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Affaire Jamal Kashoggi: le film de la disparition du journaliste saoudien

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Jamal Khashoggi, journaliste saoudien exilé aux États-Unis et critique du royaume wahhabite, a disparu depuis 12 jours en Turquie dans de mystérieuses circonstances, inquiétant la communauté internationale.
Sa disparition connaît un retentissement planétaire, et suscite un début de crise diplomatique : le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été vu pour la dernière fois le 2 octobre à Istanbul, en Turquie, entrant au consulat d’Arabie saoudite.

Le film …

7 octobre : Le corps a été découpé, selon le Washington Post

« Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d’être transféré par avion hors du pays », affirme le Washington Post, citant un responsable américain.

8 octobre : Le président turc s’en mêle

Le président turc Recep Tayyip Erdogan met les autorités saoudiennes au défi de prouver que le journaliste a quitté le consulat. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo appelle Ryad à « soutenir une enquête approfondie ».

9 octobre : Le consulat saoudien sera fouillé

L’Arabie saoudite a donné son feu vert pour une fouille du consulat par les Turcs, selon la Turquie. La chaîne publique turque TRT World rapporte que les autorités soupçonnent des Saoudiens d’être repartis avec les images de vidéosurveillance du consulat.

10 octobre : Les services américains au courant ?

Des images de vidéosurveillance, diffusées par des médias turcs, montrent l’arrivée à Istanbul de Saoudiens soupçonnés d’avoir conduit l’opération contre le journaliste, ainsi qu’un van entrant dans le consulat le 2 octobre, avant de se rendre à la résidence du consul. La veille, certains médias avaient évoqué la possibilité que le journaliste ait été enlevé et amené en Arabie saoudite. Le Washington Post affirme que les services de renseignements américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier, consistant à attirer le journaliste dans un piège pour l’arrêter, ce que dément le département d’État. Donald Trump réclame à son tour des explications à l’Arabie saoudite.

11 octobre: « Interrogé, torturé puis tué »

Le président turc réclame de nouveau des images de surveillance prouvant que le journaliste a quitté le consulat, alors que les Saoudiens affirment que leurs caméras ne fonctionnaient pas ce jour-là. Selon le Washington Post, Ankara a dit aux États-Unis détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Jamal Khashoggi avait été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré. D’après des journaux turcs, le journaliste était entré avec une montre intelligente connectée à un téléphone.

12 octobre : Des conséquences économiques

Une délégation saoudienne arrive à Ankara pour des entretiens. De grands noms du monde des affaires prennent leurs distances avec l’Arabie saoudite, au risque de compromettre d’ambitieux projets de réformes économiques du prince héritier. Le milliardaire britannique Richard Branson gèle plusieurs projets avec le royaume wahhabite. Plusieurs partenaires prestigieux décident de bouder le sommet « Future Invesment Initiative », un « Davos du désert », prévu fin octobre à Ryad. Emmanuel Macron réagit à son tour à l’affaire, en qualifiant les faits de « graves » et « inquiétants ».

13 octobre : Washington menace de sanctions

Ryad dément toute intention d’assassiner le journaliste. Ankara reproche à Ryad de ne pas laisser les enquêteurs accéder au consulat à Istanbul. Donald Trump estime que l’Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition du journaliste, menaçant Ryad d’un « châtiment sévère », tout en excluant un gel des ventes d’armes.

14 octobre : Ryad ripostera en cas de sanctions

Ryad promet des représailles en cas de sanctions prises à son encontre par Washington. La Bourse de Ryad perd jusqu’à 7% en séance face aux possibles répercussions de l’affaire. Londres, Paris et Berlin publient une déclaration commune adressée aux autorités saoudiennes demandant à ce que « la lumière soit faite » sur la disparition de Jamal Khashoggi, et réclament une « enquête crédible ». Le roi Salmane d’Arabie saoudite, dans une tentative d’apaisement, affirme la « solidité » des relations avec la Turquie, lors d’un entretien téléphonique avec le président turc.

source: Europe 1

Des instructeurs russes apprennent aux Forces armées Centrafricaines le maniement des armes que la Russie a offertes à la République Centrafricaine.

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Bangui, Centrafrique (ADV) — Des Banguissois interrogés par ADV dans les rues de la capitale se félicitent de l’avancée dans la coopération centrafricano-russe, ce pays qui est à la rescousse de la Centrafrique « fragilisée par des violences entretenues par des puissances occidentales ».

« La Russie vient aider nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) à mettre fin aux violences entretenues par les puissances occidentales », a déclaré Hervé, un étudiant en sciences politiques à l’Université de Bangui.

Dans les rues de la capitale, l’appui de la Fédération de la Russie à la Centrafrique ne passe pas inaperçu dans les échanges et causeries. Un groupe d’étudiants, en apercevant les patrouilles des FACA, bien équipées et présentant un aspect des forces sur lesquelles le pays peut compter, s’exclame : « Voilà un résultat de cette coopération !!! ».

« Je puis te dire que la Russie a été en Centrafrique depuis les années 1960. Presque tout ce que l’empereur Bokassa a construit, même notre unique université auraient bénéficié de l’appui russe. Un an après leur retour, les Centrafricains peuvent commencer à relever la tête car, le fait de renforcer l’armée, c’est déjà la redynamisation de l’autorité de l’Etat », a soutenu Blaise, ancien fonctionnaire de l’Etat admis à la retraite mais qui poursuit ses études en droit à l’Université de Bangui.

Hélène, cette mère témoigne même que son fils étudie à Moscou depuis plusieurs années, « cette coopération ne date pas d’aujourd’hui. Mon fils est à Moscou depuis plusieurs années. Les puissances occidentales veulent faire croire au monde que c’était l’arrivée de la Russie, non, non, c’est juste un renforcement de la coopération sur le domaine militaire », a-t-elle témoigné.

Certes, tout le monde ne partage pas le même avis, mais l’essentiel pour Vivien est que la RCA retrouve la paix : « j’ai peur en suivant les commentaires des médias occidentaux sur la présence de la Russie. La France n’est pas d’accord pour ce que la Russie fait ici et est en train d’intoxiquer les autres pays européens. Moi, l’essentiel c’est la paix», a-t-il lancé.

La Fédération de la Russie intervient en Centrafrique sur autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies pour livrer des armes, former les FACA en maniement de ces armes et les équiper pour un redéploiement sur tout le territoire. Cette intervention est matérialisée par la signature d’un accord de défense et des conventions d’exploration des gisements miniers dans une partie de la Lobaye.

Le redéploiement des FACA dans les zones rouges à Paoua, Bangassou et Bambari, ainsi que des instructeurs russes à leurs côtés, a permis de déjouer plusieurs manœuvres des groupes armées, a renforcé la confiance et favorisé le retour des déplacés.

© Bur-csa – A.H / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)Photo : AFP

DIPLOMATIE: SESSION DE LA COMMISSION MIXTE MALI-JAPON

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Tenue ce jeudi 18 octobre 2018 de la 9ème session de la Commission Mixte Mali-Japon. Outre les cadres du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et de l’Ambassade du Japon au Mali, la session a regroupé les représentant de plusieurs structures de différents départements ministériels concernés.

Rappelons que la coopération entre le Mali et le Japon va au-delà de l’assistance humanitaire avec des récents dons à l’armée Malienne d’une valeur d’environ 336 millions de FCFA.

Source: Croissanceafrique.com

FRONT SOCIAL : LE PRÉSIDENT IBK ANNONCE UNE REVUE GÉNÉRALE POUR LA REVALORISATION SALARIALE.

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La tendance actuelle au sein de l’administration Malienne est à la « mode-grève ». Tous les secteurs de l’administration sont en veillée d’arme pour rentrer en action. Pour y apporter une réponse adéquate, le président de la République décide de la tenue entre décembre et janvier d’une revue générale de la situation salariale de tous les agents de la Fonction publique. Ibrahim Boubacar Keïta précise que cette revue tiendra compte de la particularité du cas des magistrats. Ces derniers observent une grève illimitée depuis le 03 août 2018. Légitime ou pas, les syndicats de la place se lorgnent, afin d’entrer dans la danse pour se signaler et où se faire entendre. Et tous ces acteurs sociaux ont un seul mot dans la bouche, à savoir : l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. S’il ya un phénomène qui a beaucoup fragilisé le régime du président IBK ces dernières années, en dehors « des scandales », c’est la récurrente question relative à des grèves intempestives. Presque tous les segments de l’administration ont usé du droit grève pour manifester leur mécontentement face à une situation donnée. Il ne se passe pas un mois, sans qu’un syndicat ne dépose un préavis de grève pour des revendications corporatistes. Déjà buté à la grève illimitée des magistrats, l’Etat Malien est confronté à d’autres grèves et préavis de grèves. Malgré l’acceptation du gouvernement de nouer le dialogue social, les syndicats restent dans la dynamique de faire aboutir vaille que vaille leurs revendications.Malgré la réquisition des magistrats par le gouvernement pour assurer le service minimum, la situation n’a pas connu d’évolution favorable. Ces derniers campent sur leur position jusqu’ à l’aboutissement de leurs doléances. Face à cette situation intenable, le Premier ministre est monté au créneau le 12 octobre dernier à Ténenkou (Région de Mopti) , en déclarant que dès cette semaine, il aura une vérification dans les tribunaux du respect ou non de l’effectivité de la réquisition des magistrats. Aussi, il a annoncé la tenue entre décembre 2018 et janvier 2019 d’une conférence sociale dont l’objectif est de traiter de la question générale des rémunérations (salaires et autres) des agents de l’Etat de manière durable et équitable, en tenant compte des disponibilités financières de l’Etat. Ce qui a été confirmé par le chef de l’Etat. Il l’a fait savoir aux magistrats, lors du récent conseil supérieur de la magistrature, de la tenue entre décembre et janvier d’une revue générale de la situation salariale de tous les agents de la Fonction publique et cette revue tiendra compte de la particularité du cas des magistrats. Car, tous les autres syndicats de la fonction publique ont les yeux rivés sur la grève des magistrats pour mieux affûter leurs armes.

Mahamane Maïga

Lejecom

Mali: Suite de la visite de prise de contact : Le ministre Soumana Mory Coulibaly à la COMANAV, l’INACOM Mali S.A, et la Direction Régionale des Transports Terrestres et Fluviaux de Koulikoro.

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Koulikoro, la citée du Meguétan reçoit le Ministre des Transports pour sa première sortie hors de Bamako. Une symbolique pour cette région qui abrite la Direction Générale de la Compagnie Malienne de Navigation (COMANAV).
D’ailleurs, c’est cette compagnie qui a été la première étape de la visite de prise de contact du ministre COULIBALY ce mercredi avec les services rattachés au Département des Transports.
Il était accompagné d’une forte délégation, composée notamment du Gouverneur de la région de Koulikoro, du Directeur National des Transports Terrestres, Fluviaux et Maritimes, et des membres de son cabinet.

A pas de charge, la délégation a visité les différents bureaux de la Direction avant de se rendre dans l’un des bateaux de la COMANAV (Général Soumaré). Après une visite guidée, la délégation s’est entretenu avec le personnel. Un bref exposé a été fait aux visiteurs du jour. Il ressort de cet exposé que la Compagnie Malienne de Navigation compte actuellement 3 bateaux pour le transport des marchandises, 2 pour le transport des passagers, 1 bateau pousseur et 1 autre pétrolier. Ces différents bateaux sont chargés du désenclavement intérieur du pays par la voie fluviale. Ils font la navette entre 5 régions à savoir : Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
Le ministre Soumana Moory COULIBALY, s’adressant au personnel, a réitéré le soutien sans faille de son département à la COMANAV. Il a affirmé que le transport fluvial doit renaitre et jouer tout son rôle dans le désenclavement du pays, et par la même occasion, contribuer à redynamiser l’économie nationale. ‘’Le Président de la république et le Premier ministre, m’ont instruit de faire des aménagements au niveau de chaque zone d’escale afin de faire revivre l’économie à travers des activités génératrices de revenu’’ a t-il poursuivit. Le ministre des transports s’est réjoui de la régularité dans le paiement des salaires.

La deuxième étape de cette mission à Koulikoro a concerné la société INACOM Mali S.A. qui évolue dans les domaines de l’industries navales et la construction métallique. Le patron du Département des Transports a visité les installations de cette entreprise, notamment son atelier de réparation avec ses grues à tour sur rail. Il a rassuré les responsables de cette société, de l’accompagnement de son département afin d’améliorer la performance de ladite société.

Sur le chemin du retour, la délégation s’est rendue à la Direction Régionale des Transports Terrestres et Fluviaux de Koulikoro. Menu similaire pour cette dernière étape de la mission, visite des installations et un échange avec le personnel.

Satisfécit du patron du Ministère des Transports à l’issue de cette mission dans la région de Koulikoro. L’objectif recherché, fédérer les efforts afin de donner un nouvel élan au Département des Transports.

Daouda Bakary KONE
Source: Croissanceafrique.com

Bamako: Consultation avec la société Yattassaye (Mali Plaques) sur la modernisation prochaine des plaques d’immatriculation au Mali.

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Le ministre des Transports, Mr Soumana Mory COULIBALY a accordé ce jeudi matin, une audience aux responsables de la Société Yattassaye (Mali Plaques). Au menu des échanges, les questions liées aux évolutions majeures par rapport aux plaques d’immatriculation. Ont pris part à cette séance de travail, le Secrétaire Général du Département des Transports, le Directeur National des Transports Terrestres, Fluviaux et Maritimes, et certains membres du cabinet.

Contrairement aux autres pays, les véhicules maliens ne sont pas assez identifiables selon les responsables de la Société Yattassaye (Mali Plaques), car les plaques d’immatriculation malienne ne donnent pas assez d’information sur l’origine du pays en question. Une information donnée au ministre Soumana Mory COULIBALY lors de ce tête-à-tête.

Dans la même foulée, les visiteurs du jour ont présenté à l’assistance, plusieurs modèles de plaque d’immatriculation modernes et ultra sécurisés. Des modèles avec assez d’informations permettant à tout un chacun d’identifier l’origine du pays.
En retour, le Ministre des Transports a dit avoir pris bonne note. Des consultations seront élargies à d’autres acteurs du monde des transports.

Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafriqueafrique.com

Production de riz : 633,7 Millions de tonnes pour la campagne 2018

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Les prévisions d’octobre 2018 de l’USDA tablent sur une offre mondiale de riz à 633,7 Mt pour la campagne 2018-2019, en hausses respectives de 0,1% et 0,8% par rapport à celles de septembre 2018 et aux estimations de la campagne 2017- 2018.

De même, les prévisions d’octobre 2018 de la demande mondiale de riz (488,5 Mt) pour la campagne 2017-2018 ont progressé de 0,02% et 1,2%, respectivement, par rapport aux prévisions de septembre et aux estimations de 2017-2018 En raison de la dépréciation de la roupie indienne et de l’amélioration des perspectives de récolte, le cours du riz indien (25% brisures) a connu une baisse mensuelle de 2,9% en septembre 2018.
Concernant la variété thaïlandaise similaire, le cours est resté à son niveau du mois d’août 2018 (393$). Sur les neuf premiers de 2018, les cours des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25% brisure) ont affiché des hausses respectives de 5,8% et 7,8% par rapport à la même période de 2017.

Pathé TOURE

Forum des investisseurs en Afrique pour la nutrition : Les investisseurs ont exploré des opportunités d’affaires représentant 82 millions $ US

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Des dirigeants d’affaires, des décideurs et des militants pour le développement se sont joints à plus de 200 délégués pour lancer le premier Forum des investisseurs en Afrique pour la nutrition à Nairobi, au Kenya, hier. Des représentants de haut niveau de la Banque mondiale, de la Commission européenne, de la Société financière internationale, de la Kenya Commercial Bank, du Graça Machel Trust et de la Fondation Bill and Melinda Gates, ont également participé à ce forum destiné à libérer le potentiel des petites et moyennes entreprises qui œuvrent à améliorer la qualité nutritionnelle de l’alimentation en Afrique.
L’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition (GAIN), une fondation suisse, et Royal DSM – une société scientifique internationale spécialisée dans la nutrition, la santé et les modes de vie durables – se sont associés pour organiser cet événement afin d’accroître les investissements en vue d’améliorer la nutrition en Afrique.
Lors de cette journée, les investisseurs ont étudié des opportunités d’affaires représentant 82 millions $ US, liées à plus de 60 petites et moyennes entreprises en expansion, qui ont souvent des difficultés à accéder à des financements abordables. Alors que les micro-entreprises parviennent à trouver des financeurs pour leurs besoins limités, et que les grandes entreprises accèdent facilement aux investissements, les petites et moyennes entreprises ont des difficultés à trouver des fonds. Le Forum a tenté de combler ce vide en permettant à plus de 60 entreprises africaines de rencontrer des investisseurs.
À l’ouverture du forum, l’ancien président de la République unie de Tanzanie, Jakaya Kikwete, un membre important du Scaling Up Nutrition (SUN) Movement dont l’objectif est de faire disparaître la malnutrition dans le monde, a demandé une plus grande collaboration des secteurs public et privé, ainsi que du troisième secteur, pour relever ce défi, précisant : « L’agenda de la nutrition est un pilier du développement. S’attaquer au problème de la malnutrition est un impératif. Les problèmes liés à la nutrition ont des répercussions directes sur la croissance économique et le développement d’une nation. Si on ne réduit pas le rachitisme et la cachexie chez les enfants, l’anémie chez les femmes, et les carences en iode, les pays perdront beaucoup en productivité».
La Tanzanie a été saluée pour ses politiques qui ont contribué à réduire la malnutrition. L’ancien Président a également exhorté les gouvernements à s’investir pour éradiquer la malnutrition.
«Les gouvernements doivent définir des politiques efficaces en matière d’agriculture, de nutrition et de sécurité alimentaire, et prendre des mesures appropriées pour assurer la mise en œuvre de ces politiques», a-t-il spécifié.
La malnutrition est un problème majeur en Afrique, a insisté Lawrence Haddad, directeur exécutif de la GAIN, à qui a été remis le Prix mondial de l’alimentation hier. «Les entreprises doivent jouer un rôle dans la lutte contre la malnutrition en Afrique», a-t-il affirmé.
«Le problème auquel sont confrontées la plupart des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, est la difficulté d’accès aux financements. La GAIN travaille avec les entreprises pour développer leurs projets et les met en relation avec les investisseurs. C’est la première fois que l’on entreprend un effort soutenu en Afrique pour aider les entreprises à proposer des aliments nutritifs meilleur marché et plus accessibles», a-t-il poursuivi.
L’organisation s’est associée au Programme alimentaire mondial de l’ONU pour organiser le premier concours SUN Business Network Pitch Competition sur le continent. Lors des finales, au forum, 21 entreprises ont présenté leurs activités dans le domaine de la nutrition, suite à des concours nationaux au Nigeria, en Tanzanie, au Mozambique, au Malawi, en Éthiopie, au Kenya et en Zambie, auxquels ont participé 450 entreprises.
Soulignant l’importance de mobiliser des investissements sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la nutrition, Fokko Wientjes, vice-président de la nutrition dans les marchés émergents à Royal DSM, a ajouté : «Avec 30% à 40 % d’enfants souffrant d’un retard de croissance en Afrique, il est urgent de rendre des aliments nutritifs plus disponibles, meilleur marché et surtout attrayants aux yeux du consommateur».
Fokko Wientjes a fait l’éloge de l’initiative, au forum, qui a permis à des entreprises en expansion visant à améliorer l’accès à des aliments nutritifs de rencontrer des investisseurs. «Le forum a donné à des investisseurs l’occasion d’avoir une vue d’ensemble des opportunités d’investissement tout au long de la chaîne de valeur et de repérer les meilleures affaires», s’est-il réjoui. Il a indiqué que le concours du SUN Business Network permettrait de créer une réserve d’investissements dans la nutrition pour les années futures, afin de stimuler la prochaine génération d’entrepreneurs africains dans ce secteur.
Des entreprises d’autres secteurs – technologie, logistique, etc. – ont également la possibilité de faire une différence dans le secteur de la nutrition. Discutant l’utilisation de la technologie en rapport avec la nutrition, Rachel Kabuyah, responsable des subventions et partenariats à Twiga Foods, a expliqué : « Twiga Foods utilise la technologie mobile pour relier les petits producteurs aux détaillants du secteur informel – afin de donner accès à des fruits et légumes frais et bon marché aux consommateurs à faible revenu».
Pathé TOURE

Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bali : Le développement économique du Mali au cœur des discussions

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C’est ce qui ressort en substance de la mission de travail du ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou CISSE, qui a pris part, du 12 au 14 octobre 2018, aux Assemblées annuelles des Conseils des Gouverneurs du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale.
Ces assises se sont déroulées du 08 au 14 Octobre 2018, à Bali-Nasu Dua en Indonésie. Il était accompagné par le ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, Arouna TOURE, la Présidente de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF) Mme TOURE Coumba SIDIBE, le Directeur national de la BCEAO, Konzo TRAORE, des cadres du ministère de l’Economie et des Finances.
Selon Mahamet Traoré, chargé de communication au ministère de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou CISSE a mené plusieurs discussions avec les hauts responsables des institutions financières et de développement.
Il ressort que les questions de développement économique, l’état de la coopération entre le Mali et les institutions économiques et financières, notamment avec celles de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international, ont été au cœur des discussions lors de cette mission de travail avec pour objectif d’explorer et de mettre en œuvre toutes les opportunités visant le développement durable et inclusive au Mali.
Les Assemblées annuelles ont été l’occasion de partager le développement récent des politiques économiques et financières dans le monde ainsi que les nouvelles politiques et stratégies en matière de développement économique pour accélérer les progrès vers la réalisation du double objectif poursuivi par le Groupe de la Banque mondiale : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée parmi les 40 % les plus pauvres de la planète.

Mahamane Maïga

Bamako abritera le Policy Hackathon du Mali le 30 octobre 2018 prochain

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Cet événement bénéficie de l’appui du ministère de l’Economie numérique et de la Communication.

Il s’agit d’un des projets phares du Tubaniso Agribusiness & Innovation Center (TAIC) – le futur hub régional pour le développement et le financement de l’innovation au Sahel. Le TAIC est soutenu par la Banque mondiale, ICRISAT et le secteur privé.

Le Policy Hackathon rassemblera les acteurs clefs de l’écosystème entrepreneurial du Mali afin qu’ils conçoivent ensemble des politiques publiques visant à améliorer le climat des affaires pour les startups et PME innovantes.

Pour assurer la pertinence des mesures proposées, une méthode innovante de cocréation de politiques publiques sera adoptée. Les décideurs publics présenteront leurs initiatives et les acteurs de l’entrepreneuriat et de l’innovation se mettront dans la peau de ces derniers pour faire des recommandations concrètes qui répondent aux principaux défis qu’ils auront identifiés.

Le Policy Hackathon à Bamako s’inscrit dans un mouvement panafricain mené par l’i4Policy, les gouvernements et les écosystèmes entrepreneuriaux africains. L’i4Policy est une alliance de hubs d’innovation à travers l’Afrique travaillant en collaboration avec les décideurs publics dans le but d’accélérer l’entrepreneuriat innovant et l’employabilité des jeunes.

Cette méthodologie novatrice a jusqu’à présent mené à la cocréation de la Stratégie nationale pour le développement du secteur privé au Rwanda, la vision de la politique nationale du secteur des TIC dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat au Nigéria, à une version préliminaire du StartupAct au Sénégal et au manifeste de la politique de l’innovation panafricain.

Dans cette dynamique de collaboration, nous souhaiterions vous inviter à prendre part à ce Policy Hackathon, notamment en partageant et diffusant cet événement. A cet effet, vous pourrez prendre contact avec Mme Mariam Doumbia (mariam.doumbia@donilab.net), point focal du Policy Hackathon, pour toutes vos requêtes et pour avoir des informations supplémentaires. Policy Hackathon du Mali se tiendra le 30 octobre 2018 prochain à Bamako.

Daouda Bakary KONE

Source: croissanceafrique.com