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Les Nations unies et la BAD apportent 20 millions $ aux pays du G5 Sahel pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les réfugiés

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Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Banque africaine de développement ont accordé, jeudi 23 juillet, une aide de 20 millions de dollars aux pays membres du G5 Sahel afin de renforcer leur santé publique et d’aider au bien-être des réfugiés et de leurs communautés d’accueil face à la pandémie de Covid-19.

L’enveloppe de la Banque provient du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque. Elle doit permettre aux gouvernements du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Tchad, qui composent le cadre régional de coopération et de coordination du G5 Sahel, de renforcer leurs capacités nationales afin d’enrayer la propagation du coronavirus. Il s’agit aussi d’en atténuer les répercussions sociales et économiques, dans cette région, où la pandémie provoque une situation d’urgence sans précédent, qui s’ajoute aux crises multiples déjà en cours dans la région.

Cette intervention privilégiera la conduite d’activités dans les zones les plus touchées par les conflits et la violence, subissant un afflux élevé de personnes victimes de déplacement forcé et où la présence des institutions gouvernementales est limitée.

Le Sahel compte 3,1 millions de réfugiés, de personnes déplacées dans leur propre pays, de rapatriés et de personnes menacées d’apatridie. Dans les cinq pays de la région, on a enregistré jusqu’à présent 10 000 cas de contamination au Covid-19 et 459 décès. Bien que les mesures d’urgence visant à enrayer la propagation de la maladie fassent l’objet d’une levée progressive et prudente, il est essentiel de renforcer l’intervention sanitaire pour les communautés les plus vulnérables.

« Pour les réfugiés et les personnes qui fuient déjà la guerre et la violence au Sahel, ainsi que pour les pays d’accueil, la pandémie de Covid-19 a des effets dévastateurs », a déclaré Kelly Clements, haut‑commissaire adjointe des Nations unies pour les réfugiés, qui a signé l’accord au nom de l’agence onusienne. « Cette contribution s’ajoute aux efforts déployés à l’échelle mondiale en vue de mobiliser un soutien financier et politique en faveur de l’intervention humanitaire dans la région. Elle témoigne également d’une grande solidarité avec les communautés qui accueillent les personnes contraintes de fuir », a-t-elle ajouté.

Le projet vise également à renforcer les systèmes alimentaires et nutritionnels, dans une région où 5,5 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire, selon les estimations des Nations unies. 

« Cette opération renforcera les capacités des pays du G5 Sahel et leur permettra d’appuyer les actions humanitaires et de développement de la région, de compléter les interventions menées dans le cadre de l’initiative de l’Alliance pour le Sahel et de soutenir les plus vulnérables », a déclaré de son côté, Khaled Sherif, vice-président de la Banque africaine de développement, en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services. « Grâce à ce projet, la Banque aidera à atténuer l’impact socioéconomique négatif de la crise du Covid-19 dans les pays du G5 Sahel, où les communautés sont déjà vulnérables et touchées par les conflits et l’insécurité. »

Le projet appuiera également des campagnes de sensibilisation sur le Covid-19 et renforcera les infrastructures de santé, la surveillance épidémiologique et la gestion des cas. Il permettra également l’acquisition de fournitures et d’équipements médicaux essentiels pour la prévention, le contrôle et le traitement des patients atteints du Covid-19. 

« Le Sahel requiert plus que jamais une attention accrue et coordonnée de la part des États de la région et de la communauté internationale, afin d’endiguer la spirale de la violence et de créer ainsi un environnement propice à un développement socioéconomique inclusif et durable », a déclaré, pour sa part, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel. 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Facilité de réponse rapide au Covid-19 (CRF) de la Banque africaine de développement, d’un montant maximal de 10 milliards de dollars, qui constitue le principal instrument d’aide aux pays africains mis en place par la Banque pour atténuer les effets de la crise sur l’économie et la santé. L’intervention du HCR dans le projet sera conforme aux principes humanitaires de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.

Ces types de partenariats sont encouragés par le Pacte mondial sur les réfugiés, en tant que cadre de partage des responsabilités plus prévisible et plus équitable. Ce projet conjoint illustre la façon dont le Pacte peut être appliqué et constitue un modèle permettant à d’autres entités financières et de développement de prendre la mesure des besoins massifs créés par les déplacements forcés et la pandémie et de s’engager à y répondre.

27754 in GestionPublique Maroc Pose de la premire pierre du nouveau terminal de laroport Rabat Sal financ par la BAD hauteur de 75 millions deuros

Le quotidien français Les Echos présente une image apocalyptique de l’Afrique

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Un misérable radeau à la dérive, flanqué d’une trentaine d’Africains en perdition, menacés par de gros virus flottants. Et autour, trois fringnants navires, français, américain et chinois, qui leur jettent des bouées. C’est l’image dantesque que le quotidien français Les Echos livre ce jour de l’Afrique

L’image est censée illustrer une « analyse » de la situation du continent, véritable pot-pourri d’amalgames et de prévisions parmi les plus pessimistes, composé par Jacques Hubert-Rodier, éditorialiste de politique internationale.

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Le continent africain qui compte 1,3 milliard d’habitants, soit 17% de la population mondiale, n’a enregistré que 2,5 % des décès dus au coronavirus. Ainsi, la France qui compte 20 fois moins d’habitants a déploré 2 fois plus de victimes que l’Afrique toute entière. Mais peu importe la réalité des chiffres, l’Afrique restera toujours, pour certains médias, un perpétuel sujet d’apitoiement et d’épouvante.

Pour ce spécialiste en politique internationale qui ne fait pas dans la nuance, l’Afrique qui a été « touchée violemment par la pandémie » est également le « théâtre d’actes de violence extrême » et doit « faire appel encore à des troupes étrangères, notamment françaises.»

Quant à la mise en oeuvre effective de la zone de libre-échange continentale africaine, « elle risque de faire long feu », d’ailleurs le Nigeria a déjà « décidé de fermer unilatéralement ses frontières à ses voisins.»

Sans parler du cours du riz qui risque de s’envoler et donc plonger le continent, importateur de la denrée, dans une terrible famine.

Et cette brillante analyse ne serait pas complète sans évoquer le sentiment anti-français « aggravé par l’annonce à la fin décembre par le président Emmanuel Macron de l’abandon du franc CFA, et sa prochaine substitution par l’eco.» Et de déplorer qu’au final, c’est « la Chine, avec ses routes de la soie, qui restructurera les relations de l’Afrique avec le monde extérieur.»

Somalie : un vote de défiance fait tomber le Premier ministre Hassan Ali Khayre

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Les législateurs ont en effet voté à une écrasante majorité de 170 contre 8, pour le démettre de ses fonctions, suite à des tensions et luttes de pouvoir entre lui et le président Mohamed Abdullahi dit « Farmaajo ».

« Le clivage entre le gouvernement et le corps législatif sape les progrès réalisés et, à cette fin, j’ai décidé de considérer la décision de la Chambre des représentants comme le fondement de notre nation », a déclaré ainsi le président du parlement.

Les deux figures politiques (Khaire et Farmaajo) étaient notamment en désaccord sur les prochaines élections (prévues en février prochain) : le premier ministre insistant pour qu’elles soient maintenues, et Farmaajo penchant plutôt pour un report.

Si certains membres du gouvernement, notamment alliés à Khaire, considèrent la manœuvre de destitution comme « anticonstitutionnelle », elle semblait inévitable, selon certains experts, du fait des divergences entre ces deux personnalités, sur fond de rivalités politiques. La surprise étant davantage au niveau de la rapidité de la procédure.

Devenu premier ministre en 2017, Hassan Ali Khaire aura tout de même eu une certaine longévité à ce poste, au vu de l’histoire récente du pays. Outre les tensions internes en différentes factions et clans, le gouvernement central fait notamment face à l’insurrection des islamistes radicaux Al Shebab, proches d’Al-Qaïda.

Ayi Renaud Dossavi

RDC: Félix Tshisekedi exige un rapport hebdomadaire sur le Franc Congolais

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Dans la perspective d’une implication “personnelle” dans la stabilisation du franc congolais face aux devises étrangères sur le marché de change, le président Félix Tshisekedi exige un “rapport hebdomadaire sur les efforts déployés pour stabiliser la monnaie locale”. Le président l’a déclaré dans sa communication à la 41ème réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 24 juillet 2020 par vidéoconférence.

Le Chef de l’État a indiqué que le pouvoir d’achat de nos compatriotes, principalement les couches sociales les plus vulnérables et les masses populaires laborieuses qui subissent de plein fouet la dépréciation monétaire, continue de baisser depuis un certain temps. Le Chef de l’État a réitéré à ce sujet l’instruction qu’il avait déjà donnée au Premier ministre de veiller à ce que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, qui ont la responsabilité de la stabilité de la monnaie, prennent les mesures appropriées pour arrêter la dépréciation de celle-ci. Le président de la République a manifesté sa détermination à s’impliquer personnellement dans le règlement de ce dossier, en exigeant un rapport hebdomadaire à ce sujet, rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres.

Durant les six premiers mois de 2020, le franc congolais a perdu environ 15% de sa valeur sur le marché de change. Selon l’estimation de la Banque centrale du Congo, la monnaie nationale se change déjà à 2020 FC contre 1 dollar américain sur le marché parallèle à Kinshasa. Depuis le mois de mai 2020, la Banque centrale du Congo et le gouvernement ont mis en œuvre un train de mesures qui, destinées à stabiliser la monnaie nationale, tardent de produire les effets attendus.

Les trois mesures mises en œuvre sont:

-Les émissions des Bons du Trésor à valeur élevée pour permettre au gouvernement de diversifier ses sources de financement afin de ne pas recourir à la planche à billets pour financer ses déficits budgétaires ;

-La vente de dollars américains aux banques commerciales pour répondre à la demande en devise des importateurs ;

-L’harmonisation des politiques budgétaires en limitant les dépenses publiques par rapport aux recettes disponibles.

À travers le Comité de conjoncture économique, le gouvernement avait sommé les miniers de rapatrier 40% des revenus de leurs exportations, conformément aux exigences du Code minier, pour améliorer l’offre des devises sur le marché de change. Ainsi, il est prévu l’envoi des missions de contrôle dans les sociétés minières pour vérifier celles qui se conforment à cette exigence du Code minier. Malheureusement, toutes ces mesures n’ont pas produit des effets parce que le franc congolais continue à se déprécier.

Relance de l’Afrique: la double culture de la diaspora, un atout efficace

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Les conséquences économiques du COVID-19 seront rudes partout et l’Afrique n’échappera pas à cette terrible vague. Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), plusieurs pays africains devraient connaître une croissance au point mort voire une récession – une première en 25 ans – à l’instar du Ghana dont la croissance ne dépassera pas le seuil des 1% selon les prévisions du gouvernement contre plus de 6% envisagés en début d’année. Si la résilience panafricaine n’est plus à démontrer, les sphères économiques seront plus impactées mais le continent possède quelques ressorts non négligeables sur lesquels les décideurs pourront s’appuyer.

L’entrepreneuriat social: un outil au service d’une émergence inclusive

En premier lieu, la diaspora a investi le champ du développement solidaire, économique et social. Selon Peggy Sefolosha, fondatrice de Sillage Association basée en Suisse, le monde post-covid devra s’appuyer sur l’Education, l’autonomie des jeunes et des femmes pour créer les conditions de l’émancipation sociale en Afrique centrale et sur tout le continent. «Il y a de nombreuses raisons pour poursuivre une quête de développement durable. Avec notre équipe de 24 salariés, nous coordonnons sur le terrain à Kinshasa des actions visant à promouvoir un entrepreneuriat social et solidaire. Il nous faut impacter en ce sens pour permettre une autonomisation sociale et économique des jeunes et des femmes», affirme-t-elle.  Un constat qui semble être partagé par d’autres structures comme le club The Global Union & Gu’s Ghcf qui est également sensibilisé à ces problématiques. Une orientation qui converge vers le sens de l’histoire en marche quand on sait que, selon la BAD, 40% des femmes actives sur le continent sont entrepreneures bien qu’il s’agisse de micros structures souvent informelles.

Développer les axes forts, une nécessité

Si l’essor d’un entrepreneuriat social et dynamique semble être une clé de voûte indispensable à une reprise économique vigoureuse, l’Afrique doit jouer sur deux stratégies complémentaires. «Il faut développer les initiatives intra-africaines – une vision qui devrait être facilitée par la ZLEC. Et dans le même temps, nous devons créer des synergies avec l’ensemble des structures réparties afin de favoriser les investissements intra-africains et entre l’Afrique et le reste du monde», explique Joseph Boguifo, président de la Fédération ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises. Un avis également partagé par Célestin Tawamba, président du Groupement interpatronal du Cameroun. Bienvenue Angui, Directrice de la section Afrique du Mittelstand – plus grand réseau de PME allemandes- et issue de la diaspora ivoirienne, estime pour sa part qu’il faut créer des ponts durables entre l’Afrique et les secteurs privés notamment européens. «Nous avions organisé une série de conférences-wébinaires où nous avons permis à des entrepreneurs de l’Afrique et des diasporas de réseauter entre eux. Plus de 300 personnes ont participé issues des pays francophones et anglophones. Les investissements devront reprendre malgré la COVID-19» indique-t-elle.

La double culture: une arme efficace

Selon la présidente de Sillage Association, si la diaspora peut jouer un rôle actif, c’est en raison de leur positionnement. «Mon expérience de vie dans différents pays et ma double culture ont renforcé mon intérêt croissant pour les questions internationales. J’ai découvert la force d’un entrepreneuriat social original et les différentes façons d’aider les personnes vulnérables dans les pays que j’ai visités», explique cette jeune leader qui entend mettre sur pied un Centre d’accueil et de soins de jours pour les jeunes mères en RD Congo après s’être investie avec force dans la lutte contre le COVID-19 grâce à ses équipes par la distribution de nourritures, masques et gels hydro-alcooliques.

Enfin, sur les plans politiques et financiers, la diaspora sait aussi faire résonner sa voix à l’instar de Sira Sylla, députée française de la majorité présidentielle, très engagée pour l’émergence de nouvelles relations durables entre l’Afrique et la France. Elle s’était prononcée pour un abaissement des commissions financières sur les transferts de fonds et pour une possibilité de bi-bancarisation des diasporas, facilitant ainsi l’implantation de banques africaines en France. Pour rappel: la diaspora envoie près de 70 milliards de dollars chaque année vers le continent africain. Cela représente une manne financière non négligeable provenant de la diaspora considérée comme «la 6ème région d’Afrique» par l’Union africaine. Un avis également partagé par le PNUD. «Les diasporas ont un rôle décisif dans l’aide qu’elles peuvent apporter également au niveau des compétences et c’est toujours positif d’être en relation avec elles», estime-t-on au sein des équipes du PNUD RDCongo (Programme des Nations Unies).  Donc, si les projets concordent vers des objectifs précis de développement et que les synergies se poursuivent, le continent pourra alors traverser cette crise  mondiale en limitant la casse économique et sociale.

[Tribune] Structuration juridique du secteur informel: une solution face à la crise sanitaire et économique ?

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Par Tagourla Fatimata, Docteur en droit, Professor of Business Law.


Dans la gestion de la crise sanitaire actuelle, les mesures de lutte (confinement total, distanciation sociale…) ont été difficiles à mettre en place du fait de la prévalence de l’économie informelle (85% selon l’Organisation Internationale du Travail, OIT). Des politiques d’accompagnement économique (bourses alimentaires, transfert d’argent, prise en charge de factures d’électricité ou d’eau) ont été prises par beaucoup de pays africains pour accompagner le couvre-feu ou le bouclage des villes. Ces mesures ont cependant été insuffisantes pour minimiser les impacts de la crise. Elles ont échoué à couvrir toutes ces populations vulnérables et elles ont eu un caractère très ponctuel. La question est alors de savoir s’il ne faut pas «reposer» le débat sur la structuration juridique du secteur informel afin de mettre en place une protection pérenne face aux crises sanitaires et économiques.

Le débat revient à repenser les modèles juridiques proposés. Parmi les défis posés par le secteur informel, on peut citer le non acquittement des charges fiscales (même si cela n’est pas le seul fait des entreprises informelles) ainsi que les pertes de gains pour l’Etat. Du point de vue de l’entreprise elle-même, les travailleurs n’ont pas de protection sociale et l’accès au financement est limite voire inexistant. L’informel n’en demeure pas moins un secteur clé et les Etats ont compris la nécessité d’adopter une attitude de «conciliation» visant à permettre une formalisation en douceur. Une analyse du droit positif de certains Etats africains, notamment ceux membres de l’OHADA, permet de relever l’existence de deux statuts à priori intéressants pour les acteurs de l’économie informelle mais qui se révèlent insuffisants a régler le problème.

Statut de l’entreprenant et SAS en droit OHADA : structures juridiques possibles pour les acteurs de l’informel

Le statut de l’entreprenant a été créé par l’OHADA pour inciter les entrepreneurs de l’informel, réticents à toute idée de création d’une personnalité juridique autonome, à s’identifier et à opérer en toute légalité. Deux critères fondent l’attractivité de ce statut : la simple déclaration à la place de l’obligation d’immatriculation et la tenue d’obligations comptables allégées. L’article 30 de l’Acte uniforme relatif au droit commercial général dispose en effet que «l’entreprenant est un entrepreneur individuel, personne physique qui, sur simple déclaration prévue dans le présent Acte uniforme, exerce une activité professionnelle civile, commerciale, artisanale ou agricole». L’entreprenant est dispensé de se faire immatriculer au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) mais reste assujetti à l’obligation de déclaration.

Alors que «l’entreprenant» est réservé à l’entrepreneur individuel, la SAS offre quant à elle un statut a ceux qui veulent créer une structure juridique autonome, souple et adaptable à leurs besoins. Les dispositions concernant la SAS sont contenues aux articles 853-1 et suivant de l’Acte uniforme sur les sociétés commerciales et le groupement d’intérêt économique (AUSCGIE). La SAS est une belle alternative pour tous les entrepreneurs qui aimeraient formaliser leurs activités par la création d’une personne morale distincte et par la limiter leur responsabilité. La forme unipersonnelle est un moyen de structurer son activité sans s’associer avec d’autres personnes. En effet toute personne, physique ou morale, peut créer une SAS.

En outre, l’absence d’un capital social minimum est de nature à permettre à de petits entrepreneurs de créer leurs sociétés sans devoir supporter la nécessité de réunir les capitaux nécessaires pour la constitution d’une société comme c’est le cas pour une SA. Les règles de fonctionnement dans les SAS sont également laissées à la discrétion des associés. Toujours est-il que ces statuts ont encore du mal à séduire certains acteurs du secteur informel.

Repenser les modèles proposés afin d’attirer les opérateurs de l’informel

Plusieurs mécanismes peuvent être envisagés en vue d’augmenter l’attractivite du statut de l’entreprenant pour les acteurs du secteur informel. D’un point de vue textuel et formel, il serait opportun que les dispositions sur ce statut soient reorganisées et «assemblées» pour plus de visibilité. Les Etats devront aussi mener une politique volontariste notamment en termes d’allègement de charges fiscales et sociales voire d’une exemption lors de la phase de démarrage. Ces incitations fiscales et sociales devront être accompagnées d’une réelle politique de vulgarisation des statuts juridiques possibles. Beaucoup d’opérateurs ignorent la possibilité d’une structuration simplifiée de leurs activités ainsi que des avantages qui pourraient en découler.

L’option de formalisation juridique devrait aussi être accompagnée d’un accès facilité au crédit ainsi que d’une couverture sociale se manifestant par des «filets de sécurité» en cas de crise. De telles mesures pourraient atténuer le manque d’engouement des acteurs de l’économie informelle pour la structuration juridique de leurs activités.

En définitive, face à cette crise sans précédent et pour l’avenir, une structuration juridique du secteur de l’informel est nécessaire. Elle offrirait une meilleure visibilité de ces acteurs et en conséquence une efficacité accrue des politiques de protection sociale. L’accompagnement étatique n’en serait que plus facilité. On peut par exemple penser à la mise en place de bourses ou d’allocations scolaires de rentrée pour les enfants des acteurs qui ont subi une perte de revenus et qui ont déjà déclaré leurs activités. Des mesures d’accompagnement telles que le chômage partiel ou une aide financière substantielle pourraient permettre l’observation, dans la dignité, des mesures de lutte contre la propagation des pandémies.

Mali: Ce qu’IBK a fait pour la défense et la sécurité nationales

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De 2013 à aujourd’hui, que d’efforts consentis par le Président Ibrahim Boubacar Kéita au profit d’une Armée, renaissante. Jamais dans l’histoire malienne. Ces hauts faits cités sont vérifiables.

A l’arrivée du Président IBK, la situation des Forces de Défense et de sécurité était caractérisée par des dysfonctionnements et des insuffisances liées au personnel et tenues militaires, un déficit remarquable en équipement militaires et des transports, le moral très bas des troupes ainsi que le niveau de formation de compétences et des militaires.

C’est dans ce contexte chaotique que le Mali est plongé dans un conflit asymétrique marqué par le terrorisme, le radicalisme religieux, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière. Pour y faire face, deux réformes majeures s’imposaient, l’adoption d’un nouveau concept de sécurité et la redéfinition du rôle et des missions des Forces armées.

Le Président Kéita n’est pas resté les bras croisé. Au regard de l’enjeu, il a initié la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM), une première au Mali, qui met en œuvre un immense investissement au profit de l’Armée pour un montant de 1230,563 milliards de FCFA. Cette loi a permis l’amélioration du cadre de vie et de travail des militaires, la revalorisation salariale, 10 000 nouveaux recrutements, l’indemnité compensatrice de logement, GPA …, l’amélioration de la capacité opérationnelle des unités combattantes ; l’acquisition d’aéronefs, de véhicules de combat et de transport de troupes modernes …; la construction des centres d’entrainement et des centres de maintenance des équipements (réparation des anciens moteurs comme l’avion de transport BASLER) …; la réalisation de matériels spécifiques pour les forces de sécurité (le renseignement et les transmissions) notamment pour la Garde nationale et la Gendarmerie nationale …, et l’amélioration des unités opérationnelles de soutien logistique et d’appui à la mobilité et contre-mobilité.

Il faut noter l’acquisition des équipements militaires de transports terrestres, aériens, de transmissions tactiques et des moyens de manœuvre. Au-delà de la mission régalienne des quatre avions de chasse super Tucano, ce sont les aéronefs de l’armée malienne qui ravitaillent les zones jadis inaccessibles du Mali, notamment les régions du nord Transport civil et militaire.

Il faut ajouter à ceux-ci l’acquisition de cargo tactique et militaire CASA 295 Airbus, deux hélicoptères Super Puma, quatre hélicoptères de combat MI-35, deux avions de transport Y-12, 650 véhicules de combat d’infanterie (Vira, Kia KM 50, Altv, Toyota pick up), 20 véhicules blindés de combat d’infanterie, 20 ambulances pour la prise en charge immédiate des blessés, 30 camions citernes à carburant pour le ravitaillement militaire et civile en carburant, 50 camions de transport logistique et 80 véhicules de transport des troupes.

Matériels

En 2014, l’ensemble des tenues militaires ont été uniformes et chaque militaire a bénéficié de 5 tenues au lieu d’une seule ou presque pas. En 2017, les tenues ont été renouvelées: chaque militaire a reçu ses 5 tenues supplémentaires.

Le matériel militaire renforcé avec le renouvèlement des stocks d’armes et de munitions. On est passé d’une arme pour 8 militaires à presque 1 arme pour un militaire.

Pour le matériel de campement, tentes et lits picots ; du matériel de télécommunication acquis et celui d’aide au stationnement notamment des Bac à sable, du Concertina barbelé et des groupes électrogènes.

Ressources humaines

Sur le besoin réel en ressources humaines, estimé à près de 20.000 hommes, 10.000 hommes ont été recrutés depuis 2013 pour un montant de 43 milliards de FCA.

Conditions de vie

Pour l’amélioration des conditions de vie des troupes, les droits perçus par les soldats ont été doublés depuis, suite à l’instauration du taux plein ICL, l’augmentation de l’allocation familiale et de la valeur indiciaire et la diminution de l’ITS. En plus de la revalorisation salariale, il y a l’octroi d’une prime de logements de 50.000 à 100.000 FCFA par mois à chaque militaire qui n’a pas de logement fourni par l’État: 50 000 FCFA / mois pour les militaires de rangs, 75 000 FCFA / mois pour les sous-officiers, et 100 000 FCFA / mois pour les officiers. Sans passé inaperçu l’octroi d’une prime de zone de 50.000 F CFA / mois à chaque militaire à partir de la zone de Ségou pour tous les porteurs (militaires et policiers) et une Prime générale d’alimentation (PGA) spéciale améliorée par jour à chaque militaire au front et en mission.

Grâce au Programme d’IBK, 1000 logements sociaux supplémentaires ont été construits pour les militaires à Kambila, dans le cercle de Kati.

Quant à la prise en charge des ayant-droits des militaires décédés sur le champ d’honneur, 10 ans de salaire du grade supérieur de chaque militaire tombé sur le champ d’honneur est versé à ses ayants droits, 05 ans de salaire est versés aux grands blessés de guerre. La prise en charge totale des blessés de guerre dans les centres spécialisés du Mali ou à l’étranger. Ainsi, des ayants-droits des militaires décédés sur le champ d’honneur ont reçu des premiers chèques d’un montant global de 80 millions de FCFA au nom de leur patrie, le 22 septembre 2017. Tous ces efforts sont couronnés par l’adoption en Conseil des Ministres d’un nouveau Statut Général des Militaires, en 2016.

APR sur les rails

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au mali issu du processus d’Alger, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) a été mis en place à Gao et à Kidal, avec des moyens comme, véhicules, matériel d’Habillement, de Campement, de Couchage et d’Ameublement (HCCA). Les primes d’opération, de couverture sanitaire et de PGA des troupes engagées ont été prises en charge et des de décrets portant création de la CNDDR et de la Cl, et portant attribution de primes de la CNDDR ont été adoptés.

«Les forces de défense et de sécurité sont des outils de décision d’un chef d’État. Qui que soit, tu ne peux parler avec satisfaction, défendre les intérêts de ton pays tant que tu n’es pas adossé à une défense nationale digne de ce nom. Si ta défense nationale repose sur qui que ce soit, tu n’es pas indépendant », a averti le Président Ibrahim Boubacar Keita, Chef Suprême des Armées.

Amadou Maïga

Protection des données: «la meilleure défense, c’est l’attaque!»

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Image d'illustration

Alors que plusieurs entreprises ont subi des cyberattaques ces derniers mois, qu’en est-il de la protection des données et comment se protéger au mieux? Pour y répondre, Sputnik donne la parole à Frédéric Ocana, un expert en cybersécurité, qui préconise une meilleure «hygiène numérique». Entretien.

De grandes entreprises comme Twitter, Orange ou encore des banques et des assureurs comme la MAAF ont été victimes de cyberattaques ces derniers jours. De fait, ce sont non seulement les entreprises, mais également les données des particuliers qui pâtissent de ces agressions. Qu’en est-il de la protection des données?

Si Frédéric Ocana, expert en cybersécurité, pense que la protection totale de nos données est utopique, il nous enseigne comment protéger celles «qui nous tiennent à cœur» en ayant une meilleure «hygiène numérique».

Match Airbus-Boeing: la stratégie gagnante de Donald Trump

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Les Européens ont-ils finalement plié face à Donald Trump? Sur fond d’accusations mutuelles d’aides publiques à Airbus et Boeing, le bras de fer opposant Bruxelles à Washington devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dure depuis plus de seize ans. Le 24 juillet dernier, l’avionneur européen a annoncé faire le «pas final» qui pourrait clore cette controverse.

Dans un court communiqué, dans lequel elle souligne le dur contexte provoqué par la crise du Covid-19 pour l’industrie aéronautique, la firme toulousaine annonce s’être entendue avec les gouvernements français et espagnol afin d’«amender» les RLI (Repayable Launch Investment), des avances remboursables, concernant en l’occurrence le financement de son gros porteur A350. En somme, il s’agit d’augmenter les taux d’intérêt et donc les remboursements d’Airbus aux États membres, des subventions dénoncées comme étant indues par les Américains.

«Avec cette dernière décision, Airbus se considère en totale conformité avec toutes les décisions de l’OMC», estime le groupe aéronautique.

Dans la foulée, Bruno Le Maire a appelé les Américains à lever «sans délai» les tarifs douaniers imposés aux produits européens. Pour le ministre français de l’Économie, les autorités américaines «n’ont plus aucune justification à maintenir leurs sanctions commerciales contre l’Europe.» Même son de cloche du côté de Bruxelles, où la Commission européenne a appelé à une levée des sanctions tarifaires sur les appareils d’Airbus.

Derrière Boeing, les services secrets US

Pour rappel, en 2004, après une année 2003 marquée par la montée d’Airbus sur la première marche du podium des meilleurs vendeurs mondiaux d’avions civils, Boeing avait déposé plainte auprès de l’organisation internationale, prétextant que son rival européen avait rompu les termes d’un accord bilatéral signé entre Américains et Européens en 1992, en touchant des aides financières. Des subventions qui auraient permis au groupe Airbus de tenir un rythme qu’il n’aurait autrement, selon Boeing, jamais pu tenir.© REUTERS / BENOIT TESSIERAirbus, nouvelle proie des autorités américainesCet accord, ou plutôt ce cessez-le-feu, limitant les aides directes et indirectes dont les deux géants pouvaient bénéficier, survenait deux ans après que Boeing soit parvenu à coiffer Airbus au poteau sur un juteux contrat de six milliards de dollars en Arabie saoudite… grâce aux services secrets américains, qui avaient intercepté les échanges entre l’avionneur toulousain et les autorités saoudiennes.

Dans la foulée de la plainte de son concurrent, Airbus avait en retour accusé Boeing de profiter de crédits d’impôt du gouvernement américain. L’Union européenne avait emboîté le pas à son champion industriel et accusé l’avionneur de Chicago d’une autre violation de l’accord, à travers des investissements de compagnies aériennes japonaises.

Donald Trump, lui, sait mener la guerre économique

Si depuis, le conflit commercial ne s’est jamais réellement apaisé, Donald Trump lui a donné en octobre 2019 un tournant visiblement décisif. Dans la continuité d’un jugement de l’instance d’appel de l’OMC rendu le 15 mai 2018 et qui donnait partiellement raison à Boeing, le Président américain ordonnait la mise en place de tarifs douaniers punitifs sur l’équivalent de 7,5 milliards (6,8 milliards d’euros) de biens européens importés.

Avions de ligne assemblés à Toulouse et à Hambourg, whisky écossais, divers vins et spiritueux français et italiens, huile d’olive espagnole, fromages néerlandais ou encore engins de chantier et machines-outils allemandes ainsi que les textiles britanniques: l’ampleur de ce régime de sanctions commerciales avalisé par l’OMC –reconductible chaque année– était du jamais vu.

Un feu vert aux sanctions anti-européennes que Donald Trump, qui menace régulièrement de claquer la porte de l’OMC, avait salué comme une «belle victoire».© AFP 2020 ADEM ALTANAide européenne à la Turquie: les réfugiés, le ticket gagnant d’ErdoganEn réponse, l’UE a brandi la menace de taxer à son tour des produits américains. En France, la porte-parole du gouvernement déclarait sur BFMTV que Paris prévoyait «des mesures de rétorsion», en concertation avec l’UE, si Donald Trump mettait à exécution ses menaces. Mais alors qu’en 2018, Bruxelles avait timidement riposté à la taxation de son aluminium en surtaxant à son tour pour les importations depuis les États-Unis, il n’en fut rien cette fois. Tout comme lors des récentes tensions avec la Turquie, la ligne de l’apaisement avec Washington l’emporta à Bruxelles.

Au-delà des conséquences pour Airbus de cette décision, qui théoriquement devrait financièrement impacter le constructeur européen, reste à savoir si cela sera suffisant aux yeux des États-Unis. En effet, cela revient pour Airbus –et derrière l’entreprise, les États européens qui la soutiennent– à reconnaître leur faute dans cette affaire.

Or, jusqu’à présent, la bonne volonté des entreprises européennes vis-à-vis des autorités américaines n’a pas été payante. En témoigne le cas d’Alstom ou encore des grandes banques européennes, lourdement condamnées par la justice américaine dans la crise des Subprimes.

N’existe-t-il pas également un risque que ce message soit perçu comme un signal de faiblesse de l’autre côté de l’Atlantique, au moment où Airbus a encore récemment été la cible du redouté Department of Justice (DoJ)? Emboîtant le pas au Parquet national financier (PNF) et au Serious Fraud Office (SFO) britannique, le parquet américain avait lancé en 2018 une procédure judiciaire pour des irrégularités sur certaines transactions. Le groupe a écopé d’une amende de 3,6 milliards d’euros le 31 janvier dernier.

Le cours du pétrole oscille au gré des tensions sino-américaines

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Les prix du pétrole ont accusé le coup ce 24 juillet, d’un contexte géopolitique tendu. La dégradation des relations sino-américaines inquiètent les observateurs, de même que la crise sanitaire et les récents chiffres du chômage aux États-Unis.

Les prix du pétrole sont repartis à la baisse ce vendredi 24 juillet, alors que les relations entre la Chine et les États-Unis ne cessent de se détériorer. © CC0 / STEVEBIDMEADLe prix de l’or approche un record historique sur fond de tensions entre les États-Unis et la ChineLes contrats à court terme sur le baril de Brent ont ainsi chuté de 34 cents, à 42,97$ le baril. Les contrats à terme sur le brut américain WTI ont eux glissé de 18 cents, pour s’établir à 40,89$ le baril.

Les tensions entre la Chine et les États-Unis, deux des principaux consommateurs de pétrole, alimentent les inquiétudes des marchés. Pékin a ordonné de fermer le consulat américain de la ville de Chengdu ce 24 juillet, alors que les États-Unis avaient fait de même avec le consulat chinois de Houston au cours de la semaine.

Inquiétude sur le chômage et l’épidémie aux États-Unis

Les chiffres du chômage aux États-Unis sont également scrutés avec attention par les investisseurs. Ces chiffres sont repartis à la hausse pour la première fois en quatre mois, avec un peu plus d’1,4 millions de demande de prestations chômages entre le 12 et le 18 juillet, selon le New York Times.

Les observateurs s’inquiètent enfin de la situation sanitaire aux États-Unis, où le cap des 4 millions de cas de Covid-19 a été franchi ce 23 juillet.

«Si une deuxième vague se matérialise aux États-Unis, nous estimons qu’elle mettra en danger un total d’environ 5 millions de barils par jour à son apogée, à la fin du mois d’août 2020», a indiqué Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy.