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4 solutions pour le café Robusta d’Afrique : une industrie 4.0, l’eau, le politique, le privé

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Hand painted Easter egg on grass. Floral, colorful spring patterns and designs. Traditional, artistic and unique.

« Démystifier la qualité du café« . Tel était le thème du premier d’une série de webinars organisé mercredi dernier par le Centre du commerce international (CCI), l’agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et de la Cnuced, en partenariat avec l’Agence des café Robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram). Ce webinar, qui met le focus sur la filière du café Robusta en Afrique, s’inscrit dans le cadre du programme de l’ITC « ‘Alliances for Action » démarré en 2017 par la plateforme mondiale des donateurs pour le développement rural.

Une chute de 62% de la production en 20 ans

Tout d’abord, que représentent les pays membres de l’Acram dans le monde du café ?  Le constat dressé par Ismaël Ndjewe, secrétaire exécutif de l’Agence, est douloureux : les volumes de  l’Acram représentent peu de chose sur la scène mondiale, voire sur la scène africaine du café et cette place ne cesse de décliner depuis une vingtaine d’années. Les pays membres de l’Acram représentent 0,5% de la production mondiale de café et 4,6% de la production africaine de café.

Sur le seul segment des Robusta, la production de l’Acram représente 1,26% de la production mondiale, ayant enregistré une baisse de 62% de volume de production entre 1999/00 et 2018/19. « L’effondrement des cours mondiaux amène à s’interroger sur la  résilience des producteurs de l’Acram à se maintenir sur le marché à plus long terme« , souligne le responsable.

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Il ne faut cependant pas être pessimiste. Entre 1999/00 et 2018/19, les exportations de l’Acram auraient grimpé de 56%, mais on demeure sur des volumes très faibles : en 2018/19, sur les 109,41 Ms de cafés exportés à travers le monde, 39 Ms étaient du Robusta dont seulement 2,5 Ms (2,27%) venaient des pays membres de l’Acram. Idem pour la consommation intérieure. Elle est, certes, en très forte hausse, de 127% sur 20 ans, mais n’est que d’environ 1 Ms en 2018/19. Surtout, depuis le début des années 2000, la consommation intérieure des Robusta de l’Acram stagne, voire régresse. Pourtant, le marché est bien là car, comme le précise encore Ismaël Ndjewe, 67% de la production africaine de café, Robusta et Arabica confondus, sont consommés sur place, en Afrique.

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Face à ce constat plutôt inquiétant, serait-ce la qualité des Robusta africains qui fait défaut ? A priori non, déclare le responsable de l’Acram qui rappelle la valeur ajoutée des terroirs et les nombreux prix remportés par des Robusta de l’Acram dans le cadre des concours organisés notamment par l’Agence pour la valorisation des produits agricoles (AVPA) basée à Paris. « Faut-il se dire que les Robusta sont de moins bonne qualité que les Arabica ? Nous pensons que non donc il faut que nous arrêtions cette conception que les acteurs se font du Robusta. A l’autre question : les Robusta sont-ils des cafés de mauvaise qualité ? Nous disons aussi non. Tout est question de préparation, de suivi en plantation puis en post-récolte pour que le café soit de bonne qualité. Donc les Robusta de l’Acram, mieux valorisés, garantiraient un café de meilleure qualité qui n’aurait pas à rougir devant les autres cafés. »

acram_3.pngUne volonté politique

Mais pour reconquérir des parts de marché, ce n’est pas qu’une question agronomique ou de vulgarisation ou encore d’économie. Il s’agit aussi, voire surtout, d’une volonté politique, précise Ismaël Ndjewe, répondant à Denis Seudieu, chef économiste à l’Organisation internationale du café (OIC). : »L’Acram  est en train de se déployer pour faire des plaidoyers auprès des décideurs car dans plusieurs de nos pays, la relance du secteur caféier repose sur la volonté des politiques, des institutions publiques en charge de la filière café. C’est là où l’Acram est appelé à interpeler les décideurs. Et elle peut le faire d’autant plus facilement qu’au sein de l’Acram, plusieurs membres sont les gestionnaires des ces filières dans leurs pays respectifs. Ensemble, on peut ramener le café à jouer un rôle considérable dans les économies de nos pays.« 

Un argument repris par John Schluter, fondateur et directeur exécutif de Café Africa, qui a souligné « le désengagement politique des pays producteurs et le manque d’investissements depuis 20 ans. 2001-2002-2003… on était tombé à $ 400 la tonne de café Robusta rendu Europe ce qui n’était pas possible pour les producteurs. Cela  a beaucoup découragé la filière en Afrique et il y a eu un désengagement des gouvernements qui sont allés vers d’autres cultures pérennes comme l’huile de palme, le cacao ou encore le pétrole.« 

La productivité et le secteur privé, préalables à la qualité/ Suivez le liens en bas sur le site commodafrica.com

http://www.commodafrica.com/21-07-2020-4-solutions-pour-le-cafe-robusta-dafrique-une-industrie-40-leau-le-politique-le-prive

Mali: Etienne Fakaba SISSOKO, enseignant chercheur ET analyste au CRAPES « Évidence, DICKO soutient les propositions de la CEDEAO contrairement au M5″dixit

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Par Croissanceafrique

Le communiqué final de la CEDEAO sur la sortie de crise au Mali précise que ses propositions sont acceptées de tous sauf le comité stratégique du M5 auquel elle donne 10 jours pour accepter.

Le même Communiqué donne la liste de l’ensemble des regroupements et personnalités rencontrés dont l’Imam Mahamoud Dicko et le M5 séparément. Évidence, DICKO soutient les propositions de la CEDEAO contrairement au M5.

Aussi, même le communiqué des Syndicats de la magistrature, qui s’apparente à un démenti, n’apporte pas vraiment d’éléments contraires à ce que la CEDEAO propose car, nulle part, leur exigence de nommer parmi les membres élus du CSM n’a fait l’objet de rejet.

Le départ de Manassa, le renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle, le rétablissement des voix des urnes, le prochain départ de Moussa Timbiné, Président de l’Assemblée nationale, la mise en avant des résolutions et recommandations du DNI, de bonne foi, sont des solutions qui nous permettront, sans nul doute, de sortir de la crise et de tracer, ensemble, les voix et moyens de redressement de notre Nation.

En précisant qu’elle n’acceptera jamais une prise de pouvoir hors élection, la CEDEAO s’illustre, pour une des rares fois, en véritable défenseur de notre constitution et en « apporteur de solutions » pour la sortie de crise.

Il reste au Président de la République qui, dans sa carence habituelle, nous a habitué à l’immobilisme et au tâtonnement, de saisir cette occasion pour sauver le pays du chaos et sauver sa tête avec.

La présente dynamique doit, à présent, être soutenue par l’ensemble de la classe politique malienne, de la société civile, mais aussi par le reste de la communauté internationale (Nations Unies, Union Africaine, Union Européenne, les États Unies etc) pour donner une caution morale plus forte à ces propositions.

Nous n’avons pas d’alternative au dialogue ; il est temps pour le M5 de contribuer efficacement au processus de refondation du pays par la mise en œuvre effective de l’ensemble des réformes politiques et institutionnelles et de rejoindre les rangs de la République.

Sigui ka fo yé damu yé.

Dr Étienne Fakaba Sissoko

Professeur à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Bamako

Analyste au CRAPES.

Artillerie : Le français Nexter annonce des progrès dans la mise au point de l’obus guidé « Katana »

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Pour l’armée de Terre, permettre à ses régiments d’artillerie de tirer des munitions guidées avec leurs Camions équipés d’un système d’artillerie [CAESAr] est une priorité qui n’a pu qu’être confirmée par les retours d’expérience [RETEX] réalisés à l’issue de l’engagement de la « Task Force » Wagram en Irak, contre l’État islamique [EI ou Daesh].

Au Levant, l’organisation jihadiste avait été en mesure de mettre en oeuvre de nombreuses pièces d’artillerie récupérées dans les arsenaux syriens et irakiens, ainsi que des mortiers de conception artisanale et des canons montés sur des camions.

Ainsi, lors de son offenvise lancée en vue de reprendre Mossoul [Irak], la coalition anti-jihadiste a dû subir jusqu’à 250 tirs ennemis par jours, ce qui l’a obligé à procéder à des tirs de contre-batterie. Or, il faut de la précision pour être efficient dans ce type d’exercice.

En outre, disposer de munitions guidées permet de réduire l’empreinte logistique et d’économiser le potentiel des « tubes » étant donné qu’atteindre une cible du premier coup réduit évidemment la consommation d’obus. Enfin, cela réduit le risque de dommages collatéraux, surtout quand il s’agit de manoeuvrer en zone urbaine, un écart de seulement 10 millièmes entraînant une erreur de 100 m pour un tir de 10 km.

D’où le développement, par Nexter, de la munition guidée de 155mm « Katana ». En 2018, à l’occasion du salon EuroSatory, l’industriel avait expliqué que cet obus guidé allait être conçu selon une « architecture spécifique » permettant de l’utiliser pour de « l’appui rapproché » et contre « tout type de cibles grâce à sa fusée multi-mode programmable pour fonctionner en proximétrie, à l’impact, ou avec un retard permettant la pénétration de la tête militaire. » Le tout en portant à 60 km la portée du CAESAr.

« Le guidage du projectile est assuré par une hybridation entre un récepteur de signaux GNSS [GPS, ndlr] et une unité de mesures inertielles. La précision métrique sera ultérieurement accessible par l’ajout d’un écartomètre semi-actif laser optionnel », avait avancé Nexter.

Deux ans plus tard, le développement de l’obus « Katana » a progressé. Ainsi, deux campagnes d’essais « majeurs » ont été récemment conduites à la soufflerie S3MA de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA], à Modane.

« L’équipe technique 155mm KATANA a testé avec succès la fonction de guidage et le comportement balistique de la munition dans cette soufflerie capable de couvrir des vitesses allant de Mach égal à 0,1 à 6,05 », a ainsi indiqué Nexter, via un communiqué publié ce 20 juillet.

Dans un premier temps, ces essais ont porté sur la partie guidée du vol de l’obus, ce qui « a permis d’ affiner les modèles numériques et de tester différentes configurations de munitions dans l’ensemble du domaine de vol envisagé. » Ensuite, il s’est agi de confirmer le comportement de la munition durant la partie balistique du tir ainsi qu’à très hautes vitesses.

Ces essais ouvrent désormais la voie à des premiers « tirs pilotés », lesquels devraient avoir lieu d’ici la fin de cette année, a annoncé Nexter.

Photo : Nexter

La Russie va lancer la construction de deux navires d’assaut amphibie inspirés par le navire français Mistral

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Zone Militaire/croissanceafrique

Vers la fin des années 1960, la marine soviétique disposait de deux porte-hélicoptères issus du Projet 1123/Kondor, à savoir le Moskva et le Leningrad. Affichant un déplacement de 17.500 tonnes et pouvant emporter jusqu’à 18 hélicoptères, ces navires auraient dû être rejoints par ceux du projet 11780.

Plus imposants que leurs aînés [40.000 tonnes] et conçus à partir du modèle de porte-avions de type Kiev, ces derniers devaient être comparables aux porte-hélicoptères américains de la classe Tarawa. Seulement, ce projet fut interrompu en 1991, lors de l’implosion de l’Union soviétique. Quand Moskva et au Leningrad, il furent retirés du service avant d’être démantelés en 1996.

Depuis, la marine russe cherche à se doter d’une telle capacité. D’où la signature d’un accord avec la France, en 2011, afin d’acquérir deux Bâtiments de projection et de commandement [BPC] de type Mistral [désormais appelés « Porte-hélicoptère amphibie » – ou PHA] pour 1,2 milliard d’euros et des transferts de technologie à la clé.

Un tel contrat ne manqua pas de susciter des réserves au sein de l’état-major français et de l’Otan… mais aussi des critiques à Moscou, sur fond de réglement de compte politique avec Anatoli Serdioukov, le ministre russe de la Défense qui signa l’accord, avant de tomber en disgrâce pour une affaire de corruption.

Cela étant, pour vendre des équipements militaires, il faut, au minimum, une certaine proximité entre le vendeur et son client. « La logique que je développe, c’est d’abord la confiance et le partenariat stratégique, l’appréciation commune des situations conflictuelles et des menaces », avait ainsi expliqué Jean-Yves Le Drian, l’ex-ministre français de la Défense, qui avait hérité de ce dossier en arrivant à l’Hôtel de Brienne.

Or, ces conditions n’étaient pas réunies avec la Russie… Et l’annexion de la Crimée ainsi que son implication présumée dans le conflit du Donbass [sud-est de l’Ukraine] firent que Paris annula la livraison des deux BPC russes [le Sebastopol et le Vladivostok], lesquels furent finalement revendus à l’Égypte.

« Le refus de livrer les navires conformément au contrat est un mauvais signe bien sûr, mais du point de vue du soutien de nos capacités de défense, je vais vous le dire franchement, c’est sans importance. […] À l’époque, nous avions conclu ce contrat avant tout pour soutenir nos partenaires et assurer une charge de travail pour leurs chantiers navals, mais nous prévoyions de les utiliser en Extrême Orient, ce n’est pas critique », commenta le président russe, Vladimir Poutine, lors d’un entretien télévisé, en avril 2015.

Pour autant, l’idée de doter la marine russe de navires d’assaut amphibie n’a pas été abandonnée. Confié le bureau de conception Nevsky, le projet 23900 vise en effet à construire deux bâtiments de ce type au chantier de Kertch, en Crimée. Selon les éléments communiqués au compte-gouttes, ces navires présentent apparemment des similitudes avec le PHA Mistral français, si ce n’est qu’ils seront plus imposants [25.000 tonnes pour 220 mètres de long contre 21.000 tonnes et une longueur de 199 mètres] et qu’ils auront la capacité d’embarquer 20 hélicoptères ainsi qu’environ 900 soldats.

En mai dernier, l’agence TASS a indiqué, sans avoir eu de confirmation officielle, que le contrat pour la construction de ces deux navires du projet 23900 venait d’être notifié au chantier naval Zaliv, à Kertch, pour un montant de 100 milliards de roubles [1,22 milliard d’euros].

En tout, faute d’avoir de certitudes sur la signature effective de ce contrat, la consultation de sites russes d’offres d’emploi a permis de constater que le chantier naval Zaliv recrutait plusieurs dizaines de spécialistes et de techniciens. Ce qui pouvait être une indication.

Finalement, le 14 juillet, le quotidien Izvestia a indiqué que ce programme allait être officiellement lancé deux jours plus tard, en présence du président Poutine. En outre, les noms des deux navires devaient être confirmés à cette occasion [ceux de « Sebastopol », « Vladivostok » et « Kertch » étaient alors en lice] ainsi que leurs caractéristiques techniques. Seulement, pour une raison non précisée, a indiqué Kerch Infos, la cérémonie a été reportée au 20 juillet, selon Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

La question est de savoir dans quelle mesure le projet d’acquérir les deux navires de type Mistral a aidé les ingénieurs russes à concevoir ceux du projet 23900… Interrogé en octobre 2015 à l’Assemblée nationale, un responsable de Naval Group avait assuré qu’aucune technologie sensible ne leur avait été transférée.

« Sur la plateforme propulsée, le contrat prévoyait la réalisation des deux parties arrière par une entreprise russe, OSK, à Saint-Pétersbourg. Cette construction a eu lieu et, par conséquent, le transfert de technologie nécessaire pour qu’OSK puisse livrer ces parties a été réalisé. Au moment de la résiliation, il a été convenu avec la partie russe qu’ils détruiraient les documents et, surtout, qu’ils s’engageaient à respecter nos droits de propriété intellectuelle », avait-il expliqué.

Quant au système de combat SENIT-9, le même responsable affirma que le « hasard du calendrier » fit qu’il n’y eut « quasiment pas eu de livraison sur cette partie. »

Quoi qu’il en soit, pour l’hebdomadaire russe Zvezda, les navires du projet 23900 ne sont « pas comparables » avec les PHA français dont ils s’inspirent pourtant.

Et de citer l’amiral Viktor Bursuk, numéro deux de le marine russe, selon qui la Russie avait reçu des documents techniques français [dessins, organisation du chantier, etc] selon des « bases absolument légales », alors que le contrat signé en 2011 n’avait pas été encore dénoncé par Paris. « Les ingénieurs russes se sont familiarisés avec l’expérience française légalement », insiste l’hebdomadaire.

La différence entre les deux types de navire, poursuit-il, se situe au niveau de leurs dimensions et…. de leur protection ainsi que de leur armement, les bâtiments russes devant être mieux lotis dans ces domaine.

Photo : Artem Tkachenko

Sahel : La capacité opérationnelle initiale de l’unité de forces spéciales européenne « Takuba » a été prononcée

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Par croissanceafriqe/zone militaire

Annoncé en novembre 2019 par Florence Parly, la ministre des Armées, puis officiellement lancé en mars dernier, avec le soutien de dix pays [Allemagne, Belgique, Danemark, Estonie, France, Mali, Niger, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni et Suède], le groupement européen de forces spéciales « Takuba » [ou « Task Force Takuba »] est désormais en mesure d’entrer dans le vif du sujet.

En effet, la capacité opérationnelle initiale [IOC] de cette unité a été prononcée le 15 juillet, à Gao [Mali], ce qui signifie qu’elle dispose de effectifs et des équipements minimums pour mener à bien sa tâche. Pour le moment, elle se compose d’une soixantaine d’opérateurs des forces spéciales françaises et estoniennes.

Pour rappel, la mission du groupement européen Takuba sera de conseiller, d’assister et d’accompagner les forces armées locales [maliennes pour commencer] au combat contre les groupes armés terroristes [GAT] qui sévissent au Sahel, et plus particulièrement dans la zone dite des trois frontières, car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Les premières formations des FAMa à bénéficier d’un tel accompagnement seront les ULRI [Unité légère de reconnaissance et d’intervention], récemment formées sous l’égide des légionnaires du 2e Régiment Étranger d’Infanterie [REI], qui ont armé le Groupement tactique « Dragon ». C’est en effet ce qu’a déclaré le général Pascal Facon, le commandant de la force Barkhane, lors d’une audition parlementaire.

Venu à Gao pour y inaugurer les nouveaux locaux destinés au groupement européen, le général Facon a rappelé que Takuba a pour objectif de faire « monter en gamme une unité malienne, les entrainer pour s’engager dans le Liptako » car c’est un « un endroit qui nécessite des soldats d’élite. »

« Les activités des forces spéciales ont un impact stratégique, car le terrorisme ne connaît pas de frontières. Les opérations spéciales doivent être menées là où elles ont le plus d’effet sur les terroristes », a commenté le lieutenant-colonel Kuul, qui commande les commandos estoniens engagés dans cette mission, lesquels, ont reçu « la meilleure formation possible pour exécuter des tâches importantes et complexes. »

« L’esprit de la mission de Takuba s’intègre parfaitement dans celui de Barkhane qui reste d’opérationnaliser les forces armées partenaires afin qu’elles reprennent, à plus long terme, la lutte contre les résidus des GAT à leur compte et de manière quasiment autonome », résume l’État-major des armées [EMA].

D’ailleurs, précise encore ce dernier, Takuba sera, « à terme, un groupement tactique désert de Barkhane presque comme les quatre autres, c’est-à-dire intégré dans la structure de commandement de Barkhane mais doté de capacités et savoir-faire particuliers. »

Le groupement européen de forces spéciales va s’étoffer dans les semaines à venir, avec des effectifs français supplémentaires ainsi qu’avec l’intégration d’une soixantaine de commandos tchèques en octobre, puis celle de 150 Suédois en janvier.

En outre, l’Italie a également fait part de son intérêt pour cette mission… Mieux encore : elle envisage une participation conséquente, avec l’envoi de 200 membres de ses forces spéciales et 8 hélicoptères, dont 4 NH-90 et 4 AH-129D Mangusta [ces derrniers étant dédiés aux missions de reconnaissance et d’attaque, ndlr]. « Une unité spécifique sera probablement formée pour ce théâtre opérationnel, comme ce fut le cas avec la Force opérationnelle 45 en Afghanistan », estime le site Difesa Online.

Cet engagement viendra ainsi compléter ceux déjà consentis par l’Italie, qui contribue déjà à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], à l’EUTM Mali, à EUCAP Sahel Mali et à EUCAP Sahel Niger.

Quoi qu’il en soit, « la déclaration officielle de cette IOC constitue un jalon important pour Barkhane et offre de nouvelles perspectives dans l’optique de poursuite de l’effort cinétique contre les GAT et de l’accompagnement des forces partenaires », conclut l’EMA.

Photo : État-major des armées

L’Indonésie pourrait reprendre les Eurofighter Typhoon autrichiens

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Parce qu’ils sont arrivés au bout de leur potentiel, avec seulement quelques dizaines d’heures de vol devant eux, les 20 derniers avions d’entraînement Saab 105E que la force aérienne autrichienne utilise pour des missions de surveillance aérienne seront retirés du service d’ici la fin de cette année… sans être remplacés pour le moment.

En effet, déjà vivement critiquée par l’opposition pour ses projets de réforme des forces armées, la ministre autrichienne de la Défense, Klaudia Tanner a expliqué qu’aucune décision ne serait prise sur le remplacement des Saab 105E tant que le volet judiciaire relatif à l’achat de 15 avions de combat Eurofighter Typhoon auprès d’Airbus, en 2003, ne sera pas terminé.

Pour rappel, ce contrat donne lieu à de vives controverses en Autriche, avec des soupçons de corruption. En février 2017, estimant avoir été « délibérément trompé tant sur le vrai prix que sur les vraies capacités » des Eurofighter, le ministère autrichien de la Défense porta plainte contre Airbus, en espérant un dédommagement conséquent.

Pour le moment, et même s’il y a des détails troublants dans cette affaire, l’industriel a gagné une première manche en avril, la cour criminelle de Vienne n’ayant « pas trouvé de fondement à poursuites dans les accusations émises en février 2017 par le ministère autrichien de la Défense ». Le gouvernement a fait appel.

« La République d’Autriche continuera à rechercher tous les moyens légaux pour se retirer du contrat Eurofighter et être indemnisée », a fait valoir Mme Tanner, le 6 juillet. « En attendant la décision finale du tribunal, aucune décision ne sera prise concernant la surveillance aérienne », a-t-elle ajouté.

Cela étant, la force aérienne autrichienne n’a pas beaucoup de marges de manoeuvre. En juin, le quotidien Der Standard a avancé trois options pour son avenir. La première consisterait à acquérir des avions M-346 ou L-39N pour remplacer les Saab 105E et les Eurofighter, sachant que ces derniers, dont l’heure de vol coûterait 60.000 euros, selon le journal, devront en outre être modernisés. Ce serait la solution la plus économique… Mais pas forcément la mieux adaptée aux besoins opérationnels.

La seconde option serait le statu quo : les Saab 105E ne seraient pas remplacés et la force aérienne autrichienne conserverait ses 15 Eurofighter Typhoon [tranche 1]. Mais cela supposerait que la formation des pilotes se fasse à l’étranger [notamment en Allemagne], ce qui n’est pas gratuit… Politiquement, et après les propos tenus par les ministres de la Défense successifs, une telle solution semble improbable. Mais que le disait Napoléon Ier, « en politique, une absurdité n’est pas un obstacle »…

Enfin, la dernière possibilité serait de revendre les Eurofighter pour environ 600 millions d’euros afin de pouvoir acquérir ensuite un autre type appareil, comme le JAS-39 Gripen de Saab. Et remplacer éventuellement les Saab 105E. Mais pour cela, Vienne droit trouver un repreneur et obtenir un feu vert du consortium Eurofighter [qui réunit BAE Systems, Airbus et Leonardo].

Sur le premier point, l’Autriche aurait peut-être trouvé un repreneur. Ainsi, le quotidien Die Presse a fait état d’une lettre datée du 10 juillet et envoyée par le ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, à son homologue autrichienne.

« Pour atteindre mon objectif de modernisation de la force aérienne de l’air indonésienne, je voudrais donc proposer d’entrer en négociation officielle avec vous […] pour l’achat des 15 Eurofighter », a écrit M. Prabowo dans ce courrier. « Comme j’ai toujours été impressionné par les technologies et le savoir-faire européens, je vous demanderais de bien vouloir soutenir [cette] proposition, qui, espérons-le, entraînera un bénéfice mutuel pour nos deux pays », a-t-il ajouté.

Le ministère autrichien de la Défense a confirmé avoir reçu la lettre le 18 juillet et dit examiner son authenticité.

« Les surprises dans les marchés publics indonésiens de défense semblent désormais constantes », a commenté le quotidien Djakarta Post, rappelant le feu vert donné par l’administration américaine à l’aquisition de 8 appareils de type V-22 Osprey aux forces indonésiennes.

Un projet d’achat qui a en effet surpris presque tout le monde en Indonésie, y compris Donny Ermawan Taufanto, le secrétaire général du ministère indonésien de la Défense, qui l’a démenti. Or, la Defense Cooperation Security Agency [DSCA], chargée d’autoriser ou non les exportations d’équipements militaires américains, ne peut rendre un avis sans avoir été préalablement sollicitée par un acquéreur…

Cela étant, en plus de vérifier l’authenticité de la lettre qu’il a reçue, le ministère autrichien de la Défense examine également les implications juridiques d’une éventuelle revente de ses avions de combat à l’Indonésie.

En effet, l’Autriche a pris l’engagement contractuel de « ne pas rendre les documents techniques et les documents accessibles à des tiers sans l’accord préalable » du consortium Eurofighter. Et cela vaut aussi pour l’accès au système d’armes des avions Eurofighter. En clair, la seule solution juridique possible serait que ces derniers soient repris par Airbus, qui les a vendus.

Reste qu’une entente est possible pour deux raisons. D’une part, Airbus pourrait obtenir que soit mis un terme à la procédure judicaire dont il fait l’objet en Autriche.

Et, d’autre part, rependre les Eurofighter autrichiens pour les revendre ensuite à l’Indonésie, après les avoir modernisés, permettrait à Eurofighter de prendre pied en Asie, un marché qu’il convoite de longue date, le Typhoon ayant été proposé à Djakarta [de même que le Rafale] avant d’être écarté au profit d’un achat de 11 avions Su-35E auprès de la Russie, via un mécanisme de financement reposant sur des paiements en nature [livraison de thé, huile de palme, caoutchouc]. Pour le moment, et craignant sans doute des sanctions américaines en vertu de la loi dite CAATSA, l’Indonésie n’a pas encore concrétisé ce contrat.

Cependant, il est compliqué d’avoir une idée précise des projets indonésiens, lesquels sont susceptibles de pâtir des difficultés économiques liées à la pandémie de Covid-19. En janvier, il avait été rapporté que Djakarta s’intéressait au Rafale [un achat de 48 exemplaires fut évoqué], aux sous-marins Scorpène ainsi qu’aux corvettes Gowind. Depuis, c’est le silence radio.

Photo : Ministère autrichien de la Défense

Regard des entreprises étrangères sur la Chine : le PDG de Volkswagen Chine annonce un investissement conjoint de 4 milliards d’euros en Chine

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Le taux de croissance du PIB de la Chine est passé de négatif à positif pour atteindre 3,2%, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS) de la Chine pour le deuxième trimestre. La Chine devient ainsi la première grande économie à reprendre sa croissance depuis l’épidémie.

Récemment, Qualcomm, Johnson & Johnson, Exxon et Volkswagen ont accéléré leur développement en Chine.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne chinoise CCTV, le PDG allemand du groupe Stephan Wöllenstein a déclaré que la poursuite de l’ouverture du marché chinois offrirait à Volkswagen davantage d’opportunités. Volkswagen continuera à mettre en œuvre le plan d’investissement de cette année et investira conjointement plus de 4 milliards d’euros sur le marché chinois avec ses partenaires.

Dans l’interview, Stephan Wöllenstein a salué des mesures fiscales adoptées par le gouvernement chinois pour alléger le fardeau économique des entreprises au début de l’épidémie. En particulier, le gouvernement local avait réussi à stimuler la consommation dans le marché à la lumière des conditions locales.

« Nous pouvons investir directement dans des entreprises publiques comme Automobile de Jianghuai pour porter notre participation dans Jianghuai Volkswagen à 75%. On peut voir que la Chine est prête à accueillir davantage d’investissements étrangers. Cela nous a profité et nous en sommes reconnaissants », a-t-il affirmé. 

Stephan Wöllenstein a souligné que la Chine est le principal marché mondial des véhicules à énergie nouvelle et que Volkswagen continuerait à y promouvoir sa stratégie d’électrification. « Comme la Chine cherche à promouvoir le développement technologique et la transformation industrielle, Volkswagen est très heureux d’y participer dans l’espoir d’évoluer en Chine qui pourrait devenir le leader mondial de l’industrie automobile au cours des 10 prochaines années », a-t-il rajouté.

(Photo : VCG)

Crise sociopolitique au Mali : La CFR invite le M5-RFP à souscrire incessamment aux recommandations de la CEDEAO

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Par croissanceafrique

Suite à la médiation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la résolution de la crise sociopolitique au Mali qui a eu lieu du 15 au 19 juillet 2020 à Bamako, la Convergence des Forces Républiques (CFR) a tenu un point de presse pour la lecture d’une déclaration liminaire à la presse.  C’était ce lundi 20 juillet 2020 au Mémorial Modibo Keita. Il était animé par Cheick Oumar Gadjigo dit le chat, coordinateur général de la CFR, Fatoumata Sacko, coordinatrice générale adjointe.

Dans sa déclaration liminaire, la CFR Réaffirme son attachement indéfectible au respect de la Constitution du 25 février 1992, à l’observation des lois et règlements relatifs aux droits et devoirs de la personne humaine, notamment la liberté d’association et de manifestation.

Considérant son attachement aux principes de la démocratie pluraliste ; de la laïcité ; de la forme républicaine ; de la stabilité ; de la cohésion sociale du Mali et toutes les multiples initiatives du président de la république allant dans le sens de la décrispation sociopolitique, la CFR est Consciente de l’impérieuse nécessité pour les acteurs politiques et de la société civile de conjuguer leurs efforts pour la défense et la consolidation des acquis de notre processus de construction démocratique.

Elle Salue la fraternité renouvelée de la CEDEAO à l’égard de la République du Mali, considérant le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance et les valeurs socioculturelles de la société malienne.

La CFR déplore toutes formes de violences et d’actes d’incitation à la haine et encourage les Forces de maintien de l’ordre à maintenir le niveau de professionnalisme qui est le leur, en dépit du contexte hautement sensible tout en félicitant le gouvernement de la république Mali dans sa dynamique de faire la lumière sur les manquements isolés de certains dépositaires de la force publique.

La CFR reste engagée pour le rassemblement de toutes les forces vives de la nation se réclamant de la majorité présidentielle, de l’opposition républicaine et de la société civile pour une application rigoureuse des résolutions et recommandations du Dialogue National Inclusif (DNI) afin d’accompagner le président de la république dans la recherche de réponses concrètes et adéquates aux défis de l’heure.

Elle Salue á sa juste valeur la médiation de la CEDEAO conduite par S.E.M GOODLUCK EBELE JONATHAN, ancien président de la république fédérale du Nigeria pour rechercher une solution à la crise sociopolitique en République du Mali et Souscrit sans réserve aucune aux propositions de sortie de crise formulées par la médiation de la CEDEAO.

La convergence des forces républicaines félicite de l’adhésion du toutes les délégations ayant rencontré la médiation aux propositions de sortie de crise formulées, à l’exception du Comité Stratégique du M5-RFP. La CFR déplore les revendications anticonstitutionnelles du Comité Stratégique du M5-RFP et les invite à s’inscrire exclusivement dans le dialogue et la légalité constitutionnelle et à souscrire incessamment aux recommandations de la CEDEAO.

La CFR félicite I ‘imam Mahmoud Dicko, autorité morale du M5-RFP pour son appel incessant a l’apaisement et au dialogue, et l’apprécie à continuer de peser de tout son poids pour faire adhérer le M5-RFP aux propositions de sortie de crise formulées par la médiation de la CEDEAO.

Elle demande une mise en œuvre diligente de toutes les propositions de sortie de crise formulées par la CEDEAO, tout en réaffirmant sa disponibilité pleine et entière à ce dessein et engage la majorité présidentielle de porter haut la Confiance en elle placée par le président de la république en leur donnant mandat de dialoguer avec le M5-RFP.

La CFR sollicite la communauté internationale de s’investir auprès de l’imam Mahmoud Dicko et des membres du M5-RFP pour que les actes de violence et de vandalisme qui sont annoncés depuis le 19 juillet 2020 puissent s’arrêter.

En fin, la Convergence des Forces Républicaines réaffirme son soutien inconditionnel et inébranlable aux institutions de la république, en leur tête le président de la république et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes durement éprouvées tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés civils et aux agents des forces de défense et de sécurité.

IB KONE

MALI: ADAM BA KONARÉ AURAIT DU SE TAIRE…

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« Quand ce que tu dis n’est pas plus beau (et plus grand) que le silence, alors tais-toi », dit le proverbe. Dans une lettre ouverte adressée au CE de l’Adema-Pasj, l’ex première dame du Mali, Madame Konaré Adam Bah s’insurge contre la déclaration du parti de son mari et de son parti, l’Adema-Pasj. En sa qualité de membre-fondatrice, de présidente d’honneur et de militante tout court, elle dit se désolidariser de ladite déclaration car ne partageant pas le contenu.

Et oui la vie, notamment la politique, est ainsi faite ! Mais je ne crois pas qu’elle soit suffisamment qualifiée fut-elle historienne pour vouloir nous donner des leçons de démocratie, de bonne gouvernance et d’histoire tout court.

En effet, la femme de façon générale et celle africaine en particulier, est un vecteur de paix, de cohésion, de concorde familiale et nationale. Mais chacun sait que Mme Konaré Adam Bah est tout sauf ce modèle de femme. Aujourd’hui elle ose nous parler de démocratie, de liberté d’opinion et d’expression ? Je me permets de rafraîchir sa mémoire que jamais dans l’histoire politique du Mali n’a été tourné qu’après que la Cour constitutionnelle ait annulée les législatives le 13 avril 1997 pour absence de liste électorale que son mari s’est fait élire moins d’un mois après comme Président de la République du Mali en dehors de toute règle de démocratie. Pourtant son mari de président avait eu tout un mandat de 5 ans pour préparer les élections. Il n’en a pas fait son affaire se contentant de manœuvrer avec hélas la même ADEMA qui 25 ans plus tard demeure la même avec ses tares et ses écueils.

Le professeur est mal placé pour nous parler du droit de manifester ! Elle était où quand son mari, par la boulimie du pouvoir, a osé emprisonner les candidats de l’élection présidentielle de 1997 y compris celui qui a rédigé l’hymne national du Mali, le regretté Seydou Badian Kouyaté et pour se faire bonne conscience a corrompu l’un des candidats, le plus divertissant à l’époque, Mamadou Batourou Diaby pour faire le lièvre afin d’éviter de se faire ridiculiser aux yeux de l’opinion internationale.


De mémoire d’historien puisque c’est votre matière, jamais régime dit démocratique au Mali n’a jamais été aussi coercitif. Qui aurait imaginé que Alpha Oumar Konaré mette sous le verrou un symbole de son pays, l’écrivain Seydou Badian kouyaté. Il y a de ces fins de vie qui s’expliquent par les actes qu’on a posé quand on était aux affaires. Alpha méconnaissant dans son silence de cimétière aujourd’hui est le fruit amer de tous ces actes à lui imputables durant 10 ans à la tête du Mali.

Jamais entrave n’a autant été portée à la démocratie. Que dire de cette CENI qui a englouti 13 milliards pour juste le confort de votre mari mais au détriment des finances et de la démocratie maliennes. Nul besoin de remuer davantage le couteau dans la plaie… c’était juste quelques rappels pour l’historienne dont la mémoire fuit hélas à moins qu’elle n’ait choisi de s’installer de manière incompréhensible dans le déni et dans l’histoire sélective.

Elle parle de bonne gouvernance a-t-elle oublié que c’est pendant qu’elle était première dame que le Mali a eu des fonctionnaires milliardaires que les institutions financières ont dénoncés à cor et à cri. Elle parle d’égalité des enfants du Mali, où était-elle quand on a organisé un concours spécial d’entrée à l’EMIA pour que son fils Malamine Konaré devienne officier de l’Armée malienne au mépris de la réglementation et de cette sacro-sainte égalité qu’elle brandit aujourd’hui ?

Elle était où quand l’école fut détruite sous le magistère de son mari de Président, enseignant et fils d’instituteur et elle-même professeur d’université ? L’année blanche la plus dure a été décrétée sous le régime de son mari comme dis-je enseignant, et fils d’enseignant.

Elle nous parle de mort lors de ces malheureux évènements que tous les Maliens déplorent, regrettent et condamnent, mais elle était où quand en plein meeting de l’opposition (Coppo) en 1997 il y a eu mort d’homme au palais de la culture ? Le sergent de Police Moussa Diarra n’est pas moins à regretter que ces jeunes tombés ce mois-ci.


Elle était où quand son mari Président a détruit notre outil de défense en faisant de notre pays la risée du monde. Même au plus bas de la situation, le régime militaire a pu contenir la rébellion touareg, l’a combattu et vaincue. Les 1èrs accords de Tanmarasset ont rétabli le Mali dans l’intégralité de sa souveraineté car l’Armée a pris le dessus sur le terrain.

L’historienne que vous êtes, savez distinguer ce qui est vrai de ce qui se raconte au gré des contingences. C’est bien sous Alpha que le Mali a perdu Kidal, mis en place des milices Lafia et Gandakoy pour sous-traiter notre défense nationale. Si ce n’est de la haute trahison ça, c’en est quoi ? Et on comprend pourquoi jamais initiative n’a été prise pour opérationnaliser la Haute cour de justice.

Mais nous la comprenons. Elle a la haine de la volonté divine qui a bien voulu faire de IBK le Président de la République du Mali contre la volonté de son mari revanchard de Président. Madame ce que Dieu a voulu ne peut être empêché par les hommes. Le destin vous connaissez son côté imparable ! C’est ce même destin qui a voulu que votre mari soit président en 1992 alors qu’il était loin d’être le candidat idéal devant de vénérables leaders comme Abdramane Baba Touré, Kadari Bamba, Dioncounda Traoré, Abdoulaye Charles Dagnioko… IBK que vous haïssez tant a pourtant sauvé votre mari. N’eut été sa poigne, vous ne serez pas là à jouir du confort du statut d’ancienne Première dame.

Quel hommage votre mari n’a pas tenu à son endroit quand il sauvait son mandat et l’offrait un second que rien ne présageait. En ce moment il était le SAUVEUR. Mais un SAUVEUR qui n’avait pas droit de rêver et de caresser une ambition nationale. L’égoïsme pontait déjà. De quel droit vous disposez pour empêcher à IBK le sauveur de votre mari de devenir lui-même président ? Puisqu’il a appris, il pouvait exercer la fonction. Toute pensée contraire est égoïste.


N’est-ce pas par égoïsme que votre mari a refusé que ce même IBK devienne secrétaire général de l’ONU pour succéder à Pierre Boutros-Boustros Ghali quand le secrétaire d’Etat Warren Christopher était venu lui faire la proposition ? À l’époque, Alpha avait bel et bien dit aux américains qu’il voulait réserver son PM à un autre destin. Les faits sont têtus même pour les historiens.

Madame la donneuse de leçon, sortez de votre amphi imaginaire, et dites aux Maliens où vous étiez quand certains leaders du M5-RFP appelaient les jeunes à prendre des machettes et des coupes-coupes contre nos institutions car la vio-ence verbale est pire que tout autre violence. Où est-ce que vous étiez quand ces leaders que vous semblez amnistier curieusement appelaient les jeunes à aller affronter la mort, les balles réelles parce que disent-ils ils ont appris que le régime va tirer sur la foule et si jamais le régime tire sur la foule, IBK sera « foutu » (comme Moussa le 22 Mars), et d’ajouter qu’il ne va plus tirer sur une autre foule ? Historienne que vous êtes aurait été crédible si elle avait argumenté à la suite de cette autre divertissante opposition les tueries dont vous narrez dans le genre romanesque (parce que vous êtes aussi romancière, bien que ça ne soit pas condamnable pour une grande historienne) ou de l’épopée ! Voilà, chère professeur, contrairement à la mythique 22 mars 1991 ou aux 26 Mars 1991, il n’y a pas de photos, il n’y a pas de film…. Bizarre non aux temps du règne des réseaux sociaux !

Mme Adam Bah Konaré, la démission est un droit. Je pense qu’il faut être courageuse pour se réclamer militante du M5-RFP en quittant purement et simplement Adema-Pasj et en disant à votre mari de Président alias « Koro Mamourou » de sortir de sa torpeur pour rendre compte au peuple malien. L’ambiguïté, la confusion ne sont pas des qualités à vanter chez un descendant de Duranton, ce lointain parent par alliance à qui vous avez consacré le meilleur de vos livres.

Aussi à vos complices du M5-RFP que, qu’ils retiennent ceci : la liberté d’exercer son droit à la désobéissance civile prévue à l’article 121 de la Constitution ne doit pas dans son exercice porter atteinte aux différentes libertés notamment la liberté d’aller et venir prévues aux articles 4 et 5 de la même Constitution… Dura lex, Sed lex !

Kankeletigui Boukobali.

Mali: des chefs d’Etats Ouest-Africains attendus à Bamako le 23 juillet prochain (Sources Proches d’IBK)

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Par Croissanceafrique

Selon plusieurs proches de la présidence de la République du Mali, quatre présidents ouest-africains doivent se rendre le 23 juillet au Mali pour tenter de trouver une issue à la crise socio-politique. Alors que la commission de la Cédéao vient de boucler une tranche de la médiation au Mali, celle-ci recommande la mise en place d’une enquête pour déterminer qui sont les responsables des tirs contre les manifestants et de la destruction d’édifices publics lors des récentes mobilisations de l’opposition. Au moins on dénombre 11 morts, chose qui a envenimée crise et qui continue à animer les rues de Bamako.

Ensuite, le plan, qui prévoit expressément le maintien du président IBK dans ses fonctions, propose aussi une recomposition de la cour constitutionnelle celle-ci avait provoqué la colère en invalidant une trentaine de résultats des législatives de mars-avril, un réexamen du contentieux électoral et un gouvernement d’union nationale.

C’est pourquoi, plusieurs chefs de l’Etat sont attendus au le jeudi prochain à Bamako. Il s’agit entre autres du président Ivoirien S.E Alassane Ouattara, le Sénégalais S.E Macky Sall, du S.E Nigerien S.E Mahamadou Issoufou et du Ghanéen SE Nana Akufo-Addo sont attendus le 23 juillet à Bamako pour rencontrer Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et les leaders du Mouvement du 5-Juin (M5-RFP), l’alliance de forces d’opposition qui réclame la démission du président depuis plusieurs semaines.

Pour sa part Choguel Maïga appelle à la poursuite de la désobéissance civile : « Je pense que la Cédéao a d’abord commis une erreur d’analyse. Elle est restée très superficielle dans son approche. Elle a réduit toute la crise malienne au deuxième tour de l’élection présidentielle. Or ça, ce n’est que la partie visible de l’iceberg », expliqué à la presse.

Zangouna KONE/photo d’illustration