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Angola : trois banques amendées par la Commission des marchés de capitaux

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Trois banques angolaises ont été condamnées à payer une amende à la Commission des marchés de capitaux (CMC) pour avoir enfreint à leur devoir de fournir des informations à la structure. Il s’agit de la Banque Economique (BMC), la Banque Fomenta Angola et la banque Millennium Atlantico (BMA).
Sur son site officiel, l’autorité de régulation du marché des valeurs mobilières a publié vendredi dernier un document qui explique que c’est sur la base de la loi fondamentale des institutions financières (LBIF) que les banques concernées vont payer une amende d’environ 3 000 dollars chacune.
Pour la BFA, la CMC avait infligé une amende d’environ 1 500 dollars sous la forme d’une transaction prévue dans la loi fondamentale des Institutions financières.
Par ailleurs, une autre amende, s’élevant à 3 000 dollars, a été infligée à l’agent d’intermédiation financière Odell Gloval, société de gestion d’organismes de placement collectif, également pour la pratique de transgression prévue par la même loi.
Il est à noter que le rôle de la Commission des marchés de capitaux (CMC) est de réglementer, superviser, fiscaliser et promouvoir le marché des valeurs mobilières et les activités impliquant tous les agents qui y participent, directement ou indirectement.

Source: finacailafrik.com

Le Burkina à la quête de 75 milliards de F CFA sur le marché de l’UEMOA

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L’Etat du Burkina Faso émet depuis jeudi 18 octobre sur le marché financier régional, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne en vue de mobiliser 75 milliards de F CFA.

Selon un avis émis à cet effet, cette levée de fonds a pour but le financement des projets porteurs de croissance inscrits dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Les souscriptions s’étendent jusqu’au 8 novembre prochain, et sont ouvertes aux investisseurs institutionnels et personnes physiques résidents ou non dans l’espace EUMOA.

Identifiée par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), l’autorité de régulation du marché financier de l’UMOA, l’opération offre un taux d’intérêt de 6,5% net d’impôt l’an payable semestriellement, à compter de la date de jouissance des obligations.

Source: Finacialafrik.com

BRVM Innovation Challenge: 35 dossiers sélectionnés

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La période de dépôt de candidature au concours de Projets Fintech « BRVM Fintech Innovation Challenge »est arrivée à échéance le 17 octobre dernier. Cette initiative qui vise à sélectionner des talents initiateurs de projets innovants qui bénéficieront d’un accompagnement pour mettre en œuvre leurs projets dans son laboratoire « BRVM Fintech Lab » avait été lancée le 18 septembre 2018.

A l’issue de cette période, la BRVM annonce que trente-cinq (35) dossiers de candidature ont été enregistrés. Ces dossiers feront l’objet d’un dépouillement et d’un examen minutieux par un jury composé de spécialistes afin de présélectionner les projets innovants qui ont le potentiel de contribuer à relever de réels défis métiers dans le secteur des services financiers dans la sous-région. Les porteurs de projets présélectionnés seront invités à la phase des entretiens. Les candidats retenus à l’issue du processus auront une période de 6 à 12 mois pour mener à bien leurs projets.

A travers son laboratoire des technologies numériques, la BRVM souhaite ainsi accompagner le système financier sous-régional dans l’innovation et l’anticipation sur les disruptions futures. A ce titre, elle permettra à de jeunes talents, personnes physiques âgées de 18 à 40 ans ou startups établies dans la région UEMOA, qui sont porteurs de projets innovants ou de thèmes de recherche d’intérêt dans la Fintech, de les mettre en œuvre.

A propos de la BRVM

Portée sur les fonts baptismaux le 18 décembre 1996 à Cotonou (BENIN), la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) est une bourse électronique parfaitement intégrée commune à 8 pays de l’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Outre les titres de participations (actions), la BRVM propose l’émission et la négociation de titres de créance (obligations).

La BRVM offre aux investisseurs un environnement boursier de classe mondiale avec des systèmes de cotation et de règlement des transactions à la fine pointe de la technologie. La BRVM est membre du Comité Exécutif de l’African Securities Exchanges Association (ASEA). Elle est depuis novembre 2016 classée dans la catégorie des marchés frontières par le MSCI.

Source: Financailafrik.com

Binta Touré NDoye, directrice générale d’Oragroup : « Nous tablons sur une progression annuelle de 30% de l’ensemble de nos indicateurs » dixit

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Oragroup entame le processus de son entrée à la BRVM avec à la fois l’émission et la cession de 13,88 millions de titres sur le marché régional dès ce 29 octobre. Un « choix stratégique » pour un groupe bancaire panafricain qui affiche de grandes ambitions comme l’a expliqué dans une interview Binta Touré NDoye, la directrice générale, ce 19 octobre à Abidjan.

Quelle est la stratégie qui sous-tend votre entrée prochaine en bourse ?

Notre entrée en bourse qui est la plus importante sur le marché boursier de la BRVM depuis sa création, correspond pour nous à un moment très stratégique de notre institution. 2018 représente le 10ème anniversaire de l’entrée dans notre capital d’ECP (Emerging Capital Partners, ndlr). 2018 correspond également à l’affichage d’une ambition très forte pour l’Afrique, pour une présence encore plus marquée. L’entrée en bourse correspond à un moment stratégique pour lever des fonds destinés à poursuivre une croissance encore plus forte, à servir nos clients, et destiné surtout à financer le secteur économique de nos pays de présence.

Comment se distingue Oragroup dans le système bancaire régional ?

Notre slogan est que nous sommes une banque humaine, une banque engagée et une banque audacieuse ; ceci est notre ADN. Nous sommes une banque audacieuse dans la mesure où nous finançons nos clients PME, bien vrai qu’il est souvent reproché aux banques de ne pas financer les PME/PMI. Nous sommes donc une banque audacieuse dans la mesure où nous les finançons et nous les accompagnons. Nous sommes une banque également engagée parce que la RSE, la responsabilité sociétale de l’entreprise est très importante dans notre démarche clientèle. Enfin nous sommes une banque humaine parce que nous sommes très proches de nos clients pour justement les satisfaire et les accompagner chaque jour pour réaliser leur rêve.

Votre entrée en bourse doit également accompagner la digitalisation du groupe. Où en êtes-vous à ce niveau ?

Nous avons dejà commencé à amorcer et à embrasser la stratégie de digitalisation de la banque. Pour nous, créer des agences partout c’est couteux et le retour sur investissement peut être long. La banque digitale nous permet d’être innovant, de servir davantage de clients et surtout nous permet de participer à une plus grande inclusion financière. Vous savez que le taux de bancarisation dans nos pays est très faible. La digitalisation permet de faire un bond phénoménal en donnant accès aux services financiers aux populations défavorisées et les plus reculées.

La digitalisation est déjà existante chez nous et nous servons déjà une bonne partie de notre clientèle à travers des produits de banque digitale. Nous avons des cartes qui sont des prémices de la banque digitale puisque nos clients peuvent à travers l’utilisation de nos cartes faire des transactions diverses. Nos clients peuvent également à partir de leur PC réaliser leurs opérations en restant chez eux sans se déplacer vers nos agences. Donc la digitalisation est bien une réalité qui va en s’améliorant.

Quelles sont les perspectives que projette Oragroup dans les années à venir?

Nous ciblons 2 millions de nouveaux clients à travers la banque digitale. Aujourd’hui nous avons 430 mille clients et nous ciblons 2 millions de clients additionnels à travers notre stratégie de banque digitale à échéance 2022. Notre total bilan a dépassé la barre symbolique des 2 000 milliards FCFA et nous comptons doubler ce chiffre à terme.

Par ailleurs, nous tablons sur une progression annuelle de 30% de l’ensemble de nos indicateurs. C’est déjà la réalité depuis 2016 où nous augmentons non seulement nos ressources de 30% chaque année, mais également, entre l’année dernière et cette année, nous avons pu augmenter notre profit de 65%.

Source: Finacialafrik.com

Lynda Aphing-Kouassi: “Nous voulons jeter le pont entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest”

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Après une expérience de plus de 15 ans dans le secteur des banques d’affaires et du milieu financier à Londres, Lynda Aphing-Kouassi, directrice générale du cabinet Kaizene, n’a qu’une ambition: mettre son expertise au service de l’Afrique.

Ainsi, depuis son retour, il y a environ 4 ans, la financière ivoirienne organise chaque année, via son cabinet-conseil, un forum d’innovation dédié à la promotion de meilleures solutions techniques et financières en matière d’infrastructures en Afrique.
Pour cette année, c’est la ville Rwandaise de Kigali, modèle de référence économique par excellence, qui a été choisie pour abriter cet évènement visant à créer une synergie autour du développement des infrastructures en Afrique.

Le thème retenu cette année fait le parallélisme existant entre les infrastructures , l’intelligence artificielle, l’éducation et la santé. Autrement dit, comment les infrastructures doivent “impacter” positivement notre environnement et comment nous devons utiliser notre dividende démographique. Entretien.

Pouvez-vous, s’il vous plaît, vous présenter ?

Je suis Lynda Aphing-Kouassi, directrice générale du cabinet Kaizene, structure que j’ai créé depuis maintenant 4 ans. Je milite en faveur d’une Afrique innovante, capable de prendre son destin en main à travers l’entrepreneuriat. Je suis résolument engagée à apporter ma pierre à l’édifice pour le développement de l’Afrique.

Quel est le crédo de Kaizene?

Kaizene est un cabinet qui se veut un catalyseur permettant de booster les formations spécialisées sur mesure, le coaching, les partenariats, la responsabilité societale, et le développement des femmes et des jeunes en Afrique.

Pour cela, notre structure, basée à Abidjan et en Angleterre, organise très régulièrement des séances d’executive coaching, de séminaires de formations au vu de renforcer les capacités des personnes en entreprise et la profitabilité des entreprises et créer une culture en entreprise ainsi que des conférences annuelles (B2B business to business, business to people) dédiées à la promotion des investissements dans les infrastructures et le secteur des BTP en Afrique.
Nous avons eu l’opportunité de travailler avec plus d’une quarantaine d’entités.

Pourquoi cette conférence sur les infrastructures et les BTP et le choix de Kigali ?

Cette conférence, qui est notre évènement annuel, nous permet de faire le focus sur les infrastructures nécessaires au développement de l’Afrique. Un développement qui passe également par l’agriculture, l’éducation et la santé car n’oublions pas tous les secteurs ont besoin d’infrastructures.

À travers cette conférence, nous montrons et valorisons nos talents Africains ainsi que la promotion de nos villes Africaines. Nous mettons également en exergue les projets existants dans ces pays et permettons à tous de les découvrir et comprendre leur importance pour les populations.
Durant cette conférence, Nous allons faire un vrai parallèle entre les infrastructures, l’éducation et la santé, deux des piliers les plus importants du développement, nous allons avoir des études de cas sur le développement rural et urbain, les politiques de bonne gouvernance, le commerce intra régional , le transport et les financements.
Les étudiants de l’African Leadership University seront également au centre de l’organisation de cet événement.
L’Afrique a incontestablement un vrai avantage comparatif à travers le dividende démographique. Mais comment Capitaliser sur ce dernier pour l’optimisation des ressources et la transformation économique et sociale? Il est essentiel de comprendre comment le secteur de la santé, de l’éducation, l’intelligence artificielle doit interagir avec les infrastructures.

Pourquoi le choix de Kigali pour l’organisation de cette conférence?

Nous avons choisi la ville de Kigali parce qu’elle constitue un vrai modèle pour le développement en Afrique.
Le Rwanda s’est imposé comme une référence en termes de bonne gouvernance, de leadership et de volonté sociale et politiques sur le continent. Les femmes et les jeunes y jouent un rôle important et cela se voit à travers la constitution du parlement et du gouvernement. Exemple type de modèle de réussite africaine par les africains, chaque état Africain a sa culture et son modèle mais le Rwanda nous montre que le développement Africain est possible il est donc bon pour nous de partager avec les états qui progressent et adapter ces modèles de réussite à nos différents états.

Nous pouvons gagner en talent, en compréhension de développement et en benchmarking en retirant les ponts, comme le fera cette conférence , entre les deux régions et, d’une manière générale, entre l’Afrique anglophone et francophone. La langue ne doit pas être une barrière dans la recherche essentielle d’un modèle de développement africain par des africains.

Est-ce qu’il y a un modèle rwandais dans le développement des infrastructures et l’innovation ?

Déjà le Rwanda est en train de travailler sur le concept greenhousing, des logements sociaux intelligents, reposant en partie sur l’innovation digitale et qui sont encore méconnues en Afrique francophone. Ce sont des maisons résilientes, respectueuses de l’environnement et qui combinent facilité d’accès en termes de prix (logement social) et ergonomie, palliant au souci de la démographie et des salaires.

Le Rwanda travaille extensivement sur la transformation des déchets et le recyclage, axe important du développement des infrastructures. Je dirais que le Rwanda a une approche de développement des infrastructures qui prend en compte l’environnement, le climat et l’inclusion sociale.

Quels sont les types de partenariat qu’on pourra signer lors du forum entre les entreprises de l’Afrique de l’Ouest et celles de l’Est?

Nous travaillerons sur le secteur de l’énergie, du recyclage, des courriers, des municipalités.
On aura des fonds d’investissements qui viendront d’Afrique et d’Europe. Cette année, on aura le plaisir de recevoir des entreprises de la Corée, de la grande Bretagne et des États-Unis mais surtout du Nigeria, du Kenya, de la Côte d’Ivoire,du Cameroun et de Afrique du Sud.
L’accent sera mis sur les partenariats gagnant -gagnant et le transfert de technologie. Il faut également donner la chance aux entreprises locales africaines qui veulent exploiter leur potentiel également de se faire valoir. Je dirai donc un grand nombre de partenariats pourront être signés.

Les modes de financement évoluent dans le domaine des BTP et des infrastructures passent souvent par les PPP? Quelles sont les nouvelles tendances en la matière?

Les PPP, PPA et autres modèles de partenariat sont tres utilisés. Pour moi avant toute chose ce sont leur mise en place et compréhension qui causent problème. Les différents investisseurs nous demandent de grosses garanties ou nous imposent des taux exhorbitants surtout dans le domaine des infrastructures et des BTP et de l’énergie. Il faudrait s’assurer que le maximum de profit soit ressenti dans nos pays. Nous devons pouvoir négocier nos contrats sans complexes avec tout potentiel partenaire ou investisseur en utilisant nos talents.

Les autorités doivent également faire la promotion des entreprises locales, il est parfois difficile pour une structure locale de soumissionner à un projet car il y a beaucoup de contraintes liées notamment à la typologie des conditionnalités inscrites dans les appels d’offres et les cahiers de charge.

Les sociétés doivent mettre en place des joint-ventures, des partenariats avec des entreprises étrangères afin de soumissionner pour des projets.

Il est temps que nos institutions fassent confiance à nos entreprises locales en réduisant les barrières. Et nous voyons cette volonté sociale au Rwanda et comment les entreprises locales se développent.

Pourquoi nos banques sont timides pour le financement dans les infrastructures ?

Elles nous le dirons durant la conférence et nous trouverons certainement ensemble les meilleurs financements nécessaires à notre développement.

Selon l’objectif 9 des sustainable development growth (SDG) des Nations Unies, les investissements dans les infrastructures et l’innovation sont imperatifs et les piliers du développement. Avec la moitié de la population vivant dans les grandes villes, le développement des infrastructures de transports et des énergies renouvelables deviennent de plus en plus importants ainsi que le numérique, les nouvelles technologies et la communication parmi tant d’autres, chose qui explique le parallèle que nous faisons durant la conférence entre l’intelligence artificielle et les infrastructures car le progrès de ces derniers reste une solution pour les challenges économiques et environnementaux que nous connaissons en Afrique et cela en pourvoyant les emplois et en facilitant le commerce intra-régional.

40% de la productivité des entreprises sont perdues dû aux contraintes liées à l’infrastructure dans nos pays et nous devons pouvoir contribuer à la recherche de solutions pour notre développement d’où notre initiative de conférence.

Notre conférence offrira l’opportunité aux entreprises de se vendre à travers l’utilisation de stands, aux dirigeants de vanter leur projets mais surtout de recevoir le feed-back des consommateurs donc des populations à travers des panels, la possibilité de revoir les fonctionnements à travers des études cas et surtout de discuter investissement à travers les B2B. Certains disent que l’Afrique est le continent à conférence sans résultats, nous disons que la répétition est pédagogique et nous continuerons car nous croyons qu’ensemble nous trouverons nos solutions en allant à l’essentiel et en ayant une volonté vraie de développement commun pour tous à défaut de développement individuel.

Source: Finacialafrik.com

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans la résidence du consul saoudien

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Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps de Jamal Khashoggi a été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, a déclaré mardi le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

«Des sources fiables au sein du service de sécurité à Istanbul m’ont informé que des fragments du corps de Khashoggi avaient été découverts dans un puits situé dans le jardin de la résidence du consul d’Arabie saoudite», a-t-il précisé.

Peu après, le Président turc a commenté l’enquête sur la mort de Jamal Khashoggi.

La résidence du consul est située à quelques centaines de mètres du consulat saoudien où le journaliste a disparu le 2 octobre.

La semaine dernière, l’Arabie saoudite a fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu début octobre au consulat saoudien à Istanbul. Riyad assure que Jamal Khashoggi a été tué dans une rixe et dément avoir ordonné qu’il soit assassiné.

Plus tard, le ministère saoudien de l’Information a affirmé que les personnes qui avaient interrogé le journaliste au consulat avaient «tenté de dissimuler ce qui [était] arrivé». Il n’y a pour l’instant aucune confirmation officielle du lieu où se trouve le cadavre de M.Khashoggi.

Source: Rianovosti site ruse.

Mali/Ministère de la Défense et des Anciens Combattants :Pr Tiémoko Sangaré se révèle à hauteur de mission !

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Arrivé à la tête du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants dans le sillage du dernier remaniement, après avoir donné le meilleur de lui-même au Ministère des Mines et du Pétrole, le Pr Tiémoko Sangaré n’a pas attendu trop longtemps pour s’acclimater dans la nouvelle mission à lui confiée par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, et le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga.

Comme il est de tradition, dès sa prise de fonction en tant que ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Pr Tiémoko Sangaré a commencé à prendre contact avec les services relevant de son département. Une visite de prise de contact qui a commencé à l’Inspection Générale des Armées et des Services (IGAS), un des services clés de la grande miette aujourd’hui sous la direction du très expérimenté Général de Division, Dahirou Dembélé, ancien Chef d’Etat-major Général des Armées. Appréciant le service à sa juste valeur, le ministre Tiémoko Sangaré dira que « L’Inspection Générale des Armées et Services est le service qui nous permet d’avoir une vue générale de la situation exacte de l’ensemble des unités de la défense nationale. Ainsi, c’est sur conseil de l’IGAS que le ministre peut être amené à prendre des décisions appropriées quant à la gestion des différentes structures, mais surtout pour l’efficacité de ce qui doit être fait… L’IGAS est aussi un service d’extrême importance pour mon département, surtout en cette période délicate où nous sommes appelés à procéder à une profonde restructuration afin de permettre à notre outil de défense de continuer sa montée en puissance ». Après l’IGAS, le ministre s’est rendu à l’Etat-major Général des Armées où il a affirmé avoir trouvé des chefs militaires déterminés à mener, « comme il le faut les missions qui leur seront confiées », avant de s’engager à lever des contraintes dont est confrontée la structure, comme par exemple la mise à conditions des hommes, toute chose qui permettra la sécurisation rapide effective du Centre du pays et de l’ensemble du territoire, la priorité des priorités de son département. Après l’Etat-major Général des Armées et l’Inspection Générale des Armées et Services, le ministre s’est aussi rendu à l’Etat-major de l’Armée de Terre, au Service Social des Armées, à la DFM des Armées, tout comme à l’Etat-major de l’Armée de l’Air à Sénou, où il eut une réunion à huis clos avec le Général de Brigade Souleymane Bamba, avant de visiter le Parc Aéroportuaire de notre vaillante armée qui, grâce à l’engagement du Président de la République, s’est enrichi avec l’acquisition de nouveaux aéronefs. Il s’agit notamment de l’avion de transport CASA 295, des hélicoptères de transport (Super Puma) et de combat (Super Puma S 332), des avions légers d’attaque (A-29 et Super Tucano) et de combat (PT-ZTN, PT-ZTI, PT-ZTJ et PT-ZTF, MI 24, Z9, MI 35), tous fruits de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM). Une montée en puissance de l’Armée de l’Air qui a amené un ministre Tiémoko Sangaré tout ému de la disponibilité de hauts gradés à faire preuve d’ingéniosité pour entretenir le matériel mis à leur disposition et à le rendre fonctionnel, à prendre l’engagement de lever dans les meilleurs délais « les différentes contraintes auxquelles elle est confrontée et d’améliorer ses conditions de travail ». Cette visite a été l’occasion pour le ministre de la Défense Tiémoko Sangaré de transmettre le message du Président IBK, chef Suprême des Armées, à accompagner nos FAMA dans l’accomplissement de leurs missions. Pr Tiémoko Sangaré, qui reste disponible et engagé aux côtés des Famas pour la réussite des missions qui leurs sont dévolues dans la République, à savoir la défense de l’intégrité territoriale du Mali et la protection des Maliens et de leurs biens, a saisi l’occasion pour appeler les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour la réussite de la mission qui est la leur, à savoir « Sauver le Mali » ! Un fait marquant dans cette série de visites du ministre Tiémoko Sangaré : la visite de soutien et de réconfort moral aux blessés sur le théâtre des opérations pour la défense de la Patrie ! En effet, il y a un mois, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Pr Tiémoko Sangaré, à la tête d’une forte délégation, rendait visite aux blessés de la crise au Mali à la Polyclinique de Kati pour, avait-il indiqué, témoigner le soutien et l’accompagnement des plus hautes autorités aux éléments des Forces armées et de sécurité qui « font un travail merveilleux sur le terrain et qui sont blessés » sur le théâtre des opérations. « J’ai décidé de venir les voir en première position et leur dire que le pays ne les oublie pas, que le pays se soucie d’eux. Je voudrais leur dire toute la compassion des autorités, leur dire mes encouragements », a indiqué le ministre Sangaré au quotidien national, avant de leur souhaiter prompt rétablissement et d’encourager le service de santé, les responsables et les acteurs de la Polyclinique pour le travail, certes difficile, mais absolument indispensable pour ces milliers d’hommes et de femmes qui sont sur le terrain, et qui sont prêts au sacrifice ultime pour que les citoyens maliens dorment tranquillement chez eux, et en paix ! « Les Responsables de la Polyclinique sont en train de faire de gros efforts, je les rassure que je serais de leurs côtés en tant que premier responsable du Département », avait alors déclaré le Pr Tiémoko Sangaré, avant de déclarer : « Pour l’instant, il y a beaucoup de demandes qui sont en cours de traitement au niveau de l’Etat-major Général des Armées. Je suis sûr que tout ce qui sera possible sera fait pour les mettre dans les conditions idoines pour leur permettre d’exercer le travail qu’ils sont en train de faire, qui est indispensable et important pour le maintien du moral des troupes, et également pour que les uns et les autres sachent que « quand on se bat pour son pays, on bénéficie également de la considération de la part du pays. Que les uns et les autres sachent qu’aucun sacrifice pour le pays ne doit demeurer vain ». La visite qui s’est déroulée dans la foulée des festivités du 22 Septembre, aura vu le ministre Tiémoko Sangaré donner des enveloppes aux blessés, et offrir un bœuf au Centre Policlinique. Pour le Ministre Tiémoko Sangaré, le 22 Septembre 2018 marque non seulement le 58e Anniversaire de l’Indépendance nationale du Mali, placé sous le signe d’un nouveau départ inaugurant le second mandat du Président IBK, mais aussi la poursuite de l’avancée de notre pays, dont fait foi le programme de société : « Notre Mali avance », le nouveau projet sur la base duquel le Président IBK a été triomphalement réélu, et dont la mise en œuvre, dans le nouveau quinquennat, va voir l’éclosion d’un Mali où il fera bon et mieux vivre, un Mali apaisé, stabilisé et uni… Un Mali dont tous les fils seront fiers. Comme on dit, pour apporter des solutions, il faut d’abord connaitre les problèmes, d’où l’approche Tiémoko Sangaré, qui a pour ambition de booster les actions du Président IBK en faveur de notre vaillante Armée qui inspire désormais à la fois peur et estime !
Mahamadou TRAORE « Mussolini »

Financement Projet Mali numérique : Adoption des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt

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C’est l’une des principales décisions du dernier conseil des ministres qui s’est tenu sous la présidence du Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Le Projet porte sur la construction de 817 km de câbles à fibre optique dans les localités de notre pays. Pour son financement, la Banque Export-Import de Chine accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt concessionnel d’un montant de 01 milliard 134 millions de Yuans Renminbi (RMB), soit 93 milliards 790 millions 872 mille francs CFA.
Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le dernier conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Beijing (Chine), le 28 septembre 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Export-Import de Chine, pour le financement du Projet Mali numérique.
La Banque Export-Import de Chine accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt concessionnel d’un montant de 01 milliard 134 millions de Yuans Renminbi (RMB), soit 93 milliards 790 millions 872 mille francs CFA pour le financement du Projet Mali numérique.
Le Projet porte sur la construction de 817 km de câbles à fibre optique dans les localités de Mopti, Bankass, Bi, Tombouctou, Bamba, Gao, Goutchoum, Labbezanga ainsi que sur la fourniture des équipements de transmission de nœuds et sources d’alimentation associés à Mopti, Bondo, Bi, Bankass, Tombouctou, Kano, Bamba, Bourem, Gao, Goutchoum, Labbezanga et Fafa.
Sa réalisation permettra de doter les populations et l’administration de service de communication plus efficace, efficient et sécurisé.
Mahamane Maïga

Présidentielle au Cameroun : et à la fin, c’est encore Biya qui gagne.

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Le président sortant, 85 ans dont près de trente-six au pouvoir, a été reconduit pour un mandat de sept ans avec 71,28 % des suffrages.

Par Cyril Bensimon

Le président camerounais, Paul Biya, vote lors de l’élection présidentielle, le 7 octobre 2018, à Yaoundé.
L’élection présidentielle au Cameroun obéit à une scénographie bien réglée. Le contexte et le déroulement du vote, le casting des rôles secondaires varient selon les époques, mais la conclusion demeure immanquablement la même. La campagne peut offrir une apparence de vitalité démocratique, les opposants clamer leur certitude de victoire dans les urnes, les contestations légales être bien argumentées, l’attente du résultat contenir juste ce qu’il faut de faux suspense ; à la fin, un même visage émerge, seulement marqué de quelques rides supplémentaires.
Lundi 22 octobre, au terme des quinze jours légaux qui leur étaient offerts après le vote, perruqués, les épaules couvertes d’hermine, les onze membres du Conseil constitutionnel, tous nommés par Paul Biya, ont proclamé la victoire définitive et sans appel du même Paul Biya à l’élection présidentielle. Un septième mandat obtenu officiellement avec 71,28 % des suffrages pour un homme de 85 ans qui a déjà occupé pendant près de trente-six ans la plus haute fonction de l’Etat.

Que peut-il encore promettre que le temps ne lui a pas permis de réaliser ? Pour sa réélection, le président sortant n’a pas eu besoin de faire campagne ni de faire miroiter de nouvelles opportunités à son peuple. Son slogan, qui tapissait ces dernières semaines tout ce que le Cameroun compte de murs, s’est limité à une formule : « la force de l’expérience », qui ne l’engage en rien auprès de ses concitoyens. Il aurait aussi pu choisir « le poids des habitudes ».

Maurice Kamto, premier opposant
Une élection pour rien, pourrait-on dire alors ? Peut-être pas, car de l’avis de tous les observateurs de la vie locale, ce scrutin présidentiel a redonné un certain intérêt pour la politique à nombre de Camerounais jusque-là désabusés par la sclérose du débat public. Retransmis à la télévision nationale et repris sur les réseaux sociaux, les trois jours d’audience devant le Conseil constitutionnel ont offert un spectacle inédit et largement suivi : celui de la mise en accusation des pratiques électorales du régime devant un tribunal.

Devant cette instance, chargée pour la première fois, vingt-deux ans après sa création, de se prononcer sur les recours déposés lors d’une élection à la fonction suprême, le candidat Maurice Kamto, qui demandait l’annulation du vote dans sept des dix régions du pays, estimant notamment que 1,327 million de voix ont été frauduleusement octroyées à Paul Biya, s’est fait le héraut d’un « Cameroun aplati, qui depuis les origines cherche à se redresser » face au « Cameroun de l’arrogance régnante, méprisante, sûre de son fait ».

Sans surprise, les membres du Conseil constitutionnel ne lui ont pas donné satisfaction – pas plus qu’aux deux autres candidats, Joshua Osih et Cabral Libii, qui réclamaient l’annulation complète du scrutin du 7 octobre –, mais Maurice Kamto (14,23 % des suffrages) a montré lors de cette élection qu’il pouvait désormais endosser la tenue de premier opposant à Paul Biya. Un pari sur l’avenir, en somme, sachant que la présidence Biya est entrée dans une ère crépusculaire et que personne ne sait comment les ténors du parti au pouvoir géreront l’inéluctable succession du « Sphinx d’Etoudi ».

Le pays n’a jamais paru aussi morcelé
Dans cette première élection organisée à l’ère des réseaux sociaux, propices à la diffusion d’informations rarement vérifiées, et des groupes WhatsApp permettant le rassemblement de tous ceux qui partagent un même avis, le Cameroun aura aussi montré un visage inquiétant.

« On a pu voir un ethnofascisme se développer contre les Bamiléké. Il faut pour cela regarder certaines chaînes de télévision soutenues par le pouvoir », indique Stéphane Akoa, politologue à la Fondation Paul Ango Ela. En effet, que ce soit dans les groupes de discussions ou dans certains médias, la campagne contre Maurice Kamto a été menée bien davantage contre la communauté à laquelle il appartient que contre le programme défendu par cet ancien ministre (2004-2011) à la personnalité policée et aux manières de technocrate.

Pour Paul Biya, tout le défi de son nouveau mandat de sept ans sera de préserver l’unité d’un pays qui n’a jamais paru aussi morcelé. Dans les provinces septentrionales, le combat contre les islamistes armés de Boko Haram, qui avait permis à Yaoundé de se replacer sur l’échiquier international comme l’un des rouages de la lutte contre le djihadisme, n’est pas encore achevé. « Ils ont récupéré beaucoup d’armes lors de deux attaques sur des bases militaires au Nigeria. Dès la saison sèche, ils vont relancer des attaques », s’inquiète un officier de haut rang.

Dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les autorités camerounaises mènent en revanche depuis un an une guerre sans appui extérieur et sans regard étranger contre les rebelles indépendantistes anglophones. Nul n’est en mesure de savoir si, dans un avenir proche, Paul Biya privilégiera le dialogue, comme l’y incitent diplomates et leaders de la société civile, ou poursuivra la répression à huis clos.

Source: Le mondafrique.com

Election présidentielle 2018 : Une facture salée de 92 milliards F CFA.

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Par Mali-Horizon.

D’une prévision de 40 à 45 milliards, l’enveloppe financière ayant servi à l’organisation de la récente élection présidentielle s’est finalement élevée à 92 milliards, dont un apport de 2 milliards de la MINUSMA.

Comme explications sur les difficultés de trésorerie que connaît actuellement notre pays, des spécialistes du budget et des cadres du Trésor citent, entre autres, l’addition très salée de la dernière élection présidentielle.

Selon une source qui a requis l’anonymat, si les prévisions budgétaires pour l’organisation de l’élection présidentielle étaient plafonnées à 45 milliards F CFA, le processus s’est corsé avec « les nouvelles exigences politiques à prendre en compte ». Il s’agit d’abord de la confection de nouvelles cartes d’électeurs, de la prise en charge par l’Etat des assesseurs et le renforcement du dispositif sécuritaire après le premier tour.

Et de préciser toutes ces charges supplémentaires ont fait déborder largement les prévisions. « L’on s’est retrouvé au final avec une enveloppe de 92 milliards de nos francs, dont deux milliards apportés par la MINUSMA ». Donc, ce sont près de 90 milliards qui ont été supportés par le budget d’Etat parce qu’il y a eu des besoins nouveaux créés avec les exigences de l’opposition. Ce qui a visiblement accentué le déficit budgétaire malgré les appuis enregistrés.

Par ailleurs, l’on parle de 22 à 25 % du budget consacré aux dépenses liées à la mise en condition de nos forces de défense et de sécurité, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire et de la loi de programmation en matière de sécurité. « Environ 20milliards F CFA sont injectés dans ce volet chaque mois… », précise notre source.

Bruno D SEGBEDJI

Source: Mali Horizon