril 2020 sera le dividende définitif pour l’exercice 2020 », indique le groupe dans un communiqué.

Pour rappel, le titre de la compagnie a chuté de 19 % depuis le début de son exercice 2020 à 160,75 shillings à la clôture mercredi dernier sur le Nairobi Stock Exchange (NSE), d’après Bloomberg. EABL possède des filiales au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et au Soudan du Sud.    

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27/07/2020 – Kenya : Limuru Tea sera gérée par une nouvelle entité distincte du groupe Unilever

RAWBANK affiche des résultats en forte progression et publie son Rapport Annuel 2019

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RAWBANK publie la semaine dernière son Rapport Annuel 2019 avec des résultats stables, traduisant son ambition de satisfaire sa clientèle et de participer activement au financement de l’économie ainsi qu’à la bancarisation de la République Démocratique du Congo.

Tout au long de l’exercice 2019, RAWBANK s’est notamment engagée à anticiper les demandes du marché en optimisant le deploie­ment de ses agences, et en developpant la gamme des services proposés à ses clients.

A la cloture de l’exercice 2019, le total biIan de Rawbank atteint 2,1 milliards de dollars (3 583 milliards de francs congolais) soit une hausse de 27% par rapport à 2018. Rawbank voit par ailleurs ses dépôts augmenter de 29% pour s’établir à 1,5 milliard de dollars americains. Suite à cette augmentation, la Banque a fait évoluer de façon prudente son offre de crédit, de manière à maintenir un équilibre sain entre ses dépôts et ses crédits, autour de 51%. Ses crédits à décaissement ont augmenté ainsi de 16% et atteignent 773,2 millions de dollars américains. 

En tant que première banque de la RDC, RAWBANK a continué d’accentuer la proximité avec sa clientèle grâce au développement de son maillage territorial et à l’ouverture d’agences sur toute l’étendue du pays. Afin de servir tous ceux – entreprises et particuliers – qui contribuent à la modernisation de l’économie congolaise, la Banque a entamé un processus de régionalisation des activités visant à doter ses agences de plus d’autonomie et de capacites décisionnelles. RAWBANK confirme également sa volonté de poursuivre et de renforcer les règles de conformité selon les standards internationaux.

En 2019, RAWBANK a enfin largement misé sur le développement de son offre digitale pour faciliter l’accès à ses services et accélerer l’inclusion financière en RDC. L’exercice 2019 a marqué d’importants travaux de digitalisation interne ainsi que le lancement d’Optimus, nouvel outil digital à destination des acteurs du secteur minier.

A propos de RAWBANK

Forte de plus de 1 700 collaborateurs avec près de 100 points de vente et un bureau de représentation à Bruxelles, plus de 400 000 clients et 27% de parts de marché, RAWBANK accompagne le développement de l’économie congolaise. Rawbank est notée par Moody’s, certifiée ISO/IEC 20000 et ISO/IEC 27001, et a noué des partenariats de financement avec plusieurs bailleurs internationaux (Proparco, IFC, Shelter Africa, TDB, BAD…). Sûreté, rentabilité et pérennité sont les priorités opérationnelles de Rawbank pour consolider sa stratégie de croissance, notamment en direction des particuliers et du secteur privé.

Telechargez notre Rapport Annuel 2019
Pour en savoir plus : www.rawbank.com

Côte d’Ivoire : Team RM déploie son initiative d’appel à projets et de levées de fonds pour les PME/PMI

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Le think & do tank Team RM lance la troisième édition de son initiative d’appel à projets en vue de levées de fonds et d’accompagnement des PME/PMI, en Côte d’Ivoire. Dénommé « The Nest Afrique francophone », il ouvre aux start-ups et PME, une porte d’accès au marché des investisseurs providentiels.

Le think & do tank, laboratoire de Réflexions et de Méthodes à succès Team RM, en partenariat avec UNTAPPED, une entreprise internationale de technologie à impact basée à San Francisco, ouvre pour les PME/PMI de Côte d’Ivoire, une porte d’accès au marché des investisseurs providentiels (Business angels).

Ceci, à travers le déploiement de son initiative d’appel à projets en vue de levées de fonds et d’accompagnement des PME/PMI, dénommé « The Nest Afrique francophone », dans le cadre de son programme entrepreneurial intitulé Programme Africain d’Investissements dans l’Entreprenariat (Team RM- PAIE).

La première édition de la Côte d’Ivoire, dont le partenaire local est l’Agence Côte d’Ivoire PME, est prévue pour se tenir le 19 Août prochain. À cet effet, un appel à projet vient d’être lancé. Il s’adresse aux jeunes entrepreneurs ivoiriens, porteurs d’initiatives et de projets innovants, productifs et rentables, qui sont à la recherche de financements. Ils sont appelés à soumettre leur projet avant le 12 Août prochain. Le canevas de participation pour concourir est disponible sur le site www.teamrm.org.

Il s’agira, à travers cet appel à projets, de mettre des start-ups ou PME compétitives en contact avec des investisseurs, des Business Angels, ainsi que diverses structures d’appui afin de bénéficier d’instruments financiers et ou techniques pouvant les aider à développer leur entreprise.

Cet évènement qui promet la présence d’au moins 200 participants actifs en ligne par visioconférence, ainsi que des centaines de milliers de téléspectateurs en direct et en différé sur divers canaux télévisuels et digitaux, constitue une opportunité pour les PME/PMI pour nouer des relations avec des Business Angels et une occasion de financer leurs projets sans exigence de garantie bancaire.

La troisième édition de « The Nest Afrique francophone » qui sera organisée en Côte d’Ivoire intervient après le succès et les retombées des deux premières éditions du Bénin & Togo et du Sénégal avec des entrepreneurs ayant décroché de précieux engagements d’investissement et d’appuis techniques en cours d’exécution.

Côte d’Ivoire : Banque Atlantique soutient la lutte contre le cancer à travers un don de materiels destinés a six centres de depistage

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Banque Atlantique, soutient la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus en Côte d’Ivoire à travers un don de matériels de santé au Programme National de Lutte contre les Cancers (PNLCa). Ce don porte sur un lot d’appareils de cryothérapie, destinés à équiper six centres de dépistage du cancer, opérationnels dans des villes de l’intérieur du pays.

Consciente que la prévention est le levier majeur constituant un moyen efficace d’agir contre les cancers, Banque Atlantique a décidé d’accompagner le PNLCa. Cet appui s’est traduit par l’acquisition d’appareils de cryothérapie, attribués aux centres de dépistage des communes d’Adzopé, Agnibilékro, Akoupé, Bettié, Bouna et Tanda, en vue de stopper la progression du cancer par le traitement des lésions précancéreuses.

La remise officielle de l’important lot de matériel médical s’est déroulée le mercredi 04 mars 2020 à Abidjan, en présence du Professeur Innocent ADJOBI et de M. Arsène COULIBALY, respectivement Directeur-Coordonnateur du PNLCa et Directeur Général de Banque Atlantique.

Banque Atlantique renouvelle ainsi son engagement aux côtés du PNLCa dans la lutte contre les deux formes de cancer les plus mortels pour la femme. Déjà en 2017, le soutien de la banque avait permis l’acquisition d’équipements médicaux pour le CHU de Bouaké, les CHR de Daloa et Séguéla ainsi que le renforcement des capacités d’actions de 50 médecins et personnel soignant.

M. Arsène COULIBALY, Directeur Général de Banque Atlantique a déclaré : « Banque Atlantique se mobilise pour la sensibilisation des femmes sur la dangerosité des cancers auxquels elles sont le plus exposées, les incitant à opter pour le dépistage volontaire afin d’augmenter leur chance de guérison en cas de maladie ».

Pour sa part, le Professeur Innocent ADJOBI, Directeur-Coordonnateur du PNLCa a affirmé : « La gratuité des examens et des soins, rendue possible par Banque Atlantique lors de cette opération, permettra assurément d’améliorer le taux de fréquentation des six centres de dépistage ciblés. Les frais précédemment exigés pour le dépistage volontaire, constituaient un frein pour les femmes concernées ».

Fidèle à ses valeurs de citoyennetéBanque Atlantique réaffirme son ambition en matière d’actions sociales dans la droite ligne des initiatives du groupe BCP, qui prennent forme à travers des projets mis en œuvre dans les pays de la zone UEMOA et en Guinée.

À PROPOS DE BANQUE ATLANTIQUE

3ème plus grand groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché, Banque Atlantique est présente dans les huit pays membres de l’Union monétaire (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Banque Atlantique s’appuie, également, sur les filiales spécialisées à savoir Banque d’Affaires (Atlantique Finance), Gestion d’actifs (Atlantic Asset Management) Assurances (Atlantique Assurances et Atlantique Assurance Vie en Côte d’Ivoire, GTA Assurances et GTA Assurances Vie au Togo). Banque Atlantique est une filiale du Groupe Banque Centrale Populaire du Maroc(BCP).

À PROPOS DU GROUPE BCP

Le groupe BCP est l’une des premières institutions bancaires du Maroc. Il tire sa force de ses valeurs de solidarité et de son organisation unique au Maroc. Il est composé de 8 Banques Populaires Régionales (BPR) à vocation coopérative, de la Banque Centrale Populaire (BCP), organe central du Groupe, de forme société anonyme cotée en Bourse, de filiales spécialisées, de fondations et de banques et représentations à l’étranger. Le groupe BCP est présent dans 32 pays dans le monde. Il est, au Maroc, le premier collecteur de l’épargne (26% de PdM) et un acteur majeur du financement de l’économie (24% de PdM).

Côte d’Ivoire : Jely Groupe mobilise 6,6 milliards de FCFA au profit des PME du pays.

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Jely Group, cabinet spécialisé dans le financement et la restructuration des PME a mobilisé entre les mois d’avril et de juin 2020, 10 millions d’euros (6,6 milliards de FCFA) au profit des PME ivoiriennes.

Ces fonds, tout comme les précédents mobilisés par Jely Group, ont été levés auprès d’institutions financières locales et internationales.

En effet, pour rappel, à fin avril 2020, le cabinet avait déjà mobilisé 7,7 millions d’euros (5,03 milliards de FCFA) au profit des PME ivoiriennes dont 20% décaissés en pleine crise du Covid-19.

Ce sont donc au total 17,7 millions d’euros (11,6 milliards de FCFA) qui ont été levés par Jely Group sur les 10 derniers mois, confirmant ainsi les propos de Mamadou Kouyaté, Managing Partner du cabinet : « Le financement existe pour les PME, mais à condition qu’elles aient un minimum d’organisation et de bonne gouvernance. Chez Jely Group, nous avons développé une méthodologie et une expertise qui nous permettent de transformer toute PME en entreprise rentable et pérenne. Ainsi nous avons la confiance des bailleurs et nous pouvons lever des fonds même dans des situations difficiles. ».

Par ailleurs, sur la même période, Jely Group est intervenu sur des missions de restructuration d’engagements bancaires pour le compte de PME actives dans la sous-région pour un encours global de 20 millions d’euros.

A propos de Jely Group

Jely Group est le premier cabinet dédié au financement et à la restructuration des PME. Depuis sa création, Jely Group a accompagné des PME dans les secteurs industriel, médical (pharmacies, cliniques), immobilier et des services en général. Jely Group a également une branche dédiée aux Ressources humaines (Jely HR) qui offre des prestations de recrutement, en matière de renforcement de la gouvernance et de formation. https://www.jely-group.com/

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Cameroun: la BEAC rachètera pour 600 milliards de FCFA d’obligations des Etats « auprès des banques commerciales »

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Les banques camerounaises, premiers investisseurs en titres publics sur le marché monétaire de la Cemac, attendent les précisions de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur son programme de rachat d’obligations publiques. Il est chiffré à 600 milliards de FCFA et devrait durer six mois avec une prolongation possible de six mois supplémentaires « en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021 ». 

L’institution d’émission et de contrôle de la monnaie a annoncé que cette mesure est un autre de ses instruments exceptionnels visant à soutenir les États durant cette période marquée par la pandémie de coronavirus. Mais elle n’a donné aucune information sur la date du début de l’opération et les conditions qui y sont associées. Les banques restent attentives. Il faut dire que cela pourrait leur permettre d’avoir de la trésorerie et de baisser le coût du risque à prêter de l’argent à certains pays.

Mais selon une source bancaire, le secteur craint surtout que ce programme soit fortement conditionné, comme cela est le cas pour l’augmentation exceptionnelle des injections de liquidités engagée par la banque centrale en avril dernier. Cette opération reçoit d’ailleurs peu de souscriptions. Aussi, les arbitrages pour le secteur bancaire seront complexes. Il faudra calculer entre ce qu’on aurait gagné si on gardait les titres jusqu’au remboursement des dettes et ce que la Beac propose aujourd’hui.

Selon des données sur l’activité des banques au Cameroun à fin avril 2020, le taux des créances douteuses (dont le remboursement est confronté à un risque élevé) atteignait les 16% d’un encours global de crédits de 3650 milliards de FCFA. Cela représente un montant brut de 585 milliards de FCFA de créances douteuses pour les banques commerciales camerounaises auxquels il faut ajouter les 456,2 milliards de FCFA qui sont provisionnés. 

Avec les implications économiques du Covid-19, cette situation pourrait se dégrader davantage. D’autres personnes proches du secteur financier renseignent que la trésorerie des entreprises non financières est actuellement mise à rude épreuve par la pandémie. La principale organisation patronale (Gicam) quant à elle prévoit une baisse du chiffre d’affaires annuel des entreprises de plusieurs milliers de milliards de FCFA.

La BEAC a indiqué qu’elle effectuerait des rachats de titres publics en tenant compte de la conjoncture. Mais la question est de savoir jusqu’où elle peut tenir cet engagement sans entamer sa solidité financière. Début 2020, le FMI avait suggéré à l’institution d’arrêter de soutenir la banque sous régionale de développement, dans les mêmes conditions.

 Idriss Linge

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Banque Mondiale : l’économie mondiale enregistre sa plus forte récession depuis la Seconde Guerre mondiale

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La pandémie du coronavirus provoquera probablement en 2020 la plus forte récession mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale, annonce la Banque Mondiale. «Nos dernières Perspectives économiques mondiales publiées aujourd’hui prévoient une contraction de 5,2 % de l’économie planétaire cette année », précise l’institution dans un communiqué. 

L’activité économique dans les économies avancées devrait décliner de 7 % en 2020, sous l’effet des graves perturbations qui ont frappé l’offre et la demande intérieures, ainsi que les échanges et la finance . Le groupe des économies de marché émergentes et en développement devrait connaître sa première contraction en 60 ans, avec une baisse globale de son PIB de 2,5 % en 2020. Il en résultera une diminution de 3,6 % des revenus par habitant, ce qui fera basculer des millions de personnes dans l’extrême pauvreté cette année. « Si la pandémie est suffisamment endiguée d’ici le milieu de l’année dans les économies avancées et un peu plus tard dans les économies de marché émergentes et en développement, nos projections prévoient un rebond mondial à 4,2 % en 2021, avec un taux de croissance de 3,9 % dans les premières et de 4,6 % dans les secondes ».

Les perspectives sont toutefois très incertaines, et dominées par des risques de détérioration, dont notamment une pandémie plus longue qu’anticipé, un désordre financier durable et un affaiblissement du commerce mondial et des chaînes d’approvisionnement. Confrontées à une crise sanitaire aiguë, beaucoup d’économies émergentes et en développement sont aujourd’hui moins bien préparées à surmonter une récession mondiale qu’elles ne l’étaient au moment de la crise financière de 2008.  Les plus vulnérables sont celles dont les systèmes de santé sont défaillants, celles qui sont tributaires des exportations de produits de base et celles qui sont grevées par des niveaux élevés de dette souveraine et d’endettement des entreprises.

L’urgence dans ces pays est de prendre des mesures sanitaires et économiques pour amortir le choc de la pandémie, protéger les populations vulnérables et renforcer les capacités nationales à anticiper et gérer des crises similaires  à l’avenir. En raison de leur plus grande vulnérabilité, il est absolument essentiel que les économies émergentes et en développement renforcent leurs systèmes de santé publique, mais aussi qu’elles répondent aux problèmes posés par la prédominance du secteur informel et le manque de filets de protection sociale et qu’elles engagent des réformes qui permettent d’assurer une croissance vigoureuse et durable une fois la crise sanitaire endiguée.

Si l’épidémie dure plus longtemps qu’anticipé, les pays pourraient être contraints de maintenir ou réintroduire des mesures de restriction des déplacements et des interactions sociales.  En supposant un prolongement pendant trois mois supplémentaires de strictes mesures de confinement, la production mondiale pourrait chuter de près de 8 % en 2020. Même avec des mesures supplémentaires de relance budgétaire, les entreprises fragiles devront mettre la clé sous la porte, tandis que les ménages vulnérables réduiront fortement leur consommation et que le secteur des voyages restera fortement déprimé. Ces graves perturbations s’accompagneront aussi de répercussions internationales plus importantes et conduiront à des interruptions de la production généralisées. Un désordre des marchés financiers durable et sévère provoquera une hausse des faillites dans le monde entier et plongera nombre d’économies émergentes et en développement dans de graves difficultés financières.

Scénario optimiste

Malgré les risques accrus de détérioration qui pèsent sur les projections de croissance et la gravité de plus en plus évidente de la contraction qui frappe actuellement l’activité économique mondiale, l’hypothèse de résultats plus favorables que prévu n’est pas exclue. En effet, la suppression attendue des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus conjuguée à une riposte politique mondiale rapide et sans précédent face à la pandémie est susceptible d’entraîner rapidement le retour de la confiance et la reprise de l’emploi, avec à la clé un rattrapage de la demande. Mais même selon ce scénario plus positif, la contraction de la production mondiale atteindrait 3,7 % en 2020, soit un déclin près de deux fois supérieur à celui observé pendant la récession mondiale de 2009, tandis que les économies émergentes et en développement connaîtraient une croissance négative.

Zimbabwe : vers l’indemnisation des fermiers blancs.

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Le gouvernement zimbabwéen accepté de verser 3,5 milliards de dollars d’indemnisation aux agriculteurs blancs dont les terres, acquises sur les autochtones durant la colonisation et la ségrégation raciale, avaient été expropriées sous le régime de Robert Mugabe invoquant les accords de Lancaster House signés le 21 décembre 1979. Le montant majoré des intérêts a été négocié à partir d’une évaluation gouvernementale de 1,2 milliard de dollars -au lieu des 5,4 milliards de dollars fixé par les anciens agriculteurs – et fait partie d’un accord de compensation globale entre les deux parties.

L’accord a été annoncé, mercredi 29 juillet 2020, par le président Emmerson Mnangagwa lors d’une cérémonie de signature à la State House à Harare. Pour réaliser cette levée des fonds, le Zimbabwe émettra un instrument de dette à long terme sur les marchés financiers internationaux, qui arrivera à échéance dans 30 ans.

Il est peu probable de convaincre les créanciers des justesses d’une telle opération compte tenu de la dégradation des comptes du pays confronté à une inflation de 700%. A court d’argent, Hararé a dû demander l’aide des partenaires du développement pour parvenir à l’évaluation convenue, ce qui a soulevé des questions sur sa capacité à obtenir le financement requis. L’assistance technique en matière d’évaluation a été fournie par la Banque mondiale grâce au soutien et au financement de l’Union européenne (UE) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec d’autres partenaires de développement internationaux basés au Zimbabwe.

Mais, selon l’accord, le Zimbabwe est convaincu qu’il est à la hauteur de l’opération. Le montant global de l’indemnisation sera payable par versements, le premier étant un acompte de 50% payable 12 mois après la signature de l’accord. Un quart du solde sera payé chaque année de sorte que le paiement intégral soit effectué sur cinq ans. Cependant, l’intégralité du montant de la compensation globale pourra être versée dans les 12 mois suivant la signature de l’accord si des fonds suffisants à cet effet sont mobilisés dans ce délai”, selon les informations fournies par le ministère des Finances.

Sur 2 963 réponses reçues d’agriculteurs lors d’un référendum organisé par l’Union des agriculteurs commerciaux (CFU) du Zimbabwe et la Southern African Commercial Farmers Alliance (SACFA), 2 801 (94,5%) ont accepté l’offre du gouvernement. Le président Mnangagwa a qualifié l’accord de “capital” et “historique”, affirmant qu’il “ferme une page et offre un nouveau départ”. Au nom des agriculteurs, Andrew Pascoe, président du Syndicat des agriculteurs commerciaux, a déclaré que l’accord était une étape importante qui permettrait de résoudre “ce problème en suspens”. Le secteur agricole Zimbabwéen autrefois grenier de la région a déjà subi plusieurs coups durs. A travers cet accord de compensation, l’ex Rhodésie du Sud se donne les moyens de regarder en avant.