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Dangote, la marque la plus admirée au Nigeria en 2018 selon un classement de l’agence Brand Nigeria

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(Agence Ecofin) – Dangote du milliardaire nigérian Aliko Dangote est la marque la plus admirée au Nigeria selon une enquête menée auprès d’une cinquantaine de marques par l’agence de marketing Brand Nigeria

Plusieurs variables telles que la capacité d’innovation, la qualité des produits, la présence en ligne, le leadership, la présence des produits sur le marché local, ont conduit à porter Dangote à la tête de ce classement, affirme l’équipe de Brand Nigeria.

En mai dernier, lors de la publication de l’édition 2017 des 100 marques les plus admirées en Afrique (Brand Africa 100), l’agence sud-africaine Brand Leadership avait classé Dangote parmi les marques les plus admirée du Continent.

Malgré cela, le titre Dangote Cement qui est la première capitalisation boursière au Nigeria, a plongé de 7 % ce lundi 3 septembre 2018 entrainant avec lui l’ensemble du marché financier.

Chamberline Moko

Mali : Lenali, ce réseau social pas comme les autres qui fait la différence

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R HASSINA MECHAÏ, ENVOYÉ SPÉCIAL À BAMAKO

Invention de Mamadou Gouro Sidibé, informaticien malien de haut niveau, Lenali est un réseau social vocal en langues locales. Révolutionnaire.

Lenali est né de l’interrogation simple que s’est faite Mamadou Gouro Sidibé, docteur en informatique, un jour à Bamako. « Le propriétaire d’une boutique où j’avais mes habitudes me demande de lui lire un message en français. Je pensais qu’il savait lire, même si je n’ignore pas le problème d’alphabétisation au Mali. » Un réseau social accessible en langues locales et aux personnes analphabètes est né de ce constat. « On était en train de courir après les géants mondiaux qui utilisent des langues internationales, mais tout le monde ne les lit pas. » Mamadou Gouro Sidibé crée alors une application qui propose des guides vocaux en langues locales pour installer l’application. « Ces guides ont d’abord été proposées dans les trois langues principales du Mali : bambara, soninké, songhaï. Puis en wolof du Sénégal, moré du Burkina et français. Les problèmes du Mali sont les mêmes que ceux de la sous-région, donc le modèle est transposable. »

L’interface de cette application, primo-modèle de celle de Lenali, est très simple. Une fois la langue choisie, une voix féminine explique le mode d’emploi de l’application. « Ce sont des amis qui nous ont prêté leur voix et lisent les instructions. Il est encore difficile d’utiliser l’intelligence artificielle pour les langues locales africaines car une même langue peut disposer de plusieurs dialectes. » La première étape vers Lenali est amorcée.

Mamadou Gouro Sidibé est donc aujourd’hui un homme heureux. Concentré aussi. Car Lenali est l’œuvre de sa vie. Ce docteur en informatique, après la recherche dans un laboratoire versaillais du CNRS, aurait pu continuer sa route paisible et prévisible dans de grands projets européens de recherche et développement. Mais cet inventeur et entrepreneur né a voulu allier innovation, pratique concrète et d’utilité sociale. Lenali est né de ce désir – faut-il dire vision ? –, tant Mamadou Sidibé met de la chaleur à décrire ce réseau social génération 3.0.

Le cheminement vers le paradigme de la « femme de ménage »
Au Mali, en 2018, sur 18 millions d’habitants, la possibilité d’être connecté concerne plus de 50 % de la population, mais seulement 9 % de la population est active sur Facebook, par exemple. S’en suit un raisonnement simple pour l’informaticien : « Il est toujours possible d’élargir la couverture internet, donc la possibilité d’accès pour la population.

Les portables, en outre, sont de moins en moins chers. La raison à cette faible fréquentation n’est donc pas technique ou pécuniaire. Ce sont les réalités socio-économiques et culturelles qui restent difficiles à combler : 39 % de la population sait lire et écrire, 48 % pour les hommes et 29 % pour les femmes. Il existe une nette corrélation entre l’utilisation d’Internet et l’alphabétisation. Autre point, au Mali, on parle une multitude de langues. De plus, l’oralité y est une culture aussi. Aucun Malien ne maîtrise toutes les langues du pays. Tout cela combiné se résout dans le totalement vocal. »

À Bamako, il décide de tester ses idées auprès d’une jeune femme, Ada, qui vient nettoyer les bureaux de Lenali. « Ada ne sait ni lire ni écrire. Je lui ai demandé d’ouvrir un profil sur Lenali. Il fallait intégrer nom et prénom, mais elle n’a pu le faire. J’ai donc intégré un enregistreur vocal qui lui a permis d’enregistrer simplement sa voix. La seule chose à faire est d’enregistrer son numéro de téléphone, une seule fois. L’utilisation est instinctive, à base de messages vocaux. » Pour le reste, l’interface de Lenali ressemble à un réseau social classique, à coup de posts, likes, commentaires (vocaux eux aussi), tout cela en français ou langues locales.

Autre constat simple : le profil des réseaux sociaux est un outil de communication en soi. « Pourquoi ne pas l’utiliser pour dire, par exemple, que je suis plombier et j’offre mes services ? Toute personne qui est sur Lenali, et c’est cela la différence avec les autres réseaux sociaux, peut intégrer des messages vocaux », explique Mamadou Sidibé. Il a été possible pour Ada de passer des petites annonces, offrant ses services. « Dans un pays où plus de la moitié du travail est peu qualifié, cela peut servir de CV local et vocal. »

La fibre féministe de Lenali
Ada sera utile pour développer d’autres idées. « Quand Lenali est sorti, je lui ai demandé si elle achèterait un smartphone. Sa réponse fut négative. Je lui en ai offert un. Mais elle ne pensait utiliser Internet que gratuit et refusait, disait-elle de perdre son temps avec les bêtises des autres sur les réseaux sociaux. Ada vend aussi des fruits et légumes en étal. Je lui ai expliqué qu’elle pourrait, par Lenali, avec des photos de ses produits et des annonces vocales, offrir de livrer des fruits et légumes à des clients. Avec la possibilité de multiplier son chiffre d’affaires par trois. » Dès lors, Ada accepte l’idée d’acheter un portable (40 euros soit un mois de salaire pour elle) et des forfaits internet si cela peut lui permettre de mieux gagner sa vie.

Sur son profil, Ada apparaît devant son étal. Elle a enregistré un message précisant qu’elle n’a jamais été scolarisée et qu’il faut lui parler bambara. Ada propose ses services de femmes de ménage et sa marchandise à vendre. Son annonce sera vue par 15 000 personnes, 243 likes et 42 commentaires, où pêle-mêle, les utilisateurs demandent des précisions sur ses horaires et tarifs. Le pari est gagné, symboliquement, pour Lenali.

Quoi faire pour que l’Internet devienne aussi un outil pour les femmes et combler ainsi l’inégalité structurelle liée à l’alphabétisation faible ? « L’Internet vocal n’exclut pas l’écrit, mais y amène », devient le credo de Mamadou Sidibé.

Très vite, il décèle l’utilité sociale que peut constituer le réseau tout juste créé. Là encore, Ada lui permettra de mesurer cette utilité potentielle : « Je lui avait proposé de financer ses cours d’alphabétisation mais elle n’en voyait pas l’utilité concrète. La vraie question au Mali et ailleurs est de comprendre pourquoi malgré énormes efforts des acteurs de l’alphabétisation, les gens ne suivent pas les campagnes d’alphabétisation. Tout simplement car ils n’y voient pas de débouchés matériels. J’y suis sensible car je me dis que si les femmes travaillent et sont alphabétisées, la société s’en portera mieux. » L’application Lenafemme offre ainsi la possibilité de cours d’alphabétisation en ligne et en langues locales. Des photos de lettres défilent et une voix explique la différence entre « lettres majuscules » et « lettres minuscules » : « En rouge c’est A, en bleu c’est B, en jaune c’est C… » La plateforme offre aussi des cours de santé et de planning familial.

Source: Afrique.lepoint.fr

Le consulat du Mali à Paris occupé par des maliens contre l’investiture de IBK

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par Elijah De Bla |

Très tôt ce matin, notre rédaction a été informé que le consulat du Mali à Bagnolet est occupé depuis hier soir à 22h. L’alerte nous a été donnée par les occupants.

Ces maliens campés dans le consulat du Mali depuis hier soir contestent la réélection de IBK.

L’investiture de ce dernier étant prévue aujourd’hui, les occupants du consulat du Mali contestent cet investiture et exigent en lieu et place celle de Soumaila CISSE. Les forces de l’ordre auraient été informées selon les occupants.

Nous reviendrons plus largement sur les details dans la journée.

Elijah De BLA /RPMedias.com

INVESTITURE D’IBK EN DEUX TEMPS : Vingt-cinq chefs d’Etat attendus à l’investiture d’IBK

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La cérémonie d’investiture du président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) est prévue en deux temps les 4 et 19 septembre 2013. Une vingtaine de chefs d’Etat est attendue à la cérémonie du 19 septembre dont 14 venant des pays de la Cédéao ainsi que les présidents François Hollande de la France et Jacob Zouma d’Afrique du Sud.
La cérémonie officielle de prestation de serment du 3e président de la IIIe République, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) est prévue le mercredi 4 septembre 2013 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) pour répondre aux délais constitutionnels selon lesquels, le président élu soit investi 14 jours après la proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle.

Selon le calendrier de la journée du 4 septembre, le président de la transition, Dioncounda Traoré qui n’assistera pas à la prestation de serment, passera le témoin au président démocratiquement élu IBK dans la matinée du mercredi au palais de Koulouba, quelques heures avant .la prestation de serment.

Selon le directeur de cabinet d’IBK, Mahamadou Camara que nous avons joint hier, le président IBK prêtera serment devant le président de la Cour suprême, les membres du corps diplomatique et certaines personnalités de l’Etat. Ce cérémonial durera environ 1h à 1h 30mn.
Le 19 septembre consacre la cérémonie officiellement de remerciement à la communauté internationale. Une cérémonie grandiose a lieu au Stade du 26-Mars. Selon M. Camara, entre 20 à 25 chefs d’Etats sont invités à cet événement d’une portée historique. Les arrivées confirmées sont celles des présidents d’Afrique centrale (Gabon, Congo Brazzaville, Tchad, etc.), d’Europe (le président français, les Premiers ministres belge et canadien). Côté américain, il est attendu le sous-secrétaire d’Etat américain.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) battent le record de la mobilisation avec la venue de 14 d’entre eux à Bamako, à en croire Mahamadou Camara.

Abdrahamane Dicko

Les échos

Classement de Shanghai : 16 universités africaines au palmarès 2018

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L’Afrique du Sud et l’Égypte sont à nouveau les pays les plus représentés à l’édition 2018 de l’Academic ranking of world universities (ARWU), mieux connu sous le nom de classement de Shanghai.

Le trio de tête reste le même, mais les places changent selon les années. Les universités sud-africaines de Witwatersrand et du Cap ainsi que l’université du Caire en Égypte sont à nouveau les trois meilleures universités africaines selon le dernier classement de l’Academic ranking of world universities (ARWU), aussi appelé classement de Shanghai. Cette année, le palmarès qui évalue annuellement 1 500 établissements sélectionnées selon des critères particuliers comme le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields formés et le nombre de recherches publiées dans les prestigieuses revues scientifiques Nature et Science, fait figurer 16 universités africaines.

Établissements anglophones
Si toutes sont publiques, la majorité sont anglophones (14) et la moitié se trouvent en Afrique du Sud (8) dont quatre dans la moitié haute du classement mondial. L’Égypte est le second pays représenté avec cinq établissements classés mais dont trois se situent dans la moitié basse.

Côté francophone, seule la Tunisie se démarque en plaçant l’université de Tunis El Manar et l’université de Sfax. Elles figurent néanmoins en fin de classement, juste avant l’université ougandaise de Makerere.

Source: JA

Sommet Chine-Afrique : un partenariat gagnant-gagnant ?

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Les dirigeants de 53 pays sont réunis à Pékin lors du 7e Forum sur la coopération sino-africaine. La Chine entend consolider son influence économique, mais aussi politique en Afrique. Pour les pays africains, la priorité reste la dette chinoise.

Au sommet de Pékin, seul le Swaziland manque à l’appel – allié de Taïwan en Afrique, le petit État n’est pas le bienvenu en Chine. Sinon, tous les autres chefs d’État africains ont fait le déplacement, et ce n’est pas vraiment une surprise. Pour la neuvième année consécutive, l’empire du Milieu est le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique est en constante augmentation. Il a atteint 170 milliards de dollars en 2017. Selon le rapport McKinsey Africa publié en juin 2017, il y aurait déjà plus de 10 000 entreprises chinoises implantées en Afrique.

La nécessaire diversification de la Chine

Les sociétés chinoises se sont implantées dans de nombreux secteurs de l’économie africaine. Près d’un tiers sont impliquées dans la production, un quart dans les services et environ un cinquième dans le commerce, la construction et l’immobilier. « Dans un contexte de guerre commerciale globale, l’économie chinoise doit d’urgence se diversifier et conquérir des marchés dans des pays encore peu explorés. L’Afrique est un immense marché potentiel. Le pouvoir d’achat est faible, mais massif. Les produits très bon marché chinois s’y écoulent par milliards », note Jean-Joseph Boillot, conseiller au Club du Cepii pour les pays émergents. « C’est un partenariat gagnant-gagnant entre l’Afrique et la Chine », assure l’auteur de « Chindiafrique »(éditions Odile Jacob).

Les investissements chinois sont aussi créateurs d’emplois, détaille le rapport McKinsey. L’étude révèle que près de 300 000 emplois ont été créés par les societés chinoises. Près de 90 % des emplois pourvus l’ont été par des Africains. Mais le revers de la médaille est que ces emplois concernent surtout des ouvriers à faible qualification. Ainsi, seuls 44 % des gestionnaires locaux des entreprises chinoises sont africains. Et les produits manufacturés vendus en Afrique proviennent toujours majoritairement de firmes chinoises, ce qui représente un frein à l’industrialisation du continent.

Une menace de surendettement vis-à-vis de Pékin

Le véritable avantage de la Chine est sa capacité d’investissement rapide et massive. Elle dispose de réserves très importantes en devises, qui lui permettent de faire des prêts à des taux intéressants. « La Chine offre des prêts concessionnels sur 30 ans avec des taux d’intérêts faibles de 2,5 %, et des délais de grâce de 10 ans pour rembourser. Elle peut très vite débloquer de l’argent. Les projets peuvent être signés en un an, alors qu’ils pourraient mettre 10 ans à voir le jour avec des bailleurs internationaux comme la Banque mondiale », explique Jean-Joseph Boillot.

La Chine est ainsi devenue le premier créancier de l’Afrique, en s’appuyant essentiellement sur la Banque chinoise d’import-export (China EximBank) et la China development Bank (CDB). Selon l’Initiative de recherche Chine-Afrique (CARI), un centre de recherche dépendant de l’Université américaine Johns Hopkins, Pékin a déversé 94,4 milliards de dollars de prêts en Afrique entre 2000 et 2015. Depuis cette date, les prêts se sont encore accrus. Sur les 20 dernières années, le montant s’élève au total à environ 140 milliards de dollars.

La Chine contribue à environ un sixième du total des prêts accordés à l’Afrique, selon une étude du John L. Thornton China Center à la Brookings Institution, publiée en avril 2018. De quoi inquiéter le FMI qui, dans un rapport publié en mai 2018, indiquait que « sur les 35 pays à faible revenu en Afrique subsaharienne, 15 sont aujourd’hui en surendettement ou risquent fortement de le devenir ». Le géant asiatique détient aujourd’hui par exemple 55 % de la dette extérieure du Kenya et 70 % de la dette publique bilatérale du Cameroun.

La dette, un instrument de domination politique

« Avec la multiplication des prêts et la construction d’infrastructures, les pays africains dépendent économiquement de la Chine », explique Thierry Pairault, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste des relations entre l’Afrique et la Chine. Pékin pratique essentiellement une « aide liée », dans laquelle le pays bénéficiaire du prêt doit conclure en priorité des contrats avec des entreprises chinoises pour mettre en œuvre les projets financés. Beaucoup des prêts chinois sont également garantis par la livraison de matières premières, alors que les cours sont globalement orientés à la baisse (même s’ils ont récemment remonté).

« Cette relation de dépendance économique peut aussi s’assimiler à une forme de clientélisme, qui permet ensuite à la Chine d’étendre son influence politique. Le continent africain compte 55 pays et représente à lui seul environ un tiers des voix à l’Assemblée générale de l’ONU. C’est un atout important en cas de crise, quand il s’agit de rassembler un nombre important de pays derrière soi », poursuit Thierry Pairault.

La présidence chinoise a récemment indiqué que l’Afrique serait partie intégrante des « nouvelles routes de la soie », du nom de l’initiative lancée en 2013 par le président chinois Xi Jinping qui prévoit de relier tous les continents à la Chine. Djibouti, l’Éthiopie ou encore le Kenya ont intégré les routes de la soie. « Il s’agit davantage de rassurer les pays africains qui souhaitent être intégrés dans cette route dans l’espoir que la Chine investisse chez eux, affirme Thierry Pairault. Mais ces nouvelles routes concernent peu l’Afrique, et sont surtout destinées à atteindre les pays développés d’Europe de l’Ouest.  »

C’est ainsi dans une logique plus politique qu’économique qu’il faut interpréter les premières annonces de Xi Jinping lors du premier jour du septième sommet sino-africain qui se tient à Pékin le 3 et le 4 septembre 2018. Il a promis 51,7 milliards d’euros à l’Afrique, dont 15 milliards d’aides et de prêts sans intérêt ou à conditions préférentielles. Il a également annoncé que la dette due à l’État chinois sur les prêts sans intérêt remboursables à la fin de l’année 2018 serait annulée pour les pays africains les plus pauvres et les plus endettés. Sans donner pour autant la liste des pays concernés ni un calendrier précis.

Source: AFP

Visite de travail du Chef de l’Etat en Chine: IBK visite l’Institut de Recherche de HUAWEI « Grâce à la coopération avec la République Populaire de Chine nous avons aujourd’hui, l’un des plus beau campus universitaire d’Afrique » a déclaré IBK.

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Le Président de la République,Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita , en marge de sa visite de travail en République Populaire de Chine sur invitation de son homologue chinois Son Excellence Monsieur Xi Jinping , a visité ce vendredi 31 Août 2018 de 10h 15 à 13 heures , l’Institut de Recherche de HUAWEI situé à Pékin.

Cette visite de IBK dans ce temple du savoir et de la recherche au service de l’humanité témoigne de l’avancée de haute technologie chinoise et des investissements continus de Huawei dans la recherche et le développement qui a pour vision selon son staff d’apporter le numérique à chaque individu , et permettre un monde entièrement connecté et intelligent.

Le point culminant de cette visite de Huawei porte sur les domaines de renforcement de la coopération dans le domaine des TIC, la construction d’une bonne infrastructure TIC au Mali, la construction d’une ville intelligente au Mali, la coopération dans le domaine de la transformation du coton en textile au Mali, le renforcement de l’éducation et de la santé à travers l’intelligence numérique, la sécurité des personnes et de leurs bien à travers les caméras de surveillance entre autres.

Au cours de cette visite guidée IBK a découvert des produits technologiques utiles à la sécurité et au développement du Mali et surtout pour l’avenir de la jeunesse malienne, en faveur de laquelle couche IBK a placé son second mandat; notamment la connexion numérique en milieu rural pour favoriser l ‘épanouissement du monde rural à travers une communication contemporaine alimentée par les panneaux solaires, mais également des produits numériques pour sécuriser les citoyens et leurs biens à travers des caméras numériques de surveillance générale du centre de commande intégré et de collecte de renseignements , le centre d’opération intelligent , l’appareil de confection de carte numérique nationale d’identité. L’occasion était bonne pour IBK de s’entretenir en direct en vidéo-conférence avec l’équipe Huawei de Bamako dont quatre chinois. Il était 3h20 du matin à Bamako. Au cours de cet échange entre IBK à déclaré : « C’est un bonheur ,c’est pour cela que j’ai placé mon second mandat sous le signe de la jeunesse , et déjà vous constatez avec moi ici la présence de nombreux jeunes membres de ma délégation . Placer le Mali plus haut ,plus fort et plus vite est ma conviction, cela ne sera possible qu’avec le développement du numérique jusque dans nos villages , la construction d’infrastructures TIC, le numérique Mali 2020 , la formation davantage de talents numériques au Mali».

Parlant des acquis positifs du Mali dans ces 5 dernières années malgré les nombreux défis sécuritaires, notamment les performances du Mali en Agriculture, en production aurifère 3 ieme en Afrique, sa première place en Afrique dans la production cotonnière, IBK compte sur l’amitié et la coopération Sino-Malienne pour la création des usines de filatures au Mali dans le cadre de la transformation sur place au Mali de notre production cotonnière pour la création d’emplois et l’augmentation de la valeur ajoutée de ce produit . « Nous savons gré à la République Populaire de Chine de son amitié constante et d’avoir cru en nous , qui fait qu’aujourd’hui nous avons un parc industriel bien que balbutiant qui est déjà assez notable , notamment pour ce qui concerne l’industrie sucrière. Grâce à notre amitié avec des pays comme la Chine ,le Mali a pu se redresser en témoigne sa 3 ieme place au sein de l’UEMOA. Malgré toutes les difficultés le Mali se bat grâce à l’amitié que voue la Chine au Mali « Le Mali est un pays qui croit en son avenir et un pays qui réussira grâce à l’amitié et au soutien des pays comme la Chine qui sont des pays dans le monde d’aujourd’hui, qui sont des pays majeurs , des pays dont la puissance n’est pas faite pour dominer mais pour aider , pour accompagner d’autres peuples , c’est pour cela que nous aimons la Chine » a évoqué IBK.

IBK en reconnaissance au combat humaniste de Huawei dans le monde a déclaré « J’étais très heureux à Sheinzen quand j’ai vu que notre amie la Chine n’était pas en reste et avait elle aussi les enfants dédiés à porter la Chine au firmament du progrès mondial a Huawei , et aujourd’hui, nous trouver ici à Beijing en votre siège local m’est un grand plaisir pour voir que la coopération entre vous et nous dans ce domaine comme dans tellement d’autres fait son chemin ,et de façon la plus belle » a précisé IBK

De sa conversation virtuelle en direct de Bamako ,IBK fier de la qualité de l’école malienne a évoqué « Cette vidéo conférence qui m’a mis en relation avec des jeunes maliens qui m’ont dit être issus de l’école malienne n’était pas le moins de mon plaisir , et de constater que là,nous avons été à hauteur d’attente et de mission.Et, je dis tel est notre souhait de faire en sorte que le Mali , que nous allons porter encore pendant quelques années soit un Mali au rendez-vous de l’humanité , au rendez-vous du progrès, pas de manière à mendier mais il aura mérité d’être là , pas par ce qu’on a voulu lui faire mais par ce que simplement sa place est qu’elle soit là . Je voulais dire que ici est le chemin de demain , ici est l’avenir , et nous sommes conscients de ne pas avoir le choix , ou nous serons connectés ,ou nous serons appeler à périr .Et ,comme nous n’avons pas vocation à périr nous allons donc poursuivre le bon chemin ensemble pour que le Mali soit au rendez-vous de l’Universel ».

En rapport avec la sécurité ,IBK a bien insisté « Le Mali est un pays vaste ,très étendu à la dimension africaine , une des plus grandes superficies , et ce pays à besoin de communiquer avec lui-même, d’être en liaison avec lui-même, que nos régions soient reliées et que nos zones rurales ne soient plus laissées des zones pour compte mais des zones couvertes ,intégrées .Pour cela ,nous avons besoin d’intelligence comme celle qui met en œuvre Huawei. Situé au sud de l’Afrique du Nord ,le Mali est une zone de défis en plein sahel ,le Mali est au cœur du sahel , et les défis sécuritaires ne sont pas les moindres ,c’est pourquoi là aussi nous avons besoin de ce qui est mis en œuvre par une firme d’intelligence comme Huawei pour savoir ,pour nous protéger ,pour nous défendre ,et c’est pour cela que le Centre qu’avec nous ,avons mis en place à Bamako rend d’énormes services aujourd’hui a notre sécurité publique à notre défense et à notre bien être au quotidien. S’il y avait bien d’une preuve de la pertinence de votre projet , elle serait là,visible , palpable et ce merveilleux outils exprimant dont notre sécurité publique dispose aujourd’hui, aide beaucoup, et cela a été très utile déjà par les grands événements que nous avons connus au Mali. Cela est très utile aujourd’hui pour nous pour la gestion quotidienne d’un environnement urbain toujours allant se développant , et je crois que cela est également un témoignage de notre souci d’être contemporain de notre siècle et d’être sans la modernité d’avance avec le progrès du Monde aujourd’hui grâce à vous ,nous le faisons de plus belle façon » a expliqué longuement IBK

L’éducation et la formation étant essentiels aujourd’hui au progrès d’un pays ,d’un peuple , à la présence d’un peuple,d’un pays aujourd’hui au monde de manière bien qualifiée IBK a assuré ses interlocuteurs de la volonté politique du Mali des hautes autorités maliennes de mettre un accent particulier sur l’éducation , la qualité de l’éducation en rapport avec la coopération et l’amitié sino-malienne. « C’est pour cela que nous aussi au Mali ,nous mettons l’accent sur l’éducation et sa qualité , et grâce à la coopération avec la République Populaire de Chine nous avons aujourd’hui l’un des plus beaux campus universitaires d’Afrique.Nous souhaitons en faire l’un des campus les plus efficaces, les plus utiles et les mieux formateurs pour nos jeunes gens ,et HUAWEI pour nous y contribuer au remédier puissamment »a ajouté IBK.

Avant de conclure, IBK, en remerciant le peuple chinois, a souligné toute l’importance de se référer et prendre l’exemple sur eux , sur la manière dont ils ont fait avancer leur nation
Li Jie , Président du Conseil de surveillance de Huawei a déclaré au cours de la rencontre élargie aux deux délégations que « Ce moment est immense pour nous , nous sommes prêts à accompagner le Mali dans son développement et à soutenir l’avenir de la jeunesse malienne . Le Mali a maintenu un développement économique rapide ces dernières années et a réalisé des progrès remarquables. Huawei est prêt à compter sur l’accumulation des technologies de l’information et de la communication pendant de nombreuses années, en aidant le Mali à construire de bonnes infrastructures de Tic. A l’Avenir, nous continuerons à former davantage de talents en matière d’information et de communication au Mali sous diverses formes » a déclaré le Patron du conseil de surveillance de Huawei Monsieur Li Jie.

Le Mali et Huawei ont signé un mémorandum de coopération sur le Projet « Future Seed » en 2018 un programme de formation de 10 modules TIC destiné aux jeunes . Il est le programme phare mondial de Huawei en matière de RSE pour la création d’une communauté numérique.

Depuis son arrivée au Mali en 13 ans , Huawei a fourni des solutions de pointe aux entreprises locales. Huawei porte le projet de modernisation du réseau optique et de l information au Mali et le projet de haut débit national afin de localiser la facture numérique et de permettre davantage de nombreuses personnes de profiter de la connectivité et des opportunités du développement numérique de notre pays.

A son arrivée au siège de Huawei IBK accompagné de quatre membres du gouvernement et de ses proches collaborateurs a été accueilli par Monsieur Li Jie,Président du Conseil de surveillance de Huawei et de ses collaborateurs .

Le Président du conseil de surveillances Huawei M. Li Jie a exprimé au Chef de l’Etat son désir de visiter le Mali à fin d’être témoin du développement du Mali et faire quelque chose de plus pour le Mali pour renforcer encore l’amitié entre nos deux pays.

Madou’s Camara et photo Madou’s

coopération Mali-Chine: Xi Jiping invite IBK à effectuer une visite d’Etat

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Le President de la République, Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita , a rencontré dans l’après du 31 Août 2018 au Grand Palais du Peuple son Homologue Son Excellence Monsieur Xi Jiping de la République Populaire de Chine dont il est invité d’honneur à effectuer cette visite de travail de 72 heures dans son pays.

Au cours de cet entretien de haut niveau, les deux Présidents ont réaffirmé l’estime qu’ils portent l’un envers l’autre. Ils ont également rappelé les liens historiques d’amitié qui unissent nos deux pays et nos deux peuples . Le Chef de l’Etat a rappelé à son Homologue que le Mali a été un des pays pionniers qui a beaucoup contribué à l’obtention par la République Populaire de Chine d’un siège de membre permanent au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et il a également rappelé la grande solidarité que le Mali n’a cessé d’apporter à la Chine quand elle combattait pour son indépendance et son intégrité.

Pour sa part , le Président Xi Jiping a remercié IBK pour avoir accepté de répondre à son invitation à seulement quelques heures de son investiture pour son second mandat à la magistrature suprême du Mali. Il a profité de l’occasion pour assurer IBK du soutien de la République Populaire de Chine . Xi Jiping a également évoqué certains domaines de coopération tels que les questions relatives à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, les questions relatives à la réalisation de certaines grosses infrastructures telles que la phase II de l’université de Kabala, et a également parlé de la volonté de la République Populaire de Chine d’aider le Mali dans la transformation locale du coton pour que le pays puisse générer une plus value.

Xi Jiping avant de terminer son intervention a bien voulu inviter lancer IBK à effectuer une visite d’Etat en République Populaire de Chine . IBK, a accepté cette invitation solennelle , et la date sera fixée de commun accord par voie diplomatique.

Juste après sa rencontre avec Xi Jiping , IBK s’est entretenu avec le Président de l’Assemblée Populaire nationale à qui il a expliqué la substance de sa rencontre avec Xi Jiping quelques minutes plus tôt au Grand Palais du Peuple. Le President de l’Assemblée Populaire nationale s’est senti ému et très proche du Mali surtout avec les problèmes que le pays traverse en ce moment difficile de son histoire, et les efforts qu’il ne cesse de déployer pour pouvoir rétablir la paix et la sécurité. IBK en prenant la parole a rappelé à son interlocuteur que malgré la situation sécuritaire du moment, le Mali est tout de même premier pays producteur de coton graine en Afrique, troisième pays producteur d’or en Afrique . IBK a profité de l’occasion pour rappeler également que l’Etat a consenti de gros efforts en investissant 15% de son budget national dans l’Agriculture , ce qui a valu au pays de réaliser une grande production céréalière contribuant ainsi à la sécurité alimentaire du pays.

Madou’s Camara/CCOM/koulouba

Le « Brexit » : à terme, une opportunité à saisir pour les pays africains

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EU Chief Brexit Negotiator Michel Barnier (R) and Britain's Secretary of State for exiting the European Union -Brexit Minister- Dominic Raab (L) shake hands after a joint press conference after their meeting at the European Commission in Brussels on August 21, 2018. (Photo by JOHN THYS / AFP) (Photo credit should read JOHN THYS/AFP/Getty Images)

(Ecofin Hebdo) – Deux ans après la victoire du « oui » à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), le paysage économico-politique européen change à un rythme plus ou moins lent. En effet, si le gouvernement au pouvoir à Londres n’est plus le même depuis la démission de l’ancien premier ministre David Cameron, le pays peine toujours à trouver un accord « équitable », avant d’acter sa sortie de l’UE.

Cependant, avec le début de la tournée africaine de la nouvelle patronne du 10 Downing Street, une question brûle les lèvres de la plupart des économistes du continent : le Brexit pourrait-il représenter une opportunité économique à saisir par les pays africains ?

Comprendre les enjeux économiques qui entourent le Brexit pour les pays africains, impose de connaître l’état des relations économiques qu’entretient Londres avec le continent, ainsi que l’impact que pourrait avoir sa sortie de l’UE sur les économies africaines.

Une politique africaine tardive

Après l’accession des pays africains à la souveraineté internationale, les relations économiques entre le Royaume-Uni et les nations africaines se sont assez peu développées, contrairement à celles qu’entretenaient ces Etats, avec d’autres anciens colonisateurs comme la France, la Belgique ou même l’Italie.

GB UE

Le Royaume Uni peine toujours à trouver un accord « équitable »

Alors que de nouvelles relations comme la « Françafrique » ont été établies pour impulser une nouvelle dynamique aux anciennes relations « Métropoles-Colonies », le Royaume-Uni a, pendant longtemps, décidé de ne pas mener une réelle politique africaine. L’essentiel de l’aide britannique était dirigée vers le Nigéria et l’Afrique du Sud, via le Commonwealth qui regroupe essentiellement les anciennes colonies de l’empire britannique.

C’est seulement à partir de la fin des années 90 marquées par l’arrivée au pouvoir de l’ancien premier-ministre Tony Blair, que le pays montrera un réel regain d’intérêt pour les économies africaines.

C’est seulement à partir de la fin des années 90 marquées par l’arrivée au pouvoir de l’ancien premier-ministre Tony Blair, que le pays montrera un réel regain d’intérêt pour les économies africaines.

Dans les années 2000 les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Afrique, ainsi que les investissements britanniques dans continent noir ont connu un nouveau pic de dynamisme. Selon l’Africa Investment Report 2016, le pays s’est par exemple hissé à la deuxième place des investisseurs les plus prolifiques envers l’Afrique, grâce à une hausse de près de 50% du nombre de ses projets d’Investissements Directs Etrangers (IDE) en 2015. Si les exportations du pays envers l’Afrique restent peu importants, le Royaume-Uni fait partie des plus grands importateurs de produits issus du continent.

Si les exportations du pays envers l’Afrique restent peu importants, le Royaume-Uni fait partie des plus grands importateurs de produits issus du continent.

Néanmoins, malgré cette reprise progressive des investissements britanniques en Afrique, le pays de la Reine peine encore à se faire une place de choix, parmi les principaux partenaires commerciaux du continent. Même si les relations commerciales avec le continent ont atteint les 31 milliards de livres en 2017 (40,3 milliards $), le Royaume-Uni est encore loin derrière des pays comme la Chine (1er partenaire commercial du continent avec 170 milliards $ en 2017), les Etats-Unis, l’Allemagne ou même la France qui ont beaucoup plus tôt entrepris de booster leurs relations économiques avec les pays africains.

« La réalité est que les Chinois, les Français, les Indiens, voire même la Corée, le Japon et même l’Allemagne, ont tendance à avoir une réponse beaucoup plus proactive aux affaires en Afrique que ce que nous avons traditionnellement eu. » a déclaré à cet effet, Lord Paul Boateng, président de l’Africa Enterprise Challenge Fund.

« La réalité est que les Chinois, les Français, les Indiens, voire même la Corée, le Japon et même l’Allemagne, ont tendance à avoir une réponse beaucoup plus proactive aux affaires en Afrique que ce que nous avons traditionnellement eu. »

Et d’ajouter « Nous avons beaucoup de rattrapage à faire si nous voulons tirer le meilleur parti de cette occasion historique de refondre les relations entre l’Afrique et le Royaume-Uni ».

L’impact du Brexit sur les économies africaines

S’il est vrai que le Royaume-Uni n’est pas le partenaire commercial le plus important pour le continent africain, il serait imprudent de sous-estimer l’impact que pourrait avoir sa sortie de l’UE sur les économies du continent.

parapluie

Pour l’Afrique, le Brexit aura probablement un impact négatif à court terme.

Le principal élément pouvant expliquer cet impact, provient du fait que la plupart des accords commerciaux conclus par les pays africains avec Londres, l’ont été dans le cadre européen. Ainsi, une sortie du pays de l’UE, implique la résiliation tacite de ces accords, ce qui par ricochet devrait entraîner également leur renégociation. Ce processus étant généralement long, il devrait entraîner une baisse des échanges commerciaux entre les parties en raison de l’incapacité des accords précédemment conclus à rester en vigueur. Cela pourrait affecter plusieurs secteurs de l’activité économique des pays africains comme, par exemple, le commerce kenyan de roses, dont le Royaume-Uni est l’un des plus grands importateurs.

Une sortie du pays de l’UE, implique la résiliation tacite de ces accords, ce qui par ricochet devrait entraîner également leur renégociation.

D’un autre côté, l’aide au développement apportée par le Royaume-Uni aux pays africains, pourrait enregistrer une baisse, due à l’affaiblissement de l’économie britannique que pourrait induire sa sortie de l’UE. En effet, le pays qui est le troisième contributeur derrière l’Allemagne et la France au Fonds Européen de Développement (principal instrument de l’aide au développement de l’UE aux pays africains), pourrait décider de réallouer une part des 5,1 milliards $ qu’il s’est engagé à fournir au Fonds pour la période 2014-2020, à d’autres fins.
Enfin, les poids lourds de l’économie africaine comme le Nigéria, mais surtout l’Afrique du Sud, qui concentrent une bonne partie des investissements anglais sur le continent, pourraient connaître une baisse de leurs activités économiques. Pretoria, qui représente le principal partenaire commercial du Royaume-Uni sur le continent pourrait d’ailleurs subir les plus gros contrecoups du Brexit en raison notamment de la cotation de plusieurs entreprises sud-africaines aux bourses de Johannesburg et de Londres, ou encore en raison de la dépendance de plusieurs banques de la nation arc-en-ciel aux réserves de liquidités britanniques.

A terme, les perspectives économiques restent intéressantes pour les pays africains

Le Brexit, malgré toute l’aura néfaste qui semble l’entourer, pourrait bien regorger de perspectives économiques intéressantes pour les économies africaines.

Tout d’abord, sortir de l’UE implique pour le Royaume-Uni, de s’affranchir de sa contribution au budget européen. Ainsi, cette somme importante pourrait être utilisée pour conclure de nouveaux accords, plus directs avec les pays africains.

Aussi, le besoin pour Londres de trouver en Afrique, de nouveaux leviers pour sa croissance économique, pourrait être une réelle opportunité pour plusieurs pays du continent, d’impulser une nouvelle dynamique à leurs activités commerciales.

Le besoin pour Londres de trouver en Afrique, de nouveaux leviers pour sa croissance économique, pourrait être une réelle opportunité pour plusieurs pays du continent, d’impulser une nouvelle dynamique à leurs activités commerciales.

Les pays africains les plus dynamiques, pouvant se targuer de disposer de partenaires commerciaux solides comme la Chine, l’Allemagne et la France, qui bataillent pour la place de premier partenaire commercial du continent (en raison des énormes possibilités d’investissements qu’ils offrent), devraient se retrouver en position de force à la table des négociations des accords commerciaux post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Afrique. En cas de mise à mal des exportations africaines vers Londres, les économies du continent peuvent toujours se rabattre sur d’autres marchés (européens, asiatiques et de plus en plus africains) afin d’amortir le choc que cela pourrait faire subir à leur économies.

De plus, alors que la première ministre britannique a annoncé son intention de faire de son pays le premier investisseur du G7 en Afrique, dans un contexte où la concurrence est rude, les dirigeants africains pourraient se voir offrir l’opportunité de conclure des accords commerciaux beaucoup plus avantageux pour leurs économies.

Aujourd’hui le continent dispose de la plupart des matières premières dont ont besoin les industries européennes et anglaises pour fonctionner. Avec une population jeune, un marché intérieur de plus en plus dynamique et des perspectives de croissance assez optimistes pour les prochaines années, les pays africains ont aujourd’hui plus que jamais l’opportunité d’influencer le jeu des accords commerciaux, afin de générer le plus de profit possible pour leurs économies.

Moutiou Adjibi Nourou

L’industrie américaine du whisky Bourbon menacée par l’incertitude liée aux conflits commerciaux

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Afin de contrer les droits de douane imposés par les Etats-Unis, l’UE, le Mexique, le Canada et la Chine ont annoncé des tarifs punitifs sur le whisky Bourbon, l’une des boissons alcoolisées américaines les plus symboliques. Les producteurs et l’association attendent avec impatience la fin des incertitudes liées aux tarifs, car elles pourraient apporter une série d’effets négatifs tels qu’une baisse de production et des licenciements. Voici un reportage réalisé par le correspondant de RCI aux Etats-Unis, Zhao Xinyu.

De 1997 à l’été de cette année, l’Europe n’a pas imposé de tarifs douaniers sur les spiritueux importés des États-Unis. Le libre-échange a propulsé l’industrie américaine du whisky, dont 95% de la production provient de l’Etat du Kentucky. Dans cet Etat situé dans le centre-est des Etats-Unis, la valeur de la production annuelle est estimée à environ 8,5 milliards de dollars tandis que l’industrie contribue également à l’emploi, de 4 000 postes il y a 10 ans à 17 500 aujourd’hui. Les conflits commerciaux nuancent les perspectives du secteur.

Le représentant républicain du Kentucky à la Chambre des représentants des États-Unis Andy Barr avait déclaré lors d’une audition au Congrès: «En tant que région productrice du bourbon américain, mon Etat, le Kentucky, représente un volume d’exportation de 450 millions de dollars en 2017, dont 200 millions sont destinés aux pays européens. Ces dernières années, le marché du whisky Bourbon connaît une croissance record. Une guerre commerciale élargie nuit non seulement à cette industrie emblématique du Kentucky, mais aussi aux familles agricoles, aux fournisseurs et au tourisme local. »

L’industrie américaine du whisky Bourbon menacée par l’incertitude liée aux conflits commerciaux

Le Congrès américain a adopté une loi en 1964 pour établir les normes du Bourbon. Seul le whisky brassé aux États-Unis peut être nommé Bourbon et 95% de la production de Bourbon provient du Kentucky. Le président de la Kentucky Brewing Association Eric Gregory a flairé que le Bourbon serait l’une des cibles de riposte des pays étrangers, qui font l’objet des tarifs imposés par les Etats-Unis.

« Regardez, nous sommes coincés dans cette guerre commerciale déclenchée par d’autres, pas nous. Nous essayons de trouver un moyen de régler le problème. Cela nous frustre. Parce que la décision de droits de douane a été prise à haut niveau. Nous avons appelé tous nos sénateurs, nous avons rendu visite au Sénateur Mitch McConnell et au vice-président pour leur exprimer nos inquiétudes. Pourtant nous ne sommes qu’une petite partie dans ces négociations mondiales en cours. Nous craignons vraiment que cela ne cause des dommages à long terme à l’industrie du Bourbon. »

Ces dernières années, le marché chinois est devenu important pour les exportations de spiritueux des États-Unis. Selon les chiffres fournis par le Distilled Spirits Council des États-Unis, en moins de 20 ans, les spiritueux américains exportés vers la Chine ont augmenté d’environ 1200%. L’année dernière, les exportations de whisky Bourbon vers la Chine ont atteint près de 9 millions de dollars. L’augmentation des ventes whisky Bourbon a favorisé le développement de la chaîne des fournisseurs et le tourisme dans le Kentucky.

Selon Eric Gregory, président de la Kentucky Brewing Association, l’incertitude engendrée par la guerre commerciale est le pire ennemi. Les grands producteurs tiendront bons pendant un certain temps, mais les petits distillateurs ne survivront pas. Le gouvernement a adopté des réductions d’impôt l’année dernière, dont celle sur des produits d’alcool. Cette mesure devrait être favorable aux petits distillateurs. Mais l’ombre des droits de douane nuancera leur projet d’investissement.

« Le Bourbon qu’on boit maintenant a été fabriqué il y a 10 ans. Quand les experts prévoient grâce aux boules de cristal, la production dans 5 ans, 6 ans ou 10 ans, ils voient un marché mondial incertain. Ils deviendront conservateurs. Ils n’ont pas le courage d’élargir la production. C’est le pire scénario qu’on puisse attendre. Si la solution reste introuvable sur le problème des tarifs, des conséquences nous tomberont dessus bientôt. Pour nous, c’est très clair qu’il n’y a pas de gagnant dans cette guerre commerciale. »

Les consultations vice-ministérielles sur les questions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis se tiendront cette semaine à Washington. Sur invitation des Etats-Unis, Wang Fuwen, vice-ministre du ministère chinois du Commerce, conduira une délégation aux Etats-Unis pour ces consultations. Selon les analyses parues de la chaîne économique CNBC, si l’on pouvait réduire les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine au cours des prochains mois, le marché s’améliorera progressivement, car les relations économiques et commerciales entre les États-Unis et la Chine constituent l’une des principales préoccupations des investisseurs depuis un certain temps.

source: Radio chine internationale