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Guerre froide technologique : l’Afrique va-t-elle devoir choisir entre Huawei et les GAFA ?

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(Ecofin Hebdo) – Depuis la mi-mai 2019, les tensions entre l’administration Trump et l’entreprise technologique chinoise sont montées d’un cran. Aucune entreprise américaine n’a plus le droit de fournir du matériel et des équipements technologiques à Huawei. Cette mesure, hormis la menace qu’elle fait peser sur les revenus du fabricant d’équipements télécoms, laisse présager une polarisation numérique du monde avec des conséquences non négligeables sur le développement des réseaux télécoms en Afrique.

Le nombre d’entreprises technologiques américaines et étrangères qui rompt toute relation commerciale avec l’équipementier télécoms chinois Huawei augmente progressivement depuis que le gouvernement US a mis l’entreprise sur liste noire le 16 mai 2019. Cette décision qui entrera pleinement en vigueur en août 2019, interdit à toute entreprise américaine de lui fournir du matériel et des équipements technologiques sans la permission du gouvernement américain.

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Adieu Gmail, YouTube, Chrome ou Google Maps…

Le 22 mai 2019, Google a ainsi décidé de priver les futurs téléphones Huawei de l’accès à son système d’exploitation Android. Cela signifie que des millions d’acquéreurs des nouveaux Smartphones et tablettes de marque Huawei ou Honor ne pourront plus accéder aux très populaires applications de l’américain, tels que Gmail, YouTube ou Google Maps.

Cela signifie que des millions d’acquéreurs des nouveaux smartphones et tablettes de marque Huawei ou Honor ne pourront plus accéder aux très populaires applications de l’américain, tels que Gmail, YouTube ou Google Maps.

A la suite de Google, a suivi le japonais Panasonic qui a décidé de ne plus fournir à l’entreprise chinoise et à ses 68 filiales certaines composantes électroniques d’origine américaines. Idem pour la société ARM,  basée au Royaume-Uni, appartenant à la société japonaise SoftBank et spécialisée dans la fourniture de puces électroniques dont les conceptions utilisent une technologie fabriquée aux États-Unis. Le même sort sera également réservé aux ordinateurs Huawei qui ne pourront bientôt plus accéder au système d’exploitation Windows de l’américain Microsoft, ainsi qu’aux mises à jour associées.

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Les laptops Huawei devront à l’avenir se passer de Windows.

L’isolement technologique de Huawei, survient après plus de huit mois de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

Lire aussi notre dossier : 22/01/2019 – Guerre USA-Huawei: l’Afrique prise entre deux feux

Guerre au cours de laquelle l’administration Trump a fait usage de multiples moyens de pressions sur Huawei, tête de proue de la conquête numérique du monde par la Chine, pour faire flancher le gouvernement de Pékin. Avant la mise au ban de Huawei, le gouvernement américain a tout d’abord suscité une suspicion internationale contre la société qui a été accusée de porter atteinte à la sécurité des réseaux télécoms et informatiques qu’elle contribue à déployer, de vol de propriété intellectuelle d’autres sociétés technologiques et d’actes de corruption pour obtenir des contrats. Ensuite, est intervenu le bannissement de ses équipements dans l’administration publique US. Le gouvernement américain a, par la suite, fait pression sur quelques alliés de poids comme la Grande- Bretagne, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Japon pour bloquer la route à Huawei.

Guerre froide numérique

A travers la pression actuelle sur Huawei, le gouvernement américain met en danger la croissance de l’entreprise technologique. En effet, privée de l’accès au système d’exploitation pour smartphone Android- qui était en 2018 le plus adopté au monde par les abonnés télécoms avec une part de marché de 85,1% selon IDC, Huawei devrait certainement voir ses appareils boudés au profit d’autres constructeurs comme Samsung, Apple, Tecno, Xiaomi ou encore Itel.

En Europe, Huawei était troisième du marché des smartphones, derrière Samsung et Apple, avec 17,69% de part au mois d’avril 2019, selon Statcounter. En Afrique, le constructeur chinois était plutôt second derrière Samsung, avec 12,75% de part. Au niveau mondial, Huawei était second derrière Samsung avec 15,8% de part du marché des smartphones.

Le même scénario devrait se répéter sur les autres segments d’activités de l’entreprise à l’instar de celui des ordinateurs où Microsoft devrait aussi lui refuser l’accès à Windows qui détient 75,47% de part de marché des systèmes d’exploitation pour ordinateur au 31 janvier 2019 contre 12,33% pour le MAC OS X d’Apple, selon le portail allemand de statistiques et de données de marché mondial Statista.

Le même scénario devrait se répéter sur les autres segments d’activités de l’entreprise à l’instar de celui des ordinateurs où Microsoft devrait aussi lui refuser l’accès à Windows.

Priver Huawei de l’accès aux matériels et équipements fournis par les entreprises américaines qui détiennent la majorité des brevets dans le domaine technologique compromettra également les capacités de l’entreprise à produire de nouveaux appareils électroniques. Les grands fabricants de semi-conducteurs comme Qualcomm ou Intel ont aussi indiqué qu’ils cesseraient de fournir Huawei. Au regard de l’intensité que prend la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, avec Huawei comme point central, le spectre d’une nouvelle guerre froide se profile à l’horizon.  Technologique cette fois.

Le 23 mai 2019, lors de la Conférence de Potsdam sur la cybersécurité nationale, Ken Hu, le vice-président de Huawei, qualifiait la sanction américaine de « dangereux précédent ». Il considérait que « cela va à l’encontre des valeurs de la communauté internationale des affaires, perturbe la supply chain mondiale et nuit à la concurrence équitable sur le marché ». Mettant d’ailleurs en garde l’Europe ; qui semble tout tolérer des USA ; contre l’acceptation de telles mesures, Ken Hu affirmait que la situation actuelle de Huawei « pourrait arriver à n’importe quelle autre industrie et entreprise à l’avenir, si nous ne nous attaquons pas ensemble à ces problèmes ». « Nous ne voulons pas construire un nouveau mur sur le plan commercial, nous ne voulons pas non plus construire un nouveau mur sur le plan technologique », soulignait-il.

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Ren Zhengfei : « On ne pourra pas nous isoler du reste du monde »

Bien que Huawei prône l’apaisement avec les Etats-Unis, la société a tout de même fait savoir qu’elle est prête à la guerre si l’administration Trump ne veut pas revenir à de meilleurs sentiments. Au cours du salon Ready For IT, tenu le 21 mai 2019 à Monaco, Shi Weiliang, le directeur général de Huawei France, a déclaré : « Nous avons un plan B, c’est-à-dire que nous pouvons être fiers de dire que, malgré ce papier signé par les États-Unis, nous restons sereins de continuer notre business, avec nos clients, nos utilisateurs et tous les acteurs de l’écosystème ». Pour Ren Zhengfei, le fondateur de Huawei, « le personnel politique américain, par ses façons de faire à l’heure actuelle, montre qu’il sous-estime notre force (…) Mais en cas de difficulté d’approvisionnement, nous avons des solutions de rechange. En période de paix (avant la guerre commerciale, Ndlr), nous nous fournissions pour moitié en puces venant des Etats-Unis et pour moitié venant de Huawei. On ne pourra pas nous isoler du reste du monde ».

« Le personnel politique américain, par ses façons de faire à l’heure actuelle, montre qu’il sous-estime notre force (…) Mais en cas de difficulté d’approvisionnement, nous avons des solutions de rechange.»

Le 26 mai 2019, Huawei a annoncé qu’elle lancera son propre système d’exploitation qui pourra être disponible en Chine dès le quatrième trimestre 2019 et dans le reste du monde au premier ou deuxième trimestre de 2020. Certainement basé sur AOSP, la partie open source d’Android, le système bénéficiera de sa propre boutique d’application – l’App Gallery – déjà présente sur les téléphones de la marque.

Problème d’ego?

La pression que subit Huawei, avec de possibles conséquences sur sa rentabilité future, ne serait, selon l’entreprise chinoise, que l’expression d’une Amérique blessée dans son orgueil.

La pression que subit Huawei, avec de possibles conséquences sur sa rentabilité future, ne serait, selon l’entreprise chinoise, que l’expression d’une Amérique blessée dans son orgueil.

Le pays qui voit son hégémonie technologique s’amoindrir avec le temps chercherait un moyen de la maintenir en cassant la concurrence. Car c’est l’avancée de Huawei dans la 5G, prochaine technologie mobile, déterminante pour le monde numérique, qui est le véritable enjeu. Cette technologie, qui interviendra pour rendre les villes intelligentes, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, la voiture autonome, etc, abolira les délais de connexion et permettra même à près de 10 000 objets d’être connectés au km2. Elle est aujourd’hui à la portée de Huawei qui a beaucoup avancé dans la recherche et le développement.

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Selon Huawei, les USA n’acceptent pas d’être distancés dans la course à la 5G

En juin 2018, Eric Zu, le PDG de Huawei, annonçait le premier smartphone 5G de la marque sur le marché au mois de juin 2019 ainsi qu’un modem mobile 5G qui permet de partager la connexion 5G avec des appareils en Wi-Fi.  Selon le cabinet Deloitte dans son rapport « 5G: The chance to lead for a decade », la Chine, dans son plan quinquennal 2015-2020, a prévu un budget de 400 milliards de dollars d’investissement lié à la 5G. Le pays est actuellement très loin devant les Etats-Unis et Huawei pourrait fixer les prochaines conditions de marché relatives à cette technologie. 

La Chine, dans son plan quinquennal 2015-2020, a prévu un budget de 400 milliards de dollars d’investissement lié à la 5G. Le pays est actuellement très loin devant les Etats-Unis et Huawei pourrait fixer les prochaines conditions de marché relatives à cette technologie.

Les attaques des USA à son encontre,  l’entreprise technologique estime qu’elles ne pourront en rien entraver ce futur radieux. « La 5G de Huawei ne sera absolument pas affectée. En matière de technologie 5G, ce n’est pas en deux-trois ans que les autres entreprises pourront rattraper Huawei », a soutenu Ren Zhengfei.

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Huawei tente de rassurer ses partenaires et clients sur sa capacité technologique.

Bien que Huawei donne toutes les assurances sur sa capacité à rebondir à la suite de l’ « isolement » technologique américain, seules des actions concrètes de l’entreprise pourront vraiment dissiper la crainte qui grandit au sein de plusieurs nations africaines qui ont fait confiance au géant technologique chinois pour le développement de leurs réseaux télécoms.

Les choix africains

Sur le contient africain, Huawei a contribué grandement au développement de l’accès des populations au haut débit. La société a plusieurs fois été sollicitée pour son expertise technique dans le déploiement de réseaux télécoms de haute qualité.

Lire aussi notre dossier : 12/04/2019 – Ces pays africains qui s’éveillent déjà à la 5G

Dans une trentaine de pays, notamment le Cameroun, l’Algérie, l’Egypte ou encore l’Afrique du Sud, Huawei est déjà intervenu dans la modernisation et l’extension de réseau. La société a construit plus de 70% des réseaux 4G du continent et teste déjà la technologie 5G avec les plus grandes entreprises de télécommunications du continent: le groupe MTN, Vodacom, Maroc Telecom.

La société a construit plus de 70% des réseaux 4G du continent et teste déjà la technologie 5G avec les plus grandes entreprises de télécommunications du continent: le groupe MTN, Vodacom, Maroc Telecom.

Mais avec la guerre contre les USA qui a abouti à la restriction d’accès de l’entreprise aux technologies américaines, les inquiétudes naissent quant à sa capacité à tenir ses chantiers sur le continent. C’est le cas, par exemple, pour le projet de construction d’un centre de données à Konza, de villes intelligentes, pour un contrat d’un montant de 1,7 milliard de dollars US signé en avril 2019 avec le président de la République du Kenya, Uhuru Kenyatta. En Ouganda, le groupe chinois est également engagé dans la construction du réseau national de fibre optique.

Dans la guerre entre les Etats-Unis et la Chine, la Kényane Harriet Kariuki, spécialiste des investissements chinois en Afrique, au cours d’un entretien accordé à la radio BBC, invitait l’Afrique à ne pas choisir de camp. Pour elle, cette crise devrait plutôt servir d’électrochoc au continent qui devrait sérieusement commencé à réfléchir sur les moyens « de développer ses propres technologies pertinentes pour son marché au lieu d’être consommateur passif ».

Muriel Edjo

Bank of America Merrill Lynch abaisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique du Sud en 2019, à 0,9%

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Bank of America Merrill Lynch (BofA) a abaissé, le 29 mai, ses prévisions de croissance pour l’Afrique du Sud en 2019 à 0,9% contre 1,3% précédemment, après les mauvaises performances de l’économie de la nation arc-en-ciel durant le premier trimestre.

(Agence Ecofin) – Bank of America Merrill Lynch (BofA) a abaissé, le 29 mai, ses prévisions de croissance pour l’Afrique du Sud en 2019 à 0,9% contre 1,3% précédemment, après les mauvaises performances de l’économie de la nation arc-en-ciel durant le premier trimestre.

Le groupe bancaire américain a précisé, dans une note de recherche, que le PIB du pays le plus industrialisé du continent aurait enregistré une contraction d’environ 2% durant le premier trimestre.

Les économistes de Bank of America Merrill Lynch, Ferhan Salman et Rukayat Yusuf ont expliqué les mauvaises performances de l’économie sud-africaine au premier trimestre de l’année en cours par les  incertitudes qui entourent la réforme agraire et l’indépendance de la Banque centrale ainsi que par les pénuries d’électricité, les perturbations enregistrées dans le secteur minier et la mauvaise conjoncture mondiale. «Nous prévoyons toujours une amélioration de l’investissement, mais la confiance des entreprises repose autant sur les perspectives mondiales que sur les efforts nationaux visant à rétablir la stabilité politique et le rythme des réformes.», ont ils souligné.

Bank of America Merrill Lynch a par ailleurs, précisé que les marchés attendent désormais le remaniement ministériel auquel procèdera le président Cyril Ramaphosa, qui vient d’être réélu par les députés après la victoire de son parti, le Congrès national africain (ANC), aux élections législatives du 8 mai.  

« Nous considérons qu’une reconfiguration et une réduction de la taille du cabinet seraient des signes positifs. Des changements allant dans ce sens pourraient ouvrir la voie à des réformes rapidement payantes en matière de lutte contre la corruption, de réglementation des visas, de réduction des coûts d’exploitation et d’attribution des spectres dans le domaine des télécommunications.», a précisé la banque américaine.

Pour rappel, la Banque centrale sud-africaine avait abaissé, le 23 mai, ses prévisions de croissance économique pour 2019 à 1% contre une précédente estimation de 1,3% en mars, en raison notamment des mauvaises performances des secteurs de l’exploitation minière et de l’industrie.

Après avoir enregistré des taux de croissance de l’ordre de 5 % entre 2004 et 2007, l’économie sud-africaine est en berne depuis quelques années, en raison notamment de la chute des cours des matières premières, de la propagation de la corruption et de la multiplication des mouvements sociaux dans des secteurs stratégiques comme les mines et l’industrie. La croissance du PIB du pays n’a pas dépassé 2% depuis 2013.

Le groupe bancaire américain a précisé, dans une note de recherche, que le PIB du pays le plus industrialisé du continent aurait enregistré une contraction d’environ 2% durant le premier trimestre.

Les économistes de Bank of America Merrill Lynch, Ferhan Salman et Rukayat Yusuf ont expliqué les mauvaises performances de l’économie sud-africaine au premier trimestre de l’année en cours par les  incertitudes qui entourent la réforme agraire et l’indépendance de la Banque centrale ainsi que par les pénuries d’électricité, les perturbations enregistrées dans le secteur minier et la mauvaise conjoncture mondiale. «Nous prévoyons toujours une amélioration de l’investissement, mais la confiance des entreprises repose autant sur les perspectives mondiales que sur les efforts nationaux visant à rétablir la stabilité politique et le rythme des réformes.», ont ils souligné.

Bank of America Merrill Lynch a par ailleurs, précisé que les marchés attendent désormais le remaniement ministériel auquel procèdera le président Cyril Ramaphosa, qui vient d’être réélu par les députés après la victoire de son parti, le Congrès national africain (ANC), aux élections législatives du 8 mai.  

« Nous considérons qu’une reconfiguration et une réduction de la taille du cabinet seraient des signes positifs. Des changements allant dans ce sens pourraient ouvrir la voie à des réformes rapidement payantes en matière de lutte contre la corruption, de réglementation des visas, de réduction des coûts d’exploitation et d’attribution des spectres dans le domaine des télécommunications.», a précisé la banque américaine.

Pour rappel, la Banque centrale sud-africaine avait abaissé, le 23 mai, ses prévisions de croissance économique pour 2019 à 1% contre une précédente estimation de 1,3% en mars, en raison notamment des mauvaises performances des secteurs de l’exploitation minière et de l’industrie.

Après avoir enregistré des taux de croissance de l’ordre de 5 % entre 2004 et 2007, l’économie sud-africaine est en berne depuis quelques années, en raison notamment de la chute des cours des matières premières, de la propagation de la corruption et de la multiplication des mouvements sociaux dans des secteurs stratégiques comme les mines et l’industrie. La croissance du PIB du pays n’a pas dépassé 2% depuis 2013.

BIDC, la Banque de la Cedeao, lance un emprunt obligataire de 25 milliards pour financer 7 projets dans l’Uemoa

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Après avoir obtenu le feu vert du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) vient de lancer un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. Objectif : lever 25 milliards FCFA pour financer sept (7) projets dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’hôtellerie et des services financiers au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal et au Togo.

(Agence Ecofin) -Au total 2,5 millions de titres, de nominal 10 000 FCFA, qui écherront sous 7 ans, c’est-à-dire en 2026 sont émis. Les intérêts rémunérés au taux de 6,4% seront payés semestriellement ainsi que le remboursement du principal qui, quant à lui, interviendra avec différé de deux semestres.

Pour cette opération dont le coup d’envoi a été donné le 28 mai dernier, le consortium formé par CGF BOURSE et la SGI-TOGO a été mandaté comme arrangeur et chef de file. Les souscriptions sont attendues jusqu’au 26 juin prochain, affiche Africabourse, un des membres du syndicat de placement accrédité pour cette opération.

À fin 2018, les engagements nets cumulés de la BIDC en faveur des Etats membres de la Cedeao s’élevaient à environ 1,39 milliard $ pour 133 projets actifs contre 1,327 milliard $ pour autant de projets au 31 décembre 2017. Une situation imputable aux effets conjugués des nouveaux engagements 2018, à l’arrivée à échéance de cinq projets du portefeuille de prêts au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo et à l’annulation de trois engagements en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo.

Rwanda : un projet de 131 millions $ pour construire plus de 2 000 logements abordables à Kigali

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– Au Rwanda, le gouvernement va lancer cette semaine, un programme de 131 millions $, pour la construction de plus de 2 000 logements abordables à Kigali. C’est ce que rapporte le site d’informations New Times, citant des sources officielles.


(Agence Ecofin) –Le nouveau programme, qui sera développé à Nyamirambo, dans le district de Nyarugenge (province de Kigali) devrait permettre de construire des bâtiments communautaires, des parcs publics, des magasins et une place de marché. Au total, environ 2 800 logements devraient sortir de terre à la fin du projet, pour accueillir environ 14 000 personnes en plus de créer des centaines d’emplois temporaires et permanents.

Grâce à ce projet, les autorités espèrent combler le déficit de logements auquel fait face la ville de Kigali et estimé à environ 30 000 unités d’habitations par an. A cet effet, des mesures devraient être prises pour minimiser les coûts de production afin de maintenir les prix de vente bas.

« Les unités de logement seront abordables pour le revenu moyen d’un Rwandais moyen.» ont indiqué les promoteurs du projet dans un communiqué relayé par le New Times.

Notons que le projet sera réalisé dans le cadre du « Rugarama Park Estate » une joint-venture entre l’institution panafricaine Shelter Afrique, spécialisée dans le financement du logement, et la Banque de développement du Rwanda.

Moutiou Adjibi Nourou

UEMOA: Le Mali a abrite la première réunion du de la chambre consulaire Régionale (CCR).

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Ce mercredi le 29 mai 2019, s’est déroulée à Bamako la cérémonie d’ouverture de la première réunion du de la chambre consulaire Régionale (CCR) de l’union économique et élargie aux présidents des commissions techniques et Ad’hoc dans la salle de conférence de l’hôtel salam. C’était en présence du ministre du de l’industrie et du commerce M. Mohamed AG Erlaf, du président de la chambre de commerce et d’industrie du Mali M. Youssouf BATHILY et plusieurs acteurs venant de la zone UEMOA.

Dans son d’ouverture le président de la chambre de commerce et d’industrie du Mali M. Youssouf BATHIYLI affirme que « le choix de Bamako pour qu’on puisse débattre des pistes de solution et de progrès qui seront à l’actif de notre chambre consulaire Régionale (CCR-UEMOA) pour le développement socio-économique de notre sous région« , a-t-il dit.

C’est pourquoi, le défis auquel notre communauté de destin fait face aujourd’hui, exige plus d’engagement, plus de créativité et plus d’innovation. Il est largement partagé pour préserver les acquis réalisés, accélérer un processus d’intégration sous régionale et consolider le marché commun de l’UEMOA.

Malgré les efforts consentis par la chambre consulaire régionale, il y a du faible taux des échanges intra-communautaires qui s’explique ainsi: la non complémentarité ou la non compétitivité dans notre espace,les nombreux goulots d’étranglement pour les échanges, les distorsions en matière de concurrence et, en particulier, des difficultés pour beaucoup d’entreprises à savoir accès aux marchés publics de certains pays de l’Union pour le manque de capacités techniques et financières, entre autres.

Notons que le président de la CCIM, à profiter de l’occasion pour attirer l’attention du ministre de l’industrie et du commerce Mohamed AG ERLAF sur la signature de l’accord de la zone de libre échange continental africain (ZLECAF) par nos Etats le 21 mars 2018 à Kigali (Rwanda) par les pays de l’union Africaine.

Daouda B KONE

Source: Croissanceafrique.com

Mali: Communiqué du Gouvernement suite à l’accident qui a fait état de 23 morts et 16 blessés graves.

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Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale que ce mardi 28 mai, en début d’après-midi, un grave accident de circulation est intervenu entre un véhicule de transport public de voyageurs (minicar) et un camion de transport de sable, sur la Route Nationale numéro 6, entre Kassela et Zantiguila (forêt de la Faya), dans la région de Koulikoro.

Le premier bilan fait état de 23 morts et 16 blessés graves.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le pneu du véhicule de transport public de voyageurs a explosé, désarticulant le véhicule dans la voie du camion venant en sens inverse. Le choc frontal a été très violent.

Le gouvernement a immédiatement dépêché sur les lieux une délégation composée des ministres en charge de la sécurité et des transports, ainsi que les services compétents desdits départements pour organiser les secours et exprimer la solidarité de la nation. Les blessés et les corps ont tous été évacués à l’hôpital du Mali et à Gabriel Touré.

En cette douloureuse circonstance, le gouvernement adresse aux familles des victimes ses condoléances attristées et prie pour le repos de l’âme des disparus. Il souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le gouvernement invite les transporteurs au respect strict de la règlementation relative aux visites techniques régulières et à la prudence sur les routes.

Bamako, le 28 mai 2019

Pour Le Gouvernement
Le ministre de la Communication,
Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement

Yaya Sangaré

Source: Croissanceafrique.com

Rencontre Interministériel Guinée-Mali: Construction du barrage de Fomi en vigueur

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Projet ‹‹ Appui au programme de développement durable du Delta Intérieur du Niger et Programme de renforcement de la gestion Intégrée des ressources en eau ›› étaient à l’hôtel Elfarouk dans le cadre d’un atelier relatif à une 4eme Réunion du comité interministériel de concertation Guinée-Mali pour la mise en œuvre du Barrage à Buts Multiples de Fomi, hier 28 mai 2019. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’énergie et de l’eau, Moussa CISSÉ.
Poursuivre le dialogue Politique et stratégique entre la Guinée et le Mali dans le cadre de la réalisation du Barrage à buts multiples de Fomi ainsi que la gestion intégrée des ressources en eau du Bassin du Niger Supérieur; Formaliser la création du Secrétariat permanent et du comité interministériel de concertation Guinée-Mali dans le cadre du protocole d’accord 12 mars 2014; Présenter l’état d’avancement du projet Fomi depuis la dernière rencontre tenue en juillet 2016 à Kankan en Guinée; Échanger sur les conclusions des études d’actualisation de la faisabilité technique du Barrage de Fomi et des études d’impact environnemental et social ; Échanger sur les conditions de construction du barrage; Présenter d’autres projets en cours: 1 Études en cours dans le Delta Intérieur du Niger; 2 Principaux axes projetés dans APL B2 dans la portion du Niger Supérieur; 3 Projet d’interconnexion électrique Mali-Guinée.
Secrétaire exécutif, M. ABDERAHIM Biremehamid, après avoir remercié tout le monde. Il a parlé le contexte de l’atelier de ce jour. ‹‹ Ce contexte qui appelle à l’action urgente pour des projets structurants à même de créer des pôles de développement socioéconomique et surtout d’occupation pour notre jeunesse ››, a-t-il souligné. Il a aussitôt donné les noms des barrages à construire. ‹‹ Au cœur de ce schéma d’aménagement du Bassin du Niger, se trouve la construction des trois barrages de Fomi en Guinée, Taoussa au Mali et Kandadji au Niger››. Selon lui, l’ABN a produit un rapport circonstancié sur le projet de Barrage de Fomi avec trois recommandations qui sont entre autres, Engager la réflexion, Mettre à la disposition de l’ABN un rapport définitif et Évaluer les impacts de Fomi- 396.
Moussa CISSÉ, Secrétaire général du ministère de l’énergie et de l’eau, a souhaité une chaleureuse bienvenue et un agréable séjour à Bamako à tous les participants notamment, ceux venus de la Guinée.
Pour lui, ce projet, la construction du barrage de Fomi contribuera à
Réguler le régime du fleuve Niger; accroître la production hydroélectrique; sécuriser la production agricole y compris pendant la contre-saison, dans un contexte de variabilité et de changement climatiques; assurer une interconnexion des réseaux électriques avec nos pays voisins au bénéfice de l’intégration africaine pour un développement durable. ‹‹ C’est pourquoi, la Guinée et le Mali, souhaitent vivement la réalisation de cet aménagement à buts multiples››, a-t-il dit.
Il dit qu’il est persuadé que les travaux de cette rencontre permettront aux deux Pays d’atteindre les résultats escomptés.

Hamadoun Alphagalo

Mali: La ministre de l’économie Numerique réçu en audience par le DG de la SOTELMA MALITEL

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Dans le cadre d’une visite de courtoisie, Mme Kamissa CAMARA, Ministre de l’Économie Numérique et de la Prospective s’est entretenue ce Mardi 28 Mai 2019 avec l’administration de la SOTELMA/MALITEL.

Les échanges ont porté sur le futur de leur collaboration et la direction Marketing de ladite structure a saisi l’occasion pour présenter leurs futurs projets ainsi que les améliorations qu’ils envisagent d’apporter à la qualité de leurs services.

Bamako: Le Baromètre du Mali a annoncé deux ministres de la semaine pour la pertinence de leur action

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Le Baromètre est un instrument de mesure citoyen mis en place par les professionnels issus de la population Malienne. Il s’agit d’un conssortium de jeunes dotés d’une capacité intellectuelle afin de surveiller les actions des differents ministres concourants dans le gouvetnement du Dr Boubou CISSE, premier ministre , chef du gouvernemznt, ministre de l’économie et des fiances. La plus part des hommes désignés ont été ciblés par les membres du Baromètre et à chaque fin de semaine , un ministre est désigné l’homme de la ssemaine selon ses critères.

C’est pourquoi, pour la période du samedi 18 mai au vendredi 24 mai 2019, le Baromètre annonce les ministres de la semaine pour la pertinence de leur action.


Le Barometre du Mali a tenu à feliciter le duo Messieurs Timoré TIOULENTA et Oumar Hamadoun DICKO, respectivement Ministre de l’Education Nationale et Ministre du dialogue social du travail et de la fonction publique pour avoir mis fin à la grêve des enseignants.

Notons que le baromètre est une initiative de Cheick Oumar Soumano et ses collaborateurs.

Daouda Bakary KONE

Bamako: Salle des Banquets du Palais Présidentiel de Koulouba reçoit le nouveau bureau du Haut Conseil Islamique du Mali

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Le President de la République, Chef de l’Etat , Son Excellence El Hadj Ibrahim Boubacar Keïta a reçu en audience dans l’après-midi du lundi 27 mai 2019 le nouveau Bureau du Haut Conseil Islamique du Mali dirigé par son nouveau Président Cheick Cherif Ousmane Madani Haidara . L’objet de la rencontre était la présentation officielle au Président de la République du nouveau bureau du Haut Conseil Islamique du Mali issu du 3 ième congrès ordinaire de l’organisation islamique nationale les 21 et 22 avril 2019, tenu dans un climat de paix et de consensus . Ce nouveau bureau élu pour 5 ans est composé de 111 membres. L’ouverture solennelle des travaux de son 3 è congrès dont le thème était « La réconciliation pour la paix » a été présidée par le Chef de l’Etat . Le Haut conseil islamique du Mali est aujourd’hui âgé de 17 ans.

A l’issue de l’audience , le Président de la République qui avait plaidé pour un Mali de complémentarité et d’unité dans la diversité pour l’ensemble national, lors de l’ouverture du 3 ième congrès, a félicité le nouveau bureau pour la confiance placée en eux par leurs co-religionnaires dans un esprit consensuel , et un climat apaisé rassembleur.

IBK a également félicité le bureau sortant pour ses efforts dans la construction du Pays. « Tout le bonheur de recevoir ce bureau . Un échange de civilité mais surtout un constat heureux . Le congrès du Haut Conseil Islamique du Mali , s’est tenu dans des conditions vraiment remarquables dont il faut féliciter le bureau sortant et le bureau entrant et tous les congressistes. Ils ont tenu leur congrès dans une allégresse religieuse, porteuse pour le Mali. Un congrès où tout s’est passé de manière consensuelle pour aboutir au bureau qui nous est présenté ici aujourd’hui est un bonheur » a dit IBK.

Le Président de la République, ayant perçu la délicatesse de la mission du nouveau bureau a également souhaité « que ces vœux s’accompagnent de l’action gouvernementale , pour que ce pays en convivialité , ce pays qui ne connaît pas les divisions religieuses, qui ne connaît pas les ségrégations religieuses , qui ne connaît pas des querelles de clochers , ce pays redevienne ce pays d’antan , un Mali où il fait bon vivre , un Mali de convivialité , un Mali de vivre ensemble, harmonieux et conformément à ce q’est l’islam, une religion de paix et de seréneté » .

En réponse aux doléances du Haut Conseil Islamique du Mali relatées par son Président ( un nouveau siège , l’établissement d’une carte professionnelle pour chaque imam au Mali, le parcours diligenté du territoire national pour la paix , la réconciliation et le rassemblement de tous les musulmans), le Chef de l’Etat a rassuré le Haut Conseil Islamique du Mali et dit avoir prêté une oreille attentive à ces doléances qui sont d’ailleurs légitimes.

Dans sa prise de parole le Président élu du HCI Cheikh Ousmane Madani Haidara avant d’étaler ses doléances au Chef de l’Etat a remercié IBK pour sa présence remarquée à l’ouverture des travaux du congrès et son appui personnel dans la prise en charge des frais d’organisation du Congrès.

La cérémonie a été marquée par des prières et des bénédictions pour la paix et la réconciliation dans un Mali apaisé pour son développement socio-économique.

L’audience s’est déroulée en présence du Ministre des Affaires Religieuses et du Culte et des proches collaborateurs du Président de la République.

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République