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L’industrie du recyclage en Chine en pleine évolution

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Alors que la Chine place de plus en plus l’écologie en tête de ses priorités, l’industrie du recyclage est confrontée à de nouveaux défis.

En Occident, le recyclage est souvent vu comme une affaire de devoir civique : les campagnes gouvernementales pour inciter au recyclage font appel à la responsabilité sociale ou à la conscience environnementale des citoyens. Il n’est pas rare pour les comités de quartier ou les éboueurs de réprimander les citadins qui, par exemple, ne trient pas leurs déchets.

Le 27 août 2016, des ouvriers travaillent sur la ligne
de production de l’accumulateur à Anhui.   

En Chine, les choses sont radicalement différentes, et témoignent non pas de l’absence d’un système de recyclage, mais d’une organisation différente, reposant davantage sur les lois du marché que sur la conscience citoyenne. Ici, pas de tri des déchets ni de conteneur pour le papier ou les bouteilles vides : que ce soit dans les compagnies ou les maisons, tout est jeté dans un même récipient en bordure de sa rue.

Une fois sortis, ces déchets attirent aussitôt l’attention d’une véritable armée de collecteurs qui arpentent les rues des villes chinoises. Traînant derrière leurs bicyclettes de grands sacs, ils se promènent de conteneur en conteneur, ramassant le plastique, le papier, les bouteilles de vitre, le métal, etc.

« Bien sûr, par le passé, les déchets ménagers n’étaient pas une question grave, mais avec le développement économique et la multiplication des produits de consommation, notamment l’arrivée des emballages jetables et du plastique dans nos vies, les déchets ménagers sont devenus un vrai problème », dit Wang Jing, une collectrice de déchets à Beijing.

Ce sont des gens comme Wang Jing qui forment la ligne de front de l’industrie du recyclage en Chine : ils trient les ordures, en extraient tout ce qui est susceptible d’être recyclé et s’affairent à toute heure de la nuit ou du jour dans les rues de la capitale et des villes chinoises.

Le 1er septembre 2017, une enseignante explique aux élèves
la classification des déchets à Yangzhou (Jiangsu).  

Un système unique à la Chine

Selon les données des Nations Unies, la Chine produit 520 548 tonnes de déchets par jour. Elle compte pour 28 % de la demande globale pour le polyéthylène téréphtalate, le principal matériel utilisé dans la confection des fameuses bouteilles de plastique qui sont désormais omniprésentes dans nos vies. En 2016, les Chinois ont acheté plus de 73 milliards de ces bouteilles, une hausse de 5 milliards par rapport à l’année précédente.

Bien que le pays soit encore loin derrière les pays occidentaux en termes de quantité de déchets produits per capita par jour (1,02 kg par rapport à 2,58 kg), ce taux croît de 4% à 5% par année. Le travail de recyclage effectué par Wang Jing et ses collègues est donc un service vital pour assurer une vie urbaine saine.

On estime à 160 000 le nombre de collecteurs dans la seule ville de Beijing, dont 90 % seraient des migrants ruraux, selon les observateurs. Une fois collectés, les matériaux sont transportés et vendus à des ateliers de recyclage qui transforment les produits et les revendent aux grandes usines.

D’autres collecteurs optent pour une stratégie différente : au lieu de trier les déchets, ils se promènent dans les rues des quartiers résidentiels en criant les produits qu’ils achètent, le plus souvent des électroménagers ou de la ferraille. Les résidents désireux de se débarrasser de leurs vieux objets peuvent s’en départir contre quelques yuans.

« J’ai récemment rénové ma cuisine, et j’ai pu vendre mes tuyaux de plomberie et quelques tuiles pour une dizaine de yuans en tout. Je leur ai aussi vendu mon vieux téléviseur brisé. Ça permet de gagner un peu d’argent, mais ça m’évite surtout de devoir déplacer ces déchets moi-même », dit une résidente âgée de Beijing.

Adam Minter, auteur du livre Junkyard Planet sur l’industrie des déchets en Chine, estime que les collecteurs de déchets se chiffreraient à une dizaine de millions à l’échelle du pays, formant la deuxième profession du pays, après les fermiers.

« En Occident, le recyclage est considéré comme une activité verte. Mais en Chine, le recyclage des bouteilles en plastique et le recyclage en général répondent beaucoup plus à un impératif économique, plutôt qu’à un impératif environnemental, explique Minter. Il est extrêmement rare de voir des bouteilles en plastique ne pas être recyclées en Chine, en particulier compte tenu du prix plus élevé des bouteilles de polyéthylène téréphtalate. »

Une industrie en cours de régularisation

Alors que le pays recentre ses priorités sur l’énergie verte, tel qu’annoncé à la Conférence COP21 en décembre 2015 ainsi que dans le XIIIe plan quinquennal (2016-2020), la Chine cherche à régulariser et standardiser son industrie du recyclage.

Le problème est que les ateliers de recyclage, souvent des entreprises familiales peu soucieuses des régulations, brûlent les matériaux qu’ils n’arrivent pas à recycler. Ces pratiques non réglementées aggravent la pollution de l’air tout en causant de graves problèmes de santé aux travailleurs et à leurs communautés.

Wang Jiuliang, un documentariste chinois qui s’est intéressé aux fosses d’enfouissement présentes autour de Beijing, s’inquiète de cette situation : « La Chine est rapidement passé de pays très pauvre à pays très riche. Il y a un fort désir de consommer des choses et une grande partie de ces choses se retrouvent par la suite dans des sites d’enfouissement. La Chine s’est engagée dans une société basée sur la consommation, sans pourtant être prête pour ce type de consommation. »

Pour augmenter l’efficacité, le gouvernement chinois vise à introduire des technologies avancées afin de hausser le degré d’expertise et de professionnalisme de son industrie. D’un autre côté, les urbanistes et les autorités municipales devront intégrer davantage le recyclage dans leurs plans de gestion urbaine. Pour cela, les collecteurs de déchets et les compagnies familiales offrent une base à partir de laquelle un système complet, moderne et systématique pourrait être développé.

Un tournant à l’horizon

Chose étonnante, non seulement la Chine doit traiter ses déchets, mais le pays importe même les déchets de l’étranger. En fait, les États-Unis exportent plus de ferraille et de déchets vers la Chine que tout autre produit. En 2016, la Chine a importé plus de la moitié des exportations mondiales de déchets de cuivre, ainsi que la moitié de son plastique.

En effet, il est souvent moins coûteux de recycler les déchets de cuivre, de fer, d’acier, de papier et de plastique, que de fabriquer de tels matériaux, en particulier lorsque les prix des matières premières sont élevés, comme c’était le cas au cours des années 2000.

Mais cette situation tire à sa fin : le 18 juillet dernier, la Chine a annoncé à l’Organisation mondiale du Commerce que d’ici la fin de l’année, elle n’accepterait plus les importations de 24 catégories de déchets solides. Selon le ministère de la Protection de l’Environnement, la restriction de ces importations protégera l’environnement et améliorera la santé publique en Chine. Cette tendance avait déjà débuté en 2013, quand la Chine avait lancé une campagne visant à interdire les déchets hautement contaminés parmi les matières recyclées importées.

En plus de ces réglementations plus strictes, la Chine continue d’investir massivement dans la promotion de pratiques écologiques. Les baguettes jetables, objets omniprésents en Chine, sont désormais faites de débris de bambou transformés venant des usines de meubles.

Autre exemple, la « pollution blanche », désignant les sacs de plastique qui malheureusement polluent les paysages. En janvier 2008, le gouvernement chinois a interdit aux magasins de distribuer des sacs en plastique gratuits et a demandé aux consommateurs d’utiliser des sacs en tissu à la place pour réduire la pollution. Pas à pas, on observe donc une tendance vers un meilleur traitement des déchets, notamment en améliorant les capacités de recyclage du pays.

﹡FRANÇOIS DUBÉ est un journaliste canadien baséà Beijing.

Chine : 2.980 députés élus à l’organe législatif suprême

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Au total, 2.980 députés ont été élus à la 13e Assemblée populaire nationale (APN), l’organe législatif suprême de la Chine, et sont dans l’attente de la confirmation définitive de leur élection.

Un rapport sur l’élection des nouveaux députés de l’APN, élus par 35 unités électorales à travers le pays, a été soumis vendredi au Comité permanent de l’APN pour confirmation.

La liste des députés devrait être publiée samedi.

« Les députés de la 13e APN possèdent une large représentativité, chaque région, chaque groupe ethnique et chaque secteur de la société disposant de ses propres représentants », a indiqué Xin Chunying, secrétaire général adjoint du Comité permanent de l’APN, donnant des précisions sur le rapport lors de la réunion.

Les élections étaient légales et les qualifications de tous les députés sont valides, selon une commission du Comité permanent de l’APN en charge du contrôle de leur validité.

Zhang Dejiang, président du Comité permanent de l’APN, a présidé la réunion.

Les membres du Comité permanent de l’APN ont délibéré sur un rapport consacré au travail du Comité permanent de la12e APN, le calendrier de la première session de la 13e APN, la liste de noms du présidium et du secrétaire général et la liste des députés non votants.

Ils ont également examiné un amendement à une décision 2015 sur le serment d’allégeance à la Constitution, un rapport sur l’application de la loi sur les semences, ainsi qu’une proposition du Conseil des Affaires d’Etat visant à étendre l’ajustement de certaines provisions de la loi sur les valeurs mobilières afin de mettre en oeuvre des réformes qui modifieront le système d’introduction des bourses de Shanghai et Shenzhen, en passant d’un système d’approbation à un système d’inscription.

Parmi les autres documents examinés figuraient un rapport sur les qualifications de certains députés de l’APN et une motion visant à ajouter de nouveaux membres au comité électoral de l’armée, en plus des nominations et des révocations.

Les législateurs ont convenu que le Comité permanent de la 12e APN avait bien exercé ses fonctions durant son mandat de cinq ans, en réalisant de nouveaux progrès dans l’innovation théorique et pratique au sein du système des assemblées du peuple, et dans la construction de la démocratie socialiste et de l’Etat de droit, selon un communiqué publié après les discussions de groupe vendredi après-midi.

« Le Comité permanent de l’APN a fermement sauvegardé l’autorité et le statut de noyau dirigeant de Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, ainsi que l’autorité et la direction unifiée et centralisée du Comité central du PCC avec M. Xi comme noyau dirigeant », indique le communiqué.

Source: Xinhua

Crise socio-politique au Mali : la diaspora africaine en Europe opte pour l’apaisement et le dialogue

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La Diaspora Africaine en Europe invite les contestataires à prendre la main tendue du président de la République.


Depuis quelques mois la Mission de la Diaspora Africaine en Europe observe avec le reste du monde entier les mouvements sociopolitiques qui agitent la République du Mali. Pour apporter sa contribution à la résolution de cette crise que traverse le Mali, la Mission a dépêché en République du Mali une mission de quatre (4) personnes depuis le 18 juillet 2020. C’est dans ce cadre que la Mission a invité le samedi 25 juillet 2020 à la mairie du District de Bamako les hommes de media pour leur faire part de sa mission. Ladite conférence était animée par Amoikon Eba, chef de mission et Dr Jean Claude Konan, porte-parole de la mission.
Face à la presse, les conférenciers ont d’abord fait une brève historique de la démocratie malienne. Ils affirment que notre pays, le Mali était cité comme exemple en démocratie en Afrique. A cet effet, ils invitent les maliens de chercher à connaitre l’histoire de leur cher pays afin de trouver une issue à cette crise.
La Mission de la Diaspora Africaine suit avec une attention particulière le développement des évènements en République du Mali. Elle encourage le chef de l’Etat dans sa quête inlassable de préserver la paix et la stabilité au Mali et salue toutes les concessions qu’il a faites et celles qu’il fera encore pour le Mali, ont indiqué les conférenciers.
Pour la mission, les revendications du M5-RFP qui sont entre autres, la démission du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, la dissolution de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle etc. sont inacceptables dans son pays de droit comme le nôtre. Les conférenciers trouvent anticonstitutionnelles et antidémocratiques ces revendications du M5-RFP. Selon eux, c’est justement pour donner au peuple l’occasion de sanctionner le président s’il n’est pas satisfait de son travail, que la constitution prévoit l’organisation d’une élection tous les cinq (5) ans. « Le respect de la constitution doit être au-dessus tout pour chaque homme politique », ont laissé entendre les conférenciers. Ils estiment qu’il appartient à la classe politique d’éduquer les peuples aux pratiques démocratiques et les encourager à respecter les fondements démocratiques.
La Mission d’Apaisement de la Diaspora en Europe à travers ces missionnaires dépêchés au Mali appelle le peuple malien à faire bloc autour de son président et à ses autorités pour faire face ensemble à ce combat contre le terrorisme comme dans les autres pays dont malheureusement certains sont plus touchés que le Mali mais où personne ne réclame la démission du président de la République.
La Mission appelle le peuple malien à ne pas oublier que la démocratie dont il jouit aujourd’hui a été acquise de longue et difficile lutte. Elle affirme que cette démocratie qui fait la fierté de l’Afrique ne doit pas être bradée pour satisfaire les désirs de quelques personnes, peu importe leur position dans le pays.
Pour une solution de sortie de crise, la Mission invite les contestataires à accepter la main tendue du président de la république pour prendre place à la table de négociation et régler leurs différends comme en s’appuyant sur la loi fondamentale du Mali, fondement de tout Etat démocratique.
Pour conclure, la mission exprime toute sa compassion au peuple malien, ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et son soutien à ceux qui ont été physiquement, financièrement ou moralement touchés par les évènements du 10 et 11 juillet. Elle condamne avec la dernière énergie l’enlèvement du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, enlevé depuis mars 2020 lors des campagnes des élections législatives passées dans sa circonscription électorale, Niafounké.
IB KONE

Soudan: Plus de 60 morts dans une nouvelle tuerie au Darfour

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Image de la capitale soudanaise

Se référant au communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires à Khartoum, l’AFP rapporte que quelque 60 personnes ont trouvé la mort samedi suite à l’attaque d’environ 500 hommes contre une localité de l’État du Darfour-Occidental.

Plus de 60 personnes ont été tuées et 60 autres blessées dans une nouvelle tuerie menée par des hommes armés dans un village de l’État du Darfour-Occidental, a annoncé dimanche l’Onu.

«Il s’agit du dernier d’une série d’incidents qui se sont déroulés la semaine dernière et qui se sont traduits par des villages et des maisons brûlés ainsi que des marchés et des magasins endommagés» dans cet État, a précisé le communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Khartoum, cité par l’agence France-Presse.

Selon l’Onu, environ 500 hommes armés ont attaqué samedi la localité de Masteri, à 48 km de la capitale provinciale d’El Geneina, tuant plus de 60 personnes, en majorité de la communauté masalit, et blessant 60 autres. Plusieurs maisons dans le nord, le sud et l’est du village ont été pillées et brûlées ainsi que la moitié du marché local.

Ces tueries ont visé récemment les agriculteurs issus de tribus africaines qui sont en conflit avec les tribus nomades arabes à propos des terres.

Le Sénégal obtient 86 millions $ de la BEI pour appuyer le secteur privé

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 La BEI vient d’octroyer un prêt de 86 millions $ au Sénégal pour soutenir le secteur privé. Le financement permettra aux institutions bancaires sénégalaises de fournir des prêts aux entreprises les plus touchées par la pandémie de coronavirus.

Le Sénégal bénéficiera d’un soutien financier de 86 millions $ de la Banque européenne internationale (BEI). Un accord de financement a été signé jeudi 23 juillet 2020 entre les autorités sénégalaises et l’institution européenne afin d’appuyer le secteur privé.

Les nouveaux fonds serviront à aider les petites et moyennes entreprises (PME) du Sénégal impactées par la pandémie de coronavirus. Combinés à une subvention de près de 7 millions $, ils soutiendront l’octroi de prêts par des institutions bancaires aux entreprises les plus touchées par la covid-19 et permettront, en outre, de mobiliser plus d’investissements du secteur privé.

« Cette intervention rapide de la BEI contribuera à préserver le tissu économique et social du pays et à sauvegarder des emplois. Première réponse à la covid-19 à être signée en Afrique, elle sera suivie dans les prochaines semaines de nouveaux concours de la BEI sur tout le continent visant à améliorer la santé publique, renforcer la réaction des partenaires du secteur public et aider les entreprises du secteur privé à mieux faire face à des défis sans précédent », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI dans un communiqué publié par l’institution.

Notons que le nouveau prêt entre dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale (PRES) mis en place par le gouvernement du président Macky Sall afin de consacrer 354 millions $ à la lutte contre la covid-19. Plusieurs domaines d’activités seront ciblés par le financement, notamment la pêche, l’agriculture, le tourisme, l’industrie manufacturière et le commerce de détail.  

Moutiou Adjibi Nourou

Guinée: seulement 5% du réseau routier national est bitumé

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Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké en Basse-Guinée, est un homme d'État guinéen. Il est président de la République de Guinée depuis le 21 décembre 2010, Jusqu'à ce jour.

 Actuellement, la Guinée compte moins de 2 500 km de routes nationales bitumées pour un réseau long de plus de 43 000 km. Selon le ministre des Travaux publics, les fonds alloués à l’entretien routier sont insuffisants alors que plusieurs axes vitaux sont dans un état critique.

L’infrastructure routière en Guinée est globalement dégradée, obsolète et très vieillissante. Le ministre des Travaux publics Moustapha Naité (photo) en a fait l’état des lieux au cours du Conseil des ministres du 23 juillet, lors de sa communication relative au programme d’urgence de réhabilitation des axes routiers principaux. « En dépit de tous les efforts considérables consentis, l’état global du réseau routier national reste précaire », a-t-il dit.

En 2010,  le réseau routier national de Guinée s’étendait sur 43 348 km. Avec les travaux en cours, celui-ci passera à 48 981,91 km dont seulement 2 463,5 km de routes nationales bitumées, soit 5,03% . « La grande partie des infrastructures routières est construite sous la 1re République (1958-1984) et une bonne partie des routes, toutes catégories confondues, est encore en terre », a révélé le ministre.

Dans le but d’améliorer l’état du réseau en souffrance, le ministère des Travaux publics a initié un plan d’urgence de travaux de réfection d’axes principaux en état critique. Seulement, « les moyens consacrés actuellement à l’entretien routier dans toute son envergure sont insuffisants », regrette Moustapha Naité, avant de rappeler que l’arrêté conjoint – ministère des Travaux publics/ministère des Finances suivant les recommandations de l’Union européenne de relever la part de l’entretien routier sur le carburant (RER) – n’est, à ce jour, pas appliqué. 

L’état du réseau dit « routes à risques » a pourtant atteint un niveau limite de dégradation et nécessite des interventions durant cette année 2020. Il a d’ailleurs prévenu que si les moyens financiers ne sont pas mobilisés d’ici là, plusieurs liaisons se verraient coupées sur le réseau.

Ces travaux d’urgence visent uniquement à maintenir une circulation dans des conditions acceptables, le temps que  l’Etat  recherche les fonds nécessaires pour financer progressivement les projets de reconstruction. Ils concernent 1 650 km linéaires de routes (dont 965 km de routes revêtues et 685 km de routes en terre) et requièrent 978 milliards GNF ($102 millions). 

Au terme des débats, le Conseil après avoir acté la nécessité de procéder à ces travaux d’urgence a instruit le ministre des Travaux publics de prendre attache avec l’Administration et contrôle des grands projets (ACGP) afin d’évaluer conjointement les coûts desdits travaux. Le Conseil a également instruit la ministre du Plan de l’étalement sur trois exercices budgétaires de la prise en charge financière des travaux, et d’inscrire désormais dans les programmes d’investissement public le coût des études de faisabilité et des entretiens lourds.

Air Burkina relance ses vols commerciaux après 4 mois d’interruption

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Air Burkina, qui a suspend ses vols depuis fin mars, a retrouvé les airs ce 24 juillet avec sa ligne domestique entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Les dessertes régionales pourraient reprendre dans quelques semaines alors que le pays a annoncé la réouverture des frontières aériennes le 1er aout.

Air Burkina a relancé, ce 24 juillet, ses opérations commerciales. La reprise concerne pour le moment les vols sur son unique ligne interne entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Jusqu’à la fin du mois, trois autres vols seront programmés (26, 28, 30 juillet). « Tous les passagers sont invités au respect strict des gestes barrières contre la pandémie de Covid-19 », informe Air Burkina, ajoutant que « le port du masque de protection est obligatoire durant tout le parcours de formalités d’enregistrement et durant tout le vol ». A leur arrivée, ils seront également soumis aux contrôles sanitaires selon les prescriptions des autorités du Burkina Faso.

Le redéploiement sur les lignes régionales pourrait intervenir dans les prochaines semaines, à la faveur de la réouverture des frontières aériennes, prévue le 1er Août. « Les autres frontières, terrestres et ferroviaires, restent fermées jusqu’à nouvel ordre », a déclaré le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou (photo). Avant la crise, Air Burkina desservait Abidjan, Accra, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé et Niamey.

Rappelons que la compagnie avait suspendu ses vols depuis le 29 mars en raison de la crise sanitaire. Clouée au sol, elle avait été contrainte d’envoyer son personnel en chômage technique partiel pour une période de trois mois, à compter de mai. Le mois dernier, le gouvernement a annoncé l’allocation d’une subvention de 3,5 milliards de FCFA (6 millions de dollars) pour permettre à Air Burkina, de répondre aux conséquences de la Covid-19, elle qui traîne déjà une dette de plus de 23 millions de dollars.

Romuald Ngueyap

Togo : la facturation en ligne des conteneurs à l’import est désormais obligatoire

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La solution adoptée par Togo Terminal vise à améliorer l’environnement des affaires, limiter les contacts physiques et accélèrer les procédures de facturation. Désormais tous les conteneurs à l’import en mode livraison directe feront l’objet d’une facturation en ligne exclusivement.

« Toute facturation des conteneurs à l’import en mode livraison directe sur camion se fera exclusivement en ligne à partir des comptes qui vous ont été créés ». La direction générale de Togo Terminal, filiale du Groupe Bolloré Transports & Logistics, annonce ainsi son passage au régime obligatoire de la facturation en ligne. 

Elle a franchi ce palier après une période accordée aux opérateurs économiques afin de se familiariser avec la plateforme de facturation créée à cet effet. Togo Terminal précise qu’« aucun traitement de dossiers des conteneurs à l’import en mode livraison directe sur camion ne sera traité aux guichets de la facturation de Togo Terminal » et encourage les retardataires à créer leur compte.

L’e-facturation ne sera en revanche pas applicable aux importateurs exonérés de la TVA. Ceux-ci continueront leurs opérations concernant ces types de conteneurs dans les agences Ecobank.

La réforme en ligne avec l’amélioration de l’environnement des affaires devrait entraîner une accélération dans les procédures de facturation et, mieux préserver la santé des opérateurs économiques, avec la limitation des contacts physiques.

Séna Akoda

République centrafricaine : la BAD accorde plus de 14 millions $ pour lutter contre le Covid-19

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La BAD, dont le siège est à Abidjan (Côte d'Ivoire), a été fondée en 1964. Le groupe comprend trois entités : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria, créé en 1976.

Le Conseil administration de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 24 juillet, à Abidjan, un soutien budgétaire de 14,28 millions de dollars américains à la République centrafricaine pour financer son Programme d’appui en réponse à la pandémie de Covid-19 (PABRC-RCA).

L’aide financière de la Banque se compose d’un don de 6,12 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement et d’un autre don de 8,16 millions de dollars, issu du Fonds d’assistance technique.

Pour appuyer les efforts du gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de son plan de riposte, le programme PABRC-RCA a pour principaux objectifs de soutenir la validation du plan de riposte sanitaire, le renforcement des capacités d’accueil des malades atteints de Covid-19, le renforcement de la capacité de test, avec une augmentation du nombre de laboratoires et la formation du personnel de santé pour le traitement des infections liées au nouveau coronavirus.

Les capacités de dépistage devraient ainsi augmenter pour atteindre au moins 500 tests par jour, et les capacités de réponse aux situations sanitaires d’urgence se renforcer. Dans ce cadre, la Banque africaine de développement appuiera la construction, la rénovation et la fourniture d’équipements pour  au moins cinq centres d’accueils des malades, au moins cinq laboratoires capables de dépister le virus  et la formation de plus de 300 agents de santé, dont au moins 50% de femmes, à la prévention des infections.

Le programme PABRC-RCA apportera également un soutien direct aux ménages les plus vulnérables. Environ 500 exploitations, dont la moitié dirigée par des femmes, bénéficieront en effet, d’intrants agricoles durables et 1 000 ménages, avec 50% de femmes à leur tête, recevront des kits alimentaires. En outre, près de 200 grandes et moyennes entreprises bénéficieront de mesures fiscales afin de pouvoir redémarrer dans des conditions plus favorables leur activité de production et garantir ainsi la préservation des emplois.

« Dans un pays déjà touché par une crise humanitaire et sécuritaire, cet appui est important car il contribuera aux efforts visant à amortir l’impact sanitaire et social de cette pandémie, mais aussi permettra de préserver les acquis économiques en vue de la relance post-Covid-19 », a indiqué Moustapha Doukouré, agent principal de gouvernance et de gestion économique à la Banque africaine de développement.

Au 21 juillet 2020, la République centrafricaine comptait, selon l’Organisation mondiale de la santé,  4 561 cas de contamination confirmés au Covid-19, dont 1 411 personnes guéries et 55 décès.

27754 in GestionPublique Maroc Pose de la premire pierre du nouveau terminal de laroport Rabat Sal financ par la BAD hauteur de 75 millions deuros

Gabon : Bolloré décroche un contrat de 4 ans pour assurer les transports légers du pétrolier Assala Energy

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« L’entreprise va assurer la mise en place de services dédiés de transport légers sur les sites d’exploitation pétrolière de Gamba, Rabi, Toukan et Koula, pour le producteur de pétrole brut, Assala Energy », indique Assala, filiale gabonaise de l’Américain The Carlyle Group.

Elle précise que plus de cent véhicules pick-up, bus et utilitaires légers seront ainsi déployés sur l’ensemble de ces sites, où ils seront exploités et maintenus pour une durée de quatre ans.

Au Gabon, Assala Energy est considéré comme le deuxième plus grand producteur de pétrole après Total. L’entreprise y exploite cinq permis (Rabi Kounga II, Toucan II, Bende M’Bassou Totou II, Koula/Damier et Gamba/Ivinga) et a des intérêts dans quatre autres permis qu’il exploite en sous-traitance : Atora, Avocette, Coucal, et Tsiengui. En 2019, la compagnie a acquis trois permis d’exploration onshore (Mutamba-Iroru II, Nziembou II et Ozigo II), ouvrant ainsi de nouvelles opportunités de développement.

Depuis son arrivée au Gabon en fin 2017, Assala Energy a foré plus d’une dizaine de nouveaux puits et effectué 44 reprises de puits. La société a investi plus de 300 millions de dollars (près de 170 milliards de FCFA) dans le redéveloppement des actifs, l’intégrité et la maintenance des infrastructures, et la sécurité.

Sylvain Andzongo