Le Groupe United Bank for Africa (UBA) a annoncé, le 27 juillet 2020, la nomination de Rokia Hacko, Chioma Mang, Chinedu Obeta, Bode Aregbesola, Kingsley Ulinfun et Usman Isiaka en qualité de CEO de six de ses 20 filiales à travers Afrique, sous réserve des approbations des régulateurs locaux.
Les nouveaux directeur généraux auront pour mission de piloter la stratégie et les activités du Groupe respectivement au Mali, en Ouganda, en Zambie, au Sénégal, en Tanzanie et en Sierra Leone.
Par ailleurs, Ogechi Altraide est nommé nouveau responsable de la banque de détail; Amadou Konaté, responsable de la trésorerie et des paiements internationaux pour UBA America. Ces nominations internationales viennent compléter les nominations antérieures de Sola Yomi-Ajayi en qualité de MD UBA America et de Patrick Gutmann nouveau MD de UBA Royaume-Uni.
UBA offre une gamme complète de produits et services bancaires aux entreprises, aux institutions multilatérales et aux gouvernements effectuant des transactions depuis et avec l’Afrique. Plus tôt ce mois, UBA a annoncé la nomination respectivement d’Ayoku Liadi et d’Oliver Alawuba, en tant que directeurs généraux adjoints en charge des activités du Groupe au Nigéria et en Afrique, montrant ainsi l’importance des activités africaines de UBA et de son positionnement stratégique en tant que «Banque globale de l’Afrique».
S’exprimant sur ces nominations, le Président du Groupe UBA, Tony O. Elumelu, a déclaré: «Les nominations reflètent la forte croissance des activités panafricaines du Groupe, actuellement responsables de plus de 40% du chiffre d’affaires total du Groupe et l’importance croissante de nos activités internationales à Londres, Paris et New York, en offrant des solutions de trésorerie, de trading et de services bancaires supérieurs aux entreprises et aux clients du monde entier. Nous nous engageons à catalyser la croissance sur le continent africain et les nouveaux DMD prennent des fonctions à une période très exaltante, alors que le Groupe met en œuvre ses solutions numériques innovantes à travers le continent africain ».
En outre, la nomination de trois nouveaux directeurs exécutifs nationaux a également été annoncée à savoir Haoua Cissé en qualité de directrice exécutive de la banque des grandes entreprises chez UBA Mali et Julien Kouassi en tant que directeur exécutif de la banque des grandes entreprises chez UBA Côte d’Ivoire. United Bank for Africa est l’un des plus grands employeurs du secteur financier sur le continent africain, avec plus de 20.000 employés à l’échelle du groupe et offrant des services à plus de 20 millions de clients, à travers ses quelque 1.000 succursales et plus de 30.000 guichets automatiques, points de vente et agences en Afrique. Opérant dans 20 pays africains et dans le monde entier notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France, UBA fournit des services bancaires aux particuliers, entreprises et institutions, favorisant ainsi l’inclusion financière et mettant en œuvre des produits de pointe, dont le tout premier chat bot bancaire en Afrique, LEO.
A la Banque Africaine de Développement (BAD), la réunion des gouverneurs prévue ce 27 juillet a commencé à 13 heures temps universel avec un seul ordre du jour: la possibilité de tenir des assemblées générales électives virtuelles. Au final, après d’interminables joutes, le principe d’une résolution a été acceptée, ouvrant la voie à la tenue d’une assemblée générale élective le 25 août prochain.
La résolution entrera en vigueur le 15 août à la demande des membres non régionaux qui ont exigé ce délai au préalable le temps de se faire une religion du rapport de la revue indépendante du comité des experts. La résolution maintient le principe d’une assemblée générale élective virtuelle le 25 août doublée d’un vote tout aussi virtuel. Entre temps, les gouverneurs auront lu l’intégralité du rapport (nous y reviendrons).
L’arrangement négocié d’arrache-pied n’était pas gagné d’avance, l’Angleterre exigeant dès le départ que l’on ne dissocie pas la tenue des Assemblées générales d’avec la revue indépendante. Une position rejetée par les pays africains (membre régionaux), emmenés par le Sénégal, le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique et le Congo qui ont exigé de faire la distinction entre le vote et les conclusions du rapport. Un point de vue africain rejeté par les membres non régionaux et au premier desquels les Etats Unis.
Pour le deuxième actionnaire de la Banque Africaine de Développement (BAD) et premier contributeur du FAD (Fonds africain de développement), soutenu par au moins 13 pays non régionaux, il faut avant de passer au vote pour la réélection du président Akinwumi Adesina, exercice politique par essence, évacuer le rapport qui relève, lui, d’une question technique, de gouvernance.
Pendant plusieurs heures, les points de vue se sont cristallisés, chacun campant dans sa position jusqu’à ce que madame Kaba Nialé, président du bureau des gouverneurs, qui avait demandé à ses pairs d’exonérer le président de la BAD des accusations à son encontre, ne fasse la révélation du jour: “j’ai le rapport, je l’ai reçu ce matin, je vous l’enverrai demain”. Une révélation qui tombe après plus de deux heures d’intenses discussions. Les gouverneurs devront recevoir le document dans sa texture originale, en anglais, dès demain, à moins d’un rebondissement.
Au final, l’on peut le dire à la fin de cette rencontre, la fissure entre membres non régionaux et régionaux est béante, expliquant le fait que plus de 10 mois après l’augmentation du capital, seuls 6 pays ont libéré leurs parts. L’on se dirige à coup sûr vers un mois d’août à suspens au sein d’une institution traversée par la plus grave crise interne de son histoire depuis sa création en 1964.
Le 25 juillet, la banque britannique HSBC a publié une déclaration dans laquelle elle déclarait qu’elle n’avait « aucune intention malveillante » à l’égard de Huawei et qu’elle n’avait pas « piégé Huawei », mais de nombreux doutes subsistent quant aux détails. En août 2013, Meng Wanzhou a rencontré un dirigeant d’HSBC dans un restaurant de Hong Kong pour fournir une explication quant aux activités et à la conformité de Huawei en Iran. Le PowerPoint utilisé comme illustration a ensuite été présenté par HSBC au ministère américain de la Justice et est devenu la preuve-clé du dossier d’extradition de Meng Wanzhou. Selon des informations divulguées par des médias étrangers, la rencontre aurait été proposée par Huawei. Mais des sources bien informées ont révélé à notre journaliste Liu Xin que ce n’était pas le cas.
En 2012, HSBC a été accusé de charges criminelles, dont du blanchiment d’argent au Mexique, par des procureurs américains. La somme impliquée portait sur au moins 881 millions de dollars. La société fut condamnée à une amende de 1,9 milliard de dollars et a conclu un accord judiciaire sur 5 ans appelé DPA, pour s’auto-rectifier et coopérer avec les enquêtes américaines.
En août 2013, Meng Wanzhou a rencontré un haut responsable d’HSBC dans un restaurant de Hong Kong. Elle a effectué une présentation PowerPoint par le biais d’un traducteur. La version anglaise a été par la suite transmise à HSBC.
Selon des rapports, en 2017, HSBC a transmis le PowerPoint aux enquêteurs américains. Il est devenu la preuve-clé pour l’extradition de Meng.
HSBC a déclaré que l’information révélée par la société au ministère de la Justice avait été fournie en vertu d’une demande formelle, dont une convocation devant un Grand Jury et d’autres obligations légales résultant de l’accord judiciaire DPA. HSBC n’a pas été impliqué dans la prise de décision du ministère de la Justice concernant les théories juridiques à poursuivre.
En décembre 2017, HSBC a échappé aux poursuites indiquant avoir respecté tous ses engagements afin d’améliorer les contrôles et autres mesures de conformité.
Malick Coulibaly a remercie le Seigneur d’avoir porté ci-haut l’enfant du Mali profond et difficile. Celui pour qui aller à l’école n’était point un droit encore moins un devoir, mais bien une chance.
L’ancien ministre sortant de la justice a exprimé sa très profonde gratitude à Monsieur le Président de la République son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA et à Monsieur le Premier ministre, Docteur Boubou CISSE pour m’avoir permis de servir la patrie à ce niveau de responsabilité.
« J’adresse mes très sincères remerciements à tous mes collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble des acteurs judiciaires pour leur accompagnement de qualité. Les résultats obtenus sont les vôtres. Les échecs et insuffisances m’incombent », a-t-il exprimé.
« J’associe à ces remerciements les PTF qui nous accompagnent au quotidien. J’exprime mes profonds respects à l’ensemble de nos concitoyens pour leurs soutiens et critiques. Je félicite Maître Kassoum TAPO pour le choix porté sur sa personne en ces moments de lourds défis et lui souhaite pleins succès dans les missions qui lui sont confiées« , témoigne-t- il.
Notons que Me Malick Coulibaly n’a manqué de dire ceci : « Dieu apaise nos cœurs et auréole notre pays. Dieu dans son infinie bonté m’a déchargé du lourd fardeau de la Justice« , dixit..
Cette nouvelle équipe gouvernementale est mis me en place pour faire face aux urgences actuelles. Monsieur Abdoulaye Daffé est le nouveau ministre de l’Économie et des finances du Mali suivant le décret no.2020/0325/P-RM du 27 juillet 2020 portant nomination des membres du gouvernement. Ce dernier succède à Dr. Boubou Cissé.
Voici la liste du mini gouvernement composé de 6 membres.
1-Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Gal. Ibrahima Dahirou DEMBELE,
2- Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation : Boubacar Alpha BAH, 3-Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile : Gal. Bamba Moussa KEITA, 4-Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Me. Kassoum TAPO
Nouveau garde des sceaux
5- Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale : Tiebilé Dramé 6- Ministre de l’économie et des Finances : Abdoulaye DAFFÉ
Créée officiellement en 2011, l’École nationale de la Protection civile (#ENPC) assure aujourd’hui avec dextérité la formation initiale et continue du personnel de la Protection civile. Elle assure le perfectionnement du personnel de la Protection civile grâce à la rigueur et l’engagement du lieutenant_Colonel_Thiam_SAMAKE, depuis sa nomination à la tête de cette structure.
« La réussite et l’avenir d’un service passe par une ressource humaine de qualité, qualifiée, compétente, engagée et intègre ». La Direction de l’École nationale de la Protection_Civile_du_Mali, conduite avec rigueur et fermeté par le Lieutenant-Colonel Thiam SAMAKE, applique les programmes de formation générale, technique et scientifique du personnel de la Protection Civile. Elle assure le perfectionnement du personnel, élabore les méthodes et les fiches pédagogiques destinées à accroître l’efficacité des services de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC). Aussi, elle participe à des études et recherches relatives aux différentes formations.
Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission, elle entretient des rapports avec des structures nationales et internationales analogues de formation.
L’efficacité de sa formation est perceptible aux produits issus de l’école. Pour preuve, les récentes promotions de la Protection Civile, font la fierté de la structure sur le plan national et international. Elles participent au rayonnement de la Protection Civile à travers des interventions efficaces et rapides, le tout dans le respect de l’intégrité et la dignité des victimes. En plus, elles se font remarquer partout à travers leur manière de servir.
SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETATS MEMBRES DE LA CEDEAO
Discours d’ouverture de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat,Président en Exercice de la CEDEAO
Visio conférence, lundi 27 Juillet 2020
Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO,
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi de présenter mes sincères condoléances à notre frère et ami, Alassane Dramane Ouattara, suite au décès le 8 juillet 2020, de son Premier Ministre, Monsieur Amadou Gon Coulibaly. L’ensemble de notre organisation commune est solidaire avec lui dans cette lourde épreuve. A la mémoire de l’illustre disparu, je vous demande d’observer une minute de silence.
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à vous exprimer mes remerciements pour votre participation à la présente session extraordinaire de notre Sommet, que la pandémie de la COVID-19 nous oblige à tenir en visioconférence. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour de cette visioconférence : la situation au Mali qui connaît une quadruple crise, sécuritaire, sanitaire, économique et politique.
Permettez-moi de rappeler que la crise politique, dans ce pays frère, a été déclenchée par l’arrêt de la Cour Constitutionnelle sur les élections législatives des mois de mars et avril 2020. C’est en effet sur cette base qu’est né un mouvement de contestation qui exige, entre autres, la démission du Président de la République, ce qui est contraire aux dispositions du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, dispositions qui constituent des principes constitutionnels communs à tous les Etats membres. Il est bon d’insister ici sur le caractère supranational de ce protocole qui s’impose à tous les Gouvernements et Institutions des pays de notre espace. C’est le cadre légal qui justifie les missions dépêchées par la CEDEAO à Bamako, dont la dernière, avant celle des Chefs d’Etat, a été conduite par l’ancien Président du Nigéria, Son Excellence Monsieur Goodluck Jonathan, désigné comme médiateur et que je salue et félicite, pour l’excellent travail accompli. J’associe à ces félicitations le Président de la Commission de la CEDEAO ainsi que les Ministres des Affaires Etrangères du Nigéria, de la Côte d’Ivoire et du Niger. Le résultat de leur travail a été d’un apport inestimable dans la préparation et le déroulement de la Mission des Chefs d’Etat que j’ai conduite à Bamako le 23 juillet dernier. Je salue et remercie les Présidents Alassane Dramane Ouattara, Muhammadu Buhari, Nana Akuffo-Ado et Macky Sall, pour avoir consacré une partie de leur temps précieux à cette mission.
Je tiens également à réitérer mes remerciements au Président Ibrahim Boubacar Keita, au peuple malien, à la classe politique et à la société civile maliennes pour leur disponibilité et pour la chaleureuse hospitalité dont a bénéficié notre délégation. Les échanges francs que nous avons eus avec tous les interlocuteurs nous ont permis de mieux comprendre la situation qui prévaut dans ce pays frère.
Mesdames, Messieurs,
Notre rencontre d’aujourd’hui a pour but de vous rendre compte de notre mission. Après analyse de la situation, il revient à notre Sommet d’adopter une Déclaration forte qui préconisera, sur la base des principes qui régissent notre organisation en matière de prévention, de gestion et de règlement de conflits, des solutions fortes pour une sortie de crise rapide au Mali.
Le temps presse et les risques sont grands. N’oublions pas de tirer leçons du passé. N’oublions pas que l’effondrement des institutions maliennes en 2012 a failli ouvrir la voie au contrôle du pays par des organisations terroristes et criminelles. N’oublions pas que le Mali, comme les autres pays du Sahel et du Bassin du Lac Tchad, est en guerre, guerre qui est une des conséquences de la crise de 2012, prouvant ainsi que l’effondrement d’un Etat dans un pays, n’en fait pas payer les frais seulement à ce pays mais à tous ses voisins et même au-delà. Cette vérité est bien illustrée par la crise libyenne suivie de la crise malienne qui, toutes les deux, ont permis au terrorisme de prendre pied dans le Sahel.
Le terrorisme et la pauvreté, voilà l’ennemi principal du peuple malien. Créons donc les conditions pour que les Maliens concentrent leurs efforts dans la lutte pour sortir le pays des crises sécuritaire, sanitaire et économique.
Mesdames et Messieurs,
La situation que connaît le Mali nous interpelle. Nous devons donc sortir de ce Sommet Extraordinaire avec des solutions durables et des décisions fortes, à même de garantir la stabilité du Mali et donc de la région. La situation nous interpelle tous, mais elle interpelle au premier chef tous les maliens. Cette situation exige d’eux un sursaut national. Elle exige l’union sacrée de tous les maliens. Nous avons le devoir d’en créer les conditions !
Le Mali a aujourd’hui besoin d’une Assemblée Nationale conforme aux résultats des élections législatives, d’un Gouvernement d’union nationale, d’une nouvelle Cour Constitutionnelle, d’une enquête sur les évènements des 10, 11 et 12 juillet 2020, ainsi que de la mise en œuvre rapide des conclusions du dialogue national. Le peuple malien a aussi une autre attente très forte : la libération de l’honorable Soumaila Cissé, enlevé au mois de mars dernier par des organisations terroristes. Il s’agit là d’autant de points qui feront l’objet des délibérations du présent Sommet Extraordinaire dont je déclare ouverts les travaux.
Seuls 53 gouverneurs sur 81 avaient répondu, vendredi, à la convocation extraordinaire prévue ce lundi 27 juillet à la Banque Africaine de Développement. Les membres non régionaux sont les plus assidus.
Un seul sujet est officiellement inscrit dans l’ordre du jour: il s’agit de l’examen de la possibilité de tenir ou non les assemblées générales selon le mode virtuel, avec ou sans changement de statut au préalable. C’était pour résoudre cette impasse soulevée par un pays non régional que le bureau des gouverneurs, présidé par madame Kaba Nialé, ministre ivoirienne du Plan, avait décidé de convoquer les gouverneurs comme le révélait-on le 7 juillet dernier. Par ailleurs, il se susurre que les trois experts dédiés à la revue du rapport du comité d’éthique pourraient présenter une sorte d’avant-rapport aux gouverneurs.
Pour rappel, le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, fait l’objet de 16 allégations émises par un groupe de lanceurs d’alertes conformément aux statuts de la banque. Début mai, le comité d’éthique avait blanchi le président Adesina de l’ensemble des allégations et le président du bureau des gouverneurs, madame Kaba Nialé, avait transmis le rapport aux gouverneurs en les exhortant de blanchir le président de la BAD de toutes les accusations. Une demande rejetée par les américains par la voix du département d’Etat au Trésor (équivalent du ministre des Finances), rejoint par plusieurs membres non régionaux et exigeant que toute la lumière soit faite sur lesdites allégations.
Lors d’une rencontre lundi à Séoul avec le président sud-coréen Moon Jae-in, l’envoyée spéciale du président chinois Xi Jinping, Liu Yandong, a appelé les deux pays à renforcer leurs relations, conformément à l’esprit qui les animait lorsqu’ils ont établi des relations diplomatiques.
La Chine et la Corée du Sud devraient considérer le dixième anniversaire de l’établissement de leur partenariat de coopération stratégique comme une opportunité pour appliquer sérieusement le consensus conclu par les chefs d’Etat des deux pays, a expliqué Mme Liu.
La représentante chinoise a rencontré M. Moon après la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, tenue le 25 février. D’après elle, la présence de l’envoyé spécial de M. Xi, Han Zheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, lors de la cérémonie d’ouverture des JO le 9 février, et sa propre présence lors de la cérémonie de clôture illustrent clairement le soutien apporté par la Chine aux Jeux de Pyeongchang ainsi que l’importance que la Chine accorde à ses relations avec la Corée du Sud.
Lors de sa rencontre avec M. Moon, Mme Liu a souligné que la Chine et la Corée du Sud devraient continuer à renforcer leur confiance mutuelle, lancer une coopération réciproquement bénéfique, accroître les échanges dans les domaines de l’éducation, des sciences et technologies, de la culture, des sports, de la santé publique et d’autres disciplines de sciences humaines, et résoudre comme il se doit les problèmes épineux afin de consolider la base politique et l’opinion publique dans l’intérêt du développement stable des relations entre les deux pays sur le long terme.
Concernant la question de la péninsule coréenne, Mme Liu a rappelé que la Corée du Sud et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) considèrent les JO de Pyeongchang comme une opportunité pour relancer le dialogue et l’interaction, révélant l’aspiration commune de paix des habitants de la péninsule.
La Chine met tout en œuvre pour trouver une solution pacifique au problème de la péninsule coréenne par le biais du dialogue et des consultations, a poursuivi Mme Liu.
Cette dernière espère que la Corée du Sud renforcera la confiance, éliminera les interférences, continuera à promouvoir l’amélioration des relations entre le Sud et le Nord et maintiendra le rythme actuel de détente.
La Chine continuera de jouer un rôle positif et constructif à cet égard, a ajouté Mme Liu.
Promouvant la paix, la coopération, le développement et le gagnant-gagnant, l’initiative « la Ceinture et la Route », qui est axée sur l’ouverture, vise à accélérer la globalisation économique ainsi que la libéralisation et la facilitation du commerce pour réaliser le développement commun des pays concernés. En automne 2013, le président chinois Xi Jinping a lancé successivement les propositions de « la ceinture économique de la Route de la Soie » et de « la Route maritime de la Soie du XXIe siècle », qui ont obtenu une réponse positive et une forte adhésion de la part des pays européens.
Au mois d’octobre 2015, 14 pays membres de l’Union européenne (UE) sont devenus des membres fondateurs de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), un événement emblématique de la coopération Chine-UE dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». La même année, le 17e sommet Chine-UE et le 4e sommet Chine-PECO (pays d’Europe centrale et orientale), ont permis de concrétiser, dans trois domaines, la construction commune de « la Ceinture et la Route » entre la Chine et l’UE. Premièrement, une fusion a été établie entre l’initiative « la Ceinture et la Route » et la stratégie de développement européen ; deuxièmement, entre la coopération internationale de la Chine en matière de capacité de production et le Plan d’investissement européen ; et troisièmement, entre le mécanisme de coopération 16+1 Chine-PECO et la coopération globale Chine-UE. Grâce à l’initiative « la Ceinture et la Route », le commerce sino-européen a réussi à sortir de la récession : le commerce de marchandises a battu un nouveau record et le commerce des services se développe très rapidement.
Une confiance mutuelle
L’UE est le premier partenaire commercial de la Chine, et la Chine est le deuxième partenaire commercial de l’UE. Suite à la réalisation des trois fusions susmentionnées, le commerce bilatéral sino-européen occupe une place plus importante dans le commerce extérieur des deux parties ; pour l’Europe, il a une importance tout à fait remarquable. D’après les données des Douanes chinoises, le volume du commerce bilatéral Chine-UE était de 616,92 milliards de dollars en 2017, et sa proportion dans le commerce extérieur de la Chine est passée de 13,4 % en 2013 à 15 % en 2017. Selon les statistiques d’Eurostat, en 2017, le commerce sino-européen, d’une valeur de 573,02 milliards d’euros, représentait 15,3 % du commerce extérieur de l’UE, soit une hausse de 3 points par rapport à 2013 (tableau 1).
Un développement plus équilibré
On constate un rééquilibre du développement du commerce sino-européen dans trois domaines principaux. Premièrement, sur les cinq dernières années, l’augmentation des importations chinoises en provenance de l’UE était supérieure à ses exportations vers l’UE. Entre 2013 et 2017, les importations chinoises en provenance de l’UE ont connu une augmentation annuelle de 3,4 %, tandis que le chiffre de ses exportations vers l’UE était de 2,3 %. Aujourd’hui, le commerce bilatéral Chine-UE commence à se rééquilibrer. La part de la balance favorable du commerce de la Chine dans le volume total du commerce bilatéral est passée de 26 % en 2015 à 20,6 % en 2017 (tableau 2).
Deuxièmement, la part du commerce entre la Chine et les 13 pays ayant adhéré à l’UE après 2004 dans le commerce sino-européen est de plus en plus importante. D’un point de vue géographique, le commerce sino-européen a toujours été plus important avec l’Europe de l’Ouest qu’avec l’Europe de l’Est. Cependant, on observe depuis cinq ans un renforcement de la coopération entre la Chine et les pays d’Europe de l’Est et d’Europe centrale. En 2017, le volume du commerce entre la Chine et 13 pays parmi lesquels la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Croatie représentait un total de 69,16 milliards de dollars, soit 11,2 % du commerce sino-européen, une augmentation d’un point de pourcentage par rapport à 2013.
Troisièmement, la gamme de produits importés par la Chine en provenance de l’UE s’est diversifiée. En 2017, la proportion des dix premiers produits importés par la Chine en Europe est tombée à 74,3 % du total de ses importations, une réduction de 3 points de pourcentage par rapport à 2013. Dans le même temps, on constate une augmentation rapide des importations de certains produits de consommation : les céréales, les produits laitiers, les bijoux et les objets d’art ont tous réalisé une augmentation annuelle de plus de 30 %.
Un développement rapide
La Chine est le troisième partenaire de l’UE en matière de commerce des services. Selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le volume d’importation et d’exportation du commerce des services entre la Chine et l’UE a atteint 75,09 milliards de dollars en 2016, une augmentation de 29,7 % par rapport à 2012 ; plus précisément, le volume d’exportation du commerce des services de la Chine vers l’UE était de 32,69 milliards de dollars, tandis que son volume d’importations en provenance de l’UE était de 42,4 milliards de dollars. De 2012 à 2016, la croissance moyenne annuelle des exportations et des importations dans le domaine du commerce des services de la Chine avec l’UE était respectivement de 6,6 % et de 6,9 %, supérieures à celles du commerce de marchandises. L’UE a donc une balance positive dans le domaine du commerce des services avec la Chine. En 2016, les exportations et les importations de la Chine dans le domaine du commerce des services représentaient respectivement 3,9 % et 4,5 % du commerce des services de l’UE avec les pays hors de l’UE. Sur la même période, le commerce des services de l’UE avec les États-Unis, premier partenaire de l’UE dans ce domaine, représentait 30,2 % des importations et 27,2 % des exportations. Quant à la Suisse, qui occupait la deuxième place, ses importations et ses exportations étaient respectivement de 13,7 % et de 14,2 % (tableau 3). Dans ce domaine, la Chine possède un important potentiel de croissance avec l’UE.
L’année 2018 marque le 15e anniversaire du partenariat stratégique global Chine-UE, et également le 20e anniversaire du Mécanisme de réunion des dirigeants Chine-UE. La Chine et l’UE partagent des intérêts communs dans de nombreux domaines, tels que la globalisation économique, la libéralisation et le commerce multilatéral. Dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », la coopération entre la Chine et l’UE, qui représentent les deux extrémités de la Route de la Soie, est favorable à un développement commun car il est complémentaire. Au mois d’avril 2018, le président chinois Xi Jinping a annoncé lors de la conférence annuelle du Forum de Boao pour l’Asie (BFA) d’importantes mesures qui visent à élargir l’ouverture de la Chine, notamment en ce qui concerne l’accès à son marché, la création d’un environnement d’investissement plus attrayant, le renforcement de la protection de la propriété intellectuelle et une augmentation des importations. La première édition de la Foire internationale des importations de Chine, qui aura lieu en novembre prochain à Shanghai, offrira une nouvelle plate-forme pour les exportations des pays de l’UE vers la Chine.
*YAO LING est directrice adjointe du Bureau de l’Europe de l’Institut de recherche sur la coopération internationale commerciale et économique relevant du ministère du Commerce.